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  • il y a 2 mois
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Vous gardez la parole Victor Hérault, vous allez nous parler de ce sondage qui teste les outsiders pour la présidentielle
00:05et qui donne Cyril Hanouna à un petit pourcent des intentions de vote.
00:08Oui on les aime, ce sont nos outsiders, nos trublions de la politique, nos ovnis.
00:13Alors qu'en est-il ? Effectivement c'est un sondage de l'Institut Vériant réalisé pour la revue de l'hémicycle.
00:19Le sondage a été fait en novembre, les résultats viennent de paraître, vous les avez devant vous.
00:24Et bien figurez-vous que les trublions de la politique n'ont pas franchement la cote.
00:28Cyril Hanouna, souvenez-vous, il y avait eu une rumeur, ou en tous les cas un petit engouement il y a quelques mois
00:34sur la candidature putative de Cyril Hanouna, qu'il a parfaitement démenti en disant que c'était un canular.
00:40Il avait dit, le seul président que j'aimerais être un jour, c'est président du Paris Saint-Germain.
00:43Président du PSG, exactement.
00:45Là il se trouve que ce n'est pas pour cela qu'il est sondé, crédité à 1%.
00:48Alors 1% c'est très peu, ça représente quand même, figurez-vous, à peu près 500 000 personnes
00:52si on prend seulement les votants, les personnes en âge de voter en France.
00:55Teddy Riner ensuite, Teddy Riner, qui avait dit, lui aussi on lui avait posé la question
00:59Teddy Riner, pourriez-vous aller à la présidentielle ?
01:01Il avait dit, non, pourriez-vous entrer en politique ?
01:04Il avait dit, si je faisais de la politique, que ce serait pour une seule chose, être président de la République.
01:08Et bien Teddy Riner est crédité cette fois-ci à 3%.
01:11Vous êtes d'accord que s'il fait sur un tatami, il sera président de la République ?
01:14Je ne sais pas, en tous les cas je n'ai pas envie d'être le candidat qui se présente en face.
01:17Maintenant, Michel-Édouard Leclerc, pareil, on lui avait demandé, c'est la période où on cherche encore plus de candidats,
01:22même s'il y en a déjà beaucoup trop.
01:24Michel-Édouard Leclerc, il me semble que c'était d'ailleurs chez Apolline de Malère,
01:27on lui a demandé, voudriez-vous vous lancer dans la présidentielle ?
01:30Il avait répondu, le pouvoir, ce n'est pas ma cam, et pourtant lui-même est crédité de 2% d'intention de vote.
01:35Encore une fois, ça fait à peu près 1 million de personnes.
01:38Et puis enfin, Patrick Sébastien.
01:39Patrick Sébastien, dont on parle beaucoup en ce moment, puisqu'il a lancé son mouvement, je cite, ça suffit.
01:45Patrick Sébastien, crédité de 2% également, et lui compte, non pas rentrer dans la politique,
01:50mais peser sur l'élection présidentielle de 2027, notamment sur le second tour,
01:53en récoltant, c'est ce qu'il dit, un maximum de propositions, en tous les cas de demandes de la part des Français,
01:58qui souhaitent soumettre deux candidats au second tour, et dit, j'appellerai à voter pour celui des deux candidats
02:02qui soutiendra les propositions que je lui ai envoyées.
02:05Alors, je vous l'ai dit, les candidats trublions n'ont pas la cote, puisqu'au total, à eux 4, ils cumulent seulement 8%,
02:11et le reste du sondage, il n'y a pas vraiment de grande surprise, là on sort des trublions,
02:15Jordan Bardella, 36%, suivi de loin, pardonnez-moi, par Édouard Philippe, à 17%, voilà la configuration du second tour, selon ce sondage.
02:22Ça veut dire quoi, selon vous, Déla ? C'est que les Français tiennent quand même à ce qu'il y ait une base politique, une formation politique ?
02:28Si je suis très, très, très optimiste, je dirais qu'il y a des chances pour Tadirina,
02:30parce que je vous rappelle que François Hollande, on l'appelait Monsieur 3%, et qu'il avait fini.
02:34Alors bon, il a quand même fallu qu'un candidat soit éliminé à l'espèce Dominique Strauss-Kahn,
02:38enfin, il a fallu quand même une série de circonstances un peu particulières.
