- il y a 3 mois
Ce jeudi 30 octobre, la proposition du gouvernement sur la baisse des salaires des apprentis pour le budget 2026, la consommation des ménages au T3, et le thème de la croissance française, ont été abordés par Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode, Jean-Hervé Lorenzi, fondateur du Cercle des économistes, et Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques de Crédit-Agricole SA, dans l'émission Les Experts, présentée par Ludovic Desautez sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Retour sur le plateau des experts avec nous ce matin, Isabelle Jobbasi, vous êtes directrice des études économiques du Crédit Agricole.
00:08A vos côtés, Anthony Morley-Lavidali, économiste à Rexécode, et Jean-Hervé Lorenzi, fondateur du Cercle des économistes et président des Rencontres d'Aix.
00:15Merci d'être avec nous ce matin. Allez, on quitte l'Europe, on a bien compris qu'il y a un gros problème dans le logiciel européen.
00:22Il y a un autre problème aussi en France, c'est le budget, et au sein du budget, on a beau chercher les messages de soutien,
00:27en fait, on est dans un pays, il faut mieux être seigneur et retraité que jeune et avoir la vie devant soi.
00:33Franchement, j'ai jamais vu un budget qui s'adresse aussi peu aux jeunes.
00:37Jean-Hervé, je vous regarde, parce que vous êtes jeune dans votre tête, je le sais.
00:42Et que c'est un dossier pour vous qui est un dossier précieux.
00:45La première des stupidités, c'est d'avoir parlé d'une catégorie qui s'appelle les retraités,
00:56entre une femme qui a eu 23 annuités, 2 tiers de SMIC, surtout avec 700 euros,
01:04et je ne parle pas des énormes revenus que peuvent avoir certains traités,
01:09mais moi j'ai un retrait tout à fait convenable,
01:11ça ne permet pas de faire fortune, mais je trouve ça tout à fait normal qu'on demande un effort au retraité.
01:18Donc cette histoire de mettre dans un seul bloc les retraités est stupide, premier aspect.
01:23Deuxième aspect, le sujet du vieillissement, du choc du vieillissement, qui est majeur.
01:29Parce que toute une partie de ce qu'on a dit tout à l'heure est quand même lié au fait que
01:33nous sommes des pays qui sont des pays dans lesquels les taux d'intérité sont en train de baisser
01:39de manière très significative.
01:41– Y compris en France.
01:41– Y compris en France.
01:42– Y compris en France, de manière d'ailleurs très difficile à comprendre.
01:46Enfin bon, c'est comme ça.
01:47Deuxième aspect, dans lequel les pourcentages de vieux ou de retraités,
01:53seniors, vieux, c'est moyen.
01:56– Quand on hésite sur le mot, c'est que c'est…
01:59– Senior, senior, senior.
02:01Le senior est en train de croître.
02:05Et il y a trois sujets pour les seniors qui sont totalement ignorés
02:10par le débat actuel en politique, totalement incompétent sur le sujet.
02:17Premier sujet, c'est que ça coûte très cher.
02:19Là, ça coûte plus de 20% entre les retraites.
02:22Et nous, le calcul qu'on va développer la semaine prochaine avec Rexécote,
02:27c'est que rien que pour le coût direct du vieillissement en 2030,
02:33c'est-à-dire demain matin, ça coûte 35 milliards d'euros de plus par an.
02:38Deuxième sujet, on parle beaucoup d'innovation,
02:41mais c'est vrai que les garages, ça se fait plutôt chez les jeunes
02:47que chez les vieux, même si c'est détruit.
02:49Et troisième sujet, le plus important, le plus important,
02:53et là, je passe tout de suite la parole à mes camarades,
02:56c'est le fait qu'il n'y a pas besoin d'être à un prix Nobel d'économie
03:00pour savoir qu'il y a une corrélation directe entre l'âge et la prise de risque
03:06et que l'argent dont on dispose, en Europe et notamment en France,
03:12il n'est pas si facile que ça de le conduire vers le risque et vers le système.
03:17Et vers l'innovation, donc.
03:19Donc, on a un problème qui est majeur,
03:23et ce problème, il n'est absolument pas traité.
03:26Alors, vous avez pris l'exemple tout à l'heure, tout à fait juste titre,
03:29on ne va pas toucher les retraités.
03:30Mais on va toucher aux apprentis.
03:32Et on va toucher les apprentis, alors que c'est le seul truc malin,
03:36vraiment malin qu'on ait fait en quelques années.
03:40Donc, c'est idiot.
03:41Avant, on avait 250 000 apprentis, on en a un million.
03:45Enfin, 800 000, un million.
03:47C'est vrai que c'était plutôt des traits diplômés,
03:49donc rien n'est parfait dans ce bas monde.
03:51Mais c'est dix fois mieux qu'auparavant,
03:53et ça conduisait vers quelque chose d'important.
03:56Donc, on est en plein délire sur ce sujet.
04:01Incompétence et incapacité de se projeter à plus de, on va dire, six mois.
