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  • il y a 3 mois
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On voulait parler politique également ce soir.
00:04Philippe Ballard va nous rejoindre, porte-parole du Rassemblement National,
00:07député de l'Oise.
00:09Merci Philippe Ballard d'avoir accepté notre invitation.
00:12On va parler du budget évidemment.
00:14Victor Hérault refait son apparition sur le plateau.
00:16Alexis Cuvillier du service politique est avec nous.
00:18On a besoin de vous Alexis,
00:20parce qu'il y a eu un dernier amendement qui a été voté
00:24avec l'aide du Rassemblement National qui nous a interpellé.
00:27Le plafond des donations a été porté potentiellement à 750 000 euros
00:33après l'adoption de deux amendements.
00:35En fait, c'est deux amendements votés par l'URN.
00:37On parle du plafond total de donations qu'un enfant peut percevoir de ses deux parents.
00:41Il était de 200 000.
00:43Il passerait donc à 750 000.
00:45C'est ça, expliquez-nous Alexis.
00:46Oui, tout ça est un peu théorique et fictif,
00:49puisque ça dépendrait évidemment éventuellement d'une adoption définitive du budget
00:53et du fait que les différents amendements qui ont été votés ce soir
00:57figurent bien dans la copie définitive du budget.
00:59Mais vous avez assez bien résumé la situation, Julie.
01:02C'est la ministre des Comptes Publics, Amélie de Montchalin,
01:05qui l'a dit tout à l'heure devant la représentation nationale.
01:09Elle s'est étonnée qu'en cumulant un certain nombre d'amendements
01:13qui ont été adoptés aujourd'hui,
01:15un amendement de Guillaume Casbarian, député du groupe Ensemble pour la République,
01:21un amendement de Laurent Wauquiez du côté des Républicains,
01:24et bien que lorsque l'on cumulait ces différents amendements,
01:27on faisait exploser le niveau de plafond, de donations possibles
01:31pour un parent par rapport à son enfant,
01:36possiblement de 200 000 euros aujourd'hui jusqu'à 750 000 euros
01:40si toutes ces mesures étaient bien finalement adoptées.
01:44Ils ont exonéré d'impôts.
01:45Et voilà, et c'est surtout là en fait le point sur lequel la ministre
01:48quelque part des Comptes Publics a voulu alerter.
01:50C'est le coût exorbitant que représenterait de telles mesures
01:55pour les finances publiques.
01:57Et donc là, elle est venue dire, y compris à des gens qui la soutiennent plutôt,
02:01Guillaume Casbarian est quelqu'un qui fait partie d'Ensemble pour la République.
02:04Du camp Macron ?
02:05Voilà, c'est ça.
02:06Ancien ministre et ancien ministre.
02:08Un peu irritant, y compris pour son propre camp,
02:10parce que défendant une vision assez libérale
02:12avec la volonté que l'État fasse des économies.
02:14Mais néanmoins, elle a voulu dire ça tout à l'heure, la ministre,
02:17et là-dessus, un parlementaire d'Ensemble pour la République me disait
02:20elle est plutôt dans son rôle, même si, me disait ce parlementaire,
02:24c'est aussi bien qu'elle entende parfois des propositions
02:26qui viennent d'autres rangs que ceux des socialistes.
02:28Façon de dire que parfois, ils ont eu tendance chez les Républicains
02:32ou dans l'aile droite de la Macronie à ne pas se sentir toujours très écouté.
02:35Pourquoi vous avez voté ces amendements, Philippe Ballard ?
02:37Nous, on est pour la transmission et l'enracinement,
02:40surtout quand on transmet après une vie de travail.
02:42Un chef d'entreprise qui a réussi, qui a monté son entreprise,
02:45peut transmettre.
02:47Mais ce qui est assez paradoxal, c'est que là, depuis ce soir,
02:49on nous dit qu'il n'y a pas assez de fiscalité dans vos votes.
02:53Et puis depuis vendredi soir, par contre, c'était exactement l'inverse.
02:56Alors là, on a du mal à y voir clair.
03:01Ça dépend de vous, ça dépend de vous de ce que vous avez voté.
03:04Oui, ça, je vous le préfère.
03:06On va revenir sur les différentes taxes que vous avez votées, effectivement.
03:10Mais quand même, ces amendements-là nous ont interpellés.
03:13Alors certes, vous dites que vous êtes attaché à la transmission, etc.
03:16Mais ça favorise clairement les familles les plus riches.
03:20Mais, enfin...
03:21750 000 euros, ce n'est pas une petite somme.
03:22Oui, mais encore une fois, c'est de la transmission, c'est de l'enracinement.
03:25Comme on est très pro-business et très pro-entreprise,
03:29contrairement à ce qu'on dit depuis vendredi,
03:31qu'on transmette à ses enfants après une vie de travail, ça ne paraît pas hubesse.
03:35Alors cela dit, moi je suis entièrement d'accord, tout ça là, c'est du cinéma.
03:38Parce que là, honnêtement, on perd un peu notre temps même.
03:40Oui, vous vous dites que le budget ne sera pas voté, donc tout partira à la poubelle.
03:43Là, je suis parti, il restait plus de 2 000 amendements avant minuit, avant une heure.
03:48On en a fait 1 700 en 5 jours, vous voyez.
03:52Donc après, demain, on va passer au ce qu'on appelle le PLFSS.
03:54C'est-à-dire le budget de la Sécurité sociale jusqu'au 13 novembre.
03:58Et là, on va reprendre la partie recette, mais il y a aussi la partie dépense, avant le 23 novembre.
04:02Et tout ça, après, c'est transmis au Céline.
04:04Donc, c'est tout ça, voilà, c'est du cinéma, là.
