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  • il y a 6 semaines
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Retour en France cette fois avec cette question.
00:04Sébastien Lecornu peut-il éteindre la colère agricole ?
00:07On le rappelle, une partie du pays est toujours bloquée par les agriculteurs,
00:11sauf qu'un courrier du Premier ministre vient d'arriver sur le bureau des organisations agricoles.
00:17Que propose-t-il ? Est-ce que cela suffira à calmer les derniers irréductibles ?
00:21Vous le voyez sur notre antenne, nos équipes sont déployées sur place,
00:26et notamment dans le Sud-Ouest où les routes sont encore bloquées.
00:29On part justement retrouver Marion Russel.
00:32Bonsoir Marion, vous êtes sur la A64.
00:36On le rappelle, cela fait plus d'une semaine que les agriculteurs bloquent cette route.
00:40Dites-nous ce qu'on pense de ce courrier de Sébastien Lecornu.
00:46Eh bien ici, vous le voyez, ce courrier n'a pas convaincu les agriculteurs de lever le camp.
00:52Ça a été le mot d'ordre dans toute la journée.
00:53Les gendarmes sont même venus négocier avec les organisateurs pour essayer de lever ce blocage.
00:57Mais ça n'a pas été entendu car ici, on considère qu'on n'a pas eu de réponse et que donc, il n'est pas question de partir.
01:04On reste encore.
01:04On passera Noël ici s'il le faut.
01:06En tout cas, tant qu'on n'aura pas les réponses attendues.
01:08Je suis avec Guillaume.
01:09Vous êtes éleveur en Haute-Garonne.
01:11Il y a une lettre de Sébastien Lecornu qui est sortie il y a quelques dizaines de minutes maintenant.
01:15où il étend le cordon vaccinal.
01:19Il promet aussi des indemnités plus rapidement pour les éleveurs touchés.
01:23La vaccination à grande échelle, est-ce que vous, vous avez eu l'impression d'avoir des réponses ?
01:27Il y a eu des réunions, il y a eu des prises de parole, il y a cette lettre.
01:29Est-ce que vous avez des réponses ou est-ce que c'est de la déception ?
01:32Non, aujourd'hui, c'est vraiment de la déception.
01:34On a des communiqués, des lettres et tout ça.
01:38Mais on n'a vraiment rien de concret.
01:39Donc oui, la vaccination commence à se faire.
01:41Mais aujourd'hui, ce n'est pas que la vaccination qu'il nous faut.
01:44C'est vraiment un protocole correctement établi qui doit se faire.
01:49Et aujourd'hui, le protocole qui est en cours, il nous fait peur.
01:53Et il faut que ça soit rétabli au plus vite.
01:56Et il faut qu'on attende plus de réponses de l'État et des réponses concrètes.
02:00Alors justement, Annie Gennevard s'est exprimée aussi tout à l'heure.
02:03Elle affirme être à l'écoute des agriculteurs, qu'une autre réunion aura lieu.
02:07Est-ce que vous, c'est un sentiment que vous avez ressenti ?
02:10Ou au contraire, vous ne vous sentez pas écouté ?
02:12Être à l'écoute avec les oreilles fermées.
02:14Moi, je ne trouve pas ça être à l'écoute.
02:16On a proposé plusieurs protocoles, on a proposé plusieurs mesures.
02:20On l'a rencontré la semaine dernière.
02:23Il n'y a pas eu de retour.
02:24On n'est pas écouté du tout.
02:25Là, elle pense juste à une chose, c'est de nous faire lever le camp
02:29pour que les gens puissent partir au ski.
02:31Et laisser les agriculteurs crever dans la misère.
02:34Donc nous, aujourd'hui, ça, ce n'est pas être écouté.
02:36Et au contraire, c'est plutôt méprisant pour nous.
02:39En tout cas, le mot d'ordre, vous l'aurez compris ici,
02:40c'est absolument de ne pas fléchir,
02:42de continuer à occuper cette autoroute à 64.
02:45Il y a une prise de parole tout à l'heure de Jérôme Baye, l'une des figures de ce mouvement,
02:51appelant à tous à se continuer à se mobiliser, à répondre présents pour pouvoir encore occuper ce point de blocage.
02:57Et se trouvera à passer la nuit, ici, une nouvelle nuit et des jours suivants, c'est lui.
03:01Merci beaucoup, Marion Roussel.
03:03Et on vous retrouvera, évidemment, tout au long de cette soirée.
03:05Qui est sur ce plateau pour en parler ?
03:08Stéphane Gallet nous a rejoint, porte-parole nationale de la Confédération Paysanne et Éleveur.
03:12Vous, vous dites qu'il faut continuer les blocages.
03:15Je vous poserai la question dans un instant, mais on en a parlé tout à l'heure.
03:19Vous avez eu le temps de lire cette lettre, d'ailleurs.
03:21On a hâte d'avoir votre avis.
03:22J'en profite aussi pour saluer Jean-Marie Séroni.
03:25Bonsoir.
03:25– Bonsoir.
03:26– Agroéconomiste, membre de l'Académie de l'agriculture de France et auteur de cet ouvrage,
03:302041, l'Odyssée Paysanne, pour la santé de l'homme et de la planète, aux éditions France Agricole.
