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  • il y a 5 minutes
Ce vendredi 11 septembre, Fabien Bossy, chef économiste France chez Société Général CIB, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, et Philippe Bottu, PDG de D.A.T.E., étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:10C'est parti pour Good Morning Market, l'Europe qui devrait rebondir dans une poignée de secondes à 9h.
00:16Les futurs sont dans le vert, il faut dire que le pétrole se calme un petit peu.
00:19Après avoir touché les 108 dollars hier, le baril de Brenne s'est de 2%.
00:22Le gaz de son côté redescend sous les 80 euros le mégawatt-heure.
00:26En attendant, l'inflation américaine tout à l'heure à 14h30.
00:29Dans un instant, nous serons avec François Monnier de la rédaction d'Investir et Fabien Bossy, chef économiste France chez
00:35Société Générale CIB.
00:36Pour revenir sur l'INSEE qui revoit très clairement à la baisse des prévisions de croissance pour cette année de
00:410,7 à 0,4.
00:42Et puis surtout revenir sur les annonces de Christine Lagarde hier après-midi qui a donc comme attendu relevé ses
00:47taux.
00:48Dans la dernière partie de l'émission, Philippe Botou, le PDG de DAT, viendra nous dire pourquoi il va rentrer
00:53en bourse dans une dizaine de jours.
00:55Son groupe est spécialisé dans les échangeurs thermiques. Il cherche à lever 10 millions d'euros.
00:59Pourquoi choisir la bourse plutôt que le private equity ?
01:02Élément de réponse à partir de 9h20.
01:04Voilà le programme de Good Morning Market, 9h, 9h30.
01:07Et puis ensuite, vous retrouvez leur closing.
01:09Oui, alors ce matin, vous n'avez pas besoin d'une douche froide. Il suffit de lire la note de
01:13conjoncture de l'INSEE pour se rafraîchir.
01:14Ça fait à peu près le même effet. On va évidemment parler de cette perspective de croissance 0,4%
01:19en 2026.
01:20Qu'est-ce que ça nous dit pour la fin de l'année ? Franchement, elle fait mal cette note
01:24de conjoncture.
01:25On en parlera avec Agnès Verdier-Mollinier, directrice de la fondation IFRAP, avec Denis Paire, président de Nature et People
01:30First.
01:31Et avec Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos. Rendez-vous dans 25 minutes.
01:35Voilà le programme des experts, 9h30, 10h30. En attendant, il est 9h.
01:38Et c'est toute l'information du jour avec Léo Dumas.
01:46Elle a une, la France qui décroche, nous dit l'INSEE dans sa note de conjoncture.
01:50C'est même la seule grande économie avancée à ralentir.
01:53Un petit 0,4% de croissance est désormais attendu cette année.
01:56C'est le pire résultat depuis 2012, en dehors de la période du Covid.
02:00Et le gouvernement lui-même va donc revoir ses prévisions ce matin.
02:03Conférence de presse de Roland Lescure dans une heure.
02:06Et avant ça, écoutez ce qu'en dit la porte-parole du gouvernement.
02:09Maude Bréjean sur TF1.
02:11Ce qui est certain, c'est qu'on traverse des crises successives depuis maintenant près de 9 mois.
02:18Notre objectif, c'est de tenir la dépense.
02:20Il y a les causes extérieures.
02:22Les causes extérieures, on ne les maîtrise pas complètement.
02:24En revanche, la dépense française doit être tenue.
02:28Et elle sera tenue.
02:29C'est pour ça, je donne juste cet exemple, que les aides sur les agriculteurs qui ont été annoncées il
02:35y a quelques jours 1,3 milliard
02:36seront compensées par des efforts dans d'autres ministères.
02:40Voilà, Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement ce matin sur TF1.
02:44À l'inverse de la France, une bonne surprise au Royaume-Uni qui annonce 0,4% de hausse de
02:49son PIB au mois de juillet.
02:50Une croissance qui a été portée par les services, en particulier la programmation informatique
02:55et tout ce qui est lié aux entreprises actives dans l'intelligence artificielle.
02:58Le baril de Brent est maintenant aussi bien ancré au-delà des 100 dollars.
03:02106 à l'instant dans ce contexte d'extension du conflit au Moyen-Orient vers le Yémen
03:06où les rebelles outils pro-iraniens ont réussi à prendre hier soir la ville de Moha
03:12et son port stratégique qui donne sur la mer Rouge, tout proche du détroit de Babel-Mambeb.
03:18Et puis, les tensions dans la zone alimentent également la hausse des cours du gaz
03:21avec un mégawatt-heure en Europe qui s'échange ce matin à 80 euros tout pile.