04:07Bon, très bien, on est là pour parler des mesures qu'on vote, qu'on ne vote pas, qu'on rejette et pourquoi on le fait.
04:12Mais vous n'y croyez pas, il finit.
04:13Mais ça va se finir par ordonnance, voilà.
04:15Le film, il est écrit d'avance.
04:16Bon, restons quand même sur ces amendements.
04:20Bruno Jeudy, vous souhaitiez dire un mot dessus ?
04:23Je voulais juste ajouter que ce soir, la ministre avait quand même indiqué
04:25que la copie qui serait transmise au Sénat comprendrait les amendements
04:32qui ont été votés à l'Assemblée nationale, elle le dit.
04:34Donc, ça, c'est un élément nouveau qui va un peu en contradiction avec ce que vous dites,
04:38c'est-à-dire que tout ce qui a été fait à l'Assemblée, c'est du cinéma.
04:40Ça va quand même aller au Sénat, ça va être examiné au Sénat.
04:43On verra ce qu'il en restera après la CMP.
04:45Et quand ça reviendra en seconde lecteur, ce qu'on imagine mal est,
04:48si on recherche la partie recette, on n'examine pas les dépenses.
04:52Oui, d'accord, mais c'est quand même une grosse différence.
04:55Ils vont quand même reprendre une partie...
04:56Mais alors, attendez, moi, j'aimerais qu'on reste sur ce sujet-là,
04:58parce qu'il est passionnant, il intéresse beaucoup de Français.
05:00On avait d'ailleurs le débat pendant la pub.
05:01Et alors, Rachel Binaz, elle disait, moi, je suis pour supprimer tous les héritages,
05:05on repart de zéro.
05:06Vous êtes complètement à l'encontre de ce que vous défendez, Philippe Ballard.
05:10Alors, pour ma défense, je vais vous rappeler les spectateurs.
05:13J'ai envie de dire que ça, vous êtes en off.
05:16Et puis, ça va faire plaisir à vos parents, surtout.
05:21J'ai laissé aller à une petite boutade où on débatait, pour tout vous dire,
05:24pour rien cacher aux téléspectateurs.
05:26C'est-à-dire, est-ce que finalement, ne rien transmettre n'était pas un geste extrêmement libéral
05:32tant certains millionnaires, milliardaires décident de ne pas transmettre
05:36vision assez anglo-saxonne, en disant...
05:38Oui, c'est très américain.
05:39Très américain, repart de zéro.
05:40On repart à zéro, chacun recommence à zéro et se construit lui-même.
05:44On commence à zéro, on laisse un ou deux millions de dollars, quand même.
05:47C'est vrai, ça va.
05:49Et un réseau.
05:51Mais là où, en effet, je me questionne, ou je vous questionne, si vous le permettez,
05:56c'est que, même si les Français n'aiment pas que l'on taxe la succession,
06:01quelle qu'elle soit, il y a une espèce presque de petit consensus autour de ça,
06:05en tout cas dans une large majorité des Français, on sait aujourd'hui que le patrimoine d'un Français,
06:11que 60% de son patrimoine repose sur l'héritage aujourd'hui, sur la transmission qui a été faite.
06:16Dans les années 70, on était à 35%.
06:18Et je m'interroge sur l'aspect égalitaire des choses qui, normalement, devrait concerner l'ERN.
06:25Alors, certes, il pratique parfois en même temps, tant il est tiraillé entre un électorat dit ouvrier,
06:31par exemple dans le nord de la France, et un électorat un peu plus commerçant et libéral.
06:38Et voilà, il y a une espèce d'en même temps sur ces questions-là, où on ne sait pas si vous êtes étatiste ou libéraux.
06:44– Je vais renvoyer au dernier vote.
06:46Déjà, vous savez que dans la moitié des pays de l'OCDE, des pays développés, pour faire extrêmement simple,
06:50ça n'existait pas, on ne paye rien sur l'héritage.
06:52C'est transmis directement comme ça.
06:55Mais après, moi je vous renvoie au vote, dont on a beaucoup parlé vendredi soir,
06:59sur l'impôt sur la fortune financière, c'est une domination,
07:02mais ce n'est pas le libellé porté par le modem démocrate matéique,
07:08improductif.
07:10– Improductif, j'avoue que je ne comprends pas très bien la tournure.
07:14Mais on enlève de cette IFF, qui commence en fait,
07:18alors on dit 1,3 million, mais comme il y a une exonération d'un million sur la résidence principale,
07:23plus les 30% du code fiscal, en fait, un bien immobilier qui vaut 2 millions,
07:28il commencera à être taxé, on met la barre à 400 000 euros.
07:30Et il faut arriver ensuite à 1,3 million pour commencer à payer cette IFF.
07:37Donc voilà, et puis tous les biens immobiliers qui sont mis à l'allocation ne sont pas taxés.
07:41On enlève les outils de production, et puis on met tout ce qui ne fait pas fonctionner l'économie.
07:47– Il y a toute une série de taxes que vous avez votées ou soutenues.
07:51Donc il y a l'instauration, on le disait, dans l'impôt sur la fortune improductive.
07:55Vous avez fait adopter un amendement qui alourdit la fiscalité des rachats d'actions.
08:00Vous avez voté le doublement de la taxe GAFAM, la taxe pour les géants du web.
08:05Vous avez voté le rétablissement de l'exit taxe.
08:09Vous avez voté un amendement de l'insoumis Éric Coquerel visant à taxer les multinationales.
08:14Et vous vous êtes abstenu sur un amendement à la fi de taxation exceptionnelle des superdividendes.
08:19Et donc vous avez permis d'une certaine manière aussi son adoption.
