Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Comment est-ce que LR peut arriver à remonter la pente ?
00:03Vous savez, je crois que les deux dernières élections présidentielles ont été enjambées.
00:06On a eu une première élection où il y a eu un contexte judiciaire
00:09qui a été un peu particulier pour François Fillon.
00:11Il y a eu une deuxième élection présidentielle, la suivante,
00:13avec la guerre où Emmanuel Macron n'a pas fait campagne au fond
00:16et a enjambé à l'époque le président du Sénat avait dit
00:18ça posera un problème démocratique et on y est.
00:21C'est-à-dire qu'il y a des sujets qui n'ont pas été tranchés
00:23lors des deux dernières élections présidentielles.
00:25Et je crois que celle qui arrive sera décisive.
00:27C'est pour ça qu'il y a un temps, il va y avoir un temps de réflexion.
00:30Ça va être décisive, mais est-ce qu'il faudra compter sur vous ?
00:33Il va y avoir une analyse des programmes.
00:36Il va falloir que chacun nous dise comment ils financent
00:38et comment on peut être une île au milieu du monde.
00:42Vous ne répondez pas à ma question.
00:43Mais si, je réponds.
00:46Moi, je préfère être à 8% et défendre mes convictions
00:49qu'être à 50% et ne pas défendre mes convictions.
00:52J'ai le droit.
00:52Donc vous n'avez pas envie de monter dans le wagon des vainqueurs, par exemple ?
00:56Non, mais écoutez, il y a trois sujets avec le RN.
00:59Il y a le sujet économique, parce qu'ils ont un projet économique
01:02qui est plus proche de celui de mon camarade de plateau que du mien.
01:06Il y a la question des origines.
01:09Et on l'a vu lors du décès de Jean-Marie Le Pen.
01:11Je pense qu'ils n'ont pas fait totalement le deuil d'où il venait.
01:14Et puis le troisième sujet, qui pour moi est international,
01:18et qui se pose aussi à l'extrême gauche,
01:21c'est le rapport à la Russie.
01:23Voilà.
01:24Peut-être une question sur, non pas l'union des droites,
01:27qu'on s'entende bien, mais une éventuelle coalition des droits.
01:30Il n'y aurait pas un candidat unique, mais le vainqueur l'emporte.
01:33Et puis derrière, à l'Assemblée nationale, on forme une coalition.
01:36Cette coalition des droites qui englobe le Rassemblement national
01:39et les Républicains, vos sympathisants y sont favorables à 82%.
01:43Les sympathisants du Rassemblement national à 88%.
01:46On a l'impression que la base le demande.
01:48Seulement, les cadres des partis n'en veulent pas.
01:51C'est répété de part et d'autre à longueur de journée.
01:53Est-ce que ce moment-là de la coalition des droites
01:55ne va pas finir par s'imposer ?
01:56Je précise que dans le sondage qu'on a vu tout à l'heure,
01:58si vous accumulez les voix du Rassemblement national,
02:00de reconquête, de Debout la France, de Nicolas Dupont-Aignan,
02:04des Républicains, vous dépassez les 50%.
02:06Est-ce que cette coalition des droites ne va pas s'imposer d'elle-même ?
02:11Je crois qu'il y aura une clarification sur le sujet économique.
02:13On est toujours là.
02:15C'est-à-dire qu'on a des programmes économiques,
02:16que ce soit à l'extrême gauche ou à l'extrême droite,
02:17qui sont complètement délirants.
02:19Alors moi, je veux bien qu'on envisage la France encore comme une île
02:22et qu'on dise, voilà, notre jeunesse ne pourra jamais entreprendre
02:25parce que sur cette jeunesse, on fera peser sur les jeunes
02:29qui veulent entreprendre, qui aujourd'hui, que ce soit des autodidactes
02:32ou des jeunes qui font des écoles de commerce,
02:33on va vous imposer les normes sociales, environnementales, fiscales
02:36les plus importantes, ça vous votez extrême gauche, extrême droite,
02:39vous avez le modèle, soit à un moment vous voulez autre chose.
02:42Et moi je veux autre chose pour mon pays.
02:44J'ai envie que des jeunes aient envie d'entreprendre.
02:46Et si, admettons, Jordan Bardella a remporté la présidentielle,
02:49que le Rassemblement National se trouvait à deux doigts
02:51d'obtenir une majorité à l'Assemblée Nationale,
02:53les Républicains pourraient-ils, comme l'a fait d'ailleurs Éric Ciotti,
02:56se joindre aux troupes votées de concert avec les députés du Rassemblement National,
02:59à condition que le Rassemblement National, par la voix de Jordan Bardella,
03:02libéralise un petit peu son programme et vous rejoigne sur l'économie.
03:05Est-ce que cette digue peut sauter, cette barrière qui n'est pas qu'économique,
03:08est-ce qu'elle pourrait sauter dans le cadre d'une victoire de Jordan Bardella à la présidentielle ?
03:12Il y a trois ruptures. Moi, je pense que c'est le sujet économique,
03:16le sujet par rapport aux racines du Rassemblement National,
03:21même si, objectivement, il y a un pas qui a été fait.
03:23Et, objectivement, Marine Le Pen, par rapport à son père à l'époque,
03:27a fait un bouleversement.
03:30Et Jordan Bardella, aventuré.
03:32On peut le dire.
03:33Et puis, sur la scène internationale, il y a le sujet de la Russie,
03:36qui est quand même, quand on voit d'où vient le délégué général du parti,
03:39un petit sujet. Voilà.
03:42Quand on a un pays qui menace la France,
03:44et la même chose pour la Chine, pour l'extrême-gauche,
03:47je ne fais pas de l'intelligence avec l'ennemi,
03:52ni avec la Russie, ni avec la Chine. Je suis clair.
03:55Est-ce qu'il faut plutôt écouter les militants, Emmanuel Rivière ?
03:58On sait que beaucoup de militants LR espèrent un rapprochement
04:03avec le Rassemblement National.
04:05Alors, les militants, les militants encartés, je ne sais pas,
04:09et d'ailleurs, qui peut le dire, parce que ce n'est pas une population
04:12qui est en soi très facile à ausculter.
04:14Victor Hérault rappelait ce qu'il en était des sympathisants.
04:17Et c'est vrai que c'est une évolution qu'on a pu voir au cours des années.
04:20L'idée que la droite qu'incarne les Républicains
04:24et la droite, ou l'extrême-droite, qu'incarne le Rassemblement National
04:27doivent faire, à un moment, quelque chose ensemble.
04:31Alors, il faut faire attention, parce que dans le chiffre que vous citez,
04:34la question qui est posée très exactement, c'est de savoir si,
04:37voilà, il faut s'allier après une élection pour constituer une majorité.
04:40Oui, c'est le contexte.
04:40Et non pas s'allier avant une élection.
04:43Sur les temps, si on prend un peu de recul, comme vous y invitez,
04:46en Europe, c'est ce qui s'est passé.
04:48C'est-à-dire que partout où l'extrême-droite s'est portée au pouvoir,
04:50soit pour l'exercer, soit pour avoir une influence certaine,
04:54ça a été en alliance avec la droite classique,
04:56l'exemple le plus connu de nos voisins,
04:58c'est celui de l'Italie.
05:02Avec un score, d'ailleurs, de la droite et de l'extrême-droite
05:05à peu près similaire à celui que vous rappeliez.
05:08Simplement, le parti de Mme Meloni faisait 25% aux dernières législatives.
05:15Là, on est à 35% pour Jordan Bardella.
05:18Donc, en fait, il y a une autorité, finalement.
05:20Moi, je trouve que c'est d'ailleurs ce qui est le plus frappant dans ce sondage.
05:24Il y a deux chiffres qui sont très, très significatifs dans votre enquête.
05:26D'une part, c'est la reproduction du score du Rassemblement national
05:31d'une élection à l'autre.
05:33Plus de 92% des électeurs de Marine Le Pen de 2022 voteraient pour Jordan Bardella.
05:37On est habitué à ça, pour le Rassemblement national.
05:40Quand il est à 15-20%, il faut le souligner comme étant un fait exceptionnel,
05:45quand il est à 35% et quand il avait 24% à la présidentielle.
05:50Aucun des autres partis ne bénéficie de cela.
05:54Et l'autre chiffre que, moi, j'ai trouvé particulièrement frappant,
05:57c'est que plus d'un tiers, 37% exactement,
06:00des gens qui n'ont pas voté à la présidentielle
06:02ou des gens qui sont sans sympathie partisane
06:04voteraient aujourd'hui pour Jordan Bardella.
06:06C'est-à-dire qu'à travers cette perspective du Rassemblement national,
06:10on est au-delà de la logique d'alternance.
06:12On est, en fait, dans la logique du renversement de la table.