03:26En France d'ailleurs, pour les particuliers, le prix de référence du gaz va une nouvelle fois augmenter
03:30plus 6,3% sur les factures au 1er octobre.
03:34Merci beaucoup Léo Dumas.
03:36Il est 9h02, le CAC 40 rebondit ce matin avec donc une petite détente sur les cours des matières premières.
03:43Tout cela profite donc à l'indice parisien mais aussi aux autres indices en Europe
03:48à souligner donc le CAC 40 qui gagne 0,2% ce matin à l'ouverture.
03:54Parmi les valeurs à suivre ce matin, Airbus qui annonce lancer un programme de rachat d'actions
03:59à partir de ce jour jusqu'au 6 novembre.
04:02Un nombre maximum de 4,1 millions d'actions seront rachetées.
04:05Ça concerne notamment un plan d'actionnariat salarié et de rémunération en actions du personnel.
04:10Et puis, du changement à venir dans le SBF 120 puisque vous avez Genfint et Inventiva
04:16qui vont intégrer l'indice large de Paris.
04:18A l'inverse, Inter Parfum et Veralia vont sortir du SBF 120.
04:22Tout cela aura néanmoins un impact sur la gestion passive.
04:26Raison pour laquelle le titre Genfit prend un peu plus de 5% ce matin à l'ouverture.
04:32Dassault Systèmes, Capgemini et Euronex sont les plus fortes baisses dans l'indice parisien.
04:35A l'inverse, Safran, Airbus et Renault gagnent plus de 1%.
04:39En ce qui concerne le marché obligataire, toujours de vives tensions sur le disant français
04:43qui est à 4,44, c'est-à-dire un plus haut de 2008.
04:47L'écart entre la France et l'Allemagne dépasse les 90 points.
04:50C'est une première depuis 2012.
04:52Nous parlerons de ce contexte de taux avec François Monnier dans un instant,
04:56directeur de la rédaction d'Investir.
04:57Et Fabien Bossy, chef économiste France de Société Générale CIB.
05:00A tout de suite.
05:13C'est parti pour Good Morning Market avec en plateau François Monnier,
05:16directeur de la rédaction d'Investir.
05:18Bonjour François.
05:18Bonjour Étienne.
05:19Merci de nous accompagner ce matin en compagnie de Fabien Bossy,
05:21chef économiste France chez Société Générale CIB.
05:24Bonjour Fabien Bossy.
05:25Merci également d'être là ce matin.
05:27Ça tombe bien, vous êtes chef économiste France.
05:29Vous allez un petit peu pouvoir quand même nous éclairer sur la situation française.
05:33Et puis dans un instant, on parlera bien sûr de la BCE.
05:36L'INSEE qui ne voit plus que 0,4% de croissance cette année.
05:40Lors de sa dernière estimation, c'était 0,7%.
05:43Est-ce qu'on prend un petit peu la route de la récession
05:44ou non, il faut s'attendre à un rebond en 2027 ?
05:48Alors la route de la récession, on ne la prend pas.
05:51À vrai dire, les choses vont aller en s'améliorant.
05:54Il faut rappeler qu'on avait commencé l'année avec un premier trimestre en croissance négative.
05:58une croissance 0 au T2.
06:00Et maintenant, l'INSEE voit une croissance à 0,1 au T3 et à 0,2 au T4.
06:05Bon, il faut faire un petit peu la part des choses.
06:07Il y a beaucoup de volatilité dans ces chiffres trimestriels.
06:10Et le chiffre négatif du T1 exagérait un petit peu la situation.
06:15Et au final, ce qu'on a, c'est quand même une situation économique
06:18qui reste sur ces tendances de ces dernières années
06:20avec une demande domestique privée, notamment à tonnes.
06:24Mais c'est le cas depuis 4-5 ans maintenant.
06:28La croissance avait été un peu flattée par des chiffres,
06:31notamment de demandes publiques.
06:32La demande publique se retourne cette année
06:33avec le cycle des investissements locaux.
06:36Ce n'est pas une surprise.
06:37Ça arrive à chaque fois après les élections municipales.
06:40À cela, il faut ajouter les problèmes de la canicule du secteur agricole.
06:43Donc, la situation est effectivement pas reluisante.
06:46Mais il n'y a pas vraiment de changement de tendance massif
06:49comparé aux années précédentes.
06:50Alors, quand on regarde la réaction sur la partie action,
06:53elle est négligeable, François Meunier,
06:55dans le sens où les entreprises du CAC 40 sont internationales.
06:58Elles sont présentes à l'export.
07:00Comment, aujourd'hui, vous regardez la situation française ?
07:04Sachant qu'on parlera de la BCE dans un instant.
07:06La BCE vous dit qu'on regarde au niveau européen,
07:10on n'est pas si inquiet que ça.
