- il y a 10 mois
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Il est 23h. On passe au match des patrons, tiens, ce soir sur BFM TV.
00:05Laurent Alexandre face à Yann Rivouallan.
00:09Laurent Alexandre, vous êtes co-auteur avec l'économiste Olivier Babot de Ne faites plus d'études,
00:13Apprendre autrement à l'ère de l'IA.
00:15Vous êtes, alors vous avez de multiples vies, chirurgien, énarque, fondateur de Doctissimo,
00:21de plusieurs entreprises high-tech.
00:23Bienvenue à vous sur ce plateau.
00:25Et Yann Rivouallan, vous êtes président de la fédération du prêt-à-porter féminin.
00:28Bonsoir à vous. Je voulais d'abord vous faire écouter ce message très clair du gouvernement ce matin sur BFM TV.
00:35Maude Bréjean, la porte-parole, était l'invité d'Apolline de Malherbe.
00:38Quelle que soit sa formule, taxe Zuckman ou taxe Zuckman allégé, le gouvernement est contre.
00:44On l'écoute, Maude Bréjean sur BFM TV.
00:46Vous pouvez l'appeler Zuckman, Zuckman Lite.
00:48À partir du moment où ça touche à l'appareil productif, aux usines, aux grandes start-up qui créent de l'innovation, nous serons contre.
00:58Le gouvernement est opposé et restera opposé à la taxe Zuckman.
01:02Et on ne l'est pas par dogmatisme.
01:04On ne l'est pas par volonté de blocage.
01:06Mais on ne peut pas faire n'importe quoi avec l'emploi.
01:09On ne peut pas faire n'importe quoi avec l'innovation.
01:11On ne peut pas faire n'importe quoi avec les entreprises.
01:14On doit préserver l'emploi.
01:15On doit préserver ce qui marche en France.
01:17Pour autant, on est évidemment ouvert à discuter.
01:21On verra ce qui se passe dans l'hémicycle.
01:23Mais je remarque qu'en commission des finances, la semaine dernière, elle a été rejetée par une majorité de députés.
01:29Alors on va quand même repréciser les choses.
01:31On a fait un petit tableau pour vous faire un peu la différence.
01:33Cette taxe Zuckman dont on parle depuis un moment, c'est un impôt minimum de 2% sur les patrimoines à partir de 100 millions d'euros.
01:40Et face à toutes les critiques, le PS a proposé une alternative, un peu plus light, donc un peu plus légère.
01:46Un impôt minimum de 3% à partir de 10 millions d'euros de patrimoine, mais en excluant les entreprises innovantes et familiales.
01:54Laurent Alexandre, même dans sa version light, cette taxe Zuckman ne vous convient pas ?
01:59La France a l'impôt sur le patrimoine les plus élevés du monde.
02:0350% des gros actionnaires du CAC 40 ont déjà quitté la France.
02:07Vous pouvez vérifier.
02:0850% sur les très grandes entreprises sont déjà parties.
02:14Jusqu'où faut-il continuer le massacre ?
02:18Il n'y a aucun pays au monde qui taxe les entreprises comme on se propose de le faire dans la taxe Zuckman.
02:22Dans la taxe light proposée par le PS, il y a un seuil très bas, mais il y a une exonération de certains types d'entreprises,
02:30notamment les entreprises familiales, c'est-à-dire contrôlées à 51%.
02:34Un seuil très bas, vous parlez des 10 millions d'euros ?
02:36Des 10 millions d'euros, c'est plus bas que les 100 millions.
02:38C'est plus bas en tout cas, mais tout est relatif.
02:40C'est plus bas que les 100 millions, mais le taux est plus élevé, 3%, et il n'exclut qu'une partie des entreprises.
02:46C'est-à-dire que les entreprises qui ne sont pas high-tech et les entreprises qui ne sont pas contrôlées à 51% par une famille sont concernées.
02:53C'est-à-dire qu'une partie importante du tissu industriel français serait décimée par une telle taxe.
02:59Et ce qui se passerait, c'est qu'en très peu d'années, toutes les entreprises françaises seraient contrôlées, en réalité, par les fonds de pension et par les fonds d'investissement américains.
03:09Parce que, bien évidemment, les Français n'achèteraient plus, les Français riches n'achèteraient plus d'actions, puisqu'ils devraient payer leur taxe Zuckman.
03:15Ils ne vont pas se mettre à racheter les actions des vendeurs.
03:18Et donc, tout le monde vendra les actions en même temps.
03:20Le seul acheteur, ce sera les fonds de pension américains.
03:24Et vous craignez qu'il y ait de plus en plus de patrons qui fuient la France ?
03:27Ça a commencé.
03:28Je connais beaucoup de gens qui sont partis à Milan la semaine dernière.
03:32On en parlait de Milan, qui était élu, visiblement...
03:34Cette excitation autour de la taxe Zuckman fait que tous les gens, y compris des gens jeunes, sont en train de se tailler.
03:41J'ai vu un très, très, très brillant...
03:42Mais avant même que la loi ne passe.
03:44Exactement, mais parce qu'ils ont peur de l'exit taxe en plus derrière.
03:47J'ai vu un très, très brillant jeune homme qui a vocation à faire peut-être une licorne.
03:5123 ans.
03:52Un des plus brillants entrepreneurs français de cette classe d'âge.
03:56Il s'est taillé la semaine dernière.
03:57Parce que les gens ont peur.
03:59On ne parle que d'une seule chose.
04:00Des impôts, des impôts, des impôts, des impôts, des impôts, alors qu'on a déjà les impôts les plus élevés au monde.
04:05Comment voulez-vous que les créateurs de richesses ne prennent pas peur ?
04:0820% des jeunes ingénieurs français sont déjà partis de France.