04:06Alors, juste pour planter le décor,
04:07côté natalité, la France, en 2024, c'était à peu près 660 000 naissances.
04:13On est dans les niveaux, juste à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale.
04:17C'est-à-dire qu'on redescend à ce niveau-là.
04:19Et l'INSEE a publié, il n'y a pas très longtemps,
04:22il y a une dizaine de jours, une étude.
04:23En 2022, en France, il y aura 2,8 millions de seigneurs dépendants d'un pays.
04:28Voilà, donc ça, c'est le...
04:29Isabelle Anthony, sur ce budget...
04:32Bon, alors, il vient, on est sur un budget technique,
04:34mais ce budget qui manque d'allant,
04:36qui manque de souffle et d'horizon,
04:39mais qui ne parle absolument pas à la classe,
04:42je veux dire, à la génération qui va gérer le monde qui vient, en fait.
04:46Et sur lequel même la réforme de la réforme des retraites
04:49ne concerne plus directement que les seigneurs d'aujourd'hui, finalement.
04:51Non, mais on ne parle plus aux jeunes depuis longtemps,
04:53ce n'est pas que ce budget.
04:54Et qu'est-ce qui se passe dans ce pays ?
04:55Non, mais ce n'est pas que le budget, je vous rassure.
04:56Bon, là, on est une espèce de cuisine, c'est ahurissant.
04:59Mais on ne parle plus aux jeunes depuis très longtemps.
05:01Oui, on est une société de plus en plus conservatrice
05:03qui pose la question, effectivement, de la prise de risque,
05:06qui est inhérente à l'innovation,
05:09avec quand même des vrais enjeux côté jeunes,
05:13qui est l'accès à l'emploi.
05:15On a quand même un taux de chômage des jeunes,
05:17notamment des jeunes non diplômés,
05:19qui est quand même très élevé.
05:22Et par ailleurs, le logement.
05:23Et je sais que Jean-Hervé est très sensible aussi
05:26à cette question-là, à l'accès au logement.
05:30Et on n'a pas de réponse.
05:32On n'a pas du tout de réponse.
05:33On n'en parle même pas.
05:34C'est complètement tabou, presque.
05:35Oui, c'est quasiment tabou,
05:37parce que voilà, on concentre.
05:38Et j'ai bien peur que prochaines élections présidentielles,
05:42je ne sais pas quand elles auront lieu,
05:43mais que le sujet central restera
05:45la réforme des retraites dans toutes ses dimensions,
05:48et qu'on oubliera l'avenir de notre pays,
05:50qui se joue plutôt au niveau de la jeunesse.
05:56Et voilà, moi je trouve que c'est assez désespérant.
05:59Et notamment, on voit bien qu'il y a vraiment un sujet
06:02sur la mer des réformes,
06:03c'est la réforme de l'éducation,
06:05de la formation,
06:07de l'entrée dans l'emploi,
06:09qui était facilité effectivement par l'apprentissage,
06:12même si je n'étais pas toujours fan,
06:13que ça profite essentiellement,
06:15et de plus en plus au bac plus 5.
06:17Mais quoi qu'il en soit,
06:18c'était quand même un tremplin dans l'emploi
06:20pour ces jeunes.
06:22Et tout ça, on a l'impression que oui,
06:24on est plutôt dans la période
06:25où on va faire du rabot
06:26sur ce qui était plutôt en faveur de la jeunesse.
06:30Et quand on prend tous les paramètres de la jeunesse,
06:33vous venez de dire,
06:34je cite le nouveau ministre de l'Éducation nationale
06:37qui juge l'état de l'école extrêmement inquiétante.
06:40C'est déjà un constat.
06:42Je me réfère aussi à...
06:43Je peux peut-être rajouter quelque chose ?
06:45Parce qu'on va avoir...
06:47On a toute la génération des baby-boomers d'après-guerre
06:51qui aujourd'hui concentrent beaucoup du patrimoine,
06:54du patrimoine immobilier,
06:55mais aussi du patrimoine financier.
06:57On devra avoir dans les années à venir
06:59une grande rotation.
07:00La grande transmission.
07:01Voilà, la grande transmission,
07:02rotation du capital.
07:05Ce qu'on est vrai,
07:06et c'est pour ça qu'il faut peut-être...
07:07Je ne sais pas comment il faut...
07:08Mais en tout cas, il faut y réfléchir.
07:09Il y a effectivement le financement,
07:11la dépendance d'une part.
07:12Mais il y a aussi...
07:13On aimerait bien que cet argent,
07:14il saute une génération.
07:15C'est-à-dire que n'aille pas...
07:17Parce que ceux qui vont hériter
07:18seront eux-mêmes souvent retraités.
07:20Ce qu'on aimerait, c'est que ça aille
07:21à la génération d'après
07:23qui fait face à un certain nombre de défis
07:26aujourd'hui qu'on n'adresse pas du tout.
07:29Donc il y a probablement...
07:29Enfin, repenser un certain nombre de choses.
