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  • il y a 4 mois
Aujourd'hui, c'est au tour de Vincent Bernard-Comparat et Arthur Edange, fondateurs des restaurants Gueuleton, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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00:00RMC, face aux grandes gueules.
00:04Si vous êtes amateur de bonne chère, si vous êtes sur les réseaux sociaux et sur Instagram notamment, vous n'avez pu les rater.
00:25Il s'appelle, on va le rappeler, Vincent Bernard Campara et Arthur Edange.
00:30Bonjour messieurs, c'est eux qui incarnent Gueuleton depuis combien d'années maintenant ?
00:36Ça fait 13 ans, 2012.
00:382012, deux copains qui se sont rencontrés en étant étudiants, c'est ça ?
00:41À Bordeaux, en colocation pendant 7 ans et ensuite on a démarré Gueuleton en 2012.
00:47Et comment c'est parti Gueuleton en fait ?
00:50Un très bon repas à rallonge et en fait on faisait souvent des bons repas.
00:54À l'apéro et ça a démarré souvent avec des bons repas avec Arthur en colocation.
00:59Puis un jour on s'est dit, il faut absolument qu'on crée quelque chose qui nous plaise autour du terroir, de la bonne bouffe et puis on a déposé Gueuleton quoi.
01:05Vous avez déposé Gueuleton, c'est parti sur les réseaux sociaux.
01:07Je regardais, vous avez quasiment 600 000 abonnés sur les réseaux sociaux.
01:10Les vidéos sur Youtube ont cumulé plusieurs millions de vues.
01:14C'est devenu un magazine trimestriel, Gueuleton.
01:16C'est devenu des restaurants, 26 ?
01:19C'est ça, 26 restaurants.
01:20Et il y a aussi la partie traiteur au feu de bois, où on a 20 équipes qui couvrent le territoire plus la Belgique.
01:25Et là aujourd'hui c'est un livre, une année à la table des bons vivants.
01:29Le livre Gueuleton c'est aux éditions Albain Michel.
01:3160 produits du terroir à déguster de janvier à décembre.
01:33Alors là quand il a su que vous veniez, Didier Giraud était comme un dingue.
01:38Il a léché le livre.
01:39Je vais vous dire Arthur et Vincent, aujourd'hui j'ai 17 ans de frustration qui s'écroulent quoi.
01:45Parce que depuis 17 ans à cette table, ils m'ont fait défiler les plus débiles et les plus gros végans de toute la planète.
01:52Et je me suis tapé en face de moi tous les végans qui existent en France, dans le Royaume-Uni et de Navarre.
01:58Et aujourd'hui vous voir arriver sous l'œil un petit peu malicieux de Barbara à l'époque.
02:04Et donc vous voir arriver aujourd'hui tous les deux, c'est pour moi ma revanche.
02:08Voilà.
02:08Enchanté, Didier, enchanté.
02:09Si vous cherchez une égérie à la marque, je suis candidat.
02:13Mais pourquoi avoir voulu autant promouvoir la bonne bouffe, les produits du terroir, ce qu'on appelle les gueuletons quoi.
02:21En fait, vous avez dit vous-même, c'est parti d'un truc de pote et en avoir fait une marque et un tel succès.
02:26Pourquoi il y a eu cette volonté ?
02:28Franchement, c'est un amusement du début à la fin, ou en tout cas en cours toujours.
02:32On a démarré, on faisait un gueuleton par semaine dans notre appart, parce que forcément on mangeait des pâtes le reste de la semaine.
02:41Et donc ça démarre comme ça.
02:43Et puis l'arrivée des réseaux sociaux, ça démarre quand même en 2011.
02:46Facebook arrive en force là.
02:48On n'est pas tous avec un profil sur Facebook.
02:51Et là ça démarre et Vincent commence à faire des photos.
02:53Et voilà, ça pue.