08:22Ce qui a valu ces réactions de Bruno Retailleau notamment, qui dit la chose suivante.
08:26Le débat budgétaire aura au moins un mérite, faire sortir le RN du bois.
08:31Ce parti explique à longueur de journée sur les plateaux que la France croule sous la pression fiscale.
08:36Et la nuit venue, il vote avec la gauche des milliards d'impôts supplémentaires.
08:40Réaction aussi de David Lissnard.
08:42À l'Assemblée, le RN vote 34 milliards de hausse d'impôts en 24 heures.
08:46Sur les radios, le RN dit que le pays étouffe sous les taxes et qu'il veut combattre les impôts.
08:51Évitons de remplacer le « en même temps » par un « nouvel en même temps ».
08:53Qu'est-ce que vous répondez à David Lissnard et à Bruno Retailleau ?
08:56Alors on va reprendre point par point, mais rapidement ce que vous avez annoncé.
09:00Cela dit, il y a un problème fondamental dans l'examen du budget, c'est qu'on commence par les recettes et après on fait les dépenses.
09:05Ce qui serait quand même logique, c'est de faire exactement la même chose.
09:09C'est-à-dire qu'on commence par voir ce que l'on dépense et puis après on ajuste les recettes.
09:13Et comme nous on veut tailler, mais à l'âge, à la tronçonneuse dans les dépenses, il y aurait moins de recettes à remporter.
09:20Alors après, par exemple, vous me parlez d'attaque sur les GAFAM.
09:23Attendez, c'est un amendement du gouvernement.
09:25On passe de 3 à 6%.
09:26On l'a voté puisqu'il va dans le bon sens.
09:28Ce qu'on a appelé, ce n'est pas le terme qui convient à la taxe sur les multinationales.
09:34Mais ça consiste tout simplement à dire, alors on nous dit, il y a des conventions internationales, ça ne va pas pouvoir être appliqué.
09:40Mais juste faire en sorte que le patron d'une PME paye autant qu'une multinationale qui fait de l'optimisation fiscale.
09:47C'est une taxe pour squeezer l'optimisation fiscale.
09:51C'est de la justice fiscale tout simplement tout cela.
09:54Alors on peut continuer sur toutes les taxes qui ont été votées.
09:57En tout cas, vous n'hésitez pas à associer vos voix à la France Insoumise, sur cette taxe sur les multinationales notamment.
10:02Mais nous, on n'est pas bornés, si vous voulez.
10:03Nous, du moment qu'un texte est bon, d'où qu'il vienne, on le vote.
10:07On a voté des textes de la majorité, du socle commun, capurien de commun et capurien de socle,
10:14des LR, des LFI, du monde, ça a vraiment le bon sens.
10:16On vote, nous, ce n'est pas compliqué.
10:18Sauf que ce que le camp Macron, ce que le camp du bloc commun met en avant, le bloc central, pardon,
10:25c'est que pour lutter contre l'optimisation fiscale, ce que vous essayez évidemment de faire avec cette taxe sur les multinationales,
10:30ce qui existe déjà est suffisant.
10:32Il n'y a pas besoin d'alourdir ces taxes en tant que plus.
10:34C'est en osmose, avec ce qu'a décidé l'OCDE, de taxer à 15% ces multinationales.
10:40Mais il y en a qui font de l'optimisation fiscale, et même 15% par rapport à l'impôt sur les sociétés
10:45que payent n'importe quelle entreprise, ETI, PME française, c'est en deçà.
10:50Ils vont apatrier les bénéfices dans le Delaware, ou en Irlande, ou pays membres de l'Union Européenne.
10:55Mais vous assumez cette hausse de taxes de l'ordre dit David Hustard, je reprends son chiffre,
11:0234 milliards de hausse d'impôts en 24 heures votées par le Rassemblement National.
11:06Alors, allez sur le site du ministère de l'Économie, c'est rare quand on les cite,
11:10mais qui a chiffré ce soir, ils ont tweeté, allez voir, vérifiez là tout de suite ce que je suis en train de vous dire,
11:15c'est moins 3 milliards pour les entreprises, et moins 3 milliards de fiscalité pour les particuliers.
11:23Voilà, c'est un tweet que j'ai vu il y a 1 milliard.
11:26Mais ça, je crois que c'est sans prendre en compte, alors on rentre dans les détails,
11:28mais c'est sans prendre en compte d'autres taxes que vous avez votées par la suite.
11:33Oui, mais juste quand même pour préciser, on a voté par exemple la poursuite de la baisse de la CVAE,
11:38c'est un impôt de production, il y a en France...
11:40Ça, c'est 1,3 milliard, c'est pas beaucoup.
11:41Oui, mais d'accord, mais on l'a voté, c'est hyper important.
11:44Ils payent une taxe alors qu'ils n'ont pas rentré 1 euro de chiffre d'affaires,
11:48donc on s'est opposé à tout ça.
11:50On a fait baisser l'impôt sur les sociétés pour les PME et les ETI
11:55qui font moins de 100 000 euros de bénéfices.
11:58Et je pourrais continuer à égrener la liste.
12:00Donc on a voté des...
12:01Donc vous êtes toujours pro-business.
12:03Pour les familles et les entreprises, mais les entreprises qui ne trichent pas, s'il vous plaît.
12:08Parce que Roland Lescure le dit quand même là aujourd'hui,
12:11vous tirez une balle dans...
12:13Alors je reprends sa phrase exacte pour ne pas dire n'importe quoi.
12:16Vous tirez une balle dans le fait des entreprises françaises.
12:18Non mais vous tirez une balle dans le fait des entreprises françaises lorsque vous votez cet ensemble de taxes.