03:37Soyez le bienvenu.
03:38Et on est aussi avec Mathieu Zagrodski, consultant sécurité intérieure BFM TV.
03:43Bonsoir.
03:43Thierry Arnaud, pour qu'on comprenne bien de quoi il s'agit.
03:46Vous avez lu pour nous cette lettre de Sébastien Lecornu, qui fait quand même 5 pages.
03:54Est-ce qu'il y a de quoi calmer la grogne des agriculteurs ce soir ?
03:58– Alors, ce qu'explique le Premier ministre, c'est que la solution, au fond,
04:01elle est dans la mise en place de ce qu'il appelle un cordon vaccinal.
04:04Il liste les 10 départements qui sont concernés.
04:07Il explique que 750 bovins seront vaccinés en l'espace d'un mois de manière à…
04:12– 750 000.
04:12– 750 000, pardon.
04:13– De manière à établir une zone, un cordon vaccinal à l'intérieur duquel
04:19il y aurait une sorte d'immunité collective qui serait mise en place
04:23par cette campagne de vaccination.
04:26Il ajoute qu'à mesure que cette immunité sera mise en place pour permettre
04:30qu'elle se déroule dans les meilleures conditions,
04:34il a donné instruction au préfet d'interrompre tout contrôle des agences l'État
04:38dans les exploitations, sauf raison à période.
04:41Autrement dit, passez-moi l'expression, mais pendant ce temps-là, on leur fout la paix.
04:46Et puis, l'autre précision qui est importante, c'est que se passe-t-il si à l'intérieur
04:51de ce cordon vaccinal, de nouveaux cas surgissent ?
04:54Et dans ce cas-là, ce que dit le Premier ministre, c'est qu'au sein de cette zone,
04:58il va falloir réfléchir à une nouvelle conduite à tenir,
05:01dès lors que des symptômes apparaîtraient dans un troupeau valablement vacciné,
05:06situé au sein d'une zone où la vaccination a été suffisamment déployée.
05:09Alors, qu'est-ce que ça veut dire, très concrètement ?
05:11Ça veut dire qu'on a des nouveaux cas qui apparaissent,
05:14le troupeau est vacciné, dans ces cas-là, on pourra envisager
05:17de renoncer à l'abattage systématique de ce troupeau.
05:21C'est ça la concession qu'il fait, qui n'est pas celle,
05:24je parle sous votre contrôle, vous allez nous expliquer mieux que moi tout à l'heure,
05:27mais qui n'est pas celle que demandaient les agriculteurs
05:29qui sont sur les barrages aujourd'hui.
05:31mais il y a quand même une porte qui s'en trouve pour dire,
05:34on établit ce cordon vaccinal, une fois qu'il est en place,
05:37il est possible que de nouveaux cas surgissent,
05:40mais dans cette hypothèse-là, on verra si...
05:43Il y aura peut-être plus d'abattage systématique.
05:45Il y aura peut-être plus d'abattage systématique, effectivement.
05:47En tout cas, il ouvre cette possibilité,
05:50et le courrier, on aura l'occasion d'y revenir,
05:52parle également évidemment des autres sujets très importants
05:54qui sont sur la table,
05:55le Mercosur, la politique agricole commune,
05:58en apportant un certain nombre de précisions.
06:01Et il termine en disant qu'il y a toute une série de mesures
06:03de compensation et d'aides financières
06:06qui sont prévues pour les agriculteurs,
06:08mais qui dépendent évidemment du débat budgétaire en cours.
06:11Vous savez qu'on est dans l'attente d'une loi spéciale
06:13puisque la commission mixte paritaire a échoué
06:15et que par conséquent, il n'a pas les moyens
06:18de tenir les engagements ou de faire aboutir
06:21les propositions qu'il énonce dans ce cadre.
06:22Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas parlé du budget,
06:25c'est vrai, on avait presque tendance à l'oublier.
06:26Je vous fais réagir dans un instant,
06:29mais d'abord je voudrais juste avoir l'avis de Jean-Yves Gauchot.
06:32Bonsoir.
06:32Vous êtes vétérinaire,
06:34vous êtes président de la Fédération des syndicats vétérinaires de France.
06:38Quand vous entendez ces petites ouvertures de Sébastien Lecornu,
06:43est-ce que vous dites
06:43« Bon, c'est acceptable, en trouverons la porte ».
06:47Alors, bonsoir à tous, oui.
06:50Oui, vous avez oublié dans mes titres, je représente aussi,
06:53je suis vice-président de l'Académie vétérinaire de France.
06:55Alors, c'est important, non pas pour le titre,
06:57mais pour vous dire que j'embarque,
06:58j'embarque derrière moi la communauté scientifique vétérinaire.
07:03Donc, on est, scientifiquement,
07:06ce protocole, il tient.
07:09J'ai fait partie des premiers au sein de notre profession,
07:12il y a 15 jours, 3 semaines,
07:13à alerter qu'il fallait qu'on trouve des systèmes
07:17sur des fondements scientifiques
07:19pour trouver des alternatives,
07:21pour dégonfler un peu ce que j'appelle le ballon.
07:23Enfin, il y a une crise, une crise agricole,
07:26mais dont la DNC a été un détonateur.
