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  • il y a 3 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00:00Et l'édition spéciale se poursuit sur BFM TV.
00:00:03Bonsoir, merci de nous avoir choisis sur la 13.
00:00:06On connaît la composition du gouvernement Lecornu 2.
00:00:10Il a donc dévoilé sa copie il y a une heure.
00:00:13Que penser de cette nouvelle équipe ?
00:00:14Peut-elle durer plus longtemps que les précédentes ?
00:00:16Peut-elle échapper à la censure ?
00:00:18Et puis, vous le verrez, il y a de la trahison dans l'air du côté des Républicains.
00:00:22La crise est loin d'être terminée, car contre l'avis du parti,
00:00:25certains ont décidé de rejoindre ce gouvernement.
00:00:30Qui est autour de moi sur ce plateau ?
00:00:32Thierry Arnaud, bonsoir, merci d'être avec nous.
00:00:34Thuc Duhal-Denis, bonsoir.
00:00:36Directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles.
00:00:38On est aussi avec Patrick Vignal, bonsoir.
00:00:41Ancien député Renaissance de l'Hérault, Aurore Malval, bonsoir.
00:00:45Grand reporter au service politique de Marianne, Charles Sapin, bonsoir.
00:00:49Éditorialiste politique.
00:00:51Et puis Marcel Oves-Fred, bonsoir.
00:00:52Bonsoir, chef adjoint au service politique du Parisien.
00:00:56On est en ligne avec Pierre Jouvet.
00:00:58Et on a très envie d'avoir eu une première réaction politique, évidemment.
00:01:02Bonsoir Pierre Jouvet, merci d'être avec nous.
00:01:05Vous êtes secrétaire général du Parti socialiste et eurodéputé.
00:01:09On a vu ce tweet d'Olivier Fort tout à l'heure qui dit nos comments.
00:01:12Et vous, que dites-vous en voyant ce gouvernement ?
00:01:14En fait, nous, on n'est pas là pour commenter un gouvernement parce que, déjà, je ne suis pas certain que la durée de ce gouvernement soit très grande, premièrement.
00:01:24Deuxièmement, ce que nous voyons, c'est que c'est un gouvernement qui est très grand, alors qu'on nous avait annoncé un gouvernement qui serait un gouvernement resserré.
00:01:32Donc, je pense que ce n'est pas un très bon signe.
00:01:35Nous voyons aussi des ministres qui ne donnent pas des très bons signes.
00:01:38Je me permets de rappeler que Rachida Dati est à nouveau renommée, alors qu'elle est toujours sous le coup de diverses mises en examen.
00:01:48Que Maude Bréjon est devenue porte-parole du gouvernement, je rappelle que la semaine dernière, elle avait fait partie des députés macronistes qui étaient montés très forts pour ne pas nommer un premier ministre de gauche.
00:01:59Et qu'au moment de la censure de la loi immigration, de certains articles de la loi immigration, elle voulait faire fi des décisions du Conseil constitutionnel pour imposer des lois plus dures encore sur la question migratoire.
00:02:11Donc, il n'y a pas de très bons signes qui sont donnés.
00:02:13Mais après tout, écoutez, c'est le choix du président de la République parce qu'en vérité, ce n'est pas le choix d'un gouvernement le cornu.
00:02:19C'est une fois encore le président de la République qui a pris son stylo, qui a pris son téléphone et qui a appelé les gens.
00:02:25On a vu pendant toute la soirée sur votre antenne de BFM la mise en scène de trois heures à l'Elysée.
00:02:30Donc, finalement, tout ça ne nous inspire qu'une forme de continuation de ce macronisme qui n'en finit plus d'essayer de se maintenir coûte que coûte au pouvoir.
00:02:40Donc, si vous voulez, du côté des socialistes, on est très clair et on l'a dit et ça a été très justement rappelé sur votre plateau.
00:02:46Marcel Ovest-Fren, il y a quelques minutes, on a fait une très bonne explication.
00:02:50Nous, on a posé des lignes claires au Premier ministre.
00:02:53Aujourd'hui, il le sait.
00:02:54Soit dans sa déclaration de politique générale de mardi, il annonce la suspension complète de la réforme des retraites d'Elisabeth Borne.
00:03:03Soit sinon, le Parti socialiste et les 69 députés socialistes censureront ce gouvernement qui tombera donc dans la foulée.
00:03:09– Oui, mais alors, au regard de cette nomination de gouvernement, Pierre Jouvet,
00:03:14est-ce que le risque de censure vous paraît plus faible ou plus important que vendredi dernier ?
00:03:19– Moi, il ne me paraît ni plus faible ni plus important tant que je n'ai pas de réponse sur le fond.
00:03:24Nous, ce que nous voulons, c'est sortir de ce cirque, de ce cirque politicien qui exaspère les Français depuis plusieurs jours
00:03:32où les gens sont saturés de tout ce qu'ils voient, de tout ce qu'ils entendent,
00:03:37de cette tragique comédie de la vie politique française, de partis qui se déchirent.
00:03:43On voit LR qui n'en finit plus non plus de se déchirer.
00:03:46On voit des anciens premiers ministres qui appellent à la démission du président de la République.
00:03:51Tout ça n'a plus aucun sens.
00:03:53Donc nous, on veut essayer de redonner un peu de cadre, un peu de fermeté aussi dans le débat sur le fond.
00:03:58La politique, ça sert à quoi ?
00:03:59Ça sert à changer la vie des gens, à améliorer leur quotidien.
00:04:02Et donc nous, on veut des améliorations pour la vie des Français.
00:04:05Et alors justement, Pierre Jouvet, pardon, je me permets de vous couper parce que...
00:04:08Nous irons aux élections.
00:04:09Oui, vous parliez d'une suspension de la réforme des retraites, justement, avec M. Farandou au ministère du Travail.
00:04:16C'est une personne issue de la société civile.
00:04:18Ce n'est pas un macroniste, ni un LR.
00:04:21Donc est-ce que vous pensez que ça peut être un signe en vue d'une suspension de la réforme des retraites, justement ?
00:04:27Je ne sais pas.
00:04:28De toute façon, je crois comprendre que c'est le Premier ministre lui-même qui va gérer ce dossier.
00:04:32Donc moi, je ne suis pas là pour qualifier ou disqualifier les personnalités.
00:04:36Jean-Pierre Farandou a été jusqu'à présent, je crois, un patron respecté et respectable.
00:04:43Maintenant, le sujet est un sujet éminemment politique.
00:04:46Et je ne suis pas sûr que ce soit des techniciens qui viennent régler des sujets politiques.
00:04:51Donc voilà, les choses sont assez simples.
00:04:54Vous savez, je crois qu'on est dans un moment où il ne faut plus faire semblant.
00:04:57Le Premier ministre sait parfaitement ce qu'il en est.
00:05:00Le Président de la République sait parfaitement ce qu'il en est.
00:05:04Soit ils sont attachés, comme ils le disent, à la stabilité du pays.
00:05:08Ils ne veulent pas retomber dans une élection, retomber dans une nouvelle crise qui serait amplifiée.
00:05:14Et dans ce cas-là, ils doivent concevoir que des changements et des ruptures politiques doivent arriver.
00:05:19Et la réforme des retraites, qui n'est toujours pas digérée, ni dans le pays, ni à l'Assemblée nationale, en fait partie.
00:05:25Soit sinon, ils font un choix inverse.
00:05:28Et s'ils font un choix inverse, je le dis de manière très claire, il y aura des nouvelles élections parce que le Président n'aura pas le choix que de dissoudre.
00:05:35Les socialistes seront prêts et nous ferons tout ce qu'il faut auprès des Français pour aller gagner ces élections et démontrer qu'une autre voie et qu'un autre chemin est possible.
00:05:42– Merci beaucoup Pierre Jouvet d'avoir été avec nous.
00:05:45Vous l'avez entendu, il n'est pas d'un enthousiasme débordant.
00:05:49Patrick Vignal, est-ce que vous, vous êtes plus satisfait que lui de cette copie rendue par Sébastien Lecornu ?
00:05:54– Déjà, je trouve que c'est un gouvernement plus équilibré.
00:05:57C'est-à-dire, il y a quelques poids lourds comme Catherine Vautrin, Gérald Darmanet, mais il y a beaucoup, Société Civile.
00:06:03Ça fait plaisir à ceux qui sont candidats pour les présidentielles parce que c'est pour ça.
00:06:07Et c'est à l'image de Sébastien Lecornu, c'est-à-dire humilité.
00:06:11Ça, c'est le premier point.
00:06:12Et moi, j'aurais envie de répondre à Pierre Jouvet.
00:06:14En fait, le vrai débat, c'est quoi ?
00:06:15– Si c'est à son image, pourquoi n'a-t-il pas rendu cette copie la première fois ?
00:06:18– Parce qu'il faut vérifier la haute autorité, il faut appeler les gens.
00:06:21Vous savez, être ministre aujourd'hui, je ne suis pas certain qu'il y ait eu beaucoup de demandes puisque ça peut tenir 15 heures.
00:06:27C'est le CDD le plus court qu'on ait jamais inventé.
00:06:30Ça, c'est le premier point.
00:06:31En fait, c'est quoi le débat ?
00:06:32C'est est-ce que nous, on décide de suspendre la réforme des retraites ?
00:06:37Et ça fait plaisir aux PS, ils sont en 66.
00:06:40Que fera les LR ?
00:06:41Le vrai débat, il est là ce soir.
00:06:43Est-ce que les LR sont prêts à s'asseoir sur la réforme des retraites
00:06:47le temps qu'on puisse avoir un budget ?
00:06:50C'est ça.
00:06:50Donc, est-ce que le cornu dit, je suspends, pas j'abroge, je suspends la réforme des retraites et on discute ?
00:06:57Que font les LR ?
00:06:58– Vous voyez, Pierre Jouillet lui-même n'est pas très optimiste.
00:07:00– C'est Pierre Jouvet.
00:07:02– Pierre Jouvet, pardon, excusez-moi.
00:07:03– Pierre Jouvet, c'est pas le même.
00:07:05– Exactement, excusez-moi, c'est 23h19.
00:07:07– Oui, je comprends.
00:07:08– Mais vous voyez que donc…
00:07:10– Vous êtes d'accord que ça va être…
00:07:11– Ce porte-parole du Parti Socialiste a expliqué qu'il n'était pas très optimiste
00:07:14et lui-même, de lui-même, sans qu'on lui pose la question,
00:07:16parlait des futures élections législatives post-dissolution et qu'ils étaient tous prêts.
00:07:20– Vous êtes d'accord avec moi ?
00:07:21Vous croyez encore aux paroles politiques du moment ?
00:07:23– Non, ce que je crois, c'est qu'on est à la veille d'une nouvelle censure.
00:07:26Pourquoi ? Parce que les marges de manœuvre à l'Assemblée nationale
00:07:29sont encore plus réduites que les précédentes,
00:07:31que vous voyez une radicalisation des forces d'opposition
00:07:33et quand bien même le Premier ministre pose sur la table
00:07:38cette question de la suspension des retraites,
00:07:40si vous voulez, évidemment, qu'au sein du Parti des Républicains,
00:07:43vous allez avoir des députés qui vont voter la censure,
00:07:45voire même peut-être des membres d'Horizon.
00:07:47– Il va en être question des Républicains dans un instant.
00:07:51Est-ce qu'on est à la veille d'une nouvelle censure, Oral Malval ?
00:07:54– Oui, tout à fait, je pense qu'on voit bien que la situation se tend
00:07:57et surtout, en fait, je ne vois pas fondamentalement ce qui change.
00:08:02On a quelques paramètres qui sont réajustés,
00:08:06mais c'est vrai qu'il n'y a pas…
00:08:07ce gouvernement n'est pas un gouvernement de rupture,
00:08:09comme il avait été annoncé.
00:08:12On voit quand même qu'il y a des personnalités, évidemment,
00:08:14qui sont reconduites.
00:08:15Et puis, de toute façon, cet Emmanuel Macron ne lâche pas cette carte.
00:08:20Qui peut croire…
00:08:21– Non, il a promis une carte blanche pour Sébastien Lecornu.
00:08:23– Oui, permettez-moi d'en douter de cette carte blanche
00:08:26parce qu'on le voit bien, même dans les choix qui ont été faits,
00:08:28dans le temps que la discussion a pris entre les deux hommes tout à l'heure
00:08:32et puis cette façon d'annoncer les noms comme ça au compte-gouttes.
00:08:36C'est finalement un gouvernement qui est nommé presque en catimini encore un dimanche soir,
00:08:40qui a peu de poids politique et qui se retrouve.
00:08:43Et vous l'avez dit, est-ce que ce gouvernement peut accepter,
00:08:45enfin, est-ce que les LR et les macronistes peuvent accepter
00:08:47de mettre en suspens la réforme des retraites, le temps d'avoir un budget ?
00:08:51Mais ce n'est pas le temps d'avoir un budget que le Parti Socialiste souhaite mettre en suspens
00:08:54la réforme des retraites.
00:08:55C'est même, d'ailleurs, cette suspension, comment elle se matérialiserait ?
00:08:58Est-ce que le texte vient à l'Assemblée nationale,
00:09:00auquel cas il y a une majorité même pour l'abroger ?
00:09:03Donc, en fait, cette suspension, déjà en lui-même, le mot est miné.
00:09:08Il y a des doutes au Parti Socialiste, tout le groupe d'ailleurs.
00:09:12On va voir la décision que prendra justement le chef du groupe,
00:09:16Boris Vallot et puis Olivier Faure, en collaboration avec son groupe.
00:09:20Mais il y a déjà des députés, trois députés, l'aile gauche, si je puis dire, du PS,
00:09:23qui ont incité le groupe à voter la censure.
00:09:27Et je pense que, sachant que les écologistes semblent quand même bien décidés pour la voter,
00:09:30que le PCF aussi sait si jamais le Parti Socialiste ne la votait pas,
00:09:34il se retrouverait aussi isolé à gauche.
00:09:36Si une nouvelle dissolution devait advenir juste derrière,
00:09:39je pense que ce ne serait pas une situation très favorable.
00:09:42Il sera à nouveau question des socialistes dans un instant.
00:09:44Mais d'abord, je voudrais qu'on évoque cette crise chez les Républicains.
00:09:47On sera dans un instant avec Franck Louvrier.
00:09:49Mais d'abord, on va faire un petit détour du côté du siège des Républicains.
00:09:53Avec vous, Antoine Forestier, bonsoir.
00:09:55Le mot d'ordre jusqu'à ce soir, c'était pas de participation à ce gouvernement.
00:09:59Sauf que la consigne n'a pas été respectée par six membres LR.
00:10:03Et la sanction est vite tombée.
00:10:04Oui, quelques minutes seulement après l'annonce de ce nouveau gouvernement,
00:10:10un communiqué de la présidence du parti qui rappelle que ce week-end,
00:10:14il y avait en effet cette décision que les membres de LR ne pourraient pas participer au gouvernement.
00:10:19Ça fait suite à un vote qui a eu lieu lors du bureau politique.
00:10:22Et donc, par conséquent, ceux qui ont accepté d'y entrer ne peuvent plus se réclamer désormais du parti.
00:10:27Ils cessent immédiatement leur fonction dans les instances dirigeantes.
00:10:30Cela concerne six ministres sur les 34 qui ont été nommés, à commencer par Annie Gennevard à l'agriculture.
00:10:35Elle était déjà pressentie depuis cet après-midi pour conserver ce poste.
00:10:39C'est une historique du parti.
00:10:40Elle avait sa carte au RPR et encore à l'UMP.
00:10:43Et malgré tout, elle a tweeté ce soir sur son compte Twitter.
00:10:47Elle a publié ce tweet qu'elle disait qu'elle demeurait pleinement fidèle à son parti.
00:10:52Il y a également Rachida Dati à la culture, Philippe Tabarro au transport,
00:10:57Vincent Jambrun à la ville et au logement,
00:10:59Sébastien Martin à l'industrie, Nicolas Faurissier au commerce.
00:11:01Lui avait déclaré publiquement, juste avant cette décision,
00:11:05qu'il trouvait absurde que son parti ne souhaite pas participer à ce gouvernement.
00:11:09Ces six personnalités politiques de LR vont donc être exclues du parti.
00:11:13Les instances dirigeantes de LR vont se réunir dans les prochains jours
00:11:16pour le statuer de manière définitive.
00:11:18Et puis une autre réunion est prévue entre les députés LR ce mardi.
00:11:23Ce sera juste à côté du parti, à l'Assemblée nationale.
00:11:26Et il risque donc d'y avoir de l'ambiance.
00:11:29Merci beaucoup Antoine Forestier.
00:11:31On va tout de suite faire réagir Franck Louvrier qui est avec nous.
00:11:33Bonsoir monsieur le maire.
00:11:35Bonsoir.
00:11:35Vous êtes donc maire Les Républicains de la Bolescu Black et ancien conseiller Nicolas Sarkozy.
00:11:40Merci beaucoup d'être avec nous.
00:11:42Que s'est-il passé ?
00:11:43Est-ce que certains membres LR n'avaient pas entendu ces consignes
00:11:46ou est-ce qu'il y a une trahison au sein de votre parti ?
00:11:49Non, il ne faut pas parler de trahison.
00:11:52Mais quand il y a des règles qui sont définies de façon démocratique,
00:11:55il est normal que tout le monde les applique.
00:11:57Alors ne plus avoir de responsabilité au sein des instances ne veut pas dire non plus
00:12:00qu'on s'éloigne totalement de sa famille.
00:12:02Mais à partir du moment où les choses ont été décidées de façon majoritaire,
00:12:06il est normal qu'on applique la règle.
00:12:08Mais la question de fond, elle n'est pas là.
00:12:10La question de fond est de savoir est-ce que ce gouvernement n'est pas là
00:12:15pour préparer l'abandon de la réforme des retraites ?
00:12:18Si c'est le cas, là ça risque de créer vraiment une crise politique avec les Républicains.
00:12:24Pour la simple et bonne raison, c'est que nous avons toujours défendu cette réforme des retraites.
00:12:28Je dirais même que ça fait partie de l'élément principal pour la discussion budgétaire à venir.
00:12:33Si demain on doit abandonner cette réforme,
00:12:35vous imaginez bien que c'est totalement incohérent de pouvoir rester
00:12:39si ce n'est continuer à soutenir une telle action.
