- il y a 8 minutes
Ce mercredi 25 février, Victor Lequillerier, économiste et président de BSI Economics, Matthieu Ceronne, trader et fondateur de Galileo Trading, Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, Xavier Hoche, directeur des Gestions de Groupama Asset Management, Ronan Blanc, gérant obligataire chez Montpensier Arbevel, et Guillaume Launay, directeur général de Quaero Capital, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business présente Good Morning Market.
00:05L'actualité des marchés financiers c'est sur BFM Business avec Etienne Braque.
00:08Dans un instant, l'ouverture, on a quelques résultats d'entreprises à digérer, notamment ceux d'HSBC.
00:13HSBC qui a publié ses résultats cette nuit et une nouvelle fois c'est la plus grosse banque en termes
00:18de profit en 2025,
00:19puisque vous avez quasiment 22 milliards, il parle en dollars, de profit en 2025.
00:23C'est une baisse de 7% par rapport à 2024 à cause notamment d'effets comptables,
00:27une participation dans une banque chinoise, mais hors impôts, hors dépréciation d'actifs.
00:32Vous avez quand même 30 milliards de profit pour HSBC, ça devrait être salué dans un instant à Londres.
00:36En tout cas cette nuit, le titre à Hong Kong était dans le vert, le secteur bancaire qui gagne quasiment
00:405% en Europe depuis le début de l'année.
00:43Après déjà une année 2025, fantastique, puisque l'Eurostox Bank avait gagné 75% l'an dernier.
00:49Parmi les entreprises que vous regardez dans le détail, Diageo.
00:52Oui, Diageo, toujours à Londres, c'est le numéro 1 mondial des spiritueux.
00:56Ils sont également présents dans la bière avec Guinness et c'est quand même le deuxième avertissement sur résultat en
01:00l'espace de 4 mois.
01:01Nouvelle direction, donc on a beaucoup d'exemples en ce moment qui prouvent que quand vous avez une nouvelle direction,
01:05elle a tendance un petit peu à remettre à plat un petit peu la stratégie.
01:09Vous avez quand même un groupe qui se montre très prudent pour 2026.
01:13Désormais, il prévoit une légère baisse de ses ventes organiques, alors que précédemment, il pensait stabiliser ses ventes.
01:20En cause, la demande aux Etats-Unis et en Chine qui est toujours à tonnes, c'est compliqué quand même
01:25pour ce secteur des spiritueux.
01:27Regardez notamment Veralia, hier soir, qui a publié un EBITDA en baisse de quasiment 20%.
01:32Veralia qui est très dépendant du secteur des spiritueux, avec une baisse du marché du cognac, baisse également du marché
01:39du vin.
01:40Vous avez un groupe qui est attendu en baisse dans un instant à l'ouverture.
01:44On a eu quand même des mouvements du côté japonais, avec le Nikkei qui a fini en hausse de 2
01:49,2% sur un record.
01:50Sur un record, désormais, le Nikkei tutoie les 60 000 points.
01:53On n'en est plus très loin, ça va très vite pour cet indice japonais qui affiche l'une des
01:57meilleures performances depuis le début de l'année.
01:59Le Nikkei qui a été dopé cette nuit par le gouvernement qui nomme deux universitaires au conseil de la Bosch,
02:07de la Banque du Japon.
02:08Vous avez neuf membres et donc là, deux membres qui ont été renouvelés, deux membres qui pensent un petit peu
02:13comme Sainé Takachi.
02:14Pour faire simple, il ne faut pas remonter les taux trop vite.
02:17Ça, c'est quand même un point important pour la Première Ministre qui est en train de dérouler son plan
02:21de relance.
02:22Le problème, c'est que vous avez une inflation qui est toujours au-delà des 2% au Japon et
02:26que la Bosch a prévu de remonter ses taux.
02:28Alors, vous avez toujours un Yen qui est sous pression, 155 avec le dollar.
02:32Quand le marché action, lui, à court terme, on verra comment ça évolue dans les prochaines semaines, salue la nouvelle.
02:38Car forcément, si le coût de l'argent reste bas, c'est favorable pour les actifs risqués et donc pour
02:44le marché action.
02:44C'est un peu la base. Vous êtes un gouvernement, vous demandez à ce que les taux ne remontent pas,
02:48voire qu'ils baissent.
02:49Juste avant de donner l'ouverture du CAC 40, un mot d'AMD quand même et du deal avec Meta.
02:53100 milliards de dollars d'achats entre Meta et AMD.
02:57Oui, on retourne un petit peu sur les mêmes participations que l'an passé avec OpenAI, c'est-à-dire
03:01je t'achète de la fourniture et en échange de ça, tu prends une participation dans mon groupe.
03:06C'est un petit peu ce qui s'est produit hier avec donc Meta qui va acheter des puces AMD.
03:12Et en échange de quoi, Meta pourrait prendre jusqu'à 10% du capital d'AMD.
03:16Forcément, ça profitait AMD qui a pris quasiment 10% hier soir à la clôture.
03:20car ça devrait notamment propulser la valeur si bien sûr la maison mère de Facebook et de Instagram achète des
03:27titres.
03:28Le CAC 40 qui se maintient au-dessus des 8500 points.
03:30Avec un record en vue, une nouvelle fois, plus 0,2% pour le CAC 40, plus 0,5%
03:36pour l'Eurostox 50.
03:38Le secteur bancaire ce matin est en tête avec donc les résultats de HSBC.
03:42Vous avez Société Générale, BNP ou encore Crédit Agricole qui sont les plus fortes hausses à l'ouverture.
03:46A l'inverse, Pernod Ricard est la plus forte baisse, moins 2,7% après donc la publication d'IAGO.
03:53Eiffage qui publie ses résultats aujourd'hui, c'est de 1,9% à 140 euros.
03:57Titre qui performe très bien en ce moment, Eiffage comme l'ensemble du secteur des infrastructures.
04:02D'ailleurs à ce titre, vous avez un groupe qui est spécialisé dans le secteur aéroportuaire espagnol
04:08qui a publié ses résultats, des résultats records.
04:11Ça marche très bien pour les aéroports en ce moment.
04:13Hors CAC 40, Seb gagne un peu plus de 8% après la publication de ses résultats.
04:17Seb d'ailleurs qui va supprimer, il lance un plan de suppression de postes en France
04:22mais également partout dans le monde.
04:24Preuve quand même que c'est compliqué dans l'industrie.
04:25On en reparlera d'ailleurs dans l'émission, Alten a publié ses résultats.
04:28Si ça va mieux dans le secteur bancaire, c'est toujours compliqué dans le secteur automobile.
04:32Ipsos dans le secteur des sondages du marketing se montre optimiste pour cette année.
04:35C'est salué, plus 3,8% pour ce titre Ipsos.
04:38Au-delà des 31 euros, 31,68 euros.
04:41Et donc le CAC 40 qui ouvre en hausse, plus 0,3%.
04:44Toujours une belle longueur d'avance par rapport à Wall Street, 8 545 points.
04:48Au menu de Good Morning Market.
04:50Dans un instant, nous allons revenir sur le long discours cette nuit devant le congrès de Donald Trump
04:54puisque c'est un discours qui a duré quasiment deux heures.
04:56Discours dans lequel le président américain a tenté de défendre son mandat,
05:01a tenté de défendre plutôt son premier bilan puisque ça fait un peu plus d'un an qu'il est
05:06à la Maison Blanche.
05:07Avec Alain Dubrul, nous reviendrons sur les nombreuses publications d'entreprises ce matin,
05:11que ce soit Diageo, Ipsos ou encore Alten.
05:15Autant de résultats qui sont salués à l'exception de Diageo ce matin.
05:20À 9h30, le marché obligataire.
05:22Les investisseurs qui se délaissent un petit peu du marché actions,
05:24qui reviennent sur les produits de taux.
05:26C'est notamment très flagrant sur les obligations souveraines.
05:29Et puis en dernière partie d'émission, nous reviendrons justement sur ces nominations cette nuit
05:33au sein de la Banque Centrale du Japon.
05:35Bonne émission, à demain !
05:42Et c'est parti pour Good Morning Market.
05:45Plus 0,3% pour le CAC 40.
05:47Au-delà des 8 550 points désormais, ça va très vite.
05:50Les publications d'entreprises qui font bouger la Bourse de Londres aujourd'hui
05:53avec plus 6% d'un côté pour HSBC après la publication de ses résultats.
05:58Le groupe qui se dit optimiste, en avance même sur son plan.
06:01Un titre donc qui est salué.
06:03Plus 10% depuis le début de l'année.
06:05Alors qu'à l'inverse, Diageo, qui avait connu un bon début d'année,
06:08cède un peu plus de 6%.
06:10Le numéro 1 mondial des spiritueux qui revoit à la baisse ses perspectives.
06:14Nous verrons cela dans un instant avec Mathieu Serone et avec Alain Dubrul.
06:17Mais juste avant, on va revenir sur ce discours tenu cette nuit par le président américain.
06:22Le discours sur l'état de l'Union.
06:25Et c'est Victor Lequillaurier, économiste et président de BSI Economics,
06:28qui nous accompagne pour débriefer un petit peu ce discours du président américain.
06:32Bonjour Victor, merci de nous accompagner ce matin pour revenir à chaud sur ces 1h47 de discours.
06:38Bon, qu'est-ce que vous retenez de cette prise de parole du président américain
06:42où il essaye de défendre un petit peu ses mesures, ses décisions,
06:46notamment sur les droits de douane.
06:47On en parlera dans un instant.
06:49Mais que peut-on dire sur l'inflation, l'emploi, le logement ?
06:53Autant de promesses de campagne.
06:55Bonjour Etienne, bonjour à tous, merci.
06:58Alors effectivement, cette nuit, le président américain s'est livré un peu à un exercice de politique
07:03qui, moi, me semble être en lien avec la préparation des élections de mi-mandat.
07:09Et en fait, il a essayé vraiment de rassurer sur ses choix politiques et sur son bilan économique,
07:15qui, en vrai, à première vue, est plutôt bon parce que la croissance du PIB a été soutenue en 2025,
07:22portée par la consommation privée.
07:25On a eu aussi un marché actions qui a été très haussier.
07:29On a eu une certaine résilience de l'emploi, même si c'est un peu fané en fin d'année.
07:32Et on a eu aussi un cycle plutôt désinflationniste sur l'ensemble de l'année
07:36qui a du coup soutenu les salaires réels.
07:40Côté politique commerciale, là, c'est encore plus mitigé peut-être que sur l'inflation
07:46parce qu'on voit encore aujourd'hui la Cour suprême à invalider
07:51les certains types de droits de donne qui étaient mis en place.
07:53Et au-delà de ça, en fait, ça n'a pas eu de répercussions sur le déficit commercial
07:57parce que s'il s'est réduit de 2 milliards de dollars l'année dernière,
08:01en fait, il a été surtout tiré par l'excédent de la balance des services.
