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  • il y a 2 mois
Ce vendredi 5 juin, Marc Fiorentino, associé gérant d'Euroland, Charles Janus, directeur général de La Belle Épargne, Thomas Guerin, gérant Actions, responsable du service de la gestion actions ISR chez AG2R, et François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:058h30 sur BFM Business et sur AMC Live, le journal avec Léo Dumas.
00:08Et à la une, c'est raté pour la transparence salariale.
00:11La France a jusqu'à dimanche pour transposer la directive européenne adoptée il y a 3 ans par Bruxelles.
00:16Mais elle ne pourra pas y arriver à temps, comme d'ailleurs 24 autres pays de l'Union.
00:22Alors en cause ici en France, les divergences entre partenaires sociaux.
00:25Au regret de Marie-Lise Léon, la secrétaire générale de la CFDT ce matin sur BFM Business, CRM, c'est
00:31Live.
00:33Beaucoup d'employeurs considèrent que ce n'est pas important et qu'il ne faut pas se poser la question
00:372-3 minutes pour essayer de trouver des solutions simples.
00:40Parce que je pense qu'il y a des solutions simples.
00:42Et puis il y a la question culturelle.
00:44Je pense qu'il faut qu'on passe un cap.
00:46Et la CFDT ne dit pas qu'on va tous mettre nos fiches de paye à la machine à café.
00:49C'est le médium, c'est le salaire moyen.
00:51Ce n'est pas ça, c'est exactement constituer des échantillons et permettre aux salariés qui sont victimes d'écart
00:58de pouvoir voir que certains collègues,
01:00parce que ce sont des femmes qui peuvent constater que des hommes à travail de valeur égale gagnent plus qu
01:07'elles,
01:08et qu'elles puissent mener des actions.
01:11Marie-Lise Léon a réécouté en intégralité sur bfmbusiness.com.
01:15L'accord commercial conclu entre les Etats-Unis et l'Union Européenne sera bien respecté par Washington.
01:20C'est ce qu'est venu dire à Paris le représentant américain au commerce hier,
01:23Jameson Greer, qui il y a deux jours pourtant menaçait l'Union Européenne de nouvelles surtaxes,
01:29au prétexte qu'elle ne lutte pas assez contre le travail forcé, Hugo Babé.
01:34C'était une clarification très attendue en marge d'un sommet de l'OCDE.
01:39Jameson Greer, représentant au commerce du gouvernement Trump,
01:41a indiqué que les Etats-Unis se tiendraient à l'accord trouvé en 2025 avec la Commission Européenne.
01:48Nous considérons qu'un accord est un accord, et si l'Union Européenne respecte ses engagements,
01:53nous comptons respecter les nôtres tout en nous efforçant de remédier à toutes ses pratiques commerciales.
01:58Une déclaration qui vient rassurer l'Europe au moment où Donald Trump,
02:01voyant ses droits de douane annulés par la Cour suprême,
02:04veut en imposer de nouveau aux pays qui combattraient insuffisamment,
02:07selon lui, l'importation de biens issus du travail forcé.
02:10Chine, Japon, Inde, Mexique et plusieurs pays de l'Union Européenne,
02:14ciblés par Washington, alors qu'ils respectent, selon Bruxelles,
02:18les normes de travail les plus élevées au monde.
02:20Le commissaire européen au commerce a donc rappelé sa ligne rouge.
02:26Il est absolument essentiel pour nous qu'à l'issue du processus,
02:29nous restions largement dans les limites fixées par Turnberry.
02:34Et pour nous, cela correspond à 15% tout compris.
02:38Une négociation qui continue sous la pression américaine.
02:40L'adoption définitive de cet accord par le Parlement européen est prévue pour le 16 juin prochain.
02:46En France, la campagne présidentielle a déjà commencé avec un passage devant les jeunes agriculteurs.
02:51Les JIA qui tenaient leur congrès hier à Bourg-en-Bresse
02:54pour élire d'ailleurs le cultivateur isaroua Jocelyn Dubost à leur tête
02:58et donc pour auditionner plusieurs candidats à la présidentielle ou leur porte-parole.
03:02Alors globalement, le constat est partagé sur la crise qui touche le secteur,
03:06mais les solutions divergent, Hélène Corneille.
03:10Edouard Philippe veut réviser la Constitution.
03:12Le candidat horizon à la présidentielle souhaite que les besoins de l'agriculture soient mieux,
03:17pris en compte dans la charte de l'environnement.
03:18Une charte qui sanctuarise le principe de précaution, parfois à l'extrême.
03:24Mais si nous continuons à imposer aux agriculteurs français des normes
03:27qui ne s'imposent pas chez leurs concurrents immédiats,
03:30alors que nous achetons les produits de ces concurrents immédiats,
03:33nous les condamnons à une baisse de compétitivité qui les condamne à terme dans leur activité.
03:38Lutter contre la concurrence déloyale faciliter l'accès à l'eau
03:41ou simplifier les projets d'élevage.
03:43Ajoutant deux mesures contenues dans la loi d'urgence agricole adoptée cette semaine à l'Assemblée nationale.
03:49Une victoire pour le Rassemblement national, même si le texte manque d'ambition,
03:54selon Jean-Philippe Tanguil, député RN de la Somme.
03:57Cette loi ne répond pas à l'essentiel de vos problématiques.
04:00Il n'y a toujours pas, dix ans après trois lois égales,
04:02deux solutions proposées par le gouvernement pour avoir des prix rémunérateurs.
04:07Certains noms de filières sont revenus sous l'eau.
04:10Lors du congrès, les représentants des partis de l'aile gauche ont été plus fraîchement accueillis.
04:15La candidate écologiste Marine Thondelier a mis en avant ses origines agricoles
04:19avant de se défendre face aux accusations de stigmatisation et de culpabilisation des agriculteurs.
04:26Dans l'actualité des entreprises, la colère des salariés de Decathlon.
04:29L'intersyndicale appelle à la grève demain partout en France.
04:32Elle dénonce l'absence de réponse de la direction face à ses demandes de hausse de salaire.
04:36Elle regrette aussi le refus de partager les fruits du succès de l'enseigne.
04:40Pauline Tadevin.
04:42La CFDT s'attend à ce que la mobilisation de samedi soit particulièrement suivie.
04:47Elle décrit un engouement sans précédent de tous les syndicats de Decathlon.
04:51Elle reproche à la direction de communiquer sur des performances exceptionnelles
04:55et de ne pas les répercuter sur les conditions salariales.
04:59En toile de fond aussi toujours, les dividendes remontaient à l'association familiale Mulier, actionnaire principal.
05:04Il devrait encore s'allouer a priori entre 400 et 600 millions d'euros de dividendes courts en juin.
05:10Et nous, on n'a rien, regrette le délégué CFDT.
05:13Fin 2024, déjà le versement d'un milliard d'euros aux actionnaires
05:17avait déclenché la colère des salariés de Decathlon en pleine période de NAO.
05:22Le président de l'époque, aujourd'hui d'ailleurs chez Auchan,
05:24avait expliqué que cet argent n'était pas destiné à enrichir les actionnaires,
05:28mais à aider d'autres entreprises de la galaxie Mulier.
05:31Auchan, déjà, était en grande difficulté.
05:34Un syndicaliste regrettait alors que Decathlon soit la vache à lait du groupe.
05:39Cette rockeur est toujours bien présente.
05:40Et puis peut-être une vente à 4 milliards d'euros pour EDF,
05:44le groupe français qui est en discussion avancée pour la cession de ses activités renouvelables aux Etats-Unis.
05:50Discussion avec l'américain LS Power.
05:51Selon Bloomberg, alors EDF ne commande pas,
05:54mais un accord pourrait être annoncé dans les tout prochains jours.
05:578h36, l'actualité internationale avec Annalisa Capellini
05:59et les médias internationaux qui reviennent beaucoup ce matin sur la guerre en Ukraine
06:03et notamment sur la lettre envoyée par Volodymyr Zelensky à Poutine
06:06pour lui proposer des pourparlers directs dans un pays neutre.
06:09Oui, c'est le Kiev Post qui dit que Volodymyr Zelensky écrit très rarement à Vladimir Poutine
06:13et donc quand il le fait, évidemment, c'est pour envoyer un message en particulier très politique.
06:17Et là, selon le journal ukrainien, il faut marteler deux messages.
06:22C'est que cette guerre, c'est le choix, l'obsession et l'échec d'un seul homme et pas
06:25d'un peuple.
06:26D'un seul homme, Vladimir Poutine évidemment.
06:28Et puis Zelensky voulait dire à Poutine de ne pas avoir peur de sortir de la guerre.
06:32C'est une phrase effectivement dans la lettre.
06:34Et il s'agit là d'un renversement psychologique ultime selon le Kiev Post
06:38puisque Zelensky présente Poutine comme un homme vieillissant, prisonnier de sa propre erreur historique.
