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  • il y a 20 heures
Aujourd'hui, c'est au tour d'Amélie de Montchalin, ministre de l'Action et des Comptes publics, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:03Et notre invitée est la ministre de l'Action et des Comptes Publics, Mme Amélie de Montchalin.
00:10Bonjour Mme la Ministre.
00:11Bonjour, vous avez pris votre carte ?
00:14La carte à qui ?
00:14La carte du Parti Socialiste ?
00:16Ah non, je pourrais prendre la carte des LR aussi.
00:18Vous savez, il y a beaucoup de cartes dans ce budget, si c'est ça dont vous voulez me parler.
00:21Parce que votre budget est socialiste ?
00:23C'est pas moi qui le dis ? Ce sont notamment les responsables de droite ?
00:27Moi je crois qu'on n'y est pas du tout en fait.
00:28C'est pas parce qu'on a discuté avec le Parti Socialiste que le budget est socialiste.
00:31Je peux vous donner la liste des sujets qui ont été demandés par Laurent Wauquiez.
00:35Laurent Wauquiez a dit, moi j'ai trois exigences.
00:37Je veux que vous baissiez les charges sur les heures supplémentaires.
00:40C'est dedans.
00:41Bon, on ne dit pas que c'est un budget républicain.
00:43Laurent Wauquiez a dit, avec d'autres d'ailleurs, avec Gabriel Attal, avec les indépendants,
00:47il a dit, moi je veux que vous déjoliez totalement le barème de l'impôt sur le revenu
00:50parce que je ne veux pas d'augmentation des impôts.
00:51Bah, c'est dedans.
00:53Vous voyez, moi je pense qu'en fait, on a une mauvaise lecture.
00:54Mais quand vous surtaxez les entreprises pour la deuxième année consécutive,
00:59alors que cette surtaxe devait être provisoire,
01:03ça va même à l'encontre de ce que vous incarniez vous, Amélie de Montchalin,
01:06et le président de la République.
01:07C'est-à-dire, on va essayer d'alléger le fardeau fiscal des entreprises
01:11pour faire redémarrer la machine économique.
01:14Là, on fait l'inverse.
01:15Si on se refait un peu le film, parce qu'il y a ce qu'on avait, nous, au gouvernement, proposé,
01:19et il y a le point d'arrivée.
01:21Et entre-temps, vous voyez, moi j'ai passé 350 heures à l'Assemblée, au Sénat,
01:25à essayer de tirer comme une locomotive une discussion budgétaire qui est utile aux Français,
01:30et où quand même, on a eu un moment, des partis extrêmes, RN et LFI, très clairement,
01:35qui ont voulu saboter le texte pour que nous n'avancions pas et qu'il y ait des élections.
01:39Parce que la passion, je vous le dis, du RN et de la France Insoumise,
01:42ce n'est pas d'avoir un budget pour les Français,
01:44ce n'est pas de savoir ce que doit se passer pour les entreprises,
01:46ce n'est pas de savoir ce qui va se passer pour les familles, les impôts,
01:49c'est d'avoir des élections.
01:50Et c'est ce que veulent les Français dans les sondages aussi.
01:51Et je pense que les Français, ils veulent des élections.
01:53On a compris qu'en 2027, ils voulaient, effectivement, on a bien compris,
01:56pouvoir avoir un débat présidentiel.
01:58Où on respecte le résultat.
02:00Le résultat, c'est qu'aujourd'hui, il n'y a pas de majorité.
02:02Et si je le dis franchement, personne, aujourd'hui, n'a de majorité.
02:05Vous ne répondez pas précisément.
02:07Je vais répondre sur l'histoire de savoir si c'est le gauche, si c'est le droit.
02:09La fiscalité supplémentaire sur les entreprises,
02:11les 300 entreprises qui vont payer 7 à 8 milliards.
02:15Qui vont payer le même impôt en 2026 qu'en 2025.
02:17Alors que ça devait être provisoire.
02:18Je suis d'accord, ça devait être provisoire.
02:20Mais on a eu un débat qui prenait la forme suivante.
02:22Vous-même vous étiez engagé.
02:23Je me souviens de vos propos cet été.
02:26Vous disiez, non, non, rassurez-vous, ça va sauter.
02:29Que vaut la parole politique maintenant ?
02:31Parce qu'entre temps, je le dis franchement, on a eu trois gouvernements.
02:33Moi, j'ai participé à un gouvernement de François Bayrou
02:35qui a présenté au mois de juillet un budget.
02:37Puis ensuite, François Bayrou, il a été censuré.
02:39En tout cas, c'est comme ça que c'est passé.
02:41Ensuite, on a eu un premier gouvernement Le Cornu.
02:43Puis on a eu un deuxième gouvernement Le Cornu.
02:44Et à un moment donné, il y a des choses pour changer.
02:46Et Sébastien Le Cornu, il a retiré les jours fériés.
02:51C'était une mesure qui n'était pas acceptable.
02:53Et entre-temps, on oublie aussi de dire
02:54que le Président de la République a annoncé
02:56qu'on allait mettre presque 4 milliards de plus dans notre défense.
02:59Je vous dis la vérité, ce qui s'est passé par étapes.
03:01Si je refais le film des débats...
03:04Non, je vais y revenir.
03:04Si on refait le film par étapes.
03:07Nous, on avait un projet qu'on assumait.
03:10On disait, voilà, on va faire quelques ajustements
03:13sur le coût du travail.
03:14Un peu à la hausse, c'est vrai.
03:14C'était le projet initial, un tout petit peu.
03:16Mais on va baisser l'impôt, la CVAE,
03:18qui est un impôt débile.
03:20Parce qu'on pense que c'est un impôt
03:21qui pèse sur les entreprises.
03:24Puis après, il y a eu beaucoup de débats.
03:25On a parlé de la taxe Zuckman.
03:26Le RN et LFI ont voté 34 milliards d'impôts
03:29sur les entreprises.
03:29Et donc, c'est parti complètement, honnêtement,
03:32dans un endroit où, là, pour le coup,
03:33ça aurait été extrêmement dangereux.
03:35Et comme vous savez, le RN, avec les entreprises,
03:37il leur ment beaucoup.
03:38Parce que Bardella raconte à la télé.
03:40Mais là, vous parlez du RN, moi, je vous parle de vous.
03:41Je vais y venir.
03:42Et des renoncements.
03:43Je vais y venir.
03:44Le RN a passé son temps à mentir.
03:46À venir faire sur les plateaux, dire
03:47je vous soutiens, et dans l'hémicycle,
03:49voter le contraire.
03:50Et donc, nous, à un moment donné,
03:51quand on était devant ce bazar avec le Premier ministre,
03:53on s'est dit, voilà, nous, on n'est pas monsieur et madame parfait.
03:55On n'a pas raison tout seul.
03:56Mais entre notre projet initial,
03:58qui, à mon avis, était un bon projet,
04:00et les débats tels qu'ils tournent,
04:01on va faire quelque chose de très simple,
04:02et les Français, je pense, peuvent comprendre.
04:04On va garder ce qu'on connaît.
04:06On va choisir la stabilité.
04:08Bilan.
04:09Pas de changement d'impôt pour les ménages.
04:11Personne dans le pays ne va voir son impôt sur le revenu changé.
04:12Vous avez quand même taxé les plans épargne-retraite davantage.
04:16La CSG progresse.
04:17Ça, ce sont les ménages qui mettent leur argent
04:19pour essayer d'avoir une meilleure retraite.
04:20Si je parle...
