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  • il y a 4 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Je voudrais qu'on parle de cet ultimatum qui a été lancé à Sébastien Lecornu.
00:04L'intersyndicale donne 5 jours au nouveau Premier ministre.
00:07Pas un de plus pour répondre à leurs attentes.
00:10Les 8 principales organisations de salariés se sont réunies ce matin
00:13pour décider des suites de la journée de mobilisation hier.
00:17Écoutez-les, c'était au siège national de la CGT à Montreuil.
00:21L'intersyndicale lance un ultimatum.
00:24Les organisations syndicales, avec les travailleuses et travailleurs, exigent
00:29l'abandon de l'ensemble du projet de budget et notamment le doublement des franchises médicales,
00:35la justice fiscale, avec la mise en place de dispositifs qui taxent les gros patrimoines
00:41et les très hauts revenus, une protection sociale de haut niveau
00:44et l'abandon du recul de l'âge de départ à la retraite à 64 ans.
00:50La balle est maintenant dans le camp du Premier ministre.
00:53Si d'ici le 24 septembre, il n'a pas répondu à leurs revendications,
00:58les organisations syndicales se retrouveront pour décider très rapidement
01:03d'une nouvelle journée de grève et de manifestation.
01:07Et pour en parler, on est rejoint par Béranger Cernon.
01:10Bonsoir, merci d'être avec nous.
01:12Vous êtes syndicaliste CGT, ancien secrétaire général CGT des cheminots de Paris,
01:16Gare de Lyon et député LFI de l'Essonne.
01:19Vous semblez laisser une chance au Premier ministre.
01:23Vous n'avez pas décidé de retourner dans la rue tout de suite.
01:25Ça veut dire que vous y croyez ?
01:28Non, je pense que les choses ne sont pas aussi simples que ça.
01:33Monsieur, vous le savez, les syndicats, ce n'est pas de la politique.
01:37Les syndicats font ce qu'ils ont à faire.
01:40Ils sont là pour la mobilisation.
01:41Ils sont là pour que les gens puissent exprimer leur colère,
01:46puissent exprimer leur désarroi aussi par rapport aux politiques.
01:49Aujourd'hui, ils sont menés par M. Lecornu, mais aussi par M. Macron.
01:53Parce que derrière, on voit bien qu'un coup, c'est M. Barnier,
01:57un coup, c'est M. Bayrou, maintenant, c'est M. Lecornu.
01:59Bref, c'est tous les mêmes.
02:01Et donc, voilà, maintenant, il y a des discussions qui sont en cours.
02:05M. Lecornu nous a expliqué qu'il allait faire preuve de rupture
02:09avec ce qui était fait auparavant.
02:11Bon, eh bien, les choses, maintenant, sont posées sur la table.
02:14Il y a eu un vrai succès de la mobilisation du 18 septembre.
02:18Maintenant, l'ultia de la table, c'est le 24 septembre.
02:20Et je pense que tout le monde a bien compris ce que ça voulait dire.
02:23Victor Hérault, vous pensez que c'est tous les mêmes ?
02:24C'est vrai que c'est intéressant ce que dit Béranger.
02:26C'est un nom.
02:27Barnier, Bayrou, Lecornu, c'est tous les mêmes ?
02:29Donc, en gros, c'est déjà perdu d'avance ?
02:31Michel Barnier, c'est un républicain, donc ce n'est pas effectivement de la même trempe.
02:34On pourrait dire que c'est la même continuité politique,
02:36mais c'est en réalité un raccourci immense.
02:38Parce que c'est tout un...
02:39Là, ce s'est passé à côté...
02:40Enfin, c'est une analyse complètement enfantine, pardonnez-moi, monsieur.
02:42Mais c'est passé à côté de toute la complexité qui se trouve au centre...
02:45En tout cas, il a quand même raison de dire que ça a été un échec
02:48et qu'ils sont tombés les uns après les autres.
02:49Ah non, mais ça, c'est certain, oui.
02:50Mais en revanche, ça ne veut pas dire que c'est...
02:52Enfin, je veux dire, ce ne veut pas dire que ce sont tous les mêmes,
02:54donc c'est un échec.
02:55Vous pourriez faire la politique que vous voulez.
02:56D'ailleurs, la politique de la France insoumise, si vous voulez,
02:57ce sera le même échec.