06:45La BBC, en revanche, présente une autre analyse dans un article très intéressant
06:48qui se demande si le discours public sur la guerre a changé en Russie,
06:51si le discours public peut changer déjà, est-ce qu'il peut y avoir un débat ?
06:54Réponse, oui, parce que même en Russie, on observe des signes d'un débat public croissant
06:59sur l'opportunité ou pas de mettre fin à la guerre.
07:02Des revues proches du pouvoir commencent à publier des articles polémiques,
07:05avec beaucoup de guillemets, mais polémiques,
07:08qui visent à insinuer que l'objectif d'éliminer le régime ukrainien est fondamentalement irréalisable.
07:13Évidemment, tout ça aurait été impensable il y a seulement quelques mois.
07:16Dans le FT, on parle d'économie britannique.
07:18Oui, et surtout de politique en réalité, parce que ça y est,
07:22Andy Burnham, le maire du Grand Manchester, a confirmé qu'il va essayer de voler la place
07:26de Keir Starmer, le Premier ministre britannique.
07:29En fait, il attend juste une date, c'est celle du 18 juin.
07:32C'est une élection partielle qui lui permettra, ou pas, de revenir au Parlement.
07:36Attention, en revanche, les sources citées par le FT leur appellent qu'Keir Starmer n'a aucune intention
07:41de lâcher son poste pour l'instant.
07:44Le Wall Street Journal se concentre sur la politique américaine
07:47et sur les deux grands démocrates de Californie, Gavin Newsom, le gouverneur,
07:51et Kamala Harris, l'ancienne vice-présidente.
07:55Ce sont comme deux chats qui tournent en rond, selon le Wall Street Journal,
07:58puisque une confrontation entre les deux en 2028 se profile.
08:02Donc, ils prétendent être proches pour l'instant.
08:03En réalité, il faut plutôt s'attendre à une lutte sans merci
08:06au moment où ils vont potentiellement décider de se présenter pour la présidentielle.
08:10Merci, Annalisa, la bourse.
08:16Qu'est-ce qu'on attend ?
08:18Sans direction claire, après une hausse d'un peu plus d'un pour cent,
08:21c'est très timide en préouverture.
08:23Le CAC 40, qui est toujours sur le fil des 8200 points,
08:26à suivre à l'ouverture Airbus, qui annonce une nette accélération
08:29de ses livraisons au mois de mai, avec plus de 80 avions livrés le mois dernier.
08:34Contre à peine 67 au mois d'avril.
08:37Ce titre Airbus qui était à 177 euros hier soir à la clôture,
08:40une hausse de plus de 4%.
08:42C'est un petit peu le retour de la vieille économie hier en bourse.
08:45Le Dow Jones a gagné plus de 1,7% quand le S&P était à plus 0,4.
08:48Et le CAC 40 a gagné plus de 5% avec les Dassault Systèmes,
08:51les Capgemini, les Airbus.
08:52Autant de valeurs qui ne faisaient pas grand-chose depuis le début de l'année
08:55et qui se sont bien réveillées.
08:56L'argent afflue toujours sur les projets d'intelligence artificielle.
09:01Hier matin, je vous disais, je t'ai des électriques, la 800 millions.
09:03Finalement, ils ont levé 850 millions, parce qu'en fait, la demande était très présente
09:06sur une émission obligataire, des émissions avec des actions convertibles.
09:11Le tout à une semaine, puisque nous sommes à J-7.
09:14Et oui, avant l'IPO géante.
09:15Voilà, de SpaceX, qui va lever 75 milliards de dollars.
09:19Alors, on est vraiment dans une autre dimension.
09:20En tout cas, cette nuit, S&P Global, qui gère notamment l'indice S&P 500,
09:24a dit, pas question de faire entrer SpaceX dans l'indice S&P 500.
09:29Ils ne sont pas rentables.
09:29Et puis surtout, il y a assez peu de flottants.
09:31Donc, c'est très problématique.
09:33Merci, Étienne.
09:33Dans un instant, ça va être votre première confrontation avec Marc Fiorentino.
09:36Vous êtes prêts ?
09:37Vous avez pris des gants ?
09:38Oui.
09:38Vous avez peur ?
09:39Non.
09:40Non, mais je serai à vos côtés.
09:41Ne vous inquiétez pas, je vous défendrai.
09:42Il arrive.
09:43Marc Fiorentino, ça fait peur, dans un instant.
09:518h42 sur BFM Business.
09:52Marc Fiorentino est arrivé.
09:53Ça va, Marc ?
09:54Oui, franchement, quand je viens ici, je suis toujours en pleine forme.
09:56Ah, Étienne Braque est également avec nous.
09:58Vous allez être gentil avec Étienne, qui a un peu peur.
10:01On va également parler des IPOs géantes ensemble.
10:04SpaceX, qui va entrer en bourse la semaine prochaine.
10:06On va parler fiscalité en France.
10:08Et je voudrais vous faire écouter, parce que j'aimerais bien avoir votre avis là-dessus,
10:11l'audition hier de Pierre-Édouard Terrain, qui était au Sénat et qui a parlé de son exil fiscal.
10:18Il se qualifie lui-même d'exilé fiscal.
10:20Écoutez ce qu'il raconte sur l'argent qu'il conserve et comment il réinvestit.
10:25Je suis ce qu'on appelle encore aujourd'hui un exilé fiscal.
10:29Sur ce sujet-là, peut-être juste en quelques mots, depuis 15 ans, depuis bientôt 15 ans,
10:33j'économise entre 100 000 et 200 000 euros par an d'impôts en vivant en Belgique plutôt qu'en
10:38vivant en France.
10:40Donc j'ai économisé de 3 millions d'euros depuis que je suis parti en Belgique,
10:44en sachant que j'ai redistribué, ça a été évoqué par mes associés il y a de cela quelques jours,
10:49150 millions d'euros en France à des projets d'intérêt général ou à des projets métapolitiques.
10:55Quand vous entendez Pierre-Édouard Terrain faire le calcul, il est vraiment transparent sur ce qu'il fait,
11:01qu'est-ce que ça vous inspire, Marc ?
11:02En fait, il préfère organiser son argent comme il veut et ne pas faire en sorte que ça soit dans
11:07des impôts
11:08où il ne sait pas où ça va.
11:10Oui, je crois que c'est un choix personnel que je respecte, par exemple que je n'ai pas fait,
11:15que j'ai décidé de ne pas faire, mais je pense que ça va au-delà du problème fiscal.
11:23Très sincèrement, quand je réfléchis à partir ou rester, ou quand autour de moi,
11:27les entrepreneurs cherchent à partir ou rester, ce qui vient en premier,
11:31ce n'est pas forcément l'aspect fiscal.
11:33C'est l'ambiance plus que...
11:35C'est l'environnement, c'est-à-dire que c'est plusieurs choses.
11:37D'abord, le sentiment d'avoir un déclassement, déclassement qui est de plus en plus fort,
11:42déclassement qu'on voit dans les chiffres économiques, macroéconomiques,
11:46c'est de la macro, là, on n'est même pas dans le ressenti,
11:50on est dans le PIB par habitant, on est dans...
11:52C'est le deuxième élément, c'est la sensation de, finalement, de pédaler un peu pour rien.
11:59C'est-à-dire que, bon, très clairement, quand on regarde une fiche de paye
12:02d'un de nos employés ou un de nos salariés, et qu'on voit l'écart entre ce que ça
12:06coûte à l'entreprise,
12:07tout ça, ça fait un peu café du commerce, mais c'est quand même une réalité quotidienne.
12:10À chaque tous les mois, on est toujours surpris, quand on regarde les fiches de paye de nos salariés,
12:14de voir l'écart délirant, deux fois et demi, ce que coûte l'entreprise par rapport à ce que touche.
12:21Donc ça, c'est un deuxième élément.
12:23Et puis le troisième élément, ce sentiment terrible pour à la fois les entrepreneurs
12:28et puis tous les gens qui sont dans une certaine forme de, je n'ai pas envie de dire de
12:31capitalisme,
12:32mais d'économie libérale, d'être dans un pays dans lequel on est de plus en plus opposé
12:38à cette économie libérale, avec l'émergence de nouvelles générations,
12:41les Gen Z, dont on dit aux États-Unis qu'elles sont de plus en plus socialistes.
12:46C'est un peu le cas aussi en France.
12:48Et donc, on se retrouve dans un environnement où on se dit, finalement,
12:52et c'est très symptomatique à chaque fois que je voyage à l'étranger,
12:55que je parle avec des gens qui entreprennent à l'étranger,
12:59je m'aperçois qu'en fait, on ne parle pas du tout de la même chose.
13:01C'est-à-dire, eux, ils sont 100% focalisés business.
13:04C'est-à-dire qu'en fait, ils ne comprennent même pas notre discussion.
13:07Nous, on passe la moitié de notre temps à dire qu'est-ce qui va se passer en 2027.
