- il y a 4 mois
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00:00Bonsoir à tous, ravi de vous retrouver. Bienvenue si vous nous rejoignez à l'instant dans cette édition spéciale.
00:00:09La reconnaissance de la Palestine, l'imbroglio, l'impasse politique même en France.
00:00:14Emmanuel Macron prend donc la parole. Ce soir, interview exclusive à BFM TV.
00:00:18Ce sera dans tout juste 10 minutes. A 19h précise, le chef de l'État répondra depuis New York aux questions de Patrick Sos.
00:00:25– Le temps est venu. La France reconnaît l'État de Palestine.
00:00:33– La France reconnaît l'État de Palestine.
00:00:36– Maintenant que la France a reconnu l'État de Palestine, que va-t-il se passer ?
00:00:50Eh bien aujourd'hui, rien.
00:00:51– Ça n'empêchera pas l'offensive israélienne.
00:00:55– Il était temps, mais en même temps, si aucune sanction n'est prise vis-à-vis d'Israël, j'ai peur qu'on reconnaisse un cimetière.
00:01:01– C'est une faute extrêmement grave, c'est le Hamas-tan en fait.
00:01:05– Le temps est venu de libérer les 48 otages détenus par le Hamas.
00:01:09– Le pays est divisé sous cette reconnaissance de l'État de Palestine, 53% favorable, à peine une moitié de Français.
00:01:16– Le temps est venu de chasser de ces terres le visage hideux du terrorisme et de bâtir la paix.
00:01:23– Voilà, au lendemain de sa décision de reconnaître un État palestinien, Emmanuel Macron répondra sans doute à Donald Trump,
00:01:30dont vous avez vu un extrait il y a quelques instants, qui dit cet après-midi que c'est une récompense donnée aux Hamas et aux terroristes.
00:01:38Il répondra également aux inquiétudes et aux critiques parfois suscitées par sa décision.
00:01:42La France doit-elle se préparer à des représailles d'Israël ?
00:01:45Et puis en France, comment sortir de l'impasse politique ?
00:01:49Compte-t-il s'impliquer ou laisser son Premier ministre en première ligne ?
00:01:52Et est-il prêt à faire un geste par exemple sur la question ô combien sensible de la taxation des plus riches ?
00:01:56Interview à suivre dans 8 minutes précisément, mais en attendant pour bien en fixer les enjeux.
00:02:02J'ai le plaisir d'accueillir Alain Douamel, éditorialiste politique à BFM TV.
00:02:05Bonsoir Alain et bienvenue. Marie Chantret est là aussi, chef du service politique de la rédaction de BFM.
00:02:11Bonsoir à vous. Et Ulysse Gauthier, éditorialiste politique internationale à la rédaction également.
00:02:16Alain Douamel, c'est bien sûr sur l'actualité internationale qu'Emmanuel Macron est sans doute le plus attendu ce soir,
00:02:22au lendemain de la décision de la France et d'une dizaine d'autres pays de reconnaître cet État palestinien.
00:02:27Quel point doit-il, peut-il éclaircir aujourd'hui ?
00:02:32Il va expliquer inévitablement à la fois pourquoi c'est une décision symbolique forte et puis pourquoi c'est peut-être
00:02:43l'amorce de l'amorce, pour reprendre une expression célèbre, l'amorce de l'amorce de reprises ultérieures de négociations.
00:02:52Disons, pour être tout à fait clair, je pense que sur un plan symbolique, ce qu'il va dire et ce qu'il va nous expliquer là en détail,
00:03:03sur un plan symbolique, c'est un geste fort, sur un plan politique, c'est un geste faible et sur un plan historique, c'est un investissement évident.
00:03:14– Benyamin Netanyahou et Donald Trump ces derniers jours ont utilisé la même expression pour qualifier la position de la France,
00:03:22c'est une récompense, c'est un cadeau fait au Hamas.
00:03:26Il va sans doute falloir s'expliquer aussi sur cet argument-là qui est brandi aujourd'hui par Israël et par son principal allié.
00:03:32– Je pense que c'est un cadeau fait d'abord aux habitants de Gaza qui prennent des bombes sur la figure tous les jours.
00:03:39C'est d'abord pour eux, c'est non pas une consolation, mais au moins un geste de respect.
00:03:46Pour le reste, évidemment, si on suit ce que dit Netanyahou et ce que dit Trump,
00:03:50de toute façon, dans ce domaine, sur ce sujet, l'un ne va pas sans l'autre.
00:03:54On a l'impression qu'il y a une chaîne qui les relie comme un condamné et un gendarme.
00:04:00Sur cette question, on sait d'avance ce qu'ils veulent dire.
00:04:06Netanyahou ne veut pas qu'il y ait d'État de la Palestine.
00:04:08Il se fiche complètement des résolutions des Nations Unies et de ce qui s'est passé depuis 1947, il ne veut pas.
00:04:16Bon, et son idée, on voit très bien, c'est à chaque fois d'essayer d'occuper un petit bout supplémentaire de Cisjordanie,
00:04:22de détruire un petit peu plus de Gaza.
00:04:24Et Donald Trump, qui a des projets qui relèvent quand même de la fantasmagorie.
00:04:33Vouloir organiser la rivière à Gaza, franchement, si ça n'était pas un chef d'État,
00:04:40je pense qu'on emploierait des mots assez désagréables pour parler de ça.
00:04:43Quand on interroge les Français, Alain Demel, sur la reconnaissance de la Palestine,
00:04:48ils sont assez partagés.
00:04:49Sondage Elab fait quelques jours avant la reconnaissance par Emmanuel Macron pour BFMTV,
00:04:5353% des Français très ou plutôt favorables et 47% qui disent l'inverse.
00:04:59Sont-ils pour vous, pour autant, ces Français fracturés sur cette question ?
00:05:03Y a-t-il un risque d'importation en France, au moins dans le débat du conflit israélo-palestinien ?
00:05:09Alors, il y a deux choses.
00:05:10Mon interprétation de ce sondage, c'est qu'en réalité, la majorité des Français est pour la reconnaissance d'Israël.
00:05:19Peut-être une petite majorité, mais peut-être une plus large que celle qui apparaît.
00:05:22Oui, non, mais peut-être plus large que ce qui apparaît,
00:05:25parce qu'il y a surtout une très grande majorité qui est contre Emmanuel Macron.
00:05:29Et je suis persuadé que parmi ceux qui sont contre la reconnaissance de Palestine,
00:05:33il y en a une bonne proportion qui répond ça parce que c'est Macron.
00:05:38Si ce n'était pas lui, peut-être qu'il dirait qu'ils sont à fond pour.
00:05:43Et la France fracturée sur cette question ?
00:05:45Vous pensez que c'est un sujet annexe aujourd'hui, vu l'état du pays, le débat autour de l'économie ?
00:05:50Dans un cas comme ça, il y a évidemment toujours un risque de susciter des réactions de type communautariste d'un côté comme de l'autre.
00:05:58Et évidemment, disons qu'hier, malgré les circonstances, c'est-à-dire à la fois l'annonce de la reconnaissance et le premier rang juif,
00:06:07ça s'est plutôt bien passé.
00:06:09Il n'y a pas eu d'esclande, il n'y a pas eu de bataille.
00:06:11On aurait pu imaginer de craindre qu'il se passe quelque chose.
00:06:15Et heureusement, ça n'est pas passé.
00:06:16Heureusement non. Donc, disons que le pire n'est pas sûr, là.
00:06:23Bon, même si l'idée de mettre les drapeaux palestiniens n'était pas forcément ce qui était le plus détendant dans ce climat.
00:06:31Ulysse Gosset, c'est le service après-vente de la reconnaissance de la Palestine que fait ce soir Emmanuel Macron depuis New York aux Français ?
00:06:37C'est surtout la volonté de BFM de pouvoir permettre au président de rassurer ceux qui sont inquiets de comment maintenir la cohésion nationale
00:06:47après une telle reconnaissance qui inquiète évidemment beaucoup la communauté juive,
00:06:51mais s'assurer que le calme persiste.
00:06:53On voit la polémique autour des drapeaux.
00:06:55Mais c'est aussi une façon de lui permettre de répondre au premier ministre Netanyahou
00:07:00qui lui dit ce n'est pas acceptable, ce n'est pas possible, vous récompensez le Hamas.
00:07:05Et à Donald Trump, avec lequel il parle souvent et qu'il va d'ailleurs rencontrer à nouveau ce soir à New York,
00:07:10qu'est-ce qu'il lui dit lorsque Trump parle de récompense au Hamas, aux atrocités du Hamas ?
00:07:15Et lorsque Trump dit ce qu'il faut aujourd'hui, c'est un message unique,
00:07:20libérer tous les otages et notamment les vins qui sont encore vivants, dit Donald Trump.
00:07:24Donc on attend de voir qu'effectivement comment le président va pouvoir rassurer les Français qui sont inquiets,
00:07:29répondre aux attaques qui sont faites par les États-Unis et par Israël.
00:07:33Est-ce qu'on est dans la rupture déjà avec Israël ou pas ?
00:07:37Et qu'est-ce qui se passe le jour d'après ?
00:07:39Qu'est-ce qui se passe le jour d'après ?
00:07:40C'est-à-dire qu'on a reconnu, bon, maintenant, est-ce qu'il y a une ambassade ?
00:07:43Est-ce qu'il y a un ambassadeur ou une ambassadrice ?
00:07:45Quelles sont les frontières de l'État palestinien ?
00:07:48Est-ce que c'est réaliste ou est-ce que c'est un État virtuel ?
00:07:51Marie-Chanteret, je parle sous le contrôle d'Alain Duamel, mais il est de tradition qu'un chef de l'État
00:07:55ne parle pas trop de politique intérieure lorsqu'il est à l'étranger.
00:07:59Il n'échappera pas évidemment aux questions de Patrick Sos sur la situation politique actuelle.
00:08:05Pas de gouvernement, un budget vaporeux pour l'instant, des consultations qui semblent s'éterniser à Matignon.
00:08:11Est-ce qu'il va rentrer dans la mêlée ou est-ce qu'il est plutôt dans une stature d'homme
00:08:15qui a déjà la Palestine à gérer et qui va s'en satisfaire pour ce soir ?
00:08:19C'est vrai qu'il est de coutume à l'étranger que le président réponde régulièrement sur
00:08:23« hors de France, je ne parle pas de politique intérieure ».
00:08:26Il n'échappera pas ce soir à ces questions-là de son Premier ministre, très proche, qui prône la rupture.
00:08:31Comment croire à Sébastien Lecornu, prétendant aujourd'hui qu'il peut faire peut-être autrement
00:08:36alors qu'il a été huit ans ministre du Président de la République ?
00:08:40Mais effectivement, il se s'est aussi attendu sur ces sujets-là, ne serait-ce que parlant du conflit en Ukraine,
00:08:47dont il sera aussi ce soir question, vous en parliez Ulysse, avec le président américain.
00:08:52Ce budget 2026 a été adossé à 5 milliards d'euros supplémentaires pour le budget de la défense.
00:08:58Comment faire voter ce budget dans la situation politique que nous traversons ?
00:09:03Et dans ce débat sur le budget, il y a une idée aujourd'hui, que ce soit d'ailleurs la taxe Zuckman
00:09:08ou une autre forme de taxation des Français les plus aisés.
00:09:11On voit bien le débat qui traverse aujourd'hui l'ensemble de la classe politique.
00:09:15Et on voit les bouger aussi.
00:09:16Emmanuel Macron est-il prêt ? Va-t-il lâcher ?
00:09:19Je rappelle qu'on sera avec lui dans 45 secondes maintenant à New York.
00:09:23Va-t-il lâcher sur ce point ?
00:09:25Est-il capable d'abandonner, par exemple, ou de lâcher le retour de l'ISF aujourd'hui pour sauver le soldat Lecornu ?
00:09:31Je ne veux pas trop tiser ce que pourra dire le chef de l'État.
00:09:35Il laisse la marge de manœuvre nécessaire à son nouveau Premier ministre.
00:09:38Mais ce qui est entendu dans l'entourage d'aujourd'hui de Sébastien Lecornu,
00:09:42c'est qu'il y a un bouger sur la question sur la taxation des plus hauts revenus, des plus hauts patrimoines,
00:09:48parce que c'est une demande de l'opinion, parce que c'est un symbole auquel aujourd'hui, sans doute,
00:09:54ce Premier Bédéris ne devra pas couper.
00:09:57Voilà, je vous interromps.
00:09:57On va vous retrouver pour débriefer cette intervention après les 19h, dans 5 secondes, comme promis.
00:10:02Voici donc l'entretien qu'Emmanuel Macron vient d'accorder depuis New York à BFMTV.
00:10:07Au micro de Patrick Sos.
00:10:10Bonjour, Monsieur le Président.
00:10:11Bonjour.
00:10:11Merci d'avoir choisi BFMTV au lendemain d'une décision historique, la reconnaissance par la France de l'État de Palestine.
00:10:19C'est une question, un sujet qui a traversé l'esprit de tous vos prédécesseurs, au moins depuis 1967.
00:10:24Et c'est vous qui franchissez le pas quand je vous cite la paix, et nous sommes à quelques instants, pardon, de ne plus pouvoir saisir la paix.
00:10:33Alors pourquoi maintenant ? J'oserais presque dire pourquoi seulement maintenant, à quelques instants.
00:10:38– Écoutez, je pense que, d'abord merci d'être là, aujourd'hui à New York, à nos côtés.
00:10:44Je pense en effet que c'est un mouvement d'abord collectif que nous avons fait.
00:10:48Ce qu'il faut comprendre, c'est que nous avons, avec l'Arabie Saoudite, eu cette responsabilité que nous a donnée les Nations Unies
00:10:54de travailler à la solution des deux États.
00:10:57Il y a eu beaucoup de groupes de travail qui ont associé de nombreuses nations pendant des mois.
00:11:01Et nous avons obtenu une déclaration de New York qui est signée par 142 États.
00:11:06– 142 – et qui soutiennent ce qui n'est pas simplement la reconnaissance de la Palestine,
00:11:12mais un plan complet, on va sans doute y revenir, qui va du cessez-le-feu de la libération des otages
00:11:16jusqu'aux deux États et une nouvelle architecture régionale avec des reconnaissances réciproques.
00:11:22Ensuite, il y a 11 États qui ont reconnu la Palestine hier.
00:11:26C'est-à-dire qu'aux côtés de la France, vous avez eu le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, la Belgique, le Luxembourg, etc.
00:11:32Le Portugal, donc on n'a pas été seul. Pourquoi il y a eu ce mouvement qu'on a déclenché par notre initiative franco-saoudienne ?
00:11:40Parce que nous sommes convaincus que seule cette reconnaissance peut permettre la paix.
