- il y a 2 mois
Ce vendredi 28 août, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, Sébastien Korchia, directeur général adjoint et directeur des investissements Cogefi Gestion, et Éric Hémar, président, directeur général de ID Logistics, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:118h59, dans une minute il sera 9h, Good Morning Market jusqu'à 9h30.
00:15Le CAC 40 devrait ouvrir dans le vert, dans une poignée de secondes.
00:18En tout cas, en préouverture, c'était une hausse de 0,4% après une baisse conséquente.
00:23Il y a moins 1,7%, le risque France revient sur les marchés.
00:27Éclairage dans un instant de Sébastien Corchia, de Cogé Figesion et de François Monnier d'Investir.
00:31Et puis bien sûr, nous reviendrons sur la très belle séance d'Nvidia qui a gagné plus de 8%
00:34hier soir.
00:35Avec le groupe qui a revu à la hausse ses prévisions pour 2027, il s'attend à faire plus de
00:3970% de croissance de son chiffre d'affaires.
00:41A 9h20, c'est Eric Emard qui nous accompagnera, président directeur général de ID Logistique.
00:46Pour revenir sur la publication de cette semaine, chiffre d'affaires plus 18% sur les 6 premiers mois de
00:51l'année.
00:51Un résultat opérationnel en hausse de plus de 20%, tiré encore et toujours par les Etats-Unis, l'Amérique du
00:57Nord.
00:57Avec aujourd'hui un groupe qui se montre confiant pour la deuxième partie de l'année.
01:01ID Logistique donc à 9h20, à 9h30.
01:04Comme chaque jour désormais, vous retrouvez les experts avec leur closier.
01:07On parlera, j'imagine, de Fitch.
01:09Puisque ce soir, l'agence de notation va rendre son verdict sur la dette française.
01:12Est-ce que Fitch peut garder la perspective stable ?
01:14Ça n'est pas sûr au vu des perspectives qu'on a, nous, sur la politique française.
01:18On sera dans les experts à partir de 9h30 avec trois économistes.
01:21Clémentine Gallès qui nous vient de Société Générale Private Banking,
01:25de Frédéric Farah de Panthéon-Assas et de Thomas Gréchbine de Sciences Po.
01:29On parlera de Fitch, mais on se parlera aussi de capitalisation.
01:31Ils sont désormais 10 candidats sur 30 à accepter la capitalisation et en proposer.
01:37Ça a changé le rapport à la capitalisation.
01:39On parlera évidemment retraite, désormais le sujet pour la présidentielle.
01:43A tout à l'heure, 9h30.
01:459h30, 10h30, les experts avec leur closier.
01:47En attendant, il est pile 9h.
01:48Et c'est Léo Dumas qui vient de nous rejoindre pour nous livrer toute l'information économique du jour.
01:59Une flopée d'indicateurs ce matin grâce à l'INSEE.
02:02La mauvaise nouvelle d'abord, c'est la révision à la baisse du PIB.
02:05Croissance nulle au deuxième trimestre, nous dit l'Institut,
02:08contre 0,2 dans sa première estimation.
02:11Révision aussi pour le premier trimestre à la baisse.
02:14Là aussi, avec un PIB qui finalement a reculé de 0,2% et non plus de 0,1 sur
02:18les trois premiers mois de l'année.
02:20L'INSEE qui nous dit aussi que l'inflation monte au mois d'août,
02:23plus 2,4% sur un an après 2,1 en juillet.
02:27L'accélération se fait dans le sillage de la hausse des prix de l'énergie,
02:30principalement ceux des produits pétroliers qui eux ont grimpé de presque 17% sur un an.
02:35En revanche, grâce au carburant, la consommation des ménages a continué de progresser.
02:40Pour le mois de juillet, plus 0,5% sur un mois.
02:42Dans une moindre mesure, les achats de voitures neuves ont aussi pesé ce mois-là, indique l'Institut.
02:49Et puis, autre information, ce matin, c'est ce cri d'alerte des géants de la tech.
02:52Dans une lettre ouverte, ils sont une centaine, dont OpenAI, Anthropik et Microsoft
02:56ont anticipé une explosion des cyberattaques amplifiées par l'intelligence artificielle dans les tout prochains mois.
03:02Ils appellent donc les entreprises à faire de la sécurité une priorité immédiate
03:08et les gouvernements à financer cette protection.
03:11Merci beaucoup Léo Dumas.
03:139h02, le CAC 40 est dans le vert.
03:14Plus 0,9% dans les premières secondes de cotation.
03:17Après donc une baisse de 1,7% hier.
03:20Néanmoins, les 8400 points ne sont toujours pas là.
03:228 390 points.
03:24Et si l'or-le-grand, Eiffage et Hermès sont les plus fortes hausses,
03:27à l'inverse d'AssoSystem et Bureau Veritas sont les deux seules baisses à signaler ce matin.
03:32Le baril de pétrole est toujours sous les 90 dollars.
03:3487 dollars pour un baril de Brent.
03:3682 dollars pour le WTI.
03:38En ce qui concerne le marché obligataire, le 10 en français continue de grimper.
03:424 12 ce matin.
03:43On est toujours sur des plus hauts de 2008.
03:45Avant donc ce soir, la décision de Fitch.
03:48En ce qui concerne la notation de la France, pour l'instant, c'est à 1 plus chez l'agence
03:52américaine.
03:53L'écart de taux entre la France et l'Allemagne continue de s'écarter.
03:56Nous sommes ce matin à quasiment 88 points.
03:5887 points précisément, c'est-à-dire une première depuis la fin.
04:02de l'année 2024.