04:14Ces dernières années, autre chiffre qui est donné par un industriel étranger, qui s'appelle M. Kretinsky, ce matin, dans Figaro,
04:25qui dit que vous avez, en Californie, 50 entrepreneurs français qui sont installés et qui font marcher la haute technologie,
04:34enfin des entreprises de haute technologie estimées à plus de 1 milliard d'euros en Californie.
04:40Ce n'est pas forcément lié aux impôts.
04:42Il y a plus de créateurs, il y a plus de français créateurs de licornes, c'est-à-dire d'entreprises qui valent plus d'un milliard dans la tech,
04:48qui sont aux Etats-Unis que sur le sol français.
04:50Alors ce qui est intéressant quand même, tous les entrepreneurs de ce domaine, pour le coup, les Etats-Unis, c'est un endroit qui est plus propice pour ce type d'entreprise.
04:56Et pour en revenir à la question de la fuite, je sais qu'il y a des pays comme les Etats-Unis qui ne permettent pas leurs ressortissants,
05:02enfin qui en tout cas obligent leurs ressortissants, ou qu'ils soient dans le monde, à payer les impôts aux Etats-Unis.
05:06Donc c'est quelque chose aussi, si l'argument de la fuite, en fait, il est complètement, on peut lui opposer la possibilité de faire en sorte que les Français,
05:13ou qu'ils soient dans le monde, contribuent encore à la fiscalité.
05:15Non, mais on peut abandonner la nationalité, c'est ce que pas mal d'Américains font, ils abandonnent la situation.
05:20Mais sans avis jusqu'aux Etats-Unis, ce qu'on voit aujourd'hui, c'est des pays réputés du Club Med, comme nous d'ailleurs, pendant longtemps,
05:29l'Italie, le Portugal, l'Espagne, qui ont complètement changé leur fiscalité, et qui maintenant attirent justement beaucoup d'entrepreneurs.
05:38C'est parce qu'ils ont changé leur fiscalité.
05:40Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a deux patrons sur le plateau qui n'ont pas tout à fait le même point de vue.
05:44Vous, vous faites partie des rares patrons, on peut le dire, à défendre cette taxe Zuckman ?
05:49On s'en rendrait en fait dans le point de la taxe Zuckman.
05:51La taxe Zuckman, c'est avant tout un impôt personnel.
05:54C'est-à-dire, on peut le tourner en impôt professionnel, mais avant tout, c'est des personnes qui sont justement taxées par Zuckman.
06:01Donc, le premier point, c'est...
06:03Non, mais là, je parle de la light, je parle de l'origine.
06:07100% de matière grasse, là.
06:08Oui, on parle de la taxe Zuckman telle qu'elle était écrite par Gabriel Zuckman.
06:12Exactement.
06:13100% matière grasse, dit Yves Préa.
06:16Indigeste.
06:16Pas la version light.
06:17Indigeste.
06:17Mon secteur, c'est la mode.
06:20Donc, et là aussi, en tant que représentant justement des marques, je vous assure que dans les marques avec lesquelles je travaille,
06:27en soi, peu ou personne n'est concerné par la taxe Zuckman.
06:30Donc, de ce fait, on peut en effet, en fait, crier au loup, dire que certains sont déjà partis, etc., mais il y en a qui sont partis aussi il y a un an, il y a deux ans, il y a trois ans.
06:41Il y en a d'autres aussi qui restent, et le patron de Créteo, le patron de Doctolib, ou d'autres disent au contraire qu'ils trouvent ça extrêmement positif.
06:50Il faut la mettre en place à titre personnel, même si vous dites que vous, vous n'êtes pas directement concerné, mais en tout cas, en tant que patron, vous dites, il faut que les patrons fassent un effort, il faut les taxer plus, encore plus.
07:00En tout cas, je le vois dans la crise de la mode actuellement, il y a un vrai problème pour les classes moyennes, classes moyennes qui, à la fois, sont extrêmement, en fait, tirées vers le bas à travers des concurrences déloyales.
07:13On a souvent parlé de Chine, par exemple, mais ça détruit le pouvoir d'achat des Français. Et donc, il y a en effet un problème de justice fiscale.
07:20Il y a des impôts comme la TVA qui ont été inventés il y a des années, qui s'adressent à tout le monde.
07:24Et là, on a aussi proposé justement ces impôts qui se proposent à tous les ultra-riches qui ont plus de 100 millions.
07:32Il n'y a pas d'exonération, il y a un impôt qui est aussi pour tout le monde.
07:36Est-ce qu'il va y avoir en fait un exit massif ou pas ? Il y a aussi un point à se poser.
07:41Je pense qu'en fait, il faut revenir sur le point de la souveraineté.
07:43Mais vous comprenez les inquiétudes de Laurent Alexandre ?
07:45Oui, je pense qu'il faut justement aller sur un autre sujet qui est celui de la souveraineté.
07:50C'est-à-dire, on doit être fier à un moment, fier d'être Français, on doit être fier d'être Européen.
07:56On a envie d'avoir un pays qui est à la fois tenu par les GAFAM d'un côté,
08:01ou encore tenu par la Chine à travers l'industrialisation, je ne pense pas.
08:05Je pense qu'on a envie de construire un vrai continent, on a envie de construire un vrai pays,
08:10avec des personnes en effet qui vont payer plus d'impôts.
08:13Et je crois que cet impôt est là aussi pour réindustrialiser le pays,
08:17est là aussi pour redévelopper les commerces,
08:20et qu'à un moment, il faut stopper des acteurs comme Chine qui ne payent rien.
08:24Et il me semble, en tout cas, quand du moins on écoute des personnes comme M. Zuckman,
08:29qu'en effet, certaines personnes extrêmement riches payent relativement peu.