00:12:43Donc voilà, c'est ça l'enjeu principal, je pense, de ce soir.
00:12:46Donc pour vous, M. le maire, ce n'est pas si grave ce qui s'est passé ce soir.
00:12:50Pardon M. le maire, mais pour vous, alors ce n'est pas si grave ce qui s'est passé ce soir
00:12:53tant qu'il n'y a pas de suspension de la réforme des retraites.
00:12:57Oui, il faut aller sur le fond.
00:12:58Vous savez, les histoires de casting sont accessoires.
00:13:00Je pense que les Français, en plus, franchement, ça leur passe au-dessus de la tête.
00:13:04Mais par contre, ce qui compte, c'est est-ce qu'on est capable de pouvoir voter un budget
00:13:09qui permet justement de préserver notamment notre système de retraite ?
00:13:14Et c'est ça l'enjeu.
00:13:15Et c'est sur cette question-là.
00:13:17Donc ce n'est pas ce soir le problème.
00:13:19C'est dans quelques jours.
00:13:20On va voir avec le discours de politique générale,
00:13:22parce que la difficulté de l'exercice en ce moment,
00:13:24c'est qu'on met toujours la charrue avant les bœufs.
00:13:25Vous voulez, on nomme des ministres avant de savoir quelle est la feuille de route.
00:13:29C'est assez original.
00:13:29C'est comme si vous rentriez, vous achetez quelque chose
00:13:32et puis on vous donne le contrat après de l'avoir acheté.
00:13:34Ça ne se passe pas exactement comme ça.
00:13:36Et malheureusement, là, c'est le cas.
00:13:37Donc les ministres rentrent dans les gouvernements,
00:13:39mais ils ne savent pas s'ils doivent abandonner ou pas la réforme des retraites.
00:13:42Si c'est le cas, alors là, je peux vous assurer que ça va créer une vraie crise
00:13:45entre la droite, qui a défendu cette réforme depuis toujours,
00:13:49et puis, bien sûr, le gouvernement.
00:13:51Oui.
00:13:51Franck Lovrier, on sait que vous êtes toujours honnête avec nous sur BFM TV.
00:13:55Franchement, vous auriez dit oui, vous, si on vous avait appelé pour ce gouvernement ?
00:13:59J'aurais dit clairement non, parce que j'ai pris l'engagement vis-à-vis des Boloises et des Boloirs
00:14:04de rester auprès d'eux pendant tout mon mandat.
00:14:06Et à partir du moment où je me représente, il est normal que je sois toujours auprès d'eux.
00:14:10Donc ça, il n'en est pas question.
00:14:12Je suis tout à fait content d'être ici et de rester auprès des Boloises et des Boloirs.
00:14:17Voilà, c'est ça l'enjeu.
00:14:18Mais ma question, franchement, elle est vraiment relative par rapport à l'enjeu de notre pays.
00:14:24Et je pense que l'enjeu de notre pays, c'est aussi d'avoir un discours de clarté
00:14:27avec ceux qui sont nos électeurs.
00:14:30On ne peut pas leur dire pendant longtemps que la réforme des retraites, elle est indispensable,
00:14:34qu'il va falloir se serrer la ceinture parce qu'il va falloir la préserver.
00:14:38Et du jour au lendemain, pour quelques postes, dire terminé, on est capable de la suspendre.
00:14:43Je pense que là, c'est vraiment un choc démocratique qui peut avoir lieu.
00:14:47Restez avec nous, Franck Louvrier.
00:14:49On va vous faire réagir à nouveau.
00:14:50Mais d'abord, je voulais poser la question à Tugduel-Denis.
00:14:53Finalement, on est rassuré.
00:14:55Ce n'est pas encore la crise à LR, d'après Franck Louvrier.
00:14:58Écoutez, moi, la seule chose qui me rassure dans cette séquence, c'est qu'on touche le fond.
00:15:02On touche le fond au global.
00:15:04C'est-à-dire que ce gouvernement ne ressemble à rien.
00:15:06C'est une énième provocation.
00:15:08Juste une réaction quand même sur cette crise à LR.
00:15:09Vous y croyez, ça ? Tout va bien ?
00:15:11On touche le fond aussi chez les LR.
00:15:13Mais tant mieux, parce qu'ils ne peuvent que rebondir.
00:15:15C'est-à-dire que maintenant, on est quand même dans un parti.
00:15:17Vous avez Vincent Jeanbrun, qui a fait des tweets libidineux pour pouvoir rentrer au gouvernement.
00:15:23Vous avez Rachida Dati, qui mérite quand même mieux comme fin de carrière politique
00:15:26que de s'accrocher au macronisme finissant.
00:15:29Et vous avez l'ensemble de ces ministres ou des députés LR qui s'apprêtent à voter la confiance à Sébastien Lecornu.
00:15:34Annie Gennevar, ce n'était pas vraiment une surprise.
00:15:37Annie Gennevar, excusez-moi, c'était la première des fillonistes en 2017.
00:15:40Elle est plutôt à la droite de son parti.
00:15:42C'est très étonnant de la retrouver là aujourd'hui, en fait.
00:15:44C'est vraiment que du carriérisme.
00:15:46Et donc, tous ces gens s'apprêtent, parce que Franck Louvrier, par politesse,
00:15:50fait mine de penser qu'il n'y a pas de suspense.
00:15:52Mais ils s'apprêtent à voter ou à participer à la suspension de la réforme des retraites.
00:15:57Donc, tout le monde a perdu sa boussole.
00:15:59Et là où on peut voir le verre à moitié plainte, c'est de se dire qu'il reste des gens à LR
00:16:03qui peuvent réécrire, reprendre leur stylo pour réécrire un peu l'histoire de la droite.
00:16:08On sait que ça ne changera rien. S'il y a suspension de la réforme des retraites, ça ne changera rien ?
00:16:11Ça changera tout au fait que les six qui ont été nommés, eux, ils vont manger leur chapeau, la plume qu'il y a dessus, etc.
00:16:20Mais en revanche, on peut espérer que la pression de l'électorat de droite sera suffisamment forte
00:16:25pour que quand même quelques députés LR retrouvent leur lucidité et votent contre cette suspension.
00:16:30Et ils ne sont pas les seuls, parce que comme Charles Sapin l'a rappelé tout à l'heure,
00:16:32il y aura aussi quelques députés Horizon, j'espère quelques députés Modem,
00:16:37j'espère même peut-être quelques députés Renaissance,
00:16:39et que donc on arrivera à cette censure, pardon, qui est juste différée dans le temps, mais qui finira par arriver.
00:16:46Marcel Ovest-Fred ?
00:16:47Le parti est vraiment sans dessus-dessous.
00:16:49Si vous me projetez il y a dix jours en arrière, c'était Bruno Retailleau qui essayait de convaincre les troupes LR
00:16:54qu'il fallait absolument participer au gouvernement, que c'était la meilleure façon,
00:16:58il fallait montrer qu'on était capable d'être au pouvoir.
00:17:00C'était comme ça qu'on devenait, qu'on avait des chances à la présidentielle, etc.
00:17:04Et maintenant, c'est Retailleau qui dit « ni à l'effort ».
00:17:06Et c'est des gens qu'il a, y compris des gens qu'il a…
00:17:11Annie Gennevar, il y a un an, il l'a nommée à la tête du Conseil national d'investiture,
00:17:16qui est quand même l'organe central, celui qui donne les investitures pour les élections.
00:17:21Et un an plus tard, elle le trahit.
00:17:24C'est assez humiliant, ce sont des débauchages individuels.
00:17:27Sébastien Lecornu a quand même appelé aujourd'hui Bruno Retailleau pour lui faire avaler la couleur,
00:17:32c'est quand même pas rien.
00:17:33Donc il se passe quand même des choses qui sont totalement inimaginables.
00:17:37Il y aura des exclusions, mais souvenez-vous, Lecornu, Darmanin, Bruno Le Maire,
00:17:41quand ils ont quitté les LR en 2017, on les a menacés d'exclusion,
00:17:45et tout ça, c'est tranquillement enlisé.
00:17:47Donc ça ne fera pas mille vagues ces exclusions.
00:17:49Mais il y a déjà une conséquence à moyen ou long terme, c'est pour la présidentielle.
00:17:54Parce qu'il y a un grand perdant dans la séquence, c'est quand même Bruno Retailleau.
00:17:59Je pense que collectivement, on l'a un peu trop vite sacré,
00:18:02chef incontesté de son parti au lendemain de sa victoire à la présidence du Parti des Républicains,
00:18:06avec 74%, c'est énorme, face à son concurrent Laurent Wauquiez.
00:18:11On s'est tous dit, ça y est, il y a un patron à LR, il va partir à la présidentielle,
00:18:14il a un trou de souris.
00:18:15Et puis à l'époque, il y avait un patron à Beauvau, en plus.
00:18:17Et on voit, on voit aujourd'hui, qu'à la première bourrasque,
00:18:20en fait, cette présidence de LR était en fait en chocolat.
00:18:23C'est-à-dire qu'il met une règle en disant, on ne participe pas à ce gouvernement,
00:18:26et on le soutient, et encore texte par texte.
00:18:29Et là, on voit six membres du Parti des Républicains qui rejoignent ce gouvernement,
00:18:33c'est-à-dire autant que le dernier gouvernement, voire plus.
00:18:37Donc si vous voulez, on voit qu'il y a eu un combat de lecture,
00:18:40entre un Bruno Retailleau qui a dit, il ne faut pas participer à ce gouvernement
00:18:43qui est en fait le macronisme finissant,
00:18:45et qui va remettre en cause nos chances à la présidentielle,
00:18:47et des députés qui se disent, non mais si on ne participe pas à ce gouvernement,
00:18:51si on ne le soutient pas à 100%,
00:18:53on risque de favoriser une dissolution et de nouvelles élections législatives,
00:18:57et donc de perdre nos postes de députés.
00:18:59Pourquoi ? Parce qu'il faut le rappeler,
00:19:00la majorité des députés lors des dernières législatives
00:19:02ont été élus grâce au Fonds républicain contre le Rassemblement national.
00:19:05Auquel ils ne participaient pas en plus.
00:19:06Exactement.
00:19:08Or, on voit dans tous les sondages que ce Fonds républicain anti-RN,
00:19:11s'il y avait de nouvelles législatives,
00:19:12serait beaucoup plus faible.
00:19:14Et en fait, on assiste à un parti républicain
00:19:17qui renoue avec son sport préféré,
00:19:20c'est-à-dire le suicide collectif en implosion.
00:19:23Ils étaient six.
00:19:24Ils sont six à être entrés.
00:19:25Ils auraient pu être beaucoup plus nombreux.
00:19:27Il y a eu plein de candidats.
00:19:28Il y a même un député qui a dit,
00:19:29on aurait pu faire deux gouvernements avec tous les candidats à LR.
00:19:31Il y en a qui ont finalement renoncé,
00:19:33qui ont fait des tweets pour dire,
00:19:34bon, j'ai renoncé,
00:19:35des gens comme Noderre
00:19:36ou des gens comme Julien Diff
00:19:38qui finalement, ils ne sont pas allés.
00:19:40Il y avait beaucoup de gens tentés par cette petite musique.
00:19:42Franck Louvrier, est-ce que vous êtes inquiet
00:19:46pour l'avenir de votre parti ?
00:19:48Est-ce que, quand on voit que certains vont au gouvernement,
00:19:51est-ce que d'autres ne pourraient pas aussi saisir
00:19:52la main tendue d'Éric Ciotti
00:19:55et Jordan Bardella, par exemple ?
00:19:58D'abord, si j'étais inquiet,
00:19:59je ne serais pas dans la famille gaulliste
00:20:01depuis l'âge de 18 ans.
00:20:03J'en ai connu des crises,
00:20:04que ce soit à l'époque de Philippe Séguin
00:20:06et de Charles Passois, etc.
00:20:10C'est normal quand il y a des difficultés.
00:20:12D'abord, c'est un parti démocratique,
00:20:13on échange entre nous.
00:20:15On n'attend pas l'ordre d'en haut,
00:20:17comme peuvent l'être les partis d'extrême.
00:20:19Nous, on essaye de débattre,
00:20:20c'est le cas aussi du Parti Socialiste,
00:20:22et on essaye d'avancer sur des positions communes.
00:20:24Ça, c'est la première chose.
00:20:25Les débauchages, il y en a eu toujours.
00:20:27Ce n'est pas nouveau.
00:20:27L'attrait du Marocain est plus fort que tout.
00:20:30Donc ça, je n'ai pas de soucis là-dessus.
00:20:32Ça sera toujours le cas.
00:20:34La question maintenant d'aujourd'hui,
00:20:36c'est quelle sera la position,
00:20:37à juste titre, d'LR
00:20:38vis-à-vis d'une éventuelle suspension,
00:20:41la réforme des retraites.
00:20:42Ça sera l'enjeu.
00:20:43C'est cet enjeu-là qui va être regardé
00:20:45par à la fois nos électeurs
00:20:46et à la fois, bien sûr,
00:20:47tous les observateurs.
00:20:48Parce qu'il est évident que si on laisse faire
00:20:50la suspension...
00:20:51Alors, que voulez-vous dire, Franck Lovrier ?
00:20:52Est-ce que vous pourriez censurer, alors ?
00:20:54Pardon ?
00:20:55Est-ce que LR pourrait censurer
00:20:57ce gouvernement, alors,
00:20:58en cas de suspension de la réforme des retraites ?
00:21:00C'est tout à fait possible,
00:21:01surtout sur la réforme des retraites.
00:21:03Je pense que s'il y avait un acte
00:21:05qui était là pour servir le Parti socialiste
00:21:07et bloquer le budget de la France,
00:21:10parce qu'on voit bien la situation
00:21:11dans laquelle on est aujourd'hui,
00:21:12on ne peut pas passer
00:21:13avec une réforme des retraites suspendue,
00:21:15il est clair que je pense
00:21:16qu'il y aurait une décision de censure
00:21:18à l'endroit du gouvernement.
00:21:19Mais ça, ça sera une discussion, là aussi,
00:21:21qui se déroulera entre les députés
00:21:23et les sénateurs.
00:21:25Parce que je vous rappelle,
00:21:26il y a un bicamérisme en France,
00:21:27il y a Assemblée nationale et le Sénat.
00:21:29Donc c'est aussi ça qui va avoir lieu
00:21:31dans les heures à venir.
00:21:33Patrick Vignal.
00:21:35Pardon, Thierry Arnaud,
00:21:35vous vouliez juste dire un mot
00:21:37sur Franck Lovrier.
00:21:38Oui.
00:21:39Si parler d'un vote des Républicains,
00:21:42ça a encore un sens.
00:21:43Je voulais juste rappeler que,
00:21:44au moment où François Bayrou pose
00:21:46sa question de confiance,
00:21:48on n'est pas encore à parler
00:21:48de la réforme des retraites,
00:21:50on n'a pas encore assisté
00:21:51au Vaudville de la dernière semaine
00:21:52et aux portes qui claquent,
00:21:53et on voit déjà un parti fracturé,
00:21:55puisqu'il y a 27 députés
00:21:56sur la cinquantaine
00:21:58qui votent la confiance,
00:22:00il y en a, je crois,
00:22:00de mémoire 9 qui s'abstiennent
00:22:01et 13 qui votent contre.
00:22:03Donc c'est déjà un parti divisé.
00:22:06Et est-ce qu'il n'y aura pas,
00:22:07finalement, sur la censure
00:22:08comme sur la confiance
00:22:09en François Bayrou,
00:22:10non pas un vote,
00:22:11mais des votes des Républicains ?
00:22:13Patrick Vignal.
00:22:14Vous savez, je crois qu'on est
00:22:15dans le chacun pour soi,
00:22:16sauf qui peut,
00:22:17et on a créé des autos
00:22:18entrepreneurs.
00:22:19C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:22:20un député, il réfléchit
00:22:22à son intérêt
00:22:23de sa circonscription.
00:22:24C'est pour ça, madame,
00:22:25c'est très compliqué
00:22:27à savoir ce qui se passera mardi.
00:22:29Enfin, quand même,
00:22:30de quoi on parle ?
00:22:30Bruno Rotaillot était sénateur.
00:22:32Il était quasiment inconnu.
00:22:34Il devient ministre de l'Intérieur.
00:22:35120 000 personnes votent.
00:22:38Ça devient le candidat
00:22:39à la présidentielle.
00:22:40Du coup, on a peur
00:22:41au Bloc central,
00:22:42on a peur chez Laurent Wauquiez,
00:22:44on a à Glusman,
00:22:45encore ce soir,
00:22:46il est à 15% de vote,
00:22:48dont Olivier Faure se dit
00:22:49mais il a passé devant moi,
00:22:51on est chez les fous.
00:22:52Et donc, très franchement,
00:22:53d'ici mardi,
00:22:55il peut y avoir
00:22:5540 députés LR
00:22:57qui votent la censure,
00:22:59il peut y avoir
00:22:59les PS complets
00:23:01qui votent récentes.
00:23:02Franchement,
00:23:03je ne sais pas
00:23:04à quoi ça tient.
00:23:05C'est devenu tellement
00:23:06irrationnel
00:23:07que je ne sais pas
00:23:08ce qui peut se passer mardi.
00:23:10On ne sait pas
00:23:10si Marine Le Pen
00:23:11ne va pas faire durer
00:23:12le supplice
00:23:13et attendre
00:23:14un peu mardi
00:23:15parce que son problème
00:23:16elle aussi,
00:23:17c'est...
00:23:18Peut-être que c'est
00:23:19une mauvaise copie
00:23:19alors qui a été rendue.
00:23:21Vous savez,
00:23:22en fait,
00:23:23il n'y a que des mauvaises copies
00:23:24depuis quelque temps.
00:23:26Alors ça sert à quoi ?
00:23:27Madame,
00:23:28personne ne veut s'entendre.
00:23:29Le vrai débat,
00:23:30il est là.
00:23:30Qui a envie
00:23:31de faire du consensus ?
00:23:32Vous entendez
00:23:33François Louvrier,
00:23:34il a raison,
00:23:34il dit
00:23:35je reste moi,
00:23:36je ne veux pas
00:23:37de suspension,
00:23:38de réforme des retraites.