07:11L'économie est résiliente.
07:12Oui, mais c'est là peut-être où ça pique.
07:15On a vu cette semaine quand même la BCE qui a revu à la hausse,
07:18elle, sa prévision de croissance pour l'ensemble des pays de la zone euro.
07:22Alors que l'INSEE revoit à la baisse sa prévision de croissance pour notre pays.
07:27Donc, on montre quand même qu'il y a un décrochage.
07:30En tout cas, on n'arrive pas à suivre tout à fait les mouvements de nos amis et de nos
07:35voisins.
07:36On va avoir probablement, dans les heures qui viennent, une révision, une dégradation de notre objectif de déficit.
07:44On visait 5, ce sera plus que 5.
07:47Est-ce que ce sera 5,2%, 5,4% ?
07:50Alors que nos voisins semblent quand même plus sérieux.
07:53Donc, nos voisins, notamment italiens, vont être aux alentours des 3%.
07:58Donc, on est là aussi sur une trajectoire budgétaire qui est compliquée.
08:03Donc, on a en relatif une situation qui peut conduire les investisseurs à sous-pondérer les actions françaises
08:12par rapport aux poches qu'ils pourraient avoir sur les autres zones géographiques.
08:17On l'a vu cet été, Bank of America a montré dans son enquête que les gérants européens
08:22étaient globalement sous-pondérés en actions françaises.
08:25Donc, vous avez un problème de croissance, vous avez un problème de déficit
08:29et vous n'avez pas de solution, en tout cas pas de réforme prévue,
08:33en tout cas pas avant l'élection présidentielle.
08:36Donc, ce triptyque fait qu'aujourd'hui, les actions françaises, en relatif, sont quand même délaissées
08:41et on le voit sur le comportement du marché depuis le début de l'année.
08:45Ce n'est pas en France qu'on trouve les parcours les plus sympathiques
08:50puisque le CAC 40 est en retard par rapport aux indices européens,
08:54par rapport aux indices américains.
08:55Mais il y a toujours des opportunités, donc c'est ça qu'il faut essayer de chercher.
08:59Mais globalement, il faut reconnaître qu'on est quand même dans une phase difficile,
09:03même si le mouvement de désaffection pour les actifs français,
09:08ça ne date pas d'aujourd'hui.
09:10En fait, depuis l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024,
09:16c'est là qu'on a vu qu'il y avait un décrochage, une sorte de prime de risque
09:20qui a été appliquée aux actions, mais qu'on retrouve aussi sur le marché obligataire
09:25avec un écart de taux du 10 ans français par rapport au 10 ans allemand
09:30qui a tendance à se creuser sans devenir dramatique, sans devenir vraiment trop préoccupant.
09:35Mais on voit que tout doucement, mais sûrement, il y a un écart qui se creuse,
09:39d'autant que nos amis allemands, ça y est, leur plan de relance commence à porter leur prix.
09:46Donc eux, ils sont dans une phase d'accélération et nous, on a du mal à suivre.
09:51Le 10 ans français est ce matin à 4,44.
09:53C'est une première depuis 2008, Fabien Bossy.
09:56Si on dézoome un petit peu, alors je ne vais pas aller trop loin,
09:58jusqu'au taux négatif d'il y a 5-6 ans, juste sur 2-3 mois,
10:01on était fin juillet à 3,6%.
10:044% au milieu du mois d'août et là, on se retrouve à 4,44.
10:08Est-ce qu'aujourd'hui, quand vous voyez le prix de notre dette, ça vous inquiète ?
10:12On est quand même sur une croissance fulgurante.
10:14Alors, le mouvement, effectivement, si vous prenez la tendance des derniers mois
10:18et que vous prolongez le trait, évidemment, on va vraiment dans une situation un peu compliquée
10:25si vraiment on prolonge le trait durant encore 6 mois, 1 an.
10:28Après, il faut aussi mettre les choses un petit peu en relatif.
10:31Le mouvement de hausse des taux, c'est quelque chose qui a commencé depuis 2022.
10:35Il faut rappeler qu'en 2022, le mouvement avait été beaucoup plus violent
10:38que ce qu'on observe ces derniers mois.
10:40On avait pris 300, 300, jusqu'à 300, 400 points de base sur les taux en une année.
10:46Pour l'instant, on est sur un mouvement de encore moins de 100 points de base en une année.
10:51C'est un mouvement qu'il faut surveiller,
10:54qui a des conséquences nettes sur la trajectoire des finances publiques.
10:58En tant que choc économique seul,
11:01on reste d'un ordre de grandeur en dessous de ce qu'on a connu en 2022.