08:33Yann Rivolin, est-ce que la solution, j'entends ce que vous dites, et vous avez raison,
08:37sur le plan de la souveraineté, sur le plan de la défense du savoir-faire et des valeurs européennes,
08:44mais à ce moment-là, est-ce que l'idée, ce n'est pas justement d'éradiquer,
08:49j'emploie le mot à dessein, c'est-à-dire de couper vraiment dans la fiscalité,
08:54surtout en France, puisque la France est particulièrement experte dans le domaine,
08:59et qu'en coupant cette fiscalité, vous encouragez l'innovation,
09:03parce que les jeunes restent ici, les jeunes investissent,
09:07parce que justement, ils n'ont pas trop d'impôts à payer,
09:09et que c'est comme ça qu'on relance un pays par la croissance,
09:13vous créez de l'emploi, en créant de l'emploi, vous créez,
09:16enfin, ce n'est pas à vous que je vais expliquer tout ça,
09:18vous créez de la consommation, et est-ce que ce n'est pas plutôt par le bas,
09:23comme ça, qu'on relance un pays, que par, en allant piquer des impôts
09:27qui, de toute manière, ne seront jamais assez suffisants,
09:30ou suffisants, pardon, pour combler les dettes et les trous qu'on a,
09:35et puis demander aux gens de travailler plus longtemps aussi,
09:37parce que ça, c'est quand même un problème majeur,
09:39surtout qu'on apprend aujourd'hui, enfin, j'ai appris il n'y a pas très longtemps,
09:43qu'on disait très longtemps, on a dit, les Français travaillent moins que les autres,
09:47mais ils ont une meilleure compétitivité au travail,
09:50une productivité au travail, excusez-moi.
09:52Or, ce n'est plus le cas.
09:53Je crois que la productivité a considérablement chuté en France.
09:57– Allez-y.
09:59– Ce qui me gêne fondamentalement dans cette taxe Zuckman,
10:02que ce soit celle-ci ou la Light, c'est que…
10:04– Vous êtes vous-même un patron, on le rappelle.
10:05– Oui, je ne suis pas concerné, en tout cas, pas la première, la deuxième.
10:10– Ah, vous êtes concerné par la taxe Zuckman-Light ?
10:12– Je pourrais l'être à un moment,
10:15puisque aujourd'hui, les banques sont propriétaires des entreprises,
10:18c'est-à-dire qu'on oublie que d'abord, les premiers propriétaires,
10:20ce sont les financiers, donc les banques.
10:22Mais ce qui me gêne dans cette pensée et philosophie,
10:25c'est qu'au fond, on réclame une justice immédiate
10:27sans penser à la soutenabilité de la taxe, l'acceptabilité.
10:31Et en quelque sorte, on peut caricaturer en disant
10:34« on va taxer aujourd'hui et puis on verra demain ce qu'il se passe ».
10:37Ce n'est pas sérieux comme situation, ce n'est pas sérieux.
10:39Pourquoi ? Parce que quand je regarde l'intelligence artificielle
10:42qui bouleverse fondamentalement le monde entier,
10:45et je parle sur le secteur de Laurent Alexandre.
10:47– Laurent Alexandre.
10:47Amazon supprime 14 000 emplois.
10:51Goldman Sachs, ils vont planifier des vagues de licenciements
10:56parce que justement, il y a des gains de productivité sur l'IA.
10:59Donc en fait, on a l'impression que dans ce pays,
11:02on a des théoriciens de l'économie
11:03qui n'ont jamais créé une seule boîte de leur vie
11:05et qui nous expliquent par l'histoire, le passé, l'Allemagne,
11:09par tout ce qui n'existe pas dans la vie réelle d'un chef d'entreprise
11:12qu'on peut taxer, il n'y a pas de problème.
11:14C'est un mensonge de dire ça, et c'est même criminel de dire ça,
11:17et de le penser même.
11:18– Laurent Alexandre et M. Piketty sont hautement contestés
11:21dans le milieu économique.
11:22– Le problème qu'on a, c'est que l'intelligence artificielle
11:24et la robotique hyper intelligente
11:26vont entraîner une réorganisation complète de l'économie.
11:29Il y a beaucoup d'entreprises qui vont se restructurer,
11:31il y a des entreprises qui vont mourir,
11:32beaucoup d'entreprises vont mourir,
11:34certaines vont se transformer, vont diminuer les effectifs,
11:37et donc il faut mobiliser tout le capital possible
11:39et tous les entrepreneurs pour créer des nouvelles entreprises,
11:42avec des nouveaux emplois pour servir de déversoir
11:45aux emplois qui vont être supprimés par l'intelligence artificielle
11:49et la robotique dans les entreprises traditionnelles.
11:52Et donc si on fait fuir les entrepreneurs, les innovateurs,
11:55en leur mettant une fiscalité absolument délirante,
11:58nous n'aurons pas le tissu économique
12:00qui va permettre de réorganiser l'économie
12:02à l'ère de l'intelligence artificielle.
12:04Regardez ce qui se passe chez Amazon.
12:05Amazon va commander 600 000 robots humanoïdes intelligents,
12:09c'est-à-dire des robots à forme humaine intelligents.
12:11On est dans une transformation de l'économie radicale,
12:14on ne peut pas jouer au con,
12:15on ne peut pas jouer avec l'économie,
12:17et le gouvernement a raison,
12:19de dire qu'on ne peut pas s'amuser à détruire,
12:21pour des raisons d'égalitarisme forcené fiscal,
12:24on ne peut pas détruire le tissu économique.
12:26Il est déjà extrêmement fragile, le tissu économique français.
12:29Il n'y a aucune grande entreprise française au niveau mondial,
12:33et il n'y a d'ailleurs aucune grande entreprise européenne.
12:35Dans les 25 plus grandes entreprises mondiales,
12:37il n'y a plus aucune européenne,
12:38alors qu'il y avait beaucoup d'entreprises européennes jadis.
12:41On a un tissu très fragile,
12:43on est totalement absent dans les hautes technologies,
12:45on ne peut pas s'amuser à se tirer une balle dans le pied en 2027.