12:24On va répondre à M. Lescure, regardez le nombre d'entreprises qui ont fait faillite,
12:28notamment dans l'industrie, où on recommence malheureusement à avoir plus de fermeture que d'ouverture.
12:32Donc ça, ce n'est pas de nature à les aider.
12:34Ce n'est pas de nature à les aider.
12:35Non mais quand ce gouvernement nous donne des leçons de bonne gestion des finances publiques,
12:39moi j'ai l'impression de me faire traiter d'escroc par Bernard Madoff.
12:42Alors ils arrêtent, ils restent sur leur banc et ils nous écoutent.
12:44Je reprends votre question tout à l'heure, Julie.
12:49Philippe Ballard, lorsque par exemple on parle des multinationales
12:52et que le gouvernement ou le bloc central, on peut l'appeler comme on veut,
12:54dit qu'il n'a pas besoin d'aller aussi loin.
12:57Moi je reprends votre raisonnement tout à l'heure, qui est de dire,
12:59et je le partage totalement, qui est de dire,
13:02tout ça c'est un petit peu du théâtre,
13:04rien de tout ce qui est voté là n'aboutira.
13:07Alors ma logique du coup, c'est de vous demander,
13:08est-ce que vous n'êtes pas là comme tous les autres partis,
13:10simplement en train de montrer votre vertu,
13:13de dire, moi je suis pour ça, je suis contre ça,
13:15je me fiche que ce soit appliqué ou pas,
13:17ce ne sera pas appliqué de toute façon,
13:18et vous êtes simplement en train de montrer des marqueurs politiques,
13:22et ça ne va pas plus loin que ça.
13:23Et au fond les calculs, et ce que ça rapporte ou ce que ça coûte,
13:25vous en fichez un petit peu,
13:26puisque votre raisonnement est de dire,
13:28rien de tout ça n'aboutira.
13:29Nous on aurait préféré défendre et présenter,
13:32en étant aux affaires, notre contre-budget,
13:35qui aurait été notre budget,
13:36qui se traduit par des dizaines de milliards,
13:39de baisses de la dépense publique,
13:40et des baisses de fiscalité sur les entreprises,
13:43et les classes moyennes qui sont durement touchées.
13:47Vous savez, c'est des classes qui ont beaucoup trop
13:49pour percevoir des aides,
13:50mais pas assez pour bénéficier de ces mêmes aides,
13:53et sont taxées, comme ce n'est pas permis,
13:55ils disent du moins, ils tirent la langue pour finir le mois.
13:56Alors attendez, on a un entrepreneur sur le plateau.
13:59Bonsoir et bienvenue à vous.
14:00Joseph Taille-Effet, vous êtes secrétaire général de Plastalliance.
14:04Vous regroupez des fabricants, des recycleurs, etc.
14:07C'est bien ça ?
14:08Est-ce que vous êtes convaincu par le discours du RN ?
14:12Est-ce que le RN, malgré le vote de toutes ces taxes,
14:16est bien pro-business, pro-entreprise ?
14:18Je suis convaincu par ce qu'a dit M. Ballard
14:19sur le fait qu'effectivement rien de tout ça va aboutir.
14:22Donc ça là-dessus, on est totalement d'accord.
14:24Il y a des ballons d'essai, à la rigueur j'ai envie de dire,
14:26on essaye effectivement de mettre des mesures et il faut faire un budget.
14:29Donc on est dans une partie recettes et je pense que ça a été largement soulevé.
14:33C'est un peu bizarre d'avoir effectivement les dépenses après les recettes.
14:38À mon sens, ce qui aurait été peut-être, à mon avis, judicieux,
14:41c'est peut-être de mettre justement dans la partie recettes et dans les taxations
14:44des clauses de retour à bonne fortune.
14:46C'est-à-dire de mettre, on va dire, une condition ou en tous les cas
14:48une application temporaire en termes de taxes et d'impôts
14:51pour voir justement ce qui allait se passer au niveau des dépenses
14:53et éventuellement de réajuster.
14:56Alors après, honnêtement, je ne vais pas jeter la pierre au Rassemblement national.
14:59Il faut quand même le reconnaître, il y a quand même des taxes
15:02qu'ils ont fait sauter aussi avec d'autres groupes en coalition, bien entendu.
15:06Mais on avait quand même un danger avec, bien entendu, la taxe Zuckman
15:08et notamment avec la partie d'introduire, on va dire, la partie professionnelle.
15:12C'est la taxe qui vous inquiéta le plus ?
15:14C'est là, elle était très dangereuse, elle était extrêmement dangereuse.
15:16Vous aviez la taxe également, la fameuse niche, notamment pour le transport maritime
15:19et qui pose énormément de problèmes pour nos industriels
15:22parce que justement, ils utilisent le transport maritime
15:24pour soit envoyer des marchandises pour la propriété.
15:25Mais tout le reste, à toutes les taxes, donc les dernières taxes votées
15:28dont on vient de parler, ça, vous dites, ça ne pénalise pas les entreprises ?
15:32Ce n'est pas ce que disent tous les chefs d'entreprise
15:34qu'on a pu entendre ces dernières heures ?
15:35En l'occurrence, en fait, il y a beaucoup de paradoxes
15:38parce que tout à l'heure, quand on parle des donations,
15:40par exemple, 750 000 euros, on dit que ça concerne les riches.
15:42Mais d'un autre côté, les 1 300 000, ça devrait concerner encore
15:46des gens qui devraient être, à mon sens, beaucoup plus riches.
15:48Et aujourd'hui, ces histoires de 1 million, enfin, de taxes,
15:50la nouvelle, on va dire, la nouvelle taxe, nouvelle ISF,
15:54ou ici, plutôt, improductive,
15:56je pense que le seul, on va dire, point d'incompréhension,
15:58mais je ne sais pas si vraiment ça concerne directement l'industrie,
16:01directement, c'est effectivement sur les bitcoins,
16:04c'est sur, effectivement, les assurances-vie.