11:05Mais clairement, ça dit quelque chose de la situation française,
11:07mais ça dit avant tout quelque chose de la situation mondiale,
11:10parce que cette hausse des taux français, ça reflète avant tout une hausse des taux mondiales
11:14dans un contexte d'activité qui s'est révélé assez résiliente au conflit au Moyen-Orient
11:20et à une inflation qui est élevée,
11:22et au-dessus de la cible, voire même nettement au-dessus de la cible,
11:26en zone euro, mais aussi et surtout aux États-Unis.
11:28Hier, la BCE a donc décidé de relever ses taux, comme attendu,
11:32pour la simple et bonne raison qu'elle voit plus d'inflation,
11:35mais également plus de croissance.
11:37C'est peut-être un petit peu la bonne nouvelle.
11:39Elle voit 0,9% de croissance cette année dans la zone euro
11:43contre 0,8% lors de sa précédente estimation,
11:46et puis une nette accélération l'an prochain à 1,4%.
11:50Alors on va mettre de côté le cas français,
11:51où c'est un petit peu la double peine,
11:53vous venez de le souligner, moins de croissance, plus d'inflation.
11:55Est-ce qu'aujourd'hui, la BCE doit encore relever ses taux ?
11:59Quelles sont vos prévisions chez Société Générale ?
12:01Alors c'est vrai qu'il faut être tout à fait objectif.
12:04Lorsqu'on revoit à la hausse la croissance et l'inflation,
12:07et que l'inflation est revue à la hausse et était déjà au-dessus de la cible,
12:10tout ça pointe vers plus de hausses de taux.
12:13Donc on voit le mouvement des hausses de taux se poursuivre.
12:16Mais toutefois, on est assez prudent sur l'ampleur des hausses de taux
12:22qu'il faudra encore réaliser,
12:23parce qu'on est quand même dans une situation un peu inconfortable.
12:27Ces dernières semaines, les mouvements de taux ont été accompagnés
12:29par une forte hausse des prix de l'énergie.
12:31C'est un choc inflationniste, bien sûr,
12:33mais ça va aussi raviver des craintes sur l'activité.
12:36Bon, ces craintes sur l'activité, finalement,
12:37ce n'était pas matérialisé après la hausse de juin.
12:41On a passé un été quand même relativement rassurant,
12:44mais vu la hausse de taux,
12:45vu les hausses des prix de l'énergie récentes
12:47et des hausses de prix qui, maintenant,
12:49touchent aussi le gaz et l'électricité,
12:50donc le cœur de l'économie domestique européenne,
12:53ça va avoir des conséquences un petit peu négatives pour l'activité.
12:57Donc il faut tempérer un petit peu les attentes de hausses de taux.
13:00Pour rentrer vraiment dans un cycle restrictif,
13:03il faudrait avoir des preuves d'effets de second tour
13:05avec des accélérations sur les hausses de salaire.
13:08Pour l'instant, Christine Lagarde l'a encore souligné hier,
13:11on n'a pas vraiment de preuves d'une accélération des hausses de salaire
13:14et pas vraiment de raison de rentrer dans un rapide cycle de resserrement monétaire.
13:19Mais en attendant, il faut continuer sur cette voie un peu prudente
13:23qu'a prise la BCE en montant lentement les taux
13:25et en attendant de voir, tant que l'activité tient,
13:27tant que l'inflation reste au-dessus de la cible,
13:30la direction est évidente.
13:31Le prix du pétrole est ce matin à 105 dollars.
13:34C'est le prix pour un baril de Brent, le cours du gaz, le TTF,
13:38c'est la référence en Europe, 80 euros pour un mégawatt-heure.
13:41C'est quoi aujourd'hui le sujet de fin d'année, François Monnier ?
13:44Est-ce que c'est encore de hausse de taux pour la BCE, pour la Fed ?
13:48On verra l'inflation américaine cet après-midi à 14h30.
13:52On voit quand même qu'il y a beaucoup d'incertitudes
13:54sur ces dernières semaines de 2026
13:57avec des investisseurs qui posent un petit peu le crayon.
13:59Il y a de l'attentisme partout, même dans les entreprises.
14:02Oui, en fait, pour moi, il y a deux grands rendez-vous
14:05à ne pas rater d'ici la fin d'année.
14:07D'abord, c'est la semaine prochaine avec l'intervention de la Fed.
14:12Donc, on a un nouveau patron de la Réserve fédérale.
14:15Là, on va voir s'il prend vraiment la main
14:19et la mesure de son travail.
14:20On ne l'a pas encore vraiment vu à l'œuvre.
14:23D'autant que sa stratégie était un petit peu polluée
14:26par les déclarations de Donald Trump
14:27et par les actions du Trésor américain.