07:31Après, c'est un dossier très sensible
07:33et j'espère qu'on aura l'occasion d'y revenir
07:35parce que je vous regarde en même temps, Tony.
07:37Je m'aurais fait une note
07:38qu'avait fait le haut commissariat
07:40sur la stratégie au plan
07:41qui est sortie début septembre.
07:43Il parle d'une marée descendante, déjà.
07:45C'est rien que le mot.
07:47Qui va nécessiter de travailler plus,
07:49d'automatiser davantage,
07:51de se poser des questions
07:51en termes de stratégie d'immigration au travail.
07:54Oh là là, autre tabou.
07:55Regardons l'Italie.
07:57Regardons ce qui s'est passé en Italie.
07:59Elle a quand même été élue
08:00sur un programme anti-immigration.
08:02Forcée de reconnaître
08:03qu'elle est face à une réalité,
08:04c'est qu'elle avait besoin
08:05d'importer une certaine main d'œuvre
08:07pour continuer à faire marcher
08:09l'appareil productif italien.
08:12Anthony, sur la faible prise en compte,
08:14j'aime bien le doublon
08:17que fait Jean-Hervé.
08:18C'est-à-dire que c'est quelque part
08:19ne pas prendre en compte la jeunesse
08:20et ne pas prendre en compte
08:21le monde qui vient.
08:23Donc celle de l'innovation,
08:24celle des ruptures technologiques
08:26qui sont majeures en ce moment.
08:27C'est un point qui vous inquiète aussi,
08:28cher, avec ces codes ?
08:29Complètement.
08:30Déjà, je m'inscris en ligne
08:31avec ce qui a été dit.
08:32On a fait un petit calcul
08:32pour commencer à poser la base.
08:34On demande un effort aux ménages.
08:36Regardons, on a eu une augmentation
08:37du taux d'épargne
08:38qui a quand même été massive
08:39au sein des ménages français.
08:40Où est-ce qu'elle est concentrée,
08:41cette épargne ?
08:42On a fait les calculs.
08:43Entre 2024 et 2019,
08:45c'est 65% les deux tiers
08:47qui sont réalisés par les ménages
08:49de plus de 65 ans.
08:50Donc on sait où est l'épargne,
08:51mais ça a été lié au fait
08:52que d'une part,
08:53on a revalorisé davantage les pensions
08:54et puis ils ont bénéficié
08:56de ce qu'on appelle
08:56les revenus financiers
08:57puisque le patrimoine financier
08:58est davantage concentré
08:59chez les retraités.
09:00Ce n'est pas très grave,
09:00mais comment ensuite
09:01on peut venir demander un effort
09:02encore aux plus jeunes
09:03et épargner les plus âgés ?
09:05Je pense qu'il y a
09:06un déséquilibre majeur
09:07et puis renier le capital humain,
09:09c'est renier la productivité demain,
09:11c'est affaiblir la croissance
09:12de demain,
09:12c'est justement condamner le pays
09:14au déclassement sur le long terme.
09:15Donc il faudrait au contraire
09:16investir massivement
09:18sur l'éducation.
09:19Et pour ça,
09:19il faut faire des constats
09:20qui ne sont pas très agréables.
09:22C'est que notre école publique,
09:23elle échoue en termes de niveau,
09:25en termes de reproduction sociale.
09:26Donc le modèle tel qu'on l'a construit,
09:28on aime penser
09:29qu'on avait la bonne formule,
09:30ce n'est pas vrai.
09:30Donc il faut accepter
09:32de regarder les choses telles
09:33qu'elles le sont
09:33et ça veut dire des réformes
09:34en profondeur
09:35et on voit bien
09:36qu'on n'a ni le capital politique
09:37ni en plus les budgets à engager.
09:38Donc ça demande vraiment
09:39de repenser complètement ce système
09:41et on n'y est pas du tout
09:42aujourd'hui malheureusement.
09:43Et on parle beaucoup de justice,
09:46on focalise sur les inégalités.
09:49On sait qu'en France,
09:50les inégalités de revenus
09:52après redistribution
09:53sont fortement réduites.
09:55Donc on a un modèle social
09:56qui est très redistributif.
09:59Certes, il est probablement perfectible,
10:01mais il est déjà très redistributif.
10:03On a des inégalités de patrimoine
10:05qui viennent d'être évoquées
10:08et par ailleurs,
10:09on a,
10:09et ce qui a été dit,
10:11on a une inégalité des chances
10:13et c'est vraiment probablement,
10:16je pense que ce qui inquiète
10:17beaucoup les Français
10:18et ce qui grippe un peu
10:22les rouages de la démocratie,
10:23c'est que vous imaginez
10:24que vos enfants,
10:24ils vivront moins bien
10:25que vous,
10:25vous viviez aujourd'hui.
10:26– Là, c'est clair
10:27que le budget ne donne pas d'argument.
10:28– Et que c'est ce qui fait aussi,
10:32cette justice intergénérationnelle,
10:35c'est ce qui fait le moteur aussi
10:36de nos démocraties.