04:21Non, mais que y ait...
04:22Il y a eu des...
04:23Pourquoi on a fait ça ?
04:24Pour payer le financement, la dépendance,
04:26d'autonomie, pour payer les EHPAD.
04:28Que le plan épargne-retraite,
04:29quand on épargne pour sa retraite,
04:30ça finance un petit peu plus.
04:32Ensuite, ce qui va permettre aux personnes âgées
04:34à la retraite de vivre dans des bonnes conditions,
04:36c'est un choix qui a été fait, on l'assume.
04:37Oui, oui, une fois de plus.
04:38On l'assume.
04:38Toujours pour les retraités et peu pour les salariés.
04:40Non, mais vous me posez beaucoup de questions.
04:42Pardon.
04:42Je vous dis juste, à un moment donné,
04:44il y avait des idées...
04:44Vous ne pouvez dire qu'il n'y a pas de prédéments
04:45pour les ménages, voilà.
04:47Honnêtement, l'impôt sur le revenu ne bouge pas.
04:48Le crédit d'impôt au service à la personne,
04:50il ne bouge pas.
04:51Les soutiens aux familles,
04:52par le coste familial, il ne bouge pas.
04:53Pour les TPE, PME, rien ne change.
04:55C'est le choix qu'on a fait aussi.
04:57Il n'y a pas de hausse des charges.
04:58Heureusement.
04:59Pas de hausse de charges.
05:00Il n'y a pas de baisse d'impôt aussi.
05:01Mais il n'y a rien qui bouge,
05:02ni à la hausse, ni à la baisse.
05:03Pour les entreprises de taille intermédiaire,
05:05non, j'essaie juste de dire
05:06qu'il y a des fake news partout, là.
05:08Il n'y a pas des fake news, mais tout va bien.
05:09Mais vous n'avez pas répondu encore
05:10sur les 300 entreprises.
05:12Madame la ministre, je suis désolé,
05:13je ne peux pas supporter ce que vous avez dit.
05:15Vous dites qu'on a fait un budget
05:17où on veut que rien ne bouge.
05:18Mais ça, on le fait quand tout va bien.
05:20Non, c'est l'inverse.
05:21Mais non, tout va mal.
05:22Tout va mal, il fallait avoir du courage dans le budget.
05:25Il fallait avoir du courage.
05:26Il fallait réformer.
05:27Il fallait changer les choses.
05:28Quand tout va mal, on change.
05:29Si vous avez une bagnole qui n'avance plus,
05:31on change.
05:32Et là, ça ne marche plus.
05:34Vous n'avez pas conscience de l'état du pays.
05:36Vous n'avez pas conscience
05:36qu'on va dans le trou.
05:39On va crever.
05:40Les Français n'en peuvent plus.
05:41Si vous rajoutez un euro d'impôt,
05:43les Français seront dans la rue.
05:44Vous n'avez pas conscience.
05:45Est-ce que vous avez quand même conscience
05:46que vous avez fait des choix suicidaires
05:47pour le pays ?
05:48Est-ce que vous ne faites pas confiance
05:49dans les Français ?
05:50Au lieu de jouer sur la consommation,
05:52au lieu de donner du pouvoir d'achat,
05:53au lieu de lâcher du gras aux entreprises
05:55plutôt que les taxer,
05:56ayez confiance aux Français.
05:58Lâchez-nous du lest.
05:59Et vous allez voir que les Français,
06:01la dette, ils vont la rembourser.
06:02Faites un grand emprunt d'État
06:03plutôt que filer 70 milliards
06:05à des retraités en Floride
06:07ou à des émirs, je ne sais pas où.
06:09Faites un grand emprunt d'État
06:11et remboursez-le aux Français
06:12avec des taux intéressants.
06:14Jouez la carte nationale.
06:15Mais arrêtez de ne pas croire
06:16dans les Français.
06:17Arrêtez de nous faire des budgets
06:19qui nous prennent à la gorge
06:20où la seule chose que vous allez faire,
06:22c'est créer des taxes sur des taxes.
06:24Vous avez créé l'impôt,
06:25le super-impôt,
06:26le hyper-impôt.
06:27C'est quoi l'étape d'après ?
06:28J'entends tout ça.
06:30Mais c'est la réalité du pays,
06:31madame la ministre.
06:32Je vous engueule, je suis désolé,
06:33parce que ce n'est pas vous en particulier.
06:35Je veux dire, je suis comme à Air France
06:37quand j'engueule l'hôtesse
06:38parce que l'avion est en retard.
06:39Mais là, l'avion n'est pas en retard,
06:40il va se scracher.
06:41Je ne suis pas hôtesse
06:42et l'avion, c'est l'avion des Français.
06:44Mais c'est juste pour vous dire,
06:46à un moment, il y avait le choix entre dire.
06:48Nous, on avait un projet initial.
06:49Manifestement, il n'y a pas de majorité.
06:51Les oppositions, les extrêmes,
06:52ils ont saboté le texte,
06:53ils ont voté toutes sortes de choses.
06:54Le choix du Premier ministre.
06:55On ne change pas les impôts des ménages
06:57et on assume.
06:58Les entreprises, les 300 entreprises.
07:00On ne change pas...
07:01C'est le coût du travail, Madame Lamine.
07:02On ne change pas dans un monde
07:04où personne n'est d'accord.
07:05Donner leur du bonheur dans leur vie.
07:06Mais personne n'est d'accord sur rien.
07:08Mais c'est des bases.
07:09Les Français, ce qu'ils veulent,
07:10c'est pouvoir consommer,
07:11vivre de leur travail,
07:12donner leur...
07:12Relancer l'économie.
07:14Et essayer de faire en sorte
07:15qu'on paye des impôts
07:16en consommant plutôt qu'en travaillant.
07:19Et vous verrez,
07:20le pays va bien aller.
07:21Les Français, ils ont du talent,
07:22ils ont beaucoup de talent.
07:23Il faut croire dans les Français.
07:24Il faut croire en nous.
07:25Les problèmes du pays,
07:26on peut les régler.
07:27Mais il faut croire en nous, Madame Lamine.
07:28Ne croyez pas que dans la taxe,
07:29c'est l'impôt.
07:30Moi, je crois à la France.
07:32Je crois qu'à un moment donné,
07:33quand vous avez des propositions
07:34qui vont dans tous les sens,
07:35un moment avec le Premier ministre,
07:36vous savez, nous, à nouveau...
07:37Vous avez été rationnels
07:38dans un débat irrationnel.
07:39On a été rationnels.
07:40Et on a dit, voilà, vous savez quoi ?
07:41Vu ce qui se passe,
07:43vu toutes les idées, honnêtement,
07:44fiscales, délirantes.
07:46Délirantes.
07:46Là-dessus, je vous suis.
07:47Et que les extrêmes ont voté ensemble,
07:49joyeusement.
07:49Vous voyez, insoumis et Rassemblement national,
07:51on se donne la main.
07:52On a dit stop.
07:52On siffle à la fin de la récré.
07:54On va faire un truc,
07:54c'est qu'on va garder
07:55ce qu'on a en 2025.
07:57TPE, PME, rien ne change.
07:59Pas d'ose d'impôt,
07:59pas d'ose de charge.
08:00Ménage, rien ne change.
08:01Les mêmes niches fiscales.
08:03Et pour les grands entreprises...
08:05Et Julien, et Julien...
08:06Avec un super impôt,
08:07qu'est-ce que vous faites ?
08:08Augmentation des prix
08:09et tous les salariés
08:10qui sont intéressés au résultat,
08:12ils vont voir leur prime baissée.