02:54Surtout quand je vois Arthur, les premières secondes, il me dit, je suis en train de retaper une deux chevaux.
02:58Donc il me montre les photos et en fait deux ans après, la deux chevaux est nickel et on part, on prend une caméra qu'on achète et on part faire une vidéo en se filmant sans savoir où on allait trop en Bretagne.
03:08Pour aller manger des homards bretons.
03:10Et en fait, c'est la première vidéo qui sort, c'est en 2015.
03:13Et on voit que ça plaît.
03:14En fait, on a commencé à faire des vidéos comme ça, mais à la base, c'était pas prévu.
03:16On s'est fait juste plaisir, le côté passion.
03:18Et en fait, ça a pris, ça a fait un peu boule de neige sur les réseaux.
03:21Et puis, les restaurants suivis, les traiteurs, les magazines, les livres.
03:25Et là, en plus...
03:25Et vous ouvrez à Montréal bientôt.
03:27On ouvre à Montréal le 5 décembre.
03:285 décembre, pourquoi Montréal ?
03:30Des Français qui sont associés avec des Québécois qui ont dit, on quitte la France, trop d'impôts et on va au Québec.
03:38Ah oui, d'accord.
03:39Je rigole.
03:39Non, mais ce qui est dingue, c'est que c'était dans l'air du temps.
03:43Ça a plu.
03:43Il y avait besoin qu'il y ait des ambassadeurs de cette bonne bouffe et de cette bonne chair, en fait, aujourd'hui.
03:48C'est de vous dont on avait besoin.
03:50En fait, on vous le dit régulièrement.
03:52On nous dit, mais c'est sûr que nous, ce qui est sympa, c'est que l'aventure, ça n'a jamais été de dire, on va faire du business.
03:58Tout vient naturellement avec les belles rencontres.
04:00Parce qu'aujourd'hui, il faut savoir que dans chaque gueuleton, il y a des gens qui sont passionnés et à qui on fait confiance.
04:05Et s'il n'y a pas ces gens-là, il n'y a pas l'évolution du gueuleton.
04:08Et je pense que ça plaît beaucoup à la jeune génération parce que je pense qu'il y a aussi un retour de balancier sur le fait que la vie aseptisée,
04:19qu'on veut nous vendre ou fait gaffe à ceci, il ne mange pas cela.
04:23C'est quelque chose contre lequel une partie de la jeunesse se bat aussi.
04:27Et moi, dans ce que je vois dans mon entourage, il y a beaucoup de gamins de 20 ans qui adorent le concept de ce que vous faites.
04:33C'est assez intéressant.
04:35Parce que quand on a démarré, on avait l'impression de faire un truc de ragard pour les plus âgés que nous.
04:40Et finalement, on se rend compte qu'il y a pas mal de gens de la jeune génération qui nous suivent, notamment avec les réseaux sociaux.
04:46Parce qu'il y a Facebook, maintenant, on peut à peu près mettre des catégories d'âge sur les réseaux sociaux.
04:51Facebook, c'est les plus de 40, on va dire.
04:53Instagram, c'est un peu plus bas.
04:54Et puis en dessous de 25, il y a TikTok.
04:56Et c'est vrai qu'on s'est mis sur TikTok à une époque.
04:58Et le public, c'est vraiment les plus jeunes.
05:01Et quand on passe dans vos restaurants d'ailleurs, d'abord, ils sont toujours blindés.
05:04Toujours du monde.
05:05Et la dernière fois, vous avez fait une ouverture qui a bouché quasiment toute une rue.
05:09Enfin, pas une ouverture, toute une rue à Paris dans le sixième arrondissement.
05:12On y était avec l'équipe des GG.
05:15Et c'est vraiment tout âge.
05:17C'est à la fois familial, c'est masculin et féminin.
05:22Donc vous avez créé un concept qui plaît à tout le monde.
05:25Même si, quand ça arrive sur la table, tu as l'impression d'être quand même au banquet des Gaulois.