00:11:47C'est-à-dire que ce qui stoppera le terrorisme, le terrorisme du Hamas qui a déferlé le 7 octobre 2023,
00:11:54c'est qu'il y ait un projet politique avec la libération des otages, la démilitarisation et le démantèlement du Hamas,
00:12:00une nouvelle gouvernance qui permette justement de proposer la paix.
00:12:04Et les choses se sont accélérées en juillet dernier.
00:12:07Parce qu'en juillet, vous avez eu un vote de la Knesset qui a décidé de reprendre la colonisation en Cisjordanie.
00:12:13C'est-à-dire sur un territoire occupé qui n'a rien à voir avec le Hamas.
00:12:18Le Hamas n'y a jamais été.
00:12:19Ce n'est pas de là qu'ils sont partis les attentats terroristes du 7 octobre 2023.
00:12:23Et donc on a vu que certains avaient pour simple objectif de saper la possibilité des deux États.
00:12:29S'il n'y a plus deux États, le seul projet politique, c'est la guerre totale,
00:12:33où c'est de pousser la population palestinienne en dehors de ces territoires,
00:12:38c'est-à-dire de créer un vrai drame humanitaire.
00:12:40Et ce drame se joue maintenant.
00:12:42Donc voilà, l'urgence c'était ce mouvement collectif.
00:12:45Et puis je crois que tout le monde a en tête ce qui se passe aujourd'hui à Gaza City.
00:12:48C'est-à-dire depuis le mois d'août, le Premier ministre Netanyahou a décidé de relancer des opérations massives,
00:12:54qui sont je pense une erreur profonde, et qui aujourd'hui font beaucoup de victimes civiles,
00:12:59plongent dans la peur, le dénuement, parfois la mort, beaucoup de civils,
00:13:06pour essayer de reconquérir ce territoire, de pousser en dehors de Gaza des centaines de milliers de personnes,
00:13:12simplement pour un projet de colonisation, et avec là aussi des conséquences humanitaires terribles.
00:13:18On va y revenir.
00:13:19Solution à deux États, c'est une solution à deux bonnes volontés.
00:13:22Mais on va être très concret, M. le Président.
00:13:24Je me mets à la place des téléspectateurs français.
00:13:25S'ils déplient une carte de la Palestine ce matin, qu'est-ce qu'ils voient ?
00:13:28En bas à gauche, un tas de ruines, vous venez de le décrire, c'est la bande de Gaza.
00:13:31Et puis, en haut à droite, vous avez des confettis au-dessus de Jérusalem.
00:13:36Je n'ose même pas parler du statut de Jérusalem.
00:13:40Concrètement, qu'est-ce que ça change aujourd'hui, la reconnaissance française et d'autres, de l'État de Palestine ?
00:13:46C'est d'abord sortir de ce registre par lequel on dit Israël est tout seul.
00:13:52Israël n'est pas isolé.
00:13:53Il y a 142 États qui disent « on est à vos côtés, il y a un plan de paix ».
00:13:57C'est ensuite de dire qu'il y a des frontières internationalement reconnues, celles de 1967.
00:14:02Il y a aujourd'hui, dans ces frontières, colonisations qui se sont établies et une situation de guerre à Gaza.
00:14:09Et donc, ce qu'on propose étape par étape, c'est un premier temps, cesser le feu.
00:14:15Libération des otages, 20 otages vivants, 28 otages malheureux.
00:14:20Concomitamment.
00:14:21Concomitamment.
00:14:22Et la reprise des opérations humanitaires à Gaza pour sauver les civils.
00:14:26Et la stabilisation.
00:14:27La deuxième étape, c'est ce qu'on appelle le jour d'après.
00:14:30C'est de dire à Gaza, on met en place une autorité de transition dans laquelle, d'ailleurs Israël sera consulté et pourra, enfin pas pourra, aura à dire oui ou non sur chaque membre.
00:14:43Mais l'autorité palestinienne sera inclue, dans laquelle on aura des représentants de cette jeunesse palestinienne, dans laquelle le Hamas sera explicitement exclu et qui aura à administrer le territoire de Gaza.
00:14:57Ensuite, il y a la sécurisation de Gaza, le jour d'après.
00:15:01Et là, ce qu'on propose, c'est une mission de stabilisation avec des forces régionales, un mandat des Nations Unies.
00:15:07Et cette mission de stabilisation, c'est celle qui vient soutenir les forces de sécurité qui existent déjà.
00:15:12Et les policiers, aujourd'hui, qui travaillent pour l'autorité palestinienne, qui sont formés par la communauté internationale et dont comptons accroître la formation.
00:15:21C'est dans ce cadre-là qu'on organisera la démilitarisation et le démantèlement du Hamas.
00:15:26Le Hamas, c'est des dizaines de milliers de combattants.
00:15:29Ils doivent rendre les armes et il faut progressivement les déradicaliser, réintégrer.
00:15:33Ça prendra du temps, mais c'est un processus qui ne peut exister que si vous avez une autorité politique qui est là, qu'une mission de stabilisation et qu'un monopole de la force, qui sont ces forces de sécurité auprès de Gaza.
00:15:45Et puis donc, la mission de stabilisation, c'est ce qui vient la soutenir.
00:15:48Ça, c'est le deuxième temps, le jour d'après, avec la reconstruction de Gaza.
00:15:52Et puis, le troisième temps, et ce sera l'objet de discussions, de négociations sur la base des accords de 1967, de la réalité aussi que vous décrivez,
00:16:01c'est d'avoir un État palestinien et donc un territoire viable où cette population pourra vivre en paix aux côtés d'un État d'Israël.
00:16:12Mais un État palestinien dont il faut définir en effet les territoires par cette négociation.
00:16:16Deuxièmement, qui sera démilitarisé.
00:16:19Et troisièmement, qui reconnaîtra Israël et son droit à être protégé.
00:16:25Et le jour où l'État de Palestine est créé, c'est le jour où l'État d'Israël le reconnaît.
00:16:29Et à ce moment-là, ce que nous avons aussi obtenu de tous les leaders de la région, c'est leur reconnaissance à l'égard de l'État d'Israël.
00:16:35Plusieurs l'ont dit hier à la tribune, y compris l'Indonésie qui ne reconnaît pas aujourd'hui Israël.
00:16:39Et donc vous voyez, ça ne se fera pas du jour au lendemain, vous avez parfaitement raison.
00:16:43Mais c'est étape par étape, en partant de l'urgence humanitaire, en allant par la stabilisation de Gaza et en allant jusqu'à cette solution à deux États.
00:16:50Alors monsieur le Président, vous me parlez d'un grand travail collectif.
00:16:53On est justement à l'ONU, d'une architecture internationale.
00:16:56Moi, je vous oppose le fait accompli.
00:16:58On ne va pas se raconter d'histoire.
00:17:00Les opérations militaires à Gaza, elles vont se poursuivre.
00:17:02La colonisation à grande échelle, elle va se faire.
00:17:06Et Israël, le gouvernement actuel, ne réagira à aucune injonction internationale, sauf peut-être celle de la Maison-Blanche.
00:17:12Il y a quelques minutes, ce matin, heure américaine, Donald Trump a répété à la tribune de l'ONU
00:17:18que la reconnaissance de l'État de Palestine, c'est une récompense du Hamas.
00:17:23Qu'est-ce que vous dites à Donald Trump là-dessus ?
00:17:26Sur le fait accompli ?
00:17:27Je vais d'abord répondre sur le Hamas et après je vais venir sur le fait accompli.
00:17:31Le Hamas, c'est un groupe terroriste islamiste.
00:17:35Le Hamas ne veut pas les deux États.
00:17:38C'est totalement faux quand on dit ça.
00:17:40Le Hamas veut la destruction de l'État d'Israël.
00:17:43Et donc, quand on dit qu'on défend les deux États avec un État de Palestine
00:17:46qui reconnaît l'existence d'Israël, qui est démilitarisé,
00:17:49avec une autorité palestinienne qui est réformée,
00:17:52elle a commencé d'ailleurs à le faire.
00:17:54C'est des engagements qu'elle a pris avec nous,
00:17:55c'est-à-dire des programmes scolaires qui sont réformés,
00:17:57qui enseignent le respect d'Israël,
00:17:59qui intègrent justement le respect de l'autre,
00:18:04avec aussi toutes les réformes en matière d'éducation,
00:18:06d'organisation de la société qui ont été demandées,
00:18:08sur lesquelles s'est engagé le président Mahmoud Abbas hier,
00:18:12et une lutte contre l'antisémitisme à laquelle il s'est engagé aussi.
00:18:16C'est l'inverse de ce que veut le Hamas.
00:18:18Donc c'est totalement faux de dire que c'est une récompense au Hamas.
00:18:20C'est la seule manière d'isoler le Hamas.
00:18:23Et je vais même plus loin.
00:18:24Le Hamas a pris cette place à Gaza,
00:18:27poussé aussi par certains,
00:18:28pour réduire l'influence de l'autorité palestinienne,
00:18:31et rendre impossibles les deux États pour éviter
00:18:33que ce soit la même autorité palestinienne en Cisjordanie.
00:18:36– Par un gouvernement israélien précédent,
00:18:38vous ne le dites pas, je vous le dis pour vous.
00:18:39– Et à Gaza.
00:18:40Donc c'est l'inverse ce qu'on fait.
00:18:42J'ajoute à ça que par ce mouvement qu'on a déclenché,
00:18:46par notre travail de ces derniers mois,
00:18:48parce que comme vous l'avez compris,
00:18:49c'est un processus qui a commencé il y a plusieurs mois
00:18:51et qui va durer,
00:18:53on est en train d'isoler le Hamas.
00:18:54C'est le seul moyen d'isoler le Hamas.
00:18:56Et ce que je veux vous faire toucher du doigt,
00:18:58ce qui est important pour nos téléspectateurs,
00:18:59pour nos compatriotes,
00:19:02le Hamas, Israël a réussi,
00:19:03le gouvernement israélien, son armée a réussi
00:19:05quelque chose de remarquable.
00:19:07Ils ont vraiment neutralisé tous les décideurs du Hamas.
00:19:11Militaires.
00:19:12Ça c'est un vrai succès militaire
00:19:13et ils ont tué ces terroristes.
00:19:16Les combattants du Hamas
00:19:18sont aujourd'hui à peu près autant
00:19:21qu'ils étaient au début de la guerre.
00:19:22– Par recrutement.
00:19:23– Pourquoi ?
00:19:24Parce qu'ils en ont tué des dizaines de milliers,
00:19:26mais le Hamas en a recruté autant.
00:19:27Ce qui montre que la guerre,
00:19:29y compris la guerre totale,
00:19:30y compris les bombardements,
00:19:31y compris tuer des civils pour aller tuer le Hamas,
00:19:35ce qui est inacceptable,
00:19:38ça ne marche pas.
00:19:40Le seul moyen d'éradiquer le Hamas,
00:19:43c'est de restaurer une autorité civile légitime,
00:19:46des forces de sécurité aux côtés de cette autorité civile
00:19:49qui sont légitimes,
00:19:50et de démobiliser, démilitariser
00:19:52avec l'aide de la communauté internationale.
00:19:54Et c'est exactement ce que nous faisons.
00:19:56Avec la déclaration de New York,
00:19:57les 142 États, parmi lesquels
00:20:00les États de la Ligue arabe,
00:20:03de l'organisation de la conférence islamique,
00:20:07ont tous condamné le Hamas,
00:20:11reconnu l'attentat du 7 octobre
00:20:13comme un attentat terroriste,
00:20:15et ont adhéré à un plan
00:20:17qui prévoit la démilitarisation
00:20:20et la démobilisation du Hamas.
00:20:22Il n'y a aucune autre initiative
00:20:24qui isole autant le Hamas
00:20:25que le plan que nous avons proposé
00:20:27avec l'Arabie Saoudite
00:20:28et que j'ai présenté hier.
00:20:30Donc ça, c'est pour le Hamas.
00:20:31C'est donc un contresens de dire ça.
00:20:33C'est le seul plan qui permet d'isoler le Hamas,
00:20:37qui enfin remobilise la région contre le Hamas
00:20:39et permet de le démilitariser.
00:20:43La deuxième chose sur l'état de fait,
00:20:44vous avez raison,
00:20:45et ça fait des années d'ailleurs,
00:20:47que tout le monde s'était un peu habitué.
00:20:49Et c'est le grand risque, d'ailleurs,
00:20:51de notre droit international.
00:20:52C'est, en quelque sorte,
00:20:54s'habituer à l'état de fait,
00:20:57à la loi du plus fort.
00:20:58C'est la lâcheté de certains
00:20:59quand on parle de l'Ukraine.
00:21:00Ce serait la fatigue de tous
00:21:01quand on regarde les territoires occupés
00:21:04et la colonisation.
00:21:06Ça n'est pas une fatalité.
00:21:08Et en particulier,
00:21:09je pense que la mobilisation
00:21:10que nous avons lancée
00:21:11permet d'accroître la pression sur Israël
00:21:14et permet aussi,
00:21:16enfin, sur le gouvernement de M. Netanyahou,
00:21:18mais elle permet aussi de montrer
00:21:19à tous les Israéliens
00:21:21que c'est un projet de paix
00:21:22et qu'on veut le faire avec eux.
00:21:23C'est une main tendue.
00:21:24La France est l'ami d'Israël.
00:21:25Mais vous avez déjà répondu,
00:21:27Benjamin Netanyahou.
00:21:28Il vous a dit,
00:21:28il n'y aura pas d'État palestinien.
00:21:30En fait, il n'a pas de projet.
00:21:31Il n'a plus de projet.
00:21:32Il n'a plus de projet.
00:21:34Si votre projet,
00:21:35c'est de détruire votre voisin,
00:21:37vous condamnez votre peuple
00:21:38à vivre dans la guerre perpétuelle.
00:21:41Et donc, aujourd'hui,
00:21:42face à l'État de fête,
00:21:44il y en a un qui peut faire quelque chose,
00:21:45c'est le président américain.
00:21:47Et pourquoi il peut le faire davantage que nous ?
00:21:49Parce que nous,
00:21:49nous ne livrons pas d'armes
00:21:51qui permettent de mener la guerre à Gaza.
00:21:53Nous ne livrons pas d'équipements
00:21:54qui permettent de faire la guerre à Gaza.
00:21:56Les États-Unis d'Amérique, oui.
00:21:58Et moi, je vois un président américain
00:21:59qui est mobilisé,
00:22:00qui leur dit ce matin à la tribune,
00:22:01je veux la paix.
00:22:02Mais j'ai réglé sept conflits
00:22:04qui veulent le prix Nobel de la paix.
00:22:06Le prix Nobel de la paix n'est possible
00:22:07que si vous arrêtez ce conflit.