06:16Et c'est sans doute un défi pour la France insoumise, d'ailleurs.
06:19Parce que, d'une certaine manière, ce que théorise Jean-Luc Mélenchon
06:22dans son interview, ou ce qu'il avait d'ailleurs aussi théorisé
06:24dans une note très détaillée, M. Bompard,
06:28l'idée d'aller chercher les abstentionnistes,
06:31pour l'instant, c'est le RN qui y parvient.
06:32Absolument. Et je voudrais vous faire écouter...
06:34Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Thomas Porte.
06:36Merci également, Emmanuel Rivière.
06:37Je voudrais vous faire écouter Éric Zemmour,
06:39qui, sur notre antenne, il y a quelques heures, justement,
06:42vous commenciez à en parler.
06:43Moi, je voudrais vous parler d'avant l'élection présidentielle.
06:45Lui, il appelle à une primaire de la droite.
06:47Écoutez Éric Zemmour sur BFM TV.
06:50En septembre 2021, j'avais proposé de participer
06:53à la primaire de LR.
06:54Et les chapeaux à plumes de LR
06:56avaient trouvé des argusies juridiques
06:59pour me refuser ma candidature.
07:02Laurent Wauquiez a dit pareil,
07:03une primaire de Darmanin à Knafot.
07:04Très bien. Alors, organisons-la.
07:08Victor Hérault.
07:09C'est vrai que ça, ça a été mis sur la table
07:11aujourd'hui par Éric Zemmour.
07:12Est-ce que vous pensez que ça a une chance d'être écouté ?
07:15Non, pour la raison que j'évoquais tout à l'heure.
07:17C'est que là, on n'est pas, justement,
07:18dans la coalition des droites.
07:19Là, on serait vraiment dans l'union des droites,
07:22c'est-à-dire de toutes les droites
07:23derrière un même candidat.
07:25Mais non, mais je ne vois pas pourquoi
07:26le candidat, peu importe qui il sera d'ailleurs,
07:30mais des Républicains s'inclinerait de lui-même
07:32volontairement derrière le Rassemblement national.
07:34Parce qu'a priori, si vous faites une primaire des droites,
07:37je ne vois pas en quoi le Rassemblement national,
07:39à moins qu'il soit écarté complètement de l'équation,
07:41n'arriverait pas en tête.
07:42Ça ne serait pas logique,
07:43compte tenu, si vous voulez,
07:44des résultats de chacun dans les sondages
07:46ou dans les élections.
07:47L'OES-Altern n'est pas d'accord avec vous.
07:49C'est pas que je suis d'accord.
07:49Je pense qu'il n'a aucun intérêt à participer.
07:51Je ne vous balance, mais vous n'allez pas.
07:51En fait, je ne vois pas pour l'ORN.
07:54L'ORN n'a aucun intérêt.
07:55N'importe quel candidat en Rennes
07:56n'a aucun intérêt à participer à cette primaire.
07:57On parlerait d'une primaire sans le Rassemblement national.
08:01Pour l'instant, l'idée est évoquée par un cercle
08:03qui va de Laurent Wauquiez à Éric Zemmour,
08:05qui l'a donc validé,
08:06Gérald Darmanin dans la Macronie.
08:08C'est-à-dire que le droit de la Macronie
08:09aussi parle de cette idée de primaire.
08:11Donc, quel que soit le périmètre,
08:13on voit qu'on va dans un périmètre
08:15qui va de la droite de la Macronie
08:16à Reconquête.
08:18Mais je crois que dans la sphère du Rassemblement national,
08:20cette idée n'existe absolument pas.
08:22Ils sont déjà au second tour
08:23dans tous les sondages.
08:25La primaire viendrait au contraire
08:26valoriser les adversaires
08:27et dévaloriser la force de leur candidature
08:30que soulignait Emmanuel Rivière
08:31avant de quitter ce plateau,
08:33qui est le taux de fidélité,
08:34au-delà du score très haut,
08:35le taux de fidélité des sympathisants RN
08:37au bulletin de vote RN
08:38d'une élection à l'autre.
08:40Et qui d'ailleurs se vérifie pour Jordan Mardella,
08:42puisque jusqu'ici,
08:42on faisait un peu semblant de vivre
08:43comme si Marine Le Pen
08:44était la candidate à l'élection présidentielle.
08:47Elle est pour l'instant judiciairement empêchée.
08:48Mais les scores de Jordan Mardella
08:49sont même légèrement supérieurs
08:51dans les sondages à ce de Marine Le Pen.
08:51Oui, il est à 35%
08:53quand Marine Le Pen est à 34%.
08:55Alors pardon, je voudrais juste saluer
08:57quand même les deux personnes
08:58qui nous ont rejoint sur ce plateau.
08:59Bonsoir, Benjamin Morel, politologue
09:01et maître de conférences en droit public
09:03à l'Université Paris 2.
09:04Et bonsoir, Martin Garagnon,
09:06conseiller national Renaissance.
09:08Écoutons juste,
09:10ce sera sur le même sujet,
09:11mais Jordan Mardella
09:11qui s'exprimait justement sur ce sondage.
09:15Il est vrai que la multiplication
09:17des intentions de vote
09:18depuis maintenant plusieurs mois,
09:21que ce soit sur une élection présidentielle
09:22ou sur une élection législative anticipée,
09:25accrédite l'enracinement
09:27du Rassemblement national.
09:29Et donc aujourd'hui,
09:31on est, je dirais à la fois
09:32dans une campagne permanente,
09:33mais surtout dans une volonté
09:34de rassembler les Français
09:35d'où qu'ils viennent
09:35et de nous adresser aujourd'hui
09:37aux orphelins,
09:38des partis politiques traditionnels,
09:40en essayant de les convaincre
09:41de venir travailler à nos côtés
09:42pour bâtir l'alternance.
09:44Je suis convaincu
09:45que le Rassemblement national
09:48arrivera au pouvoir.
09:49Or Malval.
09:50Oui, ce que je voulais dire,
09:51effectivement,
09:52en rebondissant sur ce que disait
09:53Louis O'Salteur,
09:54on faisait comme si Marine Le Pen
09:56pouvait être candidate.
09:57Néanmoins, si Marine Le Pen
09:58était candidate,
10:01je vois encore moins
10:02ce qu'elle irait faire
10:02à une primaire de la droite.
10:04C'est-à-dire que pour Marine Le Pen,
10:05le RN n'est un parti
10:06ni de gauche ni de droite.
10:07D'ailleurs,
10:07elle l'avait dit
10:08dans une interview
10:09à nos confrères
10:10de TF1 et de CI,
10:12je crois,
10:12à Darius Rochemin,
10:13elle lui disait
10:13mais cette idée
10:14de supprimer
10:15un fonctionnaire sur deux,
10:16c'est une idée
10:17de la droite.
10:18Sous-entendu,
10:19je n'en fais pas partie,
10:19ce n'est pas mon logiciel politique.
10:21Donc, effectivement,
10:22il y a aussi cette question-là
10:22quand même à trancher au RN,
10:24ce qui n'est pas la question,
10:25enfin, ce qui n'est pas
10:26le point de vue
10:26de Jordan Bardella.
10:27C'est-à-dire que Jordan Bardella,
10:28lui, par contre,
10:28a un logiciel
10:29beaucoup plus de droite
10:30et aspirerait d'ailleurs
10:32à être cette figure,
10:33finalement,
10:33ce Sarkozy nouveau
10:35qui, lui,
10:36agrégerait à lui,
10:38ferait exactement
10:38le contraire
10:39de ce que Sarkozy
10:40a fait en 2007,
10:41c'est-à-dire siphonner
10:41l'électorat du Front National
10:43à l'époque,
10:43lui, espère justement
10:45siphonner l'électorat
10:46des Républicains.
10:47Mais ce n'est quand même
10:47pas un détail
10:48s'ils ne sont pas d'accord
10:49sur cette question-là,
10:50Benjamin Morel.
10:51Non, parce qu'en fait,
10:52quand on parle
10:52de l'union des droites,
10:53on fait comme si l'électorat
10:54du Rassemblement National
10:55était de droite,
10:56ce n'est pas évident.
10:57L'électorat RN,
10:58aujourd'hui,
10:58c'est un électorat
10:59qui est un électorat
11:00en grande partie
11:01des affiliés politiquement,
11:02qui ne se sent pas
11:03nécessairement de gauche,
11:03pas nécessairement de droite.
11:04D'où les propos
11:05de Marine Le Pen.
11:06Quand vous regardez
11:07aujourd'hui les enquêtes
11:07d'opinion,
11:08on dit la France se droitise.
11:09Ce n'est pas si évident.
11:11Sur les sujets économiques,
11:12on a une France
11:13très à gauche.