08:04Et là où ça aurait dû avoir un impact, notamment sur les annonces de réindustrialisation,
08:09on voit que sur les exportations de biens, ça n'a pas été forcément très prégnant
08:13et que beaucoup d'anticipations de hausses de droits de donne ont mené à une hausse d'importation.
08:19Donc, je pense que c'est un petit peu tôt et le bilan dressé par Donald Trump
08:23était beaucoup trop flatteur par rapport à la réalité, même si la réalité est plutôt positive.
08:28Et que c'est surtout en fait en 2026 qu'on pourra commencer à tirer un vrai bilan
08:32parce qu'effectivement, il y a d'autres promesses de campagne,
08:35notamment sur l'inflation et l'accès au logement,
08:38qu'il faudra particulièrement surveiller en 2026 au vu des perspectives.
08:43En ce qui concerne les finances publiques et la dette,
08:47Donald Trump a continué à dire que les droits de douane allaient résorber en partie le déficit américain.
08:53D'ailleurs, sur ces droits de douane, il maintient qu'il veut des surtaxes
08:57et il a lancé une petite pique à la Cour suprême.
09:01– Effectivement, c'est ça qui est très intéressant
09:04parce que ce qui est peut-être moins affiché dans son bilan,
09:09c'est que la croissance aux États-Unis, en fait,
09:11elle est de plus en plus financée à crédit et à coût du stimulus fiscal.
09:14Et ce stimulus fiscal, il repose notamment sur une hausse de certaines recettes,
09:18les fameuses recettes qui ont le droit de douane.
09:20Et là, il y a deux aspects à bien avoir en compte,
09:22c'est que la validation des droits de douane par la Cour suprême
09:26pourrait exposer à des remboursements du gouvernement américain
09:30qui pourrait coûter 0,7 points de PIB supplémentaires, en fait,
09:34qui viendrait s'ajouter au déficit.
09:36Et si jamais ces mesures qui sont annoncées n'arrivaient pas de pérenniser,
09:40c'est peut-être aussi un manque à gagner dans les recettes de près de 300 milliards de dollars.
09:44Et ça, en fait, ça peut vraiment affecter la trajectoire des finances publiques,
09:49dégrader davantage encore une structure de la dette publique aux États-Unis
09:52qui est très dégradée, avec une maturité qui baisse assez rapidement,
09:56des taux qui restent assez tendus.
09:58Et en fait, c'est particulièrement important parce que tout,
10:03ça conditionne aussi en partie la trajectoire d'inflation.
10:07On l'a vu là en fin d'année et en début d'année,
10:11que la hausse des droits de douane ont pu avoir un impact,
10:14notamment sur certains biens durables,
10:19pour lesquels on a vu qu'il y avait des nouvelles tensions inflationnistes,
10:22qui se manifestaient.
10:23Et ça, c'est particulièrement important parce que ces droits de douane
10:25se traduisent par des légères pressions inflationnistes,
10:29alors même que l'objectif de Donald Trump, c'est de réduire l'inflation.
10:33Pourquoi ? Parce que ça permettrait de réduire les taux d'intérêt.
10:37Et ça, en fait, c'est une politique qui est très incertaine
10:39parce que là, on est plutôt dans une Fed qui serait peut-être moins interventionnée
10:42cette année en baissant peut-être moins les taux.
10:44Et ça, ça viendrait remettre en cause une promesse de campagne
10:47qui est assez forte, celle d'accès aux logements.
10:49Sans baisse des taux, c'est difficile d'imaginer que les conditions d'emprunt hypothécaires
10:54puissent vraiment se réduire.
10:56Et ça, c'est une promesse qui est très importante
10:57et qui, malheureusement, en tout cas pour les Américains,
11:01semble de moins en moins tenue.
11:02Merci beaucoup, Victor Lequillaurier nous a raccompagné ce matin.
11:05Je rappelle que vous êtes économiste et président du think tank BSI Economics
11:08pour revenir donc à chaud sur ce discours tenu cette nuit par le président américain.
11:149h11, tout de suite, on jette un coup d'œil à la tendance du jour.
11:17Le CAC 40 qui garde le cap toujours sur des plus hauts historiques
11:20au-delà des 8500 points.
11:218 550 points.
11:23L'Eurostock 50 gagne de son côté 0,5%.
11:26Legrand est en tête de l'indice parisien suivi de Bureau Veritas
11:30qui a publié ses résultats ce matin.
11:32Bureau Veritas gagne plus d'un pour cent au-delà des 27 euros.
11:35A l'inverse, c'est compliqué pour le secteur des spiritueux.
11:38Mathieu Serron vient de nous rejoindre,
11:40trader et fondateur de Galileo Trading.
11:41Bonjour Mathieu.
11:43En effet, dans un instant, on parlera de ce secteur des spiritueux
11:46avec un warning qui fait très clairement flancher
11:49l'action d'IAGO de plus de 5%.
11:52Mais dans un premier temps, comment vous regardez la tendance à Paris,
11:55le CAC 40 qui en effet continue d'être porté sur des plus hauts historiques ?
12:02Oui, bonjour Etienne.
12:03Justement, on a une situation globale sur les marchés
12:05qui n'est pas facile à analyser.
12:09tant les divergences sont fortes entre valeurs
12:12et tant la volatilité est forte sur les valeurs
12:15alors que sur les indices, au final,
12:19hormis sur le CAC, il ne se passe pas grand-chose.
12:21Vous prenez par exemple le SP500,
12:23on est entre les mêmes bornes depuis des mois.
12:26Vous prenez le DAX, c'est un petit peu pareil.
12:29Le Nasdaq, la configuration est assez similaire aussi.
12:32Et vous avez pendant ce temps-là le CAC qui lui progresse assez fortement
12:37avec hier encore un nouveau record.
12:40Et je parlais de divergence sur les valeurs,
12:43c'est assez fort dans la mesure où nous ne sommes que fin février
12:48et nous avons sur le CAC 7 valeurs qui prennent plus de 20%
12:52depuis le début de l'année,
12:544 valeurs qui perdent plus de 20%.
12:57Donc on est déjà sur des écarts qui sont gigantesques.
13:01Et justement, je trouve que dans cette phase-là,
13:03il n'est pas facile de trouver des idées d'investissement fortes
13:07dans une optique moyenne en termes,
13:08dans la mesure où les valeurs un peu tendances
13:12qui donnent envie, qui ont des configurations graphiques assez jolies,
13:15sont sur des niveaux de valorisation qui sont très élevés.
13:18Autrement dit, elles valent très cher.
13:20Et alors que d'autres qui sont sur des niveaux de valorisation
13:25beaucoup plus attractifs
13:26ont des configurations graphiques épouvantables.
13:30Donc c'est pour ça que moi, dans ce contexte-là,
13:34je travaille davantage les indices que les actions.
13:37Et même sur les indices, la visibilité,
13:39elle n'est pas incroyable.
13:42Donc je vais me contenter plutôt de faire des écarts
13:44à court terme dans le contexte actuel.
13:47Dans l'idéal, on aimerait tous, je pense,
13:49à un moment donné un repli assez marqué sur les marchés
13:52pour entrer en position sur des niveaux de prix
13:55un peu plus intéressants.
13:56Pour l'instant, ce n'est pas le cas.
13:57Donc il faut faire preuve de patience.
13:58Il ne faut pas non plus succomber aux faux mots.
14:00La peur de rater, donc on paye un peu tout et n'importe quoi,
14:02quel que soit le prix.
14:03Donc il faut savoir par moment rester raisonnable.
14:06Et donc sur les indices,
14:08plutôt un travail d'accumulation d'écart.
14:10Donc sur le cas, comme je le répète,
14:12depuis des semaines, des mois,
14:13les tendances courtes, moyennes en termes sont haussières.
14:17Donc l'idée est d'acheter sur des replis.
14:19Ce que je prends comme pivot, on va dire à court terme,
14:22c'est la zone des 8300, 8500 points,
14:278300, 8350, considérant que tant qu'on est au-dessus,
14:29eh bien on est du bon côté avec des probabilités
14:31de rebondir qui sont supérieures.
14:33En dessous, on aurait un premier petit warning.
14:35Mais comme la visibilité reste assez faible,
14:38eh bien ce que je fais, je viens me couvrir avec les options,
14:40en achetant du poutre par exemple tout simplement,
14:42en me disant, bon ben pour l'instant,
14:44on a une dynamique qui est haussière.
14:46Je me pose des questions quant au potentiel
14:47dans la mesure où, hormis le CAC, ailleurs,
14:50ça cale plutôt.
14:52Donc je mets en place des stratégies combinées futures options.
14:55Donc 8300, 8350 comme pivot court terme.
14:58Et la zone, toujours pareil,
14:59dont je parle depuis des semaines,
15:017950, 8050 comme niveau de pivot, on va dire, moyen terme.
15:06Dans un instant avec Alain Dubrulle,
15:07nous reviendrons sur la publication de Alten.
15:09Alten qui perd un peu plus de 4% ce matin,
15:12Inter Parfum moins 2%,
15:13à l'inverse, Ipsos est salué.
15:14Le titre gagne désormais un peu plus de 6%.
15:17Un mot pour vous signaler la baisse de l'aéroport de Paris
15:20qui perd un peu plus de 4% après la publication ce matin
15:23de l'un de ses concurrents, l'Espagnol Aena,
15:26qui anticipe un ralentissement de son trafic passager
15:29puisque le groupe prévoit une croissance de son trafic passager
15:32de 1,3% en 2026.
15:35Après 4% l'année prochaine,
15:37ce titre Aena cède 1,7% à Madrid.
15:40Autre secteur qui est en difficulté aujourd'hui,
15:43Mathieu Serone, c'est le secteur des spiritueux.
15:46Avec donc Diageo, deuxième profit warning,
15:48enfin c'est même un sales warning plutôt,
15:50en l'espace de 4 mois, c'est pas anodin.
15:53Oui, c'est pas anodin.
15:55Un secteur, vous disiez, en souffrance.
15:57Quand on regarde les parcours ces derniers mois,
16:00ces dernières années,
16:02Diageo c'est moins 50% en 4 ans,
16:06Pernod, c'est moins 60% en 3 ans.
16:10Mais ce qui est à signaler,
16:12et c'est pour ça que je vous en parlais aujourd'hui,
16:14c'est qu'on arrive à la croisée des chemins d'un point de vue graphique.
16:16Alors on a eu la publication de Diageo
16:18qui était en baisse de 6% il y a quelques instants.
16:21Pernod, on est en baisse de 3,5%.
16:23D'un point de vue graphique,
16:24on arrive à la croisée des chemins dans la mesure où,
16:26pour ceux qui suivent par exemple les moyennes mobiles 200,
16:28qui sont des moyennes mobiles long terme intéressantes à suivre,
16:31on arrive justement au contact de celle-ci.