00:22:09Et donc, il faut faire pression
00:22:10sur le gouvernement d'Israël
00:22:11pour qu'il arrête,
00:22:13qu'il cesse le conflit à Gaza,
00:22:14qu'on puisse enfin libérer
00:22:16les 48 otages,
00:22:17qu'on puisse enfin réouvrir
00:22:19les routes de l'aide humanitaire,
00:22:21sauver des vies d'enfants,
00:22:22de femmes, d'hommes
00:22:23et de personnes âgées.
00:22:25C'est possible.
00:22:26Il n'y a pas de fatalité,
00:22:26il faut juste de la volonté.
00:22:28Et derrière ça, il y a un plan.
00:22:29Et d'ailleurs, ce plan,
00:22:30nous l'avons beaucoup échangé aussi
00:22:32avec les Américains.
00:22:33Moi, je l'ai exposé
00:22:34aux autorités israéliennes
00:22:36et je l'ai exposé
00:22:37aux autorités américaines.
00:22:38Et j'espère que dans les prochaines heures,
00:22:39par les échanges qu'il aura
00:22:40avec les États de la région,
00:22:42les échanges que nous aurons,
00:22:43eh bien les États-Unis porteront aussi
00:22:45un plan de paix crédible
00:22:46qui va dans ce sens.
00:22:47Il ressemble au vôtre ou pas ?
00:22:50Ce n'est pas tout à fait ce qu'on a vu.
00:22:51Évidemment, il y a le grand cliché
00:22:52de la rivière de Gaza.
00:22:54Mais est-ce que vous sentez
00:22:55qu'il peut y avoir au moins
00:22:55une convergence ?
00:22:57Moi, j'ai compris dans vos mots
00:22:58que Netanyahou était presque hors jeu.
00:23:01Je dis presque, parlant peut-être
00:23:02d'élections législatives.
00:23:04Non, je ne fais pas.
00:23:04D'abord, il est Premier ministre légitime.
00:23:07Il a un gouvernement.
00:23:08J'exprime mes désaccords,
00:23:09mais je suis respectueux
00:23:10du gouvernement israélien
00:23:13et du peuple israélien de ce pays,
00:23:16qui, comme une fois,
00:23:17est un pays ami de la France.
00:23:18Je suis très triste de ce qu'on vit là.
00:23:20Mais on ne peut pas rester impuissant.
00:23:22Et donc, ce que je dis juste,
00:23:23c'est qu'aujourd'hui,
00:23:24le projet qui est le sien
00:23:25est un projet qui, de fait,
00:23:27sacrifie les otages.
00:23:29Personne ne sait dire
00:23:29si à Gaza City,
00:23:30dans les endroits
00:23:31où l'armée est en train
00:23:32de bombarder,
00:23:32il n'y a pas des otages détenus.
00:23:33Donc, on ne peut pas dire
00:23:34que la priorité,
00:23:35c'est la libération des otages
00:23:36quand on fait ça.
00:23:37Donc, la priorité,
00:23:38c'est d'arrêter le bombardement,
00:23:40d'arrêter,
00:23:41parce qu'il n'y a pas d'issue.
00:23:42Quel est l'objectif ?
00:23:44L'objectif,
00:23:45si c'est de dire
00:23:45« je veux totalement détruire le Hamas »,
00:23:47ça ne marche pas.
00:23:48Ça fait deux ans.
00:23:49Oui, mais ça fait deux ans
00:23:50qu'il fait ça.
00:23:50Ça ne marche pas.
00:23:51Donc, si l'objectif,
00:23:52c'est ensuite
00:23:53de pousser la population,
00:23:54ça, c'est inacceptable
00:23:55pour la communauté internationale.
00:23:57C'est inacceptable
00:23:57pour l'Égypte voisine,
00:24:00parce que ce serait pousser
00:24:01au-delà du Sinaï,
00:24:02la population.
00:24:03C'est d'abord
00:24:03un terrible drame humanitaire,
00:24:04c'est inacceptable
00:24:05et c'est une contravention
00:24:06de tous les principes
00:24:08et du droit international,
00:24:09mais c'est aussi inacceptable
00:24:11pour le voisin
00:24:12qu'est l'Égypte.
00:24:13Et non seulement,
00:24:13ce qui est en train d'être fait,
00:24:15fragilise les accords d'Abraham,
00:24:17ce qui est un acquis
00:24:17de la première administration Trump,
00:24:19ce qu'a dit le président
00:24:21des Émirats arabes unis
00:24:22lorsqu'il a dit
00:24:22« Si vous relancez
00:24:24la colonisation en Cisjordanie,
00:24:25je sortirai des accords d'Abraham. »
00:24:27Tout de suite,
00:24:27ça s'est arrêté.
00:24:28Mais c'est même une trahison
00:24:29des accords de Camp David.
00:24:31Et donc, c'est une menace
00:24:32pour toute la sécurité régionale.
00:24:34Donc, notre devoir,
00:24:35c'est de tout faire
00:24:36pour que s'arrête
00:24:36la guerre à Gaza.
00:24:38Et il n'y aura pas
00:24:38de jour d'après
00:24:39si on ne règle pas
00:24:40le jour d'avant
00:24:41comme il faut.
00:24:42On a déjà...
00:24:43Regardez déjà
00:24:44le nombre de victimes.
00:24:46la situation humanitaire
00:24:48qui est inacceptable
00:24:49pour nous tous.
00:24:50Donc, aujourd'hui,
00:24:51j'engage vraiment
00:24:52l'administration américaine
00:24:53à faire pression
00:24:54sur le gouvernement
00:24:54de M. Netanyahou
00:24:56pour qu'il stoppe,
00:24:57pour qu'on puisse
00:24:58renégocier la libération
00:24:59de tous les otages,
00:25:00pour qu'on puisse reprendre
00:25:01le travail humanitaire
00:25:01et qu'on règle
00:25:02par la négociation.
00:25:04Et donc, ensuite,
00:25:04il y a beaucoup de convergences.
00:25:05Le jour d'après,
00:25:06à Gaza,
00:25:07je pense que
00:25:08beaucoup de choses
00:25:08que j'ai dit
00:25:09sur la gouvernance,
00:25:10la sécurité,
00:25:11la reconstruction,
00:25:12il y a une convergence
00:25:13de ce plan euro-arabe
00:25:15avec les Américains.
00:25:17Et puis,
00:25:18il y a ensuite
00:25:18les deux États
00:25:19qui est l'axe ultime.
00:25:22Et je ne vois pas
00:25:22comment il peut y avoir
00:25:24Israël en paix
00:25:25dans la durée
00:25:26s'il n'y a pas
00:25:28une pacification
00:25:28avec tous les voisins.
00:25:29Et la force du plan
00:25:30que nous proposons,
00:25:32c'est que tous les voisins
00:25:33et tous les gens
00:25:33qui, aujourd'hui,
00:25:34ne reconnaissent pas
00:25:35l'État d'Israël
00:25:35s'engagent à le reconnaître.
00:25:37C'est-à-dire que
00:25:38vous avez un président
00:25:38d'Indonésie
00:25:39qui, à la tribune,
00:25:40a été dire
00:25:41« Si Israël reconnaît
00:25:42l'État de Palestine,
00:25:43je reconnais
00:25:43l'État d'Israël ».
00:25:44Vous avez, aujourd'hui,
00:25:46un prince héritier,
00:25:46premier ministre
00:25:47d'Arabie Saoudite
00:25:47qui dit
00:25:48« Le jour où Israël
00:25:49reconnaît l'État de Palestine,
00:25:50je reconnais Israël ».
00:25:52C'est un cadre de sécurité
00:25:53qui seul permet à Israël
00:25:54de vivre en paix
00:25:55dans la durée.
00:25:56Donc, c'est ça, ce chemin.
00:25:57– Mais la seule réponse
00:25:58pour l'instant
00:25:59de Benémi Netanyahouz,
00:26:00un, et je le répète,
00:26:01il n'y aura pas
00:26:01d'État palestinien,
00:26:02deux, toute sa diplomatie
00:26:04vous explique
00:26:05et vous le savez
00:26:05mieux que moi,
00:26:11on en a parlé
00:26:12sur l'annexion
00:26:13à grande échelle
00:26:14de la Cisjordanie
00:26:14et la sanction
00:26:16de la France.
00:26:17Les Français ne savent pas
00:26:18forcément,
00:26:18mais le consulat général
00:26:19de France à Jérusalem
00:26:21fait office,
00:26:22pardon pour la caricature,
00:26:23mais d'ambassade officieuse
00:26:25pour la Palestine,
00:26:27cette fermeture
00:26:28de consulats,
00:26:29les sanctions à venir,
00:26:30mais aussi,
00:26:30j'ai entendu quelque part
00:26:31votre réponse
00:26:32dans votre discours
00:26:33disant hier
00:26:34que la France,
00:26:35les pays européens aussi,
00:26:36indexeraient
00:26:37leur coopération,
00:26:38leur niveau de coopération
00:26:39avec Israël
00:26:40selon les choix
00:26:40de Netanyahou.
00:26:41Est-ce qu'on est dans
00:26:42une situation
00:26:42de rupture
00:26:43franco-israélienne ?
00:26:45Je ne le souhaite pas,
00:26:45d'abord je pense
00:26:46que ce serait
00:26:46complètement contre-productif
00:26:50pour rester pudique
00:26:51s'il y avait
00:26:52une telle réaction.
00:26:54On propose
00:26:54un chemin de paix.
00:26:58Ça ne suppose pas
00:26:58des réponses agressives.
00:27:00Donc j'espère
00:27:00que ces réponses
00:27:01n'arriveront pas.
00:27:04Ensuite,
00:27:05aujourd'hui,
00:27:05nous,
00:27:06s'il y a
00:27:07de telles réponses
00:27:07qui sont faites
00:27:08et de telles sanctions
00:27:08qui sont prises
00:27:09avec l'ensemble
00:27:10de nos partenaires,
00:27:11évidemment,
00:27:12nous y répondrons.
00:27:13Mais si aussi
00:27:14la guerre continue
00:27:15à Gaza City,
00:27:16si les armées
00:27:17continuent
00:27:18aujourd'hui
00:27:19de pousser,
00:27:21de tuer
00:27:22les civils,
00:27:23on ne pourra pas
00:27:23rester passifs.
00:27:24Et donc oui,
00:27:25les Européens
00:27:25ont commencé
00:27:26à le faire
00:27:26en haussant le ton.
00:27:28La Commission européenne,
00:27:29la présidente de la Commission
00:27:30dans son discours
00:27:31l'a aussi dit
00:27:32et donc nous avancerons
00:27:33en responsabilité.
00:27:35Mais je pense
00:27:35que nous avons
00:27:36les moyens aujourd'hui
00:27:37de faire différemment.
00:27:39Et je pense
00:27:39que c'est l'intérêt
00:27:40aussi d'Israël
00:27:41de faire différemment.
00:27:43Et c'est pour ça
00:27:43que je le dis
00:27:44avec autant de force
00:27:44et de passion,
00:27:45ce n'est pas de la naïveté,
00:27:46c'est qu'il y a
00:27:47une autre voie possible.
00:27:48Et je pense
00:27:49qu'il y a une autre voie possible
00:27:50parce qu'il y a
00:27:50un chemin de paix possible
00:27:51qui est plus efficace
00:27:52que le chemin de guerre,
00:27:54y compris pour Israël.
00:27:56Et donc,
00:27:56je pense que
00:27:57dans les prochains jours,
00:27:58le rôle que les États-Unis
00:27:59d'Amérique
00:27:59peuvent jouer
00:28:00en mettant cette pression
00:28:01est clé.
00:28:02Nous,
00:28:02on a fait ce travail
00:28:03de conception d'un plan
00:28:05qui est un travail
00:28:06entre Européens,
00:28:09pays arabes
00:28:10et puis partenaires
00:28:11parce que ça a été
00:28:12fait avec les Britanniques
00:28:13mais aussi les Canadiens,
00:28:14les Australiens
00:28:15et puis tous les partenaires
00:28:16de la région,
00:28:17la Ligue arabe
00:28:17et de l'OCI.
00:28:18C'est un plan
00:28:19qui est sérieux,
00:28:20qui est robuste
00:28:21et qui, je pense,
00:28:21a beaucoup de convergence
00:28:22avec ce que veut faire
00:28:23l'administration américaine.
00:28:25Et donc,
00:28:25je pense qu'il faut
00:28:26qu'on mette toutes nos forces
00:28:27pour engager Israël
00:28:28sur ce chemin.
00:28:30Et moi,
00:28:30je ne veux pas me mettre
00:28:30dans un scénario,
00:28:31si je puis dire,
00:28:32du pire ou de l'escalade.
00:28:34Évidemment,
00:28:34s'il devait advenir,
00:28:36on y répondra,
00:28:37on sera prêt,
00:28:37on est prêt à tout.
00:28:39Mais je pense qu'il faut
00:28:40dans ce moment
00:28:41choisir un chemin de paix
00:28:42et un chemin d'amitié.
00:28:44Il est possible.
00:28:44Prêt à tout,
00:28:45ça veut dire quoi,
00:28:45M. le Président ?
00:28:46Ça veut dire qu'on est prêt,
00:28:47on a planifié
00:28:47toutes les options possibles.
00:28:49C'est-à-dire qu'on ne restera
00:28:49jamais inerte.
00:28:51C'est juste qu'on planifie
00:28:53les choses
00:28:53et qu'on défendra toujours
00:28:55les intérêts de la France
00:28:56partout où elle est représentée.
00:28:58Mais donc,
00:28:58les choses sont planifiées
00:28:59mais je ne les souhaite pas.
00:29:01Je voudrais revenir
00:29:02à ma toute première question,
00:29:04le pourquoi maintenant
00:29:05ou plutôt,
00:29:06pourquoi hier soir
00:29:07lorsque vous avez prononcé
00:29:08votre discours
00:29:09reconnaissant l'État
00:29:10de Palestine,
00:29:11le soleil venait
00:29:12de se coucher en France
00:29:13et en France,
00:29:14la communauté juive
00:29:15qui est la seconde
00:29:16plus grande communauté juive
00:29:17du monde
00:29:18après ici les États-Unis
00:29:19a se préparé
00:29:21à fêter la nouvelle année.
00:29:22Vous avez donc reconnu
00:29:23l'État de Palestine
00:29:24le soir de Rosh Hashanah.
00:29:26Est-ce que c'est un nouveau
00:29:26malentendu
00:29:27avec les Juifs de France ?
00:29:28Non, d'abord,
00:29:28on n'a pas choisi
00:29:29cette date
00:29:29puisqu'initialement
00:29:30la conférence
00:29:31devait se tenir
00:29:32le 18 juin,
00:29:33autre date symbolique
00:29:34dans notre histoire.