11:14La dernière fois,
11:15avant les dernières
11:16élections présidentielles,
11:17la France Insoumise
11:18avait fait faire
11:19un sondage par l'Institut Harris
11:20qui montrait que
11:2170% des Français
11:23à la louche
11:23étaient d'accord
11:24avec le programme
11:24de Jean-Luc Mélenchon.
11:25Mais ils n'avaient fait sonder
11:26que les propositions économiques.
11:28Et donc, ils arrivaient
11:28en disant
11:29« Regardez, les Français
11:30sont d'accord avec nous
11:30sur l'économie.
11:32En revanche,
11:32sur les questions
11:32d'identité, d'immigration,
11:34on a une France
11:34en effet plus à droite. »
11:36Quelle est la stratégie
11:37du Rassemblement National ?
11:38Eh bien, c'est de donner
11:39ce logiciel-là à lire
11:40et en même temps,
11:41de donner des éléments
11:42plus grands libéralismes
11:44pour essayer
11:45d'avoir un repli
11:46en effet
11:47d'une partie
11:47de l'électorat de droite
11:48et élargir le socle.
11:50Mais si vous perdez
11:51les classes populaires
11:52qui pensent sociale,
11:53qui pensent
11:54État sur le territoire,
11:55eh bien, à ce moment-là,
11:56c'est le gros
11:57des troupes
11:58des électeurs
11:58du Rassemblement National
11:59qui ne sont plus là.
12:01C'est les troupes
12:01qui font son succès.
12:02Elles n'iront peut-être
12:03pas voter ailleurs
12:03ces classes populaires,
12:04mais elles n'iront peut-être
12:05pas voter du tout.
12:06Et à ce moment-là,
12:07il y a un effondrement
12:08du RN.
12:08Donc le RN a besoin
12:10de continuer à jouer
12:11sur cette ambiguïté
12:11et là, le fait d'avoir
12:13deux candidats putatifs
12:14l'aide bien.
12:15Vous avez une Marine Le Pen
12:16qui parle aux classes pop
12:17et vous avez un Jordan Bardella
12:18qui est en capacité
12:19d'attirer un peu plus
12:21au centre
12:22après avoir
12:23si en effet
12:23ça peut tenir
12:24dans la longueur
12:24mais pour l'instant,
12:25à force est de constater
12:27les chiffres le montrent
12:28que ça marche.
12:28Mais est-ce qu'on peut
12:29surfer sur cette ambiguïté
12:30encore longtemps ?
12:31Pour l'instant,
12:31ça marche
12:32mais les votes,
12:32la discussion budgétaire
12:33montre que parfois
12:34les fils se touchent.
12:35C'est vrai que
12:35sur la taxe Zuckman
12:37par exemple,
12:37l'hiver dernier,
12:38le RN s'était abstenu.
12:40Montrant une hésitation
12:41adoptée quant à une idée
12:43qui est assez populaire
12:44dans l'opinion,
12:46notamment dans l'électorat
12:47du RN.
12:48Or, cette semaine
12:50lors des débats
12:51à l'Assemblée nationale,
12:52le RN a voté
12:53contre cette taxe Zuckman
12:55tout en votant
12:56une autre taxe
12:56sur la fiscalité
12:57des multinationales.
12:59Donc on voit
12:59que le logiciel économique
13:00il est en zigzag
13:03et ça,
13:03ça s'explique
13:04par ce qu'a justement
13:05souligné
13:06Benjamin Morel
13:07qui est le grand écart
13:08Marine Le Pen
13:08et Jordan Bardella
13:09qui électoralement
13:10est un râteau efficace.
13:12Il vous permet
13:12d'aller chercher
13:13les gens un peu partout
13:15ceux qui en effet
13:15sont des catégories populaires
13:17en attente de protection
13:18et donc qui adhèrent
13:19à des idées sociales
13:20de protection
13:21et aussi à des idées
13:23comme la suspension
13:23de la réforme des retraites
13:24et de l'autre côté
13:26et ça c'est la France
13:26Jordan Bardella
13:27et on voit à quel point
13:28il drague lourdement
13:29notamment les milieux
13:30économiques et patronaux
13:31ce discours
13:33de libéralisme économique
13:34parfois d'anti-étatisme
13:36en tout cas
13:36de lutte contre
13:37la bureaucratie
13:38l'administration
13:40et la présence
13:42importante
13:43de l'État
13:44et son interventionnisme
13:45dans l'économie
13:46et la société française.
13:47je dis jusqu'à quand
13:49la première raison
13:50c'est effectivement
13:50jusqu'à quand Marine Le Pen
13:52est-elle la candidate naturelle
13:53comme elle se définit elle-même
13:54du Rassemblement National
13:55à l'élection présidentielle
13:56on le verra
13:57avec le résultat
13:58des affaires judiciaires
13:59et des procès
14:00mais surtout
14:01c'est à l'épreuve du pouvoir
14:02aussi que ça peut poser
14:02un énorme problème.
14:03Si vous êtes au pouvoir
14:04vous êtes en situation
14:05de gouverner
14:05de prendre les décisions
14:06tout de suite maintenant
14:08si votre cap économique
14:10et social n'est pas clair
14:11c'est la catastrophe
14:12tout de suite
14:13parce que les décisions
14:15ne pourront évidemment
14:16pas être claires
14:16et vous serez tout de suite
14:17mis en difficulté
14:18par vos adversaires
14:18et puis par la situation
14:19économique elle-même.
14:21Alors est-ce que la grande
14:22clarification
14:22est-ce que la sortie
14:23de l'ambiguïté
14:24elle aura lieu avant la campagne ?
14:25J'en suis pas sûr
14:26on ne sort de l'ambiguïté
14:26qu'à ça dépend bien évidemment
14:28surtout quand on est
14:29en campagne électorale
14:30pour une élection présidentielle.
14:31Je voudrais vous faire écouter
14:31un ancien Premier ministre
14:32c'est Dominique de Villepin
14:33qui explique sur notre antenne
14:35il y a quelques heures
14:36pourquoi le Rassemblement National
14:38connaît un tel succès
14:39en ce moment.
14:41Le véritable risque
14:42c'est quoi ?
14:43C'est que notre État
14:45qui est un État
14:47qui est au cœur
14:49de la vie publique
14:50et bien que cet État
14:52devienne un État identitaire
14:53sécuritaire, autoritaire
14:55et je ne crois pas
14:56que ce soit uniquement
14:57en stigmatisant les peurs
14:59en laissant miroiter
15:01des formules magiques populistes
15:03que l'on peut espérer
15:05redresser notre pays.
15:05Est-ce qu'il a raison
15:06de dire ça ?
15:07Martin Garagnon ?