00:23:39Moi,
00:23:39je ne l'ai pas défendu,
00:23:40cette réforme,
00:23:41vous le savez,
00:23:41je vous l'ai dit,
00:23:42on n'avait pas embarqué
00:23:43la CFDT.
00:23:44Après le vrai débat,
00:23:45la retraite,
00:23:46c'est 490 milliards,
00:23:48il y a plus de décès
00:23:49que de natalité.
00:23:50Comment on fait avec cela ?
00:23:52Et donc,
00:23:52je pense qu'on a
00:23:53une classe politique
00:23:54aujourd'hui perdue
00:23:55et donc,
00:23:56on verra mardi
00:23:57ce qui va se passer
00:23:57mais je pense qu'aujourd'hui,
00:23:59on ne peut pas être rassuré
00:24:01qu'il y aura aussi
00:24:02cette censure.
00:24:03Je ne suis pas devin
00:24:04mais je ne pense pas.
00:24:05Oui,
00:24:05j'entendais Franck Louvrier
00:24:06qui voulait réagir justement
00:24:08à ce que vous disiez
00:24:08en plateau.
00:24:09Allez-y,
00:24:10M. le maire.
00:24:10Non,
00:24:11non,
00:24:11je disais juste
00:24:12qu'en plus,
00:24:13on a un calendrier
00:24:13qui fait que c'est
00:24:14de plus en plus compliqué
00:24:15parce qu'on se rapproche
00:24:16de deux élections,
00:24:17à la fois l'élection municipale
00:24:18bien sûr
00:24:19mais l'élection présidentielle.
00:24:20Donc,
00:24:20on le voit bien,
00:24:22ce n'est plus les partis politiques
00:24:23qui fonctionnent,
00:24:24là c'est plus
00:24:24les candidats potentiels
00:24:26aux élections.
00:24:27C'est la raison pour laquelle
00:24:28le Premier ministre
00:24:29a souhaité un gouvernement
00:24:30composé de personnes
00:24:33qui ne soient pas
00:24:33dans les starting blocks
00:24:34des élections présidentielles.
00:24:36Je ne suis pas sûr
00:24:36qu'il ait réussi à 100%.
00:24:37Mais en tout cas,
00:24:39on est dans une situation
00:24:40où on le voit bien
00:24:41comme vous le disiez
00:24:42à juste titre,
00:24:43ça va être très serré,
00:24:45ça va jouer
00:24:46à quelques dizaines
00:24:47de sièges
00:24:47et mon sentiment
00:24:49c'est que malheureusement
00:24:51on va aller
00:24:52vers une dissolution
00:24:53parce que le contexte
00:24:55amène à ce qu'il va falloir
00:24:57remettre les compteurs
00:24:58à zéro.
00:24:59Je crois que c'est
00:25:00la tendance de fond
00:25:01depuis maintenant
00:25:01plusieurs semaines
00:25:02et je crains
00:25:03que ce soit
00:25:04ce résultat-là
00:25:05qui nous amène
00:25:06à la fin de la semaine
00:25:07ou au début de semaine prochaine.
00:25:08Merci beaucoup
00:25:09Franck Lovrier
00:25:10d'avoir été avec nous
00:25:11et puis j'accueille
00:25:12sur ce plateau
00:25:12Manon Aubry,
00:25:13bonsoir.
00:25:14Merci d'être avec nous
00:25:15aux députés européennes
00:25:16La France Insoumise.
00:25:17Alors,
00:25:18je ne vous demande pas
00:25:18ce que vous pensez
00:25:19de ce nouveau gouvernement
00:25:20Le Cornu 2,
00:25:21je vais plutôt vous demander
00:25:22si vous pensez
00:25:23qu'il va avoir
00:25:24une plus grande durée de vie
00:25:25que les précédents gouvernements.
00:25:28Il n'y a pas de chance.
00:25:29Le suspens
00:25:30est assez faible ce soir.
00:25:31Vous avez quand même
00:25:32un gouvernement
00:25:33fait des derniers
00:25:34macronistes
00:25:34qui restent pour monter
00:25:36sur ce Titanic
00:25:37dont on connaît déjà l'issue.
00:25:39Que vous preniez
00:25:39Aurore Berger,
00:25:40Gérald Darmanin,
00:25:41Rachid Adati,
00:25:43je passe en plus
00:25:43sur les mises en examen
00:25:45qu'il y a
00:25:46sur un certain nombre
00:25:47de membres
00:25:48de ce gouvernement.
00:25:49Honnêtement,
00:25:50c'est une nouvelle saga
00:25:51de la saga Le Cornu,
00:25:54un nouvel épisode
00:25:54de la saga Le Cornu.
00:25:56On est le dimanche soir,
00:25:57on a eu notre film
00:25:58du dimanche soir.
00:25:59Honnêtement,
00:26:00je n'ai plus vraiment
00:26:01envie de le commenter
00:26:02tellement ça devient
00:26:03assez pathétique.
00:26:04Et alors,
00:26:04sur les personnes
00:26:05issues de la société civile,
00:26:07est-ce que là,
00:26:07pour le coup,
00:26:08c'est une meilleure idée ?
00:26:09Vous voulez qu'on les décrypte
00:26:11dans l'ordre ?
00:26:12Vous avez l'ancien patron
00:26:13de la SNCF
00:26:14qui gagnait
00:26:16plus de 450 000 euros
00:26:17par an
00:26:17et qui va traiter
00:26:19du travail
00:26:20et du sort
00:26:21des travailleurs
00:26:22de millions de gens.
00:26:23Non,
00:26:24en fait,
00:26:24il n'y a rien à en dire,
00:26:26rien à inventer
00:26:28sur ce gouvernement.
00:26:31Même pour vous,
00:26:32journalistes,
00:26:32pour faciliter
00:26:34votre travail,
00:26:34je suis sympa,
00:26:35je pense qu'il n'y a
00:26:36même pas besoin
00:26:37d'aller regarder
00:26:37dans le détail
00:26:38quels sont les profils,
00:26:40la réalité qu'ils n'auront
00:26:41même pas le temps
00:26:42de déballer leur carton,
00:26:43que la censure
00:26:43sera déjà tombée
00:26:44et qu'ils ne vont pas
00:26:44tenir la semaine
00:26:45parce que le cornu 2,
00:26:47vous savez,
00:26:48dans une saga,
00:26:49on pense tous
00:26:49à les épisodes 2-3,
00:26:51dans une saga,
00:26:51quand vous avez
00:26:52l'épisode 2,
00:26:53c'est qu'en général,
00:26:53le premier a bien marché.
00:26:54sauf que le moins
00:26:56qu'on puisse dire,
00:26:57c'est que le premier
00:26:57n'a pas bien marché.
00:26:58Donc pourquoi
00:26:58on refait un deuxième
00:27:00qui ressemble au premier
00:27:01en ce qui nous concerne ?
00:27:03La motion censure
00:27:04va être déposée
00:27:04dès demain.
00:27:05Je ne peux pas encore
00:27:06vous dire la date exacte
00:27:08à laquelle elle va être examinée
00:27:09parce que ça dépendra
00:27:10de la conférence des présidents
00:27:12qui va se réunir
00:27:13dans la semaine,
00:27:13en toute vraisemblance
00:27:15dans la semaine
00:27:16et l'issue est déjà connue.
00:27:19Ce gouvernement va tomber
00:27:20et tous ceux
00:27:21qui ont voulu
00:27:22avoir quelques ambitions
00:27:23et rajouter un titre
00:27:25de ministre
00:27:25à leur long CV
00:27:26vont tomber avec.
00:27:28Mais moi,
00:27:29je me mets à la place
00:27:29des gens qui suivent.
00:27:30J'ai rencontré plein de gens
00:27:31ce week-end
00:27:32avec qui j'ai discuté.
00:27:33Ils m'ont dit
00:27:34mais un,
00:27:35on n'y comprend plus rien
00:27:35et deux,
00:27:37mais qui se soucie de nous ?
00:27:39Qui se soucie de nous
00:27:41de leur sort,
00:27:42du quotidien,
00:27:44des galères,
00:27:45tant des emplois
00:27:46qui sont perdus,
00:27:47des salaires
00:27:47qui ne suivent pas,
00:27:48des services publics
00:27:49à l'église ?
00:27:49Justement,
00:27:50je voulais faire réagir
00:27:50notamment Marcelo Vesfret
00:27:51sur ce qu'on disait
00:27:52sur ces personnes
00:27:53issues de la société civile.
00:27:55Est-ce que c'est
00:27:55une si mauvaise idée ?
00:27:56Et en même temps,
00:27:57c'est vrai que quand on voit
00:27:58la crise politique
00:27:58que l'on traverse,
00:27:59est-ce que c'est bien raisonnable
00:28:00de confier ça
00:28:01à des amateurs ?
00:28:02Enfin,
00:28:03des amateurs de la politique,
00:28:04j'entends.
00:28:04Soyez fiers d'être des amateurs.
00:28:05Oui, bien sûr.
00:28:06Il faut voir ce que recouvre
00:28:08le mot société civile.
00:28:09Et si c'est des gens
00:28:09qui n'ont aucune expérience politique,
00:28:11Nicolas Hulot,
00:28:12on a vu que parfois
00:28:14ça pouvait donner
00:28:14des catastrophes.
00:28:15Mais vous avez aussi
00:28:16des sociétés civiles
00:28:17qui sont en fait des gens
00:28:18qui ont déjà eu
00:28:19un parcours politique
00:28:20et qui ensuite
00:28:21sont allés acquérir
00:28:22d'autres compétences
00:28:23à l'extérieur.
00:28:24Alors là,
00:28:24c'est différent
00:28:24parce que vous avez des gens
00:28:25qui peuvent être
00:28:26un peu moins pris
00:28:27dans les jeux partisans
00:28:28et qui en revanche
00:28:29savent ce que c'est...
00:28:30Elisabeth Borne
00:28:31venait de la société civile
00:28:32par exemple.
00:28:33Ça ne veut rien dire.
00:28:34C'était le pari
00:28:35du macronisme
00:28:36des débuts.
00:28:37Très rapidement,
00:28:38le chef de l'État
00:28:39avait décidé d'enlever
00:28:40des gens qui ne connaissaient pas,
00:28:42qui ne savaient pas
00:28:42s'exprimer,
00:28:43communiquer
00:28:44ou qui ne connaissaient pas
00:28:44les jeux d'appareils
00:28:46ou les jeux au Parlement
00:28:47et il les avait remplacés
00:28:48par des vieux de la vieille
00:28:49qui avaient pris
00:28:51du galon,
00:28:52les Darmanins,
00:28:53les Le Maire,
00:28:54les Le Cornu,
00:28:54etc.
00:28:55qui sont des vraies politiques.
00:28:56Il ne restait quasiment
00:28:57plus de société civile.
00:28:58On revient à la promesse
00:28:59de la société civile.
00:29:00Après,
00:29:01il y a société civile
00:29:02et société civile.
00:29:03Madame Barbu par exemple,
00:29:04ce n'est pas Farandou.
00:29:05On verra,
00:29:05il y a des gens
00:29:06qui sauront porter certaines choses
00:29:09mais de toute façon,
00:29:10encore une fois,
00:29:11est-ce que ce gouvernement
00:29:11aura le temps
00:29:12de se déployer ?
00:29:12On ne sait pas.
00:29:13Il y aura une bataille
00:29:14et une seule.
00:29:15C'est les retraites,
00:29:15le budget,
00:29:16c'est deux mois.
00:29:16On a le sentiment
00:29:17que personne sur ce plateau
00:29:18ne croit en ce gouvernement
00:29:20le cornu d'eux.
00:29:21On peut faire un reste
00:29:22auprès de vos auditeurs.
00:29:24Moi, je pense qu'effectivement,
00:29:25il y a un mythe
00:29:26autour de cette expression
00:29:27société civile
00:29:28et quand on voit
00:29:29Jean-Pierre Farandou,
00:29:31ce n'est pas
00:29:31la société civile.
00:29:34Et je pense d'ailleurs...
00:29:35Donc c'est juste
00:29:36l'emballage pour vous
00:29:37de dire société civile
00:29:38c'est chic sur le papier ?
00:29:39Je sais que ça a déjà
00:29:40été dit sur ce plateau
00:29:41mais on revient
00:29:42un petit peu à l'essence
00:29:42du macronisme des débuts
00:29:43comme si on veut mettre
00:29:44un petit peu de frais
00:29:45dans quelque chose
00:29:46qui est plus qu'usé.
00:29:47Là, on est vraiment
00:29:47à la fin du chemin.
00:29:50Et donc,
00:29:51on a cette idée
00:29:51qu'est-ce qu'ils vont porter
00:29:54dans ces ministères ?
00:29:55En fait, rien.
00:29:56Quand les LR disent
00:29:57pour bien montrer
00:29:58qu'ils soutiennent
00:29:59en tout cas Bruno Retailleau
00:30:00lorsqu'il se communiquait de presse
00:30:02nous gérerons
00:30:04notre soutien
00:30:05texte par texte.
00:30:06Qu'est-ce que ça veut dire
00:30:06texte par texte ?
00:30:07Il y en aura un seul
00:30:07si d'aventure il y en a un
00:30:09c'est le budget.
00:30:10Donc,
00:30:10tous ces ministres
00:30:11sont nommés.
00:30:13Pourquoi en fait ?
00:30:13Si ce n'est pour donner
00:30:14l'illusion de cette équipe
00:30:16gouvernementale
00:30:16mais qui peut croire
00:30:17qu'ils vont venir
00:30:19chacun amender ?
00:30:20Alors peut-être
00:30:21certains vont avoir
00:30:21un poids politique
00:30:22un peu plus fort
00:30:23peut-être qu'on les nomme
00:30:23comme des symboles
00:30:24peut-être que
00:30:25M. Farandou est un symbole
00:30:26pour peut-être donner
00:30:27cette idée
00:30:27de l'ouverture
00:30:28vers la gauche
00:30:29et encore quand je le dis
00:30:30je n'y crois pas vraiment
00:30:31d'autant que dans le même
00:30:32gouvernement
00:30:32on a Maude Bréjon
00:30:33qui elle a montré
00:30:35son opposition farouche
00:30:36à toute remise en cause
00:30:37de la réforme des retraites
00:30:39à toute suspension
00:30:39et qui serait peut-être
00:30:40forcée de l'annoncer
00:30:41Moi je pense
00:30:43qu'il y a quelque chose
00:30:43Dans la copie initiale
00:30:45il devait y avoir
00:30:46beaucoup plus de sociétés
00:30:47civiles
00:30:47et puis ça s'est réduit
00:30:48parce que
00:30:49les jeux des partis
00:30:49chacun voulait
00:30:50Vous nous disiez tout à l'heure
00:30:51c'est vous qui nous le disiez tout à l'heure
00:30:52il devait y avoir
00:30:53plus de LR
00:30:54il devait y avoir
00:30:54plus de sociétés civiles
00:30:56Il y avait plus de LR
00:30:56qui voulaient rentrer
00:30:57Est-ce qu'ils ont encore
00:31:00leur carte ?
00:31:00Est-ce qu'ils ont déjà
00:31:01étudié une fois
00:31:02Ils sont six à être rentrés
00:31:03mais si on avait pu
00:31:04ouvrir les portes
00:31:05un peu plus
00:31:05il y en aurait eu encore plus
00:31:06il y avait beaucoup de candidats
00:31:07Mais pour rebondir
00:31:08sur cette question
00:31:08des profils de sociétés civiles
00:31:10ça pose trois problèmes
00:31:12surtout dans un moment
00:31:13qui est aussi politique
00:31:14que celui-ci
00:31:15c'est-à-dire que
00:31:16déjà
00:31:16quand vous avez des têtes
00:31:18de gondoles politiques
00:31:19alors évidemment
00:31:20comme ils sont au gouvernement
00:31:21ils n'ont pas
00:31:22le même discours
00:31:23que les forces d'opposition
00:31:23mais au moins
00:31:24ils parlent la même langue
00:31:25Alors quand on doit négocier
00:31:26c'est quand même plutôt pratique
00:31:27Donc profil technique
00:31:28profil de sociétés civiles
00:31:29ils n'ont pas ça
00:31:30ils n'ont parfois même pas
00:31:31les bons numéros de téléphone
00:31:32pour contacter les députés
00:31:33Il y a un second problème
00:31:35c'est que
00:31:36lorsque vous avez
00:31:37un profil technique
00:31:38souvent
00:31:39ce sont
00:31:39des exécutants
00:31:41et ce ne sont pas
00:31:42si vous voulez
00:31:43ils ne sont pas à l'initiative
00:31:44ce qui veut dire
00:31:45que pour certains ministères
00:31:46ça va avoir pour conséquence
00:31:47que les décisions vont être prises
00:31:48soit à Matignon
00:31:49voire à l'Elysée
00:31:51soit exactement l'inverse
00:31:53que ce que voulaient
00:31:54les forces d'opposition
00:31:55et les français
00:31:56Donc on arrive quand même
00:31:58dans une situation
00:31:59où ça va être
00:32:00assez compliqué
00:32:00pour ces profils
00:32:01qui permettent
00:32:03d'habiller
00:32:03sans le faire
00:32:04une forme de rupture
00:32:05pour Sébastien Lecornu
00:32:06qui ne pouvait pas
00:32:07aller chercher des joueurs
00:32:07au Parti Socialiste
00:32:08et qui a dû freiner
00:32:10visiblement
00:32:12les ambitions
00:32:12du Parti des Républicains
00:32:14mais on voit
00:32:15que c'est un gouvernement
00:32:16on peut se poser
00:32:17la question
00:32:18de la compatibilité
00:32:19de ce gouvernement
00:32:19avec le moment
00:32:19très singulier
00:32:20que nous vivons
00:32:21Manon Aubré
00:32:22malgré tout
00:32:23est-ce qu'il n'y a pas
00:32:24quand même
00:32:24une bonne nouvelle
00:32:25quand vous voyez
00:32:25qu'il n'y a aucun nom
00:32:26de socialiste
00:32:27dans ce gouvernement ?