00:29:36Elle n'est pas
00:29:36dans le calendrier
00:29:38hébraïque
00:29:39mais elle était forte
00:29:40pour notre histoire.
00:29:41Mais les bombardements
00:29:43alors décidés
00:29:44sur l'Iran
00:29:45en ont décidé autrement
00:29:47et nous avons dû repousser
00:29:48cette conférence.
00:29:49Et ce sont les Nations Unies
00:29:50qui l'ont mise le 22
00:29:50qui est en effet
00:29:51le premier jour
00:29:53de Rosh Hashanah
00:29:54et donc
00:29:54du nouvel an.
00:29:57Et donc
00:29:57ce qui est en effet
00:29:59une date
00:30:00mais j'ai levé
00:30:00ce malentendu.
00:30:01J'ai vu
00:30:01les organisations
00:30:02représentatives
00:30:04et les instances
00:30:05avant de partir.
00:30:08J'ai eu des mots
00:30:08hier d'ailleurs
00:30:08pour évoquer
00:30:09aussi ce tournant
00:30:11de l'année.
00:30:12Mais on ne pouvait pas
00:30:13se défiler devant
00:30:14nos responsabilités.
00:30:15Donc je le fais
00:30:15aussi avec beaucoup
00:30:17d'amitié
00:30:17pour tous nos compatriotes
00:30:19de confession juive.
00:30:20Je le fais aussi
00:30:21avec beaucoup d'amitié
00:30:22pour les Israéliens
00:30:24conscient que le moment
00:30:26est grave
00:30:27mais parce que
00:30:27le plan que nous proposons
00:30:29c'est aussi un plan
00:30:30de paix pour Israël.
00:30:31Et c'est d'abord
00:30:32un plan de paix
00:30:32pour Israël.
00:30:33C'est parce que
00:30:33je considère
00:30:34qu'aujourd'hui
00:30:35la guerre totale
00:30:36n'est pas quelque chose
00:30:37qui permet de répondre
00:30:38aux défis sécuritaires
00:30:39et c'est quelque chose
00:30:40qui menace Israël
00:30:41vraiment dans la durée.
00:30:43Et puis je le fais
00:30:43dans un moment
00:30:44qui est très grave
00:30:45pour notre pays
00:30:45et pas simplement
00:30:47notre pays
00:30:47parce que c'est vrai
00:30:48partout dans le monde.
00:30:49C'est une montée
00:30:50terrible de l'antisémitisme.
00:30:52Et donc ça suppose
00:30:53que nous soyons
00:30:54à bonne hauteur
00:30:54de l'histoire
00:30:55et que nous soyons
00:30:57dans ce...
00:30:58La France c'est un pays
00:30:58de paix et d'unité.
00:31:00Et donc on vient ici
00:31:00porter la paix
00:31:01aux Nations Unies.
00:31:02C'est notre responsabilité.
00:31:03Et je le fais aussi
00:31:04en appelant chacun
00:31:05à être dans l'unité.
00:31:06Parce que je veux
00:31:06qu'on ait nos compatriotes
00:31:08quand ils sont
00:31:10de confession juive
00:31:11qui puissent vivre
00:31:12en paix
00:31:13dans la quiétude
00:31:14et qui aujourd'hui
00:31:15dans trop de quartiers
00:31:17dans trop de villes
00:31:18sont menacés
00:31:19sont parfois harcelés.
00:31:21sont parfois violentés
00:31:23simplement
00:31:24parce qu'ils sont juifs.
00:31:25On va être très concrets
00:31:25sur cet antisémite
00:31:27que le reste des compatriotes
00:31:29ne voient pas.
00:31:30C'est l'aquipa
00:31:31qu'on ne porte pas.
00:31:32C'est changer
00:31:33ses enfants d'école,
00:31:35les mettre dans le privé.
00:31:36C'est changer son nom
00:31:36tout simplement
00:31:37pour entrer dans un taxi.
00:31:40Moi je vous ai suivi
00:31:41monsieur le Président
00:31:41au Proche-Orient
00:31:42quelques jours après
00:31:43le 7 octobre.
00:31:45je me souviens
00:31:46pardonnez-moi
00:31:47mais j'étais
00:31:48derrière les Persiais
00:31:49dans ce salon
00:31:50de Ben-Gourion
00:31:51à l'aéroport
00:31:52de Tel Aviv.
00:31:53C'était un moment
00:31:54très très fort
00:31:54je le sais
00:31:55lorsque vous avez pris
00:31:57dans vos bras
00:31:57les familles
00:31:58d'otages français.
00:31:59J'étais là aussi
00:32:00le 7 février 2024
00:32:02quand il faut le rappeler
00:32:03la France
00:32:04a organisé
00:32:05le seul hommage national
00:32:06pour des victimes
00:32:07du 7 octobre 2023.
00:32:10Et puis j'ai aussi couvert
00:32:10la marche contre
00:32:11l'antisémitisme
00:32:12et j'ai vu croiser
00:32:14des milliers
00:32:15des milliers
00:32:16de compatriotes
00:32:17qui se sentaient
00:32:18extrêmement seuls
00:32:19d'abord parce que
00:32:20on ne va pas y aller
00:32:21par quatre chemins
00:32:22des gens me disaient
00:32:22mais vous savez
00:32:23monsieur Sauss
00:32:23il n'y a que des juifs
00:32:25ici
00:32:25on est très seuls
00:32:26il n'y a pas d'autres personnes
00:32:27qui sont venues nous aider
00:32:28et puis surtout
00:32:29deux ans après
00:32:30vous le savez monsieur le Président
00:32:32après avoir vu
00:32:32un certain nombre
00:32:33de représentants
00:32:33de la communauté
00:32:34votre absence
00:32:35ce dimanche de novembre
00:32:36est ressentie toujours
00:32:37comme une profonde blessure
00:32:38est-ce que
00:32:39aujourd'hui
00:32:40vous avez des regrets
00:32:41sur ce choix là
00:32:42non merci d'avoir rappelé
00:32:43toutes les initiatives
00:32:44que la France a porté
00:32:45et que j'ai porté
00:32:46j'ai un principe
00:32:48assez simple
00:32:49c'est que je n'ai jamais
00:32:50participé à une marche
00:32:50jamais
00:32:51et je pense que
00:32:53ce n'est pas le rôle
00:32:53d'un Président de la République
00:32:54en tout cas dans les contextes
00:32:55qui ont été les nôtres
00:32:56on a tous en mémoire
00:32:58la grande marche
00:32:59en janvier 2015
00:33:01il y avait des dirigeants
00:33:02du monde entier
00:33:02qui étaient venus
00:33:03fouler Paris
00:33:04après les attentats
00:33:06que nous avions vécu
00:33:06en janvier
00:33:08Charlie
00:33:08et dans d'autres endroits
00:33:09mais je n'ai jamais considéré
00:33:12que c'était le rôle du Président
00:33:13le Président est dans l'action
00:33:14la parole performative
00:33:17la mobilisation
00:33:18donc j'assume totalement
00:33:19et je pense que c'est un procès
00:33:20injuste
00:33:22ce serait un procès
00:33:23qui pourrait exister
00:33:24si comme vous l'avez rappelé
00:33:25je n'avais pas été
00:33:27prendre ces familles
00:33:28françaises et israéliennes
00:33:29dans les bras
00:33:29dès le mois d'octobre
00:33:31mais surtout
00:33:31je n'avais cessé
00:33:32de les recevoir
00:33:33encore il y a quelques jours
00:33:34mais
00:33:34de manière très régulière
00:33:36depuis le 7 octobre 2023
00:33:37j'ai reçu ces familles
00:33:39avec le forum
00:33:40qui fait un travail remarquable
00:33:41pour les entendre
00:33:42les réconforter
00:33:43pour nous mobiliser
00:33:45et comme vous l'avez dit
00:33:45la France a été
00:33:46le seul pays au monde
00:33:47au monde même
00:33:48en Israël
00:33:49ils ne l'ont pas organisé
00:33:50à faire cet événement
00:33:51le 7 février
00:33:52mais surtout moi
00:33:53ce qui m'importe
00:33:53c'est qu'on continue
00:33:54de se battre
00:33:55face à l'antisémitisme
00:33:56parce que c'est l'action
00:33:57qui m'importe
00:33:58et qui me porte
00:33:59et ce que vous avez décrit
00:34:00c'est vrai
00:34:01il faut qu'on ait le courage
00:34:02de le regarder
00:34:02l'antisémitisme
00:34:04n'a pas attendu
00:34:04le 7 octobre
00:34:05malheureusement
00:34:05et nos compatriotes
00:34:07de confession juive
00:34:08le vivent depuis des années
00:34:09il y a eu
00:34:10un antisémitisme
00:34:11d'extrême droite
00:34:12qu'on a connu
00:34:13qui a été là en France
00:34:14on a vécu ces drames
00:34:16d'une Europe
00:34:16qui n'a pas su être
00:34:17à la hauteur
00:34:18et qui a laissé
00:34:18cette idéologie mortifère
00:34:20la gagner
00:34:21jusqu'au pire
00:34:23la deuxième guerre mondiale
00:34:23la Shoah
00:34:24et je pense
00:34:25que personne ne pouvait imaginer
00:34:27que l'antisémitisme
00:34:28puisse revenir comme ça
00:34:29et là il y a un antisémitisme
00:34:31nourri
00:34:32il faut bien le dire
00:34:32par une idéologie islamiste
00:34:34nourri aussi
00:34:35par certaines forces
00:34:36à l'autre bout
00:34:37de l'échiquier à l'extrême
00:34:38par une grande complaisance
00:34:40qui est intolérable
00:34:41et qui est
00:34:42pour moi
00:34:42c'est l'inverse
00:34:44de l'universalisme
00:34:45vous parlez de
00:34:45quelles forces politiques
00:34:46mais qu'on voit bien
00:34:47des discours à l'extrême gauche
00:34:48qui sont intolérables
00:34:49en termes d'antisémitisme
00:34:51aujourd'hui
00:34:51et qui divisent
00:34:53la République
00:34:54pour ça que moi
00:34:54j'invite à toutes ces forces
00:34:55quand elles croient
00:34:56à la République
00:34:57à être dans l'esprit
00:34:58de responsabilité
00:34:59on n'a pas le droit
00:35:00parce que quelqu'un
00:35:01a un nom
00:35:02parce que quelqu'un
00:35:03porte une kippa
00:35:04parce qu'on pense
00:35:04que quelqu'un
00:35:05pourrait être juif
00:35:06de l'essentialiser
00:35:08qu'est-ce que ça veut dire ?
00:35:10ça veut dire
00:35:10c'est cette jeune étudiante
00:35:11qui rentre à Sciences Po
00:35:12parce qu'on pense
00:35:12que par son nom
00:35:14elle est juive
00:35:16donc elle est israélienne
00:35:17donc elle soutient
00:35:17le gouvernement
00:35:18de Benjamin Netanyahou
00:35:19donc c'est une criminelle
00:35:21de guerre
00:35:22et qu'elle fait le pire
00:35:23à Gaza
00:35:24et donc on l'exclut
00:35:25voire on l'a violente
00:35:25et elle n'aurait pas
00:35:26le droit d'alliance
00:35:26c'est pas la République
00:35:27il n'y a pas de place
00:35:29en France
00:35:29pour ses comportements
00:35:30parce que nous sommes
00:35:32tous citoyennes
00:35:32et citoyens
00:35:33et quelle que soit
00:35:34votre origine
00:35:35votre religion
00:35:36votre race
00:35:36vous avez les mêmes droits
00:35:38vous êtes citoyenne
00:35:39citoyen
00:35:39c'est ça la définition
00:35:41de l'universalisme républicain
00:35:42donc il n'y a rien
00:35:43qui peut justifier
00:35:44cet antisémitisme
00:35:45il nous mine
00:35:46il nous divise
00:35:47de la même manière
00:35:48que quand j'entends
00:35:49des discours absurdes
00:35:50qui renvoient
00:35:51toute une série
00:35:52de nos jeunes
00:35:52sur les atrocités
00:35:54du Hamas
00:35:54et une espèce
00:35:56de confusion
00:35:56du débat public
00:35:58ou parce que des jeunes
00:35:59sont émutes
00:36:00ce qui se passe
00:36:01aujourd'hui
00:36:02à Gaza
00:36:03ou défendent
00:36:04la cause palestinienne
00:36:05ce serait tout de suite
00:36:05des suppôts du Hamas
00:36:06ce serait tout de suite
00:36:07du coup
00:36:07des soutiens du terroriste
00:36:09tout ça est une réduction
00:36:10du débat public
00:36:10qui est folle
00:36:11qui nous divise
00:36:12et donc nous devons
00:36:14nous remettre
00:36:14autour de la table
00:36:15agir comme pays
00:36:17par sa diplomatie
00:36:18ce que je viens de faire
00:36:19ce que nous faisons
00:36:20et ce que nous allons
00:36:21continuer de faire
00:36:22et retrouver notre unité
00:36:24nous sommes tous
00:36:25françaises et français
00:36:26avec le même projet
00:36:27avec les mêmes valeurs
00:36:29avec la même constitution
00:36:30et son préambule
00:36:31c'est ça la France
00:36:34c'est un projet
00:36:34et c'est un projet
00:36:35de paix
00:36:36d'unité
00:36:36d'universalisme
00:36:38et donc à cet égard
00:36:39la lutte contre
00:36:40l'antisémitisme
00:36:41elle est absolument
00:36:42essentielle
00:36:43le gouvernement
00:36:44vient de faire
00:36:44des assises
00:36:45on a renforcé
00:36:47les programmes scolaires
00:36:48on a mobilisé
00:36:48j'ai reçu d'ailleurs
00:36:49plusieurs de ces jeunes
00:36:50qui avaient gagné
00:36:50des concours
00:36:51ça se commence à l'école
00:36:52c'est une question
00:36:52d'éducation
00:36:53ensuite il faut être
00:36:54intraitable
00:36:55et donc nos forces
00:36:56de sécurité
00:36:56sont mobilisées
00:36:57je les en remercie
00:36:58infiniment
00:36:59le garde des Sceaux
00:37:01c'est une des conclusions
00:37:01des assises
00:37:02qui se sont tenues
00:37:03viennent prendre
00:37:03une circulaire pénale
00:37:04pour renforcer
00:37:06les sanctions
00:37:06qui sont prises
00:37:07face à tous ces gestes
00:37:08très concrètement
00:37:09voilà
00:37:10une agression
00:37:11antisémique
00:37:12très concrètement
00:37:12ça appelle une réponse
00:37:13pénale
00:37:14c'est à dire
00:37:14tout de suite
00:37:14il faut aller porter plainte
00:37:16et tout de suite
00:37:16il y a une réponse pénale
00:37:17qui doit suivre
00:37:18de la même manière
00:37:19on ne peut pas laisser
00:37:20sourdement
00:37:20et ça l'éducation nationale
00:37:21s'est remobilisée
00:37:23la ministre était
00:37:24il y a quelques mois
00:37:24à mes côtés
00:37:25à l'Elysée
00:37:25sur ce sujet
00:37:26vous avez tout à fait
00:37:27raison de dire
00:37:27quand on a
00:37:28de l'antisémitisme
00:37:29qui s'installe
00:37:29au collège
00:37:30ou au lycée
00:37:30qui pousse
00:37:31comme ça
00:37:32par une forme
00:37:33de harcèlement
00:37:33pas par une forme
00:37:34par un harcèlement
00:37:35antisémite
00:37:36à ce qu'un élève
00:37:37se sente isolé
00:37:37puis que sa famille
00:37:39se dise
00:37:39mieux vaut changer
00:37:40de collège
00:37:41et le ramène
00:37:42soit vers l'école
00:37:43privée sous contrat
00:37:44soit change de quartier
00:37:46c'est pas la République
00:37:48et donc ça
00:37:49ça suppose
00:37:49la mobilisation
00:37:50de l'éducation nationale
00:37:51pour comme on le fait
00:37:52face à un enfant
00:37:53qui harcèle
00:37:54le problème
00:37:55c'est les autres
00:37:55c'est pas celui
00:37:56qui subit
00:37:57ces discours de haine
00:37:59d'exclusion
00:38:00de stigmatisation
00:38:00donc c'est une mobilisation
00:38:02de toute la société
00:38:03il n'y a pas de loi magique
00:38:04face à l'antisémitisme
00:38:06il y a un sursaut
00:38:07et il y a l'idée
00:38:08de se dire
00:38:08qu'à chaque fois
00:38:09que l'antisémitisme
00:38:09s'est installé
00:38:10c'est la République
00:38:11toute entière
00:38:11qui a été en danger
00:38:12parce que c'est une menace
00:38:14face à l'universalisme
00:38:15ce qui nous porte tous
00:38:16et donc face à cela
00:38:18il y a une vigilance collective
00:38:20c'est à dire
00:38:21que nos policiers
00:38:21ne le seraient passés
00:38:22que nos magistrats
00:38:23soient intraitables
00:38:23mais que nous tous
00:38:25on soit dans ce débat
00:38:26si je puis dire
00:38:28fort sur nos principes
00:38:31et respectueux de chacun
00:38:33finalement
00:38:34tout ce que les politiques
00:38:35voulaient éviter
00:38:36c'était une phrase
00:38:36un peu tarte à la crème
00:38:37pendant des décennies
00:38:38il faut éviter absolument
00:38:40que le conflit israélo-palestinien
00:38:41soit importé en France
00:38:43et vous l'avez dit
00:38:44aujourd'hui être juif
00:38:45en France
00:38:46c'est être supposément
00:38:47un soutien
00:38:48de Benyamin Netanyahou
00:38:49mais être aussi
00:38:50parce qu'il ne faut pas
00:38:50les oublier
00:38:51nous sommes aussi
00:38:51la plus grande communauté
00:38:53musulmane d'Europe
00:38:54être un musulman français
00:38:56aujourd'hui
00:38:57c'est être supposément
00:38:59un fanatique du Hamas
00:39:01et un anti-israélien
00:39:03et donc grosso modo
00:39:04un antisémite
00:39:05il n'y a pas un échec
00:39:06de la République là-dessus ?