14:31Il faut se rappeler quand même que cet été,
14:33on a eu un Trésor américain qui a essayé de montrer
14:36qu'il pouvait piloter les taux à 10 ans aux États-Unis
14:39en essayant de manipuler les taux à court terme,
14:44les taux à long terme.
14:45Il a échoué.
14:47Il a essayé de relever maintenant son intervention.
14:50On parle de 6 milliards sur une dette de 40 000 milliards de dollars.
14:55Donc, on a montré que le Trésor était impuissant
14:57et que finalement, le pouvoir, normalement,
15:00il est à la Fed, il est à la Banque centrale américaine.
15:02Et là, on va voir si le nouveau patron de la Fed
15:07rassure, montre que c'est vraiment le pilote
15:09et qu'on peut avoir confiance dans une Fed indépendante.
15:14S'il montre qu'avec simplement une petite hausse de taux en septembre,
15:20on aura plus d'indications cet après-midi
15:22avec des chiffres de l'inflation aux États-Unis.
15:24Mais si on montre que vraiment, c'est un vrai guide des marchés,
15:29peut-être un pompier, ça va peut-être rassurer tout le monde.
15:32Ça, c'est le premier point.
15:32Le deuxième point, ça va être la publication des résultats des entreprises.
15:35On a eu un été fantastique.
15:37Les entreprises ont continué d'investir, ont continué d'innover.
15:41La croissance des bénéfices était au rendez-vous.
15:43On a eu, depuis le début de l'année,
15:45alors qu'il y a la guerre, alors qu'il y a l'inflation,
15:47alors qu'il y a des problèmes politiques,
15:48on a eu sans cesse des révisions à la hausse de la croissance bénéficiaire.
15:51Là, on vise quand même une progression
15:53de près de 33% des profits au sein du S&P 500.
15:57En Europe, c'est moins,
15:58mais c'est plus que ce qui était prévu au début de l'année.
16:01Et on est sur une tendance à l'amélioration de 18%
16:04des profits des entreprises.
16:06Et donc, on est vraiment sur une très bonne dynamique.
16:08Maintenant, il va falloir confirmer que cette dynamique,
16:10elle est toujours là.
16:11Et ça, on va découvrir ça
16:13avec la saison des publications des comptes du troisième trimestre
16:16qui vont commencer à partir de mi-octobre.
16:19Dernier exemple en date,
16:20hier soir, Oracle, qui publie des résultats au-delà des attentes.
16:23Le titre était à plus 5.
16:24C'était vraiment un test,
16:24dans le sens où depuis plus d'un an maintenant,
16:27Oracle attire toutes les attentions.
16:29Parce qu'il y a des craintes sur la modétisation de l'IA,
16:31surtout que c'est une société qui s'est beaucoup endettée.
16:33Oui, et puis c'est dans les hyperscalers,
16:34c'est l'entreprise la plus fragile.
16:36C'est l'entreprise qui a le bilan le plus dégradé.
16:39Elle s'est mise à investir un peu tardivement
16:41par rapport aux autres grands acteurs américains.
16:44Et donc, si jamais ça craquait du côté
16:47de ce qu'on appelle les hyperscalers,
16:48de ceux qui gèrent ces data centers
16:51et qui veulent se développer dans le cloud,
16:52c'est probablement Oracle qui est le maillon faible.
16:55Donc, de voir qu'Oracle rassure,
16:57c'est tout l'écosystème qui en profite.
16:59Oracle qui lève massivement des capitaux,
17:00comme l'ensemble des hyperscalers.
17:02Ça fait une concurrence aux États, Fabien aussi.
17:05Ça explique aussi pourquoi on a des taux
17:07qui sont sur les niveaux actuels.
17:10Le 10 ans américain frôle les 5 % ce matin.
17:13Nous sommes à 4,94.
17:15Le 30 ans américain est sur des plus hauts de 2001 à 5,3 %.
17:19L'ensemble des taux longs sont sur des plus hauts.
17:22On l'a encore vu la semaine dernière avec le Japon,
17:24au-delà des 3 %.
17:25En ce qui concerne l'Europe, la France,
17:28est-ce qu'on a encore des marges de manœuvre ?
17:29Est-ce qu'on ne va risque pas un petit peu de se faire étouffer
17:31par cette remontée des taux longs qui, à court terme,
17:34n'a pas l'air de vouloir s'arrêter ?
17:36C'est clair qu'on ne va pas pouvoir maintenir
17:39des niveaux de déficit aussi élevés en France,
17:42mais en général dans le monde.
17:43Les États-Unis ont des déficits.
17:46Lorsqu'on prend le gouvernement dans son ensemble,
17:48le déficit américain, c'est proche des 8-9 %
17:51lorsqu'on inclut non seulement le gouvernement fédéral,
17:53mais l'ensemble des administrations locales.