16:07Mais disons que globalement, au niveau industriel,
16:09quand on regarde, effectivement, la CVAE, la CFE,
16:12qui ont quand même été, on va dire, empêchées d'augmenter,
16:14pour l'industrie, ce n'est pas négatif.
16:16Là, aujourd'hui, ce qui nous inquiète, par exemple, notamment,
16:18c'est de fiscaliser, par exemple, plus les salaires des apprentis
16:22dans le cadre du budget de la Sécurité sociale.
16:24C'est scandaleux.
16:25Oui, c'est un vrai scandale, ça.
16:27Juste un point sur cette course de petits chevaux
16:29dans ce délire fiscal auquel nous assistons.
16:32Je voudrais vraiment vous poser une question,
16:34parce que vous avez voté sur cet impôt sur la fortune immobilière improductive.
16:38Ce n'était pas votre nom que vous avez choisi,
16:40vous, c'était sur un financier.
16:41Mais il y a effectivement une taxe sur l'assurance-vie.
16:45L'assurance-vie, c'est quand même, c'est 2000 milliards.
16:47Je crois qu'il y a un Français sur deux qui a une assurance-vie.
16:51Donc, c'est vraiment au cœur de l'épargne des Français.
16:53Et donc, j'ai envie de dire, comme ça, au détour d'une phrase,
16:56de dire qu'on va peut-être taxer l'assurance-vie,
16:59alors que cette assurance-vie, qui est soi-disant improductive,
17:03c'est elle qui finance des actions, des obligations,
17:06et puis surtout, c'est elle qui finance la dette française.
17:08Donc, c'est vraiment ce qu'ils appellent de tirer une balle dans le pied.
17:10Donc, c'est incompréhensible.
17:12On a retiré les unités de compte.
17:14Oui, c'est en euros.
17:14Un sous-amendement du député socialiste de Brunvou.
17:17Mais c'est moitié-moitié.
17:18Par contre, il reste les fonds en euros.
17:20Vous avez vu qu'en mois de septembre,
17:22vous avez vu, c'est encore le record.
17:25On n'a jamais eu autant de collègues d'assurance-vie.
17:27Il y a un plus 15 milliards, rien que sur le mois de septembre.
17:29Alors, dans cet IFF...
17:31Alors, vous, c'était l'impôt sur la fortune financière.
17:35On s'y perd un peu.
17:35Oui, c'est l'amendement du député Matéi,
17:39qui est Modem, qui a été repris.
17:41Donc, il porte ce nom-là.
17:43Il faut quand même avoir présent à l'esprit
17:44que ça concerne 0,4% des foyers fiscaux
17:47et qui ont donc un patrimoine d'IFF.
17:50Enfin, ce qu'on a voté vendredi.
17:51Moi, j'étais sur l'assurance-vie.
17:53Ah, d'accord.
17:53Oui, mais d'accord.
17:54Mais c'est déjà...
17:55Non, mais d'accord.
17:55Mais ceux qui sont concernés
17:57et qui ont des assurances-vie
17:59qui, potentiellement,
18:01si le processus va jusqu'au bout,
18:03pourraient être taxés,
18:04c'est des gens, quand même...
18:05C'est 0,4% des foyers fiscaux français
18:08et qui ont un patrimoine
18:08de plus de, allez, 2,4 millions, 2,5 millions d'euros.
18:12Oui, mais c'est pas pour eux,
18:13on s'inquiète.
18:13C'est pour l'État.
18:14Vous vous intéressez à l'économie et à la finance.
18:16Quelqu'un qui met 1,5 million d'assurance-vie
18:19dans son patrimoine,
18:20il est nul.
18:21Non, mais franchement, il est nul.
18:22Ça n'a aucun intérêt.
18:23Il finance la dette française.
18:24Donc, il pourra être ministre de l'économie.
18:27Mais c'est pas pour lui qu'on s'inquiète.
18:28C'est pour l'État.
18:29Parce que cette personne-là
18:30finance la dette française.
18:32La première réaction qu'il va avoir,
18:33c'est de retirer tous ses fonds.
18:34Mais il restera 99,6% des Français
18:37qui ont des assurances-vie
18:38qui pourront financer.
18:39Si on perd celui qui a 1,5 million,
18:40c'est dommage.
18:41Oui, mais je pense qu'il n'y a pas
18:42beaucoup de gens
18:43qui ont un patrimoine de 2,5 millions
18:44et qui ont 1,5 million d'assurance-vie
18:46parce que là,
18:47ils sont vraiment mauvais.
18:48Vous voyez quand même le signal envoyé.
18:49On va toucher à l'assurance-vie
18:51qui est vraiment le trésor français
18:52en termes d'épargne.
18:54Encore une fois,
18:54je reprends ma démonstration.
18:56Je peux vous la refaire encore une fois.
18:57Mais voilà,
18:58je pense qu'il y a un autre problème.
18:59C'est le jeu qui va aux gens
19:00qui vous écoutent.
19:01Oui, mais ça peut réorienter aussi
19:03quand même les fonds euros
19:04vers des unités de compte justement
19:06et donc vers l'investissement
19:07et dans les actions.
19:08Mais c'est déjà le euro.
19:09Et aujourd'hui,
19:10il me semble que la partie...
19:11C'est 100% en euros
19:12et 40% en unités.
19:13Je voulais qu'on écoute...
19:14Pardon, allez-y.
19:15Ça peut justement relancer
19:16l'investissement justement
19:17au niveau actionnariat.