02:58Celle du Rassemblement national, ce sera pareil.
03:00En réalité, ce n'est pas ça le problème.
03:01C'est l'équation de l'Assemblée nationale.
03:03Et alors, si vous avez...
03:04On a passé deux semaines, si vous voulez, à dire que les partis politiques
03:07étaient un petit peu enfantins parce qu'ils refusaient de discuter entre eux
03:09et de se mettre d'accord pour le projet, pour le pays.
03:11Et là, maintenant, on a les syndicats qui arrivent et qui disent
03:12« On exige. On exige qu'on supprime tel truc.
03:15On exige qu'on supprime la réforme.
03:17On exige qu'on supprime tout le projet de budget. »
03:19Non, mais ça va. On est où, là ?
03:21On est où, là ?
03:22Les syndicalistes n'ont pas le droit d'avoir la parole sur ce sujet-là ?
03:25Les syndicalistes ont heureusement le droit d'avoir la parole
03:27et ils leur laissent bien volontiers.
03:29Mais heureusement, et je ne pense pas du tout qu'il y ait quoi que ce soit d'infantile,
03:32je ne me permettrais pas de juger de cette manière-là,
03:35que je trouve quand même particulièrement abusive.
03:37Et sur le besoin, par contre, d'avoir une parole claire
03:41sur le fait qu'on commence à avoir sept premiers ministres différents
03:45depuis le début de Macron
03:46et que la politique macroniste n'a en réalité pas évolué pendant tous ses mandats,
03:50malgré les résultats électoraux à chaque fois
03:53qui étaient des avertissements très clairs
03:55de la non-volonté des Français de vouloir cette politique se perpétuer.
03:59Et pourtant, ils continuent.
04:00Ils changent à chaque fois le capitaine,
04:02mais le bateau, lui, ne change pas de direction.
04:04Et donc, c'est pour ça que les syndicats sont aussi durs.
04:06C'est sans doute parce qu'ils voient où ça va aller.
04:08En tout cas, moi, c'est tout ce qui m'inquiète,
04:09c'est que je vois où ça va,
04:10et ça va toujours contre l'intérêt général
04:12et jamais par rapport aux droits des Français
04:14qui sont extrêmement clairs.
04:16Les Français, ils sont clairs dans les indiqués.
04:17Arrêtez de dire les Français.
04:18Arrêtez de dire les Français.
04:19Regardez les sondages.
04:20Les sondages le sont.
04:21Plus de 80% des Français, encore dans ce sondage au DOXA,
04:24préfèrent une diminution de la dépense publique
04:27qu'une augmentation des impôts.
04:28Donc, ne dites pas les Français, les Français.
04:30Personne ne tient la parole des Français.
04:3210% des salariés sont syndiqués, monsieur.
04:3510%.
04:36Et avec 10%,
04:37quel rapport ?
04:38C'est une mini-portion.
04:40Et là, j'entends menace, ultimatum,
04:42dernier invertissement.
04:44Mais à quel titre ?
04:45Madame Binet dit
04:46le budget doit être fait dans la rue, par la rue.
04:49Mais où va-t-on ?
04:50Si Madame Binet veut faire le budget,
04:54qu'elle se présente aux élections législatives
04:56et qu'elle soit élue par les Français,
04:59pas par un microcosme.
05:01Ce n'est pas parce que vous arrivez à faire perdre
05:02un milliard par journée d'action à la France,
05:04parce que c'est ça,
05:05parce que la menace, c'est,
05:07sinon, on recommence.
05:08Mais qui paye ?
05:09Ce sont les Français qui payent,
05:10ceux qui payent des impôts,
05:11c'est-à-dire une toute petite portion des Français.
05:14Parce qu'on en est là,
05:15menacés de jours de grève,
05:16mais ceux qui font la grève à la SNCF,
05:19pas de problème,
05:19il y a des caisses de grève.
05:20Donc, ils ne perdent rien.
05:22Mais qui va payer ?
05:23Ce sont les salariés du privé
05:24qui, eux, galèrent pour aller travailler.
05:26Ce sont tous ceux
05:27qui ne peuvent pas ouvrir leur commerce.
05:29Ce sont les entreprises
05:29qui fonctionnent moins.
05:31En fait, si vous voulez,
05:32c'est tout le drame de la France.