00:39:07Alors écoutez
00:39:08je regarde
00:39:08regardons-nous
00:39:09et consolons-nous
00:39:10il n'y a pas un pays
00:39:12au monde
00:39:12où le conflit
00:39:14en cours
00:39:15n'est pas importé
00:39:16n'est pas le premier sujet
00:39:17de débat
00:39:18il n'y en a pas un
00:39:18et je ne peux pas vous le dire
00:39:20dans les fonctions
00:39:21qui sont les miennes
00:39:22de l'Indonésie
00:39:23au Chili
00:39:24parfois
00:39:25c'est difficile
00:39:27de voir que le conflit
00:39:28ukrainien
00:39:29ne les préoccupe pas
00:39:30on le sent
00:39:30plus loin d'eux
00:39:31il n'y a pas un endroit
00:39:33où je me sois déplacé
00:39:34depuis octobre 2023
00:39:35où je n'ai pas vu
00:39:36des manifestations
00:39:37où je n'ai pas été
00:39:38pris à partie
00:39:39où je n'ai pas vu
00:39:40la jeunesse
00:39:40de chacun
00:39:41de ces pays
00:39:41être préoccupé
00:39:43par ce qui se passe
00:39:44mais vous n'êtes pas
00:39:44le président du Chili
00:39:45non
00:39:45mais ce que je veux dire
00:39:46par là
00:39:47c'est que ça n'est pas
00:39:48que la France
00:39:48et nous
00:39:50compte tenu
00:39:50de ce que nous sommes
00:39:51vous avez raison
00:39:51de le rappeler
00:39:52la première communauté
00:39:53juive d'Europe
00:39:53la première communauté
00:39:55musulmane d'Europe
00:39:55on aurait pu exploser
00:39:56dans tous les sens
00:39:57on n'a pas vécu
00:39:59les scènes
00:39:59qu'on a pu connaître
00:40:00parfois au Royaume-Uni
00:40:01en Espagne
00:40:02en Allemagne
00:40:02et donc
00:40:04moi je suis fier
00:40:05d'être président
00:40:06des françaises
00:40:07et des français
00:40:07parce que
00:40:08il y a des tensions
00:40:10il y a eu des moments
00:40:10très durs
00:40:11il y a des scènes
00:40:11qui ont pu indigner
00:40:12les uns et les autres
00:40:12mais ça ne s'est pas
00:40:14embrasé
00:40:15comme cela aurait pu
00:40:16comme certains
00:40:17voudraient parfois pousser
00:40:18à ce que cela arrive
00:40:19parce qu'on se tient
00:40:21et donc moi je pense
00:40:22qu'on est tous
00:40:23confrontés à ça
00:40:23c'est pour ça que d'ailleurs
00:40:24il ne faut pas rester indifférent
00:40:25c'est pour ça que c'est
00:40:26important que la diplomatie
00:40:27française s'engage
00:40:28dans un chemin
00:40:29qui est celui du respect
00:40:30de la paix
00:40:31de la sécurité pour tous
00:40:32mais qu'on doit travailler
00:40:34avec nous-mêmes
00:40:35et sur nous-mêmes
00:40:36la République
00:40:36c'est un combat
00:40:37de chaque jour
00:40:37la République
00:40:39c'est vivre ensemble
00:40:40c'est la chose
00:40:41que nous avons en commun
00:40:42donc c'est pas
00:40:43c'est pas qu'à moi
00:40:44c'est pas qu'à vous
00:40:45mais vous ne craignez pas
00:40:46des répercussions
00:40:47quand même
00:40:48encore une fois
00:40:48de ce conflit
00:40:49importé en France
00:40:50en tout cas
00:40:51moi je ne
00:40:51j'aurai une énergie
00:40:53à chaque instant
00:40:54et je vais essayer
00:40:55de tout faire
00:40:55pour engager tout le monde
00:40:56on doit
00:40:57avec beaucoup d'exigence
00:40:59l'exigence
00:41:00qui va avec
00:41:00l'esprit de la République
00:41:02cet universalisme
00:41:03que j'évoque
00:41:03depuis tout à l'heure
00:41:04mais avec beaucoup
00:41:05de bienveillance
00:41:06s'écouter
00:41:07se parler
00:41:08et se réunir
00:41:09c'est pas très à la mode
00:41:10monsieur le Président
00:41:11non mais
00:41:11on a le droit
00:41:12de ne pas être à la mode
00:41:13mais je pense
00:41:14que ce qui est terrible
00:41:14on vit dans un monde aussi
00:41:15où beaucoup
00:41:16de nos compatriotes
00:41:18s'informent par les réseaux sociaux
00:41:19et donc parfois
00:41:21enfin ces réseaux sociaux
00:41:22souvent
00:41:22par le jeu des algorithmes
00:41:24des bulles
00:41:24dans lesquelles on est enfermé
00:41:25vous font monter aux extrêmes
00:41:27parce qu'ils vous envoient
00:41:28au visage du soir au matin
00:41:29des scènes terribles de violence
00:41:31ils vous renvoient
00:41:32les mots de haine
00:41:33quand vous postez
00:41:34tel ou tel message
00:41:35ou les mots de soutien
00:41:36ils vous tirent
00:41:37aux deux extrêmes
00:41:38mais vivre ensemble
00:41:41c'est être
00:41:41dans aucun de ces deux extrêmes
00:41:43c'est de se dire
00:41:43on est différent
00:41:44on pense pas la même chose
00:41:46on a pas la même origine
00:41:46on a pas la même opinion
00:41:48on a pas la même religion
00:41:50mais nous sommes
00:41:51d'un même pays
00:41:52d'une même nation
00:41:53et nous vivons
00:41:54dans la même république
00:41:54c'est exactement ça
00:41:56être français
00:41:57et être citoyen
00:41:57et bien ça nous
00:41:59ça suppose
00:42:00ce travail commun
00:42:01et donc le rôle
00:42:03qu'ont nos enseignants
00:42:04ce qu'on doit réussir
00:42:05à faire dans nos universités
00:42:06ce qu'on doit faire
00:42:07dans le débat public
00:42:08d'abord c'est de ne jamais rejeter
00:42:10j'ai vu là encore
00:42:11des boycotts
00:42:12des gens qui osent racisme
00:42:13des écrivains
00:42:14des intellectuels
00:42:15qui sont refusés
00:42:15parce qu'ils pensent
00:42:16ceci ou écrivent cela
00:42:17c'est intolérable
00:42:18c'est pas ça la république
00:42:19mais on doit se parler
00:42:21avec calme
00:42:22on doit parfois accepter
00:42:24d'être d'accord
00:42:24ou pas d'accord
00:42:25avec respect
00:42:26c'est une métaphore
00:42:29de la situation politique actuelle
00:42:30ou pas monsieur le président
00:42:31non c'est une métaphore
00:42:32de ce qu'est la vie publique
00:42:33la vie de la nation
00:42:35et c'est beaucoup d'exigences
00:42:36et dans ces moments là
00:42:37c'est en quelque sorte
00:42:41un défi redoublé
00:42:42mais je pense que
00:42:44si nous savons collectivement
00:42:45être à la hauteur
00:42:46et moi je pense
00:42:47que nous pouvons l'être
00:42:48et que malgré les tensions
00:42:49nous sommes en train
00:42:50de l'être
00:42:51la France peut porter
00:42:53la paix dans la région
00:42:54et un message de paix
00:42:55et elle peut retrouver
00:42:56de l'unité
00:42:57et donc on doit tous
00:42:59oeuvrer
00:43:00où qu'on soit
00:43:02quel que soit notre rôle
00:43:03à cette unité
00:43:04c'est-à-dire
00:43:06il faut en parler
00:43:06il faut échanger des arguments
00:43:07mais il faut le faire
00:43:08avec calme
00:43:08et il faut jamais
00:43:09qu'on oublie
00:43:10que quand on se parle
00:43:11on parle entre compatriotes
00:43:14et entre concitoyens
00:43:16c'est-à-dire que la chose
00:43:18qui nous relie
00:43:18est plus forte
00:43:20que ce qui peut nous diviser
00:43:21c'est qu'on est ensemble
00:43:23et cette raison d'être ensemble
00:43:24c'est le trésor de notre histoire
00:43:26et c'est le projet d'être français
00:43:27et donc ça suppose
00:43:29un peu d'exigence
00:43:30et c'est pour ça que oui
00:43:31l'intelligence
00:43:33le débat argumenté
00:43:34et la bienveillance
00:43:36ça fait partie de ce projet
00:43:37ne nous mettons pas dos à dos
00:43:39encore une fois
00:43:41moi je saisis un message
00:43:42à la classe politique française
00:43:44vous allez rentrer en France
00:43:45il n'y aura vraisemblablement
00:43:46pas de gouvernement
00:43:47et surtout une grande inquiétude
00:43:48sur le vote du budget
00:43:50on ne vous a pas encore entendu
00:43:51publiquement
00:43:51vous prononcez là-dessus
00:43:52non mais il y a un travail
00:43:53qui est fait par le premier ministre
00:43:54Sébastien Lecornu
00:43:55il est normal qu'il prenne le temps
00:43:57il a raison
00:43:58là aussi il est fait dans le respect
00:43:59de toutes les forces politiques
00:44:01dans l'exigence
00:44:02encore une fois
00:44:03parce qu'il y a une situation
00:44:04elle n'a pas disparu
00:44:06en début de septembre dernier
00:44:07avec la censure du gouvernement
00:44:09de François Bayrou
00:44:09qui s'était beaucoup engagé
00:44:10pour redresser les choses
00:44:13et donc il faut laisser
00:44:14au premier ministre
00:44:15faire ce travail
00:44:16et moi je
00:44:16dans ce moment
00:44:18regardez le désordre du monde
00:44:19les défis qui sont les nôtres
00:44:21moi je veux avoir confiance
00:44:23dans nos responsables politiques
00:44:25qui dans cet échange
00:44:28avec ce que fait le premier ministre
00:44:30sans relâche
00:44:30avec beaucoup de courage
00:44:31et d'engagement
00:44:32doit permettre de dessiner un chemin
00:44:34donc je regarde ça
00:44:36avec
00:44:36beaucoup de vigilance
00:44:39beaucoup de respect
00:44:40mais avec aussi
00:44:42une volonté
00:44:44d'aller devant
00:44:44ce que nous devons
00:44:45vous savez
00:44:45votre serviteur
00:44:49le premier ministre
00:44:50le gouvernement à venir
00:44:51les responsables politiques
00:44:52on a tous un seul devoir
00:44:55dans ces moments là
00:44:55on doit servir
00:44:57les françaises
00:44:57et les français
00:44:58et qu'est-ce que c'est servir ?