10:39Et donc,
10:39il est vraiment important
10:40de travailler
10:41sur ces inégalités de chance
10:43et notamment en travaillant
10:45sur l'éducation
10:47qui devrait être,
10:47à mon avis,
10:48la mère des réformes.
10:49– J'en avais sur l'action.
10:50– Bien l'expression
10:51mère des réformes
10:51et sur cette idée
10:54que, en fait,
10:56la France est,
10:57par rapport à celle
10:57de ma jeunesse,
10:59totalement segmentée.
11:00Quand on voit les cursus
11:01au fond des milieux aisés,
11:04des enfants des milieux aisés,
11:06j'ai vu,
11:07pour un des de mes propres enfants,
11:09on voit bien les cursus
11:11qui sont des cursus
11:11privés,
11:13des justices-là.
11:14Quand ils sont bons,
11:15ils rentrent dans les bonnes écoles.
11:16Quand ils sont mauvais,
11:17ils payent dans les écoles
11:18qui sont beaucoup plus moyennes
11:20mais qui finalement
11:21on file un job assorti.
11:23Il y a 1 300 000 nits.
11:25Tout ça,
11:25c'est de la production
11:28qui n'a pas lieu.
11:29Donc,
11:30on est dans un univers
11:31dans lequel
11:31on a un premier problème
11:33qui est segmentation.
11:35Donc,
11:36c'est assez compliqué
11:37parce que
11:38l'éducation nationale,
11:39elle est le reflet
11:40de cette segmentation.
11:41On envoie des jeunes profs
11:42très mal payés.
11:44– Dans les zones difficiles.
11:46– Un jeune agrégé,
11:47une source qui gagne au début,
11:48c'est hallucinant.
11:50et on l'envoie
11:50dans un quartier difficile
11:51où…
11:53– Où on le dégoûte
11:53très vite.
11:54– Voilà.
11:55Donc,
11:55premier sujet.
11:58Et,
11:59au fond,
12:02je trouvais que
12:03Macron avait…
12:05Le président Macron,
12:06pardon,
12:06je commence à parler
12:07comme Mme Panot,
12:09le président…
12:10Dieu m'en garde.
12:11Le président Macron
12:12avait eu
12:14une seule bonne idée
12:15au moment de sa réélection.
12:17c'était
12:18transformé
12:19le lycée professionnel.
12:20Parce que
12:20c'est là
12:21la première des difficultés.
12:24En fait,
12:25l'immense majorité
12:26des gens
12:26qui sont dans les lycées
12:27généraux
12:29vont jusqu'au bas
12:30qui poursuivent
12:31et le lycée professionnel,
12:32c'est les gamins
12:33qui,
12:34pour des raisons
12:34souvent sociales,
12:36sont mis
12:37de côté
12:38et vont
12:39dans des structures
12:40qui sont des structures
12:41où ils arrêtent
12:43et c'est la naissance
12:44des nids.
12:44Les nids,
12:45c'est ça.
12:45Donc,
12:47il y a une vraie réflexion
12:48à avoir
12:49sur la segmentation
12:50de la société,
12:52une réforme.
12:54Vraisemblablement,
12:55il faut,
12:56c'est la seule solution
12:57qu'on va permettre
12:57des milliards
12:58sur le sujet,
13:00c'est de décentraliser
13:02complètement,
13:03responsabiliser
13:03complètement les écoles.
13:05Enfin,
13:05je veux dire,
13:05il faut vraisemblablement
13:06complètement modifier
13:07l'organisation.
13:08Retourner.
13:08C'est ce que dit Borloo.
13:10Et Borloo,
13:11qui est un homme
13:12qui a eu
13:13beaucoup d'imagination
13:14sur beaucoup de sujets,
13:15il explique
13:17à quel point
13:17vraisemblablement
13:18il y a des problèmes
13:20d'argent,
13:21évidemment,
13:21et d'immunération.
13:23Mais l'organisation
13:24elle-même,
13:25c'est elle
13:25qui pêche
13:26cette idée stupide
13:28qui vient
13:30de plus d'un siècle,
13:31qui consiste à dire
13:32que tous les gamins
13:32de France
13:33doivent savoir
13:34qu'est-ce que représente
13:361515
13:36à la même idée.
13:38Tout ça n'a aucun sens.
13:40Et c'est ça
13:40qu'il faut
13:40totalement décentraliser,
13:43donner de la sabité
13:44aux responsables
13:46des écoles,
13:47des lycées,
13:48des collèges.
13:49L'université,
13:50sur ce point-là,
13:51l'enseignement supérieur
13:51a fait de gros efforts.
13:53Oui, Isabelle ?
13:54Et puis,
13:55quelque chose d'inquiétant,
13:56qui est assez paradoxal,
13:58puisqu'en fait,
13:59c'est une génération,
14:00la génération qui vient,
14:01c'est une génération
14:01qui a baigné
14:02dans le monde numérique.