05:34C'est-à-dire qu'on a quelques syndicats
05:36qui arrivent à bloquer la France
05:38et à pourrir l'avenir économique de la France.
05:41Peut-être une réaction de Béranger Cernon,
05:43parce qu'il est quand même visé par ses attaques,
05:45sur le fait que vous pourrissiez
05:46justement l'avenir de la France.
05:48Peut-être une réaction ?
05:49Est-ce que vous avez le sentiment,
05:51en tout cas,
05:52de pouvoir être entendu
05:53par Sébastien Lecornu
05:54ces prochains jours ?
05:55Est-ce qu'il y a une ouverture pour vous ?
05:58Je veux dire que les propos
05:59juste auparavant
06:01étaient assez savourés.
06:03Et finalement,
06:03c'est bien mal connaître
06:04l'histoire sociale de notre pays,
06:06puisque tous les acquis sociaux
06:07qu'on en a,
06:07notamment la sécurité sociale,
06:09mais aussi les congés payés
06:11et bien d'autres,
06:11c'est grâce à la rue,
06:12c'est grâce à la grève
06:13et grâce aux syndicats.
06:15Donc déjà,
06:15c'est bien un petit peu
06:16de remettre la mairie
06:17au milieu du village.
06:19Et bien évidemment
06:19que les syndicats
06:20ont leur mot à dire
06:21quant à la politique
06:22qui est menée actuellement.
06:23Les premières victimes,
06:24quand même,
06:25des mesures antisociales
06:27qui sont menées
06:27par M. Lecornu,
06:29c'est qui ?
06:30C'est quand même
06:30les salariés sur le terrain
06:31qui,
06:33avec les deux jours fériés,
06:34avec cette justice fiscale
06:37qui n'existe pas,
06:37avec l'ensemble
06:39du projet du milieu.
06:40Mais ils ne veulent pas ça
06:40les salariés,
06:40pardonnez-moi.
06:41Pardon ?
06:42Mais les salariés
06:43ne demandent pas
06:43à ce qu'on fasse payer
06:44la taxe du Kman
06:45à tous les riches.
06:46Est-ce que vous écoutez
06:47les salariés dans ce pays ?
06:48Ils demandent une baisse
06:49des impôts,
06:49une baisse des cotisations,
06:50une baisse des charges,
06:52une baisse des dépenses publiques.
06:53On peut choisir jamais.
06:54Je pense que vous devriez
06:55lire un petit peu
06:57vos propres sondages.
06:59Je pense que vous devriez
07:00écouter un petit peu
07:01ce que disent les gens.
07:02Les gens,
07:02aujourd'hui,
07:02ce qu'ils vous disent,
07:03c'est qu'ils travaillent
07:05durement,
07:06qu'ils voient
07:07leurs acquis sociaux
07:08se réduire
07:09d'année en année
07:10et que dans le même temps,
07:12ils voient bien
07:12les 500 plus grandes fortunes
07:14de France
07:15qui s'en mettent
07:16toujours un petit peu plus
07:17dans les poches.
07:17Ils voient aussi
07:18qu'on a le record d'Europe
07:19de dividendes
07:21versés aux actionnaires.
07:22Ça, ce n'est pas une invention
07:23quand même de leur part.
07:24Ça, ils le voient bien.
07:25Ils voient bien
07:25tous les ans
07:26leur pouvoir d'achat
07:27qui diminue.
07:28Je veux dire,
07:28ça, c'est une réalité.
07:30Donc, ne venez pas
07:30nous expliquer
07:31que les salariés,
07:33finalement,
07:34ils seraient bien contents
07:35et puis qu'ils sont
07:38une petite poignée
07:38à se mobiliser,
07:40à rouspéter,
07:41etc.
07:42Il y a 27 millions
07:43de salariés.
07:43Vous étiez combien
07:44à la rue ?
07:46Alors, madame...
07:47Excusez-moi,
07:47c'est une toute petite poignée.
07:49Oui, d'accord.
07:51Vous êtes combien,
07:51les LR ?
07:52Vous avez fait
07:52combien aux élections ?
07:53Je ne suis pas LR, monsieur,
07:54mais vous changez de sujet
07:55parce que vous êtes gênés
07:56par la réalité, en fait.
07:58Vous êtes une poignée
07:59qui bloquait le pays, certes,
08:00mais vous êtes une poignée.