05:29Il ne faut pas avoir trop mangé le midi.
05:32Il faut qu'on reste fidèle au nom.
05:33Oui, du gueuleton.
05:35Il ne faut pas avoir de cholestérol quand on vient chez vous.
05:37Non, franchement, on sort d'analyse ça.
05:39Vous êtes nickel tous les jours.
05:40Vous êtes nickel, ce n'est pas une blanche, vous pouvez vous montrer.
05:42Pourvu que ça dure.
05:43Bruno Poncé.
05:44Moi, je n'ai pas eu ce sentiment.
05:46Alors moi, je suis vraiment provincial et je suis monté à Paris plusieurs fois dans ma vie.
05:50Mais la dernière fois, ça fait 20 ans.
05:51Et moi, je n'ai jamais eu ce sentiment que c'était abandonné, cette nourriture-là.
05:55En fait, c'est vrai qu'à Paris, les gens vous parlaient de quinoa, de machin.
05:58Moi, ça me faisait rigoler.
05:59Mais on peut très bien manger du quinoa et adorer les gueuletons.
06:01Moi, mon truc, c'est la côte de bœuf.
06:03Alors moi, j'adore les riz de veau.
06:05On en parlait de riz de veau.
06:06J'adore tout ça.
06:06Et en fait, moi, dans ma province, ça ne s'est jamais arrêté.
06:09Par contre, c'est vrai que moi, je vois les gamins qui, maintenant, font ces espèces de repas géants
06:14qu'ils font des fois dans des salles des fêtes et tout, où ça chante, ça danse.
06:18Des banquets, oui.
06:19Oui, des espèces de banquets.
06:20Et c'est vrai que ça revient.
06:21Mais moi, je trouve que ce n'était jamais parti.
06:23Après que vous, vous avez redéveloppé ça.
06:24Moi, je trouve ça cool.
06:25Mais en fait, ce qu'on dit, c'est qu'on n'a pas inventé, nous.
06:28Nous, on a remis un peu en avance.
06:29Remis au bout du jour avec les réseaux sociaux.
06:31Bien sûr.
06:31Manger chez nos grands-mères, nos grands-parents.
06:33Enfin, voilà.
06:33On n'a pas inventé.
06:34Il y a aussi un vrai travail, alors moi, c'est l'éleveur qui va vous parler.
06:38Il y a un vrai travail sur l'équilibre carcasse, quoi.
06:41Parce que moi, j'ai longtemps fait de la vente directe.
06:43Des côtes de bœuf, il y en a 7 par côté, quoi, sur une vache.
06:46Il y en a 14, des côtes de bœuf.
06:4812 si on fait le travail correctement, 14 si on veut tirer un peu.
06:52Et du coup, il y a aussi besoin de réhabiliter le pot-au-feu et le bourguignon
06:57pour arriver à faire un équilibre carcasse.
06:59Et ça, c'est un boulot que les restaurants parisiens ne font plus.
07:03Ne font plus.
07:04Parce qu'acheter des onglets en Irlande et puis balancer des onglets sur la carte,
07:09ça, c'est facile, quoi.
07:11Mais cuisiner un bourguignon avec de la viande française qui a mijoté pendant 4 heures, 5 heures,
07:16ça, c'est un vrai travail que les cuistots ne font plus.
07:19Et puis, j'avais une question sur comment vous faites pour référencer les producteurs.
07:22Alors, réponse, Arthur.
07:24Oui, c'est très intéressant ce que vous dites ou ce que tu dis, je ne sais pas, c'est tutoie, quoi.
07:28Tutoie, vas-y.
07:29C'est un vrai sujet.
07:32En plus, c'est un sujet d'avenir parce qu'on a une quantité de viande de bœuf qui réduit énormément.
07:39On a des prix qui explosent.
07:41C'est devenu très, très cher, une côte de bœuf.