12:48Sauf qu'il y a, Laurent Alexandre,
12:49une demande, un besoin dans le pays,
12:52de la part des Français, de justice fiscale.
12:54Et l'idée répandue...
12:56C'est l'un des impôts les plus élevés au monde.
12:58Mais alors attendez, attendez, attendez.
12:59L'idée répandue, c'est de dire,
13:01est-ce que réellement, imposer un Bernard Arnault
13:05dont le bénéfice est de plusieurs milliards, etc.,
13:08ça ne changera rien.
13:09Mais ça ne changera absolument rien,
13:11ni sur les points des symboles.
13:12Si, ça changera pour tous les employés qui découlent de Bernard Arnault.
13:15Ah non, non, non.
13:15Ça ne changera rien de taxer quelqu'un comme Bernard Arnault ?
13:19Symboliquement, vous allez donner l'idée
13:26que c'est une mesure d'égalitarisme,
13:28mais ça ne sera absolument pas d'égalitarisme,
13:30parce que de toute manière,
13:31Bernard Arnault sera toujours plus riche.
13:33Mais le but, c'est que ça ne rapportera rien
13:38à celui qui est le plus pauvre.
13:39Mais ce n'est pas ça l'idée.
13:41Pardon, mais l'idée, c'est pas...
13:43Faites comme si les politiques avaient une idée
13:45punitive de l'impôt
13:46et qu'ils voulaient rendre...
13:48Elle est stupide, oui.
13:49Elle est stupide, oui.
13:49Elle est stupide, oui.
13:49C'est ça.
13:50Alors, attendez, attendez.
13:50Est-ce que vous avez conscience des équilibres
13:52en termes d'idées sur le plateau ?
13:53Exactement.
13:53Vous voulez juste me laisser terminer ma phrase ?
13:55Notre voix est gauche au cahier à diallo.
13:55On la laisse parler.
13:56Alors, l'idée de l'impôt,
13:57ce n'est pas de rendre Bernard Arnault moins riche.
14:01C'est simplement une question de justice.
14:03C'est une question qui est extrêmement partagée
14:04dans la population française.
14:05Il y a quand même des gens
14:06qui se sont beaucoup appauvris ces derniers temps,
14:09alors que les 500 plus grandes fortunes françaises
14:11ont doublé depuis 2017.
14:13Donc, vous ne pouvez pas dire aux gens
14:14qui nous regardent qu'il n'y a pas un...
14:16Mais vous pouvez arrêter de marmonner
14:17pendant que je parle ?
14:18Allez-y, au cahier à diallo.
14:20Vous ne pouvez pas dire aux Français
14:21qui nous regardent qu'il n'y a pas
14:22dans un pays dont la devise est
14:24liberté, égalité, fraternité,
14:26une idée selon laquelle
14:27les personnes qui ont le plus d'argent
14:28devraient contribuer au bien commun.
14:30Il ne s'agit pas de les rendre plus pauvres.
14:31Je pense que Bernard Arnault
14:32ne souffrira pas d'une fiscalité plus importante.
14:34À un moment donné,
14:35il ne peut pas se positionner
14:36comme juste quelqu'un
14:36qui fait partie de cette solidarité.
14:39Exactement.
14:40Je poursuis ma question,
14:41Laurent Alexandre,
14:42puisque vous-même, Yves,
14:43vous dites que si on taxait,
14:44ça ne changerait pas grand-chose pour lui.
14:46Donc, derrière,
14:47ça va dans le sens de ceux
14:48qui sont pour la taxe du QMEN.
14:50Bernard Arnault,
14:51plusieurs milliards d'euros,
14:52ça veut dire qu'il devrait vendre des actions.
14:54Et les seuls acheteurs possibles,
14:56ce sont les fonds américains.
14:58Donc, LVMH,
14:59l'un des présents nationaux,
15:00est américain dans 10-15 ans.
15:02Bravo !
15:03Et les seuls...
15:03Bien sûr que Bernard Arnault,
15:06il va toujours bien vivre
15:07et il ne va pas mourir de faim,
15:09on est bien d'accord.
15:10Mais LVMH,
15:11comme toutes les entreprises,
15:12comme Dassault,
15:13Dassault est américain dans 15 ans.
15:15Comme LVMH,
15:16comme toutes les...
15:17Forcément,
15:18il va bien falloir qu'ils vendent des actions
15:19pour payer la taxe du QMEN.
15:21Ils ne vont pas inventer les billets.
15:22Et donc,
15:23ce serait absolument catastrophique
15:25pour le tissu économique
15:26à un moment
15:27où il est déjà très fragile
15:28et où il doit se réorganiser
15:30complètement
15:30à cause de l'intelligence artificielle.
15:32C'est totalement suicidaire.
15:34Vous n'y croyez pas,
15:35Yann Rivoiland,
15:36à cette hypothèse ?
15:37Il me semble,
15:38à la hauteur des dividendes
15:40de Bernard Arnault
15:40depuis quelques années,
15:41qu'il pourra payer tous les ans
15:42la taxe du QMEN
15:43sans trop de soucis.
15:45Et de plus,
15:46s'il ne pouvait pas,
15:48j'en serais navré pour lui,
15:50ces 2% iraient à l'État.
15:52Or,
15:53il y a des belles sociétés
15:54comme Airbus
15:54qui appartiennent
15:55considérablement à l'État,
15:56que ce soit l'État français
15:57ou l'État allemand,
15:59et se portent aussi
16:00extrêmement bien.
16:01On peut aussi se dire
16:02que ce n'est pas nécessairement
16:03sur des fonds américains
16:04que ces actions vont partir.
16:05Donc, on va nationaliser
16:06les entreprises.
16:07Les entreprises sont forcées.
16:08On a connu des nationalisations
16:09à d'autres époques.
16:11Qui n'ont pas été
16:11toujours maintenus.