13:10Et depuis la dissolution, on est coincés et il y a la problématique.
13:14Là, je regarde le truc.
13:16Je vais vous prendre un exemple ponctuel.
13:19Les discussions qu'il y a sur le cumul emploi-retraite,
13:21on a un truc qui fonctionne super bien.
13:23Et puis, on commence à dire, finalement, on va limiter le plafond de la retraite touchée
13:29pour ne pas permettre...
13:30Alors qu'on a un problème de travail des seniors.
13:34Donc, vous voyez, on a ce sentiment qu'on passe la moitié de notre journée,
13:37quand on est entrepreneur ici,
13:39à s'occuper de choses dont on ne devrait pas s'occuper.
13:42Et donc, moi, je pense que l'aspect...
13:43Ce n'est pas pour 150 000 euros qu'on repart, c'est parce que c'est déprimant.
13:47Je pense que l'argument est petit, quoi.
13:49C'est-à-dire que ce n'est pas le sujet, quoi.
13:51Alors après, effectivement, si on pèse 1 milliard, 2 milliards, 3 milliards,
13:56je pense qu'il y a des moyens d'optimisation fiscale qui sont très importants.
13:59Mais je ne pense pas que ce soit ça le sujet.
14:01Le sujet n'est pas un sujet d'optimisation fiscale,
14:03ni d'exil fiscal, ni d'évasion fiscale.
14:06Le sujet, c'est un sujet d'évasion sociale et d'exil social et d'exil sociétal.
14:14Alors, je ne vais pas vous remonter le moral en vous disant
14:15qu'il n'y a pas beaucoup d'IPO en Europe.
14:17Vous êtes au courant, notamment en France.
14:19Par contre, aux États-Unis, on s'attend quand même à SpaceX.
14:22Non, moi, je fais ce que je peux, moi, pour vous soutenir.
14:24Mais là, ce n'est pas en vous parlant de SpaceX,
14:25c'est des méga-IPO que je vais vous remonter le moral.
14:27Étienne, les chiffres sont pharaoniques.
14:29Oui, juste délirant.
14:31C'est dans 7 jours.
14:32C'est vendredi prochain, la première séance de SpaceX.
14:35Valorisation attendue, 1 800 milliards.
14:37Pour rappel, cette entreprise ne gagne pas d'argent.
14:39Elle a perdu quasiment 5 milliards en 2025,
14:41encore 4 milliards en début d'année.
14:44Un chiffre d'affaires, ça va se payer 94 fois.
14:47Et au milieu de tout cela, il y a une euphorie qui est juste énorme.
14:50Tous les grands banquiers de Wall Street sont en train de faire des roadshows
14:53pour essayer de convaincre les investisseurs.
14:54Et puis surtout, vous aurez les particuliers qui seront au rendez-vous,
14:58puisque Elon Musk a bien compris que les investisseurs particuliers
15:00ne regardaient pas les niveaux de valorisation.
15:01Et il va leur accorder un tiers des actions disponibles pour cette IPO.
15:07Il y tient, Elon Musk, à ce que ça soit ouvert au retail, Marc.
15:10Alors, il y tient.
15:12Ce que dit Étienne est très juste.
15:14Il y tient parce qu'il sait très bien que pour faire le buzz
15:18et pour qu'il y ait une bulle autour de SpaceX
15:21et pour qu'il y ait un engouement autour de SpaceX,
15:25il faut qu'il y ait des particuliers.
15:27Alors, on va savoir dans quelques mois
15:29si les particuliers seront les dindons d'une farce intergalactique
15:33ou si, au contraire, ils auront touché leur billet de loto.
15:36C'est la première fois, comme tu le disais,
15:38c'est la première fois qu'on a un pourcentage qui est aussi important,
15:41plus de 25% qui sera dédié au public.
15:44Généralement, la norme, il faut savoir que c'est 5%
15:47et puis on peut monter jusqu'à 10%.
15:49Donc là, on est très clairement.
15:51Et on voit déjà, d'ailleurs, c'est très intéressant,
15:53le Financial Times racontait ce matin,
15:54que déjà en pré-IPO, c'est la première fois,
15:57parce que ce n'est pas simplement l'IPO.
16:00Il faut savoir que les actions de SpaceX,
16:02les actions d'Enthropix, les actions d'OpenAI
16:05se traitent maintenant beaucoup sur des plateformes en pré-IPO.
16:09C'est-à-dire qu'il y a des salariés qui ont des actions gratuites,
16:11qui les revendent.
16:12Enfin, il y a un marché pré-introduction en bord
16:15et il paraît que c'est la folie complète
16:17et qu'on est au-dessus de valorisation de 1 800 milliards.
16:20C'est-à-dire qu'il y a des gens aujourd'hui
16:21qui achètent sur des plateformes des titres de SpaceX
16:26en pensant que ça va probablement, ou peut-être,
16:29c'est possible, côté de 1 300, 1 400 milliards.
16:31A priori, quand ça va arriver, dans les premiers jours,
16:34du coup, ça va booster.
16:35Ça ne veut pas dire que c'est les performances futures.
16:37C'est très difficile à déterminer.
16:40Etienne le disait, les chiffres sont dingues.
16:43Moi, ce qui me frappe aussi,
16:44toujours pour revenir un peu sur le même sujet
16:46qu'on a abordé tout à l'heure,
16:47c'est vrai que vous n'avez pas des sujets
16:49qui me remontent le moral avant d'écrire.
16:50Je suis désolée.
16:51Mais ça fait 40 ans ou 45 ans que je suis sur les marchés.
16:56J'ai travaillé beaucoup dans des entreprises américaines
16:58et des banques d'affaires américaines.
17:00Et franchement, je n'ai jamais eu le sentiment
17:02d'être aujourd'hui sur une autre planète.
17:05C'est-à-dire qu'avant, j'avais l'impression que Paris
17:08était une place financière.
17:09L'Europe, il y avait Londres, il y avait New York.
17:12On était un peu décalés.
17:14Ils étaient devant nous.
17:15Ils étaient très forts.
17:16Mais là, j'ai l'impression que ce n'est même plus
17:18qu'on est dans la course.
17:20Ce n'est même pas pour faire du bashing européen.
17:23J'ai l'impression qu'on n'est plus sur la même planète.
17:25Parce que l'unité, tu le rappelais tout à l'heure,
17:28l'unité, c'est devenu le 1 000 milliards de dollars.
17:31C'est-à-dire que vous apercevez que toute la journée,
17:33on parle de 1 000 milliards de dollars, 1 000 milliards de dollars.
17:35Et puis, quand Apple va, Alphabet va lever de l'argent,
17:39c'est 85 milliards de dollars.
17:40L'autre va lever 75 milliards.
17:43La valorisation, c'est 2 000 milliards.
17:44En tropique, c'est 1 000 milliards.
17:46C'est-à-dire que l'unité de compte, c'est 1 000 milliards.
17:481 000 milliards de dollars, c'est le montant des investissements
17:51dans l'IA sur une année, tout ça.
17:54Et puis, à côté, j'ai l'impression que nous,
17:57quand je regarde effectivement les IPO,
17:59je l'ai dit, on a eu 2 IPO à Paris depuis le début de l'année.
18:03C'est des micro-caps, c'est très bien.
18:05Mais bon, il faut quand même faire quelque chose.
18:09Il faut bouger.
18:10Alors, les introductions...
18:11Mais qu'est-ce qu'il faut faire ?
18:12Je pense franchement qu'il faut que les institutions...
18:16D'abord, il faut que Ronex bouge.
18:18Mais il faut plus d'IPO ?
18:20C'est-à-dire que c'est plus sain d'avoir des entreprises
18:22qui ouvrent leur capital au public ?
18:24Mais évidemment.
18:24Mais c'est-à-dire, je le répète tout le temps,
18:26regardez les 10 premières fortunes mondiales.
18:29C'est 10 entrepreneurs de boîte cotées.
18:32Enfin, c'est quand même une évidence.
18:34J'ai envie de dire, même si c'est pour des raisons purement vénales,
18:38allez vous introduire en bourse.
18:40Enfin, ça fait partie du jeu.
18:41C'est très bien le private equity.
18:43Ce n'est pas une guerre du private equity.
18:44Mais pour le private equity, la bourse aussi, c'est une sortie.
18:48Aujourd'hui, le private equity est coincé.
18:50Ils n'arrivent pas à sortir leur dossier
18:52parce qu'ils ont acheté trop cher des dossiers
18:54il y a deux ou trois ans qui ne se portent pas très bien.
18:56Et donc, ils sont complètement bloqués.
18:58Mais à aucun moment, ils envisagent de se dire,
19:00parce qu'ils ont démoli la bourse pendant des années,
19:04à aucun moment, ils se disent, tiens, c'est une sortie.
19:07Mais on entend avec Étienne, c'est trop compliqué,
19:10manque de transparence.
19:11On a ça, Étienne, sur le plateau.