04:03Très courte pause, on se retrouve dans un instant avec François Monnier d'Investir,
04:07Sébastien Corchia et puis ensuite le patron d'Idez Logistique
04:10pour revenir sur la publication cette semaine.
04:12A tout de suite.
04:249h05, c'est parti pour Good Morning Market avec ce matin en plateau Sébastien Corchia.
04:28Bonjour Sébastien.
04:28Bonjour Étienne.
04:29Vous êtes le directeur général adjoint directeur des investissements de Cogé-Figestion
04:32et François Monnier est donc le directeur de la rédaction d'Investir.
04:35Merci également de nous accompagner François.
04:37Dans un instant, on va revenir sur le 10 en français qui est à 4,12.
04:41Une séance difficile hier pour la Bourse de Paris, même si ce matin, le CAC gagne quasiment 1%.
04:46Juste avant, revenons quand même sur Nvidia, c'était la publication de la semaine.
04:50Bon, François, les marchés n'ont pas été déçus. Le titre a gagné plus de 8% hier.
04:54On pourrait parler de beaucoup de valeurs dans l'IA.
04:57Les CrowdStrike, les Salesforce ont gagné 10-20% hier après la publication de l'or semestriel.
05:02Est-ce que c'est justifié ce plus 8 hier de Nvidia ?
05:05Oui, absolument. On a quand même affaire à une croissance qui est spectaculaire,
05:10puisque au cours de son dernier trimestre, ses revenus ont doublé.
05:14Donc, on parle quand même d'une croissance de plus de 100% sur des montants qui sont extrêmement significatifs.
05:20En l'espace d'un trimestre, Nvidia a réalisé 92 milliards de dollars de chiffre d'affaires.
05:26En trois mois, c'est l'équivalent du chiffre d'affaires annuel d'Airbus.
05:29Donc, on voit que ça va vite, ça va très très vite.
05:32Et surtout, c'est ça qui a retenu toute l'attention et qui a poussé encore un peu plus haut
05:37l'enthousiasme des investisseurs,
05:38c'est que Nvidia promet une croissance de l'ordre de 70% pour son exercice 2027-2028.
05:4670% alors que le consensus des analystes estimait qu'il ne pourrait pas faire mieux que 45% de
05:52croissance.
05:53Donc, on est sur une croissance quasiment deux fois plus forte qu'attendue.
05:56Et les dirigeants d'Nvidia expliquent qu'ils auraient même pu faire 100%
06:01s'ils n'étaient pas en rupture sur certains composants, etc.
06:04Donc, on voit que la croissance, elle est phénoménale.
06:07On voit que les hyperscalers, les grands GAFA continuent d'investir massivement.
06:13Et donc, finalement, le marché se laisse porter.
06:15C'est difficile dans un portefeuille monde ou international d'être absent de cette thématique,
06:20ne pas avoir de fabricants de semi-conducteurs.
06:24Alors, on n'est pas obligé d'avoir du Nvidia forcément.
06:27Mais voilà, c'est une thématique qui est centrale.
06:29Et surtout, on voit que cette thématique, elle s'étend.
06:33Elle ne s'est pas concentrée uniquement sur les semi-conducteurs.
06:35On a vu cet été que dans le domaine de la santé, ça y est, on voit des choses apparaître.
06:40On a vu encore Viva System, un éditeur de logiciels dans le domaine de la santé
06:44qui gère la data, gagner 16% hier aux États-Unis.
06:48Donc, on voit que voilà, c'est en train de s'étendre, c'est en train de ruisseler.
06:53Ça crée beaucoup de valeur.
06:55Il faut bien sûr être vigilant.
06:56On ne peut pas avoir que ça parce que la volatilité, elle est importante.
06:59Tout est dans la diversification.
07:01Mais là, Nvidia nous a remis une pièce dans la machine IA jusqu'au prochain trimestre.
07:07Donc, on est là.
07:08On a un baromètre qui vous dit on a du beau temps pendant trois mois.
07:12Au-delà, c'est difficile parce qu'on le sait, à un moment donné, les investissements,
07:16ils vont ralentir et là, il y aura des ajustements qui peuvent être violents en bourse.
07:20Mais le détail se cache parfois sur certaines pages de la publication
07:25que les algorithmes ne regardent pas, Sébastien Corchia,
07:28avec notamment des dettes fournisseurs, des délais de paiement aussi.
07:34Bref, les algos se sont contentés du bénéfice par action et des prévisions.
07:37Mais vous, vous nous dites, il faut regarder l'ensemble du communiqué.
07:40En fait, je vous dis que vous pouvez regarder Nvidia de trois façons différentes.
07:43Vous pouvez la regarder comme François l'a extrêmement bien résumé.
07:47Et je vais la résumer encore plus rapidement.
07:49C'est 100 milliards de chiffres d'affaires, 60 milliards de bénéfices en un trimestre.
07:55C'est l'effet waouh.
07:56Vous achetez plus 7, à la rigueur, vous vous dites, ça aura dû même faire plus.
07:59Et puis, vous pouvez la regarder sous un autre angle.
08:01C'est l'angle de se dire, superbe les chiffres,
08:04mais enfin, on a quand même une marge qui se tasse,
08:08c'est-à-dire 75%, puis 74, puis 71.
08:11Puis, on a des créances clients qui passent de 35 à 60 milliards.
08:15On a des délais de paiement qui commencent à s'allonger,
08:1735, 45 jours, 60, 90 jours.
08:20Et là, vous avez plutôt l'effet.
08:22C'est l'effet, finalement, juste après l'annonce des résultats,
08:26en post-clôture, où les gens vendent, moins 5.
08:29Et entre le moins 5 et le plus 7, qu'est-ce qui s'est passé ?