16:12C'est pour ça que je reprends
16:15le cas d'Airbus,
16:16qui est au contraire
16:17une société qui...
16:19Est-ce qu'on peut voir
16:19le regard ?
16:20C'est une société
16:21qui a été fondée
16:23sur un motif public.
16:25J'entends,
16:25mais je reprends.
16:26C'est combien de sociétés
16:28qui vont avoir ces 2%
16:29qui ne pourraient être achetés
16:30que par les employés
16:31ou par l'État.
16:33C'est relativement peu
16:34à la hauteur des dividendes
16:35que juste depuis des années.
16:35Airbus n'est que très
16:36partiellement public,
16:37puisque je vous rappelle
16:38qu'il y avait Lagardère
16:40et les actionnaires
16:41privés allemands
16:42qui étaient beaucoup,
16:43beaucoup plus importants
16:44que l'État français
16:44au travers de l'ancienne
16:45aérospatiale.
16:46Stéphane Manigolch.
16:47Je vais peut-être
16:47paraître pour quelqu'un de gauche,
16:49mais à un moment,
16:50est-ce qu'on peut considérer
16:51que dans le groupe LVMH,
16:54il y a 215 000 salariés ?
16:55Est-ce qu'on peut être
16:57à un moment de gauche
16:58et considérer
16:59que ces 215 000 salariés,
17:00ils sont très bien
17:01chez LVMH ?
17:02Est-ce qu'on peut être
17:03à un moment de gauche
17:03et se dire
17:04ils payent ses salariés
17:06sur 17 mois ?
17:08Est-ce qu'on peut être
17:08de gauche et se dire
17:09c'est peut-être un modèle
17:10qu'on peut déployer
17:11dans ce pays ?
17:12À un moment,
17:13c'est peut-être ça
17:14être de gauche
17:14et pas de dire
17:15on va plumer un type
17:16qui fait rayonner
17:18vivre 215 000 salariés
17:20dont pas un se plaint.
17:21Sur 17 mois payés,
17:23on se dit
17:23mais il faut rencenser
17:24ce modèle.
17:25Pourquoi lui cracher dessus ?
17:27Vous n'avez pas un salarié
17:28qui se plaint ?
17:29Il paye tous ses salariés
17:30sur 17 mois.
17:31Il ne faut pas oublier
17:31qu'il y a 10 ans,
17:32Bernard Arnault
17:33était en train de partir
17:35en Belgique
17:35et il a été rattrapé
17:37par le gouvernement
17:38au dernier moment
17:41qu'il l'a supplié,
17:42c'était Hérault
17:43qui était Premier ministre,
17:44qu'il l'a supplié
17:45de ne pas quitter la France.
17:46Et donc, en réalité,
17:48il y a un vrai danger
17:48de voir partir
17:49les grandes entreprises.
17:50Mais on critique toujours
17:51les grandes entreprises.
17:52Les salariés de chez Total,
17:53ils sont très bien
17:53chez Total, j'en connais.
17:54C'est gênant
17:55d'avoir toujours
17:56Bernard Arnault
17:57comme modèle.
17:58Gabriel Zuckman
17:59veut l'appeler
18:00la taxe Bernard Arnault,
18:01d'ailleurs.
18:01Oui, il faut quand même
18:03le laisser tranquille
18:04et parler...
18:05On va parler des Dassault.
18:07Non, non,
18:07mais parler de l'économie
18:08telle qu'elle doit
18:09ou peut fonctionner
18:10sans justement
18:12faire en sorte...
18:13pour faire en sorte
18:14qu'il y ait moins de gens
18:16qui soient à la rue
18:19et qui...
18:19Parce que c'est vrai
18:20que la pauvreté est là.
18:22C'est vrai que le modèle social
18:23que nous avons,
18:24c'est un modèle
18:25qui est fatigué.
18:26C'est vrai qu'il y a des années
18:28et des années
18:28qu'on le répète,
18:30il faut revoir
18:30les missions de l'État,
18:32que ces missions de l'État,
18:34elles doivent être corrigées,
18:35elles doivent être améliorées.
18:36Notre système
18:37ne fonctionne plus.
18:38Parce que même s'il y a
18:39une école publique,
18:41des hôpitaux publics,
18:42des transports publics,
18:44s'il y a tout ça
18:44qui existe souvent
18:46beaucoup mieux
18:47qu'à l'étranger,
18:48ce modèle-là
18:49est usé,
18:51est fatigué,
18:52on l'a vu,
18:52ne serait-ce qu'à l'occasion
18:54de la crise du coronavirus,
18:56il est grand temps
18:56de remettre les choses à plat.
18:58Mais ça demande quoi ?
18:59Ça exige quoi ?
19:00Ça exige que les hommes
19:02et les femmes politiques
19:03qui nous gouvernent
19:04voient un peu loin,
19:05ça exige qu'ils aient du courage
19:07et ça exige
19:08qu'ils aient pas peur
19:08de perdre les élections.
19:10C'est ça le problème.
19:11Mais oui,
19:12mais c'est quand même
19:13la vérité des chiffres.
19:14La grande chose de la France,
19:15c'est que quand il y a eu
19:16des crises par le passé,
19:18c'est toujours comme ça
19:19qu'on s'est redressé.
19:20La vérité des chiffres,
19:21pardon,
19:21si on prend la totalité
19:23de la fortune de Bernard Arnault,
19:25la totalité,
19:25on lui pique tout.
19:27Mais si,
19:27mais on lui pique tout.
19:28Pendant neuf mois,
19:29on paie la sécurité sociale
19:31et il n'y a plus rien.
19:32Mais alors,
19:32pardon,
19:33Laurent Alexandre,
19:34quelle est la solution ?
19:35Est-ce qu'il y a
19:36d'autres moyens
19:37que la taxe Zuckman
19:38pour répondre
19:40à ce besoin
19:42de justice fiscale ?
19:43On a les impôts
19:44les plus élevés au monde.
