- il y a 2 jours
Ce vendredi 20 mars, Daniel Gerino, président de Carlton Sélection - économiste et actuaire, Charles Janus, directeur général de La Belle Épargne, François Dossou, directeur de la Gestion Actions Listed Assets chez Sienna IM, Jean Michel Karam, fondateur d'Ieva Group, Romain Aumond, Macroéconomiste et stratégiste chez Natixis Investment Managers, et Isabelle Mateos y Lago, Cheffe Économiste du groupe BNP Paribas, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:06L'actualité des marchés financiers, c'est sur BFM Business. Dans un instant, l'ouverture. Etienne Braque, quelle est l
00:11'ambiance ?
00:11Un CAC 40 qui est attendu en très légère hausse dans un instant, après avoir baissé de 2% hier
00:16soir à la clôture, moins 3% pour le DAX à Francfort.
00:20La bourse allemande qui est repassée hier en séance sur ses plus bas d'avril dernier. Il faut revenir au
00:25Liberation Day, au droit de douane, pour voir un DAX au niveau d'hier.
00:29Du côté de la Bourse de Paris, on est sur des plus bas de septembre-octobre, avec des prix de
00:34l'énergie hier qui ont monté en flèche.
00:36Depuis, ça s'est dégonflé en partie, puisque le baril de pétrole qui tutoyait les 120 dollars hier à la
00:41mi-journée est ce matin à 108 dollars.
00:43On a une petite baisse ce matin sur les cours du gaz en Europe qui cèdent un peu plus de
00:482% sous les 60 euros le mégawatt-heure.
00:50C'est une nouvelle bouffée d'air pour le marché action. On le verra dans l'émission.
00:53C'est vrai que maintenant, les cours de l'énergie sont un peu devenus le vix des marchés. Vous savez,
00:57c'est l'indice de volatilité.
00:58Quand les cours de l'énergie progressent, les indices baissent, les obligations progressent.
01:03Et quand les marchés des matières premières, à l'inverse, baissent, c'est une bouffée d'air pour les indices
01:09actions.
01:10Du côté de Wall Street, une nouvelle fois, on a trois indices américains qui ont très largement surperformé,
01:14dans le sens où hier soir, le Nasdaq a perdu seulement 0,3%, moins 0,4% pour l'indice
01:20Dow Jones,
01:21avec des entreprises américaines qui sont plutôt confiantes sur la situation.
01:26Quand vous écoutez FedEx qui a publié ses résultats hier, qui ne voit pour l'instant pas d'impact sur
01:30la demande,
01:31qui arrive pour l'instant à relever ses prix.
01:33Quand vous écoutez Micron dans le secteur des semi-conducteurs,
01:36mercredi qui a dévoilé des résultats au-delà des attentes,
01:38ou encore Accenture qui a publié des résultats qui, là aussi, ont surpris positivement.
01:44Bref, une fois de plus, ça confirme la tendance.
01:46Cette tendance, c'est qu'en temps de conflits, en temps de périodes géopolitiques complexes,
01:51les indices américains surperforment et ça se voit très clairement cette fois-ci.
01:55Un mot de conjoncture, il y a Christine Lagarde qui voit l'inflation remonter.
01:58Oui.
01:59Remonte les perspectives, 2,6% dans le scénario central pour l'inflation d'ici la fin de l'année,
02:024,4% dans le scénario catastrophe.
02:05Alors que cette cible d'inflation de 2% venait d'être atteinte.
02:08Christine Lagarde qui avait quand même mis 4 ans pour atteindre sa cible de 2%.
02:12Et là, à Patatra, elle voit à nouveau plus d'inflation pour cette année, moins de croissance.
02:18Trois scénarios qui ont été développés hier par la Banque centrale européenne
02:22et un effet ricochet immédiat sur le marché obligataire,
02:25dans le sens où le 10 ans allemand a touché les 3%.
02:28C'était une barre symbolique qui n'avait pas été franchie depuis 2011.
02:33Le 10 ans français se détend un petit peu ce matin, on est à 3,6%.
02:36Mais là aussi, on est sur des plus hauts de 15 ans.
02:39Et ça, ça stresse un petit peu le marché car forcément, cette remontée du marché obligataire
02:43va se répercuter sur le coût du crédit pour les États, bien sûr,
02:47mais aussi pour les entreprises et les ménages si, bien sûr, cette situation perdure.
02:52Un bout au-delà des 3%.
02:53On n'a pas vu ça depuis 2011.
02:55Le CAC 40 qui ouvre à l'instant.
02:56Plus 0,8%.
02:58L'indice qui flirte avec les 7 900 points, en tout cas, il s'en rapproche.
03:027 871 points à l'ouverture, plus 0,8% pour l'Eurostox 50.
03:08Les valeurs cycliques qui ont été malmenées hier se reprennent.
03:11ArcelorMittal est la plus forte hausse du CAC 40 à l'ouverture avec un gain de 2%,
03:15suivi de BNP Paribas, plus 1,7 à 85,97.
03:18Saint-Gopin, EFA jouent encore Accor,
03:21suivent également la tendance avec des hausses de plus de 1,5%.
03:25A l'inverse, les valeurs qui ont bien fonctionné hier, cèdent la marche ce matin.
03:29Elles sont en bas du tableau, plutôt, moins 0,8% pour Total Energy,
03:33qui a touché hier un record historique.
03:35On en parlera d'ailleurs à 9h20 avec François Dossou.
03:37Le titre a quand même gagné 40% depuis le début de l'année, ce titre Total Energy.
03:42Voilà, plus haut historique.
03:43Hier, on était au-delà des 79 euros.
03:45Et donc ce matin, une petite pause de 0,8%.
03:48Idem pour Thalès ou encore pour Orange.
03:51Du côté de l'once d'or qui a touché les plus bas de fin janvier hier,
03:55on est sur une hausse de 2%, 2700 dollars pour une once d'or.
03:59Quand du côté de l'argent, vous avez également un gain de 2%,
04:02au-delà des 72 dollars pour cette once.
04:04L'euro-dollar tient la barre des 1,15,
04:06notamment depuis la prise de parole hier de Christine Lagarde.
04:081,1475 est donc le 10 en français qui se stabilise à 3,6%.
04:12Le CAC 40 est donc dans le vert à l'ouverture,
04:15plus 0,8% après une baisse de 2% hier à 7871 points.
04:20Au menu de Good Morning Market.
04:21Tout au long de l'émission, nous reviendrons bien sûr sur cette semaine intense
04:24des banquiers centraux avec donc la Fed, la BCE, la Banque Nationale Suisse,
04:28la Banque d'Angleterre, bref, n'en jetez plus.
04:30Tout au long de l'émission, nous reviendrons sur ces sujets
04:32avec Daniel Girino de Carlton Selection,
04:34Isabelle Matteo Silago, la chef économiste de BNP Paribas
04:37et Romain Aumont de Natixis.
04:38Et puis nous parlerons bien sûr de cette semaine chahutée
04:42sur les marchés, François Dessous en plateau.
04:44Et puis nous reviendrons également sur les valeurs
04:47qui ont fait l'actualité cette semaine
04:48avec quelques publications qui, vous le verrez, sont plutôt marquantes.
04:52Bonne émission, bon week-end à l'heure.
05:01C'est parti pour Good Morning Market.
05:03Et donc le CAC 40 est sur une hausse de 0,8%
05:06à la porte des 7900 points.
05:08C'est une séance importante aujourd'hui
05:10avec l'échéance trimestrielle sur les produits dérivés,
05:13l'éclairage de Charles Janus
05:14qui nous attend depuis la baignée parmi dans quelques minutes.
05:17Et puis à 9h30, nous recevrons la deuxième IPO de l'année.
05:21Jean-Michel Carab, le fondateur de Yeva Group,
05:24viendra nous parler de son groupe
05:25qui va donc rentrer en bourse à la Bourse de Paris.
05:29À la fin du mois, il s'agit d'un groupe de cosmétiques.
05:31C'est la deuxième introduction en bourse
05:33après, souvenez-vous, Rising Stone il y a un mois.
05:37Juste avant, retour sur les banques centrales
05:40avec Daniel Gérino, économiste et actuaire
05:42président de Carlton Selection.
05:44Bonjour Daniel, merci de nous consacrer
05:46quelques minutes ce matin.
05:48Comment vous regardez un petit peu
05:49ce qui s'est passé sur les marchés cette semaine
05:51avec donc un boon qui retrouve les 3%
05:53pour la première fois depuis 2011
05:55et puis la BCE qui craint un retour de l'inflation
05:58et un impact sur la croissance ?
06:00Oui, bonjour Etienne.
06:02Écoutez, nous, on constate qu'on est dans un complet
06:06changement de régime économique.
06:07On vit ça en temps réel.
06:09Auparavant, le conflit, il était géopolitique.
06:12On voyait bien quand même que c'était un problème entre États.
06:15Aujourd'hui, c'est devenu un véritable choc énergétique mondial.
06:18On n'est plus dans une simple réaction de marché aujourd'hui.
06:22C'est une véritable pénurie sur le physique du marché de l'énergie,
06:26notamment le pétrole et maintenant le gaz.
06:29Donc ce point clé aujourd'hui sur le pétrole,
06:31c'est quoi ?
06:32C'est une désorganisation totale des flux.
06:35Aujourd'hui, on voit que le détroit d'Ormousse,
06:37il est complètement engorgé.
06:39On n'a plus du tout de possibilité de faire passer des bateaux
06:42si ce n'est avec des coûts phénoménaux.
06:45On a eu des frappes sur les infrastructures énergétiques.
06:48Tout ça, ça crée évidemment une rareté du brut qui est disponible.
06:52Mais surtout, il y a un phénomène qui est assez peu marqué et indiqué,
06:57c'est qu'on constate que le marché du physique,
07:00qui est différent du marché du brut,
07:04des indices comme le Brent ou le YT,
07:07est en train de littéralement exploser.
07:10Si vous regardez le marché physique du brut Omanet,
07:14il atteint 154 dollars le baril.
07:17Il faut vraiment voir cet aspect-là,
07:19parce que c'est ce qui donne le « là »
07:22sur les indices du Brent et du YT,
07:24qui sont souvent un peu en retard
07:25sur les vraies valorisations du cours du pétrole.
07:29Donc ça, ça indique que le niveau du pétrole risque encore de monter.
07:33Et tout ça, ce n'est pas très très bon, évidemment, pour l'inflation,
07:36puisqu'on a constaté qu'il y avait une tension possible sur l'inflation.
07:40C'est la conséquence directe de ce choc macroéconomique qui est extrêmement violent.
07:45L'énergie, elle est en train de refaire partir à la hausse,
07:49sans doute ponctuellement, l'inflation.
07:51Et ça, ça risque de peser aussi sur la croissance,
07:54sur le coût des entreprises,
07:55parce que les entreprises vont avoir des coûts qui vont s'accroître.
07:58Ça va réduire le pouvoir d'achat des ménages.
08:00Tout ça, c'est en fait, on est en train de rentrer dans le pire des deux mondes.
08:04C'est-à-dire plus d'inflation et moins de croissance.
08:06Et pour l'instant, bon, on n'a pas encore de signe de stagflation dont on parle actuellement,
08:13mais c'est quand même des notions qui apparaissent.
08:16Alors nous, chez Carleton, on pense que tout ça, c'est quand même très très ponctuel.
08:19Et que pour le coup, les banques centrales, aujourd'hui,
08:22puisque c'est un peu le sujet principal,
08:24les banques centrales, elles sont un peu piégées.
08:27Vous l'avez vu, la Fed comme la BCE,
08:29elles sont en mode attentiste.