07:29Mais le vrai problème, il n'est pas là.
07:30Et donc, il se focalise là-dessus.
07:31Donc, scientifiquement,
07:33j'ai parcouru la lettre du Premier ministre.
07:37Je n'ai d'abord pas à la commenter,
07:39elle m'est arrivée assez tardivement,
07:41mais derrière, je sais,
07:42le Premier ministre,
07:43malgré tout le respect que j'ai pour le Premier ministre,
07:45il n'est pas vétérinaire.
07:46Malgré tout le respect que j'ai pour la ministre de l'Agriculture,
07:49elle n'est pas vétérinaire.
07:51Donc, je peux vous assurer
07:52que l'ensemble de la communauté vétérinaire,
07:55je sais bien qu'il y a des experts autoproclamés
07:57dans la profession,
07:59mais ce sont des experts autoproclamés.
08:01Depuis le Covid, on connaît ce mot-là.
08:02Vous connaissez les journalistes, ce mot-là.
08:04Eh bien, ces experts autoproclamés se trompent
08:06et on le sait.
08:07Il n'y a pas une voix,
08:09il n'y a pas une voix
08:10dans la communauté scientifique vétérinaire
08:12pour dire que, scientifiquement,
08:15on peut faire autrement.
08:16Donc, effectivement,
08:17ce protocole de sortie,
08:19et il faut entendre,
08:20et je les entends,
08:21je suis allé discuter,
08:22je crois que vous êtes sur le plateau des ultras,
08:24je suis allé discuter avec ces gars
08:26fort sympathiques,
08:27et au-delà de la sympathie,
08:29je les ai dans ma clientèle,
08:30vétérinaire rurale,
08:31je les ai dans ma clientèle,
08:32j'ai les mêmes contestataires.
08:36Je crois que,
08:37sur le fondement scientifique,
08:38ils se trompent de débat,
08:39mais ça, ce n'est pas mon débat politique,
08:41qu'ils aient des revendications
08:42sur le Mercosur,
08:45sur leurs difficultés,
08:46ça, je l'entends,
08:47c'est mes clients,
08:48j'en suis conscient.
08:49Sur le plan scientifique,
08:50désolé,
08:51c'est compliqué
08:52de trouver d'autres alternatives
08:55que celles qui ont été trouvées.
08:56Je peux vous assurer...
08:57Mais alors, Jean-Yves Gauchot,
08:58pardon,
08:59quand on vous entend,
09:00vous nous dites,
09:01le Premier ministre n'est pas vétérinaire,
09:03alors, bon,
09:03c'est vrai que ce n'est pas un scoop,
09:05il n'empêche que ça veut dire
09:07qu'il n'a pas le droit
09:08de faire quelques concessions,
09:10malgré tout ?
09:12Ah ben si,
09:12quand je vous dis,
09:13quand je vous dis
09:14que moi-même,
09:16j'ai commencé à demander
09:18à mes collègues
09:19qu'on réfléchisse collectivement
09:20sur quand même
09:21des fondements scientifiques,
09:22et que je connais
09:23les gens qui sont
09:24dans le comité,
09:25je crois savoir,
09:27qui vont rendre
09:28leur conclusion
09:29dès qu'on lundi,
09:30d'essayer de trouver
09:31des solutions.
09:33Non, non,
09:33si, si,
09:34je suis d'accord avec vous.
09:35Non, non,
09:35je ne dis pas
09:35qu'il ne faut pas trouver
09:36des solutions.
09:37Et moi,
09:38mon risque,
09:39si vous voulez...
09:40Oui ?
09:40Je propose
09:41la mise en place
09:42de ce cordon vaccinal
09:44dans une dizaine
09:45de départements,
09:46750 000 bovins vaccinés
09:48en l'espace d'un mois,
09:49et dans la mesure
09:51où le troupeau
09:52qui pourrait être concerné
09:53par l'apparition de symptômes
09:54est immunisé,
09:55on pourrait envisager
09:57l'hypothèse
09:57de ne plus recourir
09:59à un abattage systématique.
10:02Tout ce mécanisme
10:03pour vous fonctionne ?
10:05Exactement,
10:06on y croit.
10:07Effectivement,
10:07il y a un défi logistique
10:08vacciné d'ici la fin de l'année.
10:11Ce cordon
10:12sur le piémont
10:13périnéen
10:15de l'Atlantique
10:17à la Méditerranée,
10:17c'est un défi logistique,
10:18je pense qu'on peut le tenir.
10:20Je sais que
10:21l'État a mis
10:22des bras de l'armée,
10:24des bras vétérinaires,
10:24etc.
10:25Les vétérinaires,
10:26on va être là,
10:26ça va être compliqué,
10:27mais on doit pouvoir le tenir.
10:28Oui, oui,
10:28on y croit.
10:29Et ce protocole,
10:30je ne le connais pas précisément,
10:31mais j'en fais partie
10:32des gens qui ont dit,
10:34et j'ai envoyé
10:34des grands scientifiques
10:35sur le sujet
10:37en disant,
10:38on réfléchit
10:39à un abattage.
10:40OK,
10:41tout est vacciné autour,
10:42on peut regarder,
10:43on attend,
10:44on attend,
10:45on a une vache,
10:45est-ce qu'elle a des symptômes ?