19:12Mais c'est complètement faux.
19:13Et je pense qu'il y a beaucoup de responsabilités.
19:16Il y a beaucoup de responsabilités des autorités de place.
19:19Il y a, je pense, et la BPI est en train de bouger sur sa position,
19:22la BPI a favorisé beaucoup le private equity,
19:25beaucoup le capital risque, pas trop la bourse.
19:28C'est en train de changer.
19:29Ils ont créé un fonds dédié aux petites capitalisations.
19:33Je salue cette initiative parce que c'est une très belle initiative.
19:36La Caisse des dépôts a créé un fonds qui investit dans des fonds small cap,
19:41un fonds de 500 millions, bravo.
19:43C'est une initiative.
19:44Et ce n'est pas un problème de fonds, qu'on manque de capitaux et que du coup…
19:47Je pense que, vous savez, par exemple, il y a 10 ans,
19:50le capital risque en France, ça n'existait pas.
19:52Si la BPI n'avait pas arrosé largement des fonds de private equity et de capital risque,
19:59il n'y aurait jamais eu de capital, on n'aurait pas eu la French Tech.
20:01Donc ça veut dire qu'on peut changer les mentalités.
20:04Maintenant, il faut simplement dire aux gens et monter des opérations de place,
20:10ouvrir les opérations au public.
20:12Aujourd'hui, on a, Étienne le sait, on a des millions d'actionnaires individuels
20:18qui sont arrivés à la bourse après l'introduction de la Française des Jeux,
20:22après le Covid.
20:24Il reste une minute juste, Étienne, il y a peu d'opérations qui sont ouvertes au public aujourd'hui sur
20:28Next.
20:29D'autant plus que le seuil a été abaissé pour les particuliers, Marc.
20:31Ça, ça a quand même été un échec grandissant ces derniers mois.
20:34C'est-à-dire que l'AMF a revu la part des blocs pour les particuliers lors des introductions en
20:40bourse.
20:40Oui, mais aujourd'hui, je pense qu'on a la possibilité,
20:44et j'espère que ça va bouger dans les jours qui viennent ou dans les semaines qui viennent,
20:47d'ouvrir des opérations au public.
20:49Et je pense que ça créera un engouement.
20:52Dans un instant, là, l'ouverture des marchés financiers.
20:55Ce soir, 20h, c'est votre argent, Marc ?
20:57Absolument.
20:58Oui, vous allez me demander le nombre des invités.
21:00Oui, j'adore ce jeu, c'est mon jeu du vendredi.
21:01Et je ne vais jamais le faire parce que je déteste passer ce test-là.
21:04Et j'ai même une nouvelle invitée, mais je ne vous dirai pas une invitée surprise.
21:08Ah, une femme ?
21:08Oui.
21:09Merveilleux.
21:09Écoutez, si vous voulez voir, une femme, c'est votre argent.
21:12Je sais que vous avez des femmes.
21:13Vous voyez, je suis de votre côté.
21:16C'est votre argent ce soir, 20h, en replay.
21:18Merci, vous m'avez déprimé pour le week-end, en tout cas.
21:20Podcast, il y a une cellule psychologique qui est ouverte à la sortie du studio aussi.
21:23Donc, on va prendre un petit café.
21:25Dans un instant, l'ouverture, je vous le dis à lundi.
21:27Bon week-end sur AMC Live.
21:30L'UFM Business présente
21:33Good Morning Market.
21:35Étienne Brasse.
21:36C'est parti pour Good Morning Market.
21:38Deuxième partie jusqu'à 9h30.
21:39Et puis ensuite, vous retrouverez les experts avec Raphaël Lejean.
21:41Le CAC 40 va ouvrir dans une poignée de secondes.
21:43Plus 0,2% en préouverture après un gain de 1% hier soir à la clôture.
21:48C'est un petit peu le retour de la vieille économie en bourse.
21:49Plus un 7 hier soir pour l'indice Dow Jones.
21:51Quand le S&P 500 était en hausse de 0,4%.
21:56Séance décisive aujourd'hui pour le S&P 500.
21:58Puisque pour l'instant, l'indice est stable sur l'ensemble de la semaine.
22:01Et s'il clôture dans le vert, ça serait alors sa dixième semaine consécutive dans le vert.
22:06Ce qui n'est pas arrivé depuis 1985.
22:09Et pour cause, le secteur technologique mène encore la danse.
22:12Nous en parlerons dans une dizaine de minutes avec François Meunier,
22:15le directeur de la rédaction d'Investir,
22:17qui nous dira comment aujourd'hui arbitrer son portefeuille,
22:20sachant que l'indice des semi-conducteurs est en hausse de 90% depuis le 1er janvier.
22:25Thomas Guérin sera également avec nous de AG2R, la mondiale d'actifs,
22:28pour faire un focus sur Iberdrola.
22:31Et puis également sur un distributeur qui est assez peu connu,
22:33Géronimo Martins, qui est présent que ce soit au Portugal, mais aussi en Pologne.
22:37Et puis en dernière partie d'émission, Charles Janus de La Belle Épargne,
22:40nous accompagnera afin de dresser le profil de la séance au niveau technique,
22:45sachant qu'on est encore et toujours sur ce fameux niveau des 8200 points.
22:49En attendant, il est 9h.
22:50Et c'est toute l'information économique du jour avec Léo Dumas.
22:56Et elle a eu une alerte sur le déficit.
22:59Le risque de dérapage est maximal en 2027,
23:02alors que les discussions ne font que démarrer à Bercy.
23:04Info de BFM Business ce matin, Raphaël Legendre,
23:07on parle déjà d'un scénario au-delà des 6%.
23:10Léo, effectivement, c'est le chiffre qui fait peur à Bercy en ce moment.
23:13La Commission européenne avait déjà alerté cette semaine
23:15sur un risque de dérapage du déficit à 5,7% l'année prochaine,
23:20si rien n'était fait.
23:21Eh bien, en réalité, le chiffre serait bien pire.
23:24Il serait jusqu'à 6,2% selon les chiffres du Trésor.
23:28En cause, l'explosion des dépenses sociales.
23:32Évidemment, des dépenses qui sont indexées sur l'inflation et l'inflation grimpe.
23:36Alors, les retraites avec elles aussi, les prestations familiales,
23:39les minima sociaux, c'est bien simple, tout flambe.
23:42Il faut dire qu'un point de hausse de l'inflation,
23:45c'est une bonne dizaine de milliards d'euros de dépenses supplémentaires pour l'État.
23:49Ajoutez à cela la charge de la dette qui explose,
23:52les hausses de dépenses militaires et des collectivités locales.
23:55Et vous avez un cocktail explosif qui fait que, pour l'heure,
23:59il faudra trouver un minima, une trentaine de milliards d'euros
24:03uniquement pour stabiliser le déficit autour des 5% l'année prochaine.
24:08Un déficit qui, sans mesure de correction, pourrait d'ores et déjà déraper cette année,
24:13peut-être à 5,2%.
24:15Ce matin, le ministre des Comptes publics, David Amiel, sur Sud Radio,
24:19a promis que le déficit serait bien contenu à 5,1%.
24:23Merci Raphaël Legendre.
24:25Et en attendant, c'est le déficit commercial qui se réduit.
24:28Il revient à 5,6 milliards d'euros en avril,
24:31800 millions de moins qu'en mars grâce à des exportations en hausse,
24:35selon l'INSEE, qui annonce par ailleurs ce matin une hausse de 0,1% en avril
24:40de la production industrielle.
24:42Peut-être une vente à 4 milliards d'euros pour EDF.
24:45Le groupe français est en discussion avancée pour céder ses activités renouvelables
24:48aux Etats-Unis, à l'américain LS Power, selon Bloomberg.
24:53Alors EDF ne commande pas, mais un accord pourrait être annoncé dans les tout prochains jours.
24:57Aux Etats-Unis également, Donald Trump annonce 700 millions de dollars
25:01pour le charbon, pour soutenir les mines en activité,
25:04pour construire deux nouvelles centrales.
25:07Le président américain qui dit qu'il cherche à maintenir très bas
25:10les tarifs de l'électricité dans un contexte de fortes demandes,
25:13avec l'essor des data centers.
25:15Et puis dans l'IA Anthropique, la maison mère de l'IA, Claude,
25:19suggère de faire une pause.
25:21L'entreprise américaine avance en fait l'idée de se mettre d'accord à l'échelle mondiale
25:25pour ralentir ou pour suspendre le développement des intelligences artificielles
25:29le temps que l'humanité s'adapte et face au risque de perte de contrôle.
25:33Merci beaucoup Léo Dumas.
25:34Le CAC 40 gagne 0,2%.
25:36Le détail, dans un instant, juste avant, un petit coup d'œil sur le programme.
25:42J'allais dire la séance, mais non, c'est plutôt le programme.
25:43Le programme des experts, 9h30, 10h30.
25:46La formidable programmation des experts ce matin à ne pas hater.