08:31Elles ont beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal à définir les stratégies qu'elles doivent mettre en œuvre.
08:36Pourquoi ? Parce qu'elles font face, d'un côté, à un choc inflationniste.
08:41Mais le problème, c'est que c'est un choc d'inflation qui est lié à la demande.
08:46Et on sait que quand le choc est lié à la demande,
08:48eh bien, n'est pas lié à la demande, pardon,
08:51on se retrouve avec une difficulté à contrôler l'inflation.
08:55Ce n'est pas comme ce qu'on a connu à la suite du Covid.
08:59Cette inflation, elle est importée via l'énergie,
09:02donc difficile à contrôler.
09:05Donc, si elle monte les taux d'intérêt par la suite,
09:08comme l'a indiqué Christine Lagarde,
09:11vraisemblablement en avril, elle veut monter les taux d'intérêt.
09:13Moi, je pense que c'est un peu prématuré de dire ça.
09:16Elle risque d'aggraver le ralentissement économique,
09:18et notamment en zone euro,
09:21où les choses ne se passent pas si bien,
09:23parce que vous avez vu que la croissance a été révisée à 0,9.
09:25Donc, il ne reste plus vraiment grand-chose,
09:27et qu'en Allemagne, la situation n'est pas brillante du tout.
09:30Mais en même temps, si elles ne font rien,
09:33elles risquent de laisser l'inflation s'installer.
09:35Donc, c'est vraiment le dilemme,
09:37avec des causes différentes,
09:39qu'on avait en 2022.
09:41Et on se rappelle qu'à l'époque,
09:42les banquiers centraux avaient tardé un peu à réagir.
09:44Et là où il nous semble qu'aujourd'hui,
09:46les banquiers centraux ont intérêt quand même
09:48à prendre un peu du recul,
09:50on a le sentiment qu'elles veulent compenser un peu
09:53cette critique qu'on a pu leur faire,
09:55d'être un peu derrière la courbe
09:58et pas en anticipation.
10:00Sans compter que les cours du gaz sont toujours élevés,
10:02Daniel Gérineau.
10:03Encore ce matin, on a un TTF,
10:05alors certes qui se stabilise,
10:06mais qui est à 60 euros le mégawatt-heure.
10:08Pour rappel, en février, on était à 25-30 euros.
10:11On est sur des plus hauts de 2023.
10:14Là aussi, l'impact sera non négligeable
10:16pour l'industrie,
10:17en particulier pour l'industrie allemande.
10:20Absolument.
10:20Et ça, ça va être un facteur
10:21que la Banque centrale doit prendre en considération
10:23parce que vous savez que les Allemands
10:25sont quand même très présents
10:26au niveau de la Banque centrale.
10:27Les industriels allemands frappent
10:28à la porte de la BCE en disant
10:29faites attention parce que nous,
10:31on est attaqués à la fois
10:32dans notre production par la Chine,
10:34on a une énergie qui nous coûte très très cher.
10:36Vous l'avez cité,
10:37le gaz a atteint des niveaux élevés.
10:38Alors aujourd'hui,
10:39sur le gaz net européen,
10:41sur un autre indice,
10:43on est à 70 euros le mégawatt-heure.
10:46Il faut savoir que pendant la crise Covid,
10:47on avait atteint 341.
10:49Alors on en est très loin,
10:50mais attention,
10:51le niveau standard,
10:53c'est plutôt 25-30 euros le mégawatt-heure.
10:55Alors il y a un autre élément aussi
10:57qui est à prendre en considération.
10:59On n'a jamais eu,
11:01je crois que c'était jeudi,
11:03donc hier,
11:03on a eu un écart entre le prix du Brent
11:05et le prix du Whitey
11:06qui a été le plus haut historique
11:07depuis deux ans.
11:08Donc tout ça,
11:09ça montre une désorganisation,
11:11en fait,
11:12du marché de l'énergie
11:13et puis des enjeux très importants
11:15pour la Banque centrale.
11:16Si la Banque centrale se loupe,
11:17clairement,
11:18elle peut nous emmener droit dans le mur.
11:20Donc nous,
11:20on penche chez Carlton
11:21que la Banque centrale,
11:22elle a quand même intérêt
11:23à être assez prudente
11:26et attendre un peu
11:27avant de se lancer
11:28dans des hausses de taux
11:29parce qu'on ne sait pas
11:30comment ce conflit
11:31va être réglé.
11:32On est sûr que Trump,
11:34s'il ne met pas un terme à ça,
11:36il ne gagnera pas les mi-termes.
11:38S'il ne gagne pas les mi-termes,
11:39il y a de fortes probabilités
11:40que l'impeachment
11:41le sorte du jeu littéralement.
11:43Donc ce qui veut dire
11:44qu'on rentrerait
11:45dans une zone de trouble
11:46assez importante.
11:47Donc moi,
11:48je pense que
11:48dans un scénario central,
11:51tout sera fait
11:52pour faire baisser
11:53ce prix du pétrole
11:54et calmer le jeu
11:55au niveau de,
11:56notamment du T3 d'Ormouz
11:57pour revenir à des notions
11:59d'inflation plus stables.
12:01D'ailleurs,
12:01les anticipations d'inflation
12:03que regarde la BCE
12:04mais que regarde également
12:05la Fed,
12:06ils ont monté
12:07mais pas à des niveaux
12:08très très élevés.
12:10C'est des toutes
12:10toutes petites hausses.
12:11Donc je pense que tout ça,
12:14c'est un petit peu
12:14on est dans l'œil du cyclone
12:16mais vraisemblablement,
12:18tout ça,
12:18ça doit déboucher quand même
12:21sur un peu de,
12:23à la fois de la patience
12:24et un petit peu de recul
12:27parce qu'agir à chaud,
12:29ce serait vraiment une erreur.
12:31Les grands indices européens
12:32ont perdu 8-10%
12:33depuis leur plus haut historique.
12:35Le DAX est sur des plus bas
12:36d'avril dernier,
12:37la Bourse de Paris
12:38ou l'Eurostock 50 par exemple
12:39sont sur des plus bas
12:40de septembre-octobre.
12:42Est-ce qu'aujourd'hui
12:43dans les portefeuilles,
12:44vous avez envie de vous dire
12:44tiens,
12:45il commence à y avoir
12:45des dossiers intéressants
12:47ou est-ce que non,
12:47pour l'instant,
12:48c'est encore trop tôt ?
12:50Alors moi,
12:51je pense que de toute façon,
12:52quand vous voulez faire
12:53de bonnes affaires,
12:54il faut acheter au son du canon
12:55et vendre au seau de clairon.
12:56Ça, c'est un vieil adage
12:57et ça marche très bien.
12:58Alors évidemment,
12:58il ne faut pas se pacifiter
12:59mais on peut commencer
13:00à rentrer dans le marché.
13:01Il faut bien se dire
13:02qu'il y a très très peu de temps.
13:03Si on vous avait dit
13:04écoutez,
13:05vous allez pouvoir rentrer
13:05sur le marché à 8 000
13:07sur le CAC 40,
13:07tout le monde se serait chelé dessus.
13:09Bon, aujourd'hui,
13:10on est à 7 900
13:11et globalement,
13:12il y a quand même
13:13certaines valeurs
13:14qui sont très intéressantes
13:17sur lesquelles on peut
13:18commencer à regarder ces dossiers.
13:20Après,
13:20il ne faut pas se tromper
13:21au niveau des secteurs.
13:21Il y a des secteurs
13:22sur lesquels
13:23les taux d'intérêt
13:24sont extrêmement sensibles.
13:25Je pense notamment aux utilities
13:28et je pense aussi à l'énergie
13:29parce que l'énergie,
13:30aujourd'hui,
13:30c'est un des secteurs
13:31qui avait plus de 60%
13:32depuis le début de l'année.
13:33On peut se dire
13:34c'est bien,
13:34ça va continuer.
13:35Attention,
13:36si le conflit se règle,
13:38ce secteur va se dégonfler littéralement.
13:40Alors aujourd'hui,
13:41rentrer dans ce secteur,
13:41ce n'est vraiment pas une bonne idée.
13:43Par contre,
13:44il y a des secteurs
13:44qui seront sans doute
13:45très intéressants
13:47et qui sont aujourd'hui
13:48un petit peu délaissés,
13:49c'est notamment les financières.
13:50Pourquoi ?
13:51Parce que les courbes
13:51de taux d'intérêt
13:52se sont plutôt bien aplaties
13:55avec un niveau
13:56qui a remonté globalement.
13:59Donc,
13:59ce n'est pas très très bon
14:00pour les banques.
14:01Les banques,
14:02vous savez,
14:02quand la courbe est pentue,
14:03c'est très intéressant
14:04parce qu'elles empruntent
14:05à court terme pas cher,
14:06elles placent à long terme plus cher
14:07avec des marges
14:08qui sont intéressantes.
14:09Aujourd'hui,
14:10ce n'est plus le cas
14:11et nous,
14:12on pense que la courbe
14:13de taux va se remettre
14:15correctement
14:15avec une pentification
14:16de nouveau plus forte.
14:17Donc,
14:18c'est un bon moment
14:19pour rentrer sur les banques.
14:20C'est un bon moment
14:20pour rentrer aussi
14:21sur les matériaux
14:22puisqu'il va y avoir
14:24énormément
14:24de reconstruction
14:25à faire
14:26une fois les conflits
14:27apaisés
14:28et aujourd'hui,
14:29ils ne sont pas très très chers.
14:29Aux États-Unis,
14:30c'est un des secteurs
14:31qui tient le mieux,
14:32il fait 4%
14:32depuis le début de l'année.
14:34Par contre,
14:34en Europe,
14:34on est à moins 16,
14:35pratiquement moins 17.
14:37Vous voyez,
14:37il ne faut pas aller chercher
14:39les secteurs
14:39qui ont le plus monté
14:40parce que là,
14:41vous allez payer
14:41la plus-value des autres.
14:43Il vaut mieux,
14:43au contraire,
14:44aller rechercher
14:45des secteurs
14:45qui sont utilisés
14:48pour l'après-guerre
14:49qui sera peut-être
14:50sans doute assez rapide
14:51mais également,
14:53regarder entre autres
14:55sur des secteurs
14:57comme la techno
14:58où il y a,
14:59en étant extrêmement discriminant
15:01dans ces sélections,
15:03mais il y a quand même
15:03des valeurs
15:04qui sont des valeurs
15:05absolument d'avenir
15:07sur lesquelles
15:07on ne pourra pas faire
15:08d'impasse
15:08ou des secteurs de défense.
15:10Le secteur de la défense,
15:11ça reste un secteur
15:12très intéressant
15:13puisque tous les pays
15:14de la zone euro
15:15vont devoir se réarmer.
15:16Et sur les taux d'intérêt,
15:17aujourd'hui,
15:18vous avez la partie
15:18la plus,
15:19et c'est le plus
15:20entre guillemets
15:21dégradé
15:21mais ce n'est pas
15:22très grave
15:23dans la mesure
15:23que ce sont des papiers
15:24très courts,
15:25c'est les taux
15:26entre un an
15:26et trois ans.
15:27La courbe a carrément
15:28remonté sur cette partie-là.
15:30Pour les investisseurs
15:31qui sont sur du monétaire,
15:32c'est très intéressant
15:33de basculer aujourd'hui
15:34sur ce type de papier,
15:35sur des durations
15:36compris entre un an
15:38et deux ans
15:38parce que là,
15:39vous captez des taux
15:39très intéressants
15:40que vous n'aurez plus.