17:56Il y a un besoin de consolidation fiscale qui est mondial.
18:00La France détonne un peu au sein de la zone euro,
18:03pas beaucoup plus que d'habitude.
18:05D'ailleurs, la France a toujours dépensé plus que les autres.
18:08On est à nouveau parmi les derniers de la classe.
18:12Pas vraiment, malheureusement, de nouveautés de ce point de vue-là.
18:15Mais il va falloir faire effectivement de la consolidation fiscale
18:18parce que, comme vous l'avez dit,
18:20après la crise financière,
18:22on était un peu dans une phase d'excès d'épargne.
18:24Maintenant, on est dans une phase d'excès d'emprunt.
18:27Et clairement, il y a trop d'obligations qui sont émises en ce moment.
18:30L'écart de taux entre la France et l'Allemagne
18:31est au-delà des 90 points.
18:32Enfin, quelles sont vos projections ?
18:34Parce que j'imagine que vous mettez un petit peu à jour vos prévisions
18:38au vu de la croissance, de l'inflation, des déficits publics,
18:40des incertitudes politiques.
18:42Est-ce que vous voyez un spread aller à 100, 110, 120 ?
18:45Éventuellement, c'est une possibilité
18:46ou pour l'instant, c'est un risque que vous écartez ?
18:48Alors, un spread à 100, 110.
18:51Vu le mouvement des dernières semaines,
18:54les choses sont allées tellement vite
18:55qu'on ne peut évidemment pas l'écarter.
18:57Là, on est à quelques séances d'un petit peu de turbulence
19:00et on peut y arriver.
19:02Toutefois, il faut aussi un peu remettre les choses dans leur contexte.
19:05On n'a pas eu vraiment de nouvelles du côté français
19:08qui pourraient expliquer vraiment une dégradation
19:10de la situation française.
19:11Le déficit français est au-delà des 5 %, on le sait.
19:15Il risque de rester proche des 5 % l'année prochaine.
19:18Là aussi, il n'y a pas de nouvelles.
19:19Tous les investisseurs étaient bien au courant
19:21qu'il ne fallait pas attendre de grands changements
19:22de politique fiscale avant les prochaines élections.
19:25Et côté croissance, les révisions à la baisse de l'INSEE
19:29et probablement du gouvernement,
19:31là aussi, ne sont pas une surprise pour les investisseurs.
19:33Les chiffres de croissance étaient connus.
19:35Donc, il n'y a pas de raison non plus de voir
19:37une nette dégradation de la France seule.
19:39Après, si des facteurs globaux sont en jeu,
19:41la France ne pourra bien entendu pas y échapper.
19:43Le mot de la fin, François Meunier.
19:45Comment vous accompagnez vos lecteurs en ce moment ?
19:46On a déjà parlé souvent sur ce plateau.
19:48C'est vrai que la France a une part de plus en plus petite
19:51dans la part des portefeuilles.
19:52Tout à l'heure, vous avez parlé des opportunités.
19:54Où sont les opportunités pour vous aujourd'hui ?
19:56Les opportunités, c'est plutôt de profiter des trous d'air.
20:00Il n'y a pas de raison non plus de...
20:01Je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit.
20:03Il n'y a pas non plus de raison de s'alarmer,
20:05voire de paniquer ou de s'inquiéter outre mesure.
20:07En revanche, on va, et ce serait logique, naturel,
20:11d'avoir plus de volatilité sur les marchés.
20:14Donc, on va avoir des séances peut-être un petit peu difficiles.
20:16Et c'est probablement dans ces séances difficiles
20:19qu'il faudra garder le cap et saisir des opportunités.
20:21On en a même vu au niveau mondial.
20:24La tech, ça s'est mal passé aux États-Unis au mois de juillet.
20:27C'était plutôt des opportunités d'achat.
20:28Donc, on va essayer de trouver les moments un peu difficiles
20:32où il y a un peu de stress pour rentrer sur des beaux actifs,
20:37des belles valeurs.
20:37Et donc, c'est ça qu'il faut aujourd'hui surveiller.
20:40Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés ce matin en plateau.
20:42François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir,
20:44et Fabien Bossy, chef économiste France de Société Générale,
20:47CIB.
20:489h22, tout de suite, on va faire un point
20:50sur une société qui va bientôt rentrer en bourse.
20:57Oui, une IPO à Paris, c'est rare pour être souligné.
21:01Et donc, cette entreprise a cette place ce matin dans Good Morning Market.
21:03Il s'agit de DATE, D-A-T-E.
21:06Et son PDG est avec nous ce matin en plateau, Philippe Bottu.
21:09Bonjour, monsieur Bottu.