08:32Vous avez, en fait, un patron d'Nvidia qui est arrivé,
08:35qui a rassuré tout le monde, qui fait du chaud,
08:38qui dit sur l'économie circulaire,
08:41circuler, il n'y a rien à voir, ça n'est qu'à le dire.
08:43Voilà, ça, c'est la deuxième vue, qui n'est quand même pas la même,
08:45provendée de la première réaction de la bourse,
08:47après, quand même, 7 séances de baisse avant les résultats.
08:49Et puis, vous avez une troisième vision de la bourse,
08:52qui est celle des marchés obligataires et des créanciers,
08:54et qui reprend le tout et qui dit, voilà,
08:57baisse de la marge, accroissement des délais de paiement,
09:02vous avez également, on le voit dans les résultats,
09:05sur 60 milliards de bénéfices,
09:07vous avez 24 milliards de trésorerie qui rentrent.
09:09Ça veut donc dire que vous avez vendu des pelles,
09:12puisqu'on dit qu'Nvidia, c'est un vendeur de pelles,
09:14mais que vous avez fait quand même carrément crédit sur vos pelles.
09:17Et puis, 500 milliards d'engagement hors bilan.
09:20Ça veut dire que non seulement vous donnez des pelles à crédit,
09:23mais en plus, vous financez les terrains,
09:26vous financez la mine d'or,
09:28vous financez demain tout un tas de choses.
09:29Donc, en fait, vous voyez que, et preuve en est,
09:31c'est que sur les marchés obligataires,
09:32le CDS d'Nvidia, qui s'était beaucoup tendu,
09:35il ne s'est pas trop détendu.
09:36Encore une troisième vue.
09:38Et in fine, la question que vous posez
09:39pour savoir si vous devez acheter du Nvidia,
09:41ou pas en acheter et conserver,
09:42c'est qu'est-ce qu'aujourd'hui Nvidia est pour vous ?
09:45Est-ce que c'est une entreprise industrielle qui est superbe ?
09:48Est-ce que c'est une entreprise industrielle
09:50et un établissement de crédit ?
09:52Est-ce que c'est une banque ?
09:53Ou est-ce que c'est carrément la banque centrale
09:54d'un écosystème qui tourne de manière circulaire ?
09:57C'est ça qui va vous décider d'acheter ou de ne pas d'acheter.
09:59Avec 5500 milliards de dollars de capitalisation boursière,
10:02aujourd'hui, c'est de loin la première capitalisation mondiale
10:05devant Apple qui a 4600, François Meunier.
10:08Quand on regarde le PER aujourd'hui,
10:10donc le price-earning ratio,
10:11combien de fois Nvidia se paye les profits ?
10:14Ça se paye 15 fois en 2027.
10:16Bon, c'est raisonnable, vous allez me dire.
10:18On parlait en milieu de semaine de SKINX et Samsung,
10:20ça se paye moins de 5 fois.
10:21Oui, mais en fait, dans ces profits,
10:23il y a beaucoup de profits qui ne sont pas opérationnels.
10:25C'est des participations chez Intel,
10:27des participations chez Anthropik.
10:29Comment aujourd'hui, on arrive à valoriser
10:31la cherté ou non d'un titre,
10:32sachant que ces profits, aujourd'hui,
10:34sont calculés sur des participations
10:36et donc pas de l'exécution ?
10:39Ce qu'on peut se dire, c'est que les ratios,
10:41vous prenez des exemples avec des ratios cours sur bénéfice.
10:44Aujourd'hui, c'est vrai que ces acteurs-là
10:47paraissent pas chers.
10:49Elles sont des petits PER,
10:51compte tenu de cette forte croissance,
10:54parce qu'on sait qu'à un moment donné,
10:56l'histoire va s'arrêter.
10:58Et là où je diffère un petit peu de Sébastien,
11:01c'est que oui, on peut se dire,
11:03Nvidia, ça devient un peu la banque centrale
11:05de l'écosystème IA.
11:07Sauf que Nvidia prépare quand même le lendemain.
11:10Le lendemain, c'est que oui,
11:11ils vont arrêter de vendre des pelles,
11:12mais justement, ils veulent être actionnaires de la mine.
11:15Et donc, c'est important d'avoir des tickets
11:18sur des revenus récurrents,
11:20sur des utilisateurs,
11:21des fameuses puces qui sont vendues
11:24à peu près 300 000 dollars l'unité.
11:26Donc, ils préparent le lendemain,
11:27parce qu'à un moment donné,
11:28on n'aura pas besoin autant de puces de puissance,
11:31parce que les investissements,
11:32une fois que vous avez construit votre data center,
11:34heureusement qu'il ne faut pas en changer tous les ans.
11:36Donc là, le sujet,
11:38c'est comment je peux préparer l'avenir ?
11:40Et pour préparer l'avenir,
11:41vous avez deux possibilités.
11:43Quand vous appelez Nvidia,
11:43qui vous gagnez tellement d'argent,
11:45ou vous vous lancez dans une nouvelle activité,
11:48et ça, dans l'histoire boursière,
11:49on en a vu pléthore d'entreprises agir
11:53de la sorte General Electric,
11:54qui était le grand gagnant des années 80-90,
11:59faisait tout,
12:00de la banque à l'industrie, à l'assurance,
12:02bref, eux, Nvidia, ils se disent,
12:04nous, on va rester dans le domaine de l'IA,
12:05et qu'est-ce qu'on peut faire ?
12:07Eh bien, à part prendre des tickets dans la mine,
12:09après avoir vendu des pelles et des pioches,
12:12ça paraît du bon sens.