10:46Le problème,
10:47je ne vais pas faire
10:48toute la maladie,
10:48je reviens sur votre plateau
10:49une heure demain soir
10:51pour expliquer
10:51ce que c'est la maladie,
10:53mais oui,
10:53ce protocole,
10:54il est...
10:55Donc le Premier ministre,
10:56pour répondre à cette question,
10:57le Premier ministre,
10:58il s'appuie,
10:59il s'appuie
10:59sur la profession vétérinaire,
11:02sur les sciences vétérinaires,
11:04sur les organismes.
11:06Voilà,
11:07ça c'est sûr.
11:08Jean-Yves Gauchot,
11:09ne m'en voulez pas,
11:10mais tout le monde
11:11sur ce plateau
11:12n'est pas d'accord,
11:12vous vous en doutez,
11:13évidemment.
11:14Donc je vais faire réagir
11:15Stéphane Gallet
11:16qui fait nom de la tête
11:17depuis tout à l'heure.
11:18Non mais,
11:19il assène que le protocole,
11:21il ne peut pas changer,
11:22qu'il faut qu'il reste en l'état.
11:25Moi,
11:25j'ai posé une question
11:26au Premier ministre.
11:28Oui,
11:28vous étiez à Matignon aujourd'hui,
11:29on le rappelle.
11:30Alors,
11:30plusieurs questions,
11:31mais on lui a signalé
11:33quand même qu'il y avait
11:34d'autres pays
11:34qui avaient fait d'autres choix.
11:35Le Japon,
11:36en 2023,
11:37ils ont la dermatose nodulaire
11:39contagieuse,
11:40ils font le choix
11:40de la vaccination
11:41et de la bataille chiblée,
11:42ils n'ont plus la dermatose
11:43nodulaire contagieuse.
11:44C'est quand même globalement
11:45ce qu'ils proposent aujourd'hui,
11:46maintenant,
11:47dans ce courrier.
11:49C'est pas ce que moi j'entends,
11:50c'est pas ce que je lis
11:51et c'est pas ce que j'entends.
11:53Ou alors j'ai mal interprété
11:54les propos du vétérinaire.
11:56Qu'est-ce qui ne vous convient pas
11:57dans ce que propose
11:58le Premier ministre ce soir ?
12:00Déjà,
12:02moi j'attendais
12:03dans ce courrier
12:04de dire
12:04j'ai compris
12:05la douleur
12:06des paysans
12:07et des paysannes,
12:08la difficulté
12:09qu'a cette stratégie sanitaire,
12:12pas que sociale
12:14ou économique,
12:15mais aussi...
12:15Vous demandez de l'empathie aussi.
12:16Oui,
12:16et puis même
12:17sur l'efficacité,
12:18la mise en œuvre.
12:19Parce que la science,
12:20c'est aussi prendre en considération
12:21le réel.
12:22On ne vit pas
12:23dans un laboratoire,
12:25on peut toujours dire
12:26que ça va marcher,
12:27mais si
12:28confronté au réel,
12:29confronté aux conditions
12:31de mise en œuvre,
12:32ça ne fonctionne pas.
12:33la science,
12:34elle doit prendre aussi ça en compte.
12:35Je suis désolé de le dire,
12:36mais le problème,
12:37c'est que ça ne marche pas,
12:39puisque ça crée de la défiance,
12:41puisque ça crée de la peur
12:43chez les paysans et les paysannes,
12:44et du coup,
12:45ça a fait la preuve
12:46de son significacité.
12:48Quand même,
12:49il vous écoute là.
12:50Il dit,
12:51un,
12:51on ne va plus
12:53dans les exploitations,
12:55deux,
12:55on lance une campagne
12:56de vaccination,
12:57ce qui est ce que vous réclamiez,
12:58sauf erreur de ma part,
13:00et trois,
13:01une fois que la campagne
13:02de vaccination sera déployée,
13:04s'il y a des symptômes,
13:05on pourrait ne plus abattre
13:06systématiquement tout pot.
13:08J'en finis avec ma démonstration.
13:09Non,
13:09mais il y a beaucoup de concessions
13:10qui sont faites quand même,
13:11non ?
13:11Mais dans l'attention,
13:12ce qu'on attendait,
13:13c'était de dire,
13:14j'ai compris la douleur,
13:15on va tout faire
13:16pour sortir de l'abattage
13:17systématique.
13:18Et ce n'est pas ce que je dis.
13:19Il dit,
13:20dans la perspective
13:21d'une immunité collective,
13:24et vous avez dit,
13:25va falloir,
13:25ce n'est pas va falloir,
13:26nous autorise à réfléchir.
13:28Oui,
13:28oui,
13:28oui.
13:29Par contre,
13:30il y a des intentions,
13:31il y a des intentions politiques
13:33qui sont différentes
13:34en fonction des sujets.
13:35Celui-là,
13:35alors que,
13:36je finis juste ma démonstration,
13:37celui-là,
13:38alors que c'est le sujet numéro un,
13:39que c'est ça qui désespère
13:40les paysans,
13:40les paysannes,
13:41il y a des peut-être.