16:33Donc pour l'instant, on va dire qu'on reste du mauvais côté,
16:36malgré des rebonds à court terme qui ont été intéressants,
16:39puisque partant des plus bas,
16:40on est sur des valeurs qui ont quand même rebondi de 20%.
16:43Mais on arrive d'un point de vue graphique
16:46un peu à la croisée des chemins.
16:48Avec la publication de ce matin,
16:50on retombe un petit peu du mauvais côté,
16:52mais on a une amélioration de court terme.
16:54Mais il faut transformer l'essai
16:56au-dessus justement de ces indicateurs techniques-là
16:59pour envisager une reprise un petit peu plus solide et durable.
17:02Moi, ce que j'ai tendance à faire dans ce genre de situation-là,
17:05je reste sur la touche dans la mesure où les indications
17:07pour l'instant sont baissières.
17:08Et puis à partir du moment où on aura un rebond solide et durable,
17:12on aura des replis à ce moment-là
17:14qui seront exploitables pour reprendre position.
17:16Parce qu'on est, tout à l'heure je vous parlais de dossiers
17:18dont les niveaux de valorisation sont très intéressants,
17:21mais les graphiques épouvantables.
17:22Diageo, Pernod Ricard, on est exactement dans ce cas-là.
17:25Mais à un moment donné, il faudra revenir sur ces dossiers-là.
17:28Mais pour l'instant, c'est encore un petit peu trop tôt.
17:30Dans ce secteur des spiritueux,
17:32vous avez Veralia également qui a publié ses résultats.
17:34Hier soir, le titre cède un peu plus d'un pour cent à 20,02 euros.
17:37Merci beaucoup.
17:38Mathieu Serron nous a accompagné ce matin.
17:40Trader et fondateur de Galileo Trading.
17:42Le CAC 40 avance donc de 0,26%
17:44et a donc battu un nouveau record
17:46dans les premières minutes de cotation
17:47au-delà des 8 553 points.
17:51Beaucoup de résultats d'entreprises.
17:53Alors demain, ça sera encore une avalanche
17:55puisque rien que dans le CAC 40,
17:57demain, vous aurez les résultats de AXA,
17:59Bouygues, Engie, Saint-Gobin,
18:01Chetéder électrique, Stellantis ou encore Veolia.
18:04En attendant, on va faire le point
18:05sur les résultats hors CAC 40
18:06avec Alain Dubrul,
18:08qui est le directeur général délégué
18:09de Claresco Finance.
18:10Bonjour Alain, merci d'être avec nous ce matin.
18:13Commençons peut-être par la publication
18:15qui est saluée.
18:16Il s'agit de la publication d'Alten.
18:18On est dans le conseil, dans l'ingénierie
18:20et vous avez un groupe qui se montre prudent
18:23mais assez optimiste.
18:26Bonjour Etienne.
18:28Alors oui, beaucoup de résultats aujourd'hui.
18:29Donc Alten, un chiffre d'affaires
18:31qui est en ligne avec les attentes
18:33à 4,1 milliards.
18:34Une baisse du résultat d'exploitation,
18:36une forte baisse, même après exceptionnelle,
18:39assez importante.
18:40On a beaucoup d'exceptionnels
18:41dans le résultat publié.
18:44Évidemment, ce sont des choses
18:45qui sont non récurrentes.
18:46En revanche, la trésorerie nette,
18:48elle, est plutôt en amélioration.
18:49Ce qui pose problème quand même,
18:51c'est la visibilité.
18:53Le groupe indique que le premier trimestre 2026
18:57devra confirmer l'inflexion de tendances
18:58constatées au quatrième trimestre,
19:00ce qui permettrait de préciser 2026.
19:03Mais en gros, on sent encore,
19:05il y a une certaine prudence.
19:07Il y a une amélioration un peu
19:08dans l'améronautique civile
19:10et banque finance.
19:12Mais au global,
19:15je pense qu'aujourd'hui,
19:16le titre ouvre en baisse
19:17parce qu'on sent que la société
19:19n'est pas très confiante encore
19:21dans l'ampleur du rebond.
19:22Alors, c'est un titre qui est très volatil
19:24sur les résultats.
19:26D'abord parce que la valorisation
19:27est plutôt faible.
19:28Ensuite, parce qu'il a été pénalisé
19:30par les problèmes liés à l'IA
19:33qui impactent la valorisation
19:35dans le monde du logiciel
19:36et des services informatiques.
19:37Donc, on peut dire que,
19:39ce qui surprend un peu négativement,
19:40c'est quand même l'ampleur
19:41des exceptionnels, d'une part.
19:43Et d'autre part,
19:44une visibilité encore réduite
19:45sur le rebond à attendre
19:48sur l'année 2026.
19:51Maintenant, c'est vrai que la valorisation
19:52restait historiquement basse.
19:53On est à moins de cinq fois
19:54le résultat d'exploitation.
19:56Et la génération de trésorerie
19:58est plutôt bonne puisqu'on est,
19:59si on prend la génération de trésorerie
20:01sur la capitalisation boursière,
20:02en autour de 12%.
20:04Donc, voilà.
20:04Plutôt encore une certaine prudence
20:06vis-à-vis des perspectives
20:08d'Alten sur cette année.
20:09Oui, en fait,
20:09ce n'est pas Alten qui est confiant
20:12pour cette année.
20:12C'est plutôt Ipsos.
20:13Il y a tellement de publications
20:14que j'ai mélangé les deux.
20:15En fait, Alten perd 2%.
20:16Et à l'inverse,
20:18Ipsos gagne un peu plus de 7%.
20:20Ipsos, là, on change de domaine.
20:21On change du conseil de l'ingénierie
20:24pour aller sur le secteur,
20:25notamment des sondages,
20:26du marketing.
20:27Plus 7,8% pour ce titre.
20:29Ipsos au-delà des 32 euros
20:31avec également un programme
20:32de rachat d'actions.
20:34Oui, alors Ipsos,
20:35l'année 2025 a été une année compliquée
20:38avec un chiffre d'affaires
20:40en dessous des attentes,
20:41notamment aux États-Unis
20:42où il y a eu des changements
20:43de management.
20:44Et puis, globalement,
20:45la fin d'année a été poussée.
20:46Donc, sur l'ensemble de l'année,
20:48la croissance organique
20:49était proche de zéro.
20:50On a subi aussi
20:51une pression sur les marges.
20:53Donc, il y a eu des changements
20:54de management.
20:55La société a fait un investor day
20:56il n'y a pas très longtemps
20:57dans laquelle elle expliquait
20:59qu'avec un certain nombre de mesures,
21:01ils espéraient revenir
21:02d'une croissance à zéro
21:03à plutôt vers 4,5%,
21:05enfin, ou 4%, on va dire,
21:074,5% qui était la moyenne historique.
21:09Alors, les résultats aujourd'hui,
21:11donc, il y a peu de surprises
21:12sur les résultats,
21:13parce qu'ils avaient déjà
21:13un petit peu annoncé
21:14lors de l'investiture day
21:15la couleur.
21:17ce qui, sur l'année 2026,
21:20alors, ce qui plaît,
21:22d'abord, sur les résultats 2025,
21:23c'est quand même qu'ils portent
21:25le dividende à 2 euros,
21:26ça, c'est au-dessus des attentes,
21:27donc ça s'appelait.
21:28Ils annoncent aussi un rachat
21:29d'actions de 100 millions d'euros,
21:30ce qui est une forme de confiance,
21:32alors que le titre est quand même
21:33très décoté.
21:34Maintenant, sur les perspectives 2026,
21:36ils visent une croissance organique
21:38entre 2 et 3%.
21:39Alors, c'est mieux, évidemment,
21:40que les zéros de 2025,
21:42mais on n'est pas encore
21:44sur l'objectif de 4-5%
21:47pour la fin de décennie.
21:49Donc, ça reste quand même
21:49un peu prudent à court terme.
21:51Et d'autre part,
21:52ils visent une marge opérationnelle
21:54en 2026 qui serait au mieux stable.
21:57Donc, attention,
21:58je dirais que le marché
22:00la voit plutôt le verre
22:01à moitié plein,
22:02c'est-à-dire,
22:03bon, déjà pas de nouveaux warnings,
22:04parce qu'il y en a eu pas mal
22:05sur Ipsos,
22:06un début de redémarrage
22:07qui confirme un peu
22:09ce qu'ils disaient
22:09lors de l'Investor Day.
22:12Mais, attention,
22:13pas de progression des marges
22:14et une croissance organique
22:15qui demande quand même
22:16à être confirmée.
22:18Dans le secteur des spiritueux,
22:19nous en parlions précédemment,
22:20Diageo perd un peu plus
22:21de 6% à Londres.
22:23Que c'est compliqué
22:24pour le secteur des spiritueux,
22:25faible visibilité,
22:26que ce soit sur les marchés
22:27chinois et américains.
22:29Et un groupe qui revoit
22:30à la baisse
22:31ses prévisions de vente
22:32pour cette année.
22:33Bon, après, il faut dire
22:34que cette action Diageo
22:35est plutôt bien commencée
22:37l'année, Alain Dubrul.
22:38C'est vrai que malgré
22:38la baisse ce matin,
22:40on gagne toujours plus de 10%
22:41depuis le début de l'année.
22:42Après, il ne faut pas trop
22:43dézoomer sur les 4-5
22:44dernières années quand même.
22:46Disons que dans le secteur
22:47des spiritueux,
22:48il y a eu pas mal d'espoir
22:49en début d'année
22:50sur un, une normalisation
22:51et deux, peut-être aussi
22:52une saison tarifaire
22:53moins brutale.
22:55Et puis, historiquement,
22:56Diageo était plutôt perçu
22:57comme défensif
22:58parce que,
23:00plutôt dans les spiritueux,
23:02portés par un marché américain
23:03sur lequel ils étaient
23:04plutôt assez bons,
23:06en contrepartie,
23:06et leur valorisation
23:07était plutôt élevée.
23:09Sauf que là,
23:09les ventes du premier trimestre
23:10sont quand même
23:11en dessous des attentes.
23:12On est à moins 2,8,
23:13le marché attendait moins 1,9
23:14et au deuxième trimestre,
23:15on est à moins 5,1
23:16contre moins 3,7.
23:17Et la faiblesse,
23:18elle est particulièrement
23:19aux États-Unis.
23:19Alors, récemment,
23:21ce n'est pas une surprise en soi,
23:22mais les États-Unis
23:23sont à moins 10,3
23:23alors qu'on attendait moins 8,8.
23:25Et plus particulièrement,
23:26les spiritueux aux US
23:27sont à moins 14.
23:28Alors, bien sûr,
23:29là-dedans,
23:30il y a une partie déstockage
23:31qui est estimée
23:32aux alentours
23:32de moins 9%.
23:34Donc, la baisse
23:35de la demande finale
23:37serait moindre,
23:38mais la société indique
23:39quand même
23:39qu'il y a plus de concurrence,
23:41et notamment,
23:41il y a une faiblesse en tequila
23:42qui est un de ses produits phares.