08:01Les Français sont mécontents
08:02mais vous êtes mécontents,
08:04oui, mais pas pour les mêmes raisons.
08:05Il y a aussi beaucoup
08:05de salariés, vous voyez,
08:06qui nous soutiennent
08:07et qui, tout simplement,
08:08ne peuvent pas faire grève
08:09parce qu'ils sont
08:10dans une précarité
08:11qui fait qu'ils ne peuvent
08:12pas se permettre
08:12de perdre une journée
08:14de salaire.
08:14C'est ça aussi la réalité.
08:15Parce que trop d'armes,
08:16trop de cotisations,
08:17trop de dépenses publiques.
08:18de regarder les images
08:19à la télé,
08:20je pense que vous ferez mieux
08:21d'aller voir justement
08:22ces salariés,
08:23de discuter avec eux
08:24et de vous rendre compte
08:25de la réalité
08:25et de la colère sociale
08:26actuelle dans ce pays.
08:28Oui, je voudrais
08:28qu'on se penche
08:29sur ce qu'a dit
08:30Sébastien Lecornu
08:31puisqu'il est quand même
08:32question de lui.
08:34Le Premier ministre
08:35a affirmé
08:35qu'il souhaitait,
08:36en tout cas,
08:36poursuivre le dialogue
08:37avec les organisations syndicales.
08:40C'est ce qu'il a dit,
08:41ce n'est pas dans la compromission
08:42qu'on va s'en sortir
08:43mais dans le compromis
08:44Aurore Malval.
08:45Il y a quand même
08:45une lueur d'espoir
08:46sur ces discussions.
08:48Est-ce que vous y croyez, vous ?
08:49Moi, je n'y crois pas beaucoup.
08:51Ah, bah merci.
08:52Mais je ne fais pas forcément
08:53la même analyse
08:54que mes confrères
08:55de l'autre côté du plateau.
08:57En fait,
08:58ce que font déjà les syndicats,
09:00c'est aussi le rapport de force.
09:03Ce n'est pas quelque chose
09:04qu'on va découvrir là
09:05sur ce plateau.
09:05Les syndicats sont tout à fait
09:07dans leur rôle.
09:07Ils organisent une manifestation.
09:09On a un budget,
09:10un projet de budget
09:11qui a été quand même
09:11repoussé par les Français.
09:14Ce projet de budget
09:14de François Bayrou
09:15n'a pas convaincu.
09:17Il y a un nouveau budget
09:17qui doit se faire.
09:19Ça ne me semble
09:19quand même pas dingue
09:21que chacun essaye
09:22justement de faire
09:23valoir en tout cas
09:25ses arguments
09:26et que les syndicats
09:27tentent que la facture
09:28ne soit pas aussi lourde
09:29pour les salariés
09:30que ce qu'elle était
09:32avec le budget
09:33de François Bayrou.
09:34Par ailleurs,
09:35quelque chose
09:35de très intéressant aussi
09:36et qui répond aussi
09:37à votre question,
09:38Émilie,
09:38est-ce qu'ils vont réussir
09:39à s'entendre ?
09:39C'est que chacun sort
09:41le sondage qui l'arrange.
09:44C'est-à-dire,
09:45déjà,
09:45personne n'a une lecture
09:46claire de ce qui se passe
09:47à l'Assemblée nationale
09:48comme tout le monde
09:48a perdu,
09:50certains plus que d'autres
09:51et pourtant,
09:52ce sont ceux
09:52qui sont encore au pouvoir
09:53et qui essayent justement
09:54de survivre
09:56avec des bricolages
09:57pour pouvoir continuer
09:58à l'exercer.
09:59Et donc,
09:59à partir de là,
10:00chacun dit,
10:01regardez,
10:01les Français pensent ça.
10:03Donc là,
10:03très bien,
10:03sondage sur l'immigration,
10:05les Français sont
10:06pour plus de régulation
10:08de l'immigration.
10:08On peut aussi lire le sondage
10:10justement chez nos confrères
10:11du Parisien
10:12sur la taxe Zuckman
10:13qui est largement
10:14plébiscitée par les Français
10:15et même les électeurs
10:16de LR sont 89%
10:18selon ce sondage
10:19à souhaiter
10:20cette taxe Zuckman.
