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  • il y a 4 mois
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On passe au libre-arbitre tout de suite.
00:05Et c'est dans la continuité d'ailleurs de notre discussion,
00:08Jean-Marc Sylvestre, on voulait faire un point
00:11sur le coût d'une journée de grève
00:13et surtout sur qui paie la journée de grève.
00:16Oui, alors j'ai demandé à la Cour des comptes,
00:17mais elle n'a pas travaillé là-dessus encore.
00:20Ce n'est pas facile à chiffrer,
00:22car il y a une partie visible et une partie invisible.
00:25C'est comme dans les icebergs,
00:28les icebergs qui se terminent très mal parfois avec le Titanic.
00:31Alors si on commence par la partie visible,
00:33vous trouvez la journée d'inactivité pour une grande partie
00:39parce qu'il y a les grèves,
00:41parce qu'il y a des gens qui ne vont pas faire leur travail,
00:45qui vont demander une pause.
00:47Il y a beaucoup de demandes de pauses de vacances.
00:49Il y a le télétravail, etc.
00:50Grosso modo, au maximum, là on est à 3 milliards d'euros
00:53de PIB en une journée moyenne.
00:56Un mot pour les pharmaciens qui seront fermés,
00:58c'est la première fois dans l'histoire.
01:01Environ 50 000 docteurs en pharmacie ont décidé de fermer.
01:04Un mot également pour les commerçants qui ferment leur activité.
01:07Alors il y a le coût des dégâts et des assurances,
01:09environ 1 milliard d'euros,
01:11parce que ça, là encore, c'est difficile à estimer.
01:13Ça dépend des villes.
01:14Il y a des villes qui sont très abîmées.
01:17Nantes, Rennes en général, Lyon, le centre de Paris,
01:19Lille, des commerces, des banques, le mobilier urbain,
01:21les véhicules.
01:22Là, on compte 1 milliard, dont la moitié est à la charge des assureurs,
01:25ce qui va augmenter les primes d'assurance et des collectivités locales.
01:29Les pertes commerciales, magasins fermés, touristes qui annulent.
01:32On a déjà des annulations d'étrangers,
01:35restaurants qui sont vides, qui ne pourront pas travailler dans les zones.
01:38On connaît tout ça.
01:38Ça représente grosso modo presque 1 milliard de trésorerie.
01:41Pas forcément en PIB, mais en trésorerie.
01:43Le coût du service d'or, police, pompier, le coût supplémentaire représente entre 200 et 500 millions.
01:50Sinon, on ajoute les coûts additionnels, logistiques, l'énergie, les sabotages aussi,
01:54puisqu'on parle aussi pas mal de risque de sabotage d'infrastructures.
01:58Alors, au total, ça fait 0,13.
02:01Entre 0,13 et 0,15 de PIB.
02:04Vous allez me dire que c'est pas beaucoup,
02:06mais c'est quand même pas mal.
02:07C'est quand même pas mal,
02:10parce que ça va peser sur le budget,
02:14et on est à 0,15 de PIB prêts pour atteindre les objectifs.
02:19Alors, ça, c'est le parti visible.
02:21Parce que, comme dans les icebergs, il y a la partie invisible.
02:25Et la partie invisible, elle est très politique.
02:28Ça va dépendre de combien le gouvernement va mettre sur la table
02:32pour pouvoir s'acheter la paix sociale.
02:34Alors, on a vécu ça par cœur.
02:36On le connaît parfaitement.
02:37Ça s'est passé pendant les Gilets jaunes.
02:38Je me souviens des 10 milliards qui avaient été mis sur la table
02:40pour les Gilets jaunes.
02:41Eh bien, on va les retrouver là.
02:42Ça dépendra de ce qu'on va donner.
02:44Mais on va les retrouver minimum 10 milliards.
02:46Les Gilets jaunes, c'est plutôt entre 10 et 14.
02:48Ça dépendra combien de temps ça dure.
02:50Oui, mais ça ne durait que le samedi.
02:53Donc, les journées de PIB n'étaient pas poncées.
02:56Les week-ends, samedi, dimanche.
02:57Mais c'était très cher.
02:59Ça dépend de la capacité de négocier.