00:32:29Alors c'est faux
00:32:29il y a un ministre
00:32:31en charge des relations
00:32:32avec le Parlement
00:32:33qui vient du Parti Socialiste
00:32:34Ah oui mais bon
00:32:35c'était dans son parcours
00:32:36mais il n'est pas socialiste
00:32:37qui était présent
00:32:38aux rencontres
00:32:39de Raphaël Glucksmann
00:32:40il y a de cela deux semaines
00:32:41donc je ne parle pas
00:32:42d'un temps très lointain
00:32:43Vous avez aussi chez vous
00:32:44des gens qui sont venus
00:32:45d'autres partis
00:32:45Oui enfin là je parle
00:32:47d'il y a deux semaines
00:32:47je ne parle pas
00:32:48d'il y a 15 ans
00:32:49mais à la rigueur
00:32:50peu importe
00:32:51vous posez la bonne question
00:32:52qui quelque part
00:32:53quelle va être
00:32:54l'attitude du Parti Socialiste
00:32:55qui est une bonne question
00:32:55Je sais que vous l'avez
00:32:57En tout cas c'est plutôt
00:32:57encourageant pour vous
00:32:59parce que vous espérez
00:33:00peut-être encore
00:33:00convaincre le Parti Socialiste
00:33:02de se rallier à vous
00:33:04et de censurer
00:33:05justement ce gouvernement
00:33:06Ma position elle est
00:33:06extrêmement claire
00:33:07on n'est pas là
00:33:08pour sauver
00:33:08d'une manière ou d'une autre
00:33:10le macronisme
00:33:10Vous parliez de joueurs
00:33:12à l'instant
00:33:12comme j'aime bien le sport
00:33:13je vais continuer
00:33:14votre métaphore
00:33:15quand en général
00:33:16ça ne marche pas
00:33:16dans une équipe
00:33:17une fois que vous avez
00:33:17essayé de changer le joueur
00:33:18vous changez l'entraîneur
00:33:20donc là l'entraîneur
00:33:21c'est Emmanuel Macron
00:33:22tout le monde a compris
00:33:22que le problème
00:33:23c'est lui
00:33:24et tant qu'il est là
00:33:25tant qu'il veut
00:33:26poursuivre coûte que coûte
00:33:27sa politique
00:33:27dont plus personne ne veut
00:33:28dans le pays
00:33:29alors ça ne va pas marcher
00:33:30et la question
00:33:31qui va être posée
00:33:32au-delà du débat
00:33:34société civile ou non
00:33:35qui pour moi
00:33:36ne veut absolument rien dire
00:33:37que vous soyez
00:33:38un profil technique
00:33:39ou toute autre chose
00:33:41ce sera pour ou contre
00:33:42la réforme des retraites
00:33:43ça ne veut rien dire
00:33:43mais dans le dernier sondage
00:33:45les français réclamaient
00:33:46aussi un gouvernement technique
00:33:47c'était une demande
00:33:48je vais vous dire
00:33:49de manière assez cache
00:33:51mais parce que
00:33:52les gens en ont
00:33:53ras-le-bol
00:33:54ras-le-bol de la politique
00:33:55et moi
00:33:56franchement
00:33:57je ne peux pas
00:33:58leur donner tort
00:33:58on a des gens
00:34:01accrochés à leur poste
00:34:02qui sont prêts
00:34:02à vendre leur conviction
00:34:03un jour ils sont
00:34:04en partie
00:34:04un jour ils ne sont plus
00:34:05ils sont exclus
00:34:06ils ne sont pas exclus
00:34:06un jour ils sont au gouvernement
00:34:07puis ils sont démissionnaires
00:34:08puis ils sont re-au-gouvernement
00:34:09en fait c'est pas ça
00:34:11la politique
00:34:11moi pour le coup
00:34:13vous pourriez m'appeler
00:34:15profil société civile
00:34:16mais comme je vous ai dit
00:34:17que ça ne sert à rien
00:34:17on s'en fout
00:34:18parce que j'ai travaillé avant
00:34:19dans une ONG Oxfam
00:34:21dans la lutte contre l'évasion fiscale
00:34:22si j'ai fait le choix
00:34:23de m'engager en politique
00:34:24c'est pas pour être ministre
00:34:25moi je m'en fous d'être ministre
00:34:26ce qui compte
00:34:27c'est comment on va changer
00:34:28la vie concrète des gens
00:34:29sur ces questions
00:34:30très concrètes
00:34:31si vous voyez
00:34:32qu'il n'y a pas de compatibilité
00:34:33à avoir d'un côté
00:34:34une suspension
00:34:35de la réforme
00:34:36des retraites
00:34:37quand bien même
00:34:37ce serait juste une suspension
00:34:39et de l'autre côté
00:34:39les républicains
00:34:40qui en font une ligne rouge
00:34:41tout ça
00:34:42ça ne marche pas
00:34:43et quand on fait de la politique
00:34:45franchement
00:34:46à la fin
00:34:47ça ne doit pas être
00:34:48pour des postes
00:34:49et ces gens là
00:34:50sont en train
00:34:50de nous dégoûter
00:34:51et vous savez
00:34:52quand tous les dégoûtés
00:34:53s'en vont de la politique
00:34:54il ne reste plus que les dégoûtants
00:34:56et ce gouvernement
00:34:57est un gouvernement
00:34:58de dégoûtants
00:34:59et désolé pour les mots
00:35:00mais parce que
00:35:00je crois que je me fatigue
00:35:01moi-même à commenter
00:35:02ces gouvernements
00:35:02j'ai juste envie
00:35:03comme beaucoup de français
00:35:04de tourner la page
00:35:04vous allez loin quand même
00:35:06de traiter des gens
00:35:07parce qu'ils n'ont pas
00:35:07les mêmes opinions que vous
00:35:09de dégoûtants
00:35:09mais vous le savez comme moi
00:35:11qu'ils vont au gouvernement
00:35:13pour y passer juste
00:35:14vous êtes désabusés
00:35:15de cette vie politique là
00:35:17aujourd'hui
00:35:17j'ai beaucoup de respect
00:35:19pour les gens
00:35:19qui croient en leurs convictions
00:35:20par contre
00:35:21quand vous faites
00:35:21des allers-retours
00:35:22avec des contradictions internes
00:35:24c'est quoi la ligne
00:35:25de ce gouvernement
00:35:26sur les retraites
00:35:27c'est quoi la ligne
00:35:28de ce gouvernement
00:35:29sur la justice fiscale
00:35:31vous avez des gens
00:35:32qui se sont critiqués
00:35:32les uns les autres
00:35:33etc
00:35:33nous au moins
00:35:35on a le mérite
00:35:36de la cohérence
00:35:36et je pense que oui
00:35:37il y a beaucoup de gens
00:35:38qui font ça pour leur fausse
00:35:39dans ce gouvernement
00:35:39et je le regrette
00:35:40parce que je pense
00:35:41que ça ne fait pas du bien
00:35:42à la politique
00:35:42et y compris à droite
00:35:43des gens avec qui je suis opposé
00:35:44je pense ont des convictions
00:35:46profondes
00:35:46je voudrais juste faire réagir
00:35:48Victor Hérault
00:35:49qui est avec nous
00:35:50depuis déjà plusieurs minutes
00:35:51pardon
00:35:52j'ai oublié
00:35:52vous êtes arrivé
00:35:53sur la pointe des pieds
00:35:54je ne vous ai même pas vu
00:35:55on le rappelle
00:35:56vous êtes journaliste politique
00:35:57à Valeurs Actuelles
00:35:59peut-être une réaction
00:36:00sur ce qui vient d'être dit
00:36:01on parle beaucoup de censure
00:36:02autour de ce plateau
00:36:03est-ce que là
00:36:04comment ne pas le comprendre
00:36:05depuis le début
00:36:05de toute façon
00:36:06vous ne donnez aucune chance
00:36:07à Sébastien Lecornu
00:36:08encore moins
00:36:09au gouvernement 2
00:36:11de Lecornu
00:36:12alors encore une fois
00:36:12je n'accable pas Sébastien Lecornu
00:36:14je pense que n'importe qui
00:36:15à sa place
00:36:17n'aurait pas fait mieux
00:36:19et je pense d'ailleurs
00:36:19en l'occurrence
00:36:20qu'on parlait de carte blanche
00:36:21là Emmanuel Macron
00:36:22a quand même grandement tenu
00:36:23le silo de la copie
00:36:25de ce gouvernement
00:36:26on rappelle
00:36:26qu'il a passé combien de temps
00:36:28à l'Elysée
00:36:28juste avant d'en sortir
00:36:29quasiment 3 heures
00:36:32on peut vraiment parler
00:36:33de carte blanche
00:36:34quand il y passe autant de temps
00:36:35puis en lui disant
00:36:36attention il faut absolument
00:36:37rendre la copie ce soir
00:36:37parce que moi je prends
00:36:38l'avion demain
00:36:38donc ça en termes de carte blanche
00:36:40on est quand même
00:36:41bon
00:36:41c'est un petit astérisque
00:36:42Sébastien
00:36:42oui voilà
00:36:43moi j'ai pris les billets
00:36:45donc s'il pouvait rendre maintenant
00:36:45on nous a vendu
00:36:47un gouvernement de rupture
00:36:48bon là c'est un gouvernement
00:36:50de rupture conventionnelle
00:36:51c'est à dire que là c'est vraiment
00:36:52on est sur de la relation
00:36:53à l'amiable
00:36:53une rupture à l'amiable
00:36:54on a quand même
00:36:55il faut expliquer
00:36:56à tous les partis politiques
00:36:58comment ne pas censurer
00:36:59un gouvernement
00:37:00centre droit
00:37:01centre gauche
00:37:02société civile
00:37:04bonne année 2017
00:37:05enfin c'est vraiment
00:37:05le gouvernement
00:37:06on l'a déjà dit
00:37:07macroniste pur jus
00:37:08c'est impossible
00:37:09ça ne sert à rien
00:37:11de dire que les profils
00:37:12ont été changés
00:37:12que les ministres
00:37:13ne sont plus les mêmes
00:37:13évidemment la société civile
00:37:14ne sont plus les mêmes
00:37:15mais je dis même
00:37:16tant pis
00:37:17donc là pour vous
00:37:18il n'y a pas de rupture
00:37:19là c'est la même chose
00:37:19il n'y a aucune rupture
00:37:20non mais le projet
00:37:21l'idée
00:37:21la philosophie de ce gouvernement
00:37:23n'est pas du tout
00:37:24en rupture avec le macronisme
00:37:25c'est ce qui était promis
00:37:26une rupture avec le macronisme
00:37:27le macronisme
00:37:27c'est société civile
00:37:28centre droit
00:37:29centre gauche
00:37:29c'est exactement la copie qu'on rend
00:37:30et je dis même
00:37:31si ça survit
00:37:33à l'épreuve du Parlement
00:37:34ça ne survivra pas
00:37:38contradictions internes
00:37:39qui sont juste
00:37:39mais monumentales
00:37:40j'en ai répertorié trois
00:37:41vous n'avez pas beaucoup de temps
00:37:43allez-y
00:37:43on a des ministres horizon
00:37:44dont le chef appelle
00:37:46à la démission
00:37:47du président de la République
00:37:48quand même assez lunaire
00:37:49on a une ministre
00:37:50de l'écologie antinucléaire
00:37:52dont le ministre délégué
00:37:54est un fervent défenseur
00:37:55du nucléaire
00:37:56donc ça ça ne tient pas non plus
00:37:57et vous l'avez dit Aurore
00:37:58on a une porte-parole
00:37:59du gouvernement
00:38:00qui est résolument
00:38:01et qui l'a dit
00:38:02dans les médias
00:38:02opposés à la suspension
00:38:03de la réforme des retraites
00:38:04et qui sera contrainte
00:38:05d'annoncer
00:38:06la suspension
00:38:08de la réforme des retraites
00:38:08là il y a des implosions internes
00:38:10qui sont juste catastrophiques
00:38:11on est dans le
00:38:12là c'est le en même temps
00:38:13pur juste
00:38:13c'est même plus le en même temps
00:38:14c'est le contradictoire
00:38:15le plus parfait
00:38:15donc même si ça tient
00:38:16devant le Parlement
00:38:17encore une fois
00:38:17ça ne tiendra pas
00:38:18ça explosera de l'intérieur
00:38:19Manon Aubré
00:38:20vous allez tout de même
00:38:21écouter la déclaration
00:38:23de politique générale
00:38:23de Sébastien Lecornu
00:38:24a priori
00:38:25elle devrait avoir lieu
00:38:26le mardi
00:38:27Léopold Lodbert
00:38:28oui bien sûr
00:38:29il va sans dire
00:38:30que non seulement
00:38:31on écoutera
00:38:32le discours de politique générale
00:38:34Mathilde Panot
00:38:35notre présidente de groupe
00:38:36à l'Assemblée nationale
00:38:37aura l'occasion
00:38:37d'y réagir
00:38:38maintenant est-ce que
00:38:39j'en attends quelque chose
00:38:40non
00:38:41pour le gouvernement
00:38:44Sébastien Lecornu
00:38:45on n'était même pas sûr
00:38:46qu'il y ait un discours
00:38:47de politique générale
00:38:48on a fait un petit progrès
00:38:49mais il n'y aura pas
00:38:50de vote de conscience
00:38:51qui est normalement
00:38:53la tradition
00:38:53sous la 5ème République
00:38:55bon
00:38:55le vote sur la motion de censure
00:38:57servira de vote de conscience
00:38:58mais je pense que
00:39:00ce sera un discours
00:39:01avec des choses
00:39:03assez lointaines
00:39:05avec des contradictions
00:39:07dans le discours
00:39:07je suis assez d'accord
00:39:08mais alors Manon Aubry
00:39:09en cas de nouvelle censure
00:39:11et de dissolution
00:39:12ne craignez-vous pas
00:39:13l'arrivée au pouvoir
00:39:14du Rassemblement National
00:39:15est-ce que ce ne serait pas pire
00:39:17avec le Rassemblement National
00:39:18au pouvoir
00:39:19quand on se place
00:39:20de votre point de vue
00:39:21vous savez c'est une question
00:39:21qu'on nous pose souvent
00:39:23en disant
00:39:23mais attendez
00:39:24s'il y a des élections
00:39:25un tel ou un tel
00:39:26risque de le gagner
00:39:27oui ça s'appelle
00:39:28la démocratie
00:39:29et vous êtes prête
00:39:30à prendre ce risque
00:39:31dans une démocratie
00:39:32on se bat pour ses idées
00:39:33et on peut reprocher
00:39:35beaucoup de choses
00:39:35à la France insoumise
00:39:36mais on ne peut pas reprocher
00:39:37la cohérence de nos idées
00:39:39là la crise politique
00:39:41qu'on est en train de vivre
00:39:42illustre une crise
00:39:43du macronisme
00:39:44mais aussi une crise
00:39:45institutionnelle
00:39:45de la Vème République
00:39:46on a plaidé
00:39:47de longues dates
00:39:48pour la VIème République
00:39:49voilà un des points
00:39:49qui sont validés
00:39:50on a bataillé
00:39:52de manière ferme
00:39:53et pendant très longtemps
00:39:53contre la réforme des retraites
00:39:55ce débat à juste titre
00:39:56revient parce qu'il n'a toujours
00:39:57pas été tranché par un vote
00:39:58la taxe Zuckman
00:40:00est soutenue très largement
00:40:01dans l'opinion publique
00:40:02de la gauche à la droite
00:40:03des sympathisants politiques
00:40:05dans le pays
00:40:06je vous raconte tout ça
00:40:07pour vous dire
00:40:08que ces idées-là
00:40:08elles ont progressé
00:40:09qu'on continuera à les défendre
00:40:10et moi ce que je souhaite
00:40:11pour régler les choses
00:40:13de la manière la plus claire
00:40:14et limpide
00:40:15dans le cadre de la Vème République
00:40:16avant je le souhaite
00:40:17de passer à la VIème
00:40:18c'est une élection présidentielle
00:40:20parce qu'on sait
00:40:20que le président de la République
00:40:22a tous les pouvoirs
00:40:22que s'il y a
00:40:23une nouvelle élection
00:40:24législative
00:40:25il pourra en faire
00:40:25ce qu'il veut
00:40:26il pourra continuer
00:40:27à nommer
00:40:29un macroniste
00:40:30pur jus
00:40:31ou quelqu'un
00:40:32un figurant
00:40:33d'un Sébastien Lecornu
00:40:353, 4, 5, 10
00:40:36sauf si il y a une majorité
00:40:37qui se dégage
00:40:37pour un candidat
00:40:38ou un autre
00:40:39on pense notamment
00:40:39au Rassemblement National
00:40:40majorité absolue
00:40:41vous le savez comme moi
00:40:42que c'est assez peu probable
00:40:43c'est pas impossible
00:40:44et par ailleurs
00:40:45le président de la République
00:40:47on peut s'attendre
00:40:48à tout avec lui
00:40:49à l'instant
00:40:50où on se parle
00:40:51il y avait une majorité
00:40:53certes relative
00:40:53mais qu'il n'y avait pas interdit
00:40:55de nommer un gouvernement
00:40:56macroniste en 2022
00:40:57il avait une majorité relative
00:40:59il l'a fait en 2024
00:41:00majorité relative
00:41:00au bloc de gauche
00:41:01il le refuse
00:41:02donc aujourd'hui
00:41:03on voit que le problème
00:41:04c'est Emmanuel Macron
00:41:05et le meilleur moyen
00:41:06pour revenir à votre question
00:41:07initiale
00:41:08dans une démocratie
00:41:09c'est d'en revenir
00:41:10vers les électrices
00:41:11et les électeurs
00:41:12quoi d'autre
00:41:13que de se tourner vers eux
00:41:14alors on peut prendre
00:41:15davantage de temps
00:41:16on peut en discuter
00:41:17on peut faire une loi spéciale
00:41:18sur le budget
00:41:19pour reconduire le budget
00:41:20ce qui a été fait
00:41:21l'an dernier
00:41:21avant le gouvernement Bayrou
00:41:23procéder à une élection
00:41:24présidentielle
00:41:24puis procéder à une élection
00:41:25législative
00:41:26on aura rebattu les cartes
00:41:28et s'agissant de
00:41:29qui va la gagner
00:41:30vous savez
00:41:31on nous avait dit
00:41:32l'an dernier
00:41:32que le Rassemblement National
00:41:33allait gagner
00:41:33les élections législatives
00:41:34on le sait tous
00:41:35que ça n'a pas été le cas
00:41:35et nous
00:41:36ce qui nous concerne
00:41:37on se battra
00:41:38coûte que coûte
00:41:39contre le Rassemblement National
00:41:40qui a accompagné
00:41:41le macronisme
00:41:41d'une manière ou d'une autre
00:41:42notamment en refusant
00:41:44à six reprises
00:41:44de voter la mention de censure
00:41:45et la démocratie parlera
00:41:47et franchement
00:41:48ça ferait un peu du bien
00:41:49il y en a un autre
00:41:51qui voudrait
00:41:52pardon
00:41:53Charles Sapin
00:41:56on est dans une démocratie
00:41:57donc si
00:41:58elle n'a pas dit
00:41:58qu'elle ne la reconnaîtrait pas
00:42:00Emmanuel Macron
00:42:00à ne pas reconnaître
00:42:01le résultat des élections
00:42:02mais la différence
00:42:03c'est que moi
00:42:04je ne perds pas
00:42:05perdante
00:42:06il y a beaucoup trop
00:42:07aujourd'hui
00:42:08on est paralysé
00:42:09par cette peur
00:42:10de la démocratie
00:42:11pourquoi
00:42:11on envisage d'ailleurs
00:42:13assez facilement
00:42:14de renouveler le mandat
00:42:15des députés
00:42:16alors qu'ils ont été élus
00:42:17qu'il y a un an
00:42:17mais qu'on n'envisage pas
00:42:18de renouveler le mandat
00:42:19du président de la République
00:42:20rebattons complètement les cartes
00:42:23et le jeu démocratique
00:42:24on aura des débats
00:42:26qui je pense seront
00:42:27encore plus intéressants
00:42:27que le commentaire de gouvernement
00:42:28mais un débat
00:42:29projet contre projet
00:42:30et les gens tranchent
00:42:31merci beaucoup
00:42:31et justement
00:42:32il y en a un qui a envie
00:42:33de rebattre les cartes
00:42:34c'est Mathieu Vallet
00:42:35que l'on va faire entrer
00:42:35sur ce plateau
00:42:36merci Manon Aubry
00:42:37d'avoir été avec nous
00:42:38on va d'abord vous montrer
00:42:40ce tweet
00:42:41de Marine Le Pen
00:42:42c'était il y a seulement
00:42:43quelques minutes
00:42:44elle a réagi évidemment
00:42:45à la formation
00:42:47de ce nouveau gouvernement
00:42:48voici ce qu'elle dit
00:42:49le gouvernement sera censuré
00:42:50par le Rassemblement National
00:42:51nous déposerons dès demain
00:42:53une motion de censure
00:42:54contre celui-ci
00:42:55bonsoir Mathieu Vallet
00:42:56bonsoir Émilie Broussou
00:42:57merci d'être avec nous
00:42:59on le rappelle
00:42:59vous êtes député européen
00:43:01Rassemblement National
00:43:02vous allez donc censurer
00:43:04sans attendre le budget
00:43:05et la déclaration
00:43:06de politique générale
00:43:07on est clair
00:43:07on est net
00:43:08on est précis
00:43:09il n'y a pas de débat
00:43:09il n'y a pas de tergiversation
00:43:10Marine Le Pen
00:43:11en tant que présidente du groupe
00:43:12de Rassemblement National
00:43:13de la première force d'opposition
00:43:14du pays à l'Assemblée
00:43:15déposera avec nos années
00:43:16d'Éric Souty
00:43:17l'Union pour les droits
00:43:19républicaines
00:43:19la motion de censure
00:43:20demain à l'Assemblée Nationale
00:43:22pour que
00:43:23tous celles et ceux
00:43:23qui veulent la voter
00:43:24donc d'abord Mme Aubry
00:43:25qui va aussi voter la censure
00:43:26mais je n'ai pas encore entendu
00:43:27les communistes
00:43:28évidemment les écologistes
00:43:29veulent aussi la censure
00:43:30et bien toutes celles
00:43:30et tous ceux qui veulent
00:43:31que les urnes
00:43:32soient à nouveau appelées
00:43:33par une dissolution
00:43:34et bien ça commence
00:43:35dès demain
00:43:35par une censure
00:43:36qui sera présentée
00:43:37qui sera vraisemblablement
00:43:38mise au voie
00:43:39d'ici jeudi
00:43:40à l'Assemblée Nationale
00:43:40Et alors vous y croyez ?