10:22Donc,
10:22alors on dira
10:23qu'ils n'ont pas compris.
10:24Moi,
10:24je pense qu'ils ont quand même
10:25compris quelque chose
10:26globalement
10:26et c'est ce qui ressort
10:27quand on rencontre
10:29justement ces fameux Français,
10:30c'est qu'ils veulent plus
10:31de justice
10:32et qu'ils veulent aussi
10:33que tout le monde
10:33soit mis à contribution.
10:35Et cette taxe Zuckman,
10:35alors avec des imperfections,
10:37on en reparlera peut-être,
10:38elle y répond.
10:39On va dire les start-up,
10:41ce sont les licornes,
10:42c'est un peu
10:42le paysan de l'île de Ré.
10:44C'est le paysan
10:45de l'île de Ré
10:45au moment de l'instauration
10:47justement de l'inspo d'impôt
10:47sur la fortune.
10:48Comment le paysan
10:49de l'île de Ré
10:49va-t-il payer
10:51cet impôt sur la fortune
10:52puisqu'il devrait vendre
10:52ses terres à l'époque
10:54c'était ça à l'île de Ré
10:55pour pouvoir s'en acquitter ?
10:55La question c'est
10:56est-ce que c'est la règle
10:57est-ce que c'est l'exception ?
10:58Est-ce qu'on ne peut pas
10:59trouver un moyen intelligent
11:00pour justement
11:01faire en sorte qu'elle puisse...
11:02Je ne comprends pas
11:02quelque chose
11:03dans votre logique.
11:04Nous sommes le pays
11:05où il y a le plus d'impôts
11:06au monde
11:07et nous sommes en train
11:08de foncer dans le mur
11:09parce que nous sommes le pays
11:10où la dépense sociale
11:12est la plus importante.
11:13Et on devrait en plus
11:15s'enliser encore plus.
11:17C'est-à-dire qu'on a un problème,
11:18on sait pourquoi
11:19on a un problème
11:20et on va aggraver le problème.
11:22Mais les gens partiront
11:23et on a beau dire
11:24qu'ils ne partiront pas,
11:25ce n'est pas la réalité.
11:26Tous ces impôts
11:27réduisent l'assiette.
11:28Les vrais économistes,
11:29pas M. Zuckmann
11:30qui est totalement gauchisé,
11:33qui refuse de débattre,
11:34qui est servi
11:35sur un plateau
11:36par le service public...
11:37Ça fait plus un faux économiste
11:37tout à l'heure.
11:38Non, non, mais je veux dire...
11:39J'en ai lu des...
11:40Excusez-moi,
11:41mais tout le monde
11:42a démonté sa démonstration.
11:43Même, il part sur des bases
11:45qui sont fausses.
11:46Donc, si vous voulez
11:47qu'il ait été servi
11:47par le service public
11:49abondamment,
11:50on l'a vu tous les jours,
11:51sans contradicteurs.
11:53Il y avait même
11:53des journalistes
11:54du service public
11:54qui font eux-mêmes
11:55des vidéos pour dire
11:56que la taxe Zuckmann,
11:57c'est bien.
11:57Vous imaginez faire une vidéo
11:59pour aller expliquer
12:00que quelque chose est bien.
12:01Donc, passons Zuckmann
12:03qui est vraiment
12:04devenu la star de la gauche.
12:06D'ailleurs, heureusement
12:06qu'il existe
12:07parce que je me demanderai
12:07ce qu'ils auraient à dire.
12:08Sans lui,
12:09ils n'ont plus aucune proposition.
12:11Mais au-delà de ça,
12:12nous allons nous engouffrer
12:14encore plus dans le problème
12:15si nous ne réduisons pas
12:17la dépense publique.
12:17C'est comme quand vous avez
12:18un problème dans votre budget.
12:20Si vous ne réduisez pas
12:21vos dépenses
12:21et que vous faites un crédit
12:22à la consommation
12:23pour va taxer les riches,
12:25on s'enlise.
12:26Est-ce que je peux répondre ?
12:27Oui, je peux répondre.
12:29Sur la question de l'impôt,
12:31c'est intéressant de dire
12:31qu'effectivement,
12:32on est un des pays
12:33où les prélèvements
12:33sont les plus élevés.
12:35Mais le pays,
12:36je n'ai pas de difficulté
12:37avec ça.