15:41C'est vraiment acheter
15:42une opportunité
15:44qui ne se représentera
15:45sans doute plus.
15:46Donc, conclusion,
15:47on pense que maintenant,
15:48on va rentrer dans un monde
15:49qui va être sans doute
15:50un tout petit peu
15:51plus compliqué
15:52puisqu'on voit
15:52que les aspects géopolitiques
15:55prennent beaucoup plus
15:56de place
15:56que par le passé.
15:58Donc, ça veut dire
15:58qu'en termes
15:59d'allocations d'actifs,
16:00il faut être extrêmement réactif.
16:01Il ne faut pas non plus
16:02camper éternellement
16:04sur certains secteurs
16:05parce que,
16:05encore une fois,
16:06les rotations sont
16:07assez rapides
16:09avec les perturbations.
16:10Encore là, aujourd'hui,
16:11Hermès est sur les plus bas
16:12de 2023.
16:13LVMH est toujours
16:13proche des 450 euros.
16:15C'est bien un secteur
16:16qui, aujourd'hui,
16:16est délaissé.
16:18Absolument.
16:19Alors, on le voit,
16:20il est extrêmement délaissé.
16:21Pourtant, la conso discrétionnaire
16:22dans laquelle se trouve
16:23le luxe
16:25est le deuxième meilleur
16:26performeur du stock 600.
16:28Mais oui,
16:28ce sont des opportunités
16:29qui sont extrêmement intéressantes
16:31parce qu'aujourd'hui,
16:32on price quasiment
16:33un arrêt de consommation
16:34sur l'Asie,
16:36un effondrement
16:37de la consommation en Europe.
16:38Or, justement,
16:39c'est très intéressant
16:40parce qu'aujourd'hui,
16:41dans ce contexte compliqué
16:42où on redoute
16:43une inflation
16:44qui, à mon avis,
16:44durera pas très longtemps,
16:46il faut prendre des sociétés
16:47qui ont du pricing power.
16:48Ces sociétés-là,
16:49elles ne redoutent pas
16:50à l'inflation.
16:51Et précisément,
16:52des Hermès,
16:53des LVMH,
16:55enfin,
16:55toutes les valeurs
16:56des L'Oréal,
16:57ce sont des valeurs
16:58qui se sont littéralement
16:59effondrées
16:59et qu'il faut ramasser.
17:01C'est intéressant
17:02de le prendre.
17:03Ce sont des valeurs
17:03de long terme.
17:04Vous n'êtes pas
17:05sur un risque
17:06d'une société
17:06qui risque de basculer,
17:08LVMH,
17:09c'est une capitalisation
17:09boursière colossale,
17:10ce sont des marchés mondiaux,
17:12c'est une croissance importante,
17:14c'est une réactivité
17:15qui est très, très, très forte.
17:17Donc,
17:18on a des opportunités.
17:19Les périodes difficiles
17:21où les marchés baissent,
17:22ce sont justement
17:23les points d'entrée
17:24qui vont faire
17:24votre performance de demain.
17:25On est au bout.
17:26Merci beaucoup.
17:27Daniel Girineau
17:27nous a accompagné ce matin.
17:29Président de Carleton Sélection
17:30économiste et actuaire,
17:31Hermès est l'une
17:32des rares baisses ce matin.
17:33Moins 0,5%,
17:351734.
17:35À l'inverse,
17:36LVMH progresse
17:37d'un peu plus d'un pour cent
17:37à 465 euros
17:39quand le CAC 40,
17:40lui,
17:40progresse de 0,9%
17:42à 7 877 points.
17:45Charles Janus,
17:46directeur général
17:47de la Belle Épargne,
17:48nous accompagne ce matin
17:48pour décrypter un petit peu
17:49la séance du jour,
17:50une séance importante
17:51avec l'échéance trimestrielle
17:53aujourd'hui
17:53sur les indices actions.
17:55Bonjour Charles.
17:56Comment vous regardez
17:57ce rebond ?
17:58Moins 2% hier
18:00et là,
18:00une hausse de 0,9%.
18:03Bonjour Etienne,
18:03tout d'abord,
18:04ravi de vous retrouver.
18:05Écoutez,
18:05l'indice CAC 40,
18:06pour l'instant,
18:06il n'a rien franchi.
18:07Il est toujours mal orienté
18:09structurellement.
18:10Ça fait plusieurs jours
18:11déjà qu'il était mal orienté.
18:13Alors hier,
18:13le gap baissier
18:14a encore mis
18:14plus à mal la tendance.
18:16On est toujours bloqué
18:17sur ce qu'on appelle
18:18une moyenne mobile
18:18à 200 jours
18:19et ça depuis une semaine.
18:21Donc pour rappeler,
18:22une moyenne mobile
18:22à 200 périodes,
18:23c'est un niveau clé
18:24pour les opérateurs.
18:25Au-dessus,
18:26on est positif
18:26et enclin à prendre du risque.
18:28En dessous,
18:28on est plutôt
18:29dans des marchés baissiers
18:30qui invitent à la prudence.
18:31Et pour l'instant,
18:32ce niveau clé,
18:33qui est utilisé
18:34par les investisseurs
18:35pour qualifier
18:35la tendance de long terme,
18:37il constitue un signal négatif.
18:38Ça fait une semaine
18:39qu'on est en dessous
18:39et on a eu
18:40des multiples échecs
18:41avant le gap baissier d'hier.
18:43On a eu,
18:43je ne sais pas,
18:443-4 fois,
18:45on a essayé pendant 3-4 jours
18:46d'essayer de franchir ce niveau
18:47et en fait,
18:48ça vient renforcer
18:49la solidité de cette résistance
18:50donc ça sera très difficile
18:51à franchir.
18:52Et en plus,
18:52cette moyenne mobile
18:53à 200 périodes,
18:54elle est située
18:54sur un niveau clé psychologique,
18:56le seuil des 8000 points.
18:57Et donc,
18:58c'est vraiment ce niveau
18:59à reprendre en clôture
19:00d'un point de vue technique
19:01pour qu'on ait une emblée
19:02sur le CAC 40
19:03et peut-être un jour
19:04revoir 8200,
19:048300.
19:05Mais voilà,
19:06c'est vraiment le niveau
19:06à surveiller
19:07ces prochains jours,
19:08ces prochaines semaines.
19:09Si jamais
19:11les événements géopolitiques
19:12continuent de se détériorer,
19:14il faudra regarder
19:15vers les plus bas de l'hier
19:16et surtout ensuite
19:17vers les 7700 points,
19:18même si pour l'instant,
19:19on voit que le CAC 40
19:20tend de stabiliser
19:21avec une belle ouverture ce jour.
19:23Alors,
19:24le seul élément
19:25qui est un petit peu difficile
19:26aujourd'hui pour le CAC 40,
19:27c'est qu'il y a peu de composantes
19:28qui pourraient l'aider
19:29à repartir à la hausse.
19:30Bon,
19:30il y a évidemment
19:31Total Energy,
19:32vous l'avez rappelé
19:32au début d'émission,
19:33superbe hausse
19:34depuis le début d'année,
19:35rien que 12% de hausse
19:36en une semaine,
19:37donc assez fulgurant,
19:39évidemment porté
19:39par la hausse
19:40du prix du baril.
19:41Le contexte géopolitique
19:42porte la valeur évidemment,
19:43mais aussi microéconomique.
19:45On a quelques éléments
19:46comme l'annonce potentielle
19:48d'un paiement
19:49d'environ 1 milliard de dollars
19:50par l'administration américaine
19:51auprès du géant pétrolier
19:52et gazier
19:53suite à l'abandon potentiel
19:55d'un projet éolien offshore
19:56à côté de New York.
19:57Donc évidemment,
19:58il y a la micro
19:58plus la macro
20:00qui vient porter la valeur.
20:01Mais à côté de ça,
20:02en fait,
20:02quand vous regardez
20:03des composantes,
20:04Sanofi AXA
20:05sortent à peine
20:06la tête de l'eau.
20:06On est à peu près
20:07à plus 1 plus 2
20:08sur une semaine
20:09avec le contexte géopolitique.
20:11Et tout le reste
20:12évolue dans le rouge.
20:13Tout le reste,
20:13vous l'avez dit,
20:14les bancaires,
20:14le segment du luxe,
20:16évidemment,
20:16qui se fait taper dessus.
20:18Pourquoi ?
20:18Parce que la partie voyage
20:19est très importante
20:20pour eux.
20:21Ça représente à peu près
20:22un tiers du volume
20:23de chiffre d'affaires.
20:24Donc évidemment,
20:25avec le contexte
20:26où les voyageurs
20:27peuvent plus se déplacer
20:29avec des prix d'avions
20:31qui sont plus chers
20:31à cause du kérosène
20:32et du pétrole
20:33et évidemment,
20:34des vols qui sont annulés
20:35ou détournés,
20:36bien évidemment,
20:37ça pèse sur ces compartiments-là.
20:39Donc pour l'instant,
20:40on a un avis plutôt neutre.
20:41On ne va pas passer
20:42trop au négatif,
20:43évidemment,
20:43sur l'indice parisien
20:44puisqu'on a tenu
20:45pour l'instant
20:46les plus bas
20:46du lundi 9 mars.
20:47Mais tant qu'on est
20:48sous les 8 000 points,
20:49force est de constater
20:49que c'est difficile
20:50d'être acheteur.
20:51Il faudra vraiment
20:52casser ce niveau à la hausse.
20:54La moyenne mobile
20:54est de sa période
20:55les 8 000 points
20:55pour retrouver
20:56une embellie
20:57sur l'indice parisien.
20:587 878 à l'instant,
21:00une hausse de 0,9%.
21:02Dans un instant,
21:02avec François Dossou,
21:03nous parlerons
21:03de Total Energy
21:04ou encore Accenture.
21:06Charles Janus,
21:06peut-être un dernier mot
21:07sur la séance de Wall Street.
21:08C'était frappant hier soir,
21:10une nouvelle fois,
21:11de voir des indices européens
21:12céder 2-3%
21:13et du côté des États-Unis,
21:15une hausse modeste.
21:17Hier soir,
21:17les trois indices américains
21:18ont perdu à peine 0,4%.
21:20Alors oui,
21:21ils ont un peu été aidés
21:22par des propos
21:24du Premier ministre israélien
21:26qui a dit
21:26que certainement
21:27que la guerre
21:28pourrait s'atténuer
21:29à court terme
21:30parce qu'ils avaient rempli
21:31leurs objectifs militaires.
21:33On verra ce que ça donne.
21:34Évidemment,
21:35c'est plus facile
21:36pour les Américains
21:36de tenir
21:37puisqu'ils sont moins exposés
21:38au prix du baril
21:40puisque leurs marchés
21:41sont autosuffisants
21:42en pétrole
21:43et puis en plus,
21:44ils sont plus portés
21:45sur les valeurs technologiques
21:46que nous
21:46en termes de composition sectorielle
21:48au sein des indices
21:49et en plus,
21:50ces valeurs-là
21:50avaient beaucoup baissé
21:51donc même,
21:51elles pourraient faire
21:52office de valeur refuge
21:53si jamais on devait
21:55rapatrier des capitaux
21:56sur le territoire américain
21:57en cas d'accentuation
21:58du conflit.
21:59Donc pour l'instant,
22:00c'est une situation normale
22:00mais eux aussi,
22:01ils sont sur des niveaux clés.
22:02Nasdaq 100,
22:03S&P 500,
22:04etc.