19:45Donc pour vous,
19:45il n'y a plus rien à faire.
19:46C'est un propos
19:46qui est délirant.
19:47Le propos sur la justice fiscale
19:48est un propos délirant.
19:49Si on n'avait pas d'impôts
19:50sur la fortune en France,
19:51si on n'avait pas d'impôts
19:52sur le patrimoine,
19:53si les riches ne payaient pas d'impôts,
19:54on pourrait tout à fait dire
19:55qu'il faut de la justice sociale.
19:56On a l'imposition
19:57la plus forte au monde en France.
19:59Sauf que vous avez vu.
20:00La plus forte au monde.
20:01Et on est l'État
20:02le plus redistributif.
20:03Le plus redistributif au monde.
20:04On fait comme si
20:05il n'y avait pas d'impôts en France.
20:07Peut-être, peut-être.
20:10Effectivement, c'est le cas.
20:10Mais il y a cette idée
20:12que les riches payent
20:13assez peu d'impôts.
20:14Mais elle est fausse.
20:15Mais elle est fausse.
20:16Elle est totalement fausse.
20:17Elle est insoportion.
20:19Piketty et Zuckman
20:20ont bidouillé les chiffres.
20:22Elles sont fausses.
20:23Ces données sont fausses.
20:24C'est une news.
20:25C'est proportionnellement,
20:27proportionnellement,
20:28et je reprends.
20:28Parce que Boris Vallot,
20:29aujourd'hui,
20:29disait la chose suivante.
20:31Je ne veux pas
20:32que le boulanger chez moi
20:32dans les Landes
20:33paie plus d'impôts
20:34que les multinationales.
20:35Évidemment,
20:35il parle proportionnellement.
20:3750% des Français
20:39déjà ne paient pas
20:39d'impôts sur le revenu.
20:41Donc, quand on nous dit
20:41que Bernard Arnault
20:42paie moins d'impôts
20:44que les gens modestes,
20:46ce n'est pas vrai
20:46parce que la boîtier
20:46des Français
20:47ne paie pas d'impôts
20:47sur le revenu
20:48pour commencer.
20:49Donc, ils ne risquent pas
20:50d'en payer plus.
20:51Ils paient des impôts.
20:52Ils paient des impôts.
20:52Ils paient des impôts.
20:52Ils ne paient pas d'impôts
20:53sur le revenu.
20:54Mais en termes de proportion,
20:55ça pèse lourd,
20:55la TVA,
20:56sur des revenus modestes.
20:57Mais 10% des Français
20:58les plus riches
20:59de ce pays
20:59payent 70%
21:01de l'impôt
21:02sur le revenu.
21:0410%
21:0470%.
21:05Je préfère qu'on double
21:07ce taux,
21:08qu'on fasse venir
21:09tous leurs copains
21:09qui passent à 20%
21:11plutôt qu'à 10%
21:11et on va retrouver
21:12140% de l'IR.
21:13Enfin, je veux dire,
21:14il faut arrêter
21:15d'envoyer tous nos riches
21:17en Italie,
21:18en Espagne.
21:19Ce n'est pas possible.
21:19Pour arrêter
21:20la paupérisation du pays,
21:21le problème n'est pas
21:22de faire partir les riches.
21:23Ce n'est pas en faisant
21:24partir les entrepreneurs riches
21:25qu'on va régler le problème
21:26des classes moyennes
21:27et populaires
21:28qui sont effectivement
21:29en voie de paupérisation.
21:30Notre problème,
21:30c'est la désindustrialisation
21:32depuis 40 ans.
21:33On a tué
21:33l'industrie française.
21:35La part de l'industrie
21:36dans la richesse nationale
21:37s'est effondrée.
21:38Or, c'est l'industrie
21:39qui paye.
21:40C'est l'industrie.
21:42Ce sont les entreprises
21:42industrielles
21:43qui payent plus d'impôts,
21:44pas les entreprises
21:45de services.
21:45Et donc, en tuant
21:46l'industrie française,
21:47on s'est paupérisé.
21:48L'Allemagne,
21:49la Suisse,
21:50l'Autriche
21:50ne sont pas dans
21:53garder une industrie puissante.
21:55Et notre problème
21:55aujourd'hui
21:56n'est pas de tuer
21:57les entrepreneurs,
21:58c'est de réindustrialiser
21:59la France.
22:00Et au moment
22:01où l'intelligence artificielle
22:02et la robotique intelligente
22:04déferlent,
22:05il faut en profiter
22:06pour réindustrialiser
22:07la France
22:08et pas se tirer
22:09une balle dans le pied
22:10en égorgeant
22:11les entrepreneurs
22:12jusqu'à les faire partir.
22:14Quels sont,
22:14Yandri Olland,
22:15vous voyez,
22:17désapprouvés,
22:19quels sont
22:19les autres leviers
22:22dont on pourrait disposer
22:23sans âgé
22:23jusqu'à la taxe Zuckman
22:25pour mettre en place
22:29plus de justice fiscale ?
22:31Je reprends le point
22:32quand même
22:33qui est une personne
22:34qui ne gagne rien,
22:37qui est au RSA,
22:38qui vit dans un état
22:39de propriété absolue,
22:40paiera tous les jours
22:41la TVA
22:42et donc tous les jours
22:42paiera 20% d'imposition.
22:45Non,
22:45il y a le taux réduit.
22:46Non,
22:46mais non.
22:47Mais non,
22:47il y a le taux réduit.
22:48Les produits de première
22:49CID sont pas 5,5.
22:50que les gens au RSA consomment
22:52sont auto-réduits.
22:54Mais non,
22:54mais non.
22:54Si elle vaut mal
22:55le taux de 10%,
22:56attendez pas tous en même temps,
22:57je vous assure,
22:57on n'entend rien.
22:58Allez-y.