00:43:43Écoutez
00:43:43moi je pense que
00:43:44j'ai entendu
00:43:45les socialistes
00:43:46nous dire
00:43:46qu'ils voulaient
00:43:47l'abrogation
00:43:47de la réforme des retraites
00:43:48ou sa suspension
00:43:48je ne sais plus très bien
00:43:49qu'ils voulaient
00:43:50une justice fiscale
00:43:51alors si c'est pour
00:43:52faire fuir tous les riches
00:43:53et qu'on est plus de pauvres
00:43:53ce n'est pas la peine
00:43:54mais moi je leur dis
00:43:55censurez
00:43:56et allez aux urnes
00:43:57défendez votre programme
00:43:58la taxe Zucman
00:44:00dont c'est l'alpha et l'oméga
00:44:01de la gauche
00:44:01la fin de la réforme des retraites
00:44:03telle qu'on la connaît aujourd'hui
00:44:04et bien c'est lors des élections
00:44:05que ça se défend
00:44:06c'est pas en allant magouiller
00:44:07des postes
00:44:09qui n'ont pas eu
00:44:10et qui aujourd'hui font que
00:44:11d'ailleurs j'adorais
00:44:12petite parenthèse
00:44:13sur votre entraine
00:44:14Olivier Faure
00:44:14lorsque votre confrère
00:44:15sur BFM TV ce soir
00:44:17lui demande
00:44:17si l'Élysée l'a appelé
00:44:18pour annoncer
00:44:19la nomination de Le Cornu
00:44:20il dit
00:44:21c'est exactement
00:44:22c'est exact
00:44:23ou c'est exactement faux
00:44:24le lapsus révélateur
00:44:25où Marine Le Pen
00:44:25l'a traitée de menteur
00:44:26parce que
00:44:26évidemment qu'on ne peut pas
00:44:27mentir aux Français
00:44:28dans des circonstances
00:44:29qui plus est aussi graves
00:44:30que le pays traverse aujourd'hui
00:44:31donc vous voyez bien
00:44:31que les socialistes
00:44:32ne sont pas corrects
00:44:33qu'ils aillent aux urnes
00:44:34qu'ils aillent remettre en jeu
00:44:35leur siège électoral
00:44:36et qu'ils aillent défendre
00:44:37leur programme
00:44:37et c'est les Français
00:44:38ensuite qui trancheront
00:44:39évidemment
00:44:39pour quelle majorité
00:44:41j'espère
00:44:41parce qu'on a vu
00:44:42pendant un an
00:44:42trois blocs
00:44:43ça ne fonctionnait pas
00:44:43ils veulent avoir demain
00:44:44donner les manettes
00:44:46au pays
00:44:47Léopold Oddebert
00:44:47quand on voit
00:44:48toutes les réactions politiques
00:44:50ce soir
00:44:51en tout cas
00:44:51est-ce que vous avez
00:44:52le sentiment
00:44:53qu'on se rapproche
00:44:54d'une censure
00:44:55pour ce nouveau gouvernement
00:44:56Le Cornu
00:44:57pardon c'est la question
00:44:58à 100 000 euros
00:44:58oui
00:44:58je m'enviens à les avoir
00:44:59c'est compliqué de vous répondre
00:45:01parce que
00:45:02tout nous laisse penser
00:45:03que ça va être très compliqué
00:45:04effectivement
00:45:05il va falloir voir
00:45:06en fait
00:45:06ce qu'il y a aussi
00:45:07comme façon
00:45:09de parler
00:45:10pour Sébastien Le Cornu
00:45:11mardi
00:45:12c'est-à-dire que
00:45:12qu'est-ce qu'il va dire
00:45:13qu'elle menace aussi potentiellement
00:45:15il y aura pour ceux
00:45:16qui le censureraient
00:45:17qu'est-ce qui va se dessiner
00:45:19comme projet alternatif
00:45:21après une potentielle censure
00:45:24on comprend quand même
00:45:25que cette
00:45:25effectivement hypothèse
00:45:26de dissolution
00:45:27elle est quand même
00:45:28assez forte
00:45:28au moment où on se parle
00:45:29si jamais
00:45:30Sébastien Le Cornu
00:45:31était amené
00:45:33à tomber
00:45:33mais on va attendre
00:45:34de voir quand même
00:45:35ce qui va être dit
00:45:37tout va s'accélérer
00:45:37on fait un petit point
00:45:38sur le calendrier
00:45:39très rapidement
00:45:40on va faire le point
00:45:42justement
00:45:42dans un tout petit instant
00:45:43sur ce calendrier
00:45:44et sur les noms
00:45:45de ce nouveau gouvernement
00:45:47je voudrais juste avoir
00:45:47le sentiment
00:45:49de Marcel Oves-Fred
00:45:50vous aussi
00:45:50vous êtes à l'affût
00:45:51de la moindre déclaration
00:45:53qu'est-ce que vous sentez
00:45:54dans l'air
00:45:54un petit parfum de censure
00:45:55ou pas ?
00:45:56sur la censure
00:45:57oui
00:45:57on peut parler
00:45:59d'autre chose
00:45:59si vous voulez
00:46:00de cuisine
00:46:00cuisine
00:46:01mode
00:46:02c'est vrai
00:46:04on peut parler
00:46:05de tambouille politique
00:46:06c'est un peu
00:46:06je plaisante
00:46:08ce qui est rigolo
00:46:10c'est que dimanche dernier
00:46:11il en avait une
00:46:12il était en train
00:46:13de la rédiger
00:46:13au moment où Bruno Retailleau
00:46:14débarque
00:46:15et il tapait à sa porte
00:46:16et lui a dit
00:46:16mais qu'est-ce que c'est
00:46:17que cette histoire
00:46:17de Bruno Le Maire
00:46:18etc
00:46:18donc là
00:46:19il promet qu'il est reparti
00:46:20je le cite
00:46:21d'une page blanche
00:46:21qu'il a déchiré
00:46:22qu'il est reparti
00:46:23mais qu'est-ce qu'il va
00:46:24nous redire
00:46:24c'est vrai que ça va être
00:46:25le moment essentiel
00:46:26ce qu'il va dire
00:46:27exactement
00:46:28c'est le moment
00:46:29des engagements
00:46:30jusqu'à maintenant
00:46:31il a quand même
00:46:31très peu parlé
00:46:32il a parlé
00:46:33il a fait une grande interview
00:46:38il y a trois semaines
00:46:39et c'est tout
00:46:40il a quand même
00:46:41rien dit depuis trois semaines
00:46:42donc il va falloir
00:46:43maintenant qu'il parle
00:46:44qu'il dévoile ses cartes
00:46:46devant l'Assemblée
00:46:47c'est quelqu'un
00:46:48qui est plus fort
00:46:49pour vous ça peut tout changer
00:46:50cette déclaration
00:46:51de politique générale
00:46:52elle est essentielle
00:46:53la racheté de sa parole
00:46:54donne un poids particulier
00:46:55à cette déclaration
00:46:55de politique générale
00:46:56c'est vrai qu'il n'a pas
00:46:57dit grand chose
00:46:57quand vous avez à combiner
00:46:58des forces politiques différentes
00:47:00vous jouez sur quoi
00:47:00l'ambiguïté stratégique
00:47:02vous dites des choses
00:47:02un peu floues
00:47:03lui a compris ça
00:47:04l'autre a compris ça
00:47:05et puis vous naviguez
00:47:06là il va falloir
00:47:08dire des choses
00:47:09dans un hémicycle
00:47:10qui sera rempli
00:47:11les caméras regarderont
00:47:12il se fera insulter
00:47:13siffler etc
00:47:14c'est un autre exercice
00:47:15sur les retraites
00:47:15il ne faut pas être flou
00:47:16c'est ça
00:47:17alors je me demande
00:47:18est-ce qu'on assistera
00:47:19à encore des trésors
00:47:21d'ingénierie
00:47:21de 9 langues macronistes
00:47:23pour essayer d'appeler
00:47:24autrement une suspension
00:47:25de manière à ce que
00:47:26je me souviens
00:47:28on en parlait
00:47:29quand c'était le gouvernement
00:47:30je crois que c'était
00:47:30avec Michel Barnier
00:47:31on avait cette question
00:47:32du vocable
00:47:33qui était employé
00:47:34alors on avait
00:47:35des petites subtilités
00:47:36langagières comme ça
00:47:36pour que ça finalement
00:47:37pour maintenir une ambiguïté
00:47:39donc il va falloir
00:47:39qu'il en sorte
00:47:40allez pardon
00:47:41je voudrais juste
00:47:42accueillir nos téléspectateurs
00:47:43qui nous rejoignent
00:47:44je vous donne la parole
00:47:45juste après Mathieu Vallée
00:47:46bonsoir
00:47:47bienvenue à vous
00:47:47si vous nous rejoignez
00:47:48sur BFM TV
00:47:49on est en direct
00:47:50on est en direct
00:47:51jusqu'au bout de la nuit
00:47:52oui vous ne le saviez pas
00:47:53vous êtes séquestrés
00:47:54toute cette nuit
00:47:55car on connaît
00:47:56enfin la composition
00:47:57du gouvernement
00:47:58Le Cornu 2
00:47:59et je voudrais juste
00:48:00qu'on voit
00:48:00les toutes dernières informations
00:48:02BFM TV
00:48:03avec vous
00:48:04Léopold de Berre
00:48:05parce qu'il y en a
00:48:06oui alors vous voyez
00:48:07effectivement tous ces noms
00:48:08qui défilent
00:48:09alors en bas de votre écran
00:48:11également sur le côté
00:48:12vous avez toutes les informations
00:48:13sur votre écran
00:48:14pour comprendre
00:48:15ce qui se passe
00:48:16l'information importante
00:48:18à retenir
00:48:19c'est aussi le dosage
00:48:21ce soir de ce gouvernement
00:48:23on est sur deux tiers
00:48:24de renouvellement
00:48:25et un tiers
00:48:26de reconduction
00:48:27ce qui frappe
00:48:29c'est l'importance
00:48:30des profils
00:48:31issus de la société civile
00:48:32ou bien des sortes d'experts
00:48:34évidemment par exemple
00:48:35monsieur Farandou
00:48:36qui a été en quelque sorte
00:48:37un peu le symbole
00:48:39de la soirée
00:48:40qui a voulu être affichée
00:48:41par les uns et les autres
00:48:42on le comprend
00:48:43d'un renouvellement
00:48:44ce renouvellement
00:48:46affiché en tout cas
00:48:47on voit bien
00:48:48que c'est la nouvelle stratégie
00:48:49de Sébastien Le Cornu
00:48:50pour tenter
00:48:51aujourd'hui
00:48:51de ne pas tomber
00:48:52côté calendrier
00:48:54pourquoi est-ce que
00:48:55tout s'est accéléré
00:48:56ce soir
00:48:56parce qu'il y a
00:48:57et midi vous le savez
00:48:58demain
00:48:59ce déplacement
00:49:00d'Emmanuel Macron
00:49:01en Égypte
00:49:02dans le cadre
00:49:02de cet accord
00:49:03de trêve
00:49:03entre Israël
00:49:04et Gaza
00:49:05qui va être
00:49:05un moment historique
00:49:06sur lequel
00:49:07le chef de l'État
00:49:08voulait absolument
00:49:09tenter
00:49:10non pas de peser
00:49:12mais d'être présent
00:49:13en tout cas
00:49:14pour les accords
00:49:14de signature
00:49:15qui vont avoir lieu
00:49:16en Égypte
00:49:17et donc
00:49:17il va décoller
00:49:18dans la nuit
00:49:19il fallait
00:49:20qu'il ait cette équipe
00:49:21gouvernementale
00:49:21nommée
00:49:22ce qu'on peut vous dire
00:49:24également
00:49:24et vous confirmer
00:49:25c'est que le discours
00:49:25de politique générale
00:49:26de Sébastien Le Cornu
00:49:28sera mardi
00:49:29c'est le moment crucial
00:49:30où il va être
00:49:30face aux députés
00:49:31où d'ailleurs
00:49:32toutes les forces politiques
00:49:33vont prendre également
00:49:35potentiellement
00:49:35la parole
00:49:36à un moment donné
00:49:37mais lui sera face
00:49:38à ses forces politiques
00:49:39il va devoir les convaincre
00:49:40de ne pas censurer
00:49:41et ça ne va pas être
00:49:42une mince affaire
00:49:43avant ça
00:49:44il y aura un conseil
00:49:45des ministres
00:49:45qui sera organisé
00:49:46par Emmanuel Macron
00:49:47à l'Elysée
00:49:48également
00:49:48qui est très important
00:49:50puisque c'est là
00:49:51où Sébastien Le Cornu
00:49:51devrait présenter
00:49:52le texte de budget
00:49:54c'est la procédure
00:49:56qui est obligatoire
00:49:58pour pouvoir
00:49:58avoir un budget
00:49:59à la fin de l'année
00:50:00j'ajoute que demain
00:50:01rendez-vous important
00:50:01et c'est le dernier point
00:50:03que je vous apporte
00:50:03mais ça ne finit plus
00:50:04et il y en a beaucoup
00:50:05beaucoup d'informations
00:50:06qui arrivent d'un coup
00:50:07et tout ça
00:50:07ce sera à vivre en direct
00:50:08sur BFM TV
00:50:09évidemment
00:50:10on sera là pour vous le raconter
00:50:11avec toutes les équipes
00:50:12du service politique
00:50:12sur place
00:50:13demain
00:50:14en début d'après-midi
00:50:15une réunion
00:50:15autour de Sébastien Le Cornu
00:50:17à Matignon
00:50:17avec l'ensemble
00:50:18de ces nouveaux ministres
00:50:20on nous explique
00:50:20que ce sera une réunion
00:50:21de travail la première
00:50:22avec ces nouveaux membres
00:50:23donc un pré-conseil
00:50:24des ministres
00:50:25et juste une petite info
00:50:26du Parisien
00:50:27si je peux me permettre
00:50:28d'en prie
00:50:28d'Olivier Beaumont
00:50:30chez nous
00:50:31comme l'équipe
00:50:32est plus élargie
00:50:34je ne sais pas si c'est français
00:50:35est élargie
00:50:36au-delà de ce qu'on pensait
00:50:37puisque penser quelque chose
00:50:38d'une équipe d'une vingtaine
00:50:39finalement ça va être
00:50:40une 34 membres
00:50:41et bien il y aura
00:50:42des décisions
00:50:43des annonces
00:50:44qui seront faites
00:50:44par Sébastien Le Cornu
00:50:46pour réduire
00:50:48les frais
00:50:49les dépenses
00:50:50liées au fonctionnement
00:50:52d'une équipe de 34
00:50:53c'est peut-être de la com
00:50:55il aime bien faire
00:50:55ces petites annonces
00:50:57de com etc
00:50:57un peu symboliques
00:50:59mais la politique
00:51:00c'est aussi du symbole
00:51:00Merci beaucoup
00:51:02je voudrais accueillir
00:51:03aussi Benjamin Lucas Lundi
00:51:04qui nous a rejoint
00:51:04bonsoir
00:51:05merci d'être avec nous
00:51:06député génération
00:51:07des Yvelines
00:51:08quelle est votre réaction
00:51:09ce soir
00:51:10en découvrant
00:51:11ce nouveau gouvernement
00:51:11si j'étais
00:51:13chroniqueur
00:51:15chez vous
00:51:15je relèverais sans doute
00:51:16qu'on n'a jamais eu
00:51:17un gouvernement
00:51:17avec aussi peu de personnes
00:51:18qui sont passées
00:51:19devant le suffrage universel
00:51:20dans un moment
00:51:21on parle beaucoup
00:51:21de la confiance
00:51:22de nos concitoyens
00:51:22vers les institutions
00:51:23on pourrait trouver ça curieux
00:51:24je pourrais relever
00:51:25qu'il y a un ancien collaborateur
00:51:26du président de la république
00:51:27c'est à dire qu'Emmanuel Macron
00:51:28quand même fait le vide
00:51:28autour de lui
00:51:29voilà
00:51:31je pourrais relever
00:51:31qu'il y a l'ancien rapporteur
00:51:33à l'Assemblée nationale
00:51:34de la réforme des retraites
00:51:35dans un moment
00:51:35où on parle beaucoup
00:51:36de sa suspension éventuelle
00:51:37tout ça peut t'interroger
00:51:38mais je crois qu'en vrai
00:51:40tous ceux qui nous regardent
00:51:41s'en moquent complètement
00:51:42ce casting là
00:51:42très macroniste finalement
00:51:43cette idée qu'on peut faire
00:51:45de la politique
00:51:45avec des gens
00:51:45qui ne représentent rien
00:51:46qui n'ont aucune assise électorale
00:51:48que l'on peut faire
00:51:49de la politique
00:51:50comme ça
00:51:50par le casting
00:51:51ça veut dire quoi
00:51:52ça veut dire que tout ça
00:51:54c'est dehors ?