13:43Et un autre sujet
13:44sur la taxe,
13:45la taxe,
13:46pour les engrais,
13:47il dit,
13:48je veux dire,
13:49la détermination de mon gouvernement
13:50à trouver des solutions rapides.
13:52Vous comprenez que la tension,
13:54là,
13:54elle est ferme,
13:55et de l'autre côté,
13:55c'est mi-figue, mi-raisin.
13:56Moi,
13:57j'entends ça dans le courrier.
13:58Alors que vous voyez sur le terrain
13:59que les paysans et les paysannes,
14:00ce qu'ils demandaient,
14:01c'était un engagement politique fort.
14:03Eh bien,
14:03justement,
14:04justement,
14:04partons sur le terrain
14:05avec des agriculteurs
14:06qui n'ont pas l'intention
14:07de lever le camp.
14:08C'est bien ça,
14:09Marion Roussel.
14:09Vous,
14:09vous êtes toujours sur la A64
14:11à carbone.
14:15Oui,
14:15tout à fait.
14:16Ici,
14:16il n'est pas question
14:17de lever le camp.
14:18Les gendarmes sont venus
14:19tout à l'heure dans l'après-midi.
14:20Ils ont eu une réunion
14:21avec les membres du bureau
14:22de l'organisation
14:23de ce blocage.
14:25Mais ce qu'il en est ressorti,
14:26eh bien,
14:26c'est que les agriculteurs
14:27ne comptent pas bouger
14:28malgré les demandes
14:29de la préfecture
14:30de lever ce blocage,
14:31notamment à l'approche
14:32des fêtes de Noël.
14:33Et tout simplement
14:33parce qu'ils considèrent
14:34qu'ils n'ont pas eu de réponse.
14:35Je suis avec Samuel.
14:36Vous êtes agriculteur,
14:37céréalier,
14:38pas concerné par la dermatose,
14:39mais ici aussi en soutien
14:41et puis parce qu'il y a
14:41d'autres sujets sur la table.
14:43Sébastien Lecornu
14:44a écrit une lettre
14:45il y a quelques dizaines
14:46de minutes
14:47pour étendre le cordon
14:49vaccinal,
14:50annoncer la vaccination
14:51de 750 000 bovins,
14:53également avec un mot
14:54sur le Mercosur,
14:55réaffirmer la position
14:55de la France
14:56qui s'y oppose.
14:58Est-ce qu'avec ces réunions,
14:59avec ces prises de parole
15:00et le Premier ministre
15:00qui semble prendre la main,
15:01vous vous sentez,
15:02vous voyez des avancées
15:04ou alors c'est de déception
15:05en déception
15:05ces derniers jours ?
15:06Alors, des avancées,
15:08il n'y en a pas.
15:09Nous, il y a sept
15:11revendications
15:11qui ont été clairement
15:12illustrées par les Ultras
15:15de la 64
15:15et déjà,
15:17ils n'ont pas reçu
15:18un seul membre
15:19des Ultras de la 64
15:20donc à partir de là,
15:21il n'y a pas d'avancée
15:22avec nous,
15:23le barrage de carbone.
15:24Donc non,
15:26ils ne nous ont pas écoutés,
15:28l'État parisien
15:29nous regarde d'en haut
15:31et ne veut pas nous écouter
15:32donc non,
15:33on ne bougera pas,
15:33ça c'est sûr.
15:34Là, il y a une prise de parole
15:35de Jérôme Pail,
15:36notamment à la sortie
15:37de cette réunion
15:37avec les gendarmes
15:38et le sous-préfet
15:38qui étaient sur place
15:39appelant à rester,
15:40appelant à la mobilisation.
15:42Là, on s'oriente
15:44vers encore plusieurs jours
15:45ici s'il le faut,
15:46il n'y a pas de signe
15:47d'inflexion du mouvement ?
15:49Alors non,
15:50il n'y a pas de signe
15:50d'inflexion du mouvement,
15:51il s'est renforcé
15:52parce qu'il y a eu
15:53une pression un peu
15:55du préfet
15:56et des forces de l'autre.
15:58Alors,
15:58elle n'était pas...
16:00On a senti une pression
16:02et ça a même
16:05remobilisé tout le monde
16:06donc on est prêt
16:07à rester plus longtemps
16:07mais oui,
16:09on sent la pression
16:09se resserrer vers nous
16:11par contre.
16:11Alors après,
16:12le mot d'ordre ici,
16:13vous l'aurez compris,
16:13c'est de rester,
16:14de ne pas flancher,
16:16de ramener aussi
16:17plus de monde.
16:17C'est l'appel
16:18qui a été passé
16:18par Jérôme Pail
16:19aux agriculteurs
16:20pour montrer
16:21leur insatisfaction
16:22et essayer d'obtenir
16:24des réponses,
16:24des avancées concrètes
16:25parce que le sentiment
16:25ici,
16:26et depuis plusieurs jours,
16:27c'est qu'il y a des réunions,
16:28il y a des communiqués
16:28mais finalement,
16:29pas assez d'actions,
16:30pas assez de réponses
16:32et pour cela,
16:32il se prépare
16:32à passer une nouvelle nuit
16:34ici sur l'autoroute
16:35et plusieurs jours
16:35s'il le faut.
16:36Merci beaucoup Marion Ressal
16:37depuis Carbone.