08:13C'est l'impôt.
08:14Et on a dit en 2026,
08:15c'était pas notre projet initial,
08:17vous le savez.
08:17C'était de dire, voilà,
08:18on va mettre le même barème d'impôt en 2026
08:20qu'en 2025
08:21et on va sortir
08:22les entreprises de taille intermédiaire
08:25parce que ces entreprises-là,
08:26c'est le cœur dans l'industrie.
08:28Donc elles, elles paieront moins d'impôt.
08:28Les 300 entreprises en question,
08:30c'est 50% des exportations,
08:32c'est 25% des salariés.
08:33Ça aura des répercussions.
08:35D'ailleurs, c'est ce que dit le patron du MEDEF.
08:36Il dit, vous savez très bien
08:37que si on continue à alourdir
08:39la fiscalité des entreprises,
08:41ça se paye un jour et l'autre
08:42sur la croissance, sur l'emploi.
08:44Cette surtaxe, je vous le dis,
08:46c'est pas mon projet.
08:47Mais elle a un effet.
08:48Mais vous le validez.
08:48Elle a un effet.
08:49C'est qu'elle permet aux grands groupes
08:51de payer 25% de taux d'impôt effectif,
08:53en vrai.
08:54Vous savez quoi, 25% ?
08:55C'est le taux des PME.
08:56C'est le taux des TPE.
08:57Parce que ça permet d'avoir, du coup,
08:59un impôt qui est à 25% pour tout le monde.
09:00Parce que les grands groupes,
09:02parce que les grands groupes,
09:03parce que les grands groupes,
09:04et bien effectivement,
09:05ils ont en général plein de mécanismes
09:07qui leur permettent de baisser leur impôt.
09:08Qu'est-ce que je voudrais vous dire aujourd'hui ?
09:10Le sujet, c'est d'abord,
09:11un, arrêtons les fake news,
09:12arrêtons de faire peur aux Français,
09:13arrêtons de faire peur à ceux qui nous entendent.
09:14Il n'y a pas de hausse de charges,
09:16il n'y a pas de hausse d'impôt
09:16pour 99,9% des Français.
09:19Deuxième chose que je dois vous dire.
09:20C'est un genre qu'on est quand même
09:21le pays défiscalisé d'Europe.
09:22Deuxième chose.
09:23À la fin, les impôts de ce budget,
09:24tout compris le budget de la Sécu,
09:26le budget de l'État,
09:27c'est moins d'impôts
09:29par rapport à la richesse qu'on produit
09:30qu'en 2019.
09:31C'est moins d'impôts
09:32que par rapport à 2019.
09:34Ça, c'est important.
09:35Parce qu'on a entendu
09:36toutes sortes de choses.
09:37Effectivement, le RN et l'FI,
09:42c'est avant la crise du Covid,
09:44avant la crise de l'Ukraine,
09:45avant la crise d'influence,
09:46qui a mis, on le sait,
09:47le déficit dans le rouge.
09:49Comment ça marchait la France ?
09:50Bon, ça ne marchait peut-être pas
09:52aussi bien qu'on aurait voulu,
09:53mais ça marchait.
09:54Ça marchait.
09:55Comment vous expliquez...
09:55Une tendance baissière des impôts,
09:56là, maintenant, c'est plus qu'à...
09:57Monsieur la ministre,
09:58comment vous expliquez
09:59qu'il y a plus d'entreprises licornes
10:01créées par des Français
10:02aux États-Unis qu'en France ?
10:03Oui, ben là, je pense
10:04qu'ils sont en train de revenir.
10:05Vous voyez bien, Yann Lequin.
10:07Yann Lequin, c'est le Français
10:12sera Paris.
10:14Moi, je suis fier pour mon pays.
10:15Mais moi aussi.
10:15Et donc, qu'est-ce que je dois vous dire ?
10:16Mais en un mot,
10:18au fond, ce qu'on a fait,
10:20c'est de se dire,
10:20soit on a tous raison tout seuls,
10:22chacun fait 10% des voix,
10:24l'Assemblée est là,
10:25tout en petits bouts,
10:26personne n'est d'accord avec personne,
10:28et à la fin, vous savez quoi ?
10:28On se fera dégager.
10:29Nous, les politiques,
10:30on se fera dégager.
10:31Et on l'aura mérité.
10:34En 2025,
10:36M. Truchot,
10:37j'étais venu vous voir,
10:38je pense, en début d'année 2025.
10:40On a eu le même débat.
10:41Vous m'avez dit,
10:41oh, le budget Barnier-Bayrou,
10:43c'est horrible,
10:44ça va tout casser,
10:45personne ne bougera.
10:47Regardez,
10:47le pays va dans le mur.
10:48Bon,
10:49on a eu une année 2025,
10:50elle est terminée,
10:50on peut en parler ?
10:51Elle n'est pas terrible.
10:52Il n'y a jamais eu autant
10:53de dépôts de bilan
10:54en plus que pendant le Covid.
10:55Le chômage repart la hausse.
10:56On peut regarder,
10:57c'est beaucoup d'autres entrepreneurs
10:58qui se créent
10:59et qui font faillite,
11:00c'est vrai.
11:01Mais la croissance,
11:02elle a fait 1%.
11:03C'est rien.
11:04C'est pas assez.
11:05C'est pas assez,
11:06on sait bien.
11:06Les amis espagnols
11:07font plus de deux.
11:08Il y a l'Espagne.
11:09L'Allemagne,
11:10elle est en récession.
11:11La Belgique,
11:12elle est moins.
11:12L'Angleterre,
11:13elle est moins.
11:13Ce que je dis juste,
11:14c'est que c'est pas moi
11:14qui crée la croissance.
11:15C'est les chefs d'entreprise,
11:16c'est les Français.
11:17Effectivement,
11:18il faut leur faire confiance.
11:19Il faut qu'on donne.
11:20Et le deuxième choix
11:20qu'on a fait,
11:23c'est 1,
11:23il faut qu'on arrête
11:24de se taper nous-mêmes.
11:25Parce que la confiance,
11:26c'est aussi ce qu'on dit là
11:26sur les plateaux,
11:27c'est aussi ce qu'on dit à la télé,
11:28c'est aussi ce qu'on dit à la radio.
11:29Moi, je vois un truc
11:30dans les enquêtes.
11:30On ne peut pas mentir aux Français non plus.
11:31Non, mais je vois un truc
11:32dans les enquêtes.
11:33Vous demandez aux Français
11:34comment ça va vous dans la vie.
11:35Quand vous soyez une mère de famille,
11:37moi j'ai trois enfants,
11:38quand vous êtes un patron,
11:38comment ça va vous dans la vie ?
11:40En fait, ce que vous voyez
11:40dans les enquêtes,
11:41les gens, dans leur vie personnelle,
11:43dans leur petite entreprise,
11:44dans leur vie de salarié,
11:45ils vont bien.
11:46En France ?
11:47En France.
11:47On ne vit pas dans le même pays,
11:48alors.
11:48Non, à titre personnel,
11:49les gens vont bien.
11:50Et d'en mieux.
11:51Et après, on leur dit
11:52comment ça va le payer ?
11:52Ah, c'est horrible !
11:53S'ils vous disent ça va,
11:54ils n'ont pas dû les se faire soigner,
11:55ils n'ont pas eu de problème
11:57avec la police.
11:59Ils n'ont pas eu besoin de la radio.
12:01C'est incroyable,
12:04parce que moi,
12:04je fais partie des petits Français
12:05qui vont bien, selon vous.