12:38Mais par contre,
12:38il y a une question
12:39de répartition de cet effort.
12:40Et on voit bien
12:4175% de l'impôt
12:42est payé par 10% des Français.
12:44Le patrimoine
12:44des plus riches
12:45a augmenté énormément
12:47jusqu'à...
12:48qui représentait à peu près
12:486% du PIB
12:50en 1996
12:51qui aujourd'hui
12:52est quasiment évalué
12:53par Challenge
12:53qui n'est pas un magazine
12:54gauchiste.
12:55Ils sont déjà à l'étranger.
12:58Je vous présente.
12:59La discussion qu'on a là,
13:02c'est la discussion
13:03que devraient avoir
13:03les syndicats,
13:04le gouvernement
13:04et le patronat.
13:06D'ailleurs,
13:06quand on dit
13:06le but et l'objectif
13:08du syndicat,
13:09c'est de bloquer le pays,
13:09c'est de faire une manifestation.
13:11Mais quelle conception
13:11erronée du syndicat ?
13:12L'objectif du syndicat,
13:13c'est de syndiquer
13:13et de représenter le salarié.
13:15Ce n'est pas plus que ça.
13:16De transcrire
13:17leurs revendications
13:18dans le rapport
13:18de force avec le pouvoir.
13:20Il y a deux façons
13:20de le faire.
13:21Il y a deux façons
13:21de le faire
13:21et c'est pour ça
13:22que j'ai utilisé
13:22le mot enfantin tout à l'heure.
13:23Je le réutilise.
13:24Il y a la façon
13:25moi,
13:26j'exige du gouvernement
13:27qu'il fasse ceci
13:28et je reste dans la rue
13:29et je m'assois par terre
13:30et je ne bouge pas
13:30tant qu'il ne l'a pas fait.
13:31Et il y a
13:31je vais à la table
13:32des négociations
13:32avec les adultes
13:33et je vais discuter
13:34et je vais essayer
13:34de trouver un compromis.
13:35Il y a deux façons
13:36de négocier.
13:37Le rôle du syndicat
13:38ce n'est pas forcément
13:39de bloquer,
13:39c'est de discuter
13:40avec le patronat,
13:41c'est de discuter
13:41avec le gouvernement
13:42et c'est d'essayer
13:42de trouver un budget.
13:43Je vous propose justement
13:44cinq jours.
13:46Je vous laisse dire
13:47le mot de la fin
13:47parce qu'il faut qu'on parte
13:48aux Etats-Unis
13:49dans un instant.
13:49Ce que vous proposez
13:50là, c'est que les syndicats
13:52dont tout à l'heure
13:53vous avez nié
13:54leur possibilité même
13:55de proposer quoi que ce soit
13:56aillent négocier
13:57avec les soi-disant adultes
13:58dont vous entendiez
13:59vous-même tout à l'heure
14:00que c'était des gens
14:01qui s'accrochaient au pouvoir
14:02alors qu'ils venaient
14:02de perdre les élections.
14:03Je suis désolé,
14:04le principe c'est quand même
14:05celui-là.
14:05Le principe c'est quand même
14:06que si on a envie
14:07d'être dans un pays qui marche
14:08et de répondre à la colère
14:09c'est quand même
14:10de régler les problèmes premiers
14:12et les problèmes premiers
14:12c'est que dans ce pays
14:13il y a des gens
14:13qui vont au travail
14:14et qui dorment dans leur voiture
14:15et que tant qu'on n'est pas capable
14:17de faire la base de la base
14:18et que des gens puissent donner
14:19correctement à leur enfant
14:20à manger le soir
14:22Si tout le monde était d'accord
14:24on commencerait par s'en occuper.
14:26Or ce que j'entends
14:26c'est qu'on part d'abord
14:27sur des préceptes économiques.
14:29Je n'ai jamais été au pouvoir.
14:32Désolé de vous le dire
14:32mais par contre
14:33je m'occupe des affaires sociales
14:34pour le groupe
14:34et je suis désolé
14:35mais à Paris
14:36on voit moins de votes
14:37d'extrême droite
14:38et on voit plus de filet social
14:39et bizarrement
14:40colère et moins grande cahier.
14:41Merci beaucoup
14:42merci d'avoir accès
14:43de notre invitation
14:43dans BFM Grand Soir.
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