12:14Donc, tout doucement,
12:15ils prennent des tickets,
12:17sans se dire,
12:18ça va être tel ou tel LLM qui va gagner,
12:21et donc ils ne prennent pas non plus de pari opérationnel,
12:24en disant,
12:25après, on aura peut-être une activité de rentier,
12:28qui nous permettra,
12:30après, avec ces flux qui devraient être récurrents,
12:34eh bien, de réinvestir, de réinventer,
12:36d'innover à nouveau.
12:38Donc, oui, tout doucement,
12:39ils préparent l'avenir.
12:40Pour l'instant, c'est des petites participations,
12:43mais ils sont obligés de prévoir.
12:46Et c'est pour ça que le niveau de valorisation,
12:48on a des PER qui sont faibles,
12:51parce que ce rythme-là,
12:52là, on a une garantie sur 2028,
12:55mais se dire qu'une entreprise
12:57qui est capable de faire
12:58près de 100 milliards de chiffre d'affaires
13:01en l'espace de trois mois
13:03ne peut pas doubler son activité tous les ans.
13:06À un moment donné, ça va ralentir.
13:07Donc là, on a une super visibilité à trois mois
13:10et quasiment jusqu'en 2028,
13:11avec une croissance de 70%.
13:13Comment va se passer 2029 ?
13:15Personne n'en sait rien.
13:16Et donc, la seule...
13:17En tout cas, les analyses,
13:18quand vous regardez le consensus,
13:20ils sont sur un exercice décalé.
13:212027, le marché attend,
13:22plus de 240 milliards de dollars de profit.
13:25C'est inédit.
13:27Ah oui, donc, il faut le réinvestir.
13:29Donc, ou vous redonnez tout aux...
13:31Mais il faut aussi du rachet d'actions.
13:33Ou vous redonnez tout aux actionnaires,
13:35ou vous allez essayer d'abreuver l'écosystème.
13:37Le temps passe vite.
13:38Dans un instant, on parlera de la situation française.
13:40Juste pour conclure,
13:41sur ce chapitre,
13:41il y a Sébastien Corchia,
13:43quand aujourd'hui, on gère des portefeuilles,
13:44quand on est directeur d'investissement,
13:46comment aujourd'hui,
13:46on investit dans l'IA
13:47et comment on se tient prêt
13:49si demain, il n'y a plus de musique ?
13:52En fait,
13:54c'est ce que vous considérez d'abord.
13:55Comment vous considérez Nvidia
13:56tel que je l'ai dit tout à l'heure ?
13:57C'est vrai que dicter votre point de vue,
13:58Nvidia et les autres.
14:00Est-ce que vous considérez ces sociétés
14:02comme des sociétés cycliques
14:03ou des sociétés de croissance ?
14:05Et c'est ça la différence des PER.
14:07Vous dites que c'est une société de croissance,
14:08vous allez la payer 35, 50 fois,
14:10on connaît le luxe par exemple.
14:11Vous dites que c'est une société cyclique
14:13qui fait beaucoup de bénéfices
14:14et qui n'en fera plus après.
14:15C'est une bulle, finalement, de bénéfices.
14:17Pas au sens bulle spéculative,
14:20mais au sens, à un moment,
14:22il y a beaucoup de bénéfices,
14:23il y en aura moins.
14:24C'est éphémère.
14:25Et donc, vous considérez
14:26que c'est une société cyclique
14:27et donc vous ne pouvez pas
14:28dans votre portefeuille
14:29attribuer une place
14:30trop importante cyclique.
14:31Je rappelle aussi une chose
14:33aux auditeurs,
14:33parce qu'ils oublient peut-être
14:34un petit peu en ce moment,
14:36ce que Nvidia
14:37et tout l'écosystème
14:38sont des sociétés
14:39dollars américaines
14:40et que là,
14:41on reprend un tout petit peu
14:42de recul sur la macro
14:43avec un dollar qui baisse.
14:45Il ne faudrait pas se retrouver
14:47dans ce qu'ont vécu,
14:48notamment les porteurs individuels,
14:50il y a un an ou deux,
14:51avec des ETF présents
14:53sur les États-Unis,
14:53ce type de valeur,
14:54en gagnant sur les valeurs
14:55mais en perdant sur le dollar.
14:56Donc, il faut quand même
14:57aussi prendre en compte
14:58ce dollar dans le cadre,
15:00notamment,
15:01d'une politique monétaire,
15:03une politique de taux.
15:04Ça me permet peut-être
15:05de parler de Kevin Noir
15:06chez autres.
15:06Donc, je dis attention.
15:08Puis, regardez,
15:09on a empaillé littéralement
15:11les valeurs de soft,
15:12de logiciel en disant
15:13ça y est, c'est fini,
15:14on les accroche au mur,
15:15on les empaille.
15:16Et puis, finalement,
15:16on s'aperçoit que non,
15:17pour développer tout ça,
15:19on aura besoin des SAP,
15:20des Salesforce,
15:21de toutes ces valeurs-là.
15:22Et donc, en fait,
15:23je crois que c'est un portefeuille
15:24équilibré qu'il faut avoir
15:25là-dedans
15:27et équilibré dans sa totalité
15:29et équilibré dans ses thèmes
15:30à l'intérieur
15:31parce que les rebonds
15:32de Salesforce,
15:33d'SAP en Europe
15:34et diverses valeurs comme ça
15:35montrent bien
15:36que la bourse,
15:37comme toujours,
15:38elle suragit,
15:39elle exagère
15:40et qu'il y avait
15:40des superbes opportunités
15:42dans les softs
15:43alors que finalement,
15:44quand on regarde
15:44les cours de Nvidia d'aujourd'hui,
15:46c'est le cours de Nvidia
15:46d'il y a un an,
15:47d'il y a un an et demi,
15:48en fait, in fine,
15:48avec de la vol,
15:49c'est tout.