23:44Donc, conséquence
23:44de cette faiblesse,
23:45la croissance organique
23:46pour l'ensemble de l'année
23:47est revue en baisse.
23:48En gros,
23:49le marché attendait moins 1,
23:50là,
23:50on va plutôt se situer
23:51vers moins 2,
23:52moins 3.
23:53Et en termes
23:54de réexploitation,
23:56on passe d'une croissance
23:58qui devait être
23:59entre 3 et 5%.
24:00Là,
24:00on est plutôt
24:02entre 0 et quelque chose,
24:04avec en plus
24:05une accélération
24:05des baisses de coût.
24:06Donc, quelque part,
24:07ça suggère
24:08que la dynamique commerciale
24:09n'est quand même
24:09pas exceptionnelle.
24:11Donc, forcément,
24:11le titre qui avait pas mal
24:12rebondi depuis le début de l'année
24:15subit forcément
24:15un revers de fortune
24:17ce matin.
24:17Ce n'est pas du tout illogique.
24:19C'est vrai que sur le marché
24:20des spiritueux,
24:21on est globalement
24:21sur des valorisations
24:22relativement faibles,
24:24mais on attend
24:25un redémarrage
24:26qui tarde à venir,
24:28visiblement.
24:28Moins 6% pour Diageo.
24:30Paris-Cocher,
24:30vous avez Pernod Ricard
24:31qui perd 3,7%
24:32à 81,06 euros,
24:34quand Rémi Cointreau
24:357,9%
24:36à 42,14 euros.
24:38A l'inverse,
24:39ça se passe très bien
24:39pour le secteur bancaire,
24:41avec notamment HSBC
24:42qui a publié ses résultats
24:43cette nuit.
24:44L'action bondit
24:44de plus de 5%
24:45et emmène Société Générale.
24:47C'est la plus forte hausse
24:47du CAC 40 ce matin,
24:48plus 2% à 75,36.
24:50BNP Paribas
24:51sur un record historique
24:52au-delà des 96 euros
24:54plus 1,7%,
24:55quand Crédit Agricole
24:56prend un peu plus
24:57d'un pour cent
24:57au-delà des 18 euros.
24:59Un dernier mot
24:59sur Interparfum.
25:01Là aussi,
25:02malheureusement,
25:02nous n'avons pas
25:02de résultats records.
25:04Le groupe met en avant
25:06des difficultés
25:07sur les effets de change
25:08et sur les droits de douane.
25:10Oui,
25:11sur le résultat 2025,
25:13la société avait déjà averti
25:15sur ses résultats
25:16mi-décembre,
25:17donc elle avait pas mal
25:18baissé à cette occasion.
25:19donc il n'y a pas
25:20d'énormes surprises.
25:22Pour faire court,
25:24bien sûr,
25:24il y a un petit peu
25:25de pression sur la marge
25:26en raison du change
25:27et des droits de douane.
25:29Donc sur l'année,
25:29le résultat de l'exploitation
25:30était en baisse de 2%,
25:31à 75 millions,
25:32mais ça,
25:33c'est à peu près
25:33en ligne avec les attentes.
25:35On est un peu en dessous
25:36de 20%
25:36en termes de marge opérationnelle.
25:39Le résultat de l'année
25:40est également
25:41en légère baisse.
25:42En fait,
25:43ce qui déçoit ce matin,
25:44c'est plutôt
25:45la prudence,
25:46en tout cas,
25:47sur le premier trimestre
25:482026,
25:49parce qu'il mentionne
25:50une base de comparaison
25:51exceptionnellement élevée,
25:52un taux de change difficile,
25:55un calendrier de lancement
25:56moins porteur,
25:57en tout cas sur ce trimestre,
25:59mais sachant aussi
25:59qu'en 2026,
26:00il n'y aura pas
26:00moins de lancement majeur.
26:02Donc tout ça
26:03va peser un petit peu
26:05et au final,
26:06donc il n'y a pas
26:07de guidance pour 2026,
26:08mais ça,
26:09il l'avait déjà dit
26:09en décembre.
26:11Mais pour le premier trimestre,
26:13on devra avoir
26:13une tendance assez faible
26:15et c'est ça
26:16qui pèse un petit peu
26:18sur le titre ce matin.
26:20Notez que Philippe Benassin,
26:21le patron d'Interparfum,
26:23sera avec nous
26:23vendredi
26:24à 9h30
26:25dans Good Morning Market
26:26pour revenir
26:26sur cette publication.
26:28En tout cas,
26:28ce matin,
26:29le marché vend la nouvelle
26:30moins 2,7%
26:31à 24,38 euros
26:33pour ce titre
26:34Interparfum.
26:34Merci beaucoup Alain Dubrul
26:35d'être revenu à chaud
26:36sur ses différentes publications,
26:38les publications
26:39les plus importantes
26:40à suivre ce matin.
26:41Un mot quand même
26:42d'Edenred
26:42qui perd un peu plus
26:43de 5%.
26:44Le titre est en hausse
26:45de 5% hier
26:46et là,
26:47il repère 5%
26:48car le groupe annonce
26:48ce matin
26:49qu'il va appliquer
26:49la nouvelle réglementation
26:50au Brésil
26:51sur les titres restaurants
26:52avec notamment
26:53moins de commissions.
26:54Ça se traduit
26:55par une baisse de la valeur
26:56qui est l'une des plus
26:57fortes baisses
26:58dans le SBF 120.
27:0017,90 euros
27:01pour ce titre
27:02Edenred.
27:03Et demain,
27:03je vous disais encore
27:04donc beaucoup
27:05de publications d'entreprises
27:06avec notamment
27:06Engie
27:07ou encore Schneider Electric,
27:09Saint-Gobain
27:09qui vont dévoiler
27:10leurs résultats annuels.
27:11Très courte pause,
27:12on se retrouve dans un instant
27:13pour parler notamment
27:13du marché obligataire.
27:15Petit panorama
27:15avec Xavier Hoche
27:17de Groupama Asset Management
27:18et puis ensuite
27:19en dernière partie
27:20d'émission,
27:21nous serons notamment
27:22avec les équipes
27:23de Montpensier-Arbevel
27:24et de Quairo Capital
27:25pour revenir notamment
27:26sur le Nikkei
27:27qui a touché
27:28un record historique
27:29cette nuit.
27:29la Banque du Japon
27:30qui accueille
27:31deux nouveaux membres
27:32poussés par
27:32Sanae Takachi
27:33qui espère bien sûr
27:35que la Banque Centrale
27:36ne va pas trop remonter
27:37c'est tout.
27:45Deuxième partie
27:46de Good Morning Market
27:47et donc un nouveau record
27:48pour le CAC Kéron
27:48qui a été touché
27:49quelques minutes
27:50après l'ouverture
27:51au-delà des 8 550 points.
27:53C'est une hausse
27:53de 0,4% à Paris
27:55plus 0,6%
27:56pour l'Eurostox
27:5850.
27:58A noter ce matin
28:00la Bourse de Londres
28:01qui est en retrait
28:02léger
28:03et encore
28:03avec notamment
28:05des résultats
28:05qui ont été publiés
28:06par HSBC
28:07qui sont très clairement salués.
28:09C'était la dernière
28:09grande banque européenne
28:10à développer ces résultats
28:11et ce sont des résultats
28:12qui sont au-delà
28:13des attentes
28:13avec notamment
28:14un résultat opérationnel
28:15au-delà des 30 milliards
28:16de dollars l'an passé.
28:17Le titre donc bondit
28:19et emmène
28:19l'ensemble du secteur bancaire
28:21à Paris
28:21puisque Société Générale
28:22ou encore BNP
28:23sont les plus fortes hausses
28:24ce matin.
28:27Justement,
28:28en parlant du marché obligataire
28:29ce matin
28:30avec Xavier Hoche,
28:31le directeur des gestions
28:32de Groupama Asset Management.
28:33Bonjour Xavier Hoche.
28:35Bonjour.
28:35Avec vous,
28:36on va dresser un panorama
28:37du marché obligataire.
28:39On parle beaucoup
28:39de la volatilité
28:40sur le marché action
28:41mais il y a de quoi faire aussi
28:42sur le marché obligataire.
28:44Net détente
28:44ces dernières heures,
28:46ces derniers jours,
28:47notamment sur les souverains
28:49avec notamment
28:50pas mal d'inquiétudes
28:51sur l'IA,
28:52sur les droits de douane.
28:53Bref,
28:53ces sujets d'inquiétudes
28:54sont nombreux.
28:55Donc on a des investisseurs
28:55qui reviennent
28:56sur les produits de taux
28:57et puis également
28:59on en reparlera peut-être
29:00les anticipations
29:01de baisse de taux
29:02que ce soit
29:03du côté des États-Unis
29:04et de la BCE.
29:07Tout à fait.
29:07Alors,
29:07il y a plusieurs forces
29:09en ce moment.
29:09Il y a des forces
29:10à très court terme.
29:11Vous avez parlé
29:11des droits de douane.
29:12Les droits de douane,
29:13ça a deux impacts.
29:14Le premier,
29:15ça crée de l'incertitude
29:16puisqu'on s'était fait
29:18à l'idée d'avoir
29:18des droits de douane,
29:19etc.
29:20Là,
29:20ça a été invalidé
29:21donc on rebat les cartes.
29:23Donc ça crée
29:24un peu d'incertitude.
29:25Et puis d'un autre côté,
29:26quelque part,
29:27ça cape un peu l'incertitude
29:28parce qu'avant,
29:29on avait des droits de douane
29:29qui pouvaient monter à 100%
29:31alors que maintenant,
29:31ils sont limités à 15%.
29:33Donc l'incertitude
29:34est un peu plus forte
29:35mais est capée
29:36en termes de montant.
29:38Au lieu de 100%,
29:39c'est 15%.
29:40Donc ça,
29:40c'est un premier effet.
29:41On a un effet
29:42dont vous avez parlé également,
29:43c'est à moyen terme,
29:44ça c'est l'IA.
29:45L'IA,
29:46il y a,
29:46on va dire,
29:47tout un fly to quality
29:48où je me rabats
29:49sur les choses
29:50les plus sécures,
29:51etc.
29:52Et donc je me rabats
29:52sur les taux.
29:53La grande théorie
29:55en ce moment
29:55veut que l'IA
29:56va créer de la déflation,
29:58l'IA va créer du chômage
30:00et donc que
30:02les banques centrales
30:03vont baisser les taux
30:04pour essayer de contrer
30:05tout ça
30:06et que le chômage
30:07va grimper.
30:07Il y a même une étude
30:08qui est sortie
30:09il y a quelques jours
30:09comme quoi le chômage
30:10grimperait à 10%
30:11aux Etats-Unis.
30:12Donc ça,
30:13c'est vraiment,
30:14tout le monde a peur de ça
30:15et clairement,
30:16on se précipite
30:17sur les titres
30:17les moins risqués.
