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  • il y a 1 an
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Oui, effectivement, à la place de la République, il reste encore quelques milliers de personnes qui sont ici sur la place.
00:00:07Mais je ne vais pas vous mentir, l'arrivée de la pluie a forcément fait fuir une partie des manifestants.
00:00:12Aujourd'hui, on a quand même connu ici un moment assez fort avec une place quasiment pleine,
00:00:18avec énormément de jeunes qui sont venus manifester ici sur cette place de la République.
00:00:25On y a vu des drapeaux un peu de tous horizons, on a vu des drapeaux de la France insoumise,
00:00:30on a vu des drapeaux d'extinction-rébellion, de révolution permanente.
00:00:35Il y a aussi des drapeaux que vous pouvez voir en ce moment même sur les images des jeunes communistes ou encore de la Palestine.
00:00:41Parce qu'un rendez-vous était prévu ici à 17h30 en faveur de la Palestine également, ce qui a ajouté d'autres manifestants.
00:00:49Et puis, tout au long de cette journée, il n'y a pas d'incident que l'on peut évoquer ici sur la place de la République.
00:00:56Il faut dire qu'il y avait un dispositif des forces de l'ordre très important,
00:01:00avec des forces de l'ordre tout autour de la place à chaque entrée, à chaque sortie,
00:01:04puisque c'est comme ça qu'a été déterminé le plan d'action ici pour les forces de l'ordre,
00:01:09avec une moitié de la place pour les entrées, une moitié de la place pour les sorties.
00:01:13Et là, vous pouvez voir sur les images de mon collègue à la caméra,
00:01:16que beaucoup de manifestants essaient justement de sortir de cette place avec une sortie au compte-gouttes,
00:01:23puisque le but, évidemment, c'est d'éviter d'avoir des manifestations sauvages.
00:01:27Alors, je suis allé un peu leur parler, justement, à ces manifestants qui s'en vont,
00:01:30pour savoir s'ils partent définitivement ou s'il y a un autre lieu de rendez-vous désormais.
00:01:35Et pour certains, la direction est prise, c'est celle de la place des fêtes.
00:01:39Pour d'autres, c'est direction à la maison.
00:01:42Voilà, donc pour les dernières informations sur place, place de la République.
00:01:45A Paris, bonsoir à tous.
00:01:47Ravi de vous retrouver.
00:01:48Un immeuble en flamme en plein cœur de la capitale, c'est l'une des images du jour.
00:01:52En marge de ce mouvement, bloquons tout.
00:01:54Un restaurant a donc été partiellement incendié cet après-midi.
00:01:57Pas de victime, heureusement.
00:01:58Il pourrait s'agir d'un acte involontaire provoqué par un tir de la police.
00:02:02C'est ce que dit la procureure de Paris.
00:02:04On va y revenir dans un instant, notamment avec le député de Paris, Sylvain Maillard.
00:02:08Il est élu dans la circonscription où a eu lieu cet incendie.
00:02:11Et en France, des centaines d'actions depuis ce matin.
00:02:14La grande majorité dans le calme.
00:02:16175 000 manifestants au total.
00:02:19Là aussi, ce sont les chiffres officiels, les chiffres du ministère de l'Intérieur.
00:02:22Et c'est davantage que ce qui était prévu.
00:02:24De cela aussi, nous allons parler.
00:02:26Il y a également eu des tensions et même des affrontements, parfois, avec les forces de l'ordre.
00:02:30Les équipes de BFM sont sur place.
00:02:32On ira à Nantes, on ira à Lyon, on ira dans la capitale également.
00:02:35On donnera la parole à ceux qui soutiennent ce mouvement, comme Olivier Besancenot, qui sera avec nous tout à l'heure.
00:02:40À ceux qui le critiquent également, comme Daniel Cohn-Bendit.
00:02:43On recevra l'ancien préfet de police, Didier Lallement.
00:02:48Voilà donc pour les principales images du jour.
00:02:50Dans quelques minutes, on suivra également, vous le voyez en bas de votre écran,
00:02:53le premier déplacement du nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu,
00:02:56qui va se rendre à la cellule de crise du ministère de l'Intérieur,
00:03:00qui suit les derniers développements de cette journée bloquant tout.