12:08Je vais bien,
12:09mais je suis obligée
12:10de contourner l'État,
12:11c'est-à-dire que je suis obligée
12:12de me dire,
12:13tiens, l'éducation nationale,
12:14ça ne marche pas super bien,
12:16je vais payer une école privée.
12:18Et puis...
12:18Je vous arrête, je vous arrête.
12:20L'école privée,
12:21où sont vos enfants ?
12:21Oui.
12:21Il y a à peu près 99% en France
12:23qu'elle est sous contrat.
12:24Oui, d'accord.
12:26Les professeurs,
12:26ils ont été formés par l'État,
12:28ils ont été payés par l'État,
12:30ils ont été d'ailleurs entourés par l'État.
12:33Les méthodes d'enseignement,
12:34les méthodes d'enseignement,
12:36le nombre d'enfants par classe,
12:38par contre, ça peut changer.
12:39Excusez-moi de le dire,
12:40parce que j'ai fait privé et public,
12:42j'ai fait privé et public,
12:43parce que ma fille a fait privé et public,
12:44donc je connais à peu près
12:45les différences,
12:46et je ne crache pas sur l'école publique
12:48parce que ce sont des professeurs
12:48qui sont très engagés
12:49et qui font ce qu'ils peuvent.
12:52Mais au-delà de ça,
12:52moi je veux savoir,
12:53parce que moi je connais vos convictions un peu,
12:55et je veux savoir,
12:56est-ce que vous,
12:57vous êtes fiers de ce budget ?
12:59Oui, moi je peux vous dire,
13:00en vrai,
13:01il y a un moment,
13:02j'ai cru qu'on aurait pu jeter l'éponge,
13:04de dire au fond,
13:05vous savez,
13:05ça fait 350 heures que je suis là,
13:07il y a des débats qui sont lunaires,
13:09il y a des propositions qui sont faites
13:10qui n'ont aucun sens,
13:12si on les mettait en œuvre,
13:13ça ruinerait le pays.
13:14À quel moment vous avez pensé ça ?
13:15À deux moments.
13:16Au moment où,
13:18le Rassemblement National,
13:19quand il vote la taxe
13:20à 26 milliards d'euros d'impôts
13:21sur les multinationales,
13:2326 milliards,
13:23vous voyez,
13:23vous me parlez d'un impôt,
13:25c'est 7,5,
13:25c'est beaucoup.
13:27Mais quand vous votez comme ça
13:28d'un seul homme,
13:2826 milliards d'impôts,
13:29qui sont fiers de le faire,
13:31et qu'ils vous disent
13:32non, non,
13:32mais nous on protège les entreprises,
13:34et que Jordan Bardella,
13:34il fait le tour des télés
13:35en disant
13:35moi j'aime les entreprises,
13:36l'autre moment,
13:37c'est quand ils ont supprimé
13:38un dispositif qui s'appelle
13:39le Madeleine,
13:40qui aide les PME
13:41à se financer.
13:43Et vous voyez,
13:43moi je suis allé trois fois,
13:44j'ai pris le micro,
13:45je me suis dit
13:45mais il faut garder ce dispositif,
13:47c'est un bon dispositif,
13:48j'ai mis toutes mes convictions.
13:50Et là je vois le Rassemblement National
13:51qui dit non,
13:51on supprime.
13:52Là je me suis dit en fait,
13:53à un moment donné,
13:53vous voyez,
13:53la mauvaise foi.
13:54Le RN c'est double jeu quoi,
13:55en permanence.
13:56En fait, moi vous voyez,
13:57à la fin,
13:58à la fin,
13:58quand on s'engage un peu
13:59pour le pays,
14:00quand on s'engage pour le pays,
14:01on le fait avec sincérie.
14:02Alors pourquoi vous avez décidé
14:03qu'il y a moins d'investir ?
14:03Non mais excuse-moi Olivier,
14:04parce que moi je veux savoir,
14:05si la ministre,
14:06parce que je suis la ministre
14:07de tous les Français,
14:08est-ce que quand vous regardez
14:08ce budget,
14:09vous vous dites,
14:10ouais ça reflète mes convictions ?
14:12Alors je vais vous dire
14:12des choses dont je suis fière
14:13dans le budget,
14:14puis il y a des choses,
14:14je me dis,
14:14c'était le prix du compromis.
14:16Et le compromis,
14:16on l'a pas fait qu'avec le PS,
14:17on l'a fait avec tous les partis.
14:19Vous allez voir,
14:20dans les heures qui viennent,
14:21le Premier ministre va annoncer
14:21les arbitrages qui ont été faits,
14:23les choix qui ont été faits
14:24pour le budget des collectivités locales,
14:25pour les mairies,
14:26pour les départements,
14:27je peux vous dire
14:27qu'on a vraiment répondu
14:29strictement aux demandes
14:31des Républicains.
14:32Et donc moi à la fin,
14:33je me dis,
14:33bon il y a des choses
14:34qu'ont demandé le Parti Socialiste,
14:35il y a des choses
14:35qu'ont demandé mon parti,
14:36il y a des choses...
14:37Mais quand vous dites...
14:38Non mais je vais vous dire
14:39de quoi je suis fière.
14:40Je suis fière de trois choses.
14:41D'abord je suis fière
14:42que ce budget,
14:43contrairement au budget
14:43de la Sécurité Sociale
14:44qui était effectivement
14:45un budget de protection
14:45pour les retraités,
14:47le budget de l'État
14:48dont on parle,
14:48c'est un budget
14:49pour les travailleurs,
14:50pour les actifs,
14:55ils ont 40 ans,
14:56ils ont des enfants,
14:57ils ont des parents.
14:58L'abattement fiscal de 10%,
15:00vous y avez touché ?
15:01Non, il n'a pas été touché
15:02parce qu'il est tombé
15:02dans la nuit 31 décembre.
15:04La nuit 31 décembre,
15:05je n'avais plus le droit
15:06de réformer l'abattement
15:07sur les retraités.
15:07Vous savez que je l'ai porté ?
15:08Vous savez que je l'ai porté
15:09alors que ce n'était pas populaire
15:10et vous savez que j'ai toujours
15:12des convictions sur ce sujet.
15:12Mais d'abord je suis fière
15:13que ce budget,
15:14il accompagne les travailleurs.
15:15Moi je suis fière
15:16qu'on augmente
15:16la prime d'activité.
15:17Et on remet en question
15:18la réforme des retraites.
15:21La réforme des retraites,
15:22la seule chose
15:23que vous aviez touchée
15:24et qui allait dans le bon sens
15:25parce que c'était logique
15:26en fait de repousser l'âge
15:27compte tenu de la démographie,
15:29compte tenu des dépenses,
15:30vous vous êtes assis dessus
15:32et vous me dites que ça,
15:35vous pensez aux travailleurs.
15:37Alors que c'est exactement
15:38ce qui plombe le salaire.
15:41Je vais vous dire
15:42la prime d'activité.
15:43En un mot,
15:43le système d'aujourd'hui
15:44il est complètement couillon.
15:45Je vais le dire avec mes mots.
15:47Pourquoi ?
15:47Parce qu'aujourd'hui,
15:47quand vous faites 3 heures supplémentaires
15:49de plus,
15:50que votre patron
15:50il vous donne 45 euros
15:51du coût net,
15:52c'est 3 heures à payer
15:53à 15 euros par mois.
15:54La prime d'activité
15:55aujourd'hui elle baisse de 30 euros.