14:03mais vient aujourd'hui
14:05la révolution
14:07de l'intelligence artificielle
14:08et on voit bien
14:09qu'aux Etats-Unis,
14:12eh bien,
14:12ça pose un problème
14:13sur l'entrée
14:14dans l'emploi
14:15d'un certain nombre
14:16de jeunes
14:17qui ont déjà
14:17des compétences
14:18sur l'aspect
14:20intelligence artificielle
14:21qui peuvent avoir
14:22des compétences
14:23déjà obsolètes.
14:24Et donc,
14:24on va avoir
14:25encore plus de difficultés
14:26à faire entrer
14:27à l'ère
14:28de l'intelligence artificielle.
14:30On risque d'avoir
14:31encore plus de difficultés
14:32de faire un tremplin
14:34dans le premier emploi
14:35pour nos jeunes.
14:37Donc,
14:37il y a vraiment
14:38des questions
14:38structurelles
14:40et fondamentales
14:40qu'il va falloir traiter.
14:42Et pour Emmanuel Macron
14:44qui avait lancé
14:45le réarmement démographique,
14:46bon,
14:47le mot était un petit peu
14:47peut-être malheureux,
14:48mais ça reste une question
14:51hautement aiguë,
14:51juste pour citer
14:52encore un dernier chiffre,
14:53mais pour qu'on se rende
14:53bien compte de la situation,
14:55à la rentrée dernière,
14:56il y avait au premier degré
14:57106 900 élèves de moins.
15:00En fait,
15:00c'est quelque chose,
15:01voilà,
15:01c'est un pays
15:02qui se ratatine,
15:03ni plus ni moins.
15:04Alors,
15:05juste un mot,
15:06dans les explications,
15:08c'est peut-être
15:09une piste,
15:10une explication,
15:10peut-être très modeste,
15:12mais dans cette
15:13chère transition démographique,
15:15ils ont fait le calcul
15:16qu'en moyenne,
15:18un ménage de 35 ans,
15:20etc.,
15:20à 17 mètres carrés
15:21de moins,
15:2217 mètres carrés,
15:23c'est la place
15:25d'un enfant.
15:26D'une chambre
15:27pour un enfant.
15:27Donc,
15:29il y a une question
15:30du logement
15:31qui est aussi,
15:31ma foi,
15:32c'est un clé central.
15:33On termine sur les chiffres
15:35du matin,
15:36parce qu'il y avait des chiffres
15:37qui étaient attendus
15:37de la part d'Insee,
15:39alors on va dire
15:39deux chiffres de lecture,
15:41d'abord,
15:42on va passer sur le PIB,
15:43alors la croissance ressort
15:44en hausse de plus 0,5%
15:46sur les trois derniers mois.
15:48Bonne surprise,
15:49je vous regarde,
15:50Anthony,
15:50Isabelle,
15:51bonne surprise,
15:52c'est quoi ?
15:52C'est l'aéronautique,
15:53c'est un miracle,
15:54les miracles n'existent pas,
15:58est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
15:59Oui,
15:59complètement,
16:00il faut toujours faire attention.
16:01Honnêtement,
16:02ce n'était pas attendu.
16:02Ce n'était pas attendu,
16:04on s'attendait à avoir
16:04une croissance relativement
16:05à lente quand même,
16:06en tout cas,
16:07la tonalité médiatique
16:08était bien plus pessimiste
16:08que ce que les prévisionnistes
16:10attendaient,
16:10même l'Insee,
16:11on était plutôt autour
16:11de 0,2-0,3
16:13chez la plupart des prévisionnistes,
16:150,5 c'est un chiffre
16:16qui est nettement supérieur
16:17à ce qu'on attendait.
16:18Plusieurs facteurs,
16:19j'en cite que deux,
16:20mais qui me semblent
16:20très importants.
16:21d'une part,
16:21l'investissement des entreprises.
16:23Il s'est quand même redressé
16:24et ça,
16:24c'était attendu
16:26par des indicateurs avancés
16:27que peu regardaient
16:28parce qu'on voulait
16:29se persuader
16:31que la morosité ambiante
16:32n'était pas favorable
16:34à l'investissement.
16:34La réalité,
16:35c'est qu'il y a quand même eu
16:35en partie des rebonds techniques,
16:37mais il y a toujours
16:37un investissement qui tient
16:38pour le citer,
16:40c'est l'investissement en service,
16:41la digitalisation.
16:42Les entreprises savent bien
16:43que pour ne pas mourir,
16:44on est obligé de se digitaliser,
16:45c'est impératif.
16:46Donc ça,
16:47c'est vraiment
16:47un investissement acyclique
16:48et justement,
16:49tant que je suis
16:49sur la partie logicielle,
16:50on a en France un secteur
16:51qu'on regarde assez peu,
16:53c'est ce qu'on pourrait
16:53rappeler la tech française,
16:54donc les services
16:55aux entreprises,
16:55l'information et communication
16:56qui est vraiment dynamique.
16:57On est peut-être
16:58l'écosystème d'Europe
16:59le plus foisonnant
17:00quand on parle
17:01de justement taxation
17:02à la fois des gens
17:03du numérique,
17:04des hauts patrimoines.