03:01Mais ce n'est pas les mêmes manifestants, les Gilets jaunes.
03:02Donc, on n'est pas loin du Titanic.
03:06Il est déjà là.
03:08Et puis, on joue à l'orchestre, il joue de la musique, effectivement.
03:10Non, mais c'est vrai que l'enjeu, c'est combien de temps ça peut durer.
03:13Et puis surtout, il y a un coup qu'on ne peut pas mesurer.
03:16C'est l'enjeu psychologique.
03:17C'est effectivement la confiance qu'on peut avoir dans la France.
03:20Effectivement, on a d'autres mouvements de grève qui se perpétuent comme ça.
03:23Au-delà, effectivement.
03:24Parce que ce qu'on perd le jeudi, on récupérera une petite partie le vendredi.
03:27Alors, peut-être un peu plus d'activité.
03:28On ne conduira pas deux fois au restaurant.
03:29Il y aura une partie quand même qu'on pourra un tout petit peu récupérer, par exemple, sur les livraisons, etc.
03:36Mais par contre, c'est vrai que ce qui m'inquiète plus, c'est sur la confiance.
03:40C'est-à-dire qu'on a déjà une confiance, que tu vois les indicateurs de confiance des ménages.
03:43On se rend compte qu'aujourd'hui, la confiance des ménages, elle est justement plus basse que pendant les Gilets jaunes.
03:47Elle est plus basse qu'au début du coronavirus.
03:50Quand on croit que c'était la fin du monde.
03:51On va vous dire, dans quel état sont les ménages français aujourd'hui ?
03:53Donc, si ça continue, alors là, ça peut vraiment faire mal sur l'activité, sur les entreprises qui vont moins investir.
03:59Sans parler, évidemment, des investisseurs qui vont moins investir également en France.
04:01Non, mais Marc, ce qui se passe, c'est qu'en fait, les Français aussi, il y a une lassitude.
04:06Alors, bon, colère, résignation, lassitude.
04:09On est au troisième gouvernement en un an.
04:12Donc, tout ça se superpose.
04:14Donc, en fait, on est sur des strates de crise.
04:16Quant à la question, est-ce que ça a continué ?
04:20D'abord, un, pour l'intersyndical, c'est une reconstitution de l'Ide d'Issoute, j'ai envie de dire.
04:23Puisqu'en fait, il n'y avait pas eu une manifestation comme ça depuis la fin des manifestations contre les retraits.
04:28Vous savez, ces fameuses journées, pour le coup, il y en a eu beaucoup en 2023.
04:33Et ça a coûté très cher.
04:35Ils ont échoué à faire reculer le gouvernement de Borne.
04:41Ils se reconstituent, là, sur ce projet de budget.
04:44Mais il n'y a pas vraiment un mot d'ordre.
04:47C'est-à-dire que c'est...
04:48Mais Bruno a raison.
04:49Il faut voir si ça va durer.
04:51Parce que quand vous n'avez pas de mot d'ordre, c'est beaucoup plus difficile.
04:53Sur les retraites, il y avait un objectif, c'était de faire tomber la réaction.
04:56Même s'il y a déjà des appels à manifester, je crois, dimanche 21.
05:01Oui, alors...
05:01Ce ne sont que des colères.
05:03Et la colère, ça passe.
05:05Parfois.
05:06Non, mais surtout si on lâche.
05:06Comme l'a dit Jean-Marc, le danger, c'est qu'effectivement, on l'agite.
05:08On a déjà enlevé les deux jours fériés.
05:11Ça, c'était une bêtise, tout à fait.
05:12Mais bon...
05:13Oui, mais ça a beaucoup mécontenté les Français.
05:16Et d'ailleurs, ils avaient raison.
05:17Ils avaient raison.
05:18Parce que c'était une ânerie.
05:19Mais bon, il a mal expliqué, en fait.
05:21Bien sûr.
05:21Et surtout, le fait de...
05:22Ce qu'a dit François Bayrou, tout ce qui se passe à cause des Français, ça ne passait pas.
05:26C'est-à-dire en laissant croire que les dirigeants politiques n'avaient rien fait.