25:50On va parler de votre argent ce matin dans les experts avec plusieurs sujets.
25:54On va commencer avec la transparence salariale.
25:56Vous savez que la France avait jusqu'à dimanche pour transposer la directive européenne
26:00sur la transparence salariale.
26:01Le ministre du Travail vient d'annoncer ce matin que le projet de loi sera envoyé au Conseil d'État
26:08d'ici ce dimanche, mais on n'aura pas le texte avant la fin de l'année.
26:12On va voir si cette transparence salariale n'est pas la fausse bonne idée au sein des entreprises.
26:16On va voir aussi comment rapprocher le brut du net.
26:19Évidemment, le pouvoir d'achat est la préoccupation numéro un des Français.
26:23Selon un sondage élable pour les échos, on a quand même 8 Français sur 10
26:27qui ont le sentiment que les salaires en France ont augmenté moins vite que les prix.
26:31On va voir comment on peut renforcer ce pouvoir d'achat et comment rapprocher le brut du net.
26:38Et puis, on va voir aussi si notre modèle social est hors de contrôle.
26:41On vous le disait dans le journal, le déficit pourrait déraper à 6,2% l'année prochaine.
26:47C'est le fait principalement des dépenses sociales indexées sur l'inflation.
26:50On en débattra ensemble.
26:51Et puis enfin, on va essayer de comprendre pourquoi c'est peut-être la seule bonne nouvelle
26:56ces derniers temps, pourquoi l'INSEE a revu drastiquement à la hausse la croissance en 2023 et 2024.
27:02Voilà pour le programme des experts. Rendez-vous à 9h30.
27:06En attendant, il est 9h03 et le CAC 40 a donc couvert dans le vert.
27:10Plus 0,1%, c'est timide.
27:118 255 points pour le CAC 40 dans les premières minutes de cotation.
27:16Kering, Pernod Ricard et Saint-Gobain sont les trois plus fortes hausses.
27:19Trois titres qui gagnent un peu plus d'1%.
27:21À suivre ce matin, Airbus qui grappille 0,4%.
27:24Au-delà des 178 euros, avec le groupe qui annonce ce matin avoir livré 81 appareils le mois dernier.
27:31C'est-à-dire un net rebond par rapport à l'an dernier.
27:33Et surtout, une belle accélération par rapport au 67 du mois d'avril.
27:37Sur le même mois, vous avez eu un peu plus de 400 appareils qui ont rejoint le carnet de commandes.
27:43Le titre Airbus est donc en hausse timide, de 0,4%.
27:47ST Microélectronique, c'est la plus forte baisse ce matin à l'ouverture.
27:50Dans le siège, une séance qui a été difficile ce matin du côté de Séoul, puisque l'indice Kospi a
27:54perdu plus de 5%.
27:56Nette prise de bénéfices, après quand même un gain de plus de 90% depuis le début de l'année.
28:00Avec notamment Samsung et également SKNX qui ont un petit peu plombé l'ambiance.
28:04Hier soir, c'est Broadcom qui a perdu plus de 12% après la publication de ses résultats.
28:08Souvenez-vous, le groupe avait publié mercredi soir et n'avait pas revu à la hausse ses prévisions.
28:12Ce qui a été sanctionné par le marché.
28:14Soitec également est l'une des plus fortes baisses ce matin à l'ouverture.
28:17Le titre abandonne un peu plus de 5% à 149 euros.
28:21Dans un instant, nous parlerons d'Iberdrola.
28:22C'est l'une des plus grandes capitalisations en Europe avec un peu plus de 100 milliards, 130 milliards même
28:27exactement.
28:28Focus avec les équipes de AG2R, la gestion d'actifs.
28:32Et puis ensuite, avec François Monnier, nous parlerons de cette semaine folle.
28:36Une nouvelle fois sur les marchés avec un S&P 500 qui est en passe de signer une dixième semaine
28:42consécutive dans le vert.
28:44On voit ça dans un instant.
28:45A tout de suite.
28:539h08 et comme chaque jour dans cette deuxième partie d'émission, nous parlons de valeurs, des idées de valeurs pour
28:59garnir vos portefeuilles.
29:02En portefeuille, deuxième partie d'émission avec ce matin Thomas Guérin, gérant Action chez AG2R, la mondiale gestion d'actifs.
29:09Bonjour Thomas Guérin, merci de nous accompagner ce matin à distance pour mettre en avant des convictions de vos portefeuilles.
29:15Avec ce matin un focus sur Iberdrola et puis également dans un instant de Gironimo Martins, un groupe qui est
29:21spécialisé dans le secteur de la distribution.
29:24Commençons peut-être par Iberdrola, un champion européen de l'énergie qui frôle ses plus hauts historiques encore ce matin.
29:31Oui, bonjour, tout à fait. Au sein de la société de gestion, nous avons un comité interne qui définit des
29:40orientations tactiques concernant les secteurs et les thématiques.
29:45Et ceci a pour but de privilégier les secteurs ou les thématiques qui offrent un rendement risque plus favorable et
29:51éviter ceux le plus à risque.
29:54Et au sein de ce comité, évidemment, tout ce qui touche à l'IA est bien sûr présent, surtout dans
30:02le fonds US, mais là on va parler des valeurs européennes.
30:05Et pour les fonds européens, il y a d'autres moyens que de jouer des semi-conducteurs, même si encore
30:10une fois nous sommes exposés, mais ça reste quand même cyclique et à risque.
30:14Et pour jouer cette thématique, mais pas que, effectivement, nous avons choisi de nous exposer au secteur des utilities, donc
30:23en bon français, services aux entreprises, mais sur la partie électrique.
30:28Et au sein de ce secteur des utilities, on a trouvé trois thèmes qui sont totalement clés en ce moment.
30:38C'est la souveraineté énergétique européenne qui est vitale, on le voit bien dans cette période de blocus dans le
30:45détroit d'Hormuz et auparavant de non-approvisionnement de gaz et de pétrole,
30:51ou surtout pétrole russe, où on voit bien la difficulté des pays, surtout comme l'Allemagne ou comme l'Italie,
30:57l'importance d'être indépendant.
30:59Le deuxième point clé pour ce secteur qui nous a fait devenir positif, c'est le data center.
31:07Décidément, c'est jamais bien loin, mais forcément, l'intelligence artificielle, on le sait, est très, très énergivore.
31:13L'augmentation des capacités est très, très importante et il faut approvisionner en exercité tout ceci.
31:19Et dans le plan des 650 milliards des hyperscalers, il y a une partie sur l'approvisionnement électrique.
31:26Pour preuve, on passe de 0,05, de croissance de demandes électriques dans le monde à 4% dans les
31:32années à venir.
31:33Et enfin, c'est quand même, n'oublions pas, c'est la transition énergétique, il faut que ce soit vert,
31:38il faut que ce soit green.
31:39Pensons aux générations futures, donc le charbon, c'est une solution, mais de court terme, il faut quand même penser
31:46à l'avenir.
31:47Et certains groupes européens ont largement fait ce pas en proposant une électricité verte.
31:55Donc effectivement, nous avons surpondéré le secteur.
31:57Et Iberdrola, qui est la plus grosse valeur, vous l'avez dit, 133 milliards de capitalisation boursière,
32:03c'est la plus grosse valeur utilities d'Europe, la deuxième du monde.
32:08On aurait dû parler de l'ENL&J, qui sont également, qui ont des profils extrêmement intéressants.
32:13Mais Iberdrola reste quand même la darling, ce qu'on appelle la darling en bourse, la mieux gérée,
32:19faire 300 des bénéfices par action, entre 8 et 10 par an, et surtout une exposition pays qui nous intéresse.
32:26Aujourd'hui, c'est un titre qui se paye quasiment 19 fois les profits attendus l'année prochaine.
32:31Est-ce que toutes les bonnes nouvelles ne sont pas déjà un petit peu dans les cours ?
32:34On a un titre qui a pris 22% sur les 12 derniers mois.
32:36Oui. Alors c'est extrêmement intéressant ce que vous dites.
32:39Effectivement, le cours de bourse est au plus haut.
32:43Ça reste raisonnable quand même.
32:45Et la valorisation est également sur une borne haute.
32:47On n'est pas sur des niveaux qui sont sur ceux des semi-conducteurs, mais on est effectivement au plus
32:53haut.
32:54Mais pourquoi c'est intéressant ?
32:55Parce qu'en fait, la société a largement changé son business model et est partie sur tout ce qui touche
33:02au régulé.
33:03Ce qu'on appelle le régulé, il y a plusieurs types, mais c'est surtout tout ce qui touche au
33:07réseau électrique.
33:08Car une utility, demain, vous pouvez faire toujours une éolienne dans votre jardin, mais ce n'est pas ça qui
33:13compte.
33:13Ce qui compte, c'est être capable de produire multi-sources d'approvisionnement électrique.