15:56Donc vous avez travaillé
15:573 heures de plus,
15:58payé en fait net, net,
15:59vous voyez,
16:005 euros net de l'heure.
16:02Et donc qu'est-ce qu'on a dit
16:03avec le Premier ministre ?
16:03Ça coûte cher, c'est vrai.
16:05Mais moi j'ai dit au Premier ministre,
16:06si on veut pour le coup
16:07soutenir les travailleurs,
16:08quand on a juste au-dessus du SMIC,
16:09entre 1 et 1,2 SMIC,
16:11cette espèce de prime d'activité,
16:12elle ne peut pas baisser
16:13quand vous travaillez plus.
16:14Parce que sinon,
16:14vous découragez le travail.
16:16Les gens,
16:16ils s'en sont même à dire
16:17ne m'augmentez pas,
16:18parce que sinon je perds des aides.
16:19Mais reconnaissez que c'est bizarre
16:20de donner une prime
16:21à des gens qui bossent,
16:23baisser les charges,
16:24on devrait...
16:24Mais évidemment...
16:26Mais il n'y a que la France
16:26qui fait ça.
16:28Dites aux gens,
16:28venez créer des emplois chez nous,
16:30vous allez vous régaler,
16:30vous allez vous gaver,
16:31c'est ça,
16:32et on va payer des impôts indirects.
16:33Misez sur l'impôt indirect.
16:35La grande réforme à faire en 2027,
16:36ce sera de baisser les charges.
16:37Et j'ai toujours dit
16:38je le porte depuis des mois.
16:40Là, honnêtement,
16:40il n'y a pas de majorité pour le faire.
16:42Mais cette réforme,
16:43la prime d'activité,
16:43je suis fier.
16:44Deuxième chose dont je suis fier,
16:45c'est que dans ce budget,
16:46on continue de mettre de l'argent
16:47pour la recherche.
16:49C'est presque plus de 700 millions d'euros
16:50entre 2025 et 2026
16:51pour les centres de recherche,
16:52pour l'innovation,
16:53pour les start-up.
16:54C'est pas assez,
16:55mais c'est pas mal.
16:56C'est pas assez,
16:56c'est pas assez,
16:57mais c'est les limites du budget.
16:58La troisième chose dont je suis fier,
16:59c'est le logement.
17:01On a créé,
17:01et vous en parlez sûrement
17:02avec mon collègue ministre,
17:05on a créé un système
17:06qui va enfin pouvoir redonner
17:07de l'incitation
17:09à investir dans le logement.
17:10Moi, quand on voit la natalité,
17:11quand on voit la démographie,
17:12pourquoi les gens,
17:13pourquoi les gens,
17:14ils n'ont pas d'enfants ?
17:14Mais parce qu'ils regardent
17:15là où ils habitent,
17:16ils regardent que
17:16changer de logement,
17:17c'est hyper compliqué.
17:18Et donc, ça ne résout pas tout.
17:19Pourquoi vous allez m'inciter
17:20à l'investir ?
17:20Et donc, le logement le relance,
17:22le travail, on soutient,
17:24et vous voyez,
17:24la recherche, on avance.
17:25Ça, je suis fier.
17:26Après, à un moment donné,
17:27il faut faire un compromis.
17:28S'il n'y avait pas de budget,
17:29moi, je vais vous raconter,
17:30vous voyez le président
17:30avec ses lunettes ?
17:32Vous voyez le discours
17:32qu'il fait de souveraineté,
17:34de dire on doit se défendre,
17:35nous, les Européens ?
17:36Si on n'a pas de budget
17:37des armées,
17:37qu'est-ce qu'on fait ?
17:38On dit, vous voyez,
17:39on n'est fort que d'un moment.
17:40On a la dissuasion nucléaire,
17:40ça ne suffit pas ?
17:40Je croyais que ça devait
17:41dissuader.
17:41Mais Mourad,
17:43s'il n'y a pas de budget,
17:44il n'y a pas de budget
17:45pour réformer et innover
17:47et maintenir
17:48la dissuasion nucléaire.
17:49Là, le budget,
17:50il va exister,
17:51les armées vont avoir
17:52les milliards dont ils ont besoin
17:53pour nous protéger.
17:55C'est quand même quelque chose
17:55qui est nécessaire
17:56dans la vie des Français.
17:56Mme Amélie de Montchalin,
17:57reste avec nous,
17:58s'il vous plaît.
17:59Dans un instant,
18:00suite de la discussion
18:01avec Mme Amélie de Montchalin
18:03et question d'Emmanuel de Ville.
18:04C'est Alain Marshall,
18:06Olivier Trussaud,
18:08les grandes gueules.
18:14BGG, les grandes gueules
18:19en direct sur RMC,
18:20RMC Story avec aujourd'hui
18:21Mme Amélie de Montchalin
18:23qui est des nôtres.
18:25Les questions déjà
18:25de Juel Dagosseri,
18:27de Mourad Boudjela,
18:27mais on n'a pas encore entendu
18:28Emmanuel de Ville,
18:29chef d'entreprise.
18:30Emmanuel.
18:31Oui, alors vous gagnez
18:32à être connu
18:32parce que vous avez,
18:35de par les médias,
18:36vous donnez la perception
18:37d'un petit air condescendant
18:38mais qu'on ne retrouve pas
18:40dans un contact direct.
18:42Alors, il faut dire
18:44que vous avez fait
18:44de très belles études,
18:46vous êtes très diplômé,
18:48vous vous êtes donné
18:49beaucoup de mal,
18:49vous êtes très actif,
18:50vous êtes née Amélie Baumier.
18:52Les Français ne le savent
18:53peut-être pas,
18:54on aurait pu vous surnommer
18:55Amélie Boum Boum.
18:57Ou Boum Boum.
18:58C'est comme ça
18:59qu'on m'appelait
18:59quand j'étais petite.
19:00Ah bon, c'est comme ça
19:01qu'on s'appelait quand même.
19:01Boum Boum, ouais.
19:02Vous êtes bien connue
19:03par le patronyme
19:04de votre mari
19:06dont le prénom est Guillaume,
19:08je crois.
19:08C'est ça, il sera ravie de savoir.
19:10Alors, c'est un nom,
19:11Amélie de Montchalin
19:12dans les consonances,
19:13un peu comme Métis d'Ibissa
19:15de Julien Clerc
19:15qui prête à la contre-pétrie.
19:17Alors, Amélie de Montchalin,
19:20Amélie de Montchalin,
19:21les mots malins
19:22montent à la chaîne.
19:23Amélie de Montchalin,
19:24la mélodie monte à chalon.
19:25Et puis,
19:26de manière plus subtile,
19:27Amélie de Montchalin,
19:29la main chaude
19:30aime les mots câlins.
19:31Alors, on va arrêter
19:32parce que là,
19:33ça dérape un peu.
19:36Passez vos études
19:37et une courte période professionnelle
19:38mais quand même assez intense,
19:39notamment de l'obéisme
19:40pendant 7 à 8 ans,
19:41vous avez travaillé.
19:41– Je n'étais pas l'obéisme,
19:42j'étais économiste.
19:43– Oui, enfin.
19:44– J'étais économiste
19:45à la BNP
19:46et puis après chez AXA.
19:47– Et responsable des affaires publiques
19:48chez AXA.
19:48– De la prospective,
19:49de la prospective, oui.
19:49– Oui, bon.
19:51Vos dénégations vous honorent
19:52mais vous avez ensuite
19:55été bombardé
19:56selon la fameuse
19:57Maxime macroniste
19:58au royaume des aveugles
20:00« Les bornes sont rois ».