05:29Donc, c'est ça qui était dangereux.
05:30Moi, ce qui m'inquiète plus, c'est que si effectivement, le gouvernement recule,
05:33et même s'il n'est pas encore là, le gouvernement,
05:34on va voir le gouvernement, les mesures qu'ils vont proposer,
05:41tiens, les investisseurs se disent, ça va, ça va tenir.
05:43Ils ont un peu anticipé.
05:44Voilà, ils ont un peu anticipé.
05:44Mais pour l'instant, il n'y a pas de mauvaise nouvelle sur le budget.
05:47Si jamais on voit que le budget, il est mauvais,
05:49et qu'il y a un dérapage du déficit public,
05:51alors là, ça va faire mal.
05:52Et le 25 septembre, je donne une date, la semaine prochaine,
05:54justement, la dette publique qui va être publiée pour le deuxième trimestre,
05:57on va atteindre un nouveau record historique de dette publique en France.
06:00Alors que les pays, votre pays, ils sont en train de réduire.
06:02Nous, on augmente...
06:03Là, on est à 3 300 milliards.
06:053 348.
06:06Là, on va être à 3 400, si vous voulez.
06:08On va vers les 3 500 assez rapidement.
06:10Je dirais plutôt que le prochain rendez-vous,
06:11c'est quand même les deux autres agences, quand elles vont noter.
06:13Ah oui, ça, c'est le 25 octobre et au moins de novembre.
06:15Et si elles dégradent également, là, ça fera beaucoup.
06:18C'est évident, mais ça fera beaucoup.
06:20Je vais écouter le que j'ai.
06:22Beaucoup d'investisseurs se commencent à craindre, à s'inquiéter.
06:25Alors, il y a eu un facteur, quoi, les taux d'intérêt n'ont pas beaucoup augmenté cette semaine,
06:27parce que, comme la réserve fédérale américaine, elle a baissé les taux d'intérêt,
06:30ça a calmé un petit peu les marchés obligataires.
06:32Mais demain, attention, ça peut quand même avoir des effets négatifs sur le moral
06:38et sur la confiance qu'on peut avoir dans la France.
06:40Et il se peut qu'on nous dégrade encore plus ?
06:41Oui, parce que vous avez des algorithmes chez les investisseurs internationaux
06:46qui déclenchent l'achat ou la vente à partir d'un certain critère.
06:50Et c'est vrai que si vous avez les 3 agences qui sont alignées,
06:54l'alignement des planètes, comme on dit,
06:56si fin octobre les 3 agences se sont alignées,
07:00c'est les mécanismes dont on parlait Jean-Claude Trichet tout à l'heure,
07:04ça vous tombe dessus un matin, et c'est très difficile à arrêter.
07:07Bon, donc combien coûte une journée de grève ?
07:09Ça coûte cher.
07:11Et il y a une autre question dans l'actu.
07:13Les retraités gagnent-ils plus que les actifs ?
07:16Il y a un graphique publié par le Financial Times
07:19qui buzz sur les réseaux.
07:20Le fameux arme du crime.
07:21Samy, qu'en est-il réellement ?
07:23Le fameux bouleur, il coûte cher.
07:24Non, mais c'est vrai qu'on est dans le collimateur, finalement,
07:26de la presse étrangère depuis maintenant quelques semaines.
07:28On l'a vu, on l'a présenté.
07:29On adore se payer les Français dans la presse anglo-saxon.
07:31Et on adore se payer les Français avec des petits coups bas,
07:33quand même, de nos confrères britanniques.
07:35Voilà l'arme du crime.
07:36Je vous le disais à l'intérieur.
07:37Alors ce graphique, il a littéralement cassé Internet,
07:40comme disent les jeunes, dont je fais partie, je rappelle.
07:43En fait, qui montre que...
07:44Ah, c'est pour ça que je ne l'ai pas vu.
07:45Mais non, mon cher Jean-Barr.
07:47Qui montre que la France serait l'un des rares pays
07:50où les retraités gagnent plus, finalement, que les actifs.
07:53Et alors, c'est John Byrne Murdoch,
07:56le chroniqueur du Financial Times,
07:57qui résumait ce week-end ce modèle budgétaire français
08:01façonné par et pour surtout les plus de 65 ans.