15:50Le titre est très en retard
15:51par rapport à l'indice SOX
15:52des semi-conducteurs Nvidia.
15:54En ce qui concerne la France,
15:56donc le CAC 40 reprend 1%
15:57ce matin, François,
15:58après une baisse
15:59de 1,7% hier.
16:01Est-ce que le marché
16:02dramatise un petit peu
16:02la situation
16:03ou non ?
16:04Au final, malheureusement,
16:05on a l'habitude
16:06et les entreprises
16:07vont s'adapter
16:08comme elles se sont adaptées
16:09à la crise Covid,
16:10aux différentes guerres
16:11et puis bien sûr
16:12à l'incertitude politique.
16:14Non, on a eu
16:15une petite alerte hier
16:17parce que le Medef
16:18avait organisé
16:19un débat
16:19avec les candidats
16:20à l'élection présidentielle.
16:22Ça a mis un focus
16:25international
16:26sur la fragilité
16:29économique et financière
16:30de la France,
16:31une France qui ne respecte
16:32jamais ses engagements
16:32puisqu'il y a quelques jours
16:34on a vu que finalement
16:35le budget ne prévoyait plus
16:37une réduction du déficit
16:38à 4,3% pour 2027
16:41mais 4,9%.
16:43Donc ça veut dire
16:44que la promesse
16:44de 3% en 2029
16:45ne sera pas tenue
16:46une nouvelle fois.
16:48Donc on sait
16:49que notre déficit
16:50il est hors de contrôle,
16:52notre dette
16:52ne fait que de croître
16:53et on a des candidats
16:55à l'élection présidentielle
16:56qui disent qu'on peut
16:56annuler une partie
16:57de la dette.
16:57Donc évidemment
16:59quand on est investisseur
17:01en Allemagne
17:02ou au Japon
17:05ou aux Etats-Unis
17:06et qu'on regarde la France
17:07on se dit vraiment
17:08comment se fait.
17:08Mais est-ce que sur ces niveaux
17:09de prix on peut se dire
17:10le marché exagère
17:11sur certaines valeurs
17:11ou non malheureusement
17:13il faut rester
17:14à l'écart
17:15du drapeau France ?
17:16On voit que déjà
17:17depuis la dissolution
17:19le marché français
17:20progresse moins vite
17:20que les autres marchés.
17:22On voit que depuis
17:23le début de l'année
17:23le CAC 40
17:24progresse que de 2%
17:25alors que l'Eurostop 50
17:28progresse de 11%.
17:29Donc on a des entreprises
17:30qui sont très bien gérées
17:31mais comme il y a
17:32un risque politique
17:34et qu'il y a plus de taxes
17:35voire de sur-taxes
17:36sur les grandes entreprises
17:37et pas de tech
17:38ou presque
17:38et pas de tech
17:40donc on voit
17:41qu'à un moment donné
17:42on paye la facture
17:43où il y a des allocations
17:44d'actifs
17:45en disant
17:45la marge
17:46elle est plus importante
17:47ailleurs
17:48parce qu'il y a moins d'impôts
17:49il y a moins de taxes
17:49il y a moins de prélèvements.
17:50Donc mécaniquement
17:51ça pèse
17:52sur la valorisation
17:54des entreprises françaises
17:55alors qu'elles sont bien gérées
17:56alors qu'elles ont réalisé
17:57un très beau
17:58enfin en tout cas
17:59elles ont annoncé
18:00des très bons résultats
18:01au cours de cet été
18:02lors de la publication
18:03des résultats du deuxième trimestre.
18:04La cible hier
18:05c'était le secteur bancaire
18:06Société Générale
18:07BNP ont perdu
18:08de l'ordre de 5%
18:09Eiffage moins 7
18:10alors bon
18:10ils ont publié leurs résultats
18:11mais une nouvelle fois
18:13il y a des inquiétudes
18:13en ce qui concerne
18:14les infrastructures.
18:15Sébastien Corchia
18:16aujourd'hui
18:17sur un portefeuille Europe
18:18quelle est la place
18:19de la France ?