22:04On est proche
22:05de gros niveaux de support
22:06de moyenne mobile
22:07à 200 périodes
22:08comme sur les indices européens
22:09et il ne faut pas venir
22:10enfoncer ces niveaux clés-là
22:11sinon,
22:12on va changer de psychologie
22:13de marra-coups
22:14chez les opérateurs
22:14en parlant de marché baissier
22:16si on les cassait.
22:17Merci beaucoup Charles
22:18de nous accompagner ce matin.
22:20Charles Janus,
22:20le directeur général
22:21de l'Appel Épargne
22:22pour décrypter
22:23les marchés européens
22:24et les marchés américains.
22:26Le CAC 40 progresse
22:27donc de 0,8%
22:28plus 1,2% de progression
22:29pour l'Eurostock 50.
22:32En portefeuille
22:33comme chaque jour,
22:349h22
22:34avec ce matin
22:35François Dossou,
22:37le directeur de la gestion
22:38et action de Siena IM.
22:39Bonjour François.
22:40Bonjour Eken.
22:41Bon alors aujourd'hui
22:42Total Energy fait une pause.
22:43On verra dans un instant
22:44quand même
22:45qu'on a un parcours
22:45spectaculaire
22:46depuis le début de l'année
22:47plus 40%
22:48depuis le 1er janvier.
22:49Comment vous regardez
22:50un petit peu
22:51ce qui se passe
22:51sur les marchés actions ?
22:53Je lisais ce matin
22:54le VIX est devenu
22:55aujourd'hui
22:56le baril de Bren
22:58c'est devenu
22:58un petit peu
22:59le VIX des marchés.
23:00C'est vrai que maintenant
23:00tout dépend un petit peu
23:01des variations
23:02des matières premières.
23:03Oui absolument.
23:04Vous savez qu'en fait
23:05en quelque part
23:08Total Energy
23:09performe bien
23:09parce que c'est
23:10un des seuls endroits
23:11en bourse
23:11où on peut aujourd'hui
23:12à peu près se réfugier.
23:14Et donc ce qui se passe
23:14c'est que Total Energy
23:15en réalité n'a pas changé.
23:16Ce qu'il faut avoir en tête
23:18c'est que
23:19pour que
23:19si vous voulez
23:20le prix du baril
23:21ait un impact
23:22sur les résultats
23:23de Total
23:23il faudrait en fait
23:24que ce prix de baril
23:25reste, il plafonne
23:26très très haut
23:26et aujourd'hui
23:27les investisseurs
23:28n'achètent pas Total Energy
23:29parce qu'en fait
23:30ils croient particulièrement
23:31en baril qui va rester
23:32qui va aller à 150 dollars
23:34mais ils redécouvrent
23:35Total Energy
23:36parce qu'il faut savoir
23:37que nous sommes là
23:39en face d'une grosse contradiction
23:40qui est que nous sommes
23:41le continent
23:42nous sommes en Europe
23:44nous avons l'économie
23:45la plus décarbonée
23:46nous avons les leaders
23:48comme Total
23:49qui sont les plus avancés
23:50dans la transition énergétique
23:51mais pour des raisons
23:52de flux
23:53liées aux interdictions
23:55ESG en fait
23:56notamment aux labellisations
23:57qui sont de plus en plus strictes
23:59et qui interdisent
23:59l'investissement dans Total
24:01on se retrouve
24:02à ne pas avoir de Total
24:03et donc quand le baril du pétrole
24:05commence à s'enflammer
24:07naturellement
24:07tout le monde se dit
24:08ah mais c'est peut-être
24:08une bonne idée
24:09d'avoir du Total
24:09et certains
24:10j'espère
24:11n'en sont pas
24:12à s'asseoir
24:12sur leurs convictions
24:13extra financières
24:14pour aller chercher
24:15en fait
24:15une sorte de protection
24:16sur les valeurs
24:17j'ai envie de dire
24:18ce qui devait arriver
24:19arriva
24:19en fait nous avons
24:20une grosse pression
24:21sur l'extra financier
24:23et aujourd'hui
24:24en fait
24:24le financier rattrape
24:26l'extra financier
24:27et on se rend compte
24:28que finalement
24:29la transition énergétique
24:30on ne peut pas la faire
24:31contre des valeurs
24:32comme Total
24:33et que quelque part
24:36Total
24:36est un acteur économique
24:39et que si
24:39aujourd'hui
24:40la performance
24:41est aussi forte
24:42c'est bien parce
24:42qu'il y a des investisseurs
24:43qui achètent
24:45du Total
24:45parce qu'ils trouvent
24:46que Total
24:48a un sens
24:49économique
24:49donc
24:50Total
24:50si vous voulez
24:51Total
24:52a plutôt
24:53aujourd'hui
24:54le vent
24:54en poupe
24:55mais j'ai envie
24:55de dire
24:56l'environnement
24:57de Total
24:57n'a pas changé
24:58c'est juste
24:58que nous sommes
24:58rattrapés
24:59par une réalité
25:00notamment
25:00des investisseurs
25:01qui ne voulaient pas
25:02entendre parler
25:02de Total
25:03c'est un proxy
25:04forcément
25:04du pétrole
25:05on le voit
25:06encore aujourd'hui
25:07le pétrole
25:07baisse un peu
25:07le titre Total
25:08baisse
25:08hier le pétrole
25:09s'envolait
25:10le titre Total
25:11était l'une des
25:11rares progressions
25:12on est à 78 euros
25:14aujourd'hui
25:14sur ce titre
25:15Total Energy
25:15comment vous l'appréhendez
25:17comment vous le gérez
25:17vous dans vos portefeuilles
25:18chez Siena
25:19alors dans nos portefeuilles
25:20en fait nous
25:20nous sommes très clairs
25:21c'est à dire
25:22qu'à la fin
25:22Total Energy
25:24n'est pas un titre
25:25enfin
25:26Total Energy
25:27aujourd'hui
25:27a une exposition
25:28de plus de 20%
25:29aux fossiles
25:29donc il est exclu
25:30sur les portefeuilles
25:31extra financiers
25:32donc nous ne pouvons pas
25:33nous exposer
25:33au titre total
25:35mais en fait
25:35sur les stratégies
25:36sur lesquelles
25:36vous n'êtes pas
25:37sur les stratégies
25:38de labellisation
25:39vous avez encore
25:40une possibilité
25:41d'investir
25:42sur des acteurs
25:43autres que Total Energy
25:45notamment sur
25:46Enie en fait
25:46qui passe certains filtres
25:47donc aujourd'hui
25:48nous avons une exposition
25:49sur certaines pétrolières
25:50dans certains portefeuilles
25:51mais sur les portefeuilles
25:53labellisés
25:54force est de constater
25:55que l'exclusion totale
25:56de toutes les pétrolières
25:57nous interdit
25:59de nous exposer
26:00au titre total
26:00et c'est une très bonne question
26:03parce qu'en fait
26:03ça veut dire
26:04qu'aujourd'hui
26:04quand vous avez un client
26:06qui est en fond
26:07labellisé
26:07notamment le label V3
26:09avec son exigence
26:10sur l'exclusion
26:11totale des pétrolières
26:12vous avez quand même
26:13j'espère que le client
26:15a bien compris
26:15que sa conviction
26:17extra financière
26:18à court terme
26:19peut être
26:19pour entrer en collusion
26:21avec une performance
26:22financière
26:22autrement dit
26:23pour les fonds
26:25labellisés V3
26:25aujourd'hui
26:26sachant que le secteur
26:27de pétrole
26:28affiche la meilleure
26:29performance sectorielle
26:30depuis le début du mois
26:30c'est difficile
26:31de suivre les indices
26:32de référence
26:33et donc ce retard
26:34aujourd'hui doit être
26:35expliqué avec beaucoup
26:36de pédagogie
26:36aux investisseurs
26:37qui ont fait des choix
26:38de ne pas s'exposer
26:40en fait aux valeurs pétrolières
26:41on a encore eu
26:42quelques publications
26:42d'entreprises
26:43cette semaine
26:43aux Etats-Unis
26:44typiquement hier soir
26:45FedEx
26:46qui est très optimiste
26:47visiblement la demande
26:48est toujours là
26:48depuis le début du mois
26:49malgré la guerre
26:50au Moyen-Orient
26:51en milieu de semaine
26:52mercredi soir
26:53c'était Micron
26:54là aussi les résultats
26:55étaient au-delà des attentes
26:56et puis il y a une publication
26:57qui était redoutée
26:58c'est la publication
26:59de Accenture
27:00dans le sens
27:01ou pour Wall Street
27:02Accenture
27:02et un groupe
27:03perdant de l'intelligence
27:04artificielle
27:05oui absolument
27:06et comme vous avez remarqué
27:07en fait en préouverture
27:08le titre il perdait 3%
27:09et finalement
27:10il a fini par progresser
27:11c'est exactement
27:12l'analogie qu'il faut faire
27:13avec un titre
27:14comme Camp Gemini
27:15dont j'ai parlé
27:15en fait
27:16lors des précédents passages
27:17c'est-à-dire qu'aujourd'hui
27:19le marché a une lecture
27:20relativement dichotomique
27:21sur les acteurs
27:23de l'IA
27:23en considérant en fait
27:24que tout le monde
27:25est capable
27:25de fabriquer sa propre IA
27:27alors que pour les petites
27:28et moyennes entreprises
27:29c'est moins évident
27:30donc aujourd'hui
27:31vous avez des titres
27:32alors pour donner juste
27:34pour mettre juste
27:34les choses en perspective
27:36Accenture s'est valorisé
27:37jusqu'à 20 fois
27:38l'EBIDA
27:39en bourse
27:40dans les années
27:41sachant que ça a perdu
27:4130% là
27:42en l'espace d'un an
27:43oui absolument
27:44et donc aujourd'hui
27:44nous sommes revenus
27:45à un EBIDA
27:46à une valeur d'entreprise
27:48qui est 8 fois l'EBIDA
27:49donc vous avez quand même
27:50une sanction
27:51qui est relativement forte
27:52et qui a suivi
27:54la baisse du titre
27:54et aujourd'hui
27:55sans pour autant
27:56être plus contrarian
27:58c'est sûr que vous avez
27:59des opportunités
27:59dans le marché
28:00sur des secteurs
28:01sur lesquels
28:02si vous voulez
28:03pour des raisons de flux
28:04pour des raisons
28:05de gestion systématique
28:07et l'IA
28:08et aussi pour quelque chose
28:09la capacité
28:10à détecter de manière
28:11trop rapide
28:12les perdants de l'IA
28:13offre aujourd'hui
28:15des potentiels
28:15sur des titres
28:16comme Accenture
28:16mais nous nous avons
28:17une préférence
28:17sur Capgemini
28:18sur laquelle nous avons vu
28:20que malgré le fait
28:21que le titre
28:22soit massacré en bourse
28:24il affiche quand même
28:25un carnet de commandes