08:05Mais c'est vrai que ça a été retweeté des centaines de milliers de fois.
08:08Ça a été vu des millions de fois.
08:10Mais quand on s'en penche un peu plus sur ce graphique,
08:13on voit finalement que les données récoltées
08:16sont bien plus relatives que ça.
08:17C'est-à-dire qu'en fait, il s'agit du niveau de vie
08:20des plus de 65 ans.
08:22Donc, actifs compris,
08:23puisque vous avez des plus de 65 ans qui continuent de travailler.
08:26Donc, on ne parle pas que des retraités
08:27comme le suggère ce graphique.
08:29Donc, déjà, il y a...
08:30Je respire.
08:32Déjà, il y a ce...
08:33Il y a Jean-Barr.
08:34Il y a des retraités qui sont propriétaires de leur logement.
08:39Ils sont propriétaires de leur logement, absolument.
08:41Ils sont faux parce que c'est le niveau également de vie
08:43par rapport au reste de la population.
08:45Donc, chômeurs et étudiants compris.
08:46Donc, pas que les actifs.
08:48Donc, ils sont faux, nos amis anglais.
08:51Bravo, Samy.
08:52Et nos confrères...
08:52On va l'embaucher comme économiste.
08:53Vous vous embauchez.
08:54J'interviens de reste sur votre chaîne YouTube avec les armes.
08:57Il se fait parouer, Samy.
08:58Et nos confrères des libérations
08:59qui sont entrés en contact avec l'auteur de ce graphique
09:02qui indique que ces données sont issues
09:04de sa propre analyse originale
09:06des micro-données d'une étude luxembourgeoise.
09:09Donc, vous voyez, il faut le prendre avec des pincettes
09:10qui tournent sur les réseaux.
09:11Donc, les retraités ne gagnent pas plus que les actifs ?
09:14C'est pas du tout les chiffres que donne ces deux.
09:16S'il va interroger les membres de sa famille,
09:18ils sont plus bien.
09:19C'est pas très loin.
09:22La vérité sur les chiffres, pour le coup,
09:24un peu officiels français, oui, c'est pas très loin.
09:26Le salaire moyen d'un actif à pension moyenne,
09:30c'est pas très loin.
09:30À peu près équivalent à...
09:31Non, le problème, c'est que, encore une fois,
09:33c'est une moyenne.
09:34Et donc, ça, ça intègre également
09:35les revenus du capital, etc.
09:36Vous savez ce que disait le maître de la statistique ?
09:39Attendez, attendez, pas tout ça en est temps.
09:39C'est important.
09:40Quand on regarde, justement, aujourd'hui,
09:42les chiffres du corps,
09:43c'est-à-dire le centre d'observation des retraites,
09:44c'est français, c'est officiel,
09:46il y a une décote, justement,
09:47quand on arrive à la retraite,
09:48qui est de 20 à 30 %.
09:50C'est quand même assez costaud.
09:51Donc, entre quand on est actif
09:52et après, quand on est à la retraite,
09:53mais comme, effectivement,
09:54il y a des moyennes,
09:55avec le patrimoine, etc.,
09:57voilà, ça réégalise.
09:58Mais, il faut oublier que la moitié des retraités
10:00qui nous écoutent,
10:01il y en a beaucoup qui nous écoutent,
10:01et moi, j'ai plein de messages,
10:03qu'ils gagnent moins de 1 500 euros par mois.
10:05Bien sûr.
10:05La moitié des retraités.
10:07C'est l'armédiant.
10:08Malheureusement, c'est si le drame,
10:09c'est que beaucoup de retraités
10:10qui ne sont pas propriétaires
10:11en plus de leur logement,
10:12il y a la moitié des retraités
10:13qui ne sont pas propriétaires
10:14de leur logement,
10:14ben là, ils n'ont pas non plus...
10:16Et c'est des données de 2020
10:18et depuis 2020, d'ailleurs,
10:19la situation s'est dégradée.
10:20Et c'est des données anglaises,
10:21américaines.
10:22Alors, luxembourgeoise.
10:24Oui.