21:10Bonjour, merci de recevoir.
21:11Merci à vous d'être présent pour nous expliquer un petit peu votre métier.
21:14Alors, votre société est sûrement inconnue du grand public
21:17dans le sens où on est sur des activités très B2B,
21:20des activités industrielles.
21:22Vous êtes un spécialiste de la gestion thermique.
21:24Vous développez, vous fabriquez des échangeurs thermiques.
21:27Pour faire simple pour nos auditeurs,
21:28comment ils peuvent imaginer à quoi ressemble un échangeur thermique
21:30et à quoi ça sert ?
21:31Alors, un échangeur thermique, c'est un système de transfert de chaleur
21:33pour réchauffer, pour refroidir,
21:35comme une climatisation, comme une chaudière.
21:38L'objet qui est assez connu du grand public.
21:40Mais nous, on évolue dans des marchés très spécifiques,
21:43dans des environnements très spécialisés,
21:45température extrême, on descend proche du zéro absolu,
21:48par exemple pour le quantique ou la cryogénie des accélérateurs de particules.
21:52On travaille aussi pour la défense,
21:55donc pour la furtivité, pour descendre en température
21:59dans un sous-marin nucléaire, par exemple pour les sonars,
22:02aussi dans des avions de chasse,
22:03et puis dans les radars de défense du territoire.
22:06Deep tech.
22:06Quand vous parlez de deep tech,
22:07c'est intelligence artificielle, par exemple.
22:09Vous pouvez développer vos systèmes pour refroidir des data centers ?
22:13C'est une possibilité ?
22:14Alors, les data centers, c'est une possibilité,
22:16ce ne sont pas nos priorités à court terme.
22:18Nous, on a la partie accélérateur de particules.
22:20Comme je vous l'ai dit, il y a beaucoup d'accélérateurs de particules dans le monde.
22:25Régulièrement, ils remettent à jour leurs installations
22:27pour la course au prix Nobel, pour les expérimentations scientifiques.
22:31Nous, on travaille là-dedans.
22:32On a le quantique, où on travaille beaucoup avec trois acteurs américains du quantique,
22:38dont Continuum, donc Mebel Quantum,
22:40où on abaisse les températures pour pouvoir permettre de faire des calculs.
22:44Et enfin, le spatial, avec les chambres de tests de satellites et les satellites.
22:48Alors, vous cherchez aujourd'hui, et vous êtes en plein roadshow,
22:51la première séance aura lieu le 25 septembre, 11 millions d'euros.
22:56Avec quoi, aujourd'hui, vous allez pouvoir développer ces 11 millions d'euros ?
23:01Quelles sont les pistes, les leviers ?
23:02Alors, il y a les 11 millions d'euros, c'est 10 millions d'euros plus 1 million d'euros,
23:0710 millions de primaires, d'augmentation de capital,
23:101 million d'euros de cession d'action.
23:11Moi, j'ai acheté l'entreprise avec un LBO, il faut bien rembourser le prêt.
23:1630% de ces fonds vont être dédiés à notre outil industriel,
23:19pour accompagner le scale-up,
23:21donc notamment la construction d'un nouveau bâtiment.
23:24On a déjà sécurisé le permis de construire.
23:2740% l'élargissement de l'offre,
23:29donc un peu de R&D sur fonds propres,
23:31notamment sur les satellites, les caloducs oscillants,
23:35et puis les très, très basses températures dans le quantique,
23:38pour toucher des grands acteurs comme Google, Amazon.
23:41Et puis enfin, l'expansion à l'international,
23:44et notamment aux États-Unis, dans un premier temps.
23:46Pourquoi avoir choisi la bourse plutôt que le private equity ?
23:49Vous avez souligné en préambule que vous êtes présent dans le secteur de la défense.
23:52Il y a beaucoup de fonds qui se sont développés ces dernières années,
23:55dans ce segment de la défense.
23:57Je pense notamment aux fonds de BPI France,
24:00mais ce n'est pas le seul.
24:01Pour 9 millions d'euros, pourquoi aller en bourse,
24:03et pas plutôt se tourner sur le non-côté ?
24:05Oui, c'est une bonne question.
24:06On avait eu des propositions.
24:08Ce qui est important pour nous,
24:09c'est de garder une indépendance de gouvernance.
24:11Les fonds veulent souvent venir au board,
24:13et ça peut créer parfois un manque de confiance de d'autres acteurs.
24:18Donc on garde notre indépendance.
24:20Deuxièmement, on vend à l'international à près de 35%.
24:24Du coup, ça sécurise beaucoup les achats,
24:26notamment aux États-Unis, en Chine, au Japon.
24:29Pourquoi ?
24:29Parce qu'ils voient que nos fonds sont publiés, sont audités.