28:27qui est au plus haut
28:29sur les cinq dernières années
28:30avec un potentiel
28:33de revalorisation
28:35des titres
28:35qui reste relativement
28:36important
28:37il y a toujours
28:38une prime
28:38entre Capgemini
28:39et Accenture
28:40qui sont dans le même secteur
28:41cette prime
28:42s'est beaucoup compressée
28:43mais nous
28:43nous sommes aujourd'hui
28:44plus positionnés
28:45sur Capgemini
28:45dans quelques minutes
28:46nous serons avec Jean-Michel Caram
28:47le fondateur de Yeva
28:49qui va rentrer à la bourse
28:50de Paris
28:50dans quelques jours
28:52juste avant
28:53qu'est-ce que vous faites
28:53dans les portefeuilles
28:54François Dossot
28:55après une baisse de 10%
28:57depuis les plus hauts
28:58du CAC 40
28:59et puis
28:59des indices européens
29:01qui sont délaissés
29:02par rapport à Wall Street
29:03depuis la guerre
29:03alors nous nous continuons
29:04nous étions déjà exposés
29:06sur certains titres
29:07comme Saint-Gobain
29:07en fait
29:08qui sont des titres
29:08qui ont beaucoup
29:09alors Saint-Gobain
29:10c'est assez
29:10c'est assez extraordinaire
29:13ce qui se passe
29:13sur ce titre
29:14c'est-à-dire qu'en 20 séances
29:15de bourse
29:15le titre a progressé
29:16deux fois
29:17je voyais qu'il montait
29:18aujourd'hui en séance
29:19mais le titre
29:20n'a cessé de baisser
29:20alors quand vous regardez
29:21à force de baisser
29:23Saint-Gobain
29:24en fait
29:24est revenu
29:25à ses niveaux
29:26de valorisation
29:27d'il y a 5 ans
29:29or
29:29il y a 5 ans
29:30le titre en fait
29:31avait une marge
29:32de 8,5
29:33et aujourd'hui
29:33cette marge
29:34elle est au-delà
29:35de 11%
29:35donc vous êtes en train
29:36de payer
29:37de valoriser
29:37un titre
29:39qui a amélioré
29:40sa marge
29:40de 300 BB
29:41tel que vous le payez
29:42à l'époque
29:43effectivement
29:43c'est une vision
29:44plutôt contrariane
29:45parce que vous avez
29:45les taux qui ne sont pas favorables
29:47vous avez le résidentiel
29:48en Europe
29:49qui est 20%
29:51en dessous
29:52du niveau de 2019
29:53vous avez aussi
29:54l'activité
29:55toiture
29:56notamment aux Etats-Unis
29:57qui a été
29:58très défavorable
29:59du fait
30:00de la faiblesse
30:00des Zohagans
30:01donc vous avez quand même
30:03pour faire simple
30:03sur Saint-Gobain
30:04deux tiers de l'activité
30:05qui est en creux de cycle
30:06avec une valorisation
30:08qui est au tapis
30:08donc un potentiel
30:09de rebond
30:10pour quelqu'un
30:11qui n'est pas pressé
30:12je regardais tout à l'heure
30:13en fait
30:13le niveau de valorisation
30:15actuel de Saint-Gobain
30:16c'est celui
30:17qu'on avait connu
30:18il y a 4 ans
30:19en 3 ans
30:20le titre a été
30:21multiplié par 3
30:23donc quelqu'un
30:24à horizon de 3 ans
30:25vous ne prenez pas
30:26aujourd'hui
30:27beaucoup de risques
30:27à vous investir
30:28sur un titre
30:28comme Saint-Gobain
30:30qui a retrouvé
30:30par-dessus tout
30:31un pricing power
30:33et une capacité
30:33à pouvoir
30:34mieux manager
30:35en fait
30:36les coûts
30:37plus de 2%
30:38ce matin
30:38pour ce titre
30:39Saint-Gobain
30:40à la porte
30:40des 70 euros
30:4169 euros
30:4264
30:43en effet
30:43le titre
30:44est sur des plus bas
30:44de mars 2024
30:46donc sur des plus bas
30:47de 2 ans
30:47et il a perdu
30:48plus de 30%
30:49depuis ses plus hauts
30:50de l'an dernier
30:50merci beaucoup
30:51François Dossot
30:52nous a accompagné
30:52ce matin
30:52directeur de la gestion
30:54de Sienna IM
30:55la gestion action
30:56très courte pause
30:57on se retrouve
30:58dans un instant
30:58nous accueillerons
30:59donc la deuxième introduction
31:00en bourse de l'année
31:01il s'agit d'un groupe
31:02de cosmétiques
31:03IEVA Group
31:03Jean-Michel Caram
31:04son fondateur sera avec nous
31:05et puis dans la dernière partie
31:07de l'émission
31:07nous serons avec
31:08Isabelle Matteo Silago
31:09la chef économiste
31:10du groupe BMP Paribas
31:11et Romain Aumont
31:12de Natixis IM
31:13afin de revenir
31:14sur cette semaine
31:15intense
31:16pour les banquiers centraux
31:17oui mais que peuvent faire
31:18les banques centrales
31:19face à cette remontée
31:21des cours du pétrole
31:22et du gaz
31:22réponse
31:23dans la deuxième partie
31:24de l'émission
31:24à tout de suite
31:27AFM Business présente
31:29Good Morning Market
31:32Etienne Braque
31:33après avoir cédé 2%
31:34hier soir à la clôture
31:34le K40 rebondit
31:35de 0,8%
31:377871 points
31:38plus d'un pourcent
31:39pour l'Eurostock 50
31:40grâce notamment
31:41à une petite accalmie
31:42sur les matières premières
31:43le baril de Bren
31:44cède près de 2%
31:45à 107 dollars
31:46quand sur les cours du gaz
31:48vous avez
31:49une baisse de 4%
31:50ce matin
31:51pour le TTF
31:51c'est la référence
31:52en Europe
31:5360 euros
31:53le mégawatt
31:54tout cela profite
31:55notamment aux valeurs
31:56cycliques
31:56qui étaient hier sanctionnées
31:57Renault
31:58Arcelor
31:59ou encore Saint-Gobin
32:00sont les plus fortes hausses
32:01de l'indice
32:01alors que à l'inverse
32:02Total Energy
32:03et Hermès
32:04cèdent la marche
32:04l'once d'or se stabilise
32:06à 4727 dollars
32:08quand sur le front
32:09des devises
32:09l'euro dollar
32:09tente de tenir
32:10la barre des 1,15
32:13comme chaque vendredi
32:14à 9h30
32:14c'est un dirigeant d'entreprise
32:15qui nous accompagne
32:16ce matin en plateau
32:17Jean-Michel Caram
32:18bonjour Jean-Michel Caram
32:19bonjour
32:19merci d'être avec nous
32:20avec plaisir
32:21vous êtes le fondateur
32:22de Yeva Group
32:23vous allez rentrer en bourse
32:24à la fin du mois
32:26ce sera votre première séance
32:28le 31 mars
32:29aujourd'hui
32:30les personnes intéressées
32:31ont jusqu'au 25 mars
32:32inclus pour participer
32:33à votre introduction
32:34en bourse
32:34votre objectif
32:35aujourd'hui
32:36c'est de lever
32:368 millions d'euros
32:38afin de vous développer
32:39faire des acquisitions
32:40dans le secteur
32:41de la cosmétique
32:42de la beauté
32:42exactement
32:43l'opération est ouverte
32:45jusqu'au 25 mars
32:46nous avons
32:47sur les 8 millions
32:48un engagement ferme
32:50de la BPI
32:51qui est de 3 millions d'euros
32:52donc 38% de l'enveloppe
32:54avec une volonté
32:55de remonter
32:56dans le capital
32:56et même une intention
32:58de remonter
32:58dans le capital
33:00et au moins doubler
33:01la position
33:02dans les 12 prochains mois
33:03Yeva Group
33:04c'est une maison
33:05de marques
33:06de services
33:07et d'expériences
33:07de beauté personnalisée
33:08activées par l'IA
33:10la tech
33:10et la data
33:11le tout
33:11porté par le storytelling
33:13le contenu
33:14et les communautés
33:16ce qu'on essaye de faire
33:17c'est d'avoir la technologie
33:19la science
33:20et la communauté
33:21au service
33:21de la
33:23beautiful longevity
33:24ça veut dire
33:25vieillir
33:26sans s'effacer
33:26et incarner sa beauté
33:28jusqu'au bout
33:28et comment aujourd'hui
33:29vous pouvez vous différencier
33:30dans un marché
33:31qui est quand même
33:31très concurrentiel
33:32parce qu'aujourd'hui
33:33demain vous allez rentrer en bourse
33:35vous serez à une microcap
33:36vous allez faire face
33:37à des géants
33:38des cosmétiques
33:39notamment en France
33:40puisque c'est vrai que la France
33:41a quand même des champions
33:42sur ce marché
33:43face notamment
33:44à des acteurs asiatiques
33:45également des japonais
33:46qui sont très forts
33:47comment aujourd'hui
33:48vous pouvez faire
33:49la différence ?
33:50nous sommes différents
33:51en plein de choses
33:52nous sommes différents
33:53par notre technologie
33:54qui est le socle
33:56très fort de l'entreprise
33:57nous avons la meilleure technologie
33:59aujourd'hui
33:59dans le monde de la beauté
34:00qui nous différencie complètement
34:01nous sommes différents
34:02par notre approche
34:03qui est le Netflix
34:04de la beauté
34:05et je rappelle
34:06qu'aujourd'hui
34:0755% de notre chiffre d'affaires
34:08est en abonnement
34:09alors que les autres
34:10vendent leurs produits
34:10et leurs services
34:11d'une manière fragmentée
34:12nous avons fait
34:13en 5 ans
34:15qui est la vie du groupe
34:16plus de 43 millions d'euros
34:1943,4 millions d'euros
34:21nous allons doubler
34:22cette volumétrie
34:23dans les 3 prochaines années
34:24nous allons faire
34:26nous venons en bourse
34:27surtout pour faire
34:28des acquisitions
34:29et grossir vite
34:30il y a une intention
34:31et c'est ce qui a
34:34amené la BPI
34:35à nous soutenir
34:35de construire
34:36un champion national
34:37qui se tient debout
34:38comme le leader mondial
34:40de la beauty tech
34:40alors vous êtes
34:41autant présent
34:42dans le e-commerce
34:43avec vous l'avez souligné
34:44typiquement
34:44My Little Box
34:45ou ce sont des boxes
34:46sur lesquelles
34:48aujourd'hui
34:48des clientes
34:49s'abonnent
34:50sur des produits
34:51de cosmétiques
34:52des boutiques physiques
34:53également
34:53avec l'atelier du sourcil
34:55et demain
34:55des acquisitions
34:56aujourd'hui
34:57d'après les résultats
34:59de 2025
34:59vous avez 5 millions
35:01de trésorerie nette
35:02vous allez donc lever
35:038 millions d'euros
35:04ça va vous donner
35:05les ambitions
35:05aujourd'hui
35:06pour faire des acquisitions
35:07ça sera suffisant
35:08à quelle ampleur ?