10:24Non, mais bon,
10:25après, il n'était pas fait.
10:25Jésus, je pensais...
10:26Bon, finit, finalement,
10:26je ne vous embauche pas.
10:28Justement, j'étais là
10:29pour déboubler tout ça.
10:30Je pensais à un auteur
10:31qui, autrefois,
10:32on devait apprendre par cœur quasiment.
10:34C'est Alfred Chauvy,
10:34l'inventeur de la statistique.
10:35Il disait,
10:36la statistique, c'est intéressant,
10:38elle ne dit pas la vérité,
10:39et c'est prouvé par la statistique.
10:41Allez, Marc Patti,
10:43direction la Chine,
10:45qui ne s'en sort pas si mal,
10:46finalement,
10:47malgré les droits de douane.
10:48C'est vrai que c'est assez incroyable.
10:49C'est-à-dire que...
10:50Alors, vous savez
10:51qu'il y a les droits de douane
10:51qui ont été...
10:51Alors, ils ne sont pas montés
10:53à 150% comme vous voulez Trump.
10:54Là, on est autour des 30%.
10:55Peut-être qu'on va reviser à la baisse.
10:57Mais néanmoins,
10:58c'est vrai qu'on s'attendait
10:59à ce que les excédents commerciaux chinois
11:01baissent un petit peu.
11:02En fait, pas du tout.
11:04On a atteint
11:05un nouveau record historique
11:07de 1 168 milliards de dollars
11:11d'excédents commerciaux
11:13sur...
11:14Oui, là, il y a une erreur.
11:16Ce n'est pas 1 200 milliards.
11:17C'est...
11:171 200 milliards.
11:18Ce n'est pas 1,2 milliards.
11:19Ah, attention,
11:20il y a une erreur, visiblement.
11:21Oui, il manque 2 zéros.
11:22C'est 1 200 milliards.
11:241 200 milliards.
11:251 200 milliards, quasiment.
11:26On rectifie, on rectifie.
11:27C'est la moitié de la dette française.
11:29Exactement.
11:29Ça veut dire que...
11:30Voilà, c'est magnifique.
11:31Ah bah tiens, c'est une bonne idée.
11:31C'est un peu plus.
11:32Oui.
11:32Le excédent commercial chinois.
11:34Comme ça, on va financer.
11:35Si, le chinois pourrait nous aider, quand même.
11:37Mais c'est ce qu'ils font.
11:38Ils achètent le club méditerranéen.
11:40Bien sûr.
11:41Mais ça, c'est très intéressant.
11:42Parce que, justement,
11:43l'histoire du monde le prouve.
11:45Quand, effectivement,
11:46on a des pays surendettés,
11:47comme nous, par exemple,
11:48que personne ne veut acheter leur dette,
11:49de moins en moins de personnes,
11:50ils vont voir des pays
11:51qui ont du cash,
11:52par exemple les Chinois,
11:53les Qataris, etc.
11:54Ils disent,
11:54alors, achetez notre dette.
11:56Les Chinois se disent,
11:57oui, avec plaisir,
11:57mais je veux des contreparties en échange.
12:00Et donc, par exemple,
12:01avec la Grèce,
12:01ils ont acheté la moitié
12:02du port du Piret à Athènes.
12:04Les Chinois,
12:05qui leur appartient.
12:07Et donc,
12:07c'est très dangereux.
12:09Parce qu'après,
12:09on perd notre indépendance.
12:10On se souvient que le Qatar,
12:11aujourd'hui,
12:11détient une part de plus importante
12:12que la dette plus française.
12:14C'est bizarre.
12:14Il y a bon...
12:15La vérité,
12:17c'est que, pour l'instant,
12:18la France trouve à placer
12:19ses emprunts sur le marché.
12:21Il ne faut pas dire
12:23qu'on n'arrive pas à...
12:24Non, mais ce que je ne dis pas,
12:25c'est que quand il y a à peu près,
12:26aujourd'hui,
12:26ce chiffre de la Banque de France,
12:28quand à peu près 55%
12:29de votre dette
12:30dépend de l'étranger,
12:31c'est bien,
12:32ça veut dire qu'ils sont sympas
12:32avec nous,
12:33mais vous perdez quand même
12:34votre indépendance.