17:05Ça, ça fragilise
17:06cet écosystème qui est,
17:07alors on n'est pas du tout
17:07la taille des Etats-Unis,
17:08loin de là,
17:09mais on est quand même
17:09en Europe,
17:10le bastion
17:11où c'est le plus dynamique.
17:12Donc préservons ça,
17:13on a quand même encore
17:14des facteurs de résilience
17:16en France
17:16et donc pourvu
17:17que les mesures budgétaires,
17:18puisque autant l'incertitude,
17:19ça pèse sur la croissance,
17:21mais ça ne reste
17:21qu'une ambiance.
17:22Par contre,
17:22les mesures budgétaires,
17:24elles, ça peut vraiment
17:24véritablement casser
17:25la dynamique que l'on observe.
17:27Donc espérons
17:28qu'ils ne sortent pas du budget
17:29certaines horaires,
17:30notamment sur les entreprises.
17:30Vous voyez quoi sur le PIB
17:31sur l'ensemble de l'année maintenant ?
17:33Ce qui est certain,
17:33c'est qu'on va aller à 0,8,
17:35à minima,
17:35peut-être même 0,9.
17:37Ça nous donne même
17:37une impulsion pour 2026
17:39qui est plus favorable.
17:40Alors on reste en dessous
17:41de ce qu'on appelle
17:41la croissance potentielle
17:42en France,
17:43qu'on estime autour de 1%,
17:44un petit peu plus.
17:46Voilà,
17:47c'est l'ordre de grandeur.
17:48Donc ça reste pas extraordinaire,
17:49mais c'est quand même mieux
17:50que ce qu'on attendait.
17:51Et ça montre bien aussi
17:52qu'au fond,
17:52les entreprises,
17:53elles font leur job,
17:54que le politique influence
17:55moins qu'on ne le pense
17:56l'économie.
17:58Donc au fond,
17:58il faut un peu laisser tranquille.
18:00Une forme d'indifférence.
18:01Bien sûr,
18:02laissons-les faire leur job
18:03et ça marche très bien comme ça.
18:04Isabelle,
18:05sur ce PIB,
18:06c'est une bonne surprise.
18:07Voilà,
18:08on ne va pas bouder son plaisir.
18:09Allons-y parce que c'est tellement rare
18:10en ce moment.
18:11En ce moment,
18:12je crois que c'est même,
18:13il faut peut-être appuyer un peu dessus.
18:15Donc oui,
18:15bonne surprise 0,5.
18:16Dans le détail,
18:17il y a du bon et du mauvais.
18:19Le bon a été déjà évoqué,
18:20un rebond de l'investissement.
18:22Oui,
18:22les transitions,
18:23les entreprises,
18:24elles font,
18:25parce que de toute façon,
18:26elles n'ont pas d'autre choix
18:27si elles veulent vivre
18:28dans le monde d'après.
18:30Il faut qu'elles investissent.
18:31Donc ça,
18:32c'est plutôt une bonne nouvelle.
18:33On a aussi un investissement logement
18:35qui commence à se redresser.
18:37Qui frémit.
18:38Voilà,
18:38qui frémit un peu.
18:40Donc composante d'investissement.
18:41En revanche,
18:42si on regarde du côté de la consommation,
18:44oui,
18:44c'est stagnant.
18:46On est à 0,1.
18:47Alors on était à 0,1.
18:48On n'a pas accéléré.
18:49On était à 0,1
18:50sur le trimestre précédent.
18:51Alors qu'on avait
18:52un pouvoir d'achat
18:53qui avait fortement augmenté.
18:54Et ça s'est vu dans les chiffres
18:56d'épargne,
18:57du taux d'épargne
18:58qui s'est fortement encore redressé.
19:00Et pour ce trimestre-ci,
19:04probablement que ça sera
19:05un peu plus en ligne
19:06avec un pouvoir d'achat
19:07qui a probablement un petit peu plus souffert
19:08sur le troisième trimestre.
19:12Et puis les exports,
19:13qui se portent très très bien.
19:16Et vous avez souligné,
19:17il y a un secteur
19:18qui fonctionne très très bien.
19:20Alors c'est très marrant
19:21parce qu'en fait,
19:22vous avez eu
19:22le trimestre précédent,
19:24l'aéronautique a joué
19:25parce qu'en fait,
19:26on a constitué des stocks
19:27dans l'aéronautique.
19:29Ce trimestre-ci,
19:30on a déstocké
19:31pour exporter.
19:32Donc vous avez
19:33du déstockage,
19:34mais une augmentation
19:35des exportations.
19:36Et puis il y a aussi
19:37un autre secteur
19:37dont on parle assez peu
19:38mais qui a plutôt contribué,
19:40alors pas tant
19:41sur ce trimestre-ci
19:42mais probablement
19:42tout au long de l'année,
19:45c'est l'agriculture.