35:09nous avons 5,4 millions
35:10de trésorerie nette
35:11mais nous avons
35:1210,8 millions
35:13de cash
35:13de trésorerie disponible
35:15auxquels vont s'ajouter
35:16le résultat net
35:17de l'opération
35:18donc on sera autour
35:18de 17-18 millions
35:19de trésorerie
35:21ceci va nous permettre
35:22en fait il y a aussi
35:23à savoir une chose
35:24c'est que l'entreprise
35:25devient rentable
35:26sur 2026
35:27en EBITDA
35:28et nous avons
35:29un excédent
35:30en fonds de roulement
35:31et pas un besoin
35:32de fonds de roulement
35:32donc c'est du BFR négatif
35:34ce qui fait que
35:35la masse d'argent
35:37que nous avons
35:38sera surtout mobilisée
35:39pour soutenir
35:41notre stratégie
35:41d'acquisition
35:42qui elle
35:43va être aussi complétée
35:45par la monnaie d'échange
35:46qu'on va avoir
35:47en étant coté
35:48votre objectif
35:49ça a toujours été
35:49de grossir
35:50via notamment
35:51des acquisitions
35:51c'est ce qui a boosté
35:52votre chiffre d'affaires
35:5345 millions
35:54quasiment 43 millions
35:56plus précisément
35:56l'an passé
35:57plus 70%
35:58annuel
35:59pour l'instant
36:00le groupe n'est pas rentable
36:01vous avez perdu
36:025 millions
36:03l'an passé
36:04est-ce que vous arrivez
36:05à donner des objectifs
36:06chiffrés
36:06sur la rentabilité
36:07pour vos actionnaires
36:08sur la perte
36:09de l'année dernière
36:10il faut savoir
36:10qu'il y a énormément
36:10de choses
36:11qui sont exceptionnelles
36:12et qui ne sont pas
36:12de cash
36:13ça veut dire
36:13on a fait
36:14un impairment test
36:15on a tout préparé
36:17pour l'introduction
36:18en bourse
36:18l'EBITDA
36:19réellement
36:20on a perdu
36:201,4 million
36:21cette année
36:22nous passons
36:23à un EBITDA
36:23positif
36:24et nous nous orientons
36:26dans les deuxième année
36:27et troisième année
36:28autour de 16%
36:29de résultats
36:30BPI a souscrit
36:32en tout cas
36:32s'est engagé
36:33à participer
36:34à hauteur
36:34de 3 millions d'euros
36:35sur les 8 millions d'euros
36:36qui vont être levés
36:37donc j'imagine
36:37que sur les 8 millions
36:38avec l'euro de shop
36:39vous avez fait
36:40il y a déjà
36:40une bonne partie
36:41qui est enclenchée
36:41à 3 fois chez BFM
36:44comment vous allez
36:45faire évoluer le capital
36:46parce que c'est vrai
36:47que vous allez avoir
36:48BPI, TF1
36:49d'autres grands groupes
36:50également
36:50une éleveur
36:52crédit mutuel
36:53c'est des actionnaires
36:54qui vont sortir peut-être
36:55au fur et à mesure
36:56des mois
36:57la première chose
36:58c'est qu'il y a
36:59un engagement
37:00de l'Ocop
37:01de 180 jours
37:02pour 100% de capital
37:03donc il n'y aura pas
37:04de retour sur le marché
37:05avec des papiers
37:06à la folie
37:08et vu qu'on a
37:10beaucoup de nous
37:11de gens qui
37:12s'associent à ce projet
37:13et continuent à soutenir
37:14dans l'avenir
37:15nous allons nous organiser
37:16j'ai pris l'engagement
37:17personnellement
37:18avec la BPI
37:19de monter
37:21la partie flottante
37:22de quelque chose
37:24autour de 6%
37:24qui est très limité
37:25mais qui est très rassurant
37:27dans le contexte actuel
37:27parce qu'on n'aura pas
37:28comme ça des retours
37:29de papier
37:30après l'intro
37:31parce que nous cherchons
37:32à avoir un cours
37:33qui monte
37:33pour pouvoir faire
37:34des acquisitions
37:34à des meilleures conditions
37:35mais j'ai pris l'engagement
37:37dans les deux prochaines années
37:39à remonter
37:40le flottant
37:41à hauteur
37:42de 25-30%
37:43et vous pensez
37:43que c'est compatible
37:44avec une progression du titre
37:45parce que vous avez
37:46des actionnaires
37:46qui n'aiment pas trop
37:47se faire diluer quand même
37:48c'est vrai
37:49mais en fait
37:50l'idée de dire
37:51qu'on va faire
37:52des acquisitions
37:53on ne va pas faire
37:54des acquisitions
37:55qui sont diluantes
37:56on l'a vu
37:57nous avons fait
37:574 acquisitions
37:58sur 5 ans
37:59toutes nos acquisitions
38:00ont été votées
38:01par 100%
38:01de nos actionnaires
38:02pourquoi ?
38:02parce qu'elles ont toutes
38:03été relatives
38:04d'une manière très forte
38:05nous ne sommes pas prêts
38:06à faire des acquisitions
38:07qui soient
38:09la contrepartie
38:09de nos actionnaires
38:11je rappelle à tout le monde
38:11que je suis
38:12un grand actionnaire
38:14et je ne compte pas trop
38:16me faire diluer
38:17pour rien
38:17vous connaissez bien
38:18la bourse
38:19depuis bientôt 30 ans
38:20vous diragerez
38:20Memscap
38:21c'est une société
38:21qui fabrique
38:22des semi-conducteurs
38:23la bourse c'est exigeant
38:24c'est beaucoup de transparence
38:25c'est visé le long terme
38:26mais en même temps
38:27des actionnaires
38:27qui souhaitent du court terme
38:28comment vous allez pouvoir
38:30satisfaire leurs demandes ?
38:31en fait on a un news flow
38:33à l'inverse
38:34de Memscap
38:35où à chaque fois
38:36par exemple
38:36au Memscap
38:37nous quand on signe
38:37des grands avions
38:38des constructeurs
38:40etc
38:40eux ils ne veulent pas annoncer
38:41ils veulent garder ça secret
38:43jusqu'au moment
38:43où la production démarre
38:44donc 4 ans
38:45derrière
38:45là ici
38:46on a des clients
38:47qui ne veulent
38:48que qu'on annonce
38:49donc nous sommes
38:50dans un groupe
38:51qui va avoir
38:52énormément de news flow
38:53du point de vue business
38:54nous serons
38:55en croissance
38:56cette année
38:57et nous avons
38:59un flux
38:59aussi
39:00d'acquisition
39:01actuellement
39:02nous regardons
39:02plusieurs dossiers
39:03à peu près 5 dossiers
39:04que je regarde en parallèle
39:05donc il y aura
39:06un news flow très fort
39:07dès l'entrée
39:08et plein d'actions
39:10qu'on va faire
39:11même auprès
39:11des actionnaires particuliers
39:13pour avoir
39:14autant d'institutionnels
39:15que de particuliers
39:16comme il faut l'avoir
39:18aujourd'hui en bourse
39:19pour que votre action
39:20performe
39:21Merci beaucoup
39:21Jean-Michel Caram
39:22de nous avoir accompagné
39:23ce matin
39:23fondateur de Yeva Group
39:24qui va donc rentrer
39:25à la bourse
39:25à la fin du mois
39:26votre première séance
39:27ce sera le 31 mars
39:28et la période de souscription
39:29se termine
39:30le 25 mars inclus
39:31Un grand merci
39:32pour m'avoir accueilli
39:339h41
39:34tout de suite
39:34c'est l'heure
39:34du face à face
39:36On va revenir
39:37sur cette très grosse semaine
39:38avec les banques centrales
39:40qui ont pris
39:41la parole à tour de bras
39:42que ce soit
39:43du côté du Japon
39:44de la BCE
39:45de la Banque d'Angleterre
39:47ou encore
39:47de la Banque Nationale Suisse
39:48et puis bien sûr
39:48la FED
39:49la Banque Centrale Américaine
39:50qui a également
39:52pris la parole
39:52mercredi soir
39:54en plateau
39:54Romain Haumont
39:55macroéconomiste et stratégie
39:56chez Natixis IM
39:57Bonjour Romain
39:58Bonjour Etienne
39:58Merci de nous accompagner
39:59ce matin
40:00et à distance
40:01depuis Londres
40:01Isabelle Mathéo-Silago
40:02chef économiste groupe
40:03de BNP Paribas
40:04Bonjour Isabelle Mathéo-Silago
40:06Bonjour
40:06On va commencer avec vous
40:08Romain
40:08pour commencer
40:09qu'est-ce que vous retenez
40:10des banquiers centraux
40:11qui en dehors
40:12de la Banque d'Australie
40:13ont laissé
40:13leurs taux inchangés
40:15et sont un petit peu tous
40:16dans le flouf
40:17face à cette crise énergétique
40:19Absolument
40:20donc on s'attendait
40:21à ce qu'on ait
40:21des institutions centrales
40:23qui soient assez pragmatiques
40:24étant donné qu'on est
40:25face à un choc
40:26dont on n'arrive
40:26encore pas vraiment
40:27à mesurer les impacts
40:29on ne connaît ni
40:29l'amplitude de ce choc
40:31ni la durée
40:31et ce qui est à la disposition
40:34de ces banques centrales
40:35à l'heure actuelle
40:36c'est simplement
40:36des relevés de prix à la pompe
40:37pour savoir
40:38quelles peuvent être
40:39les dynamiques de l'inflation
40:40mais il n'y a pas encore
40:41vraiment de publications
40:42qui permettent de comprendre
40:43la manière dont ce choc
40:44est en train de se diffuser
40:45à l'économie réelle
40:46et donc on a
40:47des institutions centrales
40:48qui nous expliquent
40:49que face à un choc d'offres
40:50exogène énergétique
40:53et bien il se peut
40:54que l'action de la banque centrale
40:56à court terme
40:57n'ait pas vraiment d'impact
40:58lorsqu'on relève les taux
41:00étant donné que c'est
41:01un choc purement d'offres
41:02et la question c'est de savoir
41:03et c'est ce qui a bien été répété
41:04par madame Lagarde hier
41:06c'est de savoir
41:07s'il va y avoir
41:08une diffusion de ce choc
41:09ensuite dans les composantes
41:10sous-jacentes
41:11est-ce qu'il va y avoir
41:12des effets de second tour
41:13est-ce qu'il va y avoir
41:14une diffusion plus massive
41:15de ce choc
41:15on sait qu'habituellement
41:16le choc énergétique
41:17se transmet à la composante alimentaire
41:19la question c'est de savoir
41:20est-ce que finalement
41:212022 a laissé un stigmate
41:22un stigmate de quel sens
41:24est-ce que les agents
41:24sont beaucoup plus
41:26sont beaucoup plus
41:29disposés
41:29à changer leur prix
41:31est-ce que les entreprises
41:32vont pouvoir
41:32avec une fréquence plus haute
41:34changer leur prix
41:34est-ce que les ménages
41:36vont négocier
41:36plus fréquemment
41:38des augmentations de salaire
41:39donc la question c'est de savoir
41:40est-ce que finalement
41:41les mauvais souvenirs de 2022
41:43sont en train finalement
41:45de revenir
41:46ou est-ce qu'on n'est plus du tout
41:47dans ce cadre macroéconomique
41:49que l'on a connu
41:49il y a 4 ans
41:50dans un instant
41:51nous parlerons plus précisément
41:52de Banque Centrale
41:53de la BCE
41:53de la FED
41:54mais c'est vrai que
41:55Isabelle
41:55Matteo Silago
41:56tout le monde a en tête
41:57le scénario de 2022
41:58à l'époque avec la guerre en Ukraine
42:00où les prix de l'énergie
42:01s'étaient envolés
42:02bon là la différence
42:03c'est que dans le cycle
42:04on n'est pas du tout
42:05au même niveau
42:07alors effectivement
42:08il y a des parallèles
42:09il y a des leçons
42:10à retenir
42:11et notamment le fait
42:12qu'un choc d'offre
42:13est quelque chose
42:14qui peut être dangereux
42:15en même temps
42:16les conditions initiales
42:18sont très différentes
42:19et c'est cet équilibre
42:21à trouver entre
42:22tirer les bonnes leçons
42:24et pas les mauvaises
42:24et je crois que
42:25toutes les banques centrales
42:26qui se sont exprimées
42:26cette semaine
42:28ont réussi à trouver
42:30le bon équilibre
42:31un point sur lequel
42:32je voudrais insister
42:33c'est que même si c'est vrai
42:34qu'hormis la réserve d'Australie
42:38elles n'ont pas augmenté
42:39elles n'ont pas changé
42:40leur taux d'intérêt
42:41les banques centrales
42:42agissent aussi
42:43par leur verbe
42:45par ce qu'elles nous disent
42:46et toutes ont tout de même
42:48signalé très très clairement
42:49qu'elles étaient
42:50sur le qui-vive
42:51que ce choc avait le potentiel
42:53de créer une dynamique
42:54inflationniste
42:56qui ne serait pas acceptable
42:57et que donc
42:59il faudrait s'attendre
43:00potentiellement
43:01même plus que potentiellement
43:02dans certains cas
43:03à des hausses de taux
43:04et on le voit bien
43:04à la réaction des marchés
43:06qui ont retiré
43:07de leurs anticipations
43:09les perspectives
43:10de baisse de taux
43:11de la Fed
43:12et qui ont
43:13pricé de manière
43:14plus ferme
43:15des hausses de taux
43:16de la BCE
43:16et de la Banque d'Angleterre
43:18en conséquence
43:19le marché obligataire
43:20a grimpé
43:21le boom de 10 ans allemand
43:22a notamment touché hier
43:23les 3% pour la première fois
43:24depuis 2011
43:25quand le 10 ans français
43:27flirtait avec les 3,7%
43:29sur la situation
43:30de l'Europe
43:31Romain-Aumont
43:32est-ce qu'aujourd'hui
43:33on peut imaginer
43:34des hausses de prix
43:35de la part des entreprises
43:36ou à l'inverse
43:38et ou
43:39parce que les deux
43:39sont compatibles
43:40des entreprises
43:41qui prennent sur leurs marges
43:42comment vous anticipez
43:43un petit peu
43:44les scénarios
43:45dans un contexte
43:46où c'est vrai
43:47que les marges
43:47étaient déjà
43:48sous pression
43:49en 2025 ?