00:51:56non mais ça veut dire
00:51:56qu'on vit les derniers instants
00:51:57de la 5ème république
00:51:58ça veut dire qu'on vit la fin
00:51:59d'Emmanuel Macron
00:52:00ça veut dire que cette crise
00:52:02elle n'est pas interrompue
00:52:04elle n'est pas freinée
00:52:05elle n'est pas ralentie
00:52:06elle n'est pas encore moins arrêtée
00:52:08par ce casting gouvernemental
00:52:10il y a là-dedans
00:52:10des personnalités
00:52:11peut-être sympathiques
00:52:12sans doute respectables
00:52:14mais enfin
00:52:14je crois que là
00:52:15n'est pas l'enjeu
00:52:15là n'est pas le sujet
00:52:16et que oui
00:52:17il est temps qu'on arrive
00:52:18au moment de l'explication
00:52:19démocratique
00:52:20à l'Assemblée nationale
00:52:21oui et j'en profite aussi
00:52:22pour accueillir
00:52:23Alexandre Touzé
00:52:24bonsoir
00:52:24bonsoir
00:52:24merci d'être avec nous
00:52:25vice-président
00:52:26les républicains de l'Essonne
00:52:28maire de Saint-Yon
00:52:29merci beaucoup d'être là
00:52:30on avait cru comprendre
00:52:32qu'il était interdit
00:52:33pour les LR
00:52:34de rejoindre ce gouvernement
00:52:35que s'est-il passé
00:52:36ils sont 6
00:52:37dans ce nouveau gouvernement
00:52:38pardon je vous demande
00:52:39des comptes à vous
00:52:40mais est-ce que vous avez été
00:52:41surpris ?
00:52:43mais vous savez
00:52:45les aventures individuelles
00:52:46sont tout à fait respectables
00:52:47on peut
00:52:47enfin moi je
00:52:48donc vous ça vous choque pas ?
00:52:49si ça me choque
00:52:50parce qu'il y a une position
00:52:51de conviction
00:52:52la position de conviction
00:52:53c'est quoi ?
00:52:53on regarde l'Europe en ce moment
00:52:54on voit les pays
00:52:56qu'on dénigrait
00:52:56qu'on appelait les pays
00:52:58du Club Med
00:52:58on voit que ces pays
00:52:59sont en train de dépasser
00:53:00la France
00:53:01l'Italie revient
00:53:02le Portugal
00:53:03deux fois de suite
00:53:04fait de l'excédent budgétaire
00:53:05en train d'augmenter
00:53:06ses pensions de retraite
00:53:08et en train de diminuer
00:53:09ses impôts
00:53:10et nous
00:53:11on est en train
00:53:12d'avoir un gouvernement
00:53:14qui
00:53:14et la nomination
00:53:16de l'ancien ministre
00:53:17de la SNCF
00:53:18m'inquiète sur ce point là
00:53:19est en train
00:53:20de suspendre
00:53:21la seule réforme
00:53:23qu'il avait fait faire
00:53:23des économies
00:53:24à ce pays
00:53:25donc effectivement
00:53:26quand je vois
00:53:27les autres pays européens
00:53:28notamment du Sud
00:53:28pardonnez-moi
00:53:28Alexandre Trouzet
00:53:29vous vous éloignez
00:53:30un petit peu du sujet
00:53:31vous êtes en train
00:53:32de m'entourrouper là
00:53:32vous parlez de la crise
00:53:33à LR
00:53:34mais attendez
00:53:35qu'il y ait des personnes
00:53:36qui aient des aventures
00:53:38individuelles
00:53:38qui aient du débauchage
00:53:39c'est un fait
00:53:40ils y sont venus
00:53:41de leur plein gré
00:53:42oui c'est du débauchage
00:53:43mais c'est ce qu'on appelle
00:53:44débauché
00:53:44c'est quand on vient
00:53:46chercher des gens
00:53:46un parti politique
00:53:48qui dit
00:53:49je ne participerai pas
00:53:50au gouvernement
00:53:50comme le parti socialiste
00:53:51a dit je ne participe pas
00:53:52au gouvernement
00:53:52si Emmanuel Macron
00:53:54a été à mon avis
00:53:55un petit peu intelligent
00:53:57s'il allait rechercher
00:53:58des majorités
00:53:59je ne suis pas sûr
00:54:00que ce qu'il a fait
00:54:01ce soir est pertinent
00:54:02pour faire passer
00:54:03un budget
00:54:03voilà
00:54:05si on parle de choses
00:54:06un petit peu
00:54:07au-là
00:54:07les républicains
00:54:08pourraient sanctionner
00:54:09ce gouvernement
00:54:10via le budget
00:54:10non mais attendez
00:54:11si vraiment
00:54:13vous cherchez
00:54:13l'intérêt du pays
00:54:14et vraiment
00:54:15à chercher
00:54:15à faire passer
00:54:16un budget
00:54:16vous avez deux
00:54:17partis politiques
00:54:18le parti socialiste
00:54:19l'ALR qui disent
00:54:20on ne participe pas
00:54:21au gouvernement
00:54:21si vous faites
00:54:22du débauchage individuel
00:54:24ça veut dire
00:54:24qu'Emmanuel Macron
00:54:25n'a toujours pas compris
00:54:26comment fonctionnait
00:54:27le parlement
00:54:27et oui je ne m'éloigne pas
00:54:29parce que moi
00:54:30je suis un maire de terrain
00:54:31je n'ai pas envie
00:54:31que mon pays se déclasse
00:54:32je vois qu'aujourd'hui
00:54:34on a une dette
00:54:35qui est extraordinaire
00:54:36donc vous trouvez
00:54:36que c'est plutôt raisonnable
00:54:37d'aller rejoindre
00:54:38ce gouvernement alors ?
00:54:39je trouve que c'est
00:54:40déraisonnable
00:54:41quand je vois
00:54:42Emmanuel Macron
00:54:44a quand même
00:54:44refusé de reconduire
00:54:46le président de la SNCF
00:54:47pourquoi ?
00:54:49parce que
00:54:49et qui va être aujourd'hui
00:54:50le ministre en charge
00:54:51des retraites
00:54:52pourquoi à l'époque
00:54:53il a refusé
00:54:54de reconduire son mandat ?
00:54:55parce qu'il avait dit
00:54:55il a détricoté
00:54:56la réforme des retraites
00:54:58à la présidence de la SNCF
00:54:59et en gros
00:54:59a maintenu
00:55:00un statut spécial
00:55:01des cheminots
00:55:02et on est en train
00:55:02de nommer
00:55:03cette personne là
00:55:04qui a maintenu
00:55:05en gros
00:55:05le statut spécifique
00:55:08des cheminots
00:55:08en termes de retraite
00:55:09on est en train
00:55:10de le mettre
00:55:10le ministre
00:55:10en charge des retraites
00:55:11et vous voulez que
00:55:12nous les républicains
00:55:13on participe à ça ?
00:55:15mais c'est
00:55:15intellectuellement
00:55:16oui
00:55:17mais écoutez
00:55:18il y a une incohérence
00:55:19il y a une incohérence
00:55:20et je trouve que
00:55:21que les républicains
00:55:22on est bien sur les mêmes informations
00:55:23et il y a six personnes
00:55:24LR
00:55:25qui ont rejoint
00:55:26ce gouvernement
00:55:27que je regrette
00:55:28évidemment
00:55:29mais la position
00:55:31si vous voulez
00:55:32la position
00:55:32des LR
00:55:33était très claire
00:55:34c'est pas de participation
00:55:35justement
00:55:35parce que
00:55:36on anticipait
00:55:37c'était pas si clair
00:55:37que ça
00:55:38mais il y a
00:55:39des gens
00:55:40qui ont envie
00:55:40d'avoir une carrière
00:55:41ministérielle
00:55:42c'est pas que des gens
00:55:43c'est aussi des députés
00:55:44c'est le groupe
00:55:45des LR
00:55:45à l'Assemblée nationale
00:55:46ce qui fait notre spécificité
00:55:47ce qui fait notre spécificité politique
00:55:51c'est de dire
00:55:51et si on remonte à deux ans
00:55:53c'était quoi
00:55:54la candidature
00:55:55de Mme Pécresse
00:55:56c'était de dire
00:55:56les formes sur les retraites
00:55:58n'est pas suffisant
00:55:59et les formes
00:55:59sur les économies budgétaires
00:56:01n'est pas suffisant
00:56:02et deux ans après
00:56:02vous participez
00:56:03à un gouvernement
00:56:04et pourtant certains députés
00:56:04avaient voté
00:56:05la motion de censure
00:56:07contre Elisabeth Borne
00:56:08ils n'étaient pas favorables
00:56:08à la réforme des retraites
00:56:09telle qu'elle était présentée
00:56:10le groupe était déjà divisé
00:56:11après il y a deux choses
00:56:12c'est comment on a conduit
00:56:13la réforme des retraites
00:56:13et ça c'est assez désastreux
00:56:15sur la forme
00:56:15c'est sûr
00:56:16mais revenir
00:56:18vous pouvez la remplacer
00:56:20sur les modalités
00:56:21mais sur l'effort budgétaire
00:56:22quand on voit
00:56:23la situation de la France
00:56:24quand on voit
00:56:25la dette de la France
00:56:26quand on voit
00:56:27qu'on dévise dans ce pays
00:56:28est-ce qu'on souhaite
00:56:30confier à la jeune génération
00:56:32un boulet de dette ?
00:56:34franchement
00:56:35moi j'ai du mal
00:56:36à me regarder
00:56:36quand je vois mon gamin
00:56:37de 10 ans
00:56:38on est en train
00:56:39de confier à la génération
00:56:41un pays qui dévise
00:56:42par rapport à l'Italie
00:56:43par rapport au Portugal
00:56:45non mais
00:56:45à un moment
00:56:46et où notre fierté collective
00:56:48et où notre fierté de parents
00:56:49et où notre fierté d'élus
00:56:50c'est d'aggraver encore la situation
00:56:52c'est d'avoir des montagnes de dettes
00:56:53pour notre gamin
00:56:54mais c'est pas possible
00:56:55est-ce qu'au-delà
00:56:56des sanctions individuelles
00:56:57du parti
00:56:57envers ces nouveaux ministres
00:56:59les républicains
00:56:59qui ne le sont plus du coup
00:57:00puisque le parti les a exclus
00:57:02mais là ce que vous nous dites
00:57:03c'est que le parti
00:57:04les républicains
00:57:04de par sa position idéologique
00:57:06et économique
00:57:06ne peut pas tolérer
00:57:08vous prenez l'exemple
00:57:09du ministre des retraites
00:57:11aujourd'hui
00:57:11mais globalement
00:57:12la copie budgétaire
00:57:14qui visera
00:57:14à suspendre cette réforme
00:57:15etc
00:57:16est-ce que ça va plus loin
00:57:17du point de vue des républicains
00:57:19qu'une sanction
00:57:20des simples ministres
00:57:21est-ce qu'il y a
00:57:22une censure envisageable
00:57:23par les républicains
00:57:24parce que là
00:57:25pour l'instant
00:57:25il y a simplement
00:57:26une sanction des ministres
00:57:27mais est-ce que ça peut aller plus loin
00:57:28et dire
00:57:28nous on bloque
00:57:29cette copie budgétaire
00:57:29on fait tomber ce gouvernement
00:57:31jusqu'où s'arrête
00:57:32votre défiance
00:57:33et jusqu'où commence
00:57:34votre soutien
00:57:34je pense que le communiqué
00:57:36qui est paru il y a quelques jours
00:57:37était très clair
00:57:38c'est-à-dire
00:57:38on juge par texte
00:57:40là je vous ai dit
00:57:40j'ai une inquiétude
00:57:41par rapport au ministre
00:57:42qui a été nommé
00:57:43parce qu'effectivement
00:57:44c'est pas si clair
00:57:45quand on pose la question
00:57:46à Franck Louvrier
00:57:46il dit qu'il peut y avoir censure
00:57:48s'il y a suspension
00:57:49de la réforme des retraites
00:57:50par texte
00:57:50en tout cas
00:57:51le premier texte
00:57:51va être le texte du juge
00:57:52si vous voulez
00:57:54est-ce qu'on peut
00:57:56raisonnablement
00:57:57pour dire qu'on ne fait pas
00:57:58parce que moi
00:57:59je ne crois pas
00:57:59en la dissolution
00:58:00je pense que la dissolution
00:58:01elle va ramener
00:58:02le même score
00:58:03avec quelques députés
00:58:04RN en plus
00:58:04et quelques LR en moins
00:58:06oui et je ne sais pas
00:58:08parce que comment
00:58:09est-ce que les meilleurs ennemis
00:58:10aujourd'hui
00:58:11à l'FI PS
00:58:11vont s'entendre
00:58:12quand ils font toujours
00:58:13quand il y a des élections
00:58:14ou est-ce qu'ils ne vont
00:58:16pas supporter
00:58:17l'antisémitisme
00:58:18de l'AFI
00:58:18on ne le sait pas
00:58:20aujourd'hui
00:58:21mais ça va
00:58:22on va reconduire
00:58:23le même sujet
00:58:24la seule échéance
00:58:26à mon avis
00:58:27je suis gaulliste
00:58:28donc
00:58:28la seule échéance
00:58:29c'est l'élection présidentielle
00:58:31qui à un moment
00:58:32vous avez deux thèses
00:58:34qui s'affrontent
00:58:34et une thèse
00:58:35devient majoritaire
00:58:36quand vous faites
00:58:37une élection
00:58:37sur 577 circonscriptions
00:58:39vous n'avez pas
00:58:40une ligne politique
00:58:41et c'est le problème
00:58:41d'Emmanuel Macron
00:58:42Mathieu Vallée
00:58:43je voulais vous poser
00:58:46justement une question
00:58:47là-dessus
00:58:47je vais vous poser
00:58:48la question
00:58:48allez-y
00:58:50monsieur Tuzé
00:58:51vous comprenez quand même
00:58:52que cette tambouille
00:58:53politiquarde
00:58:54cette taratatouille
00:58:56qui va donner
00:58:57la gerbe aux français
00:58:57vous comprenez bien
00:58:58qu'on voit
00:58:596 ministres
00:59:00LR
00:59:01rentrer au gouvernement
00:59:02et finalement
00:59:03s'asseoir sur un totem
00:59:04que vous avez érigé
00:59:04celui de la suspension
00:59:06ou de l'abrogation
00:59:06de la réforme des retraites
00:59:07et ça donne l'impression
00:59:08que ces gens-là
00:59:09aiment bien les girofards
00:59:10aiment bien les secrétariats
00:59:11aiment bien les fonctions
00:59:11ministérielles
00:59:12dans un gouvernement
00:59:13qui devait être resserré
00:59:15pas à 20
00:59:16mais à 34
00:59:17alors monsieur Lecornu
00:59:18fait de la com'
00:59:18en disant
00:59:18oui mais
00:59:19j'ai pas tenu ma promesse
00:59:20de faire un gouvernement
00:59:20resserré
00:59:21donc on va réduire
00:59:21à dépôt de réduire les membres
00:59:22on va réduire les dépenses
00:59:24bon ok
00:59:25et ensuite
00:59:26vous avez bien vu
00:59:27que monsieur Rétaillot
00:59:28et même Genevard
00:59:29à l'intérieur de l'agriculture
00:59:30pendant un an
00:59:30ça a pas donné grand chose
00:59:32on a encore vu
00:59:32ce week-end à Paris
00:59:33à Chacelet
00:59:34des scènes d'ensauvagement
00:59:35on a encore vu
00:59:36des règlements de comptes
00:59:37qui se sont poursuivis
00:59:37à Nice ou à Marseille
00:59:38donc on voit bien
00:59:39que cet entre-gouvernement
00:59:40elle fait pas l'honneur
00:59:42et la cohérence
00:59:43de votre parti politique
00:59:44alors ils sont virés
00:59:45ce soir
00:59:45Manu Militari
00:59:47mettant d'ailleurs en défaut
00:59:48Jonas Haddad
00:59:48qui était à votre place
00:59:49sur ce plateau-là
00:59:50à dire qu'il allait y avoir
00:59:51un bureau politique
00:59:52pour tant mieux
00:59:52c'est votre tambouille
00:59:53mais honnêtement
00:59:54ça donne un spectacle
00:59:56désastreux de la vie politique
00:59:57ça veut dire qu'on s'assoit
00:59:58sur ses convictions
00:59:58pour avoir des fonctions
01:00:00ministérielles
01:00:00donc moi j'entends
01:00:02votre cri du cœur
01:00:02je sais que vous êtes
01:00:03un maire de terrain
01:00:03je vous ai connus
01:00:04quand j'étais commissaire de police
01:00:05donc je vais pas mettre
01:00:06en doute votre sincérité
01:00:07votre engagement
01:00:08près des habitants
01:00:09mais honnêtement
01:00:10même si vous êtes pas comptable
01:00:11de tout ce que fait votre parti
01:00:12ça donne quand même
01:00:13l'idée que les politiques
01:00:15se servent
01:00:15avant de servir la nation
01:00:16avant de servir les français
01:00:17avant de servir les convictions
01:00:18pour lesquelles ils se présentent
01:00:19devant les électeurs
01:00:20et vous avez raison
01:00:21Charmina
01:00:22si c'était une dissolution
01:00:23ça va être compliqué pour vous
01:00:25et je vous le dis
01:00:25sans narguer
01:00:27et sans provoquer
01:00:27parce que moi je reste humble
01:00:28et on nous avait annoncé
01:00:29qu'on gagnerait
01:00:30les élections législatives
01:00:31en 2024
01:00:31on les a pas gagnées
01:00:32avec une majorité absolue
01:00:33on a fait un beau score
01:00:34mais pas celui qu'on attendait
01:00:34et donc je vous dis simplement
01:00:35que ça va être difficile
01:00:36d'être cohérent avec ça
01:00:37devant les électeurs
01:00:38si vous allez devoir redevenir
01:00:38ce qu'on appelle de nos vœux
01:00:39lors d'une dissolution éventuelle
01:00:41vous savez il faut mieux
01:00:42être ministre que condamné
01:00:43c'est à dire ?