30:19Alors c'est une opportunité
30:20pour les Etats
30:20qui se financent massivement
30:22cette année,
30:22ça va probablement être
30:23une année record
30:24dans le sens
30:25où vous avez
30:26des souverains,
30:27notamment sur les taux longs,
30:28sur les 10 ans,
30:29qui ont tendance
30:30à baisser.
30:32Oui, exactement.
30:33Et puis la troisième force,
30:35ça rejoint ce que vous dites,
30:36la troisième force
30:37en ce moment
30:37mais qui est vraiment
30:38une force long terme,
30:39c'est que les Etats
30:40ne peuvent pas se permettre
30:41d'avoir des taux longs
30:43qui sont éternellement
30:44très élevés.
30:45Des taux à 5-6%,
30:46c'est pas possible.
30:47Quand on a
30:47100-150% d'endettement,
30:50c'est pas possible
30:50d'avoir des taux très longs.
30:51Donc tout le monde
30:52a intérêt à ce que
30:53les taux baissent
30:53et donc ça va clairement,
30:54ça va caper à la hausse
30:55les taux.
30:56Alors il y a quelques facteurs
30:57d'incertitude,
30:57on en parlera peut-être,
30:58mais globalement,
30:59les taux sont plutôt
31:00capés à la hausse en ce moment
31:01et plutôt donc dirigés
31:03à la hausse.
31:03Alors qu'à l'inverse,
31:04beaucoup de maisons de gestion
31:05à commencer sur ce plateau
31:06se montrent prudentes
31:08sur les taux souverains,
31:09préfèrent le crédit.
31:10C'est vrai qu'aujourd'hui,
31:11les investisseurs,
31:12ils ont le choix,
31:12ils ne sont pas obligés
31:13d'aller prêter de l'argent
31:14à la France
31:14ou aux Etats-Unis
31:15ou au Royaume-Uni.
31:16Ils peuvent prêter
31:17de l'argent aux GAFAM,
31:18on l'a vu au début du mois,
31:19du 100 ans sur Alphabet.
31:20Visiblement,
31:21ce n'est que le début
31:21car il va bien falloir financer
31:22ces 600 milliards
31:23de capex des GAFAM.
31:25Comment aujourd'hui,
31:26vous, en tant que directeur
31:27des gestions de Groupama
31:28Asset Management,
31:29vous répartissez un petit peu
31:30votre allocation
31:31entre des GAFAM
31:33qui lèvent massivement
31:34de l'argent,
31:35des Etats également
31:35qui ont besoin
31:36d'être accompagnés
31:37et puis en termes de duration,
31:39là aussi,
31:39on a un panorama
31:40qui est très large.
31:42Alors,
31:42comme on est plutôt
31:43baissiétaux,
31:44il faut avoir un petit peu
31:45de duration,
31:45pas trop,
31:46mais un petit peu.
31:46La deuxième chose,
31:47c'est globalement,
31:48les taux en ce moment,
31:49c'est 3, 4, 5.
31:513, c'est pour les actifs
31:52super sécures.
31:534, je suis sur
31:54l'investment grade,
31:55je suis relativement sécure,
31:57mais bon,
31:57on commence à prendre
31:58quelques risques de crédit
31:59et 5,
32:00on va sur du high yield,
32:02c'est le début
32:02des subordonnées bancaires,
32:04etc.
32:04Donc, nous,
32:05on est plutôt
32:06sur la partie haute,
32:07on pense que le portage
32:08est toujours important
32:09pour plusieurs raisons.
32:10D'abord,
32:10parce qu'il y a peu
32:11de taux de défaut en ce moment
32:12et globalement,
32:13le marché du crédit
32:14à la fin des fins
32:14est toujours rattrapé
32:16par les taux de défaut.
32:16Les taux de défaut
32:17ont légèrement augmenté,
32:18mais c'était relativement ordonné
32:19et on pense qu'ils vont baisser
32:21parce que la croissance
32:21sera là
32:22ces prochaines années.
32:24Ils sont montés
32:24à 3,9, je crois,
32:26et ils vont baisser
32:27normalement autour
32:27de 2% l'année prochaine.
32:29Donc, le crédit toujours
32:30et le crédit avec du portage
32:32parce qu'avoir du portage
32:33en ce moment,
32:34c'est toujours quelque chose
32:34d'intéressant.
32:35Il y a des flux énormes
32:36qui se déversent
32:37sur le marché du crédit.
32:38L'année dernière,
32:39il y a eu 37 milliards
32:40qui se sont déversés en Europe.
32:41C'est à peu près 10%
32:42du marché du crédit
32:44en Europe
32:44sur les fonds ouverts.
32:46c'est quelque chose
32:47d'assez énorme
32:47et ça continue
32:48en ce début d'année.
32:49Donc, quand on vous dit
32:50de faire du portage
32:50pour des auditeurs
32:52qui nous écoutent,
32:53c'est qu'on achète
32:54une obligation,
32:54pas dans l'objectif
32:55de la revendre
32:56avant l'échéance,
32:56mais de se laisser porter
32:58jusqu'à la fin.
32:59De se laisser porter
32:59en tout cas un certain temps
33:00et de toucher les coupons.
33:01Le high yield,
33:02vous en avez parlé,
33:03les rendements sont plus élevés,
33:05mais bien sûr,
33:05c'est associé
33:06à un risque plus élevé.
33:07Aujourd'hui,
33:08beaucoup d'investisseurs
33:08vendent sur cette classe d'actifs
33:09parce que les obligations
33:11les mieux notées
33:11ont des rendements
33:12peut-être moins attirants.
33:14Comment vous regardez
33:15aujourd'hui ce high yield ?
33:16Des taux de défaut
33:17qui remontent un petit peu
33:18aux Etats-Unis.
33:19Rien pour l'instant de grave,
33:21mais ça remonte un petit peu.
33:22C'est quand même
33:22un point d'attention aujourd'hui ?
33:24C'est effectivement
33:25un point d'attention.
33:25Il faut faire attention
33:27à ces taux de défaut.
33:28Encore une fois,
33:29les taux de défaut
33:29sont très corrélés
33:31aux variations très fortes
33:32de PIB.
33:34Et actuellement,
33:35on n'a pas en vue,
33:36enfin en tout cas chez nous,
33:37chez Groupama,
33:38pas en vue de variations
33:39très fortes de PIB.
33:40C'est-à-dire,
33:41les PIB vont continuer
33:42à être légèrement supérieurs
33:43à ce qu'ils sont actuellement.
33:44Il n'y a pas de baisse très forte.
33:45Et à partir de là,
33:46il n'y a pas de taux de défaut
33:47qui devraient monter.
33:48Et donc,
33:49le crédit reste quelque chose
33:50d'intéressant.
33:52Associé à ça,
33:52les baisses de taux,
33:53forcément,
33:54qui vont avoir un impact
33:55pour les entreprises
33:56qui sont en difficulté,
33:57mais aussi un impact
33:57sur le marché des taux.
33:59Comment vous anticipez
34:00aujourd'hui
34:01ces baisses de taux
34:02des banquilles centraux ?
34:03Dans un premier temps,
34:04probablement aux Etats-Unis,
34:05puis après peut-être
34:05pour la BCE.
34:06Le débat est pleinement
34:07ouvert aujourd'hui.
34:09Ça, c'est déjà
34:10pricé,
34:10comme on dit dans le jargon.
34:11C'est déjà anticipé
34:12dans ce marché des taux ?
34:13Alors,
34:13c'est globalement
34:14plutôt anticipé.
34:15Ce qu'on attend,
34:16c'est qu'en Europe,
34:17on va rester toujours
34:17autour de 2.
34:18Les baisses des taux
34:19ont déjà eu lieu.
34:20Par contre,
34:20aux Etats-Unis,
34:21il y a encore
34:222 ou 3 baisses de taux
34:23à venir ces prochaines années,
34:25ce qui nous baisserait
34:26les taux de l'ordre
34:27de un petit pourcent
34:28à peu près aux Etats-Unis.
34:31L'inflation,
34:32je n'allais pas dire
34:33est derrière nous,
34:34il faut faire attention,
34:35mais globalement,
34:36est plutôt calme,
34:37la croissance
34:38n'est pas en train
34:39de repartir,
34:39le chômage,
34:40on se pose
34:40beaucoup de questions.
34:42Tout ça étant,
34:44avec les forces
34:44dont on a parlé au départ,
34:46ça devrait nous tirer
34:47les taux vers le bas
34:49aux Etats-Unis,
34:50en Angleterre,
34:52en Europe,
34:52la stabilité
34:53et puis au Japon,
34:54plutôt la stabilité.
34:55Depuis le début de l'année,
34:56quels sont les mouvements
34:57que vous avez opérés
34:57chez Groupama Asset Management ?
34:59Un petit peu la stratégie
35:00sur ce marché des taux.
35:01Beaucoup d'investisseurs
35:02vont désormais aussi
35:03sur le marché émergent,
35:04ça se voit sur le marché action,
35:06mais également
35:06sur le marché des taux
35:07où les rendements
35:09sont plus attirants,
35:10plus importants.
35:10Pas énormément de changements,
35:12on est depuis une bonne année,
35:13on est positif
35:14sur la partie crédit,
35:16notamment tous les crédits
35:17avec du rendement,
35:18encore une fois,
35:19les dettes subordonnées
35:20financières,
35:21les hybrides,
35:22le crédit à yield,
35:24on est très positif
35:24sur ces classes d'actifs,
35:26on a surpondéré
35:27ces classes d'actifs
35:28dans nos portefeuilles
35:29et on continue
35:29à les surpondérer
35:30pour des raisons de flux
35:32et puis pour des questions
35:34fondamentales
35:35en disant
35:35il y a encore des choses
35:36à faire là-dessus
35:37pour l'instant.
35:38Merci beaucoup Xavier Hoche
35:39de nous raccompagner ce matin,
35:40vous êtes directeur
35:40des gestions
35:41de Groupama Asset Management
35:42pour dresser un petit panorama
35:43du marché obligataire.
35:469h39,
35:46tout de suite,
35:47c'est l'heure
35:47du face-à-face.
35:49Vous avez l'habitude
35:50de ce rendez-vous,
35:51deux acteurs de marché
35:52ce matin avec en plateau
35:54Ronan Blanc,
35:55gérant obligataire
35:56chez Montpensier-Arbevel.
35:57Bonjour Ronan.
35:57Bonjour.
35:58Et Guillaume Launay,
35:59directeur général
35:59de Quairo Capital.
36:01Bonjour Guillaume Launay,
36:02merci à tous les deux.
36:02Bonjour Étienne.
36:03Présent ce matin,
36:04encore beaucoup d'actualités,
36:05beaucoup de résultats
36:06d'entreprises.
36:07On voit qu'une nouvelle fois
36:09c'est des mouvements
36:09qui sont très violents.