12:35C'est une menace pour la souveraineté.
12:36C'est une menace aussi
12:36pour la souveraineté.
12:37Donc bon,
12:38alors je termine quand même
12:39sur la Chine.
12:39Comment est-ce possible ?
12:40Parce que, vraiment,
12:41on a ses droits de douane.
12:41Alors, dans un premier temps,
12:42ça fait que beaucoup
12:43d'industriels américains,
12:44notamment,
12:45en anticipation des droits de douane,
12:46ils ont acheté
12:46beaucoup de produits chinois.
12:48Avant que ça monte,
12:48on va les acheter maintenant.
12:49Donc, en début d'année,
12:50on comprenait
12:51cette augmentation
12:51de l'excédent commercial chinois.
12:53Et puis maintenant,
12:54on a du mal à comprendre
12:54que ça continue d'augmenter.
12:56Alors, c'est vrai
12:56qu'il y a un peu moins d'importations,
12:58mais il y a toujours
12:58autant d'exportations.
12:59Et en fait,
13:00ce qui est incroyable,
13:01c'est que les Chinois,
13:01comme ils ont du mal
13:02à exporter maintenant
13:03aux États-Unis,
13:04ils exportent plus ailleurs
13:05et notamment en Europe.
13:08Et malheureusement,
13:09chiffre, là aussi,
13:10des douanes françaises,
13:11quelle est l'augmentation
13:13du déficit français
13:14vis-à-vis de la Chine ?
13:15On était à peu près
13:15à 40 milliards il y a un an.
13:17Là, on a dépassé
13:17les 50 milliards d'euros
13:19de déficit vis-à-vis de la Chine.
13:21Donc, c'est ça qui est dangereux,
13:22c'est que comme la Chine,
13:23évidemment,
13:23elle a plus de mal
13:24à vendre aux États-Unis,
13:25elle va trouver
13:25d'autres par deux marchés.
13:26En plus,
13:27elle fait du dumping,
13:28c'est-à-dire qu'elle baisse les prix.
13:30Donc, elle fait une course à la taille
13:31et ils vendent à perte,
13:32les Chinois,
13:32ce qui est interdit
13:33par les accords de l'OMC, normalement.
13:34On n'a pas le droit d'en faire
13:35mais on leur dit rien.
13:36Ils continuent comme ça.
13:37Et donc, à part les Américains
13:38qui ont un petit peu bloqué,
13:39effectivement,
13:40qui ont mis le haut-là
13:40avec les Chinois,
13:41nous, on continue à accepter
13:42certains produits
13:43qui, parfois,
13:44ne sont même pas aux normes
13:45qu'on impose à nos Français,
13:46à nos producteurs français.
13:47On accepte ces produits chinois.
13:49Donc, c'est ça que la Chine,
13:50aujourd'hui,
13:51elle va quand même s'en sortir
13:52et le dindon de la farce,
13:53comme d'habitude,
13:53ça va être...
13:54C'est nous.
13:54Voilà.
13:54Ceux qui achètent,
13:55c'est-à-dire l'Europe
13:56et la France, malheureusement.
13:57Rendez-vous compte,
13:5850 milliards de déficit commercial
14:00uniquement de la vie de la Chine.
14:02Ça fait quand même mal.
14:03Et donc, j'ai appris ce soir
14:04que la Chine était
14:04la moitié du port du Pyrée.
14:06Eh oui, arrêtez-nous,
14:06ça, je ne savais pas.
14:07C'est d'abord qu'il est parti aussi
14:09dans la crise grecque.
14:10Parce que pendant la crise grecque,
14:12en fait, les Grecs,
14:13à un moment,
14:13ils voulaient quitter la zone euro.
14:14Donc, ils ont cherché
14:14des acheteurs de leurs dettes.
14:17Ils ont été voir les Chinois.
14:18Je leur ai dit,
14:18OK, je veux bien acheter,
14:19mais je prends la moitié
14:20du port du Pyrée.
14:21Et c'est parfait pour les routes
14:21de la soie, d'ailleurs.