18:21Vous êtes obligé
18:21de mettre une décote
18:22vous êtes obligé
18:23de malheureusement
18:25dépondérer l'équipe France
18:26parce qu'il y a
18:27l'élection présidentielle
18:28ça va être le concours
18:30l'épine
18:30de tout un tas
18:31de propositions
18:32parfois un peu
18:33un peu folles
18:34et démentielles
18:35et vu de l'extérieur
18:36vu notamment
18:37des Etats-Unis
18:38des marchés anglo-saxons
18:39elles vont être vues
18:40brutes de fonderie
18:41et ça va mettre
18:42une surcote
18:43et entre aujourd'hui
18:44l'élection présidentielle
18:46vous avez le budget
18:47et le budget
18:48on peut imaginer
18:50qu'il passe pas
18:51on peut imaginer
18:52que le gouvernement tombe
18:53vous allez avoir
18:54un scénario
18:54aux catastrophes
18:55ça c'est la version
18:56absolue de la France
18:57qui est quand même
18:58malheureusement
18:58pas la meilleure
18:59et puis vous avez
19:00la version relative
19:01par rapport
19:02à nos voisins
19:03c'est-à-dire
19:03qu'en simultané
19:04vous avez
19:05je pense notamment
19:07à l'Allemagne
19:07qui a publié
19:09il y a quelques jours
19:10de bons chiffres
19:11alors c'est passé inaperçu
19:13quand je dis quelques jours
19:13c'était le 21 août
19:14ils ont publié
19:15de très bons chiffres
19:15sur le PMI industriel
19:17c'est passé inaperçu
19:18parce qu'on parle
19:18de Tau
19:19on parle de Trump
19:20on parle du Golfe
19:21mais la réalité
19:23c'est qu'il y a
19:23un PMI industriel allemand
19:25pas les services
19:26mais industriel
19:27qui était à 50
19:29puis 52
19:29maintenant 54
19:30on commence à sentir
19:32les effets
19:32du plan de relance
19:33et du plan de réarmement
19:35que la bourse
19:36avait surjoué
19:37malheureusement
19:38à l'effet d'annonce
19:39et après
19:40elle a jeté
19:41un petit peu tout ça
19:42parce qu'elle a été
19:42trop vite
19:43et comme ces derniers temps
19:44on regardait l'Allemagne
19:45à travers le prisme
19:46Rheinmetall
19:46qui avait baissé
19:47et Volkswagen
19:48ou BMW
19:48on n'avait pas trop
19:50envie de faire de l'Allemagne
19:50il s'avère qu'en fait
19:51les chiffres allemands
19:52sont bons là
19:53ils sont bons
19:54et c'est vrai
19:54que si vous regardez
19:55depuis quelques jours
19:55vous avez des industriels
19:56allemands qui repartent
19:57regardez depuis quelques jours
19:58le DAX et le MDAX
19:59qui repartent
20:01et là
20:02si en plus
20:02vous avez
20:03je reviens à la France
20:04un doute sur la France
20:05dans votre allocation
20:06Europe
20:08sachant que l'Europe du Sud
20:09elle commence à être chère
20:10banque et utilities
20:11vous vous êtes dit
20:12tiens
20:13ce serait pas mal
20:14de revenir sur l'Allemagne
20:15le MDAX
20:16y compris sur la défense
20:17quand vous voyez
20:18ce qui tous les jours
20:19est annoncé
20:20dans les tensions
20:21avec la Russie
20:22Merci à tous les deux
20:23de nous avoir accompagnés
20:24ce matin
20:24Sébastien Corchia
20:25donc directeur général
20:26adjoint et directeur
20:27des investissements
20:27de Cogé Figes
20:28et François Monnier
20:29le directeur de la rédaction
20:30d'Investir
20:319h22
20:32tout de suite
20:33on va parler de la publication
20:34d'Idées Logistiques
20:41Avec son président directeur général
20:43Eric Emard
20:44bonjour Eric Emard
20:46merci de nous accompagner
20:47ce matin
20:47pour revenir sur la publication
20:49semestrielle
20:50c'était mercredi
20:51chiffre d'affaires
20:52qui était déjà
20:52connu
20:53plus 18%
20:54sur les 6 premiers mois
20:55de l'année
20:55croissance organique
20:5620%
20:57vous annoncez
20:58un résultat opérationnel
20:59et là par contre
20:59c'est la donnée
21:00de ce mercredi
21:01de plus de 23%
21:03ce qui est impressionnant
21:04une nouvelle fois
21:04dans cette publication
21:05Eric Emard
21:06c'est la très forte croissance
21:08aux Etats-Unis
21:09croissance en Amérique du Nord
21:1046%
21:11en comparable
21:12comment aujourd'hui
21:13vous expliquez
21:14cette croissance
21:14aux Etats-Unis
21:15aujourd'hui c'est devenu
21:16le moteur
21:17bientôt ça va être
21:17votre premier pays
21:18alors on a d'autres
21:19pays européens
21:20qui sont aussi
21:20en très forte croissance
21:21par exemple la Pologne
21:22qui est un pays
21:23très dynamique
21:23en termes de logistique
21:25et c'est sûr
21:26que les Etats-Unis
21:26sont devenus
21:27pour l'entreprise
21:28en tout cas
21:28pour quelque temps
21:29le grand moteur
21:30de croissance
21:30la raison
21:31elle est qu'on a une offre
21:32qui est bien adaptée
21:33au marché
21:33qui accompagne
21:34des très grands clients
21:35beaucoup dans l'e-commerce
21:36mais pas que
21:37et qui correspond
21:39un petit peu à l'attente
21:39et puis les Etats-Unis
21:40c'est comme les
21:42comme les biftecs
21:43dans votre assiette
21:43c'est gros
21:44c'est-à-dire que
21:44quand vous démarrez
21:45un site logistique
21:46aux Etats-Unis
21:47il peut faire
21:48un chiffre d'affaires
21:48qui peut être souvent
21:49le double
21:50voire davantage
21:50qu'un dossier
21:53européen
21:53parce que le marché
21:54est plus étroit
21:55et plus petit
21:55donc on a un effet
21:56taille de dossier
21:57qui joue beaucoup
21:58Dernièrement
21:58on a eu beaucoup
21:59de publications
21:59dans le secteur
22:00de la consommation
22:01des Walmart
22:02des Nike
22:03des entreprises
22:04dans le segment du textile
22:05qui montrent
22:06le consommateur américain
22:07pas à bout de souffle
22:08mais on voit bien
22:09que l'impact
22:10des prix de l'essence
22:10a un réel
22:12impact sur la consommation
22:14est-ce que vous
22:14vous le ressentez
22:15aujourd'hui cela ?