16:39Alors,
16:39c'est vrai que c'est justement
16:40ce que redoutait
16:42le gouvernement finalement,
16:43Mathieu Zadrotski,
16:45que les agriculteurs
16:46ne flanchent pas,
16:47soient déterminés
16:48et même certains
16:49ont envie
16:50de faire venir
16:51plus de monde.
16:52Oui,
16:53tout à fait.
16:53C'est ce qu'on entend
16:54dans ces échanges.
16:56c'est qu'il y a eu
16:58une discussion
16:58avec la gendarmerie,
17:00ce que dit
17:00l'un de ces agriculteurs,
17:01c'est qu'il y a eu
17:02une réunion
17:02l'après-midi
17:03avec la gendarmerie,
17:04donc on tente
17:05la négociation,
17:06c'est-à-dire les forces locales.
17:07Ça se passe plutôt bien
17:08jusqu'à présent,
17:08on n'a pas entendu parler
17:10de débordements en particulier.
17:12Tout à fait,
17:13les blocages ont l'air
17:15entre guillemets
17:15de bien se passer,
17:16ça reste des blocages
17:16évidemment,
17:17mais il n'y a pas
17:18de violence,
17:18il n'y a pas de dégradation,
17:19il n'y a pas de volonté
17:20de s'en prendre
17:21aux forces de l'ordre,
17:22on est plutôt effectivement
17:23encore une fois
17:23dans une communication
17:24qui reste apaisée
17:26avec la gendarmerie
17:28sur le terrain
17:28et comme vous dites,
17:30ça a l'air de plutôt
17:31bien se passer.
17:32Mais c'est vrai
17:32que si ça ne se débloque
17:33pas rapidement,
17:35si les vacances
17:36sont perturbées,
17:37ça va être un problème
17:38pour le gouvernement.
17:39Mais il y a aussi
17:39un autre aspect
17:40dont on a assez peu parlé
17:41jusqu'ici,
17:42c'est que les fêtes
17:43de fin d'année,
17:44c'est aussi la sécurisation
17:45d'un certain nombre
17:46de dispositifs,
17:47de feux d'artifice,
17:49de fêtes, etc.
17:50Et donc là,
17:51les forces de l'ordre
17:52vont se retrouver en tension,
17:53c'est-à-dire à la fois
17:53devoir gérer ces blocages
17:56mais aussi assurer
17:57la sécurité des événements
17:58autour des fêtes de fin d'année.
17:59D'où l'importance
18:00que ces blocages
18:00soient vite levés.
18:02Jean-Marie Serronier,
18:04je vous voyais discuter
18:05avec Stéphane Gallet.
18:06Pourquoi vous ne sembliez
18:06pas d'accord ?
18:09Je ne suis pas vétérinaire,
18:10je suis agronome.
18:11Vous non plus,
18:12vous n'êtes pas vétérinaire
18:13comme Sébastien Lecorgé.
18:14Voilà, ceci dit,
18:16le Premier ministre
18:17au ministre de l'Agriculture,
18:18ils ont les vétérinaires
18:19de l'État.
18:20Il y en a beaucoup,
18:20les services vétérinaires
18:21qui sont des hommes
18:22et des femmes compétentes.
18:24Donc moi, par contre,
18:25je crois à la science
18:26et ce que j'ai compris,
18:28c'est que la grosse difficulté
18:29aujourd'hui,
18:30et c'est la petite diction
18:31qu'on avait,
18:31c'est que dans un troupeau,
18:33quand une vache est symptomatique,
18:36on ne sait pas
18:37avec certitude
18:37distinguer les vaches saines
18:40de celles qui ne le sont pas.
18:42D'où l'abattage total.
18:44Et ce qui peut être différent
18:45avec les chevaux,
18:46je ne sais pas,
18:46le virus,
18:47voilà.
18:47Et quand on dit
18:49que ça ne marche pas,
18:50non, là,
18:50je ne suis pas du tout d'accord.
18:51En Savoie,
18:52ça a marché.
18:53On l'a éradiqué.
18:54Il y a eu l'abattage total.
18:55Ça ne veut pas dire
18:55que ça ne peut pas revenir.
18:57Non, mais bien sûr.
18:58Mais il y a eu 88,
19:01comment dire,
19:04ça ne veut pas dire
19:05qu'il y a eu 88 exploitations
19:06parce que parfois,
19:06il y avait plusieurs troupeaux
19:07sur la même.
19:08Mais il y en a 88
19:08qui ont été abattus
19:10et ça a réglé le problème.
19:13Vous voulez ajouter
19:14une petite pardon ?
19:15Il y a Aurore Malval
19:15qui veut compléter
19:16ce que vous dites.
19:17Parce que l'autre critère,
19:18c'est qu'il y a l'abattage
19:19et l'autre critère
19:20qui est essentiel,
19:22c'est le fait
19:23de ne plus déplacer
19:24les animaux.
19:25Oui,
19:26mais ça,
19:26beaucoup le disent,
19:27c'est quasiment impossible.
19:29Non, non,
19:29attendez,
19:30attendez.
19:30En Savoie,
19:31ça a été rigoureusement
19:32respecté
19:33par un espèce de consensus
19:35de l'ensemble
19:35de la profession.