43:50Les marges étaient en effet
43:51sous pression en 2025
43:52maintenant on n'a plus du tout
43:53les déséquilibres
43:54de réouverture post-Covid
43:56que l'on a observé
43:57donc du point de vue
43:57de l'offre et de la demande
43:58sur les biens
43:59les services
44:00sur le marché de l'emploi
44:01et la question c'est de savoir
44:03avec une économie européenne
44:04qui est attendue
44:05finalement en décélération
44:06en 2026
44:08on attendait nous
44:09chez Natix XCM
44:10aux alentours de 1,1%
44:12de croissance
44:12la BCE
44:13est en train de communiquer
44:14sur 0,9% de croissance
44:16en 2026
44:16est-ce que les entreprises
44:18sont capables
44:19de pouvoir transférer
44:20la hausse des prix
44:21et ça c'est quelque chose
44:22qui pour nous
44:23à l'heure actuelle
44:24n'est pas vraiment faisable
44:25dans la mesure où
44:26on se retrouve
44:27dans un contexte également
44:28où finalement
44:29la posture de politique monétaire
44:30comparée à 2022
44:31est quand même
44:32bien plus restrictive
44:33qu'elle ne l'était à l'époque
44:34et qu'on n'est pas finalement
44:35face non plus
44:36à un soutien budgétaire massif
44:38que l'on a connu à l'époque
44:39donc cette excès de demande
44:40qui permettait aux entreprises
44:41de pouvoir transférer
44:42une bonne part
44:43de la hausse des prix
44:44des intrants
44:45pour nous
44:45c'est quelque chose
44:46qui est peu probable
44:47donc plus globalement
44:47on pense que
44:48finalement
44:49c'est un choc d'offres
44:50qui est purement exogène
44:51sur les prix
44:51pour la zone euro
44:52qui n'est pas nécessairement
44:53sur les quantités
44:54on ne parle pas encore
44:55de rationnement énergétique
44:56comme on a pu le connaître
44:57suite à l'explosion
44:58de Nord Stream notamment
45:00et la question
45:01c'est de savoir
45:01encore une fois
45:02est-ce qu'on va avoir
45:03une diffusion
45:04de cette hausse des prix
45:05dans le sous-jacent
45:05dans les composantes
45:07les moins volatiles
45:08de l'inflation
45:09et pour nous
45:09ce transfert
45:10il est peu probable
45:11à l'heure actuelle
45:12à la fois
45:13il y a bien quelqu'un
45:13qui paye
45:14donc c'est probablement
45:15les entreprises
45:15c'est les marges des entreprises
45:17qui vont sûrement
45:18se dégrader
45:19provisoirement
45:20à court terme oui
45:21maintenant la question
45:22c'est toujours de savoir
45:23quelle va être
45:24la duration de ce choc
45:25la durée de ce choc
45:26et pour nous
45:26dans notre scénario central
45:27c'est quand même un choc
45:28qui est censé
45:29s'arrêter
45:30aux alentours d'avril-mai
45:31quand la banque centrale européenne
45:33est en train de nous expliquer
45:34dans son scénario de risque
45:35qu'on va avoir
45:36des prix
45:37qui vont être structurellement
45:38plus élevés
45:38sur les marchés de l'énergie
45:39à horizon
45:40fin du deuxième trimestre
45:41c'est-à-dire
45:42aux alentours de juin
45:43et bien nous
45:43on considère
45:44qu'aux alentours de juin
45:46normalement cette situation
45:47devrait s'être
45:48marginalement apaisée
45:49et donc ça c'est
45:50notre scénario central
45:51parce que globalement
45:52on part du principe
45:53que monsieur Trump
45:55l'administration américaine
45:56a quand même des élections
45:57de mi-mandat
45:57à la fin de l'année
45:58et qu'elle ne peut pas
45:59se permettre
46:00d'avoir une détention
46:01inflationniste
46:01même aux Etats-Unis
46:02qui soit structurellement
46:03trop durable
46:04néanmoins
46:04il y a peu de chances
46:05que le pétrole
46:07revienne sur ces niveaux
46:08de début d'année
46:08pour rappel
46:09on a été à 60 dollars
46:10au mois de janvier
46:12et au mois de février
46:13on était aux alentours
46:14des 70-80
46:16il y aura toujours
46:16une prime de risque
46:17qui sera là
46:18il y aura une prime de risque
46:19parce qu'on a quand même
46:20eu des infrastructures énergétiques
46:21qui ont été atteintes
46:22on a eu quand même
46:23un certain stress
46:24qui est toujours
46:25d'actualité d'ailleurs
46:27maintenant
46:27on peut imaginer
46:29tout à fait
46:29étant donné
46:30qu'on était
46:31avant la guerre
46:32quand même
46:32dans un excès
46:33d'offres structurelles
46:35de pétrole
46:36et de gaz
46:36on peut considérer
46:37que la normalisation
46:38comme finalement
46:39ce qu'imagine
46:40dans le scénario central
46:41la banque centrale européenne
46:43on peut avoir
46:44un scénario
46:45où le prix du baril
46:46décélère
46:47d'ici la fin de l'année
46:48sur des niveaux
46:48à l'entour de 75 dollars
46:50par exemple
46:50tout dépend bien sûr
46:51de la durée
46:52de ce conflit
46:53de l'ampleur
46:53si la situation
46:54se dégrade
46:55si comme cette semaine
46:56des installations gazières
46:58sont touchées
46:58c'était notamment
46:59le cas au Qatar
47:00à partir de ces éléments
47:02comment vous arrivez
47:02à modéliser
47:03la situation
47:04Isabelle Matteo Silago
47:05chef économiste
47:06du groupe BNP
47:07quels sont vos scénarios
47:08et le scénario principal ?
47:11Oui bah écoutez
47:11moi je crois
47:12qu'il faut rester
47:12très très prudent
47:13sur l'évolution
47:15des prix du gaz
47:17et du pétrole
47:17et l'évolution
47:18en fait
47:19des hostilités
47:20dans la région
47:21la réalité
47:21c'est qu'on n'en sait rien
47:22ni nous
47:23ni aucune
47:23des banques centrales
47:24et que par conséquent
47:25on en est réduit
47:27à faire des scénarios
47:29pour l'instant
47:30notre scénario central
47:32n'est pas très différent
47:34je dirais
47:34du scénario
47:37adverse
47:38de la banque centrale européenne
47:40mais voilà
47:41on les met à jour
47:42nos scénarios
47:43aussi régulièrement
47:44que possible
47:46quand il semble
47:46y avoir
47:47des pivots importants
47:48et notamment
47:49les attaques
47:50qui ont eu lieu
47:50cette semaine
47:51sur des infrastructures
47:52de production énergétique
47:54dont les Qataris
47:55nous disent
47:56que ça va prendre
47:56plusieurs années
47:57pour les résorber
47:58bon bah ça
47:58c'est un signal important
48:00qu'on passe dans un scénario
48:01de durée
48:03de hausse de prix
48:05qui va être
48:06plus importante
48:07que ce qu'on pensait
48:09auparavant
48:10donc ça
48:10c'est le point de départ
48:12mais après
48:12je crois que
48:13je voudrais revenir
48:14sur le point
48:14que vous évoquiez précédemment
48:16c'est à dire
48:16qu'il y a le choc énergétique
48:18mais ensuite
48:18ce qui est très important
48:20pour l'inflation
48:21dans son ensemble
48:22et la réaction
48:22des banques centrales
48:23c'est comment
48:23les différents acteurs économiques
48:26réagissent à ça
48:27et à quelle vitesse
48:29est-ce que ce choc
48:30se propage
48:31dans l'économie
48:32sachant que par ailleurs
48:33il peut aussi y avoir
48:33d'autres mécanismes
48:34d'amplification
48:35soit via les marchés financiers
48:37soit via les taux de change
48:38donc je crois que la BCE
48:39a fait vraiment
48:40un travail remarquable
48:41en publiant ces scénarios
48:43pour bien montrer
48:44à tout le monde
48:45les différents paramètres
48:46qu'elle prenait en compte
48:49et voilà
48:50il faut suivre
48:50l'évolution
48:51des événements
48:52je dirais
48:53au jour le jour
48:54et puis affiner
48:55les scénarios
48:57mais à ce stade
48:57le plus important
48:58c'est surtout
48:59de ne pas se croire
49:01plus confiant
49:02qu'il n'y a lieu
49:03de l'être
49:04sur l'évolution
49:05des événements
49:06ce qui est sûr
49:06c'est qu'il y a
49:06un choc inflationniste
49:07qui est déjà
49:08dans les tuyaux
49:09les prévisions
49:10de la BCE
49:11d'une inflation
49:12qui augmenterait
49:14à 2,6 cette année
49:15sont à peu près
49:16en ligne
49:16avec ce qu'on peut
49:17en dire nous
49:18au-delà
49:19il faut vraiment voir
49:20comment évolue
49:21la situation
49:21sur le terrain
49:22et comment réagissent
49:23les acteurs économiques
49:24avec en plus
49:25dans certains cas
49:25par exemple
49:26aux Etats-Unis
49:26la difficulté additionnelle
49:28qu'il y a
49:29le choc de propagation
49:30des tarifs douaniers
49:31qui continue
49:32à se faire
49:33et d'ailleurs
49:34c'est là-dessus
49:35qu'avait insisté
49:36Jérôme Powell
49:37lors de sa conférence
49:38de presse
49:38mercredi soir
49:39en ce qui concerne
49:40la BCE
49:40la grande crainte
49:41en ce moment
49:41c'est un scénario
49:42de stagflation
49:43avec donc plus d'inflation
49:45comme vous venez
49:45de le souligner
49:46puisque hier
49:47la BCE a mis à jour
49:48ces scénarios
49:49elle prévoit entre 2,6
49:50et dans le pire
49:51des scénarios
49:52au 4,4% cette année
49:53pour rappel
49:54elle visait en décembre
49:541,9%
49:56et moins de croissance
49:57entre 0,4 et 0,9
49:58contre 1,2% précédemment
50:00est-ce que tout ça
50:01ça ressemble à une stagflation
50:02est-ce qu'il faut avoir peur
50:03de tout cela
50:04Isabelle Mateo-Sillago
50:06alors je dirais
50:07le scénario de stagflation
50:09ça fait référence
50:10aux années 70
50:11quand il y avait
50:12un chômage très élevé
50:13une croissance
50:15à tonne voire négative
50:17une véritable récession
50:18je crois que
50:18et une inflation
50:20d'ailleurs qui était
50:20à deux chiffres
50:21à l'époque
50:21on est très loin
50:22de tout ça
50:23par contre
50:24sans aucun doute
50:25ce choc
50:25pousse l'inflation
50:26vers le haut
50:27et la croissance
50:28vers le bas