22:58Mais donc,
22:59sur la majorité des biens
23:01qu'elle consomme,
23:02à part en effet
23:03les biens de première
23:03nécessité,
23:04elle va payer 20%.
23:06Deuxièmement,
23:08je crois que le problème
23:09peut être en effet
23:10celui de la réindustrialisation,
23:11mais il mettra
23:12entre 10 et 20 ans
23:13pour être résolu.
23:14On a un sujet,
23:15je pense,
23:16c'est la fierté
23:16d'être français.
23:17Il faut reprendre ce point,
23:20c'est que,
23:20est-ce que quitter notre pays
23:21est véritablement digne ?
23:23Je ne suis pas sûr.
23:24Est-ce que reconstruire
23:25notre pays est une priorité ?
23:27Oui.
23:27Et qu'à un moment,
23:29en effet,
23:29il faut tous se mettre
23:30autour de la table.
23:31À un moment,
23:32il faut se dire,
23:33comment est-ce qu'on innove
23:34et comment on réinvente ?
23:36Et par exemple,
23:36si je reprends la Californie,
23:37il y a un taux d'imposition
23:38qui est très important.
23:40Et si je suis aux États-Unis
23:41et que je vais avoir
23:41un taux d'imposition
23:42beaucoup plus faible,
23:43je vais au Delaware,
23:44par exemple,
23:45et je ne vais surtout pas
23:46à San Francisco.
23:47Donc,
23:48cette capacité
23:49à pouvoir innover,
23:50elle va largement
23:51au-delà de la fiscalité,
23:52elle va dans l'état d'esprit
23:53qu'on peut avoir,
23:54elle va dans l'envie,
23:55justement,
23:55de reconstruire notre pays.
23:57Et pour cela,
23:58il faut être clair,
23:59il y a en effet
24:00une nouvelle fiscalité
24:01à retrouver.
24:02Il faut,
24:03à travers la crise
24:04qu'on vit,
24:05savoir se réinventer.
24:06Et je reviens
24:07sur un autre sujet
24:07dont je parle souvent
24:09qui est celui de Chine.
24:10On a en face de nous
24:11une concurrence déloyale
24:12avec une société
24:13qui ne paye pas de TVA,
24:15pas de taxes importées,
24:16qui fait des produits honteux,
24:17qui ne paye pas ses salariés.
24:19Et donc,
24:19avec ce type d'entreprise,
24:20par exemple,
24:21avec la taxe
24:22sur les petits colis
24:23qu'on a,
24:24on essaye de prendre,
24:25par exemple,
24:252 euros ou plus
24:27sur chacun des articles
24:28et on va récupérer
24:29des milliards.
24:30Et donc,
24:31ces milliards,
24:32il y a évidemment,
24:33par exemple,
24:33le gouvernement Trump
24:34qui est en train
24:35de les récupérer en ce moment
24:36où, grâce à son protectionnisme,
24:38ils ont récupéré
24:39plus de 200 milliards.
24:40Eh bien,
24:41à nous aussi
24:41de nous poser la question
24:42comment est-ce qu'on est fiers
24:43d'être français,
24:44comment est-ce qu'on est fiers
24:45de construire des frontières,
24:47comment est-ce qu'on est fiers
24:47de réinscrire nos entrepreneurs
24:49dans cette dynamique
24:50et de nous protéger
24:52face à cette concurrence.
24:53– Ça,
24:53je suis complètement d'accord
24:55avec ça
24:55parce que,
24:56trop longtemps,
24:57d'ailleurs,
24:57il faudrait repenser
24:58complètement la machine européenne,
25:00la machine européenne
25:01qui va nous interdire
25:03l'année prochaine,
25:04ça va tomber là,
25:05de faire des découverts
25:07à la banque,
25:07comme quoi elle se mêle
25:09de ce qui ne la regarde pas
25:10puisque ce n'est pas
25:11de ça dont on a besoin,
25:13c'est de savoir
25:13comment elle nous protège
25:14vis-à-vis des concurrents étrangers.
25:16Et c'est vrai
25:16qu'on est un nain
25:18par rapport,
25:19on s'est d'abord occupé
25:21de la concurrence interne
25:24à nos 27 pays,
25:26alors que la première des choses,
25:28c'est de se défendre
25:29vis-à-vis de nos concurrents
25:31les plus solides,
25:32que sont la Chine,
25:32que sont les États-Unis,
25:33que sont l'Inde demain
25:35et d'autres pays.
25:37Et ça,
25:38malheureusement,
25:39on n'arrive pas à le faire,
25:41mais une des raisons à cela,
25:42c'est qu'il faut baisser
25:43la fiscalité chez nous
25:45et puis forcer la fiscalité
25:47vis-à-vis de nos concurrents étrangers.
25:49Ces débats, en tout cas,
25:50entraînent des débats passionnés
25:53à l'Assemblée nationale.
25:54Écoutez ce que dit
25:55Aurélien Lecoq,
25:57député de la France Insoumise,
25:58sur les actionnaires du CAC 40.
26:00C'était aujourd'hui
26:01dans l'hémicycle.
26:03Autant convoquer Saint-Just.
26:05À quoi sert un actionnaire
26:06du CAC 40 ?
26:08Si ce n'est sans doute
26:09à être un parasite
26:12qui empêche
26:13que l'argent retourne
26:15dans l'économie réelle,
26:18dans les salaires
26:19ou dans l'investissement.
26:21Chacune, chacun,
26:22je vous ai entendu
26:22ces dernières heures
26:23dans le débat,
26:25nous expliquer
26:26qu'il fallait
26:27que les grandes entreprises
26:28fassent des bénéfices
26:29parce qu'elles faisaient
26:30tourner l'activité.
26:32La réalité,
26:33c'est que les grandes entreprises
26:34du CAC 40,
26:35lorsqu'elles font des bénéfices,
26:36ne les distribuent
26:37ni en salaire
26:39à celles et ceux
26:40qui pourtant
26:41sont les seules
26:42à avoir produit la richesse,
26:43ni en investissement
26:45ni en emploi.