00:03:03Il va y retrouver un certain Bruno Retailleau,
00:03:05ministre démissionnaire de l'Intérieur et patron des Républicains.
00:03:10Pour évoquer donc le premier bilan de cette journée de blocage,
00:03:13j'ai le plaisir d'accueillir Dominique Rizet, consultant police-justice de BFM TV.
00:03:17Bonsoir et bienvenue.
00:03:18À vos côtés, Alexandra González, la chef adjointe du service police-justice.
00:03:21Bienvenue également.
00:03:22Marie Chantret, la chef du service politique de BFM est là.
00:03:25Bonsoir Marie.
00:03:26Face à vous, Sylvain Maillard, député ensemble pour la République de Paris.
00:03:30Vous êtes élu donc dans la circonscription.
00:03:32Il a eu lieu tout à l'heure cet incendie dans le quartier des Halles de Châtelet,
00:03:35dans le cœur historique de Paris.
00:03:37Bonsoir et à vos côtés, Laurent Jacobelli, député de Moselle,
00:03:40porte-parole du Rassemblement national, Sylvain Maillard.
00:03:43Cette image, tout d'abord de cet incendie, de cette brasserie
00:03:46qui a été partiellement ravagée par les flammes tout à l'heure,
00:03:49Laure Bécot, la procureure de Paris, dit
00:03:51une enquête est ouverte.
00:03:53Tout d'abord, il pourrait s'agir d'un acte involontaire,
00:03:56d'un tir de force de l'ordre.
00:03:57Quelles sont les informations dont vous, vous disposez tout d'abord ?
00:04:00Je n'ai malheureusement pas beaucoup plus d'informations que ce que vous avez dit.
00:04:03En tout cas, il semble qu'il n'y ait pas de blessés ni de victimes.
00:04:06Fort heureusement, mais pourquoi, que ce soit un tir des forces de police
00:04:13ou bien que ce soit des manifestants qui est avec des bombes lacrymogènes,
00:04:17c'est parce qu'il y a une sorte d'émeute devant ce bar.
00:04:21C'est un moment de tension à ce moment-là, entre forces de l'ordre et manifestants.
00:04:24Exactement, un moment de tension forte avec une provocation envers les policiers.
00:04:30Donc on n'a pas beaucoup plus d'informations.
00:04:32Mais je voudrais juste dire aussi, vraiment, évidemment, ma solidarité avec tout cet immeuble
00:04:38et qu'ils vont retrouver leurs habitations totalement détruites
00:04:43et on ne peut être que solidaires, alors qu'ils n'ont rien fait,
00:04:47tout simplement parce qu'il y a des émeutes, une jacquerie en bas de chez eux.
00:04:51Une jacquerie, vous dites ?
00:04:51Oui, une jacquerie.
00:04:52Et je voudrais dire aussi, je suis vraiment extrêmement choqué
00:04:56parce que la France Insoumise, même s'ils font le tour de vos plateaux,
00:05:02pousse les jeunes, les lycéens, entre autres à Paris, à sortir des cours
00:05:07et aller faire en sorte de caillasser, de taper, d'être dans les manifestations des jeunes de 16 ans,
00:05:14manifestations en pleine semaine pour attaquer des policiers, pour casser ceci, cela.
00:05:19Je suis profondément choqué, vraiment profondément choqué qu'un parti politique appelle,
00:05:24organise, organise des manifestations, aller chercher des jeunes dans leur lycée.
00:05:29On entend vos propos, Sylvain Maillard, toute petite précision,
00:05:30je ne sais pas si les Insoumis font le tour des plateaux de BFM TV,
00:05:32ils sont reçus comme tous les partis politiques, comme vous l'êtes,
00:05:35comme est le porte-parole du Rassemblement National à vos côtés.
00:05:38Je souligne simplement, sur ce point-là, nous recevons tous les partis politiques.
00:05:41C'est juste la stratégie d'expliquer calmement les locations,
00:05:46mais d'aller chercher des jeunes directement dans les lycées,
00:05:49et c'est le cas, entre autres, dans le 12e arrondissement de Paris,
00:05:52pour qu'ils puissent aller manifester ou caillasser, entre autres,
00:05:55des dépendances du ministère de l'Intérieur, je trouve ça profondément scandaleux.