02:40Mais vous avez raison, 18 mois, c'est encore long, on peut se passer des choses.
02:43Mais les dirigeurs de François Hollande, je n'avais pas vu venir, celui-là.
02:45Mais j'essaie de vous étonner, Stéphane, à chaque fois.
02:47Voilà, vous m'avez tué, là.
02:48Moi, je vote pour tes dirigeurs présidents de la République.
02:51Non, la vérité, c'est que si, en fait, ce qui est très paradoxal, c'est que le retour du tragique,
02:57et on l'a vu sur la présidentielle de 2022, a recristallisé les intentions de vote auprès des candidats
03:02dont on considérait qu'ils avaient une base crédible face à la guerre en Ukraine.
03:07C'est ce qui s'est joué sur la présidentielle 2022.
03:09On a eu cette espèce d'effet de rappeau où, en fait, d'un coup, toutes les voix ont été ressiphonnées,
03:13et par Emmanuel Macron d'un côté, et par Marine Le Pen d'un autre,
03:16puisqu'il n'y avait plus de place, en réalité, pour des candidats jugés fantaisistes.
03:20On a eu une longue tradition, en France, de ces candidatures, un peu...
03:24Enfin, il y avait toujours le petit score de Jean Lassalle, par exemple, à la présidentielle,
03:28qui était l'espèce de report des gens qui voulaient voter pour personne d'autre,
03:30en disant...
03:31Même Coluche, à l'époque.
03:31Allez, je me fais plaisir, Coluche, effectivement, à l'époque,
03:34jusqu'à ce qu'il se prenne un peu plus au sérieux.
03:36Oui, il y a un moment où ça...
03:37Mais, dans les faits, oui, c'est ça ce que cela dit,
03:39et c'est plutôt une bonne chose qu'il y ait une série de sondages qui convergent dans le même sens,
03:42c'est-à-dire que les Français sont cohérents dans le même sens.
03:43Il dit quoi, Michel Nord-Leclerc ? Le pouvoir, ce n'est pas ma carrière ?
03:45Ce n'est pas ma carrière, oui.
03:46Vous croyez-vous, Edwif, ça ?
03:47Non, pas vraiment, mais en même temps, cela dit...
03:49Non, mais cela dit, il va participer à la campagne présidentielle,
03:52mais pas en tant que candidat, non.
03:53Et bon courage pour avoir les 500 signatures.
03:56Oui.
03:57Combien se sont cassés les dents là-dessus ?
03:58J'allais venir, parce que là, on sonde des personnes,
04:00mais qui n'ont pas les 500 signatures.
04:02Vous êtes suffisamment éclairés sur la vie politique...
04:03Pour savoir que, bon, les financements, après, quand vous avez des signatures,
04:07ça vient, puisque vous avez des dotations publiques.
04:09Il faut faire 5%.
04:10Mais là, 500 signatures, franchement, je suis convaincu
04:15qu'aucun de ceux listés, sondés, ne les auront,
04:18et c'est plutôt une bonne chose.
04:19Et ça me réconcilie, au fond, parce que les Français ont quand même du bon sens.
04:24Mettre Cyril Hanouna à 1%, c'est-à-dire, vous l'avez dit,
04:28à peu près 500 000 personnes, c'est 6 fois moins ou 5 fois moins
04:32que les téléspectateurs qu'il fait quotidiennement.
04:34Donc, c'est plutôt rassurant.
04:36Je crois qu'il y a une forme de légitimité dans ce pays
04:40à considérer qu'il faut quand même être crédible
04:43et que l'élection présidentielle, c'est quand même quelque chose de sérieux.
04:46Et pardon, tous les farfelus, pardon, je termine,
04:48tous les farfelus qui, à un moment, pensent,
04:50se dire, tiens, je peux être président de la République
04:52parce que c'est facile et c'est sympa,
04:54le résultat, il est là, et c'est plutôt une bonne chose.
04:56Non, justement, parce que c'est sérieux
04:57qu'il y a un moment, certains ont dit,
04:59il faut mettre des chefs d'entreprise,
05:00genre Michel-Édouard Leclerc,
05:01parce que les politiques ne sont plus sérieux,
05:03ne sont plus crédibles.