00:45:00c'est dans des moments difficiles
00:45:01savoir prendre les bonnes décisions
00:45:02pour aujourd'hui et pour demain
00:45:04le faire dans le respect
00:45:05et affronter les défis
00:45:08qui sont les nôtres
00:45:09en sachant là aussi
00:45:12rester unis
00:45:12c'est exactement
00:45:14en effet le même défi
00:45:15que celui qu'on évoquait
00:45:16tout à l'heure
00:45:17c'est la feuille de route
00:45:18on verra si le fait accompli
00:45:20se fait aussi
00:45:20pour la politique française
00:45:21merci beaucoup
00:45:22je ne veux pas le croire
00:45:23mais je pense qu'il y a toujours
00:45:24un chemin pour l'intelligence
00:45:25la capacité à coopérer
00:45:27le respect
00:45:28c'est ça ce qui fait la force
00:45:30de nos démocraties
00:45:30elles sont beaucoup plus fortes
00:45:32que les cris
00:45:34les cris de haine
00:45:35et ce qui oppose
00:45:36la démocratie
00:45:39la république
00:45:39dans laquelle nous vivons
00:45:41c'est le lieu
00:45:42du respect
00:45:43du débat
00:45:44de la vérité
00:45:46et de la controverse
00:45:49et de l'effort en commun
00:45:50de l'effort en commun aussi
00:45:51mais tout ça dans le respect
00:45:53parce qu'il y a justement
00:45:55le principe du vote démocratique
00:45:57parce que vous pouvez changer
00:45:58vos décideurs
00:45:58parce que les lois peuvent changer
00:45:59et c'est très important
00:46:01et donc il n'y a pas de place
00:46:02dans la démocratie
00:46:03pour l'invective
00:46:03pour la haine
00:46:05pour l'exclusion de l'autre
00:46:06pour le refus
00:46:08de sa part d'universel
00:46:09et c'est ça
00:46:11qu'on doit retrouver
00:46:12et c'est ça aujourd'hui
00:46:13que en quelque sorte
00:46:15l'esprit public
00:46:16est parfois en train de perdre
00:46:17je crois par une espèce
00:46:20de transformation
00:46:21de celui-ci
00:46:22du fait des
00:46:22des changements technologiques
00:46:25des habitudes
00:46:25que chacun prend
00:46:26retrouvons du respect
00:46:28de la bienveillance
00:46:29du partage d'intelligence
00:46:30et essayons ensemble
00:46:32d'avancer
00:46:32nous sommes tous ensemble
00:46:34un même pays
00:46:35et une même république
00:46:36merci monsieur le président
00:46:37d'avoir répondu
00:46:38à cet entretien exceptionnel
00:46:40sur BFM TV
00:46:41sur la reconnaissance
00:46:43de l'état de Palestine
00:46:44au coeur d'un long chemin
00:46:46caillouteux
00:46:47vers la paix
00:46:48et ses conséquences
00:46:49qui sur la France
00:46:50merci encore monsieur le président
00:46:51merci à vous
00:46:52et merci avec votre équipe
00:46:52d'être venu
00:46:53jusqu'à cette ville-là
00:46:54à Albertine
00:46:54qui est un peu
00:46:55un bout de France
00:46:56à New York
00:46:56où les gens viennent lire
00:46:58apprendre
00:46:59et aimer notre pays
00:47:02et bien une adresse de plus
00:47:03dans le guide à New York
00:47:04merci beaucoup monsieur le président
00:47:05merci à vous
00:47:05voilà vous venez de regarder
00:47:06cet entretien exceptionnel
00:47:07avec Emmanuel Macron
00:47:08accordé depuis New York
00:47:10à Patrick Sos
00:47:11on va y revenir évidemment
00:47:13dans les minutes qui viennent
00:47:14nous sommes en édition spéciale
00:47:15toujours
00:47:15évidemment avec Alain Duhamel
00:47:17éditorialiste politique
00:47:18à BFM TV
00:47:19vous allez nous accompagner
00:47:20et vous nous direz
00:47:21dans un instant
00:47:22ce que vous avez retenu
00:47:23des propos du chef de l'Etat
00:47:24Ulysse Gosset
00:47:25éditorialiste internationale
00:47:26et là aussi
00:47:26et j'accueille également
00:47:28maître Patrick Klugman
00:47:29avocat président
00:47:30du comité français
00:47:31pour Yad Vashem
00:47:32ancien président
00:47:33de l'Union des étudiants
00:47:35juifs de France
00:47:35je signale que vous êtes
00:47:37également l'avocat
00:47:38de plusieurs familles
00:47:38d'ex-otages détenus
00:47:40par le Hamas
00:47:42je vais tenter de résumer
00:47:42ces 36 minutes
00:47:43d'entretien
00:47:44sous le regard
00:47:45d'Alain Duhamel
00:47:46et je suis sûr
00:47:47que vous me couperez la parole
00:47:48si j'oublie quelque chose
00:47:49Emmanuel Macron
00:47:50a tout d'abord justifié
00:47:51sa décision
00:47:52de reconnaître
00:47:52un État palestinien
00:47:53ce n'est pas juste
00:47:54une reconnaissance
00:47:54c'est un plan de paix
00:47:56et ça on va y revenir
00:47:57avec vous
00:47:57Ulysse Gosset
00:47:59il prévient que la France
00:48:00ne restera pas inerte
00:48:01en cas de représailles
00:48:02israéliennes
00:48:03il invite Donald Trump
00:48:05à tout faire
00:48:06pour arrêter le conflit
00:48:07à Gaza
00:48:07s'il veut décrocher
00:48:09le prix Nobel
00:48:09de la paix
00:48:11et il dénonce également
00:48:12ça c'est sur la situation
00:48:13politique en France
00:48:14des discours à l'extrême gauche
00:48:15qui sont intolérables
00:48:16en termes d'antisémitisme
00:48:18Alain Duhamel
00:48:19que retenez-vous
00:48:20de l'explication
00:48:20du chef de l'État
00:48:21ne me dites pas
00:48:22ce que je viens de dire
00:48:22s'il vous plaît
00:48:23je suis sûr qu'il y a
00:48:23plein d'autres choses
00:48:23non alors
00:48:25il y a deux choses
00:48:26il y a ce qui concerne
00:48:28Israël et le Hamas
00:48:30la situation locale
00:48:32et puis il y a ce qui concerne
00:48:34la France
00:48:34ce sont deux sujets
00:48:35qui ne sont pas étrangers
00:48:36l'un à l'autre
00:48:37mais ce n'est pas
00:48:37la même chose
00:48:38en ce qui concerne
00:48:40Israël et Gaza
00:48:44il a expliqué
00:48:45il a essayé d'expliquer
00:48:46moi c'est ce que je retiens
00:48:47le plus surtout
00:48:48par rapport au discours
00:48:49qu'il a prononcé
00:48:50hier à New York
00:48:52il a expliqué
00:48:54qu'il ne se contentait pas
00:48:55d'une reconnaissance
00:48:57de principe
00:48:58mais qu'il y avait
00:48:59tout un plan
00:49:00qui était possible
00:49:02qu'il y avait un chemin
00:49:03et que c'était ce plan
00:49:04qu'il faut essayer
00:49:05de convaincre
00:49:06tout le monde
00:49:07d'accepter
00:49:07bon
00:49:08en théorie
00:49:11c'est absolument parfait
00:49:12en pratique
00:49:13c'est parfaitement impossible
00:49:15il a pris
00:49:17une mesure
00:49:18symbolique forte
00:49:19la reconnaissance
00:49:20de l'état de Palestine
00:49:23c'est une mesure
00:49:24symbolique forte
00:49:25ça ne lui donne pas
00:49:27les moyens politiques
00:49:28ensuite
00:49:29de le mettre en oeuvre
00:49:30alors il a beaucoup détaillé
00:49:31ce que pourrait être
00:49:32ce chemin
00:49:33et dans ce qu'il disait
00:49:34je veux dire que
00:49:35si le monde entier
00:49:37était peuplé
00:49:38d'être rationnel
00:49:39s'aimant les uns
00:49:40les autres
00:49:41et respectant
00:49:42toutes les cultures
00:49:42du monde
00:49:43et toutes les religions
00:49:44de la terre
00:49:44il aurait sûrement raison
00:49:46il se trouve
00:49:47que ça n'est pas du tout ça
00:49:48que ça n'est pas du tout ça
00:49:50et c'est lié
00:49:52ce qui m'a frappé aussi
00:49:53c'est évidemment
00:49:54le rôle
00:49:55qu'il
00:49:56qu'il essaye
00:49:58ou qu'il feint
00:49:59d'essayer
00:49:59de donner
00:50:01aux Etats-Unis
00:50:01dans cette affaire
00:50:02comme si les Etats-Unis
00:50:03étaient susceptibles
00:50:04de devenir
00:50:05l'arme de modération
00:50:08qui pousserait
00:50:09Netanyahou
00:50:10à une évolution
00:50:12radicale
00:50:13de sa politique
00:50:14franchement
00:50:15ça n'a aucune chance
00:50:16de se produire
00:50:16Trump
00:50:17et Netanyahou
00:50:19sur ce qui se passe
00:50:21à Gaza
00:50:22ou à propos
00:50:23de l'état de Palestine
00:50:24c'est la même chose
00:50:26c'est réellement
00:50:27la même chose
00:50:28donc
00:50:29en théorie
00:50:31ce qu'il propose
00:50:32très bien
00:50:33en pratique
00:50:34je pense que
00:50:36c'est encore une illusion
00:50:37moi franchement
00:50:38à mon âge
00:50:40j'attends depuis 50 ans
00:50:42l'existence
00:50:43de ces deux Etats
00:50:43dans des frontières
00:50:44sûres et reconnues
00:50:45pour tout le monde
00:50:46je l'attends
00:50:47depuis 50 ans
00:50:48et je l'ai dit
00:50:48déjà il y a 50 ans
00:50:50je n'y ai
00:50:51jamais
00:50:52je n'y ai
00:50:53moins cru
00:50:54qu'aujourd'hui
00:50:54un peu plus tôt
00:50:55dans la journée
00:50:56Alain Duhamel
00:50:56c'est Donald Trump
00:50:57qui s'est avancé
00:50:58tout à l'heure
00:50:58à la tribune
00:50:58de l'Assemblée Générale
00:50:59des Nations Unies
00:51:00pour dire
00:51:01que pour lui
00:51:02les pays
00:51:03qui aujourd'hui
00:51:03reconnaissent
00:51:04la Palestine
00:51:05offrent une récompense
00:51:07aux terroristes
00:51:08du Hamas
00:51:09qui ont perpétré
00:51:10notamment les meurtres
00:51:10du 7 octobre
00:51:12voici ce que
00:51:13lui a répondu
00:51:14à distance
00:51:15et donc sur l'antenne
00:51:15de BFM TV
00:51:16Emmanuel Macron
00:51:17c'est totalement faux
00:51:19de dire que c'est une récompense
00:51:20au Hamas
00:51:21c'est la seule manière
00:51:22d'isoler le Hamas
00:51:23et moi je vois
00:51:24un président américain
00:51:25qui est mobilisé
00:51:25qui l'hardit ce matin
00:51:26à la tribune
00:51:26je veux la paix
00:51:27j'ai réglé
00:51:28cette conflit
00:51:29qui veut le prix Nobel
00:51:30de la paix
00:51:31le prix Nobel
00:51:32de la paix
00:51:32n'est possible
00:51:33que si vous arrêtez
00:51:33ce conflit
00:51:34et donc il faut faire
00:51:35pression sur le gouvernement
00:51:36d'Israël
00:51:37pour qu'il arrête
00:51:38qu'il cesse le conflit
00:51:39à Gaza
00:51:40qu'on puisse enfin
00:51:41libérer
00:51:41les 48 otages
00:51:43qu'on puisse enfin
00:51:44réouvrir
00:51:44les routes
00:51:45de l'aide humanitaire
00:51:46sauver des vies
00:51:47d'enfants
00:51:48de femmes
00:51:48d'hommes
00:51:48et de personnes âgées
00:51:50c'est possible
00:51:51il n'y a pas de fatalité
00:51:54lui dit ce que c'est
00:51:54lancer un appel
00:51:55à Donald Trump
00:51:56le jour où on reconnaît
00:51:57l'existence de la Palestine
00:51:58est-ce que c'est être réaliste
00:51:59ou est-ce que c'est
00:52:01un constat d'échec
00:52:01non c'est la volonté
00:52:03de la France
00:52:03d'associer les américains
00:52:05à un éventuel règlement
00:52:06c'est vrai qu'aujourd'hui
00:52:07on peut être sceptique
00:52:08sur la possibilité
00:52:09d'existence
00:52:09d'un état palestinien
00:52:11mais le président
00:52:12de la République
00:52:12a dit aussi
00:52:13le seul qui puisse
00:52:13vraiment pousser
00:52:15à un accord
00:52:16c'est le président
00:52:17des Etats-Unis
00:52:18et le président
00:52:18des Etats-Unis
00:52:19il y a peut-être
00:52:19intérêt
00:52:20en raison
00:52:21de ses volontés
00:52:23d'associer les pays arabes
00:52:24à d'éventuels
00:52:25accords d'agrammes
00:52:26on a vu Donald Trump
00:52:26changer d'avis
00:52:27parfois en quelques mois
00:52:28parfois en quelques jours
00:52:29parfois en quelques heures
00:52:29mais là
00:52:30il faudrait que ça aille
00:52:30très très vite
00:52:31au vu de ce qu'il a dit
00:52:32encore aujourd'hui
00:52:32à l'ONU
00:52:33alors oui
00:52:33mais en même temps
00:52:34il faut rappeler
00:52:34ce qu'a dit le président
00:52:35c'est-à-dire que
00:52:36ce que tout le monde
00:52:36a en tête
00:52:37c'est la tragédie
00:52:38humanitaire de Gaza
00:52:38et il faut mettre fin
00:52:40à cette guerre
00:52:40et là je l'ai trouvé
00:52:42ce qui m'a marqué
00:52:42en dehors des réponses
00:52:43sur l'antisémitisme
00:52:44et sur l'état palestinien
00:52:46c'est la dureté
00:52:48de ces propos
00:52:48à l'égard du premier ministre
00:52:50Netanyahou
00:52:50son projet ne marche pas
00:52:52il n'a pas de projet
00:52:54si ce n'est la guerre éternelle
00:52:56il a eu une victoire
00:52:58en éliminant
00:52:58les dirigeants du Hamas
00:52:59mais dans le même temps
00:53:01il y a un recrutement
00:53:01de milliers de jeunes
00:53:02qui rejoignent
00:53:03le Hamas
00:53:04mouvement terroriste
00:53:05et donc finalement
00:53:06ça ne fonctionne pas
00:53:08et j'ai été également surpris
00:53:10enfin pas surpris
00:53:10mais en fait
00:53:11étonné par la violence
00:53:13des propos du président
00:53:14de la République
00:53:14est-ce qu'il y a un risque
00:53:15de représailles d'Israël
00:53:16oui
00:53:17mais nous sommes prêts
00:53:18à tout
00:53:19nous ne resterons pas inertes
00:53:20si c'est le cas
00:53:21voilà
00:53:21nous sommes prêts à tout
00:53:22et tout en ajoutant
00:53:23quand même
00:53:24nous sommes un ami d'Israël
00:53:25donc on voit la différence
00:53:26qu'il fait entre l'état
00:53:28d'Israël
00:53:29et le gouvernement
00:53:30Netanyahou
00:53:31qui selon lui