33:19Car un jour, il y aura du soleil, un jour, du vent, un jour, etc.
33:22Donc en fait, la clé, c'est d'avoir une taille critique sur des multiples approvisionnements électriques
33:27et pouvoir fournir jusqu'au client, au final, l'électricité de qualité.
33:32C'est là qu'il y a la valeur ajoutée.
33:34Encore une fois, NJNL le font aussi, mais eux, ils ont encore une fois une position au UK, US, Espagne.
33:39Et comme par hasard, c'est là où les data centers ont le plus gros plan d'investissement.
33:43Donc ça reste effectivement une société qui est sur des niveaux élevés,
33:48mais sur laquelle il y a une visibilité qui vaut quelque chose.
33:53Et cette visibilité de croissance des BPA et du chiffre d'affaires vaut quelque chose.
33:59Pour vous détendre, en fait, cette semaine, on les a rencontrés,
34:02parce qu'en ce moment, c'est l'un des salons faits par les bureaux d'analyse
34:06et où les sociétés viennent parler après leurs résultats.
34:09Et on les a rencontrés.
34:10Et ils ont pris en exemple au Brésil.
34:13Alors c'est une petite, c'est 10% de leur activité au Brésil.
34:16Mais le gouvernement brésilien leur a demandé d'investir, d'augmenter les investissements.
34:20Et donc ça, on pourrait dire que c'est une mauvaise nouvelle.
34:22Mais en réalité, comme c'est du régulier, en face, il y aura une rémunération contractuelle.
34:26Donc on voit bien que c'est une croissance, mais qui génère, finalement,
34:30c'est une croissance saine qui génère des bénéfices à venir.
34:33Voilà donc, Iberdrola.
34:35Il nous reste un peu moins de 3 minutes, Thomas Guérin.
34:38Vous êtes depuis AG2R La Mondiale pour nous parler un petit peu de vos portefeuilles.
34:41On va faire un focus sur Geronimo Martins.
34:44Alors c'est vrai que c'est une valeur qu'on aborde assez peu, voire même jamais sur cette antenne.
34:48Et pourtant, c'est plus de 10 milliards de capitalisation boursière.
34:50C'est un acteur qui est spécialisé dans le secteur de la distribution.
34:54Oui, exactement.
34:55Alors ce n'est pas un secteur sur lequel le comité a été positionné favorablement,
35:01jusqu'à des événements malheureux qui ont créé le détroit d'Hormuz
35:06et qui ont créé, on le sait, à l'heure du Paris, le pétrole,
35:10mais également des engrais.
35:12Vous en avez très largement parlé, et c'est très intéressant sur notre antenne.
35:15Et tout ceci va être inflationniste.
35:18Et c'est un secteur, la distribution alimentaire,
35:21qui bénéficie de l'inflation, d'une légère inflation,
35:24car c'est une structure à coût fixe avec des salariés, des loyers.
35:29Et leur capacité, finalement, à produire de la valeur,
35:32c'est lorsqu'il y a une légère inflation des produits.
35:35Là, en ce moment, on est dans une déflation,
35:39post-début de guerre en Ukraine,
35:40et l'inflation devrait revenir au S2.
35:43Donc, toujours dans un...
35:46Ce n'est pas du tout la principale position, évidemment,
35:49de la conviction de la société,
35:52mais dans une bonne diversification,
35:53et pour capter dans les enjeux qui sont en train de se passer,
35:58l'inflation qui revient peut être catalyseur à un reviving.
36:03Et donc, effectivement, Géronimo Martin a été rentré.
36:07Ce n'est pas la plus belle.
36:07La plus belle du secteur, c'est Harold.
36:09Une valeur aussi comme Carrefour a pu être énoncée.
36:12Il n'y a pas de soucis.
36:14Mais pourquoi Géronimo ?
36:15Parce que, simplement, ces deux leaders,
36:16leur principale activité, 70% de leur activité,
36:20est en Pologne.
36:21Et la Pologne, vous le savez,
36:24est l'un des pays les plus dynamiques en Europe,
36:263% de croissance.
36:27Donc, on est largement au-dessus des pays France-Allemagne.
36:32Et donc, ce retour à l'inflation serait le catalyseur
36:35pour un virating du secteur.
36:38Donc, on est positionné, voilà, sur ce groupe familial,
36:4356% du capital appartient à la famille,
36:47sur une marque, bien dans le cas,
36:51qui est un discounter,
36:54qui a 25% de part de marché,
36:56qui, bon, en fait, tout est ouvert sur la situation.
37:01Jusqu'à présent, le côté déflationniste,
37:03je vous disais, nous empêchait finalement
37:05d'être vraiment intéressé,
37:07mais là, les choses vont évoluer.
37:09Donc, effectivement, nous remettons un petit peu
37:12de position sur la distribution alimentaire.
37:14Mais voilà, c'est encore une fois
37:16dans une bonne diversification.
37:17Le titre se paye 14 fois en 2027.
37:19On a un rendement à 3,5.
37:21Une bonne croissance à venir.
37:23Voilà pour les idées.
37:24Pour ce titre qui est notamment
37:26du côté de Lisbonne au Portugal,
37:28plus 0,4% ce matin,
37:2917,78 euros pour Géronimo Martins.
37:31Merci beaucoup, Thomas Guérin,
37:32de nous avoir accompagné depuis AG2R,
37:34la gestion mondiale d'actifs,
37:35afin de faire un focus sur Iberdrola
37:38et donc sur Géronimo Martins.
37:409h16, François Monnier vient de nous rejoindre en plateau.
37:43Le directeur de la rédaction d'Investir.
37:46Bonjour, François.
37:47Bonjour, Étienne.
37:47Merci d'être avec nous ce matin.
37:49Bon, c'est une séance importante pour le S&P.
37:51Si aujourd'hui, à 22h, c'est du vert,
37:5410e semaine consécutive dans le vert.
37:57Ce n'est jamais arrivé.
37:58Enfin bon, il faut revenir à 1985 de mémoire
38:00pour voir 10 semaines consécutives dans le vert
38:02pour le S&P 500.
38:03Avec la tech qui tire encore et toujours les indices.
38:06Alors hier, c'était marrant.
38:07Le S&P 500 a gagné 1,7,
38:09plus 0,4 seulement pour le S&P.
38:11Ce matin, c'était un petit peu difficile également
38:13du côté de la bourse de Séoul.
38:15Comment aujourd'hui, vous accompagnez vos lecteurs
38:18chez Investir face à ce rouleau compresseur
38:20qu'est la tech et plus particulièrement
38:22le secteur des semi-conducteurs
38:23qui gagne 90% depuis le début de l'année ?
38:25D'abord, il faut se rappeler que,
38:28comme vous l'avez dit,
38:28on va peut-être signer la 10e semaine de hausse
38:31d'affilée sur le S&P 500,
38:33alors que le conflit,
38:35la guerre au Moyen-Orient n'est toujours pas réglée
38:37et qu'on l'attend de jour en jour.
38:39Donc, ça peut paraître paradoxal
38:41puisqu'on se disait,
38:42s'il y a un choc inflationniste,
38:44ça ralentit l'économie.
38:45Et donc, finalement,
38:46est-ce que le marché boursier est hors sol ?
38:48Ça, c'est la première question.
38:50Et la réponse, c'est que non,
38:52parce que le marché,
38:53il est boosté par deux choses.
38:54Il a été d'abord boosté par
38:56les réévaluations des profits
38:58des grandes compagnies aériennes
38:59qui pèsent lourd dans les indices.
39:01Et la deuxième chose,
39:02deuxième phénomène,
39:03c'est la révision à la hausse
39:05des investissements
39:07dans le domaine de la tech.
39:08On a une accélération
39:09des investissements de la tech.
39:10Et ce scénario,
39:13cette equity story boursière,
39:15elle peut perdurer
39:16puisqu'on assiste en ce moment même
39:19à des levées de fonds
39:21assez importantes
39:21pour nourrir à nouveau
39:23des investissements massifs.
39:25On a Google Alphabet
39:28qui lève plus de 80 milliards,
39:30près de 85 milliards de dollars.
39:32On va avoir dans quelques heures
39:34Spaces qui va lever 75 milliards
39:36pour investir aussi
39:37dans le domaine
39:37de l'intelligence artificielle.
39:39Donc, on a des investissements
39:40qui sont massifs
39:41et ces investissements se portent
39:43essentiellement sur les data centers
39:44et sur la puissance de calcul.
39:46Et là, on le voit
39:47en bourse
39:49qui bénéficie le mieux
39:51de cet Eldorado d'investissement.
39:55C'est un sous-secteur
39:56qui maintenant,
39:57dans les pondérations,
39:58n'est plus du tout un sous-secteur
39:59qui est le sous-secteur
40:00des semi-conducteurs.
40:01Il y a quelques années,
40:02on ne parlait même pas
40:03du secteur des semi-conducteurs,
40:04on parlait du secteur de la tech.