07:43Et je pense que c'est vraiment, pour continuer à avoir de la viande, ça va être quelque chose...
07:47La viande en France ?
07:48Oui, bien sûr.
07:48C'est quelque chose à développer.
07:50C'est de pouvoir travailler une bête entière.
07:52C'est l'équilibre carcasse.
07:53C'est assez compliqué parce qu'en fait, finalement, en face d'une côte de bœuf, il faudrait manger 20 kilos de steaks hachés.
07:57Donc, il faut avoir les clients.
07:58Il faut arriver à vendre aussi.
08:00C'est compliqué de se fournir en France parce que là, vous dites, les 60 produits du terroir, c'est ce que vous vendez, entre guillemets, dans le livre, là, chez Albain Michel.
08:07Mais ils disparaissent, ces produits du terroir ou pas ?
08:09Non, pas du tout, pas du tout.
08:10Mais c'est vrai que sur l'élevage bovin, c'est vraiment un sujet un peu à part, quoi.
08:15Vous êtes un peu élitiste parce que moi, je vois, dans Paris, maintenant, vous avez des boucheries un peu hype où les mecs vous sortent les côtes de bœuf, un tout.
08:24Et en fait, vous vous rendez compte, alors bon, il y a du bœuf de Kobe, comme d'habitude, il y a du bœuf argentin, mais il y a surtout du bœuf français, mais qui est de plus en plus cher.
08:30Et c'est dans des quartiers où on sent que c'est pour des CSP++.
08:35Et alors qu'en fait, moi, dans mon enfance, la côte de bœuf, c'était le truc populaire, en fait.
08:40Et la nourriture que vous nous parlez et que vous faites, c'est de la venue de le populaire.
08:44Or, aujourd'hui, moi, j'ai l'impression, quand on va de plus en plus dans des...
08:47Alors, c'est principalement à Paris, mais aussi un peu en province, dans certains instants, on se rend compte que c'est pour des gens qui gagnent bien leur vie parce que sinon, ils n'arriveraient pas à se payer ça.
08:53C'est un truc élitiste, alors, ou pas ?
08:55C'est un vrai sujet, mais aujourd'hui, ça a augmenté.
08:57Mais il y a aussi, c'est pour ça qu'aujourd'hui, dans les Goltons, on travaille de plus en plus d'autres morceaux, et aussi le cochon, le poulet, et aujourd'hui, la côte à l'eau, ça devient un plat premium quand on fait de la qualité.
09:06Mais il y a aussi d'autres morceaux qu'on travaille, et il faut...
09:08C'est un vrai pas qu'on est mature et tout, c'est sûr qu'on peut faire les abats.
09:11Barbara Lefebvre.
09:12On peut faire du cochon fermier.
09:13Bon, on vous expliquez que depuis tout à l'heure, Barbara, elle n'est pas à l'aise, mais on te charrie avec ça.
09:18D'ailleurs, je ne suis surtout pas à l'aise avec les images qui sont autour, mais ça, ce n'est pas grave.
09:22Bon, ça, c'est chacun sa vision, évidemment, pour moi, c'est des êtres vivants, donc voilà, voir la chair d'êtres vivants dont je considère qu'ils sont les sujets d'une vie
09:32et que je n'ai pas le droit de m'accaparer leur vie pour l'ingérer, évidemment, forcément, c'est difficile pour moi de voir leur chair exposée.
09:40Mais voilà, c'est un point de vue qui est à la fois éthique et philosophique et au-delà même de la question de la consommation et de l'ingérence de ces animaux, l'ingestion de ces animaux.
09:50Moi, je pense qu'il faut tout pour faire un monde et si une fois dans la semaine, quand on est carniste, quand on aime la viande, on se fait un bon gueuleton, moi, ça ne dérange pas.
10:01Ce qui me dérange plus, c'est le culte de ça tous les jours, c'est-à-dire de dire...