50:29dans notre scénario
50:30central
50:30qui est
50:31comme je le disais
50:32très semblable
50:32à celui de la BCE
50:34on aurait un peu
50:35moins de croissance
50:36mais en restant toujours
50:38très sensiblement
50:40en territoire positif
50:41bon évidemment
50:42dans l'hypothèse
50:43de choc
50:45plus adverse
50:46d'ailleurs
50:47on le voit
50:47dans les scénarios
50:48de la BCE
50:48le scénario
50:49le plus sévère
50:50on approche
50:52la définition technique
50:53d'une récession
50:54avec deux trimestres
50:55consécutifs
50:56de croissance négative
50:58néanmoins
50:59en croissance annuelle
51:00on reste
51:01au-dessus de 0%
51:02donc je pense
51:03que c'est important
51:04de se souvenir
51:05que l'économie européenne
51:07est en bonne forme
51:09quand ce choc frappe
51:11nous on avait
51:12une projection
51:13de croissance
51:14initialement
51:14de 1,6%
51:15pour 2026
51:17et 2027
51:17donc il y a
51:18de la réserve
51:19il y a de la marge
51:20c'est une économie
51:20qui est forte
51:21et qui est soutenue
51:23par un effort
51:25structurel
51:25de réarmement
51:26et d'investissement
51:27dans la transition énergétique
51:28qui de toute façon
51:29devrait se poursuivre
51:30quel que soit
51:31ce qui se passe
51:32au niveau
51:33de la situation énergétique
51:35donc qu'il y ait
51:35un ralentissement
51:36de la consommation
51:37qu'il y ait un ralentissement
51:39des exportations
51:40par exemple
51:40si la demande mondiale
51:41est touchée
51:42ça ça va être
51:42des freins
51:43c'est clair
51:44l'investissement privé
51:45pourrait être atteint
51:47mais les moteurs
51:48fondamentaux
51:49de ce rebond
51:49de croissance européenne
51:50a priori
51:51restent intacts
51:52donc je crois
51:52qu'il ne faut pas
51:53dramatiser
51:53pour l'instant
51:54la situation
51:55peut encore évoluer
51:56d'une manière
51:56parfaitement gérale
51:58après il y a
51:59des scénarios adverses
52:00qu'on ne peut pas
52:01exclure
52:02et puis si c'est le cas
52:03il y aura aussi
52:04des réactions
52:04de politique économique
52:05qui pour l'instant
52:06ne sont pas
52:07dans ces scénarios
52:07mais qui se matérialiseraient
52:09vraisemblablement
52:09si besoin en était
52:11donc je crois
52:11qu'il faut rester prudent
52:12et rester relativement
52:13confiant à ce stade
52:14Romain Haumont
52:15Natix CCM
52:16comment vous regardez
52:17ce scénario de stagflation ?
52:19Alors pour nous
52:19la stagflation
52:20il y a une variable pivotale
52:21qui intervient
52:22c'est le marché de l'emploi
52:24pour qu'il y ait stagflation
52:25il faut une augmentation
52:26du taux de chômage
52:27et à l'heure actuelle
52:27on voit en zone euro
52:29un taux de chômage
52:29qui est historiquement bas
52:30on a aux Etats-Unis
52:32quelques craintes
52:32concernant les dynamiques
52:33de création d'emplois
52:34néanmoins
52:35Jerome Powell
52:36le rappelait mercredi
52:37quand on regarde le ratio
52:38et bien celui-ci
52:39est toujours très bas
52:40et donc la question
52:40c'est de savoir
52:41est-ce qu'on a
52:42une perspective
52:42de dégradation durable
52:44du marché de l'emploi
52:45pour nous
52:45ça n'est pas le cas
52:46à l'heure actuelle
52:47et donc c'est aussi
52:48finalement ce qui amène
52:49des interrogations
52:50et des craintes
52:51du point de vue
52:51des institutions centrales
52:52étant donné qu'on a
52:53des marchés de l'emploi
52:55qui sont quand même
52:55toujours assez serrés
52:56même si on a
52:57une normalisation progressive
52:58et que les déséquilibres
53:00entre offres
53:00et demandes de travail
53:01encore une fois
53:01se sont normalisés
53:03depuis quelques années
53:04la question c'est de savoir
53:05est-ce que finalement
53:06les travailleurs
53:07ont encore un pouvoir
53:08de négociation
53:09ça a été rappelé
53:10par Christine Lagarde
53:10hier
53:11et la question c'est
53:12de savoir
53:12une stagflation
53:13c'est quoi
53:13à la fin des fins
53:14c'est quand même
53:15des salaires
53:15qui augmentent
53:16en sachant qu'on a
53:17une activité
53:17qui est déprimée
53:18et cette augmentation
53:19de salaire
53:19qui vient se diffuser
53:20dans les parties
53:22sous-jacentes
53:23et dites visqueuses
53:24de l'inflation
53:25pour nous
53:26on n'est pas encore
53:27dans un scénario
53:27qu'on pourrait qualifier
53:28de stagflationniste
53:29en effet
53:30il y a des risques
53:31le scénario sévère
53:33de la Banque Centrale Européenne
53:34nous montre
53:34une vision un petit peu
53:35cataclysmique
53:36des événements
53:36néanmoins
53:37à l'heure actuelle
53:38pour nous
53:38c'est quelque chose
53:39qui a une faible
53:39probabilité de se réaliser
53:41en termes d'allocations
53:42vous faites quoi aujourd'hui
53:43Romain Aumont
53:43chez Natixis
53:44IM
53:45face à des indices
53:46européens
53:47qui ont lâché
53:478-10%
53:48et puis à l'inverse
53:49Wall Street
53:50qui sous-performait
53:50en janvier-février
53:52tient plutôt bien
53:53sur ce mois de mars
53:54donc nous
53:54depuis le début du mois
53:56on a recommencé
53:57à vouloir tactiquement
53:58se réexposer
53:59en relatif
54:00dans la classe
54:01actif risqué
54:02aux Etats-Unis
54:02parce que finalement
54:03on est face à une zone
54:04qui est beaucoup plus immunisée
54:05vis-à-vis de ce qui se passe
54:06à l'heure actuelle
54:07au Moyen-Orient
54:08on a tendance
54:09à lâcher un petit peu
54:10de l'Est
54:10sur les marchés
54:13européens
54:14et on cherche quand même
54:15encore une fois
54:16un petit peu de diversification
54:17potentiellement
54:17du point de vue
54:18des émergents
54:18qui peuvent bénéficier
54:20à l'heure actuelle
54:20des prix des matières premières
54:23énergétiques
54:24qui sont plus hauts
54:25et donc on essaie
54:26de chercher
54:27de la diversification
54:27du point de vue
54:28des indices actions
54:29Mais en tout cas
54:30l'Europe
54:30qui était une grande conviction
54:31alors pas forcément chez vous
54:33mais d'un point de vue général
54:34dans le marché
54:35je me souviens
54:35en janvier-février
54:36beaucoup d'investisseurs
54:38de stratégistes
54:39surpondéraient l'Europe
54:40vous vous êtes
54:41beaucoup plus prudent
54:42à ce stade
54:42malgré la baisse
54:44de 10% des grands indices
54:45Pour nous
54:46il y a eu une rotation
54:47un petit peu exubérante
54:48en début d'année
54:49où on commençait
54:50à vraiment dire
54:51le retour du moment européen
54:52il y avait la fin
54:53de l'exceptionnalisme américain
54:54la dédollarisation
54:55tous ces concepts
54:56qui amenaient finalement
54:57à se réexposer
54:58sur les marchés
54:58sur les marchés européens
55:00nous ça n'a jamais
55:01vraiment été trop
55:01notre scénario central
55:02dans la mesure
55:03où on est face à des marchés américains
55:04qui génèrent des croissances bénéficiaires
55:06qui finalement ont perdu
55:08et sont peu chers maintenant
55:09quand vous comparez par exemple
55:11le secteur technologique américain
55:13il se paye à l'heure actuelle
55:14moins cher
55:14que le secteur technologique européen
55:16quand on compare le S&P
55:17et le stock 600
55:18donc il y a peut-être eu
55:19un petit peu d'exubérance
55:20dans ces mouvements
55:20de marché
55:21ce qui nous dit
55:23finalement
55:23on peut aller chercher
55:24à s'exposer à l'heure actuelle
55:25sur les marchés actions américains
55:27dans leur ensemble
55:28dans la mesure où
55:29encore une fois
55:29on est face à une zone
55:31qui va selon nous
55:32continuer à tirer
55:33la croissance mondiale
55:34comme finalement
55:35le montre également
55:35la réserve fédérale
55:37très clair
55:37merci à tous les deux
55:39de nous avoir accompagnés
55:39ce matin en plateau
55:40donc Romain Rouen
55:41macroéconomiste et stratégiste
55:42chez Natixis IM
55:44et depuis Londres
55:45Isabelle Mathéo-Cidago
55:46chef économiste groupe
55:47de BNP Paribas
55:48je vous rappelle la tendance
55:49à la bourse de Paris
55:50après une baisse de 2%
55:51hier le CAC 40 entreprend
55:520,6%
55:537 859 points
55:54quand l'Eurostock 50
55:56prend 1%
55:57à 5 665 points
55:59séance bien sûr
55:59à suivre dans
56:00tout pour investir
56:01la masterclass
56:02avec Christopher Dembic
56:03à 11h
56:04et BFM Bourse
56:05cet après-midi
56:05à partir de 15h30
56:07mais juste avant
56:08bien sûr
56:08vous allez retrouver
56:09les experts
56:09avec Raphaël Legendre
56:10oui Etienne
56:11bonjour
56:11et bonjour à tous
56:12on va continuer
56:13de décrypter
56:14l'actualité
56:15de la crise
56:16au Moyen-Orient
56:17bien sûr
56:17avec les questions
56:18que vous vous posez
56:19l'Europe risque-t-il
56:21de rentrer en récession
56:23est-ce que
56:23toutes les énergies
56:25vont flamber
56:25le gaz
56:26le pétrole
56:27mais aussi
56:27l'électricité
56:28on reviendra
56:29sur les retraites
56:31en France
56:31avec une réunion
56:32du corps
56:33et plusieurs études
56:33qui ont été présentées
56:34hier
56:35peut-on éviter
56:36un passage
56:37à 65%
56:39ce sera l'un des débats
56:40des experts
56:40et puis on reviendra
56:41sur cette déréglementation
56:43bancaire
56:44aux Etats-Unis
56:45comment risque-t-elle
56:46d'impacter
56:47nos banques
56:48ici en Europe
56:49voilà le programme
56:50des experts
56:5010h-11h
56:51très bonne journée
56:53Good Morning Market
56:54sur BFM Business
56:56BFM Business
56:57BFM Business
56:57BFM Business
Commentaires