05:04Donc, c'est pour ça qu'il y avait des sondages
05:05qui mettaient Michel-Édouard Leclerc
05:08à bien plus qu'un ou deux pour cent
05:10en disant, et pourquoi pas lui ?
05:11Je ne sais pas si vous souvetez
05:12des affaires de challenge.
05:13Ce type de sondage permet de faire le distinguo
05:15parce qu'on dit souvent,
05:16les Français ont envie de renverser la table,
05:18mais il y a une différence entre l'alternance
05:19et renverser proprement la table,
05:21c'est-à-dire voter à peu près n'importe quoi,
05:23l'alternance qui est plutôt incarnée
05:25par Jordan Bardella ou par Jean-Luc Mélenchon,
05:28ça c'est l'alternance crédible entre guillemets.
05:30On voit que le renversement de table
05:31en fait ne séduit que 8% des fondateurs.
05:33Ces pistes-là, elles sont prises au sérieux quand même.
05:35Mais non, je pense que c'est une partie du folklore.
05:37Moi, je trouve que c'est sympathique
05:38qu'il y ait des candidats qui fassent un peu mousser.
05:41Oui, mais ça va plus loin que ça, pardon.
05:43Patrick Sébastien, c'est pas que du folklore.
05:45Il est écouté par Emmanuel Macron.
05:48Je pense que Patrick Sébastien, pour moi,
05:50il y croit, parce que c'est quelqu'un de populaire,
05:53c'est quelqu'un qui incarne les territoires ruraux.
05:56Mais vous savez, regardez, c'est paradoxal.
05:59Les Français, 44% veulent un chef, vous avez vu,
06:03je veux un chef qui gouverne,
06:04et ils vous disent que les politiques
06:06n'écoutent pas assez les citoyens.
06:07Donc, c'est quand même des paradoxes.
06:09C'est la France.
06:10C'est la France.
06:11Il y a eu des études plus larges,
06:17une vaste étude qui était menée
06:18par un institut qui est YouGov, me semble-t-il,
06:22sur un certain nombre de pays
06:23qui notait dans la foulée des printemps rables
06:25cette espèce de paradoxe.
06:26Il n'y avait jamais eu autant de pays.
06:27L'étude s'était penchée aussi sur la France
06:29qui souhaitait la démocratie
06:30et qui, en même temps, souhaitait un chef fort.
06:32Donc, ça, c'est tout à fait...
06:33Enfin, ça fait partie dans les études.
06:35C'est objectivé par des chiffres.
06:37Cela dit, je ne parlerai pas de candidatures farfelues
06:38parce que, dans les échanges avec les politiques,
06:40il y a toujours aussi cette interrogation
06:41de savoir est-ce que la France reste un îlot
06:43isolé du reste du monde ou pas.
06:44L'Italie voisine, le mouvement 5 étoiles,
06:47a promu un BP Grillo
06:49qui, normalement, était un amuseur public
06:51et qui est devenu la deuxième force politique.
06:54J'allais en venir précisément à Vladimir Zelensky
06:56dont tout le monde se moquait en étant
06:57l'acteur devenu chef de guerre, etc.
07:00et qui, dans la séquence, tient plutôt la route.
07:02Et donc, il y a cette interrogation
07:03de Donald Trump qui était homme d'affaires,
07:05amuseur public, arrivé...
07:06Enfin, amuseur public,
07:07qui était plutôt à la tête d'une émission
07:11d'un reality show
07:13et qui arrive au pouvoir.
07:14Donc, il y a cette interrogation de là
07:15de savoir est-ce que cette vague-là
07:16traversera la France ou pas.
07:18Ce sondage, dit non.
07:19Alors, juste pour préciser
07:21ce que je disais tout à l'heure
07:22concernant les patrons,
07:23oui, il y a un sondage qui est sorti.
07:2552% des Français seraient prêts
07:27à voter pour un patron.
07:28A fortiori, ce n'est pas M. Leclerc.
07:30Et pour que M. Leclerc puisse se convaincre
07:32que ce n'est pas forcément le bon candidat
07:34et qu'il aille au mois de février
07:35faire un tour au salon de l'agriculture,
07:36il va pouvoir mesurer sa cote de popularité.
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