36:11La Bourse de Londres
36:11l'illustre très bien
36:12avec donc GIAGO,
36:13leader des Spiritueux
36:14qui perd 6%,
36:15à l'inverse HSBC
36:16qui gagne 6%.
36:17En tout cas,
36:18les indices européens
36:18sont sur des plus hauts
36:19historiques,
36:20que ce soit à Londres,
36:21à Paris.
36:21Bref,
36:21on n'arrête pas
36:22de battre des records
36:22en ce moment.
36:24Un petit regard peut-être
36:25Ronan sur le Nikkei
36:27qui là aussi
36:28a touché un record
36:28historique ce matin,
36:29plus de 2% de gains
36:30à la clôture
36:31avec notamment
36:32Sanae Takashi
36:33qui a nommé
36:34deux membres
36:35du côté de la Banque du Japon.
36:37Elle espère ainsi
36:38peut-être dissuader
36:40le gouverneur
36:41de remonter ses taux
36:42à court terme ?
36:43Oui, c'est ça.
36:44C'est une manière
36:45un petit peu
36:45de le corneriser.
36:46Après,
36:46c'est deux personnes
36:48qui viennent
36:49du monde universitaire
36:50donc on aurait espéré
36:51peut-être
36:53des gens
36:53un petit peu plus au fait
36:55de ce qui se passe
36:55dans le marché.
36:57Donc,
36:57c'est cette thématique
36:58de reflation
36:59finalement
36:59qui est voulue
37:00par le Japon
37:01depuis un petit moment.
37:02Le point de vigilance
37:04c'est encore une fois
37:05le maître mot.
37:07On sait que
37:07les banques japonaises
37:09sont prêteuses
37:10au reste du monde
37:11et il y a un risque
37:12de rapatriement
37:14de capitaux
37:15de leur part.
37:15On a commencé
37:16à en avoir
37:17un petit peu
37:17les premières figures
37:19avec le rallye
37:20qu'on a eu
37:20ces dernières semaines
37:21sur les taux japonais.
37:22Donc là,
37:22ça s'est stoppé
37:23parce que c'est
37:24une petite piqûre de rappel
37:25sur le fait
37:25qu'il va quand même
37:26avoir des dépenses
37:27supplémentaires
37:27dans un contexte
37:29où il y a
37:30concurrence
37:30à peu près mondiale
37:31sur l'accès
37:32finalement à l'épargne.
37:34Et cette tendance
37:35au rapatriement
37:36de capitaux
37:36pour nous
37:37elle va se poursuivre.
37:38Ça veut dire
37:39qu'il y aura des perdants
37:39et les perdants
37:41ça sera sans doute
37:42peut-être un peu
37:42les Européens
37:43et les Américains
37:44vers qui
37:45les banques japonaises
37:46vont moins se tourner
37:47pour prêter.
37:47Donc on sait
37:48qu'on a une concurrence
37:50qui est internationale
37:51sur la levée de dettes
37:52on a des montants
37:53de dettes à lever
37:54qui sont extrêmement
37:57importants
37:57aux Etats-Unis
37:58et en Europe
37:59et il va falloir
38:00trouver des sources
38:01de financement
38:02et c'est une source
38:03principale
38:04qui va commencer
38:05continuer à se tarir
38:06pour nous.
38:082026
38:082026
38:09c'est quand même
38:10une année clé
38:10pour les banques centrales
38:11on en reparlera après
38:12entre la Boj
38:13la Fed
38:14la BCE
38:14on est quand même
38:15à des tournants majeurs.
38:16Alors tournant majeur
38:17en plus
38:18d'autant plus
38:18qu'on a quand même
38:20de bonnes surprises
38:20au niveau de l'inflation
38:22j'en travaillais juste avant
38:23peut-être un point de vue mitigé
38:25sur ce qui se passe
38:26aux Etats-Unis
38:27la vérité
38:28c'est que
38:28Trump a un peu
38:29gagné son pari
38:30sur l'inflation
38:32et on est plutôt
38:33en train de voir
38:34le soufflet retomber
38:35donc ça donne
38:36finalement
38:36une marge de manœuvre
38:37à la Fed
38:38et au prochain gouverneur
38:39pour baisser ses taux
38:41et accompagner
38:42finalement
38:42cet élan de reprise
38:43parce que là
38:44honnêtement
38:44s'il y a quelque chose
38:46de factuel aujourd'hui
38:46c'est que le taux
38:47de surprise économique
38:48donc c'est la manière
38:49dont les investisseurs
38:50sont surpris
38:51de la vigueur
38:51ou du ralentissement
38:52est plutôt à la hausse
38:53donc on a
38:54enfin c'est factuel
38:55aux Etats-Unis
38:56et aussi en Europe
38:57une reprise
38:58est en train
38:58de s'inscrire
39:00s'inscrire un petit peu plus
39:01dans la durée
39:02avec une inflation
39:03qui pour l'instant
39:04notamment aux Etats-Unis
39:05est under control
39:06donc c'est
39:07d'un point de vue marché
39:09un catalyseur positif
39:11et c'est pour ça
39:11que nous on reste constructif
39:12sur les actifs risqués
39:13malgré les poches de risque
39:14et notamment toute la vague
39:16liée à l'IA
39:16dont on aura l'occasion
39:17de reparler peut-être
39:18un petit peu plus tard
39:19Guillaume Launay
39:19directeur général
39:20de Kua Eurocapital
39:21est-ce que le Nikkei
39:22ne s'emballe pas un peu
39:22trop vite là ce matin
39:232% sur les deux nominations
39:25bien sûr
39:26le marché des devises
39:27le marché obligataire
39:28est resté calme ce matin
39:29rien n'est joué
39:30on fait tout un point
39:31de la reflation
39:31donc c'est un terme
39:33qu'on prononce rarement
39:34donc on a effectivement
39:36la nomination
39:37de deux économistes
39:38universitaires
39:40qui sont reflationnistes
39:41c'est-à-dire qu'ils vont
39:44privilégier une politique
39:44d'affaiblissement du Yen
39:46et une politique
39:47de baisse d'impôts
39:48et une politique
39:48en fait
39:49c'est une histoire
39:50de change
39:51et le marché réagit
39:54chaque fois que la monnaie
39:55s'affaiblit
39:56les courbes de taux
39:56se repentifient
39:58et donc on revoit
39:59à nouveau
39:59comme tu le disais
40:00Renan
40:00la partie longue
40:01des courbes
40:01qui prend 5-6 points de base
40:03ou 4-5 points de base
40:04sur le 30
40:04puis sur le 10
40:05puis jusqu'à remonter
40:06au taux court
40:07qui ne bouge pas trop
40:09il y a un tout petit peu
40:10de contamination
40:10sur les US
40:11avec un tout petit peu
40:12de pick-up
40:13sur le 10 en US
40:13mais vraiment très marginal
40:15et sur l'Europe
40:16il ne se passe pas grand chose
40:17je serais un peu plus modéré
40:19que Renan
40:19sur la reprise
40:20de la croissance
40:21dans une inflation
40:23complètement maîtrisée
40:24je trouve quand même
40:25qu'en Europe
40:25la croissance
40:26c'est vraiment faible
40:27il ne se passe pas
40:28énormément de choses
40:29en dehors de l'Espagne
40:30et est-ce que ça ouvre
40:31la porte à des baisses de taux
40:32comme était évoqué
40:34dans votre meeting précédent
40:35c'est affreusement ennuyeux
40:37la politique de la BCE
40:38en ce moment
40:38il ne se passe rien
40:39on est à deux
40:40on est à deux depuis un moment
40:42ça ne bouge pas
40:42il n'y a pas de direction précise
40:44il y a Schnabel
40:45qui il y a un an
40:45nous expliquait
40:46qu'il fallait peut-être
40:46monter les taux en 26
40:47maintenant ça a disparu
40:49du spectre
40:50peut-être qu'on aura
40:51une baisse de taux
40:51mais vraiment
40:52sans conviction
40:52sans rien
40:53peut-être 25 BP
40:54peut-être
40:55rien
40:55rien du tout
40:57En tout cas
40:57cette annonce de la nuit
40:58avec Sanaït Akashi
40:59qui place deux universitaires
41:01à la Boge
41:02la semaine dernière
41:03c'était des pressions politiques
41:04du côté de la BCE
41:05pression politique
41:06bien sûr
41:07de Donald Trump
41:08sur la Fed
41:09ça montre bien
41:10Ronan Blanc
41:11que politique
41:12et politique monétaire
41:14sont liés entre eux
41:15intimement
41:16de toute façon
41:16on a des banques centrales
41:17qui sont assiégées
41:18depuis des mois
41:19donc c'est particulièrement
41:20visible aux Etats-Unis
41:21parce que Trump
41:22ne s'en cache pas
41:23mais y compris
41:25côté européen
41:26on sait que c'est des gens
41:27qui se parlent
41:28on ne reviendra
41:29sans doute pas
41:29au programme de dépenses
41:31qu'on a eu
41:31avant le Covid
41:32et pendant le Covid
41:33sur programme de quantitatives
41:36easing
41:36achat de dettes
41:37en tout cas
41:38c'est plutôt souhaitable
41:40maintenant
41:41en Europe
41:42bon peut-être
41:43qu'on aura quand même
41:44une surprise
41:44avec un départ
41:45de Christine Lagarde
41:47plus précoce
41:47qu'annoncé
41:50mais on retrouve
41:51quand même
41:51de l'air
41:52et de la capacité
41:53un petit peu
41:54à agir
41:54je suis assez partisan
41:56sur un accompagnement
41:57à petits pas
41:58avec peut-être
41:59deux baisses de taux
41:59côté BCE
42:00sur la deuxième partie
42:01de l'année
42:01pour justement
42:02accompagner
42:02cette petite élan
42:03de reprise
42:04encore une fois
42:04je ne suis pas
42:05catégorisé
42:06la reprise européenne
42:07comme ce qui se passe
42:08aux Etats-Unis
42:09mais c'est quand même
42:11visible
42:12et notamment
42:12sur la partie
42:13sur la partie small
42:14avec un crédit
42:15et ça c'est quelque chose
42:17qui est particulièrement visible
42:19et dont on parle
42:20assez peu
42:20c'est que le crédit
42:21s'est relancé
42:22tant côté ménage
42:23qu'entreprise
42:23y compris en Europe
42:24donc l'appétit
42:25pour le crédit
42:26et bien le fait
42:26que malgré une visibilité
42:27sur le cycle économique
42:28et politique
42:29est faible
42:29ça ça ne va pas changer
42:30et c'est pour ça
42:31que nous on reste
42:31positif sur la partie crédit
42:33là où il y a
42:33de la visibilité
42:34aujourd'hui
42:35les gens se relèveraient
42:37se ré-endettent
42:38un petit peu
42:38alors sur de bas niveaux
42:40parce qu'il y a
42:40un nettoyage des bilans
42:42côté entreprises européennes
42:43qui a été assez significatif
42:45mais nous
42:45sur le crédit à yin
42:46on voit quand même
42:47de plus en plus
42:48de deals
42:49de fusion acquisition
42:51qui viennent se refinancer
42:52un petit peu
42:53de remontée
42:54de dividendes
42:55des dépenses d'investissement
42:56c'est quelque chose
42:57qu'on n'avait pas vu
42:57depuis un petit moment
42:59donc c'est du petit pas
43:00mais c'est des pas
43:01qui sont plutôt constructifs
43:03et qui nous amènent