40:06Mais maintenant,
40:07les semi-conducteurs
40:09prennent toute la lumière.
40:10Ils prennent toute la lumière
40:11bien sûr aux Etats-Unis
40:12parce que Nvidia,
40:13première capitalisation mondiale,
40:155300 milliards de dollars
40:18de capitalisation,
40:19encore en hausse de 15%
40:20depuis le début de l'année,
40:21mais aussi en Europe.
40:22En Europe,
40:23au sein de l'Eurostox 50,
40:26les semi-conducteurs,
40:27c'est 14%
40:28de la pondération
40:29de l'indice,
40:3014% alors qu'on dit
40:31que la tech,
40:32les semi-conducteurs,
40:33ça ne se passe qu'aux Etats-Unis,
40:34c'est en partie vrai,
40:35mais on a quelques atouts
40:36en Europe.
40:37Merci à SML quand même.
40:39Merci à SML.
40:40SML à elle seule,
40:42c'est 11,5%
40:43de la pondération
40:45du stock,
40:46l'Eurostox 50.
40:47Bien sûr,
40:47à SML,
40:48c'est le champion
40:50incontesté,
40:50incontestable
40:51en Europe
40:52sur les machines
40:53qui permettent
40:54de graver finement
40:56les semi-conducteurs.
40:58Autrement,
40:58tout se joue,
40:58c'est vrai,
40:59ou aux Etats-Unis,
41:00ou en Asie,
41:03et notamment en Corée,
41:04même si on le voit,
41:05on a quelques champions,
41:06mais nos champions,
41:07nous,
41:08ils sont plutôt
41:08sur les puces analogiques.
41:10Les STMicroelectronics
41:11en France
41:12et en Italie,
41:13c'est un froco italien,
41:14Infineon en Allemagne,
41:15NXP aux Pays-Bas,
41:17ce sont des acteurs
41:18qui fabriquent
41:19des puces analogiques,
41:20des puces très utiles,
41:21bien sûr,
41:22pour votre smartphone
41:23et pour votre véhicule,
41:25votre auto,
41:26mais qui ne servent pas
41:27du tout à l'IA.
41:28LIA, bien sûr,
41:29c'est du NVIDIA,
41:29ou autrement,
41:31mais ça,
41:31c'est la nouvelle histoire
41:32boursière racontée,
41:33ce sont les puces
41:35mémoires,
41:36les puces mémoires,
41:37et là,
41:37vous avez des acteurs champions,
41:39Micron Technologies
41:40qui gagne 250%
41:42depuis le début de l'année
41:43aux Etats-Unis,
41:44et puis, bien sûr,
41:44les Coréens,
41:45les Sud-Coréens,
41:46Samsung,
41:47Skynyx,
41:47qui, eux,
41:48ont des cours
41:48qui s'envolent
41:49et qui font flamber,
41:50bien sûr,
41:50à eux deux,
41:51toute Séoul.
41:52Pour ceux qui nous suivent
41:53à la télévision,
41:54c'est titré
41:55« Comment garder la tête froide ? »
41:56Oui, j'ai écrit
41:56« Comment garder la tête froide ? »
41:59parce qu'aujourd'hui,
42:00on est sur un secteur
42:01qui domine les indices,
42:02vous l'avez dit,
42:03que ce soit en Europe
42:04mais aussi aux Etats-Unis,
42:05et puis, on le voit encore,
42:06en début d'émission,
42:07tout à l'heure,
42:07on parlait d'Iberdrola,
42:09Thomas Guérin nous dit
42:10« Oui, en fait,
42:10Iberdrola profite des data centers,
42:12Schneider Electric,
42:13c'est la même chose,
42:13j'entends la même chose
42:14pour Air Liquide,
42:15pour Veolia,
42:15c'est-à-dire qu'en fait,
42:16même quand on souhaite
42:16se diversifier
42:17sur des valeurs défensives,
42:18sur les utilities,
42:19en fait,
42:19on a à nouveau
42:20le mot intelligence artificielle.
42:21C'est le fameux ruissellement,
42:23parce que lorsqu'on voit
42:24qu'il y a des prises
42:25de bénéfices en ce moment même
42:26sur les acteurs
42:27des semi-conducteurs,
42:28eh bien, vous avez
42:29le grand Schneider Electric
42:30qui baisse.
42:31Cette semaine,
42:32on a eu une flambée
42:33du cours de bourse de Valeo
42:34parce qu'on se dit
42:35que finalement,
42:35avec leur système
42:36de refroidissement,
42:37ils vont peut-être
42:37travailler sur les data centers.
42:38On est un petit peu
42:39ce qu'on a vécu
42:40dans les années 90,
42:42début 2000,
42:43les fameux dot-coms
42:43où on se disait
42:44« Tout le monde
42:44ne va travailler qu'Internet ».
42:45La vérité,
42:46c'est qu'effectivement,
42:47tout le monde travaille
42:48sur Internet,
42:48mais tout le monde
42:49ne va pas tirer
42:49les mêmes profits.
42:50Mais c'est vrai
42:51que là,
42:51on a un Eldorado,
42:54une vague extrêmement puissante.
42:56C'est d'abord
42:57extrêmement compliqué
42:58pour les gérants
42:58de passer à côté
42:59de cette vague.
42:59Donc, finalement,
43:00il y a peu de vendeurs
43:01et le moindre acheteur,
43:02bien sûr,
43:05améliore les cours de bourse.
43:07Et donc,
43:07on a toujours
43:07un courant acheteur,
43:08pas de vendeur
43:09parce qu'aujourd'hui,
43:10c'est difficile de se dire
43:11« Je vais passer de la tech ».
43:13Jusqu'au jour où ?
43:14Parce que c'est la grande question.
43:16Et donc,
43:16la question,
43:16c'est quand est-ce
43:17que cette histoire
43:18va s'arrêter ?
43:18Et là,
43:19quand on regarde
43:20il y a deux scénarios possibles
43:22qui vont montrer
43:23que l'histoire s'arrête.
43:25Premier scénario,
43:26c'est le scénario
43:27fin de l'histoire
43:28des GAFAM.
43:29L'histoire des GAFAM,
43:30ça a commencé
43:31en 2010
43:33jusqu'en 2021
43:34où là,
43:35il y avait
43:35toutes les GAFAM
43:36montées
43:37et 2022,
43:38choc inflationniste,
43:39les banques centrales
43:40montent les taux
43:41et là,
43:41on a une rotation
43:42sectorelle
43:43extrêmement puissante
43:44en faveur de la value,
43:46en faveur des financières
43:47et là,
43:48on a eu
43:49les GAFAM
43:50qui n'ont pas
43:51les Google,
43:52Apple,
43:52Facebook,
43:53Amazon
43:53qui ont eu
43:55une année difficile
43:57en 2022
43:58et après,
43:59bien sûr,
43:59fin 2022,
44:01le grand public
44:02redécouvre
44:03la puissance
44:04de Tchad GPT
44:05et là,
44:05on raconte
44:06une nouvelle histoire
44:06sur la tech.
44:07Donc,
44:07il peut y avoir
44:08un choc inflationniste
44:09et une forte hausse
44:10des taux
44:10des banques centrales.
44:11pour l'instant,
44:12ce n'est pas
44:12le scénario
44:13qui se dessine,
44:13même si on voit
44:14que la BCE,
44:15la Banque centrale
44:16européenne,
44:17réfléchit
44:17à une hausse des taux,
44:18mais il faudrait
44:19quand même
44:19une hausse
44:19assez vigoureuse.
44:21Ça,
44:21c'est un scénario
44:22qui est possible,
44:23mais pour l'instant,
44:24peu probable.
44:25Autre scénario,
44:26c'est qu'on se fait
44:27totalement des films
44:28sur la rentabilité
44:30générée par
44:30l'intelligence artificielle.
44:31On s'était fait
44:32des films
44:33dans les années 2000
44:34sur l'arrivée
44:35d'Internet
44:36où tout le monde
44:36se disait
44:37on va avoir
44:38Internet
44:38sur notre téléphone
44:40très rapidement.
44:42Sauf qu'en 2000,
44:44on a eu un krach
44:45parce que
44:46l'Internet
44:47sur le téléphone,
44:48eh bien,
44:48ça a commencé
44:49seulement en juin 2007
44:51avec le premier
44:52iPhone d'Apple
44:53et c'est là
44:53qu'on a eu
44:54un regain d'intérêt
44:55sur la tech.
44:56Donc,
44:56il peut y avoir
44:57des retards
44:57sur les investissements
44:58et un choc inflationniste
45:00avec des hausses de taux
45:01qui peut mettre fin
45:02à cette histoire.
45:02Pour l'instant,
45:03on ne la voit pas venir,
45:04d'autant qu'Entropique
45:05qui prépare
45:05son introduction en bourse
45:06est en train
45:07de faire fuiter
45:08un peu partout
45:10que ça y est
45:10et maintenant,
45:11ils sont rentables.