22:16Alors nous
22:17notre croissance
22:18est d'abord liée
22:18sur des nouveaux projets
22:19c'est-à-dire qu'à la limite
22:20dans une consommation
22:21en volume global
22:22qui peut être faible
22:24ou un peu flat
22:25on sent quand même
22:26une pression très forte
22:28autour des sujets
22:29d'e-commerce
22:29c'est-à-dire que dans
22:30une consommation
22:31à faible croissance
22:32vous allez avoir
22:33une très forte croissance
22:34de l'e-commerce
22:34et ça c'est une tendance
22:35qui n'est pas terminée
22:36et c'est ça
22:37dont on bénéficie
22:38donc l'effet volume
22:39du marché en général
22:42a relativement
22:43peu d'impact
22:44on a en plus
22:45la chance
22:45d'avoir des clients
22:46qui marchent bien
22:47et qui sont en croissance
22:47dont Amazon
22:48entre autres
22:49dont Amazon par exemple
22:50aujourd'hui comment
22:51vous arrivez à gérer
22:52un petit peu la livraison
22:53de demain
22:53notamment aux Etats-Unis
22:54mais ailleurs
22:55c'est-à-dire qu'on a
22:56plein d'acteurs
22:56qui font des annonces
22:57spectaculaires
22:58sur l'intelligence
22:59artificielle
23:00des livraisons de drones
23:00etc
23:01est-ce qu'aujourd'hui
23:02tout ça c'est irréaliste
23:03ou non ça va bientôt arriver
23:05notre métier
23:06c'est faire de la préparation
23:07de commande
23:08dans l'entrepôt
23:08le last mile
23:10la dernière partie
23:11c'est pas complètement
23:12quelque chose
23:13qu'on adresse
23:14de façon importante
23:16dans la partie entrepôt
23:18la particularité
23:19que vous identifiez
23:22aujourd'hui
23:22et bien sûr
23:23en Europe également
23:24c'est que vous avez
23:25une croissance exponentielle
23:26du nombre de références
23:27mais vous le savez
23:28vous voulez acheter
23:29quelque chose
23:30aujourd'hui sur Amazon
23:31vous preniez cet exemple
23:32vous avez une gamme
23:33qui est énorme
23:33et ça ça demande
23:34en termes d'investissement
23:37logistique
23:37et d'organisation logistique
23:39de très fortes opérations
23:40nouvelles
23:41et c'est ça qui fait
23:42c'est ça qui fait
23:43l'autre croissance
23:44après le mode de distribution
23:45je pense
23:46quand on parle de drones
23:47etc
23:47c'est spectaculaire
23:49je crois pas qu'en volume
23:50ça va prendre une place
23:51beaucoup plus importante
23:52la livraison
23:53par camion
23:54en last mile
23:55traditionnelle
23:56elle va rester dominante
23:57même si ce métier
23:58va se métamorphoser
23:59j'imagine l'un des grands
24:00temps forts
24:01cet été
24:02sur les marchés
24:02financiers du côté
24:03de Shanghai
24:04c'était l'introduction
24:05en bourse
24:05de Unitree
24:06ce sont des robots
24:07humanoïdes
24:08est-ce que demain
24:09vous imaginez
24:09des robots humanoïdes
24:10dans vos entrepôts
24:11pour préparer des commandes
24:12déplacer des colis
24:13aller chercher des produits
24:14dans des rayons
24:15alors on est déjà
24:17dans une phase
24:18de robotisation
24:18qui est importante
24:19ce ne sont pas
24:20des humanoïdes
24:20mais on n'a pas
24:21vraiment vocation
24:22d'avoir de l'humanoïde
24:24une problématique
24:25par exemple
24:25c'est préparer une commande
24:26donc il faut que le robot
24:27il ait des bras articulés
24:29qu'il ait des systèmes
24:29de laser
24:30pour pouvoir mesurer
24:31il n'a pas forcément
24:32besoin de jambes
24:33il n'a pas forcément
24:33besoin d'un torse
24:34c'est ça
24:34donc ça c'est déjà
24:35une étape qui est en cours
24:36par contre attention
24:37la logistique
24:38et c'est ça
24:38la spécificité du métier
24:39quand on aborde
24:40ces sujets de mécanisation
24:41elle doit avant tout
24:43avoir une flexibilité
24:45et plus vous avez
24:47une croissance
24:47de nombre de références
24:48plus vous avez
24:49d'opérations spécifiques
24:50de Black Friday
24:51de Cyber Monday
24:52de tout ce que vous voulez
24:53plus il faut des outils
24:55qui aient la capacité
24:55de passer de volume
24:56100 à 200
24:58300
24:58400
24:59et ça ça marque un peu
25:00non pas la limite
25:01de la mécanisation
25:02mais une mécanisation
25:03qui doit s'adapter
25:04et quand on voit
25:05les entrepôts
25:06qui sont en train
25:07de se créer aujourd'hui
25:07qui sont en train
25:08ils sont mécanisés
25:09mais ils sont toujours
25:10mécanisés avec une logique
25:11où il y a un facteur humain
25:12qui reste important
25:13parce qu'aujourd'hui
25:13c'est la seule façon
25:14de garder cette capacité
25:15de monter et de descendre
25:16et même des entreprises
25:18très en avance
25:19technologiquement
25:19quand vous visitez
25:20leur site
25:21vous êtes frappé
25:22par la robotisation
25:23mais aussi
25:24par le côté important
25:25humain
25:26qui reste nécessaire
25:27pour cette flexibilité
25:28et quels sont les investissements
25:29que vous allez faire
25:30prochainement
25:31pour rappel
25:31aujourd'hui
25:32vous avez plus de 450 sites
25:33dans le monde
25:3355 000 collaborateurs
25:35j'imagine qu'aujourd'hui
25:36ce côté robotique
25:37vous aide
25:38parce que parfois
25:38on est sur des métiers