01:00:45vous savez
01:00:46moi mon président de parti
01:00:47il n'est pas condamné
01:00:48moi non plus
01:00:48elle a fait appel
01:00:49et c'est la présence d'innocence
01:00:50mais à mes heures perdues
01:00:52au cours du soir
01:00:52je pourrais faire des cours de droit
01:00:53comme quand j'étais commissaire de police
01:00:55en France
01:00:56il y a des voies d'appel
01:00:57et les voies d'appel
01:00:58et bien suspendent
01:00:58la première décision
01:00:59c'est double juridiction
01:01:00ça nous différencie
01:01:02des pays dictatoriaux
01:01:03où il n'y a qu'un juge
01:01:04on peut s'envoyer des choses
01:01:06et dire que tout le monde est pourri
01:01:08si vous voulez
01:01:08et je sais qu'à la fin
01:01:10c'est vous qui rapportez la mise
01:01:11mais si vous voulez
01:01:12non mais on peut faire ce jeu-là
01:01:14on peut faire ce jeu-là
01:01:15du tous pourris
01:01:16etc
01:01:16moi je condamne
01:01:17la participation de ces ministres
01:01:18je le condamne
01:01:19je le condamne
01:01:20parce que je pense
01:01:21qu'ils ne suivent pas
01:01:21leur conviction
01:01:22donc je le condamne
01:01:24mais si vous voyez
01:01:25cette culture
01:01:26de faire du tous pourris
01:01:27je pense qu'en ce moment
01:01:28c'est pas satisfaisant
01:01:30et c'est pas ce qui va faire
01:01:31renaître ce pays
01:01:32vous êtes gêné par la condamnation
01:01:33de Nicolas Sarkozy
01:01:34alors
01:01:34et qui peut faire appel
01:01:36vous voyez moi je reste
01:01:37veille
01:01:37et pardon
01:01:39mais je ne me suis pas exclu
01:01:40vous voyez là où je suis équilibré
01:01:42non mais si si
01:01:42c'est que moi
01:01:43j'ai pas les convictions
01:01:45à géométrie variable
01:01:45et pour faire des punchlines
01:01:47sur les bateaux
01:01:47je dis pas
01:01:48tout le contraire
01:01:48pour faire plaisir aux gens
01:01:49et doux à l'oreille des gens
01:01:50Nicolas Sarkozy de votre parti
01:01:52président de la république
01:01:53elle était condamnée
01:01:54j'ai dit que c'était une honte
01:01:54que ça les journaux
01:01:55lui soit retirée
01:01:56j'ai dit qu'il y avait
01:01:57des voies d'appel
01:01:57et qu'il fallait respecter
01:01:58la justice de notre pays
01:01:59et les voies de recours
01:01:59qu'un état de droit propose
01:02:00et c'est dommage
01:02:01que vous faites de la popole
01:02:02qui écœure les Français
01:02:03je lui fais pas du tous pourri
01:02:05pas du tous pourri
01:02:06d'accord
01:02:07Benjamin Lucas
01:02:08cette chronique judiciaire
01:02:09est passionnante
01:02:09je me suis trouvé
01:02:10dans le plateau
01:02:11loin de moi
01:02:13l'idée de défendre
01:02:14Annie Gennevard
01:02:15mais enfin
01:02:15on va essayer
01:02:15il est tard
01:02:16il est très sympathique
01:02:19allez-y
01:02:19allez-y
01:02:21c'est intéressant
01:02:21j'entends
01:02:22monsieur du Rassemblement National
01:02:24monsieur Vallée
01:02:25monsieur Vallée
01:02:25je connais votre nom
01:02:26monsieur Lucas
01:02:27oui je connais
01:02:27monsieur du Rassemblement National
01:02:28pour que ceux qui regardent
01:02:29sachent que vous êtes
01:02:29du Rassemblement National
01:02:30faire une grande leçon
01:02:32sur ceux qui aimeraient
01:02:33les gyrophares
01:02:34contre ceux qui seraient
01:02:34dévoués au peuple français
01:02:35etc
01:02:36je rappelle quand même
01:02:37qu'il y a une semaine
01:02:37monsieur Chenu
01:02:38a passé un deal
01:02:39avec les macronistes
01:02:40pour être vice-président
01:02:40de l'Assemblée Nationale
01:02:41avoir sa voiture
01:02:42son chauffeur
01:02:43il n'y a peut-être pas
01:02:43de gyrophares
01:02:43et un bureau plus grand
01:02:44je note
01:02:45c'était les résultats
01:02:46qui nous permettent
01:02:48d'avoir une représentation
01:02:49je vous ai pas interrompu
01:02:49je ne vous ai pas interrompu
01:02:51il faut être honnête
01:02:51dans la vie
01:02:51je ne vous ai pas interrompu
01:02:52je note qu'il existe
01:02:53toujours
01:02:54il y a ceux qui se servent
01:02:54et ceux qui veulent servir
01:02:55très bien
01:02:56n'est-ce pas Mme Le Pen
01:02:57qui s'est rémunérée
01:02:585000 euros par mois
01:02:58en plus de son amnité de député
01:03:00pour être présidente
01:03:01de son parti
01:03:01il y a quelques années
01:03:02donc les leçons de morale
01:03:03de votre part
01:03:04les leçons de morale
01:03:05du parti
01:03:05qui a le plus de condamnés
01:03:06le plus de condamnés
01:03:07s'il vous plaît
01:03:07j'aimerais bien
01:03:07qu'on en reste sur ce gouvernement
01:03:09s'il vous plaît
01:03:10vous étiez sur Annie Gennevar
01:03:11vous étiez sur Annie Gennevar
01:03:12allez-y
01:03:13je vais vous dire une chose
01:03:14pour des violences conjugales
01:03:15moi je trouve
01:03:16qu'elle est
01:03:16ah non monsieur Vallée
01:03:18s'il vous plaît
01:03:19est-ce qu'on peut revenir
01:03:19à Annie Gennevar
01:03:20il vient de vous attaquer
01:03:23sur des choses
01:03:23qui ne sont pas vérifiées
01:03:24sur des condamnations
01:03:25qui ne sont pas définitives
01:03:26alors qu'ils n'ont pas
01:03:27les fesses propres
01:03:27je sens que ça vous amène
01:03:29un peu en difficulté
01:03:29je reviens à Annie Gennevar
01:03:31parlons d'Annie Gennevar
01:03:33je reviens à Annie Gennevar
01:03:34pas en même temps
01:03:35s'il vous plaît
01:03:35c'est pour ça
01:03:35vous écurez les gens
01:03:36d'ailleurs
01:03:36je pars du principe
01:03:39que les gens font des choix
01:03:40monsieur Macron
01:03:40sa marque de fabrique
01:03:41depuis 2017
01:03:42c'est ça
01:03:42il a trahi monsieur Hollande
01:03:43d'abord
01:03:44puis après il a essayé
01:03:45de débaucher à gauche
01:03:46à droite
01:03:46de faire croire finalement
01:03:47que la démocratie
01:03:48telle qu'on l'a concevée
01:03:49dans ce pays depuis deux siècles
01:03:50n'existait plus
01:03:51qu'il n'y avait plus de conviction
01:03:52il y avait les technos au pouvoir
01:03:53la voie unique du macronisme
01:03:55qu'à l'arrogance quand même
01:03:56de considérer que la République
01:03:57s'était construite
01:03:57sur des choses
01:03:58qu'il fallait maintenant balayer
01:04:00et puis après
01:04:01il s'est rendu compte
01:04:01que là en même temps
01:04:02ça ne marchait pas très bien
01:04:03en tout cas que les gens
01:04:03voyaient au travers
01:04:04et donc il a pris
01:04:05une orientation politique
01:04:06une orientation
01:04:07on pourrait dire
01:04:08c'est l'UMP
01:04:08il y a 15 ans
01:04:09monsieur Macron
01:04:09regardez la réalité
01:04:10de sa politique
01:04:11regardez la réalité
01:04:12de ses soutiens
01:04:12et donc de mon point de vue
01:04:13des gens qui viennent
01:04:14de chez LR
01:04:15qui ont peut-être
01:04:16un peu mis de côté
01:04:17le gaullisme
01:04:18et qui ont peut-être
01:04:18mis un peu de côté
01:04:19certains principes
01:04:20ont tout à fait leur place
01:04:21dans un gouvernement
01:04:22macroniste aujourd'hui
01:04:23donc je crois qu'elle fait
01:04:24un choix de conviction
01:04:25peut-être madame Genevard
01:04:26et d'autres
01:04:26qui est de participer
01:04:27à un gouvernement
01:04:28de monsieur Macron
01:04:29qui en fait
01:04:29est la continuation
01:04:30de ce qu'a voulu faire
01:04:31monsieur Sarkozy
01:04:32de ce qu'a voulu faire
01:04:33monsieur Fillon
01:04:33en son temps
01:04:34simplement maintenant
01:04:36il faut qu'on y voit clair
01:04:36je pense que la démocratie
01:04:38française retrouvera
01:04:39un bon chemin
01:04:40et que nos compatriotes
01:04:41retrouveront une confiance
01:04:42en l'avenir
01:04:42et qu'on empêchera
01:04:43que l'extrême droite
01:04:44arrive au pouvoir
01:04:45si il y a une gauche
01:04:45et une droite
01:04:46qui assument une confrontation
01:04:47des idées
01:04:47des convictions
01:04:48c'est ça aussi politiquement
01:04:50et moi je m'inquiète
01:04:50quand même de l'idée
01:04:51qu'on dise qu'un bon gouvernement
01:04:53c'est un gouvernement
01:04:53où on ne sait pas
01:04:54ce que les gens pensent
01:04:54monsieur Farandou
01:04:55j'ai du respect pour lui
01:04:56et pour son parcours
01:04:57il a un CV impressionnant
01:04:58je ne me permettrais pas
01:04:59de le critiquer
01:05:00mais enfin je ne sais pas
01:05:00ce qu'il pense
01:05:01je ne sais pas ce qu'il pense
01:05:02sur les retraites
01:05:03je ne sais pas ce qu'il pense
01:05:04sur les ministres du travail
01:05:04je ne sais pas ce qu'il pense
01:05:05sur la réduction
01:05:06du temps de travail
01:05:07je ne sais pas ce qu'il pense
01:05:07sur les souffrances au travail
01:05:08et c'est là que la déclaration
01:05:09de politique générale
01:05:10va tout
01:05:10plein d'exemples
01:05:11plein d'exemples comme cela
01:05:12la politique
01:05:13ça mérite mieux que cela
01:05:14et monsieur Macron
01:05:16est une forme de populisme dramatique
01:05:18la politique mérite
01:05:19des gens de conviction
01:05:19qui ont porté leur conviction
01:05:20devant les électeurs
01:05:22et je le disais tout à l'heure
01:05:22un peu en badinant
01:05:23mais qu'on ait un gouvernement
01:05:24composé
01:05:25je pense majoritairement
01:05:26de gens qui ne se sont pas
01:05:27confrontés au suffrage
01:05:28universel des français
01:05:29me pose un problème
01:05:30d'un point de vue démocratique
01:05:31mais justement
01:05:32monsieur Farandou
01:05:33il n'est ni macroniste
01:05:34ni LR
01:05:35alors peut-être qu'il ne sera pas
01:05:36peut-être que vous avez des informations
01:05:37mais j'en sais rien
01:05:37ce n'est pas un ancien macroniste
01:05:39en tout cas
01:05:39et ni un ancien LR
01:05:40moi par exemple
01:05:41si j'entre dans un gouvernement demain
01:05:42pas celui-là évidemment
01:05:44on saura
01:05:45ce que j'ai voté
01:05:46à l'Assemblée Nationale
01:05:46pour qui j'ai pris position
01:05:47dans les élections
01:05:48ce que j'ai défendu
01:05:49pendant ma vie militante
01:05:50et parlementaire
01:05:51d'élu
01:05:51comme conviction
01:05:52et donc on pourra juger sur pièce
01:05:54est-ce qu'il est à sa place
01:05:55ou pas
01:05:55monsieur Farandou
01:05:56je ne sais pas
01:05:56je ne vais dire qu'on peut avoir
01:05:57des surprises
01:05:57mais alors justement
01:05:58on va peut-être faire le point
01:06:00avec vous
01:06:00j'ai une question à vous poser
01:06:01vous ne voulez pas donner la parole
01:06:03à Léopold
01:06:04vous pouvez laisser parler
01:06:05un journaliste de plus
01:06:06sur le plateau
01:06:06on sait extrêmement
01:06:09tu vois
01:06:09ça finit comme ça
01:06:10mais quand même
01:06:10continuez dans vos caractéristiques
01:06:12continuez dans vos caractéristiques
01:06:13s'il vous plaît
01:06:14le Venezuela
01:06:16qui est le régime
01:06:16le préféré de monsieur Mélenchon
01:06:18il n'est pas franchement connu
01:06:19pour être respectueux
01:06:20des libertés
01:06:20donc vous n'avez pas
01:06:21le sens de la presse
01:06:22monsieur Lucas
01:06:23vous êtes bien du mouvement Génération
01:06:24oui
01:06:25Benoît Hamon
01:06:25c'est votre parti politique
01:06:26à l'élection présidentielle de 2017
01:06:28il a fait 6,137%
01:06:30au premier tour
01:06:31madame Le Pen
01:06:31elle était deux fois second tour
01:06:32vous auriez peut-être dû commencer par
01:06:33les français
01:06:34aiment madame Le Pen
01:06:35vous ne l'aimez peut-être pas
01:06:36mais là où monsieur Mélenchon
01:06:37a échoué deux fois
01:06:38et là où votre parti
01:06:38monsieur Hamon
01:06:39n'est même pas passé
01:06:40l'étape du premier tour
01:06:41terminez
01:06:42la gauche a perdu les élections
01:06:44dans ce pays
01:06:44souvent
01:06:45ça a l'air de vous rendre égris
01:06:47et donc
01:06:48ce que je voulais vous demander
01:06:49monsieur Lucas
01:06:49c'est que vous faites des sons de morale
01:06:50à tout le monde
01:06:51Andy Kerbrat
01:06:52qui est plus proche de vous
01:06:53que de moi
01:06:53qui a été interpellé en flagrant délit
01:06:54entre un achet de la drogue
01:06:55et un mineur
01:06:56il prend toujours aujourd'hui
01:06:57non Mathieu Vallée
01:06:58vous vous éloignez du sujet
01:06:59non mais
01:07:00je pense aux téléspectateurs
01:07:01qui nous regardent
01:07:02ils n'ont pas envie
01:07:02d'entendre vos petites disputes
01:07:04on peut venir chercher
01:07:05sur un terrain de judiciaire
01:07:07et moi je ne peux pas venir
01:07:07quand ça visiblement s'agène
01:07:08non mais vous y avez répondu
01:07:10vous y avez répondu
01:07:11je suis encore à Dick Kerbrat
01:07:12aujourd'hui
01:07:12parce qu'il a été lui
01:07:13condamné définitivement
01:07:14voilà
01:07:14allez
01:07:15non mais ça gêne
01:07:16ok
01:07:16non ça gêne pas du tout
01:07:18ça gêne pas du tout
01:07:18mais c'est juste que
01:07:19je pense aux téléspectateurs
01:07:20qui ont envie d'en savoir plus
01:07:21sur ce nouveau gouvernement
01:07:22et derrière
01:07:23il veut enlever
01:07:24la tenue de la République
01:07:25à ceux qui jugent violents
01:07:26il ne veut pas enlever
01:07:26la tenue à ceux
01:07:27qui consomment de la drogue
01:07:27dans un pays
01:07:28qui est rongé
01:07:28par l'incotrafic
01:07:29mais je vous propose
01:07:30d'en parler une autre fois
01:07:31mais là ce soir
01:07:32on a vraiment
01:07:32beaucoup d'actualité politique
01:07:34s'il vous plaît
01:07:34je ne vous laisserai pas répondre
01:07:35je suis désolée
01:07:36j'ai besoin de poser
01:07:37la question à Léopold Lodberg
01:07:40c'est le débat démocratique
01:07:43Léopold
01:07:44on a beaucoup parlé
01:07:46des LR au gouvernement
01:07:48qui est dans ce gouvernement
01:07:49justement
01:07:50parce que c'est vrai
01:07:51qu'on a parfois du mal
01:07:52à y voir clair
01:07:52tous ces noms qui défilent
01:07:53effectivement
01:07:54certaines personnes
01:07:55qui nous regardent
01:07:56évidemment
01:07:56ne connaissent pas forcément
01:07:58ces visages
01:07:58voici la répartition
01:08:00par force politique
01:08:01et par proportion
01:08:02de ce nouveau gouvernement
01:08:04sur ces 34 ministres
01:08:06qui ont été nommés
01:08:07il y en a au total