15:08Il a raison sur effectivement
15:09ce que j'entends aussi
15:10depuis quelques instants
15:11sur votre plateau
15:11c'est-à-dire que le RN
15:12à l'heure actuelle
15:13à l'inverse
15:14j'ai envie de dire
15:14de Jean-Luc Mélenchon
15:15qui lui a su construire
15:16une véritable matrice
15:17idéologique depuis plusieurs années
15:18le RN c'est un attrape
15:19fourre-tout
15:20vous les avez entendus
15:21pendant le temps
15:22de la campagne
15:22nous expliquer
15:23que finalement
15:23ils redresseraient
15:24les comptes de la France
15:25avec deux mesures simples
15:26qui c'était
15:27un la contribution française
15:28à l'Union Européenne
15:29et deux
15:29l'aide médicale d'État
15:31pour rappel
15:32c'est environ 1,4 milliard
15:33et en revanche
15:34jamais vous ne les avez
15:35entendu dire
15:35quoi que ce soit
15:36sur la hausse de la fiscalité
15:38en 24 heures
15:38le RN a voté
15:39pour 37 milliards
15:40de recettes supplémentaires
15:41si le RN
15:42sur le volet dépense
15:43met autant d'acharnement
15:45à baisser les dépenses
15:46qu'ils ont mis
15:46d'acharnement
15:47à voter des hausses
15:47de fiscalité
15:48notre déficit
15:50il est sauvé
15:51parce que
15:52ça a été cette semaine
15:53quand même
15:53une course
15:54au grand n'importe quoi
15:55une espèce de petite maison
15:57des horreurs
15:57à laquelle on a assisté
15:59des taxes dans tous les sens
16:00sur à peu près tous les sujets
16:01sans que jamais
16:02on ne se pose
16:03une question simple
16:03qui est qu'en France
16:04on a un taux de prélèvement
16:06obligatoire
16:06qui avoisine les 46%
16:08le plus haut
16:09de l'Europe
16:09avec finalement
16:11une constatation
16:13qui est que
16:13ça ne satisfait pas
16:15l'état général du pays
16:16la qualité des services publics
16:18et en fait
16:18la seule chose
16:18à laquelle on s'attaque
16:19c'est finalement
16:20d'augmenter encore
16:20de se dire
16:21mais finalement
16:21les recettes
16:21qu'on a mises en place
16:22jusqu'à maintenant
16:23c'est-à-dire
16:23la hausse d'une fiscalité
16:24ça ne règle pas la situation
16:26on va continuer
16:26dans cette voie-là
16:27il n'y a aucun moment
16:30voire à la baisse des dépenses
16:31le RN moi je ne les entends
16:32pas là-dessus
16:32il nous explique vaguement
16:33qu'il y a quelques agences
16:34qu'il va falloir qu'on
16:35la partie dépense
16:36ça démarre demain
16:36oui c'est pour ça
16:37que je vous dis
16:38si mettre autant d'acharnement
16:39à réduire les dépenses
16:40qu'ils en ont mis
16:40à augmenter la fiscalité
16:41on est sauvé
16:43vous n'êtes pas d'accord
16:43Benjamin
16:44sur le fait que ça démarre demain
16:45on finit théoriquement
16:47la première partie du budget
16:48mardi
16:49c'est pas du tout gagné
16:50on va probablement la finir
16:51bien bien après
16:52et on a un vrai problème
16:53de calendrier
16:53c'est-à-dire que pour l'instant
16:54il est tout sauf évident
16:56qu'à un moment
16:56on arrive à voter
16:58finalement ce budget
16:59ce qui laisse à penser
17:00qu'il ne serait peut-être
17:01pas étonnant
17:02qu'on aille plutôt
17:03vers les ordonnances
17:03que vers un budget voté
17:04juste pardonnez-moi
17:05sur l'intervention
17:06de Dominique de Villepin
17:07il y a quelque chose
17:07quand même assez intéressant
17:08une espèce d'hypocrisie
17:09dans le discours
17:10c'est-à-dire il dit
17:10le Rassemblement National
17:12c'est le parti
17:14qui s'il arrivait au pouvoir
17:15instaurerait un état totalitaire
17:17populiste
17:18un état qui
17:19s'adonnerait à la stigmatisation
17:21et ensuite il dit
17:22le Rassemblement National
17:24ne fait que jouer sur les peurs
17:25bon bah tout ce qu'il vient
17:25de citer précédemment
17:26ça ne fait précisément
17:28que jouer sur les peurs
17:28il n'a pas cité une seule mesure
17:29du Rassemblement National
17:30il n'a pas attaqué sur le fond
17:31il a simplement dit
17:32pour vous cet argument
17:32ne tient plus
17:33c'est-à-dire que c'est un argument
17:34qui pouvait tenir
17:36il y a quelques années
17:36ça n'est pas un argument
17:37allons sur le fond des programmes
17:38et voilà combattons les idées
17:39mais ça fait aussi partie
17:40de cette espèce de nébulose
17:41où on ne comprend plus rien
17:42au débat public
17:42ça ce que vient de faire
17:44Dominique de Villepin
17:44ça en fait partie
17:45ce n'est plus un argument
17:46pour vous Alexandre Touré
17:46oui c'est même un contre-argument
17:48on l'avait avec Trump
17:49aux Etats-Unis
17:49où on faisait passer
17:51l'électorat pour des éboueurs
17:52ou même quand
17:53Mme Clinton avait perdu
17:55aussi face à Trump
17:56son premier mandat
17:57avait traité
17:58ses électeurs d'idiot
17:59en fait
18:00le Front Républicain
18:02en fait
18:03en serre
18:04rebute
18:05les électeurs
18:06et
18:06les
18:07comment dire
18:08les confortent
18:09dans leur choix
18:09je pense qu'il faut aller
18:10au fond du programme
18:11sur les questions économiques
18:12qu'on a pu voir
18:13sur l'efficacité
18:15des mesures proposées
18:16parce qu'effectivement
18:17ce n'est pas en jetant
18:1810 émigrés à la mer
18:19qu'on va réduire
18:19le problème budgétaire français
18:21et comme
18:22ce n'est pas en votant
18:23à l'extrême gauche
18:24l'attaque d'Hutman
18:25qu'on va réduire
18:25le problème
18:26des finances publiques
18:27donc ça l'est au fond du programme
18:28je crois qu'aujourd'hui
18:29la condamnation morale
18:31du ARN
18:32ne fait que le conforter
18:33et le renforcer
18:34et
18:35on
18:36on radicalise
18:38j'allais dire
18:38les militants
18:39moi je le vois
18:40sur le marché
18:40sur mon canton
18:41quand on en parle
18:42maintenant
18:42je vote ARN
18:44je veux dire
18:45c'est un acte de guerre
18:46qui est posé
18:47à l'élu traditionnel
18:48moi j'en ai plus rien à faire
18:49de ce que vous me proposez
18:50je vote ARN
18:51je veux vous mettre dehors
18:52donc c'est pas en moralisant
18:54ces électeurs
18:55qu'on va les amener à nous
18:56je crois que c'est en disant
18:58qu'est-ce que vous dites
18:58à ces personnes
18:59que vous croisez justement
19:00quand ils disent
19:00je vote ARN
19:01comment est-ce que vous arrivez
19:03à les rattraper
19:03si vous y arrivez
19:04je ne suis pas sûr
19:06d'y arriver totalement
19:06pour être honnête
19:08mais justement
19:09on parle du budget
19:10en disant
19:10est-ce qu'on a un trou
19:13aujourd'hui
19:14de plusieurs milliards
19:15est-ce que c'est
19:16et je suis moi
19:17pour qu'on réduise
19:17l'aide médicale
19:18il n'y a pas de problème
19:19mais ce n'est pas suffisant
19:21il va falloir dire aux français
19:22voilà
19:23quelles sont vos 4-5 priorités
19:25pour moi
19:26c'est l'éducation
19:27pour moi
19:27c'est la sécurité intérieure
19:28et extérieure du pays
19:29c'est ces 3 priorités là
19:30et le reste
19:32on réduit
19:33ce qu'on fait
19:34enfin moi
19:34je suis maire
19:35je peux vous dire
19:36j'ai 904 habitants
19:37je ne suis pas très riche
19:39mon budget il est équilibré
19:40comme dans toutes les communes de France
19:42le problème
19:42et on fait de l'investissement
19:44ce que fait plus l'Etat
19:46pourtant vous avez cité tout à l'heure
19:50comme deuxième argument
19:51contre l'ERN
19:52vous avez cité les origines du parti
19:54en disant que tout n'était pas réglé
19:55ce n'est pas précisément
19:56cet argument moral
19:57j'ai cité
19:58le premier argument
19:59c'est l'économie
20:00le deuxième argument
20:01la Russie
20:01le troisième argument
20:02les origines
20:03vous l'avez peut-être trompé
20:06mais en tout cas
20:06vous avez dit la Russie
20:07non mais pour moi
20:09c'est un vrai sujet
20:10et on l'a vu
20:11et je pensais
20:11et c'est pour ça que j'ai un propos nuancé
20:13c'est que je pensais
20:14quand Marine Le Pen
20:17avait exclu
20:17son père du parti
20:19je pensais que le parti
20:20avait plus évolué que ça
20:22et lors du décès
20:23de Jean-Marie Le Pen
20:24on a vu que cette transition
20:25n'était pas celle
20:27qui avait été opérée
20:27par exemple en Italie
20:28avec Mélanie
20:29c'est-à-dire concrètement
20:31c'est-à-dire qu'il n'y a pas eu
20:33il y a des mouvements
20:34qui viennent de l'extrême droite
20:35qui à un moment
20:36disent ce passé-là
20:38l'OAS
20:39tout ça
20:39c'est plus notre fonds de commerce
20:42et ça
20:43il faut avoir le courage
20:44à un moment de le dire
20:45dans le parti de Mélanie
20:46vous avez encore aujourd'hui
20:48une acceptation
20:49de l'héritage musselinien
20:50donc il y a malgré tout
20:51aujourd'hui
20:52un rapport avec le passé
20:53qui est problématique
20:53chez Mélanie
20:54du côté du Rassemblement National
20:56il y a quand même eu
20:56un ripollinage assez fort
20:57y compris dans le nom
20:58je voudrais saluer
21:01Laurent Baumel
21:02qui est également avec nous
21:03bonsoir monsieur le député
21:04vous êtes député socialiste
21:06et apparenté
21:07de l'Indre et de Loire
21:08je voudrais vous interroger
21:10sur ce budget
21:10s'il sera voté
21:12oui ou non
21:12mais d'abord
21:12écoutez juste
21:13Jordan Bardella
21:14sur notre antenne
21:15aujourd'hui à ce sujet
21:16tout est fait pour gagner du temps
21:18les arrangements de couloir
21:21entre les macronistes
21:23et le premier ministre
21:25le vrai premier ministre
21:26Olivier Faure
21:26pas Sébastien Lecornu
21:27sont très certainement
21:30déjà dilés d'avance
21:31et l'idée est évidemment
21:33sans doute
21:34d'arriver aux ordonnances
21:35dans les prochaines semaines
21:36c'est le véritable
21:37la véritable ambition
21:39d'Emmanuel Macron
21:40très certainement
21:40pour imposer ce budget
21:41de force
21:42contre les travaux du Parlement
21:44je vois que les macronistes
21:45sont prêts à tout sacrifier
21:46à vendre pères et mères
21:47pour se maintenir
21:49coûte que coûte
21:49et vaille que vaille au pouvoir
21:50Laurent Baumel
21:52vous devez être ravi
21:52d'apprendre qu'Olivier Faure
21:53est le vrai premier ministre
21:55d'après Jordan Bardella
21:56comment est-ce que
21:58vous analysez
21:58ce qu'il dit ?