43:04finalement à construire
43:05un scénario
43:06somme toute
43:07assez positif
43:08sur les actifs risqués
43:10et sur les actifs risqués
43:11européens en particulier
43:12sur lequel il y a
43:13quand même du retard
43:13et globalement
43:14les investisseurs
43:15internationaux
43:16sont plutôt
43:16sous-exposés
43:18et c'est bien la preuve
43:19que les investisseurs
43:19se diversifient
43:20que ce soit en termes
43:21de classe d'actifs
43:22en termes de zones géographiques
43:23avec notamment
43:24des indices européens
43:25qui sont sur des plus hauts
43:26un beau rattrapage également
43:27de Séoul
43:28ou encore du Nikkei
43:29depuis le début de l'année
43:30l'intelligence artificielle
43:33ça pèse sur les marchés
43:34désormais
43:35avant c'était un booster
43:36maintenant c'est un sujet
43:37d'inquiétude
43:37c'est vrai que le marché
43:38ne sait pas comment juger
43:40cette intelligence
43:41très intéressante
43:42artificielle
43:42on aura les résultats
43:43d'NVIDIA ce soir
43:44comment vous regardez
43:45Guillaume Lonnet
43:45ce sujet IA
43:46sur la partie obligataire
43:48et sur la partie action
43:50sur la partie
43:52l'IA en elle-même
43:54c'était une IA
43:54qu'on sollicitait
43:56pour avoir des informations
43:57avec du stockage
43:58de schémas
43:59qui étaient
44:00pré-fabriqués
44:02et qu'on pouvait diffuser
44:04à une grande quantité
44:06d'individus
44:06maintenant l'IA
44:08elle est différente
44:09elle est différente
44:11en ce sens
44:11qu'elle a besoin
44:11de beaucoup plus d'énergie
44:12donc nous déjà
44:13sur la partie non cotée
44:15et sur les besoins
44:17en énergie future
44:18et en souveraineté
44:21énergétique
44:22des pays
44:23il y a un changement
44:24majeur
44:24donc aujourd'hui
44:25c'est pas tellement
44:26le modèle d'IA
44:27c'est l'agent IA
44:28qui va tout changer
44:29vous aurez 5 ou 6 agents
44:30chez vous à la maison
44:31et vous allez les programmer
44:33pour faire un certain nombre
44:33de choses
44:34et donc chaque individu
44:35va faire des milliers
44:36de requêtes
44:36alors que pour l'instant
44:37on fait une requête
44:38par exemple pour envoyer
44:39un reporting client
44:40on fait son reporting
44:41on l'envoie à 1000 clients
44:42c'est un document
44:43qu'on va taper dans une base
44:44là c'est
44:45ce qui change
44:46c'est l'agent IA
44:47fait sur mesure
44:47pour vous
44:48pour un client donné
44:50et là dessus
44:50il y a beaucoup
44:51de documents
44:52de recherche
44:53qui sort
44:53la conclusion
44:54c'est que
44:55peu importe le modèle
44:57d'IA
44:58peu importe son évolution
44:59cloud
44:59ce que vous voulez
45:01les plus pointus
45:01c'est pas le sujet
45:02le sujet
45:03c'est qu'on va saturer
45:04nos capacités énergétiques
45:06notre
45:06la possibilité
45:07d'alimenter
45:08nos data centers
45:09la possibilité
45:11de répondre
45:12à une multitude
45:13de requêtes
45:13on parle
45:14sur l'IA
45:16des agents
45:16enfin l'agent IA
45:17la multiplicité
45:18des agents IA
45:19à venir
45:19c'est 30 à 40 fois
45:20ce qu'on demande
45:22aujourd'hui
45:22à une IA
45:23en termes d'énergie
45:24donc l'enjeu
45:25pour nous
45:26c'est de regarder
45:27la souveraineté
45:28la France
45:28en termes d'énergie
45:29c'est un avantage
45:30énorme pour la France
45:31avec son parc nucléaire
45:33et c'est vraiment
45:34l'enjeu du futur
45:35c'est comment
45:36s'assurer
45:37qu'on aura
45:40une énergie
45:41qui soit
45:42accessible
45:43aux français
45:43qui soit
45:44souveraine
45:45et qui ne puisse pas
45:46être sous la mesure
45:47ou sous le risque
45:49de subir une sanction
45:50d'un pays
45:51chez qui on se fournirait
45:52ça c'est l'enjeu
45:53et c'est clair
45:55que si vous vous mettez
45:56du côté des Etats-Unis
45:57que vous avez
45:57tous les leaders de l'IA
45:59qui sont américains
45:59en dehors de Mistral
46:00en France peut-être
46:01mais globalement
46:02ils sont tous américains
46:03les ressources énergétiques
46:04aux Etats-Unis
46:05sont saturées parfois
46:06il y a eu des échecs
46:07de réseau
46:07il y a eu des interruptions
46:09de réseau
46:09à cause de la demande
46:11et clairement
46:12la souveraineté énergétique
46:13c'est l'enjeu
46:14donc l'implication
46:15pour les marchés
46:16c'est nécessairement
46:17sur les valeurs cotées
46:18de l'énergie
46:19et tout ce qu'on ne regarde
46:21pas encore vraiment aujourd'hui
46:22on parle tout le temps
46:23de l'IA
46:24ou de l'agent IA
46:25mais on ne regarde pas
46:26comment ça fonctionne
46:26et quels sont les besoins
46:27énergétiques qui vont derrière
46:28ça c'est l'enjeu du futur
46:30et c'est donc l'implication
46:32pour le non coté
46:33c'est effectivement
46:34du financement
46:36de centrales nucléaires
46:37le fait que maintenant
46:38le nucléaire rentre dans
46:38la taxonomie
46:39ça aide
46:40et depuis quelques jours
46:42les inquiétudes
46:42c'est également
46:43sur les perdants de l'IA
46:44c'est pas pour rien
46:44que Blueway Capital
46:45a dû
46:46c'est parce qu'en fait
46:47on a commencé
46:48le marché cherche
46:49les perdants
46:50donc cherche
46:52quels sont les secteurs
46:52qui sont disruptés
46:54par le développement
46:55de l'IA
46:55et cette disruption
46:57on a trouvé
46:58qu'elle touchait
46:59les fabricants de logiciels
47:00les éditeurs de logiciels
47:01donc on s'est mis
47:02à sanctionner
47:02Salesforce
47:02à tout le monde
47:03et puis tout d'un coup
47:04on se dit
47:04ça va être un peu plus compliqué
47:05de mettre Salesforce à terre
47:07et peut-être que Claude
47:08ne va pas savoir faire
47:10tout à fait
47:10ce que fait Salesforce
47:11aujourd'hui
47:11en tout cas
47:12ça prendra du temps
47:12donc l'enjeu
47:14il y a effectivement
47:16des secteurs
47:17qui sont
47:17pardon je suis un peu long
47:18qui sont disruptés
47:19régulièrement
47:20par ce qu'on imagine
47:22être l'IA
47:23ou l'agent IA
47:24demain
47:24et en quoi
47:25il va se répandre
47:26partout
47:27effectivement
47:27c'est un chambardement
47:29un bouleversement
47:31énorme
47:31de notre économie
47:32et des enjeux
47:34de souveraineté énergétique
47:35le cas Blueway Capital
47:36vous inquiète
47:37Ronan Blanc
47:38ce fonds
47:39c'est un fonds
47:39par rapport aux 300 milliards
47:40d'actifs que gère
47:41la société
47:41qui est assez modeste
47:42mais ça envoie quand même
47:43un signal
47:44sur la partie
47:45d'aide privée
47:46risque de défaut
47:47etc
47:47en fait on est sur
47:48une révolution industrielle
47:49sur la partie logicielle
47:51on a parlé de
47:51SaaS Apocalypse
47:52parce que globalement
47:53tout le monde a été mis
47:54dans le même sac
47:54aujourd'hui le message
47:56c'est que
47:57l'IA est plutôt
47:58un accompagnateur
47:59un partenaire
48:00pour la bonne et simple raison
48:01que l'IA s'appuie surtout
48:02sur des données
48:02qui sont publiques
48:03or les fabricants
48:05de logiciels
48:05travaillent depuis des années
48:06et des années
48:07sur la fabrication
48:08de leurs propres données
48:09donc en fait
48:09c'est là où pour nous
48:11le raccourci est peut-être
48:12un petit peu facile
48:13mais c'est le propre
48:14de toute révolution industrielle
48:16c'est-à-dire qu'à un moment donné
48:16on est un peu perdu
48:18parce qu'on a
48:20l'impression
48:21qu'il va y avoir
48:21des changements
48:22très significatifs
48:23et sans doute
48:23des gains de productivité
48:24qui vont être importants
48:25et ces gains de productivité
48:27à la différence
48:28dans le passé
48:29où ça touchait
48:29principalement
48:30l'école bleue
48:30là ça va toucher
48:31principalement aussi
48:32l'école blanc
48:33donc on a
48:34encore une fois
48:35un petit peu du mal
48:35à atterrir
48:36la vraie différence
48:37sur la partie non cotée
48:38notamment aux US
48:39c'est que le SAS
48:40ça représente
48:4110 à 15%
48:42de ce qui a été levé
48:43en dette privée
48:45donc c'est là où
48:45en fait
48:46il y a le bas blesse
48:47c'est qu'on sait
48:48qu'il y aura de la casse
48:49et il y aura de la casse
48:50sur une proportion
48:51relativement significative
48:52des investissements
48:53qui ont été opérés
48:54en dette privée
48:55aux Etats-Unis
48:55en Europe c'est différent
48:56puisqu'on est sur
48:57l'économie plus traditionnelle
49:01industrielle
49:01et typiquement
49:02sur le haïl européen
49:03qui est un petit peu
49:04notre champ d'action
49:04c'est autour des 2-2,5
49:06et là-dessus
49:07il y a plutôt
49:08des entreprises
49:08qui ciblent
49:10des petites PME
49:11avec des abonnements
49:12qui sont assez faibles
49:14à l'année
49:14et on ne voit pas
49:15en quoi ces gens-là
49:16vont être complètement
49:17balayés par l'IA
49:18donc il y a vraiment
49:19cette dichotomie
49:19entre les deux marchés
49:22là où c'est compliqué
49:23c'est que le premier réflexe
49:25c'est de se dire
49:25ce qui se passe aux Etats-Unis
49:26va être importé en Europe
49:28et quelque part
49:28on va être balayé
49:29par la même vague
49:30donc c'est là où
49:31il faut être un peu nuancé
49:32et faire preuve
49:33un peu de sang-froid
49:34c'est pas toujours évident
49:35quand tout est un petit peu
49:37le balayé
49:38mais c'est
49:40notre rôle
49:41d'aiguiller aussi
49:42les clients
49:43et les investisseurs
49:44vers
49:44les poches de résistance
49:46face à cette
49:47vague IA
49:49qui est censée
49:49tous nous balayer demain
49:50pour l'instant
49:51il n'y a pas eu
49:51des défauts majeurs
49:52dans ce secteur
49:53des logiciels
49:53c'est juste
49:54un petit vent de panique
49:55sur
49:56les retraits
49:57d'un fond
49:58néanmoins
49:59Jamie Dimon
49:59se montre inquiet
50:00Scott Besson dit
50:01bien sûr
50:01on surveille la situation
50:02est-ce qu'il y a un effet
50:03domino possible ?