19:46Il faut se rappeler
19:46que l'année dernière,
19:47on avait une année
19:47qui avait été particulièrement mauvaise
19:50du poids vu des récoltes
19:52et cette année,
19:52c'est quand même mieux.
19:54Et puis tous ces écosystèmes,
19:56les services,
19:57on est bon dans les services,
19:58quoi qu'il en soit,
19:59on a quand même
20:00quelque chose.
20:00Non, c'est une vieille tradition
20:02parce que je rappelle
20:03Capgemini,
20:05Sopra,
20:06enfin il y a un paquet
20:07de boîtes de services informatiques.
20:09Je rajoute juste un élément
20:10par rapport à ce qui a été dit.
20:11Il y a quand même
20:12une inconnue
20:13qui est celle du rôle
20:15que peut jouer
20:15l'économie
20:16et l'industrie
20:17de la défense.
20:18Il se trouve qu'on est bon
20:18en France,
20:19on n'a pas 36 domaines,
20:20on est très bon.
20:21Avec la hausse,
20:21notamment du budget
20:22des armées
20:23de 6 ou 7 milliards.
20:24Oui, et puis comment arriver à...
20:26Alors là,
20:27il faut espérer
20:28qu'on mette un peu
20:28là aussi un peu d'ordre
20:29bon,
20:32on peut toujours espérer
20:32mais c'est vrai
20:34qu'il y a quand même
20:35cette idée
20:36que la technologie
20:38de la défense,
20:41des industries de la défense
20:42c'est quand même
20:42très fort.
20:42Les boîtes comme Thalès,
20:44tout ça,
20:44c'est quand même
20:44des très belles boîtes,
20:45très belles entreprises
20:46et que ça peut irriguer
20:48en termes de technologie.
20:50La preuve,
20:51c'est de voir
20:51nos amis allemands
20:52qui sont quand même
20:53très en retard
20:54et qui sont déchaînés
20:56sur le sujet
20:57avec l'idée fixe,
20:59c'est de nous...
21:01c'est de redépasser la France
21:02et de récupérer un bout
21:05et là,
21:06pour aller dans le sens
21:07de ce que tu disais Isabelle,
21:08l'idée de coopération
21:10entre...
21:10ce qui par exemple
21:12s'est fait dans le spatial
21:13entre Léonardo,
21:14Airbus et Thalès,
21:17c'est évidemment
21:18ce qu'il faut faire.
21:19Il ne faut pas aller chercher
21:20la société tchèque
21:22de spatial,
21:25il ne faut pas faire
21:25des choses
21:26qui n'ont pas de sens.
21:27Quoique les Ukrainiens
21:28nous ont démontré
21:29que quelquefois,
21:30l'innovation,
21:32elle n'est pas là
21:32où on pense qu'elle est,
21:34mais par ailleurs,
21:35je suis totalement d'accord
21:36sur l'industrie,
21:37l'industrie...
21:37Ça va dans le sens
21:40de ce que dit Jean-Hervé.
21:42Sur l'industrie,
21:42on a deux gros sujets,
21:43on a d'une part
21:44évidemment la défense
21:44et le nucléaire,
21:45c'est les deux grosses filières
21:46qui peuvent avoir
21:46des effets d'entraînement
21:47très importants.
21:48Ça nous rappelle aussi
21:49que taper les multinationales,
21:50ce n'est pas forcément
21:50une bonne idée
21:51parce que c'est les grands
21:51donneurs d'ordre
21:52des TPE-PME.
21:53Là, vous pensez à la taxe
21:54sur...
21:55Par exemple,
21:55il faut toujours penser
21:57l'économie dans son ensemble
21:59et ne pas différencier
22:00les entreprises
22:00les unes les autres.
22:02Et sur l'industrie,
22:03par contre,
22:03plus largement,
22:03on a quand même
22:04des secteurs qui souffrent.
22:05Je tenais à en dire un mot,
22:06c'est les droits de douane,
22:07ça tape plus fortement
22:08sur notamment
22:09les industries
22:10de biens d'équipement,
22:11de machines lourdes,
22:11de la cosmétique aussi.
22:12Donc prudence quand même
22:13sur le tissu industriel français.
22:15On a beaucoup d'hétérogénéité.
22:17L'aéronautique se porte très bien
22:18mais on a quand même
22:19des pans qui souffrent
22:20de la conjoncture actuelle.
22:21Voilà un petit mot de prudence
22:23en quelque sorte.
22:23L'agroalimentaire,
22:24en l'occurrence,
22:25l'agroalimentaire,
22:26a priori,
22:26en termes d'exportation,
22:27ça a bien baissé
22:28mais bien évidemment
22:29c'est lié au vin et spiritueux
22:30et à la taxation américaine.
22:32On peut quand même
22:32juste rajouter.
22:33Allez,
22:34vous évoquiez le budget.
22:38Moi je crois
22:38qu'on va avoir ce phénomène.
22:41Les milliers d'amendements,
22:43les avalanches d'amendements
22:44qui sont tous
22:45contradictoires.
22:46Je pense qu'il n'y aura pas
22:49de taxes sur les multinationales
22:52parce que de toute façon
22:52ce n'est pas possible.