22:00j'aimerais bien
22:01que ce soit vrai
22:02mais malheureusement
22:02je pense que là
22:04on est dans du storytelling
22:05un peu grotesque
22:07la vérité
22:08chacun peut le voir
22:08d'ailleurs en suivant
22:09les débats
22:09c'est que nous n'avons pas
22:11obtenu
22:12des macronistes
22:13les concessions
22:15et la concession
22:16notamment sur la justice
22:17fiscale
22:17que nous continuons
22:19d'attendre
22:20pour pouvoir
22:20laisser passer ce budget
22:22pour le moment
22:23au moment où je vous parle
22:25on a obtenu des choses
22:27notamment la suspension
22:28de la réforme des retraites
22:29quelques engagements
22:30et quelques votes
22:31qui ont pu être obtenus
22:32notamment
22:32dans l'hémicycle
22:34ou en commission
22:35des affaires sociales
22:36mais enfin
22:36au moment où je vous parle
22:38je ne crois pas
22:39qu'on puisse dire
22:40avec certitude
22:41qu'il y ait un accord
22:42et que les socialistes
22:43laisseront passer ce budget
22:44j'ai plutôt
22:45l'impression du contraire
22:48pour l'instant
22:48vous dites plutôt non
22:49pour l'instant
22:51il nous manque
22:52si vous voulez
22:53en plus
22:53le premier ministre
22:54s'est effectivement
22:55un peu engagé
22:56dans l'hémicycle
22:57sur ce qui va arriver
22:59cette semaine
23:00le projet de loi de finances
23:01de la sécurité sociale
23:02il a dit que lui
23:03serait favorable
23:04à ce qu'on dégèle
23:05les pensions
23:05etc.
23:06il va y avoir des votes
23:07en ce sens
23:08c'est certain
23:08je pense que peut-être
23:10le doublement
23:10des franchises médicales
23:11va également disparaître
23:13du texte
23:13mais tout ça
23:14ça va rajouter
23:15en fait du coup
23:15des manques à gagner
23:17pour réduire le déficit
23:18et donc a fortiori
23:19je pense que
23:20l'Assemblée aura besoin
23:21d'aller chercher
23:22des recettes fiscales
23:23du côté des plus riches
23:24et donc moi
23:25je ne comprends pas
23:25au moment où je vous parle
23:26au moment où on se parle
23:27l'obstination
23:28des macronistes
23:30du bloc central
23:30à ne pas bouger
23:32du tout
23:32sur cette question
23:33et je pense qu'il va falloir
23:34dans la dernière ligne droite
23:35qu'il y ait un bougé
23:36sinon je ne vois pas
23:38comment ce budget
23:38peut être adopté
23:39Martin Garagnon
23:40vous pourriez peut-être
23:41répondre à l'interrogation
23:42de Laurent Baumel
23:43c'est une question
23:44d'arithmétique parlementaire
23:45relativement simple
23:46vous avez dès le début
23:47le RN et LFI
23:48qui ont dit
23:49nous on censurera a priori
23:50donc on ne prendra pas part
23:51aux discussions
23:51d'ailleurs ça me fait penser
23:52au propos du président du RN
23:55c'est de la comédia
23:55de l'arté
23:56de s'offusquer
23:57qu'il puisse y avoir
23:57des conciliabules
23:58des échanges
23:59lors de déjeuner
23:59lors de dîner
24:00etc
24:00ça a été de tout en cas
24:01et ça l'est d'autant plus
24:02dans le cadre
24:03que l'on connaît
24:04à l'heure actuelle
24:04où il n'y a pas de majorité
24:05ni absolue ni relative
24:06ça veut dire qu'il faut bien
24:07discuter les uns avec les autres
24:08c'est ce que les députés font
24:09à longueur de temps
24:10à la buvette
24:10est-ce que vous comprenez
24:11la déception des socialistes
24:13oui mais ce que le député PS
24:14semble fin
24:16fin de ne pas comprendre
24:16c'est que
24:17les gages
24:18auxquels eux
24:19enfin desquels eux
24:20pourraient se prévaloir
24:21sont autant de risques
24:22de ne pas rallier
24:23des députés issus de la droite
24:24or une fois de plus
24:25comme je le disais
24:26en préambule
24:26à partir du moment
24:27où LFI et RN
24:28ont décidé d'être
24:29dans une posture de censure
24:30a priori
24:30ça veut dire que
24:31le consensus
24:32il doit se dégager
24:33avec les autres partis
24:34donc ce que vous donnez
24:35à gauche
24:35si vous le perdez à droite
24:36on n'aura pas de vote
24:37on n'aura pas plus de vote
24:39donc c'est pour ça
24:40aussi que le Premier ministre
24:40a très clairement dit
24:41à la fin
24:42il faudrait que chacun
24:43fasse des compromis
24:44et c'est d'autant plus difficile
24:46lorsque vous avez des députés
24:47qui au lieu de s'adresser
24:48aux Français
24:48décident de s'adresser
24:49à leur électorat
24:50s'ils s'adressent à leur électorat
24:51ils ont besoin d'avoir
24:52des victoires électorales
24:53de pouvoir
24:53se prévaloir
24:54de dire
24:55je vous ai ramené ça
24:56à la maison
24:57mais si chacun est dans
24:58cette posture-là
24:58vous n'aurez jamais
24:59de compromis
25:00toute la difficulté
25:01et je sais
25:01vous avez assez largement
25:03commenté les sondages
25:03ça n'est pas porteur
25:05d'être dans le compromis
25:05on voit bien que
25:06les seuls qui montent
25:07c'est ceux qui ont
25:07une posture radicale
25:09c'est le RN LFI
25:10dans le sondage
25:11que vous voyez
25:11que je voyais en loge
25:12donc vous avez décidé
25:13à ne pas progresser
25:13dans les sondages
25:14Mélenchon et Bardella
25:14ou Le Pen
25:15donc c'est très simple
25:16de refuser le compromis
25:17à part qu'on va aller
25:18dans le mur
25:18parce qu'à un deuxième tour
25:20Bardella-Le Pen
25:20ou Bardella-Mélenchon
25:22on sait très très bien
25:24où ça va nous emmener
25:25donc on sait que le compromis
25:26ce n'est pas porteur
25:27électoralement
25:27en revanche
25:28c'est la seule voie
25:28à l'heure actuelle
25:29qui est sur la table
25:30il faut accepter
25:30de la faire vivre
25:32et de lui donner une chance
25:33Benjamin Morel
25:33oui alors le compromis
25:34le problème actuellement
25:35c'est qu'il y a deux réalités
25:36arithmétiques à peu près
25:37qui permettraient de faire passer
25:38les deux budgets
25:39je rappelle qu'il y en a deux
25:39le projet de loi de finance
25:40et le projet de loi
25:41de financement de la sécurité sociale
25:43soit vous avez
25:44tous les PS
25:44je dis bien tous les PS
25:46tous les LR
25:46je dis bien tous les LR
25:47il n'y a pas de dissidents
25:48etc
25:48et tous les macronistes
25:49qui votent le budget
25:50cette réalité
25:51elle n'existe pas
25:52a priori
25:53aujourd'hui les socialistes
25:54ne veulent pas entendre parler
25:55d'un vote positif
25:56pour le budget
25:56donc on passe sur une deuxième
25:57réalité arithmétique
25:58il faut que tous les LR
25:59tous les LR sans exception
26:00tous les macronistes
26:02tous les macronistes
26:02encore une fois sans exception
26:04votent le budget
26:05et que de l'autre côté
26:06toute la gauche
26:07hors LFI
26:08s'abstienne
26:09PS
26:10mais également
26:11écolo et communiste
26:12donc il y a une réalité
26:13où tous les communistes
26:14sans exception s'abstiennent
26:15y compris les réunionnais
26:16qui sont proches de la FI
26:17et de l'autre côté
26:18et bien tous les LR
26:19votent le budget
26:20vous comprenez bien que ça
26:21c'est pas vraiment jouable