01:08:0911 issus
01:08:10du parti
01:08:12Renaissance
01:08:13qui s'appelle désormais
01:08:14Ensemble pour la République
01:08:15pour le groupe
01:08:16à l'Assemblée Nationale
01:08:176 membres
01:08:19des Républicains
01:08:204 issus du Modem
01:08:223 d'Horizon
01:08:241 Nudéi
01:08:26et 1 Liot
01:08:28c'est M. Pagnifou
01:08:29le président
01:08:29du groupe Pliot
01:08:30on ajoute à ça
01:08:31une représentation
01:08:33je cite là
01:08:34les termes
01:08:34de l'Elysée
01:08:35de la société civile
01:08:37au nombre de 8
01:08:38on peut également
01:08:38parler de parité
01:08:40dans ce gouvernement
01:08:41entre le nombre
01:08:42d'hommes
01:08:42et de femmes
01:08:43et je vous rappelle
01:08:45également cette
01:08:45indication importante
01:08:47en tout cas
01:08:48qui est mise en avant
01:08:49dans la communication
01:08:50également
01:08:51à la fois
01:08:51du Premier ministre
01:08:52et du président
01:08:54de la République
01:08:55il y a
01:08:55je cite
01:08:56deux tiers
01:08:57de renouvellement
01:08:59du gouvernement
01:09:00par rapport
01:09:00à la précédente copie
01:09:02qui avait été proposée
01:09:03pour le gouvernement
01:09:05Lecornu 1
01:09:06et alors il y a
01:09:07une information
01:09:08qui nous interpelle
01:09:09en tout cas moi
01:09:09qui m'a interpellé
01:09:10c'est que ces passations
01:09:11de pouvoir
01:09:12elles se feront
01:09:12sans la presse
01:09:13alors ça c'est vrai
01:09:14que c'est une information
01:09:15très mystérieuse
01:09:16on a tous la même réaction
01:09:17quand on a découvert ça
01:09:19on nous parle
01:09:20de passations
01:09:21sobres
01:09:22sans journaliste
01:09:23effectivement
01:09:24donc on verra
01:09:25à quoi s'attendre
01:09:26demain
01:09:28parce que nous
01:09:28on a l'habitude
01:09:28d'avoir accès
01:09:29à la cour
01:09:30pas de mémoire
01:09:33en tout cas
01:09:33sous cette forme là
01:09:34là il se peut
01:09:35que les journalistes
01:09:35soient faites
01:09:35à l'extérieur
01:09:36des ministères
01:09:37sans accès
01:09:38aux différents échanges
01:09:40qui auront lieu
01:09:41à l'intérieur
01:09:42qu'est-ce que ça raconte
01:09:43ça raconte
01:09:43qu'on n'a pas forcément
01:09:44envie de montrer
01:09:45dans les ministères
01:09:46des passations
01:09:47entre des personnes
01:09:48qui ont été dans un gouvernement
01:09:49pendant 14 heures
01:09:50avant de tomber
01:09:51pendant le premier gouvernement
01:09:53de Sébastien Lecornu
01:09:54et ces nouveaux entrants
01:09:56c'est vrai que
01:09:57qu'aurait eu finalement
01:09:58aussi eu à dire
01:09:59par exemple
01:10:00quelqu'un comme
01:10:00Mathieu Lefebvre
01:10:01on y pense
01:10:02qui est un député
01:10:03par exemple
01:10:04Ensemble pour la République
01:10:05qui avait été nommé
01:10:06aux relations
01:10:07avec le Parlement
01:10:08dans la première mouture
01:10:09du gouvernement
01:10:10de Sébastien Lecornu
01:10:11qui n'a pas eu le temps
01:10:12de dire quoi que ce soit
01:10:13puisqu'il est tombé
01:10:14au bout de 14 heures
01:10:16et là désormais
01:10:17en relation avec le Parlement
01:10:19c'est
01:10:19qui est-ce qui a été nommé
01:10:21au Parlement
01:10:23oui
01:10:23d'ailleurs c'est un ancien socialiste
01:10:27qui avait refusé
01:10:28l'alliance avec Alaphie
01:10:29il y a un an
01:10:30quelque chose
01:10:31mais respectez
01:10:36mes informations
01:10:37quand même
01:10:37puisqu'on est dans une inversion
01:10:42des rôles
01:10:42je voudrais poser
01:10:43aux spécialistes
01:10:44de l'actualité politique
01:10:45est-ce qu'il n'y a pas aussi
01:10:46une petite forme
01:10:46de mesquinerie
01:10:47de la part de Sébastien Lecornu
01:10:49d'empêcher Bruno Retailleau
01:10:50de s'exprimer
01:10:51sur le perron de Beauvau
01:10:52pour faire son bilan
01:10:52parce qu'il y a des ministres
01:10:54qui sont restés 14 heures
01:10:54il y a aussi des gens
01:10:55qui ont été là pendant un an
01:10:56et qui de fait
01:10:57seront privés
01:10:58de la possibilité
01:10:59moi ça ne me pose pas de problème
01:11:00je me mets à leur place
01:11:03donc on a pendant un an
01:11:04été ministre
01:11:05qu'on ne peut même pas
01:11:05s'exprimer
01:11:06sur le perron de son ministère
01:11:07à la sortie
01:11:07on a passé l'information
01:11:08confirmée
01:11:08mais en tout cas
01:11:09dans les interprétations
01:11:10à donner
01:11:11dans ce qu'on verra
01:11:13ou ce qu'on ne verra pas demain
01:11:14vous n'avez pas totalement tort
01:11:15c'est-à-dire que
01:11:16c'est une interprétation
01:11:17également
01:11:17qui est importante
01:11:19vous ne verrez pas
01:11:20Bruno Retailleau
01:11:20pouvoir faire
01:11:21un très long discours
01:11:22devant les journalistes
01:11:24et remercier
01:11:25son équipe
01:11:25pour passer la main
01:11:27à monsieur
01:11:29Lunez
01:11:29Monsieur le maire
01:11:30c'est vrai que ça va faire
01:11:30grincer des dents ça
01:11:31je pense qu'il y a
01:11:32peut-être plusieurs sujets
01:11:34il y a aussi
01:11:35beaucoup de nouveaux
01:11:35et on sait
01:11:37qu'on est
01:11:38pour le gouvernement
01:11:39et donc on les assume pas
01:11:40non c'est pas qu'on les assume pas
01:11:41je pense que
01:11:43c'est autre chose
01:11:45d'être président de la SNCF
01:11:46et passer ministre
01:11:48et on a beaucoup
01:11:49beaucoup de nouveaux
01:11:49et je pense
01:11:50s'ils ne sont pas capables
01:11:51de faire une passation de pouvoir
01:11:52et de s'exprimer
01:11:53devant les médias
01:11:54je pense
01:11:55dans la séquence actuelle
01:11:57je pense
01:11:58qu'ils sont très
01:11:59très très prudents
01:12:00et puis qu'est-ce qu'on verra
01:12:01on verra
01:12:02la moitié de nouveaux
01:12:02qui auront peut-être
01:12:03des difficultés à s'exprimer
01:12:04et l'autre moitié
01:12:05qui incarne vraiment
01:12:06la Macronie quand même
01:12:07c'est pas très sympa
01:12:08pour les nouveaux ministres
01:12:09ils ne sont pas
01:12:10d'un flambeur
01:12:11je pense qu'ils savent
01:12:11quand même s'exprimer
01:12:12j'espère en tout cas
01:12:13en tout cas
01:12:14on essaye de comprendre
01:12:15pourquoi
01:12:15dans le contexte actuel
01:12:17des ministres qui viennent
01:12:17de la société civile
01:12:18qui n'ont jamais été députés
01:12:19qui n'ont jamais eu un mandat
01:12:21c'est très périlleux
01:12:22alors il va falloir leur dire
01:12:24quand même
01:12:24qu'ils vont souvent être suivis
01:12:26lors de leur déplacement
01:12:27vous étiez syndicaliste
01:12:31vous passez sur les chaînes
01:12:31à fond
01:12:32pourquoi c'est le terme
01:12:32d'être un syndicat
01:12:33non au contraire
01:12:34actuellement
01:12:35je suis un très nombreux
01:12:36je vous ai pas mis
01:12:37au beau vaut de la sécurité
01:12:39plus qu'il
01:12:39je n'ai pas besoin
01:12:41qu'on me soutienne
01:12:42pour défendre les convictions
01:12:42mais tant que
01:12:43si vous l'avez fait
01:12:44monsieur le maire
01:12:44mais ce que je veux dire
01:12:45c'est que oui
01:12:47j'ai été syndicaliste
01:12:47j'ai été élu par mes pères
01:12:48moi je suis d'accord
01:12:49avec monsieur Lucas
01:12:50au moins
01:12:50parce que je suis honnête
01:12:51j'essaye de l'être
01:12:52je peux reconnaître aussi
01:12:53quand même
01:12:53si on n'est pas du même parti
01:12:54des convictions sur ça
01:12:56moi j'ai toujours
01:12:57été au suffrage
01:12:58de mes pères
01:12:59pour être délégué syndical
01:13:00des français
01:13:01avec Jordan Bardella
01:13:02pour les européennes
01:13:03je suis d'accord
01:13:06avec monsieur Odebert
01:13:07je termine sur ça
01:13:08madame Broussoulou
01:13:09personne n'a remarqué
01:13:10mais Marie-Pierre Védren
01:13:12la nouvelle ministre
01:13:13déléguée intérieure
01:13:14qui va faire un tandem
01:13:15j'imagine avec monsieur Lunez
01:13:16puisqu'elle a rattaché
01:13:16auprès de lui
01:13:17le ministre de l'Intérieur
01:13:17et elle le ministre
01:13:18déléguée intérieure
01:13:19elle est pour la dépénalisation
01:13:20du cannabis
01:13:21elle l'a dit à plusieurs reprises
01:13:22médiatiquement
01:13:22ça va être compliqué
01:13:23dans un contexte
01:13:24non seulement
01:13:25où Laurent Lunez assume
01:13:26et évidemment
01:13:27c'est des positions
01:13:27qu'on soutient
01:13:28une ligne implacable
01:13:30contre les consommateurs
01:13:30contre les dealers
01:13:31contre les grossistes
01:13:32contre tous ceux
01:13:33qui font couler du sort
01:13:33dans nos quartiers
01:13:34sur notre territoire
01:13:35et vous en faites
01:13:36souvent l'écho
01:13:36de l'actualité nationale
01:13:37et en plus
01:13:38elle le voulait
01:13:38au niveau européen
01:13:39et surtout
01:13:40avec monsieur Darmanin
01:13:41qui dans son tweet ce soir
01:13:41explique
01:13:42qui veut mettre en place
01:13:43le projet de loi
01:13:44que nous avons voté
01:13:44sans nous il ne serait pas passé
01:13:45contre le narcotrafic
01:13:46au 1er juin de 1996
01:13:47avec une déléguée
01:13:48qui vend la dépénalisation
01:13:50ça commence par le cannabis
01:13:50puis après ça sera
01:13:51l'héroïne
01:13:51la cocaïne
01:13:52donc je trouve que c'est
01:13:53une grave entorse
01:13:53à la politique
01:13:55qui devrait être menée
01:13:56et c'est un mauvais signal
01:13:56donné à notre pays
01:13:57pour nos forces de l'ordre
01:13:58dont Éric Masson
01:13:59de Police d'Avignon
01:13:59a été tué
01:14:00sur un point de deal
01:14:01le 5 mai 2021
01:14:02face aux narcotrafiquants
01:14:03donc c'est pour ça
01:14:04que je trouve que c'est
01:14:05un très mauvais signal
01:14:05pour nos forces de l'ordre
01:14:06et qui plus est pour notre peuple
01:14:07mais je voulais aussi
01:14:08vous faire réagir
01:14:08justement sur ces passations
01:14:09de pouvoir
01:14:10qui ne seront pas filmées
01:14:11auxquelles on ne pourra pas assister
01:14:14alors je suis à la fois d'accord
01:14:16avec l'analyse de Benjamin Lucas
01:14:18je pense qu'il y a là
01:14:19on peut y interpréter
01:14:20une volonté
01:14:21de ne pas offrir
01:14:23à Bruno Retailleau
01:14:24ou à d'autres ministres
01:14:24la tribune
01:14:25qu'ils auraient aimé avoir
01:14:26pour faire leur bilan
01:14:26et je suis d'accord
01:14:28avec Léopold
01:14:29c'est à dire
01:14:30qu'il y a la volonté
01:14:31de masquer un peu
01:14:31cette situation
01:14:32c'est le révélateur
01:14:34de cette situation
01:14:35un peu inavouable
01:14:35comme si rien n'avait existé
01:14:37exactement
01:14:37il y a le côté
01:14:38on masque un peu
01:14:39cette réalité très bizarre
01:14:40très inavouable
01:14:40très honteuse
01:14:41de visages qui n'ont duré
01:14:42que 14h de nuit
01:14:44il faut le préciser
01:14:44c'est à dire
01:14:45c'est des visages
01:14:45qu'on n'a pas vu du tout
01:14:46qui vont transmettre
01:14:47le pouvoir
01:14:48à des gens
01:14:48qui viennent d'arriver
01:14:49dont on ne connait pas
01:14:50les visages
01:14:50on ne connait pas les noms
01:14:52non plus
01:14:52pour la plupart d'entre eux
01:14:53puisqu'ils sont issus
01:14:53de la société civile
01:14:54c'est une passation
01:14:55on aurait assisté
01:14:56moi j'aurais aimé y assister
01:14:57d'ailleurs à mon avis
01:14:58tous les journalistes
01:14:59politiques de ce pays
01:14:59ça aurait été passionnant
01:15:00mais on aurait assisté
01:15:01une passation de pouvoir
01:15:03tout à fait bizarre
01:15:04hors normes
01:15:05et puis Gérald Darmanin
01:15:06ne pourra pas faire
01:15:07sa propre passation de pouvoir
01:15:08il ne pourra pas se serrer
01:15:09la main
01:15:09au ministère de la justice
01:15:11je crois qu'on a dit
01:15:11que dans le cas
01:15:12des reconductions
01:15:12il n'y ait pas
01:15:12une passation de pouvoir
01:15:13de fait
01:15:13oui c'était une boutade
01:15:14aurore Malval
01:15:16aurore Malval
01:15:21et puis je pense
01:15:21qu'il y a peut-être
01:15:22un côté
01:15:23on sait que Sébastien Lecornu
01:15:24axe une grande partie
01:15:26de sa communication
01:15:26sur la sobriété
01:15:27sur l'humilité
01:15:28dont se revendiquerait
01:15:29ce gouvernement
01:15:30donc il y a
01:15:31dans le cérémonial
01:15:32de la passation de pouvoir
01:15:33un côté sous les ordres
01:15:33de la République
01:15:34qui aurait pu sembler
01:15:35un petit peu en décalage
01:15:36avec ce que le pays
01:15:37est en train de traverser
01:15:38et même un petit peu
01:15:39vertigineux
01:15:40comme on l'a dit
01:15:40d'avoir des gens
01:15:41qui n'ont eu aucun pouvoir
01:15:42en donner symboliquement
01:15:44à d'autres
01:15:45pour combien de temps
01:15:46auront-ils les mains libres
01:15:47tout à l'heure
01:15:47vous parliez de projet de loi
01:15:48est-ce qu'on pense vraiment
01:15:49que toutes ces choses
01:15:50vont être discutées
01:15:51dans les mois qui viennent
01:15:52à l'Assemblée nationale
01:15:53le projet de la République
01:15:54est déjà adopté
01:15:55non mais là
01:15:56vous parliez par rapport
01:15:56au cannabis par exemple
01:15:58vous parliez
01:16:00qu'ils reviendraient là-dessus
01:16:01non non
01:16:02je parle de la mise en place
01:16:04au 1er janvier 2026
01:16:05c'est pour être regard
01:16:05parce qu'elle a déjà été adoptée
01:16:06par l'Assemblée
01:16:07je ne parle pas
01:16:07d'un projet de loi
01:16:08qui devrait être adopté
01:16:09parce que nous on veut une censure
01:16:10donc on ne veut même pas
01:16:10que l'Assemblée se réunisse
01:16:11pour travailler
01:16:12on veut que les Français
01:16:12d'abord élisent une nouvelle Assemblée
01:16:14allez-y terminer
01:16:14Aurore Malval
01:16:15je crois que j'avais fini
01:16:16ah d'accord
01:16:16très bien
01:16:17et bien j'en profite
01:16:19pour remercier
01:16:20le service politique
01:16:21de BFM TV
01:16:21pour toutes ces informations
01:16:23très précieuses
01:16:24c'est comme ça
01:16:24qu'on a pu savoir
01:16:25avant tout le monde
01:16:26bien sûr
01:16:27ces premiers noms
01:16:29du gouvernement de Le Cornu
01:16:30merci à tous
01:16:31d'avoir été avec nous
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