00:53:32est responsable
00:53:33de la situation actuelle
00:53:34vous êtes frappé aussi
00:53:35par la dureté
00:53:36des propos d'Emmanuel Macron
00:53:37sur
00:53:38non pas Israël
00:53:38mais sur son gouvernement
00:53:39il fait
00:53:42depuis le début
00:53:43il fait une
00:53:43distinction
00:53:44entre les deux
00:53:45depuis le début
00:53:46enfin depuis le 7 octobre
00:53:48d'ailleurs
00:53:49ce qui a été frappant
00:53:50c'est qu'au début
00:53:50il a une réaction
00:53:51tout à fait appréciable
00:53:54de solidarité absolue
00:53:56avec Israël
00:53:57au moment des horreurs
00:53:58du Hamas
00:53:58et que
00:54:00progressivement
00:54:02ensuite
00:54:02quand on a vu
00:54:03ce qui se passait
00:54:04à Gaza
00:54:05il s'en est éloigné
00:54:07il a même dit
00:54:07Netanyahou
00:54:08sacrifie les otages
00:54:09absolument
00:54:10ce qui n'est pas
00:54:12une nouveauté
00:54:13dans l'argumentation
00:54:15je ne parle pas
00:54:15d'Emmanuel Macron
00:54:16dans l'argumentation
00:54:17du débat
00:54:18c'est quelque chose
00:54:18qui revient tout le temps
00:54:19mais en réalité
00:54:20qu'est-ce que peuvent
00:54:22vraiment
00:54:22le seul pays
00:54:23qui peut quelque chose
00:54:24ce sont les Etats-Unis
00:54:25les Etats-Unis
00:54:26c'est Donald Trump
00:54:27Donald Trump
00:54:28il est totalement solidaire
00:54:29de Benjamin Netanyahou
00:54:31bon
00:54:31qu'est-ce que pourrait
00:54:33obtenir dans l'idéal
00:54:35Donald Trump
00:54:38peut-être
00:54:39a cessé le feu
00:54:40parce qu'il en a
00:54:42les moyens
00:54:42ne serait-ce que
00:54:43parce que
00:54:43beaucoup de choses
00:54:44en Israël
00:54:44notamment sur le plan militaire
00:54:45dépendent des Etats-Unis
00:54:46peut-être qu'il en aurait
00:54:47les moyens
00:54:48au-delà de ça
00:54:50je ne vois pas très bien
00:54:51ce à quoi
00:54:53non seulement
00:54:54ce dont il a les moyens
00:54:55mais
00:54:55ce à quoi
00:54:57Donald Trump
00:54:58est disposé
00:54:59je ne vois pas
00:55:00du tout
00:55:00sa volonté
00:55:01d'aller plus loin
00:55:01mais si ça s'accompagne
00:55:02de la libération
00:55:03des 20 otages vivants
00:55:04ça serait une victoire
00:55:04considérable
00:55:05et pour ça
00:55:06il faudrait
00:55:06le bras de Netanyahou
00:55:07c'est bien pour ça
00:55:08que je dis
00:55:08la seule chose
00:55:09que je crois
00:55:10on puisse imaginer
00:55:12qu'il soit un peu réaliste
00:55:13parce qu'autrement
00:55:14il y a beaucoup de choses
00:55:15qui sont des espoirs
00:55:16mais pas des réalités
00:55:17seule chose
00:55:17qu'on puisse espérer
00:55:18c'est effectivement
00:55:19que les Etats-Unis
00:55:20obtiennent
00:55:21un cessez-le-feu
00:55:22et la libération
00:55:22des otages
00:55:23d'ailleurs
00:55:24quand on parle de l'un
00:55:25on parle toujours
00:55:25de l'autre
00:55:26systématiquement
00:55:27et on a raison
00:55:28cessez-le-feu
00:55:29libération des otages
00:55:30évidemment
00:55:30ça marche
00:55:32ensemble
00:55:34Patrick Klugman
00:55:35je voudrais vous entendre
00:55:35on voit qu'Emmanuel Macron
00:55:37aujourd'hui s'adressait
00:55:38à beaucoup de monde
00:55:39à Donald Trump
00:55:39à qui il a lancé cet appel
00:55:40aux français sans doute
00:55:41pour expliquer sa décision
00:55:42et peut-être aussi
00:55:43à la communauté juive française
00:55:45qui pour une partie d'entre elles
00:55:48en tout cas
00:55:48n'a pas forcément compris
00:55:49la décision d'Emmanuel Macron
00:55:51de cette reconnaissance
00:55:53sèche
00:55:53entre guillemets
00:55:54c'est-à-dire d'abord
00:55:54de poser la reconnaissance
00:55:55puis ensuite de dire
00:55:56il faudra le retour des otages
00:55:58il faudra évidemment
00:55:59le désarmement du Hamas
00:56:00sur ce point
00:56:01en expliquant
00:56:02aujourd'hui
00:56:03que c'est un point de départ
00:56:04à la reconnaissance
00:56:05qu'il y aura ensuite
00:56:06un plan de paix
00:56:07avec à la fin
00:56:08la reconnaissance
00:56:10finalement
00:56:10puisqu'il dit même
00:56:11l'état de Palestine
00:56:12sera réellement créé
00:56:13le jour où l'état d'Israël
00:56:14le reconnaît
00:56:16c'est-à-dire sous-entendu
00:56:17c'est pas aujourd'hui
00:56:17l'état de Palestine
00:56:18est-ce qu'il vous a rassuré
00:56:20sur ce point ?
00:56:21les français juifs
00:56:22ont les mêmes difficultés
00:56:24que le reste de nos compatriotes
00:56:26à comprendre
00:56:26la pensée présidentielle
00:56:27pourquoi ?
00:56:28loin de moi l'idée
00:56:29de créer des catégories
00:56:29pardon si ma question
00:56:30n'était pas claire
00:56:31mais je...
00:56:31votre question était très claire
00:56:32mais le fait est que
00:56:34la pensée présidentielle
00:56:35sur ce sujet
00:56:36n'a cessé d'évoluer
00:56:38Emmanuel Macron
00:56:39commence par dire
00:56:40je vais reconnaître
00:56:42l'état de Palestine
00:56:43puis il dit
00:56:44je le reconnaîtrai
00:56:45mais attention
00:56:45j'ai été mal compris
00:56:46il nous fait une série de pruites
00:56:48trilingues
00:56:49arabes, anglais, français
00:56:50hébreux
00:56:51donc quadrilingues
00:56:52pour dire
00:56:53mais attention
00:56:53je ne le ferai
00:56:54que quand le Hamas
00:56:55ne sera plus là
00:56:56que quand les otages
00:56:57seront libérés
00:56:59et puis la situation
00:57:01s'est dégradée
00:57:02et puis il a évolué
00:57:04et on n'a rien compris
00:57:05à ce qu'il s'est passé
00:57:07et à ce timing
00:57:08sachant que dans le tout dernier moment
00:57:11quand le président
00:57:11a souhaité s'adresser
00:57:13aux représentants
00:57:14de la communauté juive
00:57:15il a dit
00:57:15mais rassurez-vous
00:57:16je rajoute
00:57:17de la conditionnalité
00:57:18il a expliqué sa démarche
00:57:20dans cet entretien
00:57:22il y a quelques instants
00:57:22il dit en fait
00:57:23ce qui m'a forcé
00:57:24à accélérer aujourd'hui
00:57:26c'est l'accélération
00:57:28de la colonisation
00:57:29en Cisjordanie
00:57:29qui fait que
00:57:30si on n'agit pas aujourd'hui
00:57:31demain
00:57:32il n'y aura de fait
00:57:33plus de palestiniens
00:57:34et c'est surtout
00:57:35l'opération offensive
00:57:36d'Israël
00:57:37contre la ville de Gaza
00:57:39qu'il qualifie
00:57:41de grave erreur
00:57:43c'est ça l'urgence
00:57:44j'entends tout ce que vous dites
00:57:46mais le fait
00:57:47est que la parole présidentielle
00:57:49se marche sur elle-même
00:57:51tout le temps
00:57:52et donc on a du mal
00:57:53à la comprendre
00:57:53y compris
00:57:54quand il est dans une démarche
00:57:55de négociation
00:57:56à la base
00:57:56il voulait embarquer
00:57:57souvenez-vous
00:57:58au début
00:57:58il voulait embarquer
00:57:59tout cela
00:58:00dans un vaste mouvement
00:58:01de reconnaissance mutuelle
00:58:02les pays arabes
00:58:03reconnaîtraient Israël
00:58:04Israël reconnaîtrait
00:58:05l'état de Palestine
00:58:06et tout ça souffrait
00:58:07sous l'égide de la France
00:58:08c'était ça son plan initial
00:58:09on n'en est plus là du tout
00:58:11donc ce que je veux dire par là
00:58:12c'est qu'on a du mal
00:58:14à suivre
00:58:14où il en est
00:58:15et ce qu'il veut faire
00:58:16par ailleurs
00:58:17il y a un constat
00:58:18le constat que dresse
00:58:19le président de la république
00:58:20sur la situation
00:58:21et je pense
00:58:22assez lucide
00:58:24sur la situation à Gaza
00:58:25et je crois
00:58:26qu'aucun esprit
00:58:27sérieux
00:58:28ne peut
00:58:29le démentir
00:58:30quant au plan
00:58:32d'Emmanuel Macron
00:58:32excusez-moi
00:58:34on n'y comprend rien
00:58:35il dit
00:58:36on a un formidable plan
00:58:37c'est quoi un plan ?
00:58:38c'est le feu
00:58:39première étape
00:58:40c'est le feu
00:58:40libération des otages
00:58:41deuxième étape
00:58:42mise en place
00:58:43d'une autorité de transition
00:58:44à Gaza
00:58:44sous mandat de l'ONU
00:58:46troisième étape
00:58:46définition d'un territoire
00:58:48palestinien
00:58:49par une négociation
00:58:50ça c'est pas clair
00:58:50ça ne veut rien dire
00:58:52il dit
00:58:52on va confier
00:58:53à la jeunesse palestinienne
00:58:55c'est qui
00:58:55c'est quoi
00:58:56quel territoire
00:58:57quelle gouvernance
00:58:58que devient l'autorité
00:58:59de palestinienne
00:59:00il dit
00:59:00elle va être en partie responsable
00:59:02on n'y comprend rien
00:59:04moi je suis avocat
00:59:06je n'y comprends rien
00:59:09bon
00:59:10vous avez tout à fait
00:59:11les facultés intellectuelles
00:59:12pour comprendre
00:59:12quand vous voulez
00:59:13bien entendu
00:59:14oui mais là
00:59:14j'aurais voulu comprendre
00:59:15je vous assure
00:59:16que j'ai fait des efforts
00:59:16écoutez
00:59:16moi qui ne suis pas avocat
00:59:18donc qui n'ai pas
00:59:19les mêmes qualités
00:59:19il y a des choses
00:59:21que j'ai compris
00:59:21quand même
00:59:22dans ce qu'il a dit
00:59:22comment on fait
00:59:23selon le président
00:59:24non
00:59:25ce qui est clair
00:59:27d'abord
00:59:28c'est que quand on dit
00:59:28vous le dites
00:59:30et ça correspond
00:59:30à une réalité
00:59:31quand on dit
00:59:32tout ça
00:59:33est extraordinairement
00:59:34confus
00:59:35et on ne sait pas
00:59:37exactement
00:59:37qui peut faire quoi
00:59:38avec quelle chance
00:59:38d'y réussir
00:59:39bon
00:59:39franchement
00:59:41si la situation
00:59:42était simple
00:59:42dans cette région du monde
00:59:44et en particulier
00:59:44entre Israël
00:59:45et les palestiniens
00:59:46depuis le temps
00:59:47on le saurait
00:59:48et ceux qui présentent
00:59:50des positions
00:59:51trop claires
00:59:53sont en général
00:59:54ceux qui oublient
00:59:55une partie
00:59:56délibérément
00:59:56des deux côtés
00:59:57une partie
00:59:58de la réalité
00:59:59on ne peut pas
01:00:00parler simplement
01:00:01de la question
01:00:02d'Israël
01:00:03et de la Palestine
01:00:03parce que c'est
01:00:04la chose au monde
01:00:05la plus complexe
01:00:07la plus obscure
01:00:07et la plus difficile
01:00:08à régler
01:00:09c'est
01:00:10mais d'ailleurs
01:00:11c'est d'ailleurs
01:00:12c'est d'ailleurs
01:00:12si vous me permettez
01:00:14je vais vous surprendre
01:00:15je pense que ce plan
01:00:16pêche par une chose
01:00:17dramatique
01:00:18qui est une des conséquences
01:00:19dramatiques
01:00:20des accords d'Oslo
01:00:21quel bénéfice
01:00:23concret
01:00:23demain matin
01:00:24pour les palestiniens
01:00:26quels bénéfices
01:00:27vont-ils en retirer
01:00:28et s'ils n'en retirent
01:00:29rien monsieur Duhamel
01:00:30et vous allez me rejoindre
01:00:31c'est une catastrophe
01:00:32parce que les palestiniens
01:00:34à qui on aura
01:00:35orné cette reconnaissance
01:00:37de tous les symboles
01:00:38du monde
01:00:38vont se radicaliser
01:00:39encore plus
01:00:40je ne parle pas
01:00:41de ceux de Gaza
01:00:41qui sont déjà
01:00:42aux mains du Hamas
01:00:42mais des autres
01:00:43et moi j'aurais voulu
01:00:45que cette reconnaissance
01:00:46soit accompagnée
01:00:47de mouvements concrets
01:00:48qui améliorent
01:00:49le sort des palestiniens
01:00:50au moins ceux
01:00:51de Cisjordanie
01:00:51Patrick Klugeman
01:00:52Alain Duhamel
01:00:53Chinelle
01:00:53que Marie Chantret
01:00:53la chef du service politique
01:00:54de BFM
01:00:55vient de nous rejoindre
01:00:55je voudrais qu'on revienne
01:00:56sur un autre passage
01:00:57qui a d'ailleurs été
01:00:58un passage relativement long
01:01:00dans cet entretien
01:01:01sur la situation en France
01:01:02et sur la hausse
01:01:03de l'antisémitisme
01:01:04en France
01:01:05voici précisément
01:01:06ce qu'a dit Emmanuel Macron
01:01:07mais qu'on voit bien
01:01:09des discours à l'extrême gauche
01:01:10qui sont intolérables
01:01:11en termes d'antisémitisme
01:01:13aujourd'hui
01:01:13et qui divisent
01:01:15la République
01:01:16pour ça que moi
01:01:16j'invite à toutes ces forces
01:01:17quand elles croient
01:01:18à la République
01:01:19à être dans l'esprit
01:01:20de responsabilité
01:01:21on n'a pas le droit
01:01:22parce que quelqu'un
01:01:23a un nom
01:01:24parce que quelqu'un
01:01:25porte une kippa
01:01:26parce qu'on pense
01:01:26que quelqu'un
01:01:27pourrait être juif
01:01:28de l'essentialiser
01:01:30On ne laissera rien passer
01:01:32dit Emmanuel Macron
01:01:33au sujet de l'antisémitisme
01:01:34qui vise donc
01:01:35l'extrême gauche
01:01:36il prend soin
01:01:36de ne citer personne
01:01:38aucun parti
01:01:39aucun responsable politique
01:01:40Alain Doamel
01:01:41Bon d'abord il a raison
01:01:42On a une idée
01:01:43de la personne à qui il pense
01:01:44Oui mais bien entendu
01:01:45il pense
01:01:47à Jean-Luc Mélenchon
01:01:49il pense
01:01:50à son parti
01:01:52etc.