25:40pénibles
25:40où on a du mal
25:40à recruter
25:41alors je voyais
25:42c'est chez vous
25:42mais malheureusement
25:43c'est dans beaucoup
25:44d'entreprises
25:44votre enquête
25:4566% des collaborateurs
25:47recommandent
25:47l'idéologie logistique
25:48c'est vrai qu'on est sur
25:49des métiers
25:49où en termes d'attractivité
25:50c'est pas forcément évident
25:51d'aller chercher du personnel
25:52c'est le coeur du sujet
25:53vous avez parfaitement raison
25:54alors juste vous donner
25:55un exemple
25:56il y a 20 ans
25:57ou 15 ans
25:59la base du métier
26:00c'était un préparateur
26:01de commandes
26:01qui allait courir
26:02dans un entrepôt
26:03pour aller prendre
26:03le colis
26:04qui était placé
26:05à l'endroit
26:05on appelle ça le picking
26:06au bon endroit
26:07aujourd'hui ces choses là
26:08sont en train de
26:08pas de disparaître
26:09mais de beaucoup baisser
26:11parce que c'est la mécanisation
26:12qui va amener le produit
26:13au collaborateur
26:14mais c'est typiquement
26:16une évolution de métier
26:17où on regarde quand même
26:18avec un facteur humain
26:19mais au lieu d'avoir
26:20quelqu'un qui va courir
26:21dans un entrepôt
26:22courir ou en tout cas
26:24devoir se déplacer
26:25beaucoup dans un entrepôt
26:26on va lui amener
26:27la marchandise à lui
26:28donc on va passer
26:28sur des métiers
26:29où les gens sont
26:30très mobiles
26:31avec des risques
26:31d'accidentologie
26:32qui sont importants
26:33à des éléments
26:34plus postés
26:35dans lesquels
26:35on va accompagner
26:36la personne
26:36pour que la pénibilité
26:37soit la plus faible possible
26:40voilà ça
26:40c'est un exemple concret
26:41d'éléments
26:42qui changent
26:43notre approche
26:45de l'aspect ressources humaines
26:46autour de la pénibilité
26:47le deuxième élément
26:48c'est qu'on a un taux
26:49d'encadrement
26:50et notamment de techniciens
26:51liés à la maintenance
26:52de mécanisation
26:53liés aux problématiques
26:54d'intelligence artificielle
26:55qui montent de façon considérable
26:57vous aviez un ratio
26:58qui était de l'ordre
26:59de 5-6% d'encadrement
27:01il y a 20 ans
27:01vous êtes aujourd'hui
27:02à des ratios
27:03encadrement et maîtrise
27:04intermédiaire
27:04et agents techniques
27:05et aujourd'hui
27:06vous êtes sur des ratios
27:07autour de 15%
27:08voilà c'est comme ça
27:08qu'on vit
27:09dans notre métier
27:10l'évolution notamment
27:11de l'intelligence artificielle
27:12et de la robotisation
27:13est-ce que demain
27:14une augmentation de capital
27:15dédiée aux salariés
27:17plus je sais pas
27:18d'actions gratuites
27:19ou certains éléments
27:20pourraient aussi permettre
27:21d'attirer les collaborateurs
27:22c'est déjà le cas
27:23dans tous les pays
27:24dans tous les pays
27:25nous nous avons un système
27:26nous avons aujourd'hui
27:26plus de 400 collaborateurs actionnaires
27:29et pas uniquement
27:30des cadres clés
27:31c'est aussi des coups de chapeau
27:33qu'on donne à des opérateurs
27:34qui ont fait un travail
27:35un travail remarquable
27:36et on a réussi
27:37un peu dans la douleur
27:38parce que le système fiscaux
27:39sont toujours très différents
27:40dans les pays
27:40et donner des actions gratuites
27:42par exemple à des américains
27:43ça demande un peu de travail
27:45dans des cabinets
27:45un peu spécialisés
27:46pour trouver les bonnes règles
27:47aujourd'hui on a fait ça
27:48et c'est notre spécificité
27:49peut-être par rapport
27:50à certains concurrents
27:51on est les seuls je pense
27:52à avoir cette gamme
27:53d'actionnariats d'entreprises
27:55aussi important
27:56parce que
27:56c'est ça qui va les
27:57c'est ça qui va les motiver
27:59et c'est ça qui fera
27:59que chaque collaborateur
28:00aura le sentiment
28:02qu'il va travailler
28:02aussi pour lui-même
28:03en tout cas vous êtes confiant
28:04pour la deuxième partie de l'année
28:05quand on voit une croissance
28:06de plus de 20%
28:07c'est rare aujourd'hui
28:08pour une entreprise française
28:09on est tout à fait conscients
28:11de notre croissance
28:12après la fin d'année
28:13c'est toujours pour nous
28:14le vrai rendez-vous de l'année
28:17quand vous allez commander
28:18sur les Black Friday
28:18les fins de l'année
28:19c'est un rendez-vous
28:20dans lequel on est toujours
28:20assez humble
28:21parce qu'il faut passer
28:22il faut passer des pics
28:23qui sont importants
28:24mais oui on est vraiment
28:26confiants dans la fin d'année
28:27Merci beaucoup Eric Emard
28:28de nous avoir accompagné
28:29ce matin
28:29PDG de Idées Logistiques
28:31pour revenir sur cette publication
28:33semestrielle
28:33c'est la fin de cette émission
28:35dans une poignée de secondes
28:36vous retrouvez
28:36l'heure closier
28:37pour les experts
28:38séance à suivre bien sûr
28:39cet après-midi
28:39USA Today
28:40avec Antoine Larigauderie
28:41le CAC 40
28:42grappille 0,15%
28:43ce matin
28:44plus 0,7%
28:45pour l'Eurostock 50
28:46très bonne journée
28:48Good Morning Market
28:49sur BFM Business