14:22Mais ils ont racheté
14:23toutes les routes de la soie.
14:23C'est ce qu'ils font également
14:24en Afrique.
14:24Mais je ne suis pas
14:26totalement d'accord
14:26avec la conclusion.
14:29Je ne suis pas totalement
14:30d'accord avec la conclusion.
14:31Parce que s'ils vendent
14:32tellement à l'étranger,
14:34c'est parce que leur marché
14:34intérieur ne marche pas.
14:35Ah oui, au plus, bien sûr.
14:36Et qu'ils ont une révolte
14:37à l'intérieur de la population
14:40pour pouvoir acquérir,
14:41c'est bien.
14:41Mais qu'on leur interdit
14:43pratiquement.
14:44Pourquoi ?
14:44Parce qu'ils sont porteurs
14:45des valeurs occidentales.
14:47Et quand vous achetez
14:47une voiture,
14:48des choses comme ça,
14:49vous vous mettez à penser.
14:51Donc, le Parti communiste chinois
14:53est quand même coupé en deux.
14:54Et on l'a bien vu
14:54à la dernière Assemblée générale
14:57du Parti communiste.
14:58Ça a été très dur.
14:58Il nous reste très peu de temps.
15:00Quand même, une question.
15:01Alors, on n'a toujours
15:02pas de gouvernement, quand même.
15:03On l'oublierait presque.
15:05Mais pas de nouveau gouvernement.
15:07Est-ce qu'il y aura
15:08des socialistes
15:09dans ce gouvernement,
15:09Rachel Binass ?
15:10Alors, un en circule,
15:11celui de Jérôme Gage,
15:13qui en effet, lui,
15:13est prêt au compromis.
15:15Et c'est certainement pour ça
15:16qu'il n'y aura pas de socialistes.
15:18Parce que si Jérôme Gage
15:19y va, en réalité,
15:21on peut imaginer
15:22que dans les secondes
15:23qui suivent,
15:24il sera en réalité
15:25écarté du PS.
15:27Ça sera Jérôme Gage
15:28qui ira,
15:29mais certainement pas le PS.
15:30Il faut comprendre
15:31que dans la DN même
15:32de la gauche,
15:34en fait, en général,
15:35il y a deux règles.
15:36La première, c'est
15:36on lutte contre le fascisme,
15:37avec tous les guillemets
15:38que ça nécessite aujourd'hui.
15:40Et puis la deuxième,
15:40c'est celui qui accepte
15:41un compromis,
15:42il est perçu comme un traître.
15:44Et c'est d'autant plus vrai
15:45qu'aujourd'hui,
15:46le PS est dans une situation
15:47de grande fragilité.
15:49De grande fragilité face à qui ?
15:51Celui, la puissance dominante
15:52à gauche,
15:52la France insoumise.
15:54On en a un aperçu déjà
15:55à l'approche des municipales,
15:57puisque ça y est,
15:57des espèces de listes
15:59contre les maires
15:59sortants socialistes
16:00commencent à se monter,
16:02des tensions dans les grandes villes,
16:03Marseille, Lille,
16:04Montpellier, Rennes, etc.
16:06Et cette absence d'unité,
16:09finalement,
16:10de par la France insoumise,
16:11elle coûte aussi au PS,
16:13qui ne peut pas se permettre
16:15de partir avec un nouvel handicap
16:17au départ de la course,
16:18c'est-à-dire d'être perçu
16:19comme le traître.
16:20Parce que,
16:21pour ne pas être perçu ainsi,
16:23s'il venait à rentrer
16:24dans le gouvernement,
16:25il faudrait qu'il obtienne
16:26quelque chose,
16:26quelque chose d'extrêmement fort.
16:28Par exemple,
16:29suspendre la réforme des retraites.
16:31Jamais le cornu
16:32n'acceptera un tel sacrifice
16:34pour lui.
16:35Donc, le PS se retrouve
16:36dans une situation
16:37extrêmement complexe,
16:38qui est celle,
16:39à la fois de son image,
16:40mais aussi de continuer
16:41à exister.
16:42Mais je vous assure, Rachel,
16:43que s'il y avait
16:44des législatives anticipées,
16:46les filles ne seraient pas
16:47non plus dans une situation
16:48compliquée.