26:22et que là
26:23on a une forme de comédie
26:24on sait aujourd'hui
26:25il faut être clair
26:26que le budget ne sera pas adopté
26:27en tout cas pas 140
26:28ordonnances ou lois spéciales
26:29et donc on va soit vers des ordonnances
26:31vers des lois spéciales
26:31tout à l'heure on parlait du calendrier
26:32le calendrier est irréaliste
26:34donc on va vers des ordonnances
26:35ou des lois spéciales
26:37et donc là
26:37chacun essaye de gagner
26:38des gains idéologiques
26:39on commande chaque jour
26:40une taxe qui a été votée
26:41etc
26:42dont on sait qu'elle n'arrivera jamais
26:43en fait
26:44à être mis en oeuvre
26:45et donc c'est dans cette comédie-là
26:47entre guillemets
26:47et bien qu'aujourd'hui
26:48on s'inscrit
26:49Laurent Baumel
26:50on me dit que vous souhaitez réagir
26:52juste pour vous dire
26:53je crois pas qu'on puisse
26:54honnêtement faire le parallèle
26:56entre le vote des LR
26:57et le vote du PS
26:58parce que
26:58on oublie une chose
26:59c'est que
27:00le président de la République
27:02a décidé de continuer
27:03de confier
27:04le stylo initial
27:05à Matignon
27:06à la droite
27:07et au centre droit
27:08alors même que la gauche
27:09était quand même
27:10plutôt arrivée en tête
27:11des élections législatives
27:12nous on est le seul parti
27:13à avoir finalement continué
27:15de considérer
27:16que ça ne nous empêchait pas
27:18de discuter avec le gouvernement
27:19mais à partir de là
27:20il faut bien comprendre
27:21que la copie
27:21elle doit être corrigée
27:22dans le sens
27:23des attentes de la gauche
27:24c'est parfaitement normal
27:25d'un point de vue démocratique
27:27vous pouvez pas avoir
27:28le beurre et l'argent du beurre
27:29vous pouvez pas dire
27:30nous on garde Matignon
27:31on garde la responsabilité
27:33d'écrire la copie initiale
27:34et la copie finale
27:35ça doit être la nôtre
27:37c'est pas possible ça
27:38ou alors
27:39on n'a pas compris
27:40le sens des élections
27:40législatives de 2024
27:42et à ce moment là
27:43effectivement
27:43il faudra retourner aux urnes
27:45Victor Hérault
27:46il y a quelque chose
27:46que je ne comprends pas
27:47Laurent Baumel
27:47c'est que
27:48vendredi soir
27:49et toute la journée de samedi
27:51le parti socialiste
27:52nous dit
27:52victoire
27:53nous avons voté
27:53le retour de l'ISF
27:54c'est une énorme victoire
27:55des socialistes
27:56il s'adresse là
27:57à la France insoumise
28:00en disant
28:00vous voyez bien
28:01que notre jeu
28:01sert à quelque chose
28:02quelques semaines avant
28:04vous disiez
28:04victoire
28:05nous avons obtenu
28:05la suspension
28:07de la réforme des retraites
28:07par voie de lettres
28:08rectificatives
28:09et dans le même temps
28:10à chaque fois
28:11deux jours plus tard
28:11ou même parfois moins
28:12vous nous dites
28:13on n'a absolument rien gagné
28:14c'est pas assez
28:14il faut aller plus loin
28:15je ne comprends pas
28:16est-ce que vous avez gagné des choses
28:17ou est-ce que vous n'avez pas gagné des choses
28:18je ne dis pas qu'on a rien gagné
28:20si on n'a pas censuré
28:22Sébastien Lecornu
28:24dès la déclaration
28:24de politique générale
28:25c'est effectivement
28:26parce qu'il s'est engagé
28:27sur la suspension
28:28de la réforme des retraites
28:29et je vous ai dit moi-même
28:30il y a quelques minutes
28:31que dans cette semaine
28:32qui vient de s'écouler
28:33il y avait eu
28:33des petites victoires
28:34mais
28:35la taxe Zuckman
28:36n'a pas été votée
28:37le repli qu'on avait proposé
28:41la contribution des plus riches
28:43dans l'effort
28:44de réduction des déficits
28:45qui est aussi
28:45ce qui permet
28:46d'épargner
28:46les couches populaires
28:48et moyennes
28:48dans le projet
28:49de loi de finances
28:50de sécurité sociale
28:50qui arrive
28:51cette question-là
28:52elle n'est pas résolue
28:53mais ça
28:53ce n'est pas un argument nouveau
28:55on parle de cette question
28:57de la justice fiscale
28:58depuis l'été
28:58depuis notre université
28:59C'est pas de la faute
29:00du Premier ministre
29:01si le Parlement
29:02n'a pas voté
29:02la taxe Zuckman
29:03Mais on avait dit
29:04c'est moi qui ai fait
29:05l'intervention
29:06pour le groupe socialiste
29:07lors de la non-censure
29:09du Premier ministre
29:10enfin lors du débat
29:10sur la censure
29:11et on lui a dit
29:12très clairement
29:13que le sursis
29:14qu'on lui avait accordé
29:15au moment de la DPG
29:16parce qu'il a fait ce geste
29:18sur les retraites
29:18ne l'exonérerait pas
29:20en tant que chef
29:21de la majorité
29:22d'aller chercher
29:22des concessions
29:23et des compromis
29:24sur la question
29:25de la justice fiscale
29:25On n'a qu'un discours
29:26et on n'a pas varié
29:27contrairement à ce que vous dites
29:28depuis plusieurs semaines
29:29Alexandre Touzé
29:31on le disait
29:32l'Assemblée nationale
29:33a évoqué la partie recette
29:34dans quelques jours
29:36c'est ce que Benjamin Morel
29:38nous disait
29:38on va s'attaquer
29:39aux dépenses
29:40où est-ce que vous acceptez
29:41d'aller chercher de l'argent ?
29:44Non mais
29:44enfin moi
29:45je partage l'idée
29:46que là c'est un jeu de dupe
29:47ça n'arrivera jamais
29:49on est en train
29:49de perdre notre temps
29:50enfin le pays
29:51est en train de perdre notre temps
29:52c'est-à-dire que
29:52à un moment
29:53pour voter le budget
29:54c'est déjà très complexe
29:55de voter un budget
29:56on est déjà dans un pays
29:57qui est très complexe
29:59à administrer
30:00avec des administrations
30:02qui sont elles-mêmes
30:03très complexes
30:03à faire bouger
30:04vous n'allez jamais
30:06porter une réforme
30:07de structure
30:07des dépenses publiques
30:08dans ce contexte-là
30:09c'est strictement impossible
30:11Vous partagez cet avis-là ?
30:13Oui
30:14après il peut y avoir le rabot
30:15ça c'est bête et méchant
30:16c'est 5% partout
30:1810% partout
30:18c'est d'ailleurs
30:20c'est la seule chose
30:21qui peut être faite
30:21en effet dans un contexte politique
30:23aussi dégradé
30:24mais la réalité
30:25Benjamin Morel l'a dite
30:26c'est qu'en effet
30:27ce budget ne sera pas voté
30:28ou plutôt
30:28il y a effectivement
30:29deux hypothèses
30:30soit il n'est pas voté
30:31au fur et à mesure
30:32des votes en commission
30:33puis en séance
30:33on voit bien
30:34qu'il n'y a pas d'accord
30:35suffisant
30:35pour avoir une majorité
30:37à la fois sur le budget
30:38de l'État
30:38et sur le budget
30:39de la sécurité sociale
30:39soit les délais
30:41sont dépassés
30:42et à ce moment-là
30:43la Constitution prévoit
30:44que le gouvernement
30:45mette en oeuvre
30:46le budget par ordonnance
30:47mais en partant
30:48de la copie de départ
30:49c'est pour ça que
30:49Sébastien Lecornu
30:50a fait une lettre rectificative
30:51c'était pour que la suspension
30:52C'est ce que cherche donc
30:53à faire Sébastien Lecornu ?