10:07Alors, je me doute bien que vous n'allez pas faire un gueuleton tous les jours, sinon je pense que vous allez avoir quelques petits problèmes de cholestérol
10:11et même de santé de vos intestins parce que manger de la viande tous les jours, voire deux fois par jour, c'est très nuisible à la santé.
10:21La viande rouge, bien sûr, mais aussi, j'aimerais savoir vos volailles, vos porcs, comment sont-ils élevés ?
10:29Dans quelles conditions sont-ils élevés ? Est-ce que vous avez un regard sur...
10:33Alors, j'ai horreur, mais alors horreur du terme du bien-être animal parce que dans l'élevage, surtout, je ne parle pas des bovins,
10:39mais je parle surtout des porcs et des volailles, le bien-être, pour moi, il est quasiment inexistant.
10:44Mais qu'est-ce que vous avez comme traçabilité sur les conditions d'élevage de vos volailles et de vos porcs,
10:49qui sont quand même les deux grands trous noirs aujourd'hui ?
10:53Est-ce que vous êtes vigilant ?
10:54Le gaspillage, parce que dans les grandes villes, les jeunes bobos qui viennent,
10:59tout d'un coup, retrouver la bouffe tradie, etc., et qui viennent se faire le gueuleton,
11:04et qui sont infoutus de se finir le plat que vous leur servez,
11:07qu'est-ce que vous faites de toute cette viande gaspillée, éventuellement ?
11:10Alors, chez eux, ils sont obligés de manger de la graisse autour des côtes.
11:13Exactement, nous, on rejoint un an, mais chez nous, déjà, sincèrement,
11:16je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de gens qui se laissent beaucoup dans les assiettes.
11:19Bon, après, on n'est pas l'air à tout le monde.
11:20Et ensuite, concernant la traçabilité...
11:22Vous avez une politique de gaspillage ou pas ?
11:23Vous avez une politique de...
11:24Qu'est-ce que vous faites avec la viande qui reste, etc. ?
11:26En général, même si ils restent trop, ils peuvent aussi emporter ce qu'ils n'ont pas terminé.
11:31Mais c'est rare, franchement, c'est rare.
11:32On va emporter sa viande.
11:34Et alors, est-ce que vous faites attention aux élevages, à ce qui se fait ou pas ?
11:38Alors, en fait, nous, on n'a pas de...
11:41Comment dire ?
11:41On ne fonctionne pas avec une centralisation des achats pour les restaurants.
11:45Chaque restaurant s'approvisionne avec les fournisseurs qu'il a autour de chez lui.
11:49Et donc, l'idée, c'est que...
11:54Alors, il y a la question du bœuf qui est un peu plus compliquée parce que...
11:56Non, je ne parle pas de bœuf.
11:57Moi, je parle du porc et de la volaille.
11:59C'est-à-dire là où les conditions d'élevage, on le sait aujourd'hui, sont intensives
12:02et sont extrêmement...
12:03On n'est pas obligatoirement.
12:04On n'est pas obligatoirement.
12:04On n'est pas obligatoirement.
12:05On n'est pas obligatoirement.
12:07Tu n'as qu'à manger du poulet de bresse et du cul noir de vigore.
12:11C'est ce que je demande.
12:12C'est ce que je demande.
12:13Est-ce que ce sont les volailles exclusivement de plein air et les porcs de plein air ?
12:17Ou est-ce que c'est des ports sur Caillebodi ?
12:18Privilégier les élevages de proximité et les élevages éthiques.
12:23Pendant Gascon, on bosse tout le temps avec la maison Laborie, qui est une cocheuse en plein air.
12:28On ne voit pas l'élevage comme ça autour de chez nous, qui font du plein air ou sur paille.
12:33Et ce n'est pas industriel du tout.
12:35Vous avez 28 restos pour approvisionner 28 restos.
12:38C'est pour ça qu'on a joué à la carte aujourd'hui de laisser la liberté à chaque gueuleton de faire du local.