50:05les effets dominos
50:06on en a connu dans le passé
50:07on a vu
50:08crise financière
50:09ça avait commencé
50:10un petit peu comme ça
50:10où c'était cantonné
50:11et finalement
50:11on va chercher la liquidité
50:13là où elle est
50:14et c'est comme ça
50:15que se transmet finalement
50:16des débuts de crise
50:20honnêtement
50:20c'est une poche
50:22qui semble plutôt
50:23bien cerclée
50:24on a eu
50:25quelques redites
50:26notamment sur
50:27les banques régionales
50:28américaines
50:29souvenez-vous
50:29il y a un an et demi
50:30deux ans
50:31il y a eu un début
50:33d'allumage de feu
50:34qui a été rapidement éteint
50:35avec la prise de participation
50:37notamment
50:37de JP Morgan
50:39aujourd'hui
50:40la vraie différence
50:41c'est qu'on a un système
50:42financier
50:43qui est sur des socles
50:44beaucoup plus
50:45solide
50:46beaucoup plus sain
50:47c'est aussi
50:48les enseignements
50:49de la crise
50:50de la dette souveraine
50:50et l'obligation
50:51d'avoir des matelas
50:52de sécurité
50:52beaucoup plus épais
50:53que par le passé
50:55c'est aussi pour ça
50:56que le crédit
50:56s'est réveillé
50:57et que les banques
50:58notamment européennes
50:59ont cette capacité
51:01de nouveau
51:01à prêter
51:02dans un contexte
51:02où la croissance
51:03est relativement
51:05à tonne
51:05pour accompagner
51:06cette reprise
51:07donc oui il y aura
51:07des perdants
51:08oui il y aura
51:08des gagnants
51:09mais tout le monde
51:09ne sera pas perdant
51:10dans cette histoire
51:11non plus
51:11Chez Coeuro Capital
51:12vous faites du non-coté
51:13Guillaume Loney
51:14ça vous inquiète
51:15là ce qui se passe
51:15un petit peu
51:16sur la dette privée
51:18à ce stade
51:19on ne voit pas
51:20de contamination
51:22des chocs
51:22des chocs
51:23en fait
51:23si on revient
51:24deux secondes
51:25sur ce qui se passe
51:25depuis 5-6 ans
51:27en fait
51:27on a asséni
51:27le compartiment
51:28à yield
51:30triple C
51:31très très risqué
51:32pourquoi ?
51:33parce que ces émetteurs
51:34en fait
51:34n'arrivaient plus
51:34à émettre
51:35donc ils sont partis
51:35dans le secteur
51:36de la dette privée
51:36pour se financer
51:37tout simplement
51:38parce qu'énormément
51:39d'argent
51:40était levé
51:40sur ce secteur
51:41donc c'est
51:41le shadow banking
51:42comme vous voulez
51:43mais globalement
51:45toute la partie
51:45rétée
51:46la partie notée
51:47des émetteurs
51:48ce compartiment
51:49s'est assaini
51:50en éjectant
51:51tous les emprunteurs
51:52qui sont très mal notés
51:53ils sont allés
51:54dans la dette privée
51:55donc c'est pas illogique
51:56qu'il y ait quelques chocs
51:57et qu'il y ait des perdants
51:58puisqu'ils n'arrivaient pas
51:59à emprunter sur les marchés publics
52:00il y a tellement d'argent
52:01dans la dette privée
52:02qui sont venus emprunter là
52:02sur le non-coté
52:04à ce stade
52:05on n'a pas de problème
52:05pour se refinancer
52:06je pense qu'en France
52:08compte tenu du choc
52:09qu'il y a eu
52:09sur le spread
52:11nos banques françaises
52:12nous appliquent des marges
52:14de refinancement
52:15sur les actifs non-cotés
52:16notamment sur l'immobilier
52:19qui sont plus larges
52:21que celles qu'obtiennent
52:22certains pays
52:22qui ont des finances publiques saines
52:24on a pu l'observer
52:25notamment récemment
52:26avec des spreads
52:27qui peuvent être plus serrés
52:28d'environ 30 ou 40 points de base
52:30sur le non-coté
52:31on a eu effectivement
52:32un T3 et un T4
52:33je parle en infrastructure
52:34qui a été significativement
52:37qui a été étonnant
52:38c'est-à-dire qu'on a vu un retour
52:40une arrivée énorme
52:41d'investisseurs
52:42dans le secteur de l'infra
52:44on était en train de finaliser
52:45une levée de fonds
52:45chez Coero
52:46et on a eu vraiment
52:48beaucoup d'envie d'investir
52:50et beaucoup de commitments
52:51de clients institutionnels
52:53qui sont venus
52:54investir sur des thématiques
52:55qui sont des thématiques
52:57qui sont des thématiques
52:58d'infrastructures essentielles
52:59je pense notamment
53:00au secteur de l'eau
53:01des réseaux etc
53:02qui rencontrent
53:04véritablement
53:04les investisseurs
53:05le besoin des investisseurs
53:06donc oui
53:07il s'est passé des choses
53:08sur le secteur du non-côté
53:09infra
53:09très significatives
53:12avec un élan d'investissement
53:14venant de toute l'Europe
53:15même des Etats-Unis
53:16et de l'Angleterre
53:17et on a pu le ressentir
53:18chez nous
53:19avec des investissements
53:20très importants
53:22le private equity
53:22là aussi on est sur du non-côté
53:24on est sur une autre classe d'actifs
53:25là c'est des participations
53:27là aussi il y a des inquiétudes
53:28aujourd'hui
53:29il y a toujours des
53:30les participations ont du mal
53:31à sortir
53:32le prix de l'argent
53:33n'est pas le même
53:33qu'il y a 5 ans
53:34tout est un peu plus compliqué
53:37tout est plus long
53:38et la liquidité à la sortie
53:40et effectivement
53:41prend beaucoup plus de temps
53:42l'appétit pour
53:44acheter des actifs
53:45non-côtés
53:46est là
53:47mais il est plus long
53:48à exécuter
53:49donc c'est plutôt
53:49le temps d'exécution
53:50qui s'est rallongé
53:53mais
53:54et puis les compartiments
53:55les plus early stage
53:56sont les plus durs à financer
53:57on n'a pas la même liquidité
53:59sur le plus résilient
54:00pour l'instant
54:00c'est le secteur de l'infra
54:01le moins résilient
54:02enfin le plus difficile
54:03à réactiver
54:04c'est le secteur du venture
54:05mais globalement
54:06je ne dirais pas
54:07que ce soit
54:08il y a de crise particulière
54:09au contraire
54:10il y a un appétit renouvelé
54:11des investisseurs
54:12sur le long côté
54:13c'est ce qu'on a pu observer
54:14en tout cas
54:15au T3, T4, T25
54:16Pas de crise particulière
54:18au Namblant
54:18sur le long côté ?
54:20Je pense que
54:20les gens ont pris conscience
54:22aussi
54:22qu'il y a une prime
54:23d'illiquidité
54:24qui n'était peut-être
54:25pas suffisamment
54:26épaisse
54:27et qui s'est reconstituée
54:28avec la concurrence
54:29d'autres classes d'actifs
54:30liquides
54:30sur lesquels
54:31les taux de rémunération
54:33sont plus élevés
54:34on évoquait
54:35le Aïle d'Européen
54:36vous êtes autour
54:36de 5,5-6
54:37c'est sûr que
54:38pendant le Covid
54:39quand vous étiez
54:39à 2,5-3
54:40c'était peut-être
54:41aussi plus simple
54:41d'arriver avec
54:42des argumentaires béton
54:43sur un fond de dette privée
54:45donc tout ça
54:46c'est un petit peu
54:48retombé
54:48et dans un contexte
54:49où la visibilité
54:50sur le cycle
54:51reste quand même
54:51relativement faible
54:53l'allocation
54:54sur les poches
54:55les plus liquides
54:56des marchés
54:56a quand même
54:57tendance à augmenter
54:58donc voilà
54:58peut-être un aiguillage
55:00moins significatif
55:01qu'avant
55:01sur les parties
55:04actives privées
55:05pour autant
55:06le canal
55:06n'est pas fermé
55:07et j'ai envie de dire
55:08heureusement
55:09merci à tous les deux
55:09Ronan Blanc
55:10donc gérant obligataire
55:11chez Montpensier
55:11Arbevel
55:12Guillaume Lennet
55:12directeur général
55:13de Coïro Capilet
55:14de vous avoir accompagné
55:14ce matin
55:15le CAC 40 a donc touché
55:17un nouveau record
55:17au-delà des 8 554 points
55:21ce matin
55:21tiré notamment
55:22par le secteur bancaire
55:24après la publication
55:25de HSBC
55:26qui gagne quasiment
55:275% à Londres
55:28dans 2 minutes
55:29il sera 10h
55:29vous retrouvez
55:30Raphaël Legendre
55:31et les experts
55:32spéciales droites douanes
55:33aujourd'hui
55:33oui une spéciale droites douanes
55:34pendant une heure
55:35on va vous décrypter
55:37les conséquences
55:38de la décision
55:39de la Cour suprême
55:39vendredi
55:40du coup de tonnerre
55:41de la justice américaine
55:43les meilleurs spécialistes
55:45du sujet
55:45seront sur le plateau
55:47pour vous expliquer
55:48pour décrypter
55:49pour débattre
55:50ne ratez pas cette émission
55:52spéciale droite douane
55:53ça va être absolument passionnant
55:54voilà 10h 11h
55:55les experts
55:56ensuite vous retrouvez
55:57bien sûr
55:57tout pour investir
55:58réouverture de Wall Street
55:59à suivre dans BFM Bourse
56:01avec Antoine Larigauderie
56:02à 15h30
56:03avant bien sûr
56:04les résultats d'NVIDIA
56:05après la clôture
56:07Good Morning Market
56:09sur BFM Business
Commentaires