30:54En tout cas il y a pensé
30:55c'est-à-dire que lui aussi
30:56est évidemment vu
30:57la configuration
30:58la donne politique
30:59au Parlement
30:59il fait le même raisonnement
31:00que nous
31:00et s'il a mis
31:01la lettre rectificative
31:03que le suggérait fortement
31:04Benjamin Morel
31:06en lui expliquant
31:07que ça pourrait être
31:08le moyen
31:11d'avoir justement
31:13d'obtenir un répit
31:14puisque c'était la condition
31:15posée par les socialistes
31:16c'est le budget
31:17dans sa version initiale
31:18suspension de la réforme
31:19de l'Etat
31:20qui sera mise en oeuvre
31:21mais absolument pas
31:22tout ce qu'on est en train
31:23de se dire
31:23sur ce qui déroule
31:24en séance
31:24Taxe Zucman
31:25pas de Taxe Zucman
31:26économie pas économie
31:27ce sera cette copie-là
31:28ce sera bête et méchant
31:29et donc en fait
31:29ces débats
31:30n'auront pas servi
31:30à gagner des valeurs
31:31ce sera peut-être même
31:32une copie encore plus à droite
31:34parce qu'il y aura eu
31:35le passage au Sénat
31:36et que du coup
31:38si le budget n'est pas voté
31:39là par l'Assemblée nationale
31:41c'est le texte du Sénat
31:42qui reviendra
31:43en CMP
31:44où il n'y aura probablement
31:46peut-être pas d'accord
31:47et qui arrivera
31:47à l'Assemblée nationale
31:48et là où il sera
31:49roché
31:49même il n'y aura pas le temps
31:51donc en fait
31:51on n'est pas du tout
31:52c'est vrai que sur les débats
31:53qui ont lieu actuellement
31:54il n'y a à peu près
31:55aucune chance
31:56de voir réellement
31:58ces mesures-là
31:59qui sont votées
31:59s'appliquer
32:00mais si on a un texte
32:01qui est appliqué
32:02par voie d'ordonnance
32:02donc ça sera
32:03entre Noël et le Nouvel An
32:04c'est le texte originel
32:05et donc c'est le budget Bayrou
32:06et le budget Bayrou
32:08si vous êtes un socialiste
32:09ça ne nous fait pas
32:10vraiment plaisir
32:10donc il est possible
32:11qu'entre Noël et le Nouvel An
32:12on ait finalement un budget
32:13par voie d'ordonnance
32:14je rappelle quand même
32:15qu'on a toujours voté
32:16un budget dans ce pays
32:16depuis 1816
32:18hors période de Vichy
32:19donc ça serait une vraie
32:19rupture démocratique
32:20par contre
32:21il est assez probable
32:22que les socialistes
32:23ne seraient pas excessivement contents
32:24on peut demander à Laurent Baumel
32:25ce qu'il en pense
32:26si on appliquait le budget
32:27par voie d'ordonnance
32:27ou quelqu'un pourrait également
32:29avoir une motion de censure
32:30et donc on n'aurait plus de gouvernement
32:31mais on aura un budget
32:32Laurent Baumel ?
32:35Effectivement
32:36si les délais sont dépassés
32:37en effet il n'a pas l'air très content
32:38c'est pas la joie
32:40mais en fait je vais vous dire
32:42moi ce qui m'importe
32:43avant tout
32:44c'est le contenu de ce budget
32:45et je le redis
32:46la gauche représente
32:4830% de l'hémicycle
32:50les idées qu'on défend
32:51par exemple sur Zuckman
32:52la justice fiscale
32:53elles sont relativement majoritaires
32:55dans le pays
32:55donc si on veut que ce budget
32:57devienne le budget du pays
32:58et pas simplement
32:59le budget de la droite
33:00et du centre droit
33:01il faut que des idées de ce type
33:03s'inscrivent dans le budget
33:04c'est tout
33:04et le reste
33:06vous voulez
33:06les débats de procédure
33:07tout ça c'est secondaire
33:08Mais Laurent Baumel
33:09pardonnez-moi
33:09vous faites 30% de l'hémicycle
33:11la droite et le centre droit
33:12c'est 40%
33:12on pourrait selon votre logique
33:13dire que le budget
33:14devrait être de droite
33:15et de centre droit
33:16Oui
33:17d'ailleurs ça a été l'argument
33:18qui a été utilisé
33:20par le président de la République
33:21depuis le début
33:22de cette législature
33:23pour dire
33:24je continue de nommer
33:25des ministres
33:26proches de moi
33:27à Matignon
33:27il s'est référé
33:28à un socle commun
33:30à un bloc central
33:31à 210 députés
33:32nous aurait-il encore dit
33:33récemment
33:34pour justifier la nomination
33:36de Lecornu
33:36donc ok
33:37la droite à Matignon
33:38mais la droite
33:39elle n'a pas la majorité absolue
33:40donc si on veut
33:41que ce budget
33:42devienne le budget du pays
33:44il faut que les idées de gauche
33:45elles s'impriment dedans
33:46on ne peut pas être juste là
33:47pour jouer la béquille
33:48de secours du macronisme
33:49j'espère quand même
33:50que c'est quelque chose
33:51qu'on peut comprendre
33:52la gauche elle existe
33:54elle a ses valeurs
33:55elle a ses idées
33:55elle a ses électeurs
33:57et en plus sur la question
33:58de la justice fiscale
33:59elle est plutôt culturellement
34:00majoritaire dans le pays
34:01Est-ce qu'on peut dire
34:03là qu'on commence
34:04une semaine sous haute tension
34:05pour Sébastien Lecornu ?
34:08Je sais
34:08vous dites déjà
34:09depuis des semaines
34:10Victor Hérault
34:10que c'est terminé
34:11pour Sébastien Lecornu
34:13est-ce que cette semaine
34:14justement ça peut être
34:15assez décisif pour lui ?
34:17Toutes les semaines
34:17sont les semaines
34:17de la dernière chance
34:18depuis qu'il est à Matignon
34:19d'ailleurs il y a eu
34:20deux gouvernements Lecornu
34:21alors qu'il est là
34:22depuis deux mois
34:23donc c'est bien la preuve
34:24que ça va être compliqué
34:26jusqu'au bout
34:27Parce qu'on entendait
34:27l'ultimatum d'Olivier Faure
34:29déjà la semaine dernière
34:30Oui bien sûr
34:31et Boris Vallaud aussi
34:32qui avait enchaîné
34:32en disant
34:33on saura cette semaine
34:33s'il y a dissolution ou pas
34:34bon en fait
34:35on le sait toujours pas
34:35la réalité c'est qu'on le sait
34:36on le sait toujours pas
34:37l'espérance de vie
34:39je pense que l'espérance de vie
34:40maximale de Sébastien Lecornu
34:41elle est au terme
34:41de la discussion budgétaire
34:43et elle est conditionnée
34:44évidemment à la façon
34:44dont ça se termine
34:45en effet
34:46s'il y a les ordonnances
34:47les socialistes
34:48ne seront pas ravis
34:49ils seront à la fois
34:49par ravis de la méthode
34:51et du contenu
34:52du budget
34:52qui sera mis en oeuvre
34:53donc la censure
34:54sera très probable
34:55voilà à la fin
34:55c'est le bail
34:56de Sébastien Lecornu
34:57qui se termine
34:57je rappelle toutefois
34:58que rien n'empêche
34:59Emmanuel Macron
35:00de renommer
35:01déjà de renommer
35:03un Premier ministre
35:03de renommer
35:05encore un Premier ministre
35:06après une censure
35:07et même de renommer
35:08Sébastien Lecornu
35:10ça serait évidemment vécu
35:10comme une provocation
35:12par l'ensemble
35:12des oppositions
35:13et peut-être même
35:14par une partie
35:14du camp
35:15du camp Macronis
35:17mais c'est tout à fait possible
35:18mais en tout cas
35:19il est certain
35:20que sa période
35:21d'espérance de vie
35:21compte entre maintenant
35:22en fonction de ce qui se passe
35:23à l'Assemblée nationale
35:24et la fin hypothétique
35:26de cette période budgétaire
35:27il y a deux fenêtres
35:27c'est-à-dire que là
35:28à partir de la mi-novembre
35:29on ne peut plus vraiment
35:30dissoudre pour des raisons
35:31de procédure budgétaire
35:32donc si les socialistes
35:33veulent faire tomber
35:34Sébastien Lecornu
35:34de manière crédible
35:35il faut le faire
35:36soit maintenant
35:37soit en effet
35:38au déclenchement
35:39des ordonnances
35:39fin décembre
35:40début janvier
35:41ah c'est intéressant
35:41ce que vous dites
35:42donc c'est soit tout de suite
35:43c'est ça
35:43d'où la période
35:44soit dans un mois et demi
35:45c'est ça
35:46parce que si jamais
35:46vous faites une dissolution
35:47à partir de la mi-novembre
35:48on n'a plus vraiment
35:49la possibilité
35:50d'avoir la loi spéciale
35:51les ordonnances
35:52on n'aura pas de budget
35:52et là même
35:53le constitutionnaliste rassurant
35:55qui vous trouve toujours
35:55un article de la constitution
35:56pour qu'on s'en sorte
35:57même moi
35:58j'ai plus d'armes
35:59donc là
36:00il va falloir
36:00et puis c'est les élections
36:01dans les vacances de Noël
36:02exactement
36:02en plus il va falloir
36:04que soit les socialistes
36:05se décident maintenant
36:06jusqu'environ
36:07au 15 novembre
36:08ou 20 novembre
36:08soit qu'ils se décident
36:10après
36:10mais s'ils se décident après
36:12le risque c'est que
36:12les insoumis leur disent
36:13regardez si on a un budget
36:15Bayrou par voie d'ordonnance
36:16c'est un peu parce que
36:17vous n'avez pas censuré
36:18et là le coût politique
36:19à quelques mois
36:20des municipales
36:20risque d'être élevé
36:21d'où la période de tension
36:23comment vous voyez
36:24les choses
36:24Aurore Malval ?