22:53Il faudrait remettre en cause
22:55beaucoup d'aspects juridiques.
22:57Juste pour préciser
22:59pour nos auditeurs,
23:00la taxe multinationale
23:01à proportion du chiffre d'affaires
23:03réalisé en France,
23:04taxe probablement
23:05qui va poser des questions
23:05et qui va entrer en conflit
23:06notamment avec des conventions
23:09signées avec 120%.
23:09Non mais donc
23:10ça n'aura pas lieu
23:11et la jeune femme
23:13qui l'a présenté
23:14devrait reprendre ses études
23:16sur ce sujet
23:17et le deuxième sujet
23:19sur la taxe Juckmann
23:20allégée ou pas,
23:21je ne crois pas finalement
23:22qu'elle passera.
23:24Donc je pense qu'il y aura
23:24bien quelque chose
23:25mais en fin de parcours.
23:26Donc on est dans
23:27un débat de posture
23:28qui est extraordinaire
23:29dans lequel sur le fond
23:31le résultat sera
23:32ce qu'il sera
23:33mais je ne crois pas
23:34qu'aucune des taxes
23:35maniées par les uns
23:37et par les autres
23:37ne verra le jour.
23:39Ça sera la dernière question.
23:40Il nous reste à peine
23:41deux minutes
23:41sur la consommation
23:42et les ménages
23:43qui quand même souffrent un peu
23:44et on sait quand même
23:44que c'est le moteur
23:45de la croissance aussi
23:46en France.
23:48C'est ce qu'on a vu
23:49dans le PIB.
23:50On le voit dans le PIB.
23:51Qu'est-ce que vous voyez
23:52pour 2026 ?
23:53Est-ce qu'il y a un risque
23:53ou pas ?
23:54Ou est-ce que ça peut
23:55un peu se relâcher ?
23:56On voit quand même
23:56que le moral des ménages
23:58reprend un petit peu
24:00mais vous voyez quoi
24:01sur 2026 ?
24:02Anthony, Isabelle ?
24:03Un mot.
24:03Pourquoi est-ce que
24:04la consommation est si peu
24:05dynamique en France
24:06notamment cette année ?
24:07On a une grande scission
24:08entre la consommation
24:09de services qui est très à lente
24:10et la consommation de biens
24:11qui est parfaitement à tonne.
24:12Voilà.
24:13Donc ça, notamment
24:13on le voit bien
24:14sur l'automobile.
24:14Les ménages français
24:15achètent de moins en moins
24:15de voitures.
24:16Donc il y a un vrai sujet
24:17sur est-ce qu'on peut avoir
24:17une petite reprise sur les biens ?
24:19A priori, on approche
24:20quand même des points bas.
24:21On voit mal la consommation
24:23de bien se dégrader
24:23encore davantage.
24:24Sur les services,
24:25même ce trimestre-là,
24:26ça faiblit un petit peu.
24:27Donc j'allais dire au fond,
24:29probablement que sur la
24:30consommation des ménages,
24:31on peut attendre
24:31un petit peu de mieux
24:32malgré le contexte
24:33parce qu'on a quand même
24:33des taux d'épargne
24:34qui sont records.
24:35On peut difficilement
24:36envisager pire.
24:36Donc je pense...
24:37C'est le fond de la piscine
24:38en fait, vous dites.
24:39Je pense, Isabelle.
24:40C'est un peu de mieux
24:41pour l'année prochaine.
24:42Si on regarde en deux mots,
24:45on a dit que les retraités
24:46avaient...
24:47Le pouvoir d'achat
24:47avait plutôt augmenté.
24:48Et là, il va plutôt ralentir.
24:51Mais avec des différences.
24:52Les retraités,
24:53on a vu qu'ils avaient
24:53eu du pouvoir d'achat
24:54mais ils l'ont épargné.
24:55Les ménages aisés,
24:56ils avaient du pouvoir d'achat.
24:57C'était essentiellement
24:58des hausses au niveau
25:00des produits financiers,
25:01de leur patrimoine financier
25:03qui se revalorisait
25:03et puis des taux d'intérêt
25:05payés sur ce patrimoine.
25:07Et ce qui pêchait,
25:09c'était les salaires.
25:10Enfin, ceux qui n'ont
25:11comme ressources
25:11que le salaire
25:12qui n'avait pas rattrapé
25:13les pertes de pouvoir d'achat.
25:14C'est en train
25:15de se faire progressivement.
25:16Et là, il y a une propension
25:18à consommer plus élevée.
25:19Donc, on peut imaginer
25:20que ça sera un petit peu mieux.
25:21Merci Isabelle.
25:22Merci Anthony.
25:22Merci Jean-Hervé.
25:23Vous retrouvez évidemment
25:24cette émission
25:24sur toutes les bonnes plateformes
25:25de podcast et de replay
25:27sur RMC BFM.
25:28Et puis, on se retrouve demain
25:29pour la suite des experts.
25:30Salut !
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