20:01Vous avez été bombardé
20:02d'abord député
20:03et ensuite ministre.
20:04– Enfin, j'ai été élu.
20:05– Elle a élu, oui.
20:06– Vous vous rappelez quand même
20:06comment ça marche
20:07les démocraties.
20:07– Oui, mais bombardé
20:08dans les nominations
20:09puisque c'est un parti
20:10qui est né de rien
20:10et qui a pris un peu
20:11tous les gens
20:12qui se présentaient
20:13et qui ont été élus.
20:14– Moi, je suis une députée
20:15internet comme disait
20:15François Fillon.
20:16J'ai envoyé mon CV
20:17et puis j'ai dit
20:18d'où je venais.
20:18– Un bon CV déjà
20:19parce que vous avez fait
20:20Harvard ce qu'il n'a pas dit.
20:21– Du plateau de Saclay
20:22et voilà.
20:22– Comme je n'ai pas envie
20:23de vous voler dans les plumes,
20:25je ferai simplement observer
20:26le caractère mouvementé
20:29de vos fonctions
20:30qui sont d'une grande instabilité
20:32et d'une réelle précarité
20:33puisque vous êtes
20:34une sorte de MPF,
20:36c'est-à-dire un ministre
20:37sans portefeuille fixe.
20:39Vous avez été secrétaire d'État
20:40à l'Europe 15 mois,
20:41ministre de la fonction publique
20:4222 mois,
20:43ministre de la transition écologique
20:4445 jours,
20:46représentant de la France
20:47à l'OCDE,
20:48ça c'est quand vous n'aviez
20:48plus de boulot pendant deux ans.
20:49– C'était un vrai boulot
20:50et c'était là d'ailleurs
20:51qu'on combattait Trump.
20:52Déjà.
20:52– Oui, c'est une erreur.
20:54Ensuite, depuis Noël 2024,
20:56soit 13 mois,
20:57vous êtes donc ministre
20:58de l'Action et des comptes publics
20:59ce qui est un poste
21:02dans une entreprise.
21:03Moi, j'ai passé ma vie
21:04à diriger une entreprise,
21:05on a dirigé six,
21:06quatre en tant qu'actuaire majoritaire.
21:08C'est comme si vous aviez
21:09un collègue que vous croisiez,
21:11alors vous lui dites,
21:12alors dis donc Robert,
21:12t'es toujours à la maintenance.
21:14Ah ben non, maintenant,
21:15je suis au commercial
21:16et puis je passe à la compta
21:18le mois prochain.
21:19Donc vous changez complètement
21:20de domaine d'activité.
21:22Donc vous êtes nécessairement,
21:23au-delà de votre brio
21:24ou de vos compétences
21:25et de votre assiduité,
21:25de votre sérieux,
21:26de votre volonté de bien faire,
21:27vous êtes forcément
21:28dans la main de vos administrations.
21:30C'est un peu comme
21:30si on demandait à une monitrice
21:32d'auto-école
21:33de devenir pilote
21:35de Boeing 747.
21:36Vous ne pouvez pas passer
21:37comme ça d'un poste à l'autre
21:38et dominer les sujets,
21:40même en travaillant
21:4118h sur 24.
21:42Juste, vous êtes
21:43aux mains de l'administration.
21:44C'est vrai ou pas ?
21:45Deux choses, en fait,
21:45il y a un fil rouge
21:46qui ne se voit peut-être pas.
21:48Moi, je suis économiste
21:48de formation.
21:49Mon premier métier,
21:50c'était de suivre la crise
21:51des pays en grand déficit
21:53et en grande dette.
21:54Mon premier métier,
21:55j'avais 25 ans.
21:55En France, vous êtes bien là.
21:56La Grèce, l'Italie,
21:57l'Espagne, le Portugal.
21:58Donc, je peux vous dire
21:59que mon premier métier,
22:00c'était de voir ce qui se passe
22:01quand on ne réduit pas son déficit.
22:02Donc, vous voyez,
22:03je suis arrivé à un endroit
22:04où j'essaye d'éviter ça.
22:05Et le deuxième fil rouge,
22:07ce que vous ne voyez pas,
22:07c'est la négociation.
22:09Quand j'étais aux affaires européennes,
22:10je faisais la négociation
22:11avec les pays européens.
22:12Quand j'étais à la fonction publique,
22:13je faisais la négociation
22:14avec les syndicats de la fonction publique.
22:15Quand j'étais à l'OCDE,
22:17je faisais la négociation
22:17avec des pays
22:18qui étaient membres
22:18de cette organisation
22:19qui représente
22:20les pays développés.
22:22qui ne sert strictement à rien
22:25et qui nous coûte un bras
22:26comme tout le monde.
22:27L'OCDE, je ne pense pas.
22:28Mais bon, on pourrait revenir.
22:29Et aujourd'hui,
22:29je fais la négociation avec qui ?
22:31Avec Olivier Faure.
22:32Mais avec une assemblée
22:33qui n'a pas de majorité.
22:34Avec le PS.
22:34Et au fond,
22:35ce que je peux retenir
22:35de toutes ces années,
22:37c'est que, bon,
22:37moi j'ai une formation,
22:38c'est vrai que j'aime bien les chiffres,
22:40pas parce que j'aime les chiffres,
22:40mais qu'à un moment donné,
22:41ils disent une vérité.
22:42Et la deuxième chose,
22:43c'est que je peux vous dire,
22:44c'est que la négociation,
22:45c'est-à-dire,
22:46on écoute l'autre,
22:47mais à la fin,
22:48on avance.
22:49Parce que c'est comme dans la vraie vie,
22:50vous savez,
22:51j'ai des enfants collégiens.
22:51Vous avez parlé de mon mari,
22:52je peux vous dire,
22:53on a trois beaux enfants.
22:54Magnifique.
22:54Ça, je n'en doute pas.
22:55Mais ils sont collégiens,
22:56donc ils sont un peu ados.
22:57Comme le temps est compté.
22:58S'ils ont raison tout seuls à la fin,
23:00vous savez,
23:00ça n'avance pas.
23:01On s'énerve,
23:02mais ça ne va nulle part.
23:03C'est un peu comme la négociation.
23:04À un moment donné,
23:04il fallait que ça avance.
23:05Et donc ce budget,
23:06il faut que ça avance également
23:07du côté d'Emmanuel.
23:08Tu as une question ?
23:09Ma question dans le droit fil
23:10du propos précédent,
23:12c'est comment vous avez fait
23:13pour trouver toujours
23:16un poste de ministre
23:16que vous avez montré
23:17très sympathique ?
23:18Comment vous avez fait
23:19pour que les gouvernements
23:20vous renomment à chaque fois ?
23:21Ce n'est pas une question de poste.
23:22Moi, j'ai toujours fait
23:23les choses à fond.
23:24Il y a une chose que j'aime bien
23:25dans la vie,
23:25c'est l'efficacité.
23:27Et je peux vous dire
23:27que je ne suis pas la main
23:28de mes administrations du tout.
23:29Je passe ma vie d'ailleurs
23:30à m'assurer que ce qu'elles font,
23:32ce qu'elles proposent,
23:32ça veut dire quelque chose
23:33dans la vraie vie.
23:35Je vous donne un exemple,
23:36les économies.
23:36Vous allez demander
23:37où est-ce qu'on fait
23:37des économies dans ce budget ?