01:01:53Bien entendu
01:01:53il ne le dit pas
01:01:54et je pense qu'il a raison
01:01:55de ne pas le dire
01:01:56Pourquoi ?
01:01:56Parce que si
01:01:57il le disait
01:01:57ça signifierait
01:01:58que le président
01:01:59de la République
01:02:00entre dans la bataille
01:02:01politique directe
01:02:03d'affrontement
01:02:03et à un an et demi
01:02:06de l'élection présidentielle
01:02:07ça prendrait un sens
01:02:08qui est le contraire
01:02:09et de ce qu'on doit faire
01:02:11et de ce que lui
01:02:12de son point de vue
01:02:13a envie de faire
01:02:14mais
01:02:15qui est aujourd'hui
01:02:17une montée
01:02:17de l'antisémitisme
01:02:18malheureusement
01:02:19c'est vrai
01:02:20que les partis
01:02:24les plus à gauche
01:02:25aient une position
01:02:27en permanence
01:02:28je ne dirais pas
01:02:29antisémite
01:02:30je dirais
01:02:31totalement pro-palestinienne
01:02:35ce qui
01:02:36inévitablement
01:02:38entraîne
01:02:38des dérapages antisémites
01:02:39évidemment
01:02:40on ne peut pas être
01:02:40totalement quelque chose
01:02:42sans que ce soit
01:02:43au détriment
01:02:43de quelqu'un d'autre
01:02:44On pourrait considérer
01:02:46que c'est le gouvernement
01:02:46de Benjamin Netanyahou
01:02:48et pas la religion
01:02:48qui est en cause
01:02:50Mais le gouvernement
01:02:51il est mis en cause
01:02:53très clairement
01:02:54la religion
01:02:55si on arrivait
01:02:57à distinguer vraiment
01:02:59religion
01:03:00état
01:03:02conviction
01:03:03appartenance
01:03:05partisane
01:03:05ça se saurait
01:03:07et ça n'est pas le cas
01:03:08et ça n'est pas possible
01:03:09Bon
01:03:10il est
01:03:11dans son rôle
01:03:12sur un point
01:03:13évident
01:03:13enfin en tout cas
01:03:14évident à mes yeux
01:03:14il est sur un point
01:03:16c'est que
01:03:17le rôle du président
01:03:18c'est d'essayer
01:03:18de maintenir
01:03:19un sentiment
01:03:20d'unité
01:03:21Bon
01:03:22cette unité
01:03:23il faut bien dire
01:03:23qu'en ce moment
01:03:24elle est mise à mal
01:03:26elle est mise à mal
01:03:27réellement
01:03:27mais
01:03:28il a parlé
01:03:30je trouve
01:03:31beaucoup
01:03:31de l'extrême gauche
01:03:33et un peu
01:03:34de l'islamisme
01:03:36et moi
01:03:37j'aurais parlé
01:03:38davantage de l'islamisme
01:03:39et un peu moins
01:03:40de l'extrême gauche
01:03:41parce que ça a un côté
01:03:42bouc émissaire politique
01:03:45alors qu'il y a un côté
01:03:46une dimension
01:03:47d'une forme
01:03:49de fanatisme
01:03:51qui existe
01:03:51et en tout cas
01:03:53quand il célèbre
01:03:54et c'est son rôle
01:03:55c'est le rôle
01:03:55de tout président
01:03:56quel qu'il soit
01:03:57quand il célèbre
01:03:58l'unité nationale
01:03:59il est là pour ça
01:04:00si j'ose dire
01:04:01mais enfin
01:04:02pour reprendre
01:04:03la définition
01:04:03la plus célèbre
01:04:04qui est celle
01:04:05de Renan
01:04:06c'est-à-dire
01:04:07le vouloir vivre ensemble
01:04:09de ma vie
01:04:11je n'ai jamais eu
01:04:12le sentiment
01:04:12qu'il y avait aussi
01:04:13peu de français
01:04:13qui voulaient
01:04:14appliquer cette devise
01:04:16Marie Chantray
01:04:17oui vous soulignez
01:04:18à juste titre
01:04:18qu'il ne nomme pas
01:04:19il ne cite pas
01:04:20Jean-Luc Mélenchon
01:04:21il ne cite pas
01:04:22la France insoumise
01:04:23volonté sans doute
01:04:24de rester au-dessus
01:04:25de la mêlée
01:04:26certains de ses ministres
01:04:27son entourage
01:04:28ses plus proches
01:04:29ne se privent pas
01:04:31pour le faire
01:04:32devant les caméras
01:04:33ou hors caméras
01:04:34vous disiez
01:04:35il veut l'unité
01:04:36il dit aussi
01:04:37et c'est son credo
01:04:38en préparant
01:04:38cette reconnaissance
01:04:39de l'état de Palestine
01:04:40la paix là-bas
01:04:41l'unité ici en France
01:04:43pour le moment
01:04:43force est de constater
01:04:44qu'il n'a
01:04:45ni l'une
01:04:46ni l'autre
01:04:46et c'est bien ça
01:04:47le problème aujourd'hui
01:04:48du chef de l'état
01:04:50il y avait cette volonté
01:04:51de clarifier
01:04:51il y a aussi répondu
01:04:52à Patrick Sos
01:04:53sur son absence
01:04:54très critiquée
01:04:55lors de la marche
01:04:56contre l'antisémitisme
01:04:58en novembre 2023
01:05:00il parle de faux procès
01:05:02qui lui est fait aujourd'hui
01:05:03mais aujourd'hui
01:05:04force est de constater aussi
01:05:05que dans la communauté juive
01:05:08l'une des plus importantes
01:05:09d'Europe ici
01:05:10sur le territoire national
01:05:11français
01:05:12cette absence
01:05:13la plus importante
01:05:14cette absence
01:05:15n'est toujours pas comprise
01:05:18est-ce que
01:05:18le terme
01:05:20utilisé ce soir
01:05:21par Emmanuel Macron
01:05:22de faux procès
01:05:23suffira-t-il ?
01:05:24j'en doute
01:05:25je pense que très clairement
01:05:26il y a besoin peut-être
01:05:27d'aller plus loin
01:05:28sur la charge
01:05:28encore une fois
01:05:29sans citer personne
01:05:30aucun parti
01:05:30aucun responsable politique
01:05:32mais de l'extrême gauche
01:05:33les discours à l'extrême gauche
01:05:36qui sont intolérables
01:05:37en termes d'antisémitisme
01:05:38vous pourriez reprendre
01:05:39ces mots-là
01:05:39du chef de l'État ?
01:05:41je les ai repris
01:05:42comme à peu près
01:05:43toutes les personnes
01:05:44qui de près ou de loin
01:05:45ont attrait à la lutte
01:05:46contre l'antisémitisme
01:05:47ce qui a changé
01:05:49dans notre pays
01:05:50c'est qu'il y a
01:05:51un parti politique
01:05:53qui a décidé
01:05:54non pas d'embrasser
01:05:55la cause palestinienne
01:05:56parce que ça
01:05:56c'est une option
01:05:57qui est respectable
01:05:58mais de le faire
01:06:00d'une manière
01:06:01qui prend systématiquement
01:06:03pour cible
01:06:04les compatriotes
01:06:05de confession juive
01:06:06et ils l'ont fait
01:06:08délibérément
01:06:09et on peut le voir
01:06:11et j'invite tout le monde
01:06:12à faire ce constat
01:06:13lors de la campagne
01:06:14aux élections européennes
01:06:15où la LFI
01:06:16a mis l'accent
01:06:17uniquement sur la question
01:06:19du génocide
01:06:21à Gaza
01:06:21ça a eu
01:06:22une conséquence dramatique
01:06:24et vous voyez
01:06:24à ce moment-là
01:06:25un pic
01:06:26une explosion
01:06:26des attaques
01:06:27aux sémites
01:06:28avec évidemment
01:06:29la situation dramatique
01:06:30de cette petite fille
01:06:31violée à courbe voie
01:06:32de 12 ans
01:06:33donc on voit bien
01:06:34la conséquence
01:06:35entre les discours
01:06:36ce qui a changé
01:06:37il y a toujours
01:06:38une intimité
01:06:38mais il a toujours
01:06:39été résiduel
01:06:40il y a un groupe politique
01:06:41il y a un parti politique
01:06:43qui en a fait
01:06:43une partie de sa propagande
01:06:45pour des raisons
01:06:45purement électoralistes
01:06:47parce qu'ils pensent
01:06:48que quand ils tapent
01:06:49sur les français juifs
01:06:50ça leur amène
01:06:50des voix ailleurs
01:06:51Alain Doamel
01:06:51il ne faut pas oublier
01:06:53qu'il y a des partis
01:06:54qui prennent des positions
01:06:55il y a aussi
01:06:58des religions
01:06:59ou qui prennent des positions
01:07:00et qu'il y a
01:07:01surtout
01:07:02et à mes yeux
01:07:03c'est ça l'essentiel
01:07:03toute une partie
01:07:05par exemple
01:07:05des jeunes
01:07:06essentiellement
01:07:07des jeunes
01:07:08qui eux
01:07:09se prennent de passion
01:07:10pas simplement
01:07:11parce que c'est un parti
01:07:12qui leur donne un signal
01:07:13c'est parce qu'ils s'identifient
01:07:15d'eux-mêmes
01:07:16et je trouve
01:07:16qu'on n'en parle pas assez
01:07:17on parle trop des partis
01:07:18et pas assez
01:07:19des jeunes en tant que tels
01:07:21ils sont très nombreux
01:07:22à embrasser cette cause
01:07:25exactement
01:07:26comme il y a 40 ans
01:07:28des mêmes jeunes
01:07:29pas des mêmes jeunes
01:07:30leurs parents
01:07:30ou leurs grands-parents
01:07:31voulaient faire la même chose
01:07:34à propos de la guerre du Vietnam
01:07:36et des Etats-Unis
01:07:37ce sont des passions
01:07:38dans une génération
01:07:40c'est pas simplement
01:07:40un parti politique
01:07:41et il ne faut pas du tout
01:07:44réduire un parti politique
01:07:46parce que ça n'est pas la réalité
01:07:47merci beaucoup Alain De Hamel
01:07:49et merci à tous les trois
01:07:50bonsoir Maxime Switek
01:07:51vous êtes là pour nous présenter
01:07:52le sommaire du 20h
01:07:52on va revenir
01:07:53on continue à débriefer
01:07:54évidemment cette interview
01:07:55c'est l'événement de la soirée
01:07:56on est là avec l'équipe du 20h
01:07:57pour débriefer cette interview
01:07:58d'Emmanuel Macron
01:07:59et avant de vous retrouver
01:07:59dans une poignée de secondes
01:08:00on va réécouter précisément
01:08:01ce qu'a dit Emmanuel Macron
01:08:02en réponse à Donald Trump
01:08:04qui l'avait accusé
01:08:04cet après-midi
01:08:05à la tribune de l'ONU
01:08:06d'offrir une récompense
01:08:08au Hamas
01:08:08en reconnaissant la Palestine
01:08:09c'est totalement faux
01:08:12de dire que c'est une récompense
01:08:13au Hamas
01:08:13c'est la seule manière
01:08:14d'isoler le Hamas
01:08:15et je vais même plus loin
01:08:17le Hamas a pris
01:08:18cette place à Gaza
01:08:19poussée aussi par certains
01:08:21pour réduire l'influence
01:08:22de l'autorité palestinienne
01:08:24et rendre impossibles
01:08:25les deux états
01:08:25pour éviter que ce soit
01:08:26la même autorité palestinienne
01:08:28en Cisjordanie
01:08:29par un gouvernement israélien
01:08:30précédent
01:08:30vous ne le faites pas
01:08:31je vous le dis pour vous
01:08:32et à Gaza
01:08:32donc c'est l'inverse
01:08:34ce qu'on fait
01:08:34j'ajoute à ça
01:08:36que par ce mouvement
01:08:38qu'on a déclenché
01:08:38par notre travail
01:08:39de ces derniers mois
01:08:40parce que c'est
01:08:41comme vous l'avez compris
01:08:42c'est un processus
01:08:42qui a commencé
01:08:43il y a plusieurs mois
01:08:44et qui va durer
01:08:45on est en train
01:08:46d'isoler le Hamas
01:08:47c'est le seul moyen
01:08:48d'isoler le Hamas
01:08:48il y en a un
01:08:49qui peut faire quelque chose
01:08:50c'est le président américain
01:08:52et pourquoi il peut le faire
01:08:53davantage que nous
01:08:54parce que nous
01:08:54nous ne livrons pas d'armes
01:08:56qui permettent
01:08:57de mener la guerre à Gaza
01:08:57nous ne livrons pas
01:08:58d'équipements
01:08:59qui permettent
01:08:59de faire la guerre à Gaza
01:09:00les Etats-Unis
01:09:01d'Amérique
01:09:02oui
01:09:02et moi je vois un président américain
01:09:04qui est mobilisé
01:09:08et régler cette conflit
01:09:09qui veut le prix Nobel de la paix
01:09:10le prix Nobel de la paix
01:09:12n'est possible
01:09:12que si vous arrêtez ce conflit
01:09:13et donc il faut faire pression
01:09:15sur le gouvernement d'Israël
01:09:16pour qu'il arrête
01:09:17qu'il cesse le conflit à Gaza
01:09:19qu'on puisse enfin libérer
01:09:21les 48 otages
01:09:22qu'on puisse enfin réouvrir
01:09:24les routes de l'aide humanitaire
01:09:26sauver des vies
01:09:26d'enfants
01:09:27de femmes
01:09:28d'hommes
01:09:28et de personnes âgées
01:09:29c'est possible
01:09:30il n'y a pas de fatalité
01:09:31il faut juste de la volonté
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