36:25effectivement
36:26j'ai quand même
36:26le sentiment que le PS
36:27s'est un peu mis dans un piège
36:29et dont ils ne savent pas vraiment
36:31en tout cas
36:32comment se sortir
36:33et c'est assez illustré
36:36par les deux attitudes
36:37je dirais
36:37en même temps
36:38qui cohabitent
36:39entre à la fois
36:40un discours
36:41assez offensif
36:42où on revient
36:43régulièrement
36:44avec des ultimatums
36:45d'ailleurs des ultimatums
36:46qui ne sont pas tenus
36:47on entend Olivier Faure dire
36:48ce sera quasiment Zuckman
36:50ou la censure
36:51bon bah finalement
36:52ce n'est ni Zuckman
36:53ni la censure
36:53Est-ce que vous avez l'impression
36:54qu'elle recule toujours ?
36:55En fait j'ai l'impression
36:56qu'elle recule
36:57tout en essayant
36:57de maintenir la pression
36:58évidemment
36:58parce que reculer
36:59ça veut dire sinon
37:00avoir fait tout ça pour ça
37:02et dans ce cas-là
37:02la démarche
37:03de donner sa chance
37:04à Sébastien Lecornu
37:05se révèle totalement
37:07improductive aussi
37:08sur le plan politique
37:09donc ils ont fait un pari
37:09qui est un pari risqué
37:10maintenant ils sont obligés
37:11d'aller au bout
37:12et c'est bien pour ça
37:13d'ailleurs
37:13que ce serait difficile
37:15aujourd'hui
37:16pour eux
37:16de voter une censure
37:18finalement
37:18parce que ça voudrait dire
37:19que tout ce qui a été fait
37:20depuis le gouvernement
37:23enfin l'établissement du gouvernement
37:24Lecornu 2
37:25a été fait en vain
37:26donc il y a un petit peu
37:28cette ligne de crête
37:29c'est extrêmement compliqué
37:30pour des gains
37:30qui sont très hypothétiques
37:32on le voit
37:32et surtout
37:33enfin ce qui je pense
37:35qui est le plus inquiétant pour eux
37:36c'est effectivement
37:36cette question de calendrier
37:37si on n'arrive pas
37:38à un vote
37:39et bien ils seront de toute façon
37:42bloqués
37:43donc là il faudra dire
37:43on s'est trompé
37:44le camp présidentiel
37:45n'a plus du tout peur
37:46des ultimatums de la gauche
37:48c'est pas une question
37:49d'avoir peur
37:50c'est que nous on a fait
37:51un constat qui est très clair
37:52depuis le début
37:52et qui se vérifie
37:53jour après jour
37:54c'est à dire que
37:54nous sommes prêts
37:55à un certain nombre
37:56de compromis
37:57et d'avancées
37:58parce qu'on a le constat
37:59très mathématique
38:01qu'il n'y a pas d'autres options
38:03que celle-ci
38:03mais il faut que chacun
38:05aussi partage cette analyse-là
38:07c'est à dire que la gauche
38:08Laurent Bommel
38:09ne peut pas demander
38:10au titre de leur poids électoral
38:12et de leur représentation
38:13à l'Assemblée
38:14d'avoir plus de gains
38:15que d'autres partis
38:16qui représenteraient davantage
38:17que si on rentre
38:18une fois de plus
38:19dans ce calcul-là
38:19personne n'en sortira gagnant
38:21et cette espèce
38:22de surenchère
38:23ce pas de deux
38:24qui consiste à la fois
38:24à critiquer le manque
38:27de pas du camp macroniste
38:28comme si on faisait
38:29un budget pour nous
38:30nous on essaie juste
38:31de trouver un budget
38:32pour l'ensemble des français
38:33alors effectivement
38:34c'est un budget de compromis
38:35enfin moi il y a plein de choses
38:36qui ne me plaisent pas
38:37dans les premières avancées
38:38qu'on a pu constater
38:39sur le budget
38:39et je pense qu'au niveau
38:40des dépenses
38:41ça ne me plaira pas plus
38:42mais on n'a pas le choix
38:43on sait maintenant
38:44c'est bien documenté
38:45ce que coûte
38:46l'absence d'un budget
38:47pour les français au quotidien
38:48ce que ça peut coûter aussi
38:50en termes de surcoût
38:51vis-à-vis des marchés financiers
38:52etc.
38:53on le sait
38:53donc soit on va là-dedans
38:55effectivement avec aussi
38:56le risque politique
38:56d'une dissolution
38:57qui est toujours sur la table
38:58qui est toujours aussi une option
38:59mais chacun je pense aussi
39:01a un peu à se regarder
39:03dans le miroir
39:04pour se demander
39:04si vraiment c'est ce qu'ils ont
39:05envie de faire
39:06moi j'ai aucun
39:06par rapport à la dissolution
39:07j'ai aucun sujet
39:09de défiance démocratique
39:10c'est-à-dire de peur
39:11de l'expression du vote populaire
39:13si demain les français
39:14retournent devant les urnes
39:15peu importe le choix
39:16qu'ils feront
39:16c'est un choix qui devra
39:18être respecté par tous
39:19mais ça ne vous fait pas
39:21peur renaissance
39:21si on prend les sondages
39:24évidemment on a tous
39:24des raisons de craindre
39:26mais à partir du moment
39:27moi j'ai toujours été
39:29très clair par rapport à ça
39:30vous ne faites pas de la politique
39:31avec la boule au ventre
39:31et à consulter les sondages
39:33tous les matins
39:34en vous disant
39:34qu'est-ce que je dois faire
39:35pour mon pays
39:36en fonction de ces sondages-là
39:37sinon vous faites autre chose
39:38que de la politique
39:39c'est trop facile
39:40d'aller au combat
39:41quand vous êtes sûr
39:41de le gagner
39:42il faut aussi accepter
39:43parfois d'aller au combat
39:44quand les augures
39:47ne sont pas forcément
39:48très favorables
39:49c'est le cas à l'heure actuelle
39:50parce qu'on sait
39:50qu'effectivement
39:51le compromis
39:51c'est pas payant électoralement
39:52on le voit une fois de plus
39:53dans les sondages
39:54que vous avez commenté
39:54toute la soirée
39:55que les seuls
39:56qui ont des gains électoraux
39:57a priori
39:58qui sont sur une dynamique
39:59c'est Marine Le Pen
40:01et c'est Jean-Luc Mélenchon
40:02on sait très bien
40:03pour quelles raisons
40:04surtout Jordan Bardet là
40:05oui Marine Le Pen
40:05qui fait effectivement
40:07des scores très légèrement
40:08super à ceux de Marine Le Pen
40:09enfin bon
40:09c'est à peu près
40:11c'est le même vote
40:12même si pour moi
40:13effectivement
40:13je suis tout à fait d'accord
40:14avec vous
40:14il y a deux postures
40:14totalement différentes
40:15politiquement
40:16mais c'est encore
40:17un autre débat
40:18et ce sera leur problème
40:18si demain
40:19ils devaient arriver au pouvoir
40:20mais vous ne pouvez pas
40:21avoir peur
40:22il ne faut pas faire
40:23des choix politiques
40:24aujourd'hui
40:25uniquement avec
40:25la seule volonté
40:27de ne pas risquer
40:28une dissolution demain
40:29s'il y a un blocage
40:30il y aura nécessairement
40:31une dissolution
40:31parce que ça fait partie
40:32des options
40:32qui sont sur la table
40:33et il n'y en a pas 40
40:34sur la table
40:34mais celle-ci en est une
40:36mais vous ne pouvez pas
40:37refuser le débat
40:38parce que demain
40:39potentiellement
40:40on va risquer de perdre
40:40des élections
40:41allez merci beaucoup
40:42d'avoir été avec nous
40:43ce soir dans BFM
40:45grand soir
Commentaires

Recommandations