23:38Je voulais revenir un peu au budget,
23:39c'est quand même pour ça
23:40que vous êtes là,
23:41parce qu'on a beaucoup parlé
23:42de fiscalité, etc.
23:43Mais où sont les économies ?
23:46On ne les voit pas vraiment.
23:47Alors que nous avons
23:48un déficit record,
23:49nous sommes très endettés
23:50et que la priorité,
23:52ce n'est pas moi qui le dis,
23:52ce serait justement
23:53de lutter contre tout ça.
23:54C'est ce que disait
23:55François Bayrou,
23:56Premier ministre
23:57qui malheureusement
23:59n'a pas pu rester très longtemps.
24:00Je peux vous parler
24:00des grands chiffres
24:01et puis je peux parler
24:01des petites choses,
24:02mais des petites choses
24:02qui sont importantes.
24:03J'étais venu ici,
24:04vous m'avez invité,
24:05vous avez dit,
24:05vous savez,
24:05les avantages des anciens
24:06premiers ministres,
24:07on va mettre fin à ça.
24:08En tout cas,
24:08moi, j'en veux que ça soit
24:09résolu, ce n'est pas normal.
24:11Vous avez dit,
24:12il fallait qu'ils prennent
24:12le métro.
24:13Depuis, vous voyez,
24:14un engagement,
24:15Premier ministre Cornu,
24:16c'est fait.
24:17Autre exemple,
24:18on a parlé des agences,
24:19des opérateurs,
24:20des agences d'État.
24:21Vous avez dit,
24:23ce n'est pas que les agences
24:24coûtent 80 milliards,
24:25c'est qu'elles font des choses
24:26qui coûtent 80 milliards.
24:27Ma prime rénov',
24:29c'est porté par une agence,
24:31c'est quand même
24:31de l'argent qui va ensuite
24:32pour les Français.
24:33Je vous donne un exemple,
24:34une université,
24:34c'est une agence.
24:35Mais je vous avais dit,
24:36on va fusionner,
24:37on va organiser,
24:39on va en supprimer.
24:40Là, aujourd'hui,
24:41vous allez voir,
24:42dans le budget,
24:43on a plein de fusions.
24:44On n'a toujours pas les noms,
24:45parce qu'à chaque fois,
24:45on l'annonce.
24:46Je vais vous donner un exemple,
24:46moi, dans mon ministère,
24:47je fais des choses qui sont...
24:48On avait des instituts régionaux
24:50de formation des fonctionnaires,
24:52parce que je suis aussi
24:52ministre de la Fonction publique.
24:54Il y avait 6, 5 ou 6 écoles
24:55différentes,
24:56à différents endroits du territoire,
24:57chacune avec un conseil
24:58d'administration,
24:59chacune avec un directeur,
25:00chacune avec un directeur
25:00de la communication.
25:01On a fait un institut national,
25:02on a fusionné.
25:03Il y en avait 6,
25:04ça en fait un.
25:05Et donc, on continue
25:06ces économies-là.
25:07Mais les économies,
25:07c'est quoi ?
25:08C'est que dans ce budget,
25:09en 2026,
25:12il y aura moins de dépenses
25:13dans le PIB qu'en 2025.
25:14Et ça, c'est les grands chiffres.
25:16Mais les dépenses soient coupées.
25:175% déficit,
25:18on sait très bien
25:18que ça sera plus.
25:19C'est les achats publics.
25:20On va arrêter d'acheter cher.
25:21On va arrêter d'acheter cher.
25:22On fait 1 milliard d'euros
25:22d'économies par les achats.
25:23Pardon, madame de Montchalin,
25:24vous savez très bien,
25:25et je ne vais pas insulter
25:26votre intelligence,
25:27que les dépenses,
25:28les dépenses les plus importantes
25:30ne sont pas là.
25:30Ce sont les dépenses sociales
25:31et notamment les retraites.
25:33Et là, c'est plus compliqué.
25:35Parce que quand on veut
25:35s'attaquer aux dépenses sociales,
25:37il faut avoir du courage.
25:38Peut-être une majorité
25:39que vous n'avez pas.
25:39Par exemple,
25:40les cures thermales.
25:41On voulait dérembourser.
25:42On voulait arrêter
25:43le remboursement
25:44des cures thermales.
25:46Finalement,
25:46on n'y est pas arrivé.
25:47Le transport sanitaire.
25:49On a réformé.
25:50Si, si.
25:50On a réformé.
25:51Finalement, vous avez reculé.
25:53Non.
25:53Les médecins.
25:54Je prends un autre exemple.
25:55Je peux vous arrêter.
25:55Je prends un autre exemple.
25:56Les médecins qui étaient en grève.
25:58Les médecins,
25:58on voulait un peu plus contrôler
25:59quand même leurs arrêts de travail.
26:01Finalement, on a reculé.
26:02La ministre de la Santé
26:03a reculé sur ce dossier
26:04pour calmer la grogne.
26:06À chaque fois,
26:06sur des sujets
26:07qui seront des sujets durs,
26:09parce que c'est les dépenses sociales
26:10qu'il faut réduire dans ce pays,
26:11eh bien, vous reculez.
26:12Sur chacun des points
26:13que vous avez cités,
26:14il y a ce que vous dites
26:15et puis il y a ce qu'on a vraiment fait.
26:17Je vous parle des taxis.
26:18Vous savez,
26:18on a une très grande grève des taxis
26:19parce qu'on a changé les tarifs
26:21pour que la sécurité sociale
26:23paye les taxis
26:23quand ils transportent
26:24des personnes malades
26:25pour qu'on fasse
26:26quelque chose de plus juste.
26:27Je suis sûr qu'il y a des taxis
26:28qui nous écoutent.
26:29Je peux vous dire que pour eux,
26:30les tarifs,
26:30ils ont changé.
26:32Et ce que vous dites,
26:33du coup, je suis désolé,
26:34ce n'est pas vrai.
26:34Vous n'avez pas été jusqu'au bout ?
26:35On a fait une assez grande réforme
26:37et je pense que ceux qui nous écoutent,
26:39ils pensent que c'est une vraie réforme.
26:40Vous avez parlé des médecins.
26:42Dans le texte,
26:43il y a écrit qu'on ne peut pas
26:44prescrire maintenant
26:44des arrêts maladie,
26:45sauf exception,
26:46qui doivent être bien expliquées,
26:48de plus d'un mois.
26:49Parce que si on met les gens
26:50en arrêt maladie de plus d'un mois
26:51et qu'on ne les revoit pas,
26:52vous savez quoi ?
26:52Ils ne vont pas se soigner tout seuls.
26:53C'est du bon sens.
26:54Et les cures thermales,
26:55en revanche,
26:56elles sont toujours remboursées ?
26:56Les cures thermales,
26:57moi je vous dis la vérité.
26:59On voulait effectivement dire
27:00on rembourse un peu moins.
27:03On ne met pas zéro,
27:04mais on rembourse un peu moins.
27:05Tous les territoires,
27:06tous les chefs d'entreprise,
27:08tous les hôteliers,
27:09tous les patrons de PME
27:10de ces territoires,
27:11ils sont tous arrivés en disant
27:11mais nous c'est des emplois,
27:12c'est notre économie,
27:13comment on fait ?
27:15Mais Olivier Trucheau,
27:15ce que vous dites,
27:16et ça c'est le cœur je pense
27:17de notre sujet,
27:18ça s'appelle la démocratie.
27:20À un moment donné...
27:21Elle s'appelle du corporatisme,
27:22chaque corporatiste
27:23défend sa boutique,
27:24c'est pas la démocratie.