45:12Ils sont rentables.
45:13A voir comment ça va se passer.
45:14Le dossier a été déposé
45:15auprès de la SEC.
45:16Investir à partir de demain
45:17dans les kiosques.
45:18Comment vous accompagnez
45:19vos lecteurs
45:19pour être diversifiés ?
45:21On dit qu'il faut toujours
45:22être diversifiés.
45:24Nous,
45:24bien sûr,
45:25on ne reste pas à l'écart
45:25de la tech.
45:26On pense que les semi-conducteurs,
45:27il faut en avoir
45:28mais pas trop.
45:29L'idée,
45:30c'est de ne pas dépasser
45:31les 10%
45:31dans les portefeuilles
45:32de semi-conducteurs
45:34avec des semi-conducteurs
45:35bien sûr
45:35aux Etats-Unis.
45:37Ça peut être du micro
45:37et une technologie
45:38où on est extrêmement positif
45:39ou en Europe
45:40d'un infineon
45:41ou à SML.
45:42Mais aller au-delà
45:43de 10%,
45:44ça me paraît
45:45être un petit peu risqué.
45:46D'autant que
45:47je rappelle les chiffres,
45:49on a quand même
45:49des hausses
45:50qui sont vraiment spectaculaires.
45:52Quasiment tout le secteur
45:53a gagné
45:53entre 100 et 200.
45:55Ce et la tech
45:56qui est la grande recovery
45:57depuis le début de l'année,
45:58on est sur un gain
45:59de 574%.
46:01Donc ça va vite.
46:02Attention,
46:04il peut y avoir
46:05quand même des prises
46:05de bénéfices
46:06qui pourraient être violentes.
46:09Merci beaucoup.
46:10François Monnier
46:10nous a accompagné ce matin
46:11en plateau,
46:12le directeur de la rédaction
46:13d'Investir.
46:149h25,
46:14il nous reste 4 minutes
46:15pour parler de la séance
46:16en cours avec Charles Janus.
46:19Bonjour Charles Janus,
46:20merci de nous accompagner
46:21à distance,
46:22directeur général
46:23de la Belle Épargne,
46:24le CAC 40
46:24et elle est quasi stable.
46:250,1% de progression,
46:278 249 points
46:28avec donc
46:29des prises de bénéfices
46:30sur,
46:31on en parlait il y a un instant
46:32avec François Monnier,
46:32ce secteur des semi-conducteurs,
46:34moins 3 pour STM,
46:36moins 5 pour Soitech.
46:37Comment vous regardez
46:38un petit peu
46:38ce qui se passe en ce moment ?
46:39Le CAC 40 est bien parti
46:40pour signer une troisième
46:41semaine dans le vert.
46:42Oui,
46:43bonjour Etienne,
46:43tout d'abord ravi
46:44de vous retrouver.
46:45Et puis effectivement,
46:46le CAC 40 a signé
46:47une belle séance
46:48de rebond hier
46:49qui contraste
46:50avec la tech américaine.
46:52Heureusement,
46:52pour une fois,
46:53le CAC 40
46:53est faiblement plombéré
46:55en semi-conducteurs.
46:56Donc en fait,
46:57on a des secteurs différents
46:58qui ont participé
46:59à la hausse,
47:00la santé,
47:00le logiciel,
47:01l'aéronautique
47:02ou encore les financières.
47:03Donc on voit
47:03qu'on s'est appuyé
47:04sur plusieurs secteurs hier,
47:05ce qui est plutôt encourageant.
47:07On avait une hausse
47:08qui était plutôt large.
47:09Alors maintenant,
47:10il faut confirmer
47:10ce mouvement.
47:11Ça,
47:12ça va être le plus important.
47:13Pour l'instant,
47:13l'indice,
47:14vous l'avez rappelé
47:15en début d'émission,
47:16sur un seuil clé majeur,
47:18les 8 250 points,
47:19c'est la grosse résistance
47:20clé hebdomadaire
47:21qu'il faut franchir.
47:22Tant que ce niveau
47:23n'est pas franchi durablement
47:24en clôture,
47:25ça sera très compliqué
47:26pour libérer du potentiel
47:28sur l'indice parisien.
47:29Mais si jamais ça arrivait,
47:31on a un potentiel technique
47:32qui est très important.
47:33Puisqu'en fait,
47:34l'indice parisien,
47:34ça fait 10 jours maintenant
47:35qu'il est bloqué
47:36sous les 8 250 points
47:37et il a formé
47:38ce qu'on appelle
47:39un drapeau.
47:40Alors cette figure
47:41d'analyse technique,
47:42elle n'existe
47:43que si elle est déclenchée,
47:44donc seulement en clôture
47:45au-delà du 1250,
47:478 250 points.
47:49Si jamais on venait
47:50à clôturer au-delà
47:51de ce seuil technique,
47:52eh bien ça va libérer
47:53un potentiel
47:53d'à peu près 3,
47:54à 4 %
47:55sur l'indice parisien
47:55et on pourrait aller rejoindre
47:57comme objectif final
47:59les 8 555 points
48:01qui correspondent
48:02à la borne haute
48:02d'un gap
48:03qui a été laissé ouvert
48:04début mars
48:05par le marché
48:05et qui correspond
48:06peu ou prou
48:07à la proximité
48:08des ATH.
48:09Donc vous le comprenez,
48:09on a plutôt un biais
48:10qui est constructif
48:11puisqu'on a une base
48:12assez large
48:12pour avoir un rebond
48:13au sein des valeurs du CAC.
48:15Ça fait plusieurs jours
48:16qu'on accumule
48:16sous cette résistance.
48:17On voit que ce matin,
48:18on tente à nouveau
48:19un dépassement.
48:20Pour l'instant,
48:20on a très faible consolidation.
48:22On est autour
48:23de la neutralité
48:24pour l'instant.
48:25Donc voilà,
48:26constructif,
48:26tant qu'on s'est tué
48:27aux alentours
48:28des 1 250 points,
48:29maintenant,
48:29il va falloir vraiment
48:30franchir ce niveau
48:31et à l'inverse,
48:32si notre scénario central
48:33ne se réalise pas,
48:34donc le franchissement
48:34à la hausse,
48:35il faudra faire attention
48:36à la zone des 8 100 points
48:38et en cas de clôture
48:39sur ce niveau,
48:40attention,
48:40on pourrait avoir
48:41un retour sur le bas
48:42du trading range
48:42hebdomadaire
48:43dans la zone des 7 900 points
48:44mais ce n'est pas
48:45notre scénario central
48:46à ce stade.
48:46En moins d'une minute
48:47en termes de secteur
48:49d'allocation,
48:50est-ce que vous avez
48:50revu des choses
48:51dernièrement à la belle épargne
48:52après ces 9 voire peut-être
48:5410 semaines dans le vert
48:55pour le S&P 500 ?
48:57Oui,
48:58on pense que les opportunités
48:59de marché vont plutôt
49:00se trouver moins
49:01du côté des valeurs
49:02dites en momentum,
49:03donc tout ce qui était
49:04semi-conducteur par exemple,
49:06on va plutôt aller regarder
49:07du côté des logiciels
49:08où selon nous,
49:09il y a des bonnes affaires
49:10à faire,
49:10on a des très bonnes
49:12valorisations attractives
49:13qu'on n'a pas vues
49:14sur certains dossiers
49:14depuis 10-15 ans,
49:16on était dans des dynamiques
49:17baissières,
49:17les graphiques se sont mis
49:18à place sur ces valeurs-là
49:19avec des rebonds significatifs
49:218, 10, 15, 20%
49:23sur certains dossiers,
49:24donc on a certainement
49:25touché un point bas
49:26de court et moyen terme
49:27sur ces dossiers-là,
49:28donc on pense qu'il y a
49:28un potentiel à très court terme
49:30déjà d'avoir une embellie
49:32sur ces dossiers-là
49:33et puis à long terme,
49:34on pense que c'est un bon
49:35point d'entrée
49:36pour les investisseurs
49:37qui veulent repondérer
49:38ce secteur-là
49:39dans les portefeuilles.
49:40Très clair,
49:40merci beaucoup Charles Janus
49:41qui nous aura accompagné
49:42ce matin,
49:42directeur général de
49:43la belle épargne,
49:44le CAC 40 n'est pas
49:45complètement stable,
49:46assure cet après-midi
49:46l'emploi américain
49:47à 14h30
49:48et puis bien sûr
49:48la séance américaine,
49:49tout ça,
49:50ça sera à suivre
49:51dans BFM Bourse
49:51à partir de 15h30
49:52avec Guillaume Sommerer,
49:54dans un instant
49:54les experts
49:55et puis à 11h,
49:56vous retrouvez bien sûr
49:56tout pour investir
49:57la masterclass
49:58avec Christopher Dembic.
49:59Très bonne journée.
50:01Good Morning Market
50:02sur BFM Business.
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