19:36Je suis originaire
19:37du Sud-Ouest.
19:38Le postulat,
19:39y compris des responsables,
19:41c'est que dans le Sud-Ouest,
19:41ce n'est pas possible.
19:43D'où le cordon sanitaire.
19:44Il vient de là,
19:44le cordon sanitaire.
19:45Pas du tout
19:46les revendications.
19:46Il vient de là.
19:47Ça veut dire
19:48que ça ne va pas être respecté.
19:49Donc,
19:49on vaccine.
19:51Et ça veut dire derrière,
19:52vous allez voir dans quelques mois
19:53comment ça va crier
19:53dans le Sud-Ouest.
19:54Parce qu'à partir du moment
19:55où on a vacciné,
19:56pendant 8 mois
19:57après la 20,
19:58il faut attendre 8 mois
19:59après la fin
20:01de la dernière vaccination
20:02pour pouvoir exporter.
20:04Et donc,
20:05tous les broutards,
20:06comment on va faire
20:06les bovins
20:07pour l'exprimer.
20:09Aurore Malval,
20:10vous voulez juste apporter
20:10une précision.
20:11Je voulais reprendre
20:11justement parce que
20:12Sébastien Lecornu,
20:13il en parle de cette difficulté
20:15à détecter la maladie.
20:17Justement.
20:17Et il dit d'ailleurs
20:17que c'est un point clé.
20:19C'est un point clé.
20:20Parce qu'il dit qu'aujourd'hui,
20:21la variation de la charge virale
20:24rend compliquée
20:25la détection de la maladie.
20:26C'est-à-dire que parfois,
20:27il y a des variations énormes
20:28et donc,
20:28il est très difficile
20:29selon le moment où on teste
20:30de savoir si la bête est malade.
20:32Et en fait,
20:32par rapport à ça,
20:33et ce qui était
20:34une revendication aussi
20:35des éleveurs,
20:36c'était un constat au début
20:38qui provoquait
20:39beaucoup d'interrogations
20:40et qui provoquait
20:41de la défiance,
20:42c'était de dire
20:42pourquoi on n'est pas capable
20:43en France d'avoir
20:44des tests in vivo
20:45qui soient suffisamment fiables
20:47pour pouvoir détecter
20:48cette maladie.
20:49Et là,
20:49Sébastien Lecornu répond
20:51quand même dans son courrier
20:52sur ce point.
20:52C'est-à-dire qu'il dit
20:53qu'il faut accélérer
20:54massivement la recherche
20:56pour avoir
20:57le plus rapidement possible
20:58un test qui soit fiable
20:59et qui puisse détecter
21:00précocement la maladie.
21:01Et il ajoute,
21:02je l'ai dit,
21:02c'est un point clé.
21:03Donc ça,
21:04ça peut...
21:05Mais entendez qu'il nous dit
21:07qu'il faut un an pour ça.
21:09Bien sûr.
21:09Un an.
21:10Ça fait six mois
21:10qu'on le demande.
21:11Il y a déjà six mois de retard.
21:13Là, il n'est pas
21:13qu'il y a un an
21:14et justement,
21:14il dit qu'il faut accélérer.
21:16Moi, je pense que c'est
21:16très important
21:17parce qu'effectivement,
21:18et d'ailleurs,
21:19je trouve que le dialogue
21:20qu'on a pu avoir tout à l'heure
21:21avec monsieur,
21:22qui est le représentant
21:23des vétérinaires,
21:24illustre, je pense,
21:25d'une certaine façon
21:26la détresse et l'incompréhension.
21:28C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
21:29il y a beaucoup de gens
21:29qui ne sont plus prêts
21:31à ce qu'on leur dise
21:31« moi, je sais
21:32et vous, vous ne savez pas ».
21:34Et ce côté, justement,
21:35d'arriver en disant
21:36« voilà, je suis... »
21:37Sébastien Lecornu
21:38n'est pas vétérinaire.
21:39Je pense que c'est un argument,
21:41en tout cas,
21:41que beaucoup d'agriculteurs
21:42et même d'ailleurs
21:43de Français
21:43ne peuvent plus entendre.
21:45C'est-à-dire que
21:46cette défiance qu'il y a
21:47entre les pouvoirs publics,
21:49la gestion des épidémies
21:50et ce désir de comprendre,
21:51de dire que c'est plus seulement
21:53la maladie
21:54n'est plus quelque chose
21:54d'uniquement descendant.
21:56Quand il y a eu
21:56l'épidémie de Covid,
21:57les gens ont eu envie
21:58aussi de comprendre
21:59ce qui leur est arrivé
22:00et de comprendre
22:00le pourquoi des mesures.
22:02Le fait de dire
22:02« nous sommes les sachants
22:03et vous, vous ne savez pas »,
22:04c'est aussi ça
22:05qui provoque la colère.
22:06Oui, ça provoque
22:06beaucoup de crispations.
22:09Là-dessus, je suis d'accord
22:10et j'ai fait une expérience
22:11de projection
22:12sur une autre espèce
22:14parce que l'abattage,
22:17ce que disent les vétérinières,
22:19ils disent
22:19que c'est absolument indispensable
22:21d'un point de vue scientifique.