16:49Alors, je ne dis pas
16:49que les filles ne seraient pas...
16:50Parce que les sortants et les filles
16:51qui ne seraient plus soutenus
16:52par le reste de la gauche
16:53et notamment les socialistes
16:54seraient peut-être
16:55eux-mêmes en difficulté.
16:56Ah, mais je pense
16:56qu'ils le seraient également.
16:58Mais pour le moment,
16:58c'est le PS
17:00qui est dans une difficulté
17:02plus importante
17:03que la France insoumise,
17:03qui garde quand même
17:04une hégémonie.
17:06Donc, ils essayent
17:07de sauver les meubles
17:08et aussi de sauver les mairies.
17:11Donc, quelle crédibilité
17:12à une gauche
17:13qui apparaît aujourd'hui
17:14extrêmement divisée
17:16et sans programme commun ?
17:17Une chose est sûre
17:19dans ce tableau-là,
17:20la gauche se hait
17:22autant qu'elle se tient.
17:24Ah, bravo !
17:25Et François Hollande
17:26a dit qu'il était
17:27complètement contre, d'ailleurs,
17:28la présence de socialistes
17:29au gouvernement.
17:30Juste, on voulait refaire
17:31un petit point quand même
17:32avant demain.
17:3418 septembre.
17:36À quoi faut-il s'attendre
17:37concrètement, Samy ?
17:37À une situation chaotique,
17:39Julie, demain,
17:39dans les transports
17:40pour les usagers
17:41qui nous regardent
17:41parce que c'est aussi ça
17:42qui les intéresse, bien sûr.
17:43Pas de transports,
17:44en tout cas des transports
17:45très limités
17:45sur l'ensemble
17:47des métros
17:48à part sur les lignes
17:49automatiques,
17:50la 1, la 14
17:50et la 4 qui est épargnée.
17:52D'un côté de la SNCF,
17:54ça va au niveau du TGV.
17:55Les intercités,
17:56c'est compliqué.
17:56Un train sur deux,
17:57trois TER sur cinq.
17:58Le RER également,
18:00très perturbé.
18:01Les enseignants,
18:02très mobilisés.
18:02J'avais noté
18:0390 écoles fermées
18:05sur 26 à Paris,
18:0745% à Paris,
18:09au moins en tout cas
18:09de grévistes.
18:10Les pharmaciens,
18:11vous le disiez tout à l'heure,
18:13Jean-Marc,
18:13ils sont également mobilisés.
18:14Il y a quand même
18:14neuf pharmacies sur dix
18:16qui seront fermées demain.
18:17Ce n'est pas pour la même raison.
18:19Ce n'est pas pour la même raison.
18:19Ils ont une revendication
18:20très précise.
18:21C'est catégoriel.
18:22L'augmentation de leur marge
18:23sur les produits génériaux.
18:24Mais en tout cas,
18:25ils seront mobilisés également.
18:28Et dans la rue,
18:3080 000 policiers
18:31pour assurer la sécurité
18:33des manifestants.
18:34On rappelle que c'est
18:34leur rôle à la base,
18:35bien sûr,
18:36les policiers
18:36d'assurer la sécurité
18:38des manifestants.
18:39Des drones qui sont mobilisés,
18:41ces engins,
18:42les Centaures,
18:43les fameux blindés,
18:45740 000 euros.
18:46pièces.
18:48Le Centaure.
18:49Voilà,
18:49le Centaure,
18:5014 tonnes,
18:51je lui dis,
18:51alors qu'une voiture,
18:52c'est entre 1 et 2 tonnes.
18:53Mais bon,
18:53voilà.
18:53On espère que ça se passe bien demain.
18:55Voilà,
18:55on espère.
18:56On espère.
18:57On a entendu tout à l'heure
18:59l'inquiétude du préfet de police
19:00de Paris.
19:00Évidemment,
19:01journée spéciale sur BFM TV
19:03à suivre en direct
19:05toute la journée.
19:06Merci de nous avoir suivis.
19:07Je vous souhaite une bonne nuit
19:08et je vous dis à demain,
19:1022h.
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