19:18Ça peut être quelque chose d'intéressant.
19:20Alors, je voulais qu'on écoute
19:20une voix qui porte.
19:21Michel Sardou.
19:22Voilà, là, ça parle à tout le monde.
19:24Ça va mal finir.
19:24Qui a poussé un coup de gueule
19:26aujourd'hui,
19:28qui dit les impôts en gros.
19:29Ça suffit.
19:30On écoute Michel Sardou.
19:32Ils parlent entre eux,
19:33les politiques.
19:35Mais ils parlent pas à toi,
19:36pas à moi.
19:37Tu vois,
19:38j'écoute.
19:39Il y a ta que ceci,
19:40il y a ta que cela.
19:41Il n'y a que ça, quoi.
19:43Tu vois,
19:44ils oublient qu'il y a une révolution
19:45à cause des impôts.
19:47Ça va pas tarder.
19:48On sait plus trop
19:49à qui se fier.
19:51Si tu veux,
19:51je trouve que là,
19:52il y a une confusion.
19:54On est mal à l'aise.
19:56Tu vois,
19:57je vois les débats
19:58sur le budget, là.
19:59On est mal à l'aise.
20:01On a l'impression
20:02qu'ils se parlent entre eux, quoi.
20:03J'ai le sentiment
20:04que le peuple,
20:06par le peuple
20:06et pour le peuple,
20:07ça ne veut plus dire grand-chose.
20:09La fameuse course
20:10des petits chevaux
20:11qu'évoquait à l'instant
20:11Edwish Chevriand.
20:12Il a raison
20:13parce que là,
20:14moi,
20:15ça me fait penser
20:15aux gilets jaunes,
20:16en fait,
20:16ce que dit Michel Sardot.
20:17On n'avait pas vu venir
20:18la crise,
20:19puis elle est là.
20:19Mais il parle de qui ?
20:20La classe moyenne ?
20:21Voilà ce que je disais
20:22tout à l'heure.
20:22La classe moyenne.
20:25Dans ma permanence,
20:26c'est majoritairement
20:26des gens qui travaillent,
20:27le couple travaille
20:28et qui le disent
20:3015 du mois
20:31et commencent à tirer la langue
20:32parce qu'ils n'ont pas assez,
20:34ils sont pressés
20:34comme des citrons
20:35fiscalement
20:36pour les impôts
20:37et puis ils gagnent trop,
20:38en fait,
20:39enfin trop,
20:39entre guillemets,
20:39pour percevoir des aides.
20:41Donc oui,
20:41il faut vraiment se méfier.
20:42Il y a une révolte
20:43plus ou moins sourde
20:45qui se dessine dans le pays.
20:46Oui,
20:46il a entièrement raison.
20:47Donc vous pensez
20:47qu'il pourrait y avoir
20:48à nouveau
20:49des gilets jaunes ?
20:51Je veux dire,
20:51attention,
20:52parce que quand on reçoit
20:53le citoyen
20:55dans sa permanence
20:57et il y a des discours
20:59mais ça doit alerter quand même.
21:00Est-ce que c'est
21:01ce que vous ressentez aussi
21:02chez les petits entrepreneurs,
21:03peut-être ?
21:04Juste une phrase,
21:05c'est que je reçois aussi
21:06beaucoup de petits,
21:08ce n'est pas péjoratif,
21:08quand on dit petit,
21:09petits commerçants,
21:10artisans,
21:11avec deux,
21:11trois salariés,
21:12eux,
21:12ils n'en peuvent plus.
21:13Les PGE qu'il faut rembourser,
21:15l'énergie qui est toujours
21:16extrêmement haute,
21:17c'est une catastrophe.
21:18Une catastrophe.
21:20Aujourd'hui,
21:20l'avantage de tout ce
21:21qui est en train de se passer ici,
21:22c'est qu'on fait maintenant
21:23attention au budget.
21:24Je pense que les Français
21:25ne se sont jamais aussi intéressés,
21:26on va dire,
21:26au budget,
21:27aux dépenses et aux recettes
21:28parce que de toute façon,
21:29tous les ans,
21:29on avait ce genre de choses
21:34pour regarder ce qui se passe.
21:35Nous,
21:35ce qui nous pose problème,
21:36et c'est récurrent,
21:37je ne suis pas le seul à le dire,
21:38c'est le manque de visibilité.
21:40On nous dit,
21:41on est en train de négocier
21:42quelque chose
21:42qui ne va pas aboutir.
21:43Nous,
21:44ce qu'on demande,
21:44c'est une clarification.
21:45Et donc,
21:45à un moment donné,
21:46il faudra cette clarification,
21:47il faut qu'on ait une ligne directrice.
21:49Et aujourd'hui,
21:50nos entreprises,
21:51un jour,
21:52et je ne vous le cache pas
21:52que la taxe Zuckman
21:53était quand même quelque chose
21:54qui faisait extrêmement peur,
21:55et suite à cela,
21:56dès qu'elle est tombée,
21:56il y a eu quand même
21:56au niveau industriel,
21:57je parle bien,
21:58on va dire,
21:59un soufflet qui a retombé.
22:01Mais là,
22:01aujourd'hui,
22:02ce qu'on attend,
22:02c'est effectivement
22:03cette clarification,
22:04et je suis désolé de le dire,
22:05à un moment donné,
22:05il faudra,
22:06je pense,
22:06arriver vers une dissolution,
22:08et on va dire,
22:08un parlement qui soit,
22:09on va dire,
22:10clair, net et précis,
22:11quel que soit le sens,
22:12on va dire,
22:12que prenne ce parlement,
22:13mais qu'on ait une politique.