22:23Mais il faut une acceptation sociétale,
22:25il faut une acceptation
22:26des agriculteurs,
22:28on est d'accord.
22:28Et j'ai fait une projection
22:29en m'imaginant qu'au lieu
22:31de parler de bovins,
22:31on parlerait de chevaux.
22:33Imaginez la même maladie
22:34chez le cheval,
22:35c'est possible,
22:36il y a des maladies
22:36qui sont classées A.
22:38Est-ce qu'on accepterait
22:39de voir des chevaux
22:42dans les centres équestres
22:43abattus massivement ?
22:44Et alors, qu'a-t-il dit
22:45Sébastien Lecornu ?
22:46Il n'a pas répondu
22:47parce qu'en fait,
22:47c'est impossible.
22:49La société ne l'accepterait pas.
22:50Et les vétérinaires,
22:51ils pourraient chanter
22:51tout ce qu'ils veulent
22:52qu'il faut absolument
22:53un abattage total
22:54parce que c'est
22:55des mesures sanitaires.
22:56Vous n'imaginez pas
22:56qu'on va abattre
22:57Pompon, Pikachu,
22:59je ne sais qui.
23:00Non mais, franchement,
23:02faites cet exercice mental.
23:03Donc vous pensez
23:04que c'est parce que
23:05ce sont des bovins,
23:06c'est plus acceptable ?
23:07Oui, et surtout,
23:08c'est parce qu'en fait,
23:09on est en train
23:09de protéger l'export.
23:11Encore une fois,
23:12à la Confédération paysanne,
23:13on pense que l'économie,
23:15c'est ultra important
23:16parce que c'est aussi
23:17notre revenu
23:17et qu'on ne peut pas
23:18tout changer le système
23:18d'un coup.
23:19Même si on a fait
23:20des propositions
23:20sur la relocalisation
23:21de la production
23:22qui ont été entendues,
23:24d'ailleurs, c'est dans le courrier,
23:25le fait de dire
23:25qu'il faut recréer
23:26des filières d'engraissement
23:27chez nous,
23:28c'est aussi une réponse
23:29à la crise
23:29qui est liée
23:30au flux d'animaux.
23:31Mais, en tout cas,
23:33le cri des paysans,
23:35c'est-à-dire,
23:36on ne peut pas
23:36tout sacrifier
23:37si c'est une raison d'économie.
23:41Si c'est une raison d'économie,
23:41il faut apporter
23:42des réponses économiques.
23:43Je m'excuse,
23:43mais il y a des filières
23:44qui ont eu
23:45des enveloppes XXL
23:47d'accompagnement,
23:49je pense à la filière port,
23:50170 millions d'euros
23:51en période de crise,
23:53on ne s'est pas posé
23:53la question.
23:54Donc, à un moment donné,
23:55si c'est un problème
23:56d'économie,
23:57on les règle
23:57avec des économies.
23:58On ne met pas
23:59en péril
23:59l'élevage,
24:00les paysans,
24:01les paysannes.
24:02Je crois,
24:03et vous l'avez évoqué,
24:04qu'un des problèmes
24:05de fond,
24:07c'est que d'abord,
24:07il y a un terrain
24:07préalable
24:08qui date de 2014
24:10qui n'a pas été réglé,
24:112024,
24:12qui n'a pas été réglé
24:13dans le monde agricole.
24:14Donc, il y a une défiance
24:15vis-à-vis des gouvernants,
24:17mais aussi des responsables,
24:19vis-à-vis des responsables,
24:20c'est clair.
24:21Il y a une défiance
24:22et quand mon collègue disait
24:26la reconnaissance,
24:28la compassion,
24:29effectivement,
24:31je pense qu'au début,
24:32ça n'a pas été ok
24:33parce que la façon
24:34dont le gouvernement
24:34a réagi.
24:35Oui, parce qu'il y avait
24:36beaucoup de distance.
24:37Et le Premier ministre
24:37a rencontré des producteurs
24:38dont l'élevage
24:39avait été abattu.
24:40Oui, en ariage.
24:41Et d'ailleurs,
24:42les caméras n'étaient pas
24:43invités à ce moment-là.
24:44Il le met en avant.
24:45Ça veut dire qu'avant,
24:45ça n'avait pas été fait.
24:46C'est vrai que ça a été fait
24:47trop tardivement.
24:48Les agriculteurs l'ont dit.
24:50On continue d'en parler
24:52dans un instant.
24:54Oui, on va juste
24:55continuer d'en parler
24:55dans un petit instant,
24:56s'il vous plaît.
24:57Ça explique le flou
24:58dans les propos du Premier ministre
25:00sur le fait
25:00qu'on n'a pas,
25:01on n'a pas pas.
25:01C'est incompréhensible
25:02ce qu'il raconte
25:02parce que ça tourne
25:03son cou.
25:03Et c'est ça qu'il y a derrière.
25:05Et le deuxième élément
25:05qu'il y a derrière
25:06en termes de recherche,
25:07c'est que l'on puisse
25:08distinguer au plan sérologique
25:10un animal qui est vacciné
25:13et un animal qui porte la maladie.
25:15Ça réglerait le problème
25:16de l'export.
25:17Et ça, aujourd'hui,
25:17on ne sait pas.
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