12:44Et aujourd'hui, c'est ça l'avantage aussi de chez nous.
12:48Donc vous avez une charte.
12:49Et dans cette charte, est-ce que dans cette charte, vous dites bien que vous voulez que ce soit du cochon sur paille et du cochon qui n'est pas sur Caillebodi ?
12:58Est-ce que vous refusez la volaille ?
13:01Ils font attention.
13:02Ils ne font pas la peine parce que c'est la qualité du produit.
13:04C'est la réponse que j'allais vous donner.
13:06C'est qu'en fait, pour avoir une viande de qualité, il faut que ce soit une viande tendre et perciée.
13:11Pour avoir une viande tendre, il faut qu'il y ait un certain âge d'élevage, bien sûr.
13:15Et il faut que ce soit une bête calme.
13:18Une bête qui n'est pas calme, c'est une viande qui va se tendre et qui ne va pas être de qualité.
13:24Et gustativement, ce ne sera pas bonne.
13:25Donc c'est vraiment le critère de qualité.
13:26Donc si on a des restos qui vont chercher des viandes qui sont mal travaillées, ça va se retrouver dans l'assiette et au final, c'est le client qui va se prendre.
13:36Mais au-delà de ça, aujourd'hui, ce que vous dites dans les 60 produits terroirs, vous valorisez les terroirs français.
13:42Mais ce qui est intéressant avec ce que vous avez créé avec Gulleton, c'est que vous avez relancé aussi tout ce qui est, franchement, barbecue, brasero, art de la table, c'est-à-dire l'établier, les couteaux, tout ce qui est la gastronomie française.
13:55C'est ça que vous avez relancé aussi et que vous voulez mettre en avant aujourd'hui.
13:59Bien sûr, et ça, surtout, cette partie-là, on fait beaucoup avec la partie traiteur, où on va chez les gens pour soit des fêtes de famille, soit des côtés...
14:07Il y a des célébrités qui vous demandent ou pas ?
14:09C'est arrivé, on a fait...
14:10Je crois que si, on a fait Stéphane des Alpes, de Gulleton des Alpes, on a fait mariage de Cyril Grollet, il n'y a pas longtemps.
14:16Oui, le célèbre pâtissier, oui.
14:18On a fait plusieurs, après je n'ai pas mis en tête.
14:21On a fait Céline Dion.
14:22Ah !
14:23Ah bah non, je ne sais pas, pourquoi pas ?
14:24À la limite, pourquoi pas ?
14:26Ça pourrait vous arriver, si vous allez au Canada...
14:28Sur la roue du bateau, ils ont allumé un petit bras zéro.
14:32Merci Arthur et Vincent.
14:34Suivez-les sur les réseaux sociaux, ça s'appelle Gulleton.
14:37Je pense que si vous aimez la bonne bouffe, vous ne les avez pas ratés.
14:40Il y a les restaurants, il y a les réseaux sociaux, il y a les vidéos, il y a le magazine et il y a le livre.
14:4560 produits utérants aux éditions Albert Michel.
14:47Merci Arthur, merci Vincent d'être passé par les gigés, par les grandes gueules.
14:50J'en profite pour dire bonjour à Barbotine, ma petite cochonne, et rappeler le refuge groin-groin qui permet de sauver des animaux de ferme.
14:57Parce que Louis, il a trouvé une photo de Barbotine.
15:00Non, parce que justement, là-bas, vous ne pouvez pas les manger, parce que justement, il s'est pour éviter qu'on les mange.
15:03– Regarde, Louis l'a envoyé la photo de Barbotine.
15:05– Non, ça ne s'est pas Barbotine, et Louis, si c'était pour faire ça, c'est vraiment ce que tu viens de faire.
15:09– C'est des rires qui ont envoyé Louis Gerbier, c'est honteux ce qu'il a fait Louis.
15:12– Toujours un petit salut au refuge groin-groin.
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