22:13Ce que souhaite,
22:14alors je vois évidemment
22:15Philippe Ballard acquiescer,
22:16puisque c'est ce que vous souhaitez
22:17au Rassemblement national,
22:18sauf que le paysage politique
22:19resterait fragmenté.
22:22On ne sait pas.
22:23Vous avez publié un sondage
22:29élable sur BFM,
22:30il y a trois semaines,
22:31je crois,
22:32et qui montrait que 53%
22:33des personnes interrogées
22:35ne souhaitaient plus
22:36qu'il y ait un franc républicain.
22:37C'est à peu près le même chiffre
22:39qu'en 2024,
22:41sauf que c'est l'évolution,
22:43ça n'a absolument pas bougé
22:44pour la gauche,
22:45ça a été bougé pour Renaissance.
22:47Et la droite,
22:48ça ne veut pas dire
22:48que ça a tonnerie.
22:50On n'attend pas un repos de voix
22:51de LFI sur nous,
22:52si vous voulez.
22:52On va dormir tranquille.
22:54Par contre,
22:55dans l'autre sens,
22:56c'est beaucoup plus important.
22:57Et on le voit, nous,
22:57avec les collègues,
22:58il y a la photo qui siège
22:59à côté de nous,
23:00les LR,
23:00ou certains horizons.
23:01Ce que je veux dire,
23:03c'est que sur la base
23:04des chiffres qui étaient
23:05dans ce sondage-là,
23:06le sondage est là,
23:07vous avez raison,
23:08ça ne vous ferait pas passer
23:09pour autant majorité absolue.
23:11Non, mais pas loin, peut-être.
23:12Non, mais en tout cas,
23:13vous, en tant qu'entrepreneur,
23:14c'est ce que vous souhaitez.
23:15Geoffroy Roux-de-Bézieux
23:16dit qu'il y aura une dissolution,
23:17c'est sûr,
23:18on y va,
23:19il dit à peu près comme nous.
23:19Tout à fait,
23:19il y a plusieurs grades,
23:21il y en a qui demandent
23:21le départ du président de la République,
23:22il y en a qui demandent
23:23la dissolution.
23:23Moi, je pense qu'effectivement,
23:25il faudra une vraie dissolution,
23:27qu'on remette les compteurs
23:28à zéro aussi.
23:29L'avantage, je ne cache pas,
23:30d'une dissolution,
23:30c'est que pas mal de projets de loi
23:32aussi, parfois,
23:32qui sont dans les tuyaux
23:33et qui peuvent parfois
23:34être embêtants,
23:35on va dire tombent.
23:36Mais vous ne préférez...
23:37Plus on avance,
23:38moins il y a des chances
23:38que ça arrive, monsieur.
23:39Je sais, tout à fait,
23:40on est d'accord.
23:41Parce que d'abord,
23:42un, une dissolution
23:43qui interviendrait trop près
23:44des municipales,
23:46on est d'accord.
23:47Les municipales vont arriver,
23:49franchement,
23:49s'il n'y a pas une dissolution,
23:50allez, dans les trois semaines
23:51qui viennent,
23:52il n'y en a pas.
23:52Et est-ce que ce n'est pas mieux
23:53pour les milieux économiques
23:54de trouver un budget,
23:56même si ce n'est pas
23:57le budget de vos rêves,
23:58en résumé,
24:00plutôt que de refaire
24:01une dissolution
24:02qui recrée de l'instabilité
24:03dans le pays ?
24:04Je suis surprise
24:05que vous disiez...
24:07Alors, si vous me dites
24:07ce qui est le mieux,
24:08ce serait la loi spéciale.
24:10C'est qu'à ce moment-là,
24:10on reste sur ce qu'on avait avant.
24:12Ça, c'est, j'ai envie de dire,
24:12si on veut regarder...
24:13Une loi minima, quoi.
24:14En fait, on reprend le budget d'avant,
24:16on sait à quelle sauce
24:17on va être mangé,
24:18on le sait,
24:19et on part.
24:20Ça, ce serait l'idéal.
24:21Avec un seul problème,
24:22pas neutre,
24:24au moins un problème,
24:25c'est tout ce qui était prévu
24:27pour en matière de défense.
24:29Tout à fait,
24:29il y aura 3 milliards.
24:30Et là, ça posera quand même
24:31de gros...
24:313 milliards, oui, tout à fait.
24:32Pour la sécurité de notre pays.
24:34Vous ne croyez pas du tout
24:35au budget du compromis
24:37que souhaite donc Sébastien Lecornu ?
24:38Mais est-ce que vous saluez...
24:40Mais est-ce que vous saluez
24:41quand même les efforts
24:42que fait Sébastien Lecornu,
24:44les pas qu'il fait
24:45envers les oppositions ?
24:47Donc, pas d'année blanche
24:48pour les retraites
24:48et les prestations sociales.
24:50On le répète encore,
24:51pas de 49.3,
24:52la suspension de la réforme
24:53des retraites.
24:54Il fait des pas vers vous,
24:55quand même.
24:55Mais tout ça,
24:56à la limite,
24:57c'est pathétique.
24:58C'est pour éviter une dissolution,
24:59c'est pour sauver leur place.
25:00C'est ça, la réalité.
25:01Socialistes, macronistes,
25:03et une partie,
25:04une grande partie des LR,
25:05c'est juste pour pas
25:06qu'il y ait dissolution,
25:07pour que ça se passe bien
25:08et qu'ils finissent
25:09encore un an et demi de mandat.
25:11Voilà, c'est la réalité.
25:12Alors, c'est...
25:13Toutes les minutes perdues
25:14pour la France,
25:14c'est terrible,
25:15parce que c'est François Bayrou
25:17qui disait,
25:17ce qui est vrai d'ailleurs,
25:18toutes les secondes,
25:19c'est 5 000 euros
25:20de dette supplémentaire.