26:48Elles les distribuent
26:49quasi systématiquement
26:50en dividendes.
26:51Bon, ça vous exaspère,
26:52l'on va s'envoiler.
26:53De dire que les gens
26:54qui investissent
26:55dans l'industrie française,
26:57les gens qui achètent
26:57des actions
26:58de chez Dassault,
26:59de chez Total,
27:00qui mettent leurs économies
27:03dans les entreprises françaises
27:04pour investir,
27:05pour embaucher,
27:07pour avoir de nouveaux marchés,
27:08de dire que c'est des parasites,
27:09c'est dégoûtant.
27:10C'est dégueulasse.
27:11Quand on achète des actions,
27:12on soutient
27:13l'économie française.
27:14Quand on achète
27:15des actions du CAC 40,
27:16on soutient
27:17l'économie française,
27:17on permet aux entreprises
27:18d'investir,
27:19d'embaucher,
27:20de faire de la recherche,
27:21de se développer.
27:22Ça crée de l'emploi,
27:23ça crée de la richesse
27:24et c'est dégoûtant
27:25de dire qu'on est un parasite
27:26quand on achète
27:27des actions françaises.
27:28C'est vraiment dégoûtant.
27:30Et en résonnant comme ça,
27:31on va tuer l'économie
27:32parce que les entreprises françaises
27:34ont besoin d'actionnaires.
27:36Elles ont besoin
27:36que les gens investissent
27:37en actions
27:38et mettent leur argent
27:39pour soutenir l'emploi
27:41en développant nos entreprises.
27:42Si nos entreprises
27:43sont pauvres
27:44et n'ont pas d'actionnaires,
27:45elles ne créeront pas d'emplois
27:47et ce sont les classes populaires
27:48qui souffriront.
27:49Je ne pense pas
27:50que les taxes punitives
27:52telles qu'elles sont pensées
27:53aujourd'hui,
27:54elles sont bonnes.
27:55Par contre,
27:55on peut à un moment
27:56se poser la question
27:58de quels sont les besoins
27:59pour le pays.
28:00Les besoins,
28:00c'est quoi ?
28:01C'est d'investir
28:01sur l'intelligence artificielle,
28:03de sauver les entreprises
28:04dans nos territoires
28:04qui sont en train de crever.
28:05Et c'est quoi ?
28:06Face à la taxe Zucman,
28:07moi je vais vous proposer
28:08la contribution Manigold.
28:09La contribution Manigold,
28:10c'est de dire
28:11on fait la même chose
28:12que les théoriciens
28:14de l'économie.
28:15Cet argent-là,
28:16il part du volontarisme.
28:18Il va irriguer l'IA.
28:19Il va irriguer
28:19les entreprises en difficulté.
28:21Il va aller dans nos territoires.
28:22Moi, j'ai besoin
28:23demain que ces personnes-là,
28:24on ne leur pique pas le pognon
28:25mais qu'il aille irriguer
28:26nos territoires,
28:27qu'ils aillent
28:28sauver des entreprises
28:29qu'ils aident.
28:30C'est la contribution Manigold.
28:31Oui,
28:32mais ce serait beaucoup plus efficace.
28:33Ce sont les personnes
28:34qui choisissent
28:35les postes
28:36qu'elles ont financé.
28:36Mais oui,
28:37mais vous savez,
28:37j'invente pas grand-chose,
28:39mais ça existe déjà.
28:40Je vais vous surprendre,
28:40mais ça existe déjà.
28:41Ça s'appelle
28:41la contribution sur le handicap.
28:43Lorsque vous avez
28:43plus de 19 salariés
28:45dans une entreprise,
28:46si vous n'avez pas
28:476% de quotas
28:48de personnes à mobilité
28:49ou de handicap,
28:50vous avez une taxe
28:51de 6%.
28:52Vous avez une taxe,
28:53pardon,
28:53une contribution exceptionnelle.
28:54Vous avez le choix,
28:55vous avez le choix,
28:57soit de payer cette taxe,
28:59soit de valoriser
29:00des entreprises
29:01qui emploient
29:02des personnes à mobilité,
29:04des personnes handicapées.
29:05Et donc,
29:05vous avez le choix.
29:06Donc,
29:06vous transformez
29:07l'obligation,
29:08la contrainte
29:09et l'inutilité
29:10de l'argent public
29:11tel qu'il est dépensé
29:12aujourd'hui
29:13par le choix
29:13de dire
29:14je vais faire une bonne action,
29:15je vais aider.
29:16Et donc,
29:16en fait,
29:16aujourd'hui,
29:17le pays a besoin
29:18qu'on développe l'IA,
29:19qu'on ait les entreprises
29:19qui sont en train de mourir
29:21et qu'on favorise l'emploi.
29:22Je pense que c'est une priorité.
29:23Vous pensez qu'on se dirige
29:24vers quoi ?
29:24Geoffroy Roux de Bézieux
29:25disait sur cette antenne
29:27à priori,
29:28on va vers une dissolution.
29:29Mais bien sûr,
29:29on va vers une censure
29:31d'ici la fin de la semaine.
29:31Dissolution.
29:32D'ici la fin de la semaine,
29:33censure.
29:33Sans doute.
29:34Peut-être un petit peu plus tard.
29:36Je ne peux pas dire
29:36une dissolution.
29:38C'est certain,
29:38vous avez pas de doute.
29:39Le Sénat se penchera
29:39sur le budget.
29:41Non, parce que ça...
29:42Oui, oui, mais...
29:42Ça partira au Sénat.
29:43Oui, mais le Sénat,
29:44ça va revenir
29:45à l'Assemblée nationale.
29:45C'est certain.
29:46C'est certain.
29:46C'est certain.
29:46C'est certain.
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