27:25Je me suis fait une raison,
27:26je lui dis à un moment donné
27:26j'aurais pu jeter l'éponge,
27:27je me dis qu'en fait
27:28ça marche pas,
27:28je m'en vais.
27:30À un moment donné,
27:30le Parlement qui est là,
27:32c'est celui que les Français
27:32ont voulu.
27:34C'est celui que les Français
27:34ont choisi.
27:36Après, si on n'arrive pas
27:36à se mettre d'accord,
27:37si c'est compliqué,
27:38s'il n'y a pas de majorité...
27:39Ça veut dire que la classe politique
27:40dans son ensemble
27:41est incapable de s'attaquer
27:42au dur de la dépense en France.
27:44Ce que ça veut dire ?
27:45Exactement.
27:46Moi ce que je peux vous dire
27:46c'est qu'il y a beaucoup de gens
27:47qui vous parlent d'économie,
27:48qui viennent faire des heures ici,
27:56votre contre.
27:56Et pourquoi les Suédois ont réussi ?
27:58Je cite les Suédois
27:58parce que c'est finalement
27:59un modèle assez proche du nôtre.
28:01Pourquoi ils ont réussi
28:01à réformer leur pays,
28:02leur modèle social ?
28:03Parce qu'à un moment donné,
28:04il faut qu'il y ait une majorité,
28:05il faut qu'il y ait des coalitions,
28:06il faut qu'il y ait des compromis.
28:07Et le courage,
28:08je pense que le gouvernement,
28:08vous savez,
28:09on a proposé beaucoup d'économies.
28:11Il en reste beaucoup.
28:12Il en reste beaucoup.
28:12Vous allez voir,
28:13dans les prochaines semaines,
28:14je suis sûr que si vous faites des émissions,
28:16vous allez voir plein de gens
28:16qui vont dire
28:17« Ah quand même,
28:17il y a des économies,
28:18on n'est pas contents. »
28:19Madame la Ministre,
28:19est-ce que la France
28:20aura toujours prêteur ?
28:23C'est bien mon but.
28:24Je vous ai dit
28:24que c'était mon premier métier.
28:25C'était d'avoir suivi
28:26ce qui se passait dans les pays
28:27qui justement
28:28trouvaient plus de financeurs
28:30et avaient dû couper
28:31les retraites de 25 %,
28:33baisser les fonctionnaires
28:34de 15 %
28:34et faire des choses
28:35très brutales.
28:37Nous, notre sujet-là,
28:38qu'est-ce qu'ils disent ?
28:39On ne l'évitera pas.
28:40Moi, je pense qu'on peut l'éviter.
28:42Est-ce que le Président a...
28:43Et moi, je pense qu'honnêtement,
28:44ce qu'on fait là,
28:45c'est de dire
28:45on a un budget.
28:48On réduit le déficit,
28:49on réduit le déficit.
28:50L'année dernière,
28:50quand j'avais dit
28:51le déficit sera à 5,4 %,
28:52tout le monde rigolait.
28:53Tout le monde disait
28:54« Non, mais vous n'y arriverez jamais,
28:55les promesses, on n'en peut plus. »
28:56On a dit 5,4,
28:57on a fait 5,4.
28:58Là, on dit 5, on fait 5.
28:59Évidemment que 5,
28:59c'est beaucoup trop.
29:00Je ne vais pas vous dire
29:01que c'est ce qu'on devrait faire.
29:02On devrait être à moins de 3 %.
29:03Non, ce ne sera pas plus que 5.
29:05Les prévisions ne seront jamais tenues.
29:07Eh bien si, justement,
29:08justement, en 2025.
29:09C'est vous qui calculez, donc.
29:10Non, non, non.
29:11Alors ça, ça, non.
29:11On ne peut pas dire que c'est du mensonge,
29:12c'est vérifié.
29:13En 2025,
29:14ce qui est très important,
29:15ce que vous dites,
29:16les gens ne croient plus à nos chiffres.
29:17Ils ne croient plus à nos engagements.
29:19On avait dit 5,4.
29:20On a fait 5,4.
29:21Pas tout seul,
29:22mais parce qu'on a mis
29:23tout le monde autour de la table.
29:245,4, c'est énorme.
29:25C'est énorme.
29:25On doit faire 3.
29:26Bien sûr,
29:27mais 5,8, 5,4, 5.
29:29Moi, j'avais proposé
29:30avec le Premier ministre Lecornu
29:314,7
29:31pour essayer de se rapprocher du moment.
29:39Il dit très bien.
29:39Le jour où vous dépendez
29:40de vos prêteurs,
29:41c'est comme quand vous êtes un particulier.
29:43Le jour où vous êtes surendetté
29:44et que c'est la banque
29:45qui décide pour vous
29:46ce que vous avez le droit d'acheter,
29:47de vendre,
29:48qui vend votre voiture à votre place,
29:49quand l'huissier arrive,
29:50moi, je ne veux pas ça pour mon pays.
29:52Et pour vos enfants et nos enfants.
29:53Et je ne veux pas ça pour mes enfants.
29:54Et je ne veux pas ça pour l'avenir de la France.
29:55Et je veux qu'on ait une bonne réputation.
29:57Et je veux quand le président,
29:58il défend notre souveraineté,
29:59on ne lui rit pas à la figure
30:00parce qu'on dit maintenant,
30:01on n'avait pas de budget.
30:01Il a bien défendu le pays face à Trump.
30:03Il a formidablement défendu
30:05le pays face à Trump.
30:06Le monde entier dit,
30:07les démocrates américains,
30:08les opposants à Trump,
30:09ils disent enfin quelqu'un
30:10qui ose dire les choses
30:12sur ce qu'est ce président,
30:13qui utilise la menace
30:15pour masquer, vous voyez,
30:16des intérêts économiques
30:17sous des couverts politiques.
30:19Donc moi, je veux qu'on paye,
30:20il soit fort.
30:21Pour qu'il soit fort,
30:21il faut qu'on arrête.
30:22Vous étiez fière du discours
30:23d'Emmanuel Macron
30:24quand vous l'avez entendu ?
30:25Oui, moi, je suis très fière
30:25d'avoir un président.
30:27Et je pense que tous les Français,
30:28même s'ils ne sont pas d'accord
30:29avec tout ce qu'il a pu faire,
30:30on devrait être fiers
30:31d'avoir un président
30:32qui dit que la souveraineté,
30:34c'est-à-dire le respect des frontières,
30:36le respect de ce qu'on est,
30:37ça ne se négocie pas.
30:39Et ça, je pense qu'on peut
30:39tous être fiers de ça.
30:40Donald Trump, pour conclure,
30:41c'est un ami ou un ennemi, du coup ?
30:42C'est un adversaire économique
30:44et c'est un adversaire politique.
30:46La manière dont il traite,
30:48vous voyez bien, l'économie,
30:49les partenaires commerciaux,
30:50c'est quand même quelque chose
30:51qu'il doit nous interroger.
30:52Et la manière dont il traite
30:53ses alliés montre bien
30:55qu'il a un réflexe de puissance
30:56plutôt qu'un réflexe de coopération.
30:59La bonne nouvelle,
30:59c'est que les droits de douane
31:00supermentaires ne seront pas
31:01appliqués le 1er février.
31:02Ça veut dire aussi
31:02qu'on a eu raison de résister.
31:04Pas piller, pas se coucher.
31:05Merci Madame la ministre
31:06Amélie de Monchelle
31:07et Madame la ministre des Comptes Publics
31:07de passer par les GG.
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