25:21Voilà.
25:21Et plus on attend,
25:22plus la facture sera lourde.
25:23– Eux disent que c'est parce que
25:25la stabilité est importante
25:26aussi pour le pays.
25:28Et donc, il vaut mieux
25:29un budget qui soit...
25:30– La stabilité,
25:31c'est quand même
25:32ce que les agences de notation
25:33ont pointé.
25:34Donc, la stabilité,
25:35c'est quand même important.
25:36– Je ne sais pas ce qu'on a.
25:36– Parce que si on a été dégradé,
25:37c'est parce que, justement,
25:38il n'y a plus cette stabilité.
25:40Donc, qu'est-ce qu'on veut ?
25:41Est-ce qu'on veut
25:42bouleverser les échéances électorales
25:44au risque d'aggraver
25:45l'instabilité ?
25:46– Je ne suis pas sûr
25:47que ça arrive.
25:47– Ou est-ce qu'on veut au moins...
25:48Parce que finalement,
25:49les échéances dont tout le monde parle,
25:51elles ne sont pas si lointaines.
25:52On peut peut-être,
25:53quand même,
25:53dans ce laps de temps,
25:55j'allais dire,
25:56trouver les moyens
25:57de voter un budget,
26:00un compromis.
26:00Je trouve que Sébastien Lecornu,
26:02franchement,
26:03c'est presque une surprise.
26:04C'est un des rares
26:05qui essaie de mettre
26:07les gens autour de la table,
26:08de discuter un peu.
26:09Franchement,
26:09c'est ce qui se passe
26:10dans tous les pays européens.
26:11On est le seul
26:12qui ne se voit pas capiter.
26:13– Pas de cette façon-là.
26:13– Alors si,
26:15franchement,
26:15la fragmentation politique,
26:17elle est...
26:17– Chaque pays a ça que l'année.
26:18– Elle est une bonne élevante en Europe.
26:20Franchement,
26:21croire qu'une présidentielle
26:23va générer une majorité absolue,
26:24comme on a connu,
26:25du temps de la cinquième,
26:27des 30 premières années,
26:29franchement,
26:30on se berlure un peu.
26:31– Mais ce que je dis,
26:32c'est que...
26:32– S'il y a une présidentielle,
26:33si on sait très bien
26:33qu'il y a une législative
26:34qui suit,
26:35il y a un mouvement
26:35d'entraînement.
26:36– C'est pas certain.
26:37– Et quand on regarde
26:38le sondage Elab,
26:39quand on voit que Marine Le Pen,
26:41gendarme Bardella,
26:41sont à ton...
26:42– Vous savez quoi ?
26:43On va y aller,
26:43on va parler de ce sondage Elab.
26:44– Oui, mais ça,
26:45c'est présidentiel.
26:46– Mais en un mot,
26:47parce que c'est intéressant,
26:48nous sommes journalistes,
26:49nous tous au nom de la table,
26:50enfin une majorité,
26:51nous avons aussi ce que,
26:53comment dire,
26:53l'envers du décor,
26:54ce que les politiques
26:55ne disent pas à l'antenne.
26:56Ce que Philippe Ballard
26:57vient de dire
26:58au sujet des ministres
26:59qui ne voudraient pas,
27:00ou de Sébastien Lecornu
27:00qui ne voudraient pas
27:01perdre son siège,
27:02et ce que vous disiez
27:04sur le fait qu'il faille
27:04peut-être davantage mieux
27:06reconduire une loi spéciale,
27:08reconduire le budget
27:09l'année dernière,
27:09moi j'entends des macronistes
27:10qui le disent.
27:11Ceux que vous avez dit,
27:12ceux que vous avez dit,
27:13les macronistes aujourd'hui
27:14qui lâchent Sébastien Lecornu
27:15en disant...
27:16– D'accord, plus personne n'y croit.
27:21– Mais que ça vienne
27:21de la macroniste,
27:22c'est intéressant.
27:23– L'instabilité,
27:25on l'a aujourd'hui.
27:26Je veux dire,
27:26l'instabilité,
27:27elle est là.
27:28J'ai envie de dire,
27:28il y a un moment donné
27:29quand Macron avait dit
27:30« dissous l'Assemblée »,
27:31personne n'a compris pourquoi,
27:33mais au moment où justement
27:34là où il doit le faire,
27:35il ne le fait pas.
27:36C'est-à-dire que là,
27:36aujourd'hui,
27:37c'est vraiment cette instabilité,
27:38on ne sait pas où on va.
27:39– C'est ce délire fiscal
27:39qui est quand même
27:40en train de modifier un peu les esprits.
27:42Avant, on se disait
27:43non, mais il faut un budget
27:44à tout prix,
27:51quand même,
27:51on se pose la question
27:52parce que le délire fiscal,
27:53il est partout.
27:54– L'année dernière,
27:55sur l'examen de la partie recette,
27:57c'était déjà exactement le cas.
27:59Il y avait même eu
27:59des votes plus importants
28:01en masse d'augmentation des impôts.
28:03On a un peu la mémoire
28:04d'un poisson rouge.
28:05On oublie qu'année dernière,
28:06c'était même pire.
28:07– Philippe Ballard.
28:07– Au moins de ne pas avoir
28:08le 49.3,
28:09les députés,
28:10je trouve,
28:11franchement,
28:11si on compare les deux examens,
28:13essaient quand même
28:14de moduler.
28:17– Alors attendez,
28:17vous évoquez.
28:18– Je trouve qu'ils modulent
28:19un peu plus que l'année dernière.
28:20Il faut être objectif
28:21et rappeler ces faits.
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