24:33On est très transparents quand on est en bourse.
24:35Et puis enfin, pour attirer les talents,
24:37une société qui est cotée, c'est quand même beaucoup plus attractif.
24:40Alors, si tout se passe bien,
24:41la valorisation attendue est de plus de 40 millions d'euros,
24:4442 millions d'euros précisément,
24:46ce qui fait des niveaux de valorisation très soutenus.
24:49Au regard du résultat de 2025, ça fait 47 fois les BIDDA.
24:53Le PER ressort à plus de 65 fois.
24:55Alors vous allez me dire, oui, mais on est une société en forte croissance.
24:58Est-ce que vous pensez que ça va réussir à suffire les actionnaires, les investisseurs ?
25:01Alors, ce que vous dites, c'est post-monnaie déjà,
25:03donc ce n'est pas pré-monnaie, la valorisation que vous soulignez.
25:06Ce qui est important, c'est qu'on est une entreprise rentable,
25:09avec un business model éprouvé.
25:11On fait 23,5% des BIDDA en 2025.
25:15On a une forte croissance soutenue dans les années à venir,
25:19avec notamment un contrat de 10 ans qui a été signé avec Thalès,
25:23ce qui est assez rare pour une PME.
25:24On a les volumes à l'année,
25:25on a des garanties de part de marché sur les trois prochaines années.
25:28Avec la loi de programmation militaire,
25:30on sait extrêmement bien ce qui va être devant nous.
25:34Donc on a une entreprise rentable, en forte croissance,
25:38résiliente aussi, puisqu'il n'y a pas que la défense.
25:40Je l'ai souligné, la Deep Tech, accélérateur de particules quantiques.
25:43On est vraiment dans des marchés avec des forts taux de croissance,
25:47avec des marqueurs très forts de rentabilité aussi.
25:49Et donc un chiffre d'affaires pour 2030, au-delà de 35 millions d'euros.
25:54C'est votre objectif aujourd'hui.
25:56C'est un objectif qui est quand même hyper ambitieux.
25:57L'an dernier, c'était 3,8 millions d'euros, votre chiffre d'affaires.
26:01Comment vous allez pouvoir monter en cadence ?
26:03Parce que c'est bien beau d'avoir des commandes,
26:04mais le plus important aussi, c'est l'exécution.
26:08C'est comment aujourd'hui livrer vos clients en temps et en heure,
26:10avec les marges que vous souhaitez faire.
26:12C'est une bonne question.
26:13DAT a été créée en 1979.
26:15C'est une vieille entreprise qui a été créée par un docteur ingénieur du CEA,
26:18qui était un scientifique,
26:20qui lui a développé beaucoup d'offres,
26:23en fait, les premiers échangeurs thermiques,
26:26par exemple pour les TGV.
26:27Mais ce n'était pas un industriel, il n'aimait pas ça.
26:30Donc nous, on a énormément de track record
26:32avec beaucoup de prototypes prouvés dans les entreprises.
26:37Et pour le passage à l'échelle,
26:39on a passé des certifications qualité qu'on n'avait pas.
26:41On est en mars 2026,
26:43on a eu le marquage à semé pour les États-Unis.
26:45Et avant, on ne pouvait pas développer de volume
26:47puisque les entreprises disaient qu'on n'avait pas cette structure
26:49qui permettait de répondre à leurs attentes.
26:52Voilà, donc avec les marqueurs d'intérêt qu'on a eus,
26:55les prototypes et la structuration de l'entreprise
26:58et les contrats longs termes signés,
26:59c'est comme ça qu'on s'appuie là-dessus
27:01pour le développement de l'entreprise.
27:02Merci beaucoup, Philippe Bottieu nous a raccompagné ce matin,
27:04PDG de DAT.
27:06Alors pour ceux qui souhaitent savoir ce que veut dire DAT,
27:08c'est développement et application des techniques de l'énergie.
27:11Tout à fait.
27:11Merci.
27:12Merci beaucoup.
27:13Et donc bonne introduction en bourse,
27:14première séance qui est prévue donc le 25 septembre.
27:179h28, le CAC 40 reprend 0,46% ce matin,
27:20plus 0,5% pour l'Eurostock 50.
27:23Séance à suivre bien sûr tout à l'heure avec Antoine Larigauderie,
27:26USA Today,
27:27et puis surtout Antoine qui reviendra sur l'inflation américaine
27:30qui sera publiée tout à l'heure à 14h30.
27:32Il s'agit bien sûr du chiffre du jour
27:34et du chiffre qui manque pour la Fed avant de prendre sa décision.
27:37Ça sera mercredi soir.
27:38Très bonne journée.
27:39Good Morning Market sur BFM Business.
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