00:05:58Alexandra González, on va parler des arrestations dans un instant,
00:06:01des violences, des affrontements aussi.
00:06:03D'abord, si on dézoome un tout petit peu, il est 18h55 précisément,
00:06:07on annonçait à la mi-journée, je dis « on », c'est le ministère de l'Intérieur,
00:06:11des chiffres de 30 000 personnes participant dans l'ensemble à cette journée,
00:06:14ce qui pouvait sembler comme un chiffre assez bas.
00:06:17La barre a remonté depuis, on est à 175 000 désormais sur l'ensemble de la France, c'est ça ?
00:06:22Oui, en fait, on nous explique que ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu ces actions ce matin,
00:06:27ces blocages avec des manifestants qui étaient très organisés,
00:06:31qui sont très activistes, très militants,
00:06:34et donc là, le chiffrage du ministère de l'Intérieur était aux alentours de 30 000,
00:06:4029 000 participants,
00:06:42et dans l'après-midi ont eu lieu un certain nombre de manifestations,
00:06:46pour la plupart dans le calme, il faut le souligner,
00:06:49elles se sont relativement bien déroulées,
00:06:51avec des forces de l'ordre qui étaient présentes,
00:06:53et qui ont probablement aidé aussi à ce que tout se passe
00:06:57sans trop de troubles à l'ordre de public,
00:07:01malgré quelques tensions à Paris, à Rennes ou à Toulouse,
00:07:04et ces manifestations ont été de plus grande ampleur,
00:07:09en tout cas plus que prévu par le renseignement,
00:07:12avec des jeunes qui sont venus dans ces cortèges.
00:07:16Voilà, on me signale que Sébastien Lecornu vient de quitter ses nouveaux logements de Matignon,
00:07:22et qu'il part donc pas très loin de là,
00:07:24et il n'en a pas pour très longtemps pour son premier déplacement de Premier ministre,
00:07:27pour aller au ministère de l'Intérieur, Place Beauvau,
00:07:30où il va visiter la cellule de crise,
00:07:33qui depuis ce matin surveille justement l'ensemble du territoire lié à cette journée.
00:07:38Bloquant tout, il va retrouver le ministre de l'Intérieur des missionnaires, Bruno Retaillon,
00:07:41suivra son intervention dans quelques minutes.
00:07:44175 000 personnes, Alexandra,
00:07:46l'une des questions qu'on se pose depuis des semaines et des semaines,
00:07:49c'est le profil des personnes qui aujourd'hui sont descendues dans la rue,
00:07:52est-ce qu'on y voit un tout petit peu plus clair ?
00:07:54Alors, ce matin, je vous le disais,
00:07:56c'était vraiment une frange assez activiste, assez organisée,
00:08:00qui était derrière ces blocages,
00:08:03derrière ces actions, ces rassemblements.
00:08:07Cet après-midi, la coloration était un peu plus syndicale,
00:08:12avec beaucoup plus de jeunes que dans la matinée,
00:08:15beaucoup de lycéens, nous dit-on,
00:08:17qui sont venus manifester aux côtés des autres personnes,
00:08:21des lycéens qui n'avaient pas forcément prévu,
00:08:24nous dit-on, de venir dans ces manifestations,
00:08:27et qui, d'après le ministère de l'Intérieur,
00:08:30sont venus parce que les insoumis auraient lancé des appels
00:08:34sur les réseaux sociaux.
00:08:35C'est le ministre de l'Intérieur qui l'a indiqué ainsi.
00:08:37Laurent Jacobelli, je rappelle que le Rassemblement national
00:08:39n'appelait pas à participer à cette journée.
00:08:42Est-ce que vous dites ce soir,
00:08:43c'est un succès, 175 000 personnes,
00:08:46et il faut aussi entendre ce qui s'est passé aujourd'hui ?
00:08:48C'est un échec total.
00:08:49C'est un échec.
00:08:49C'est un échec total parce qu'il y a eu des scènes de violence,
00:08:51il y a eu des affrontements contre la police,
00:08:54il y a un incendie, alors qu'il soit lié à une roquette,
00:08:56enfin, voilà, mais c'est eux qui en sont à l'origine,
00:08:58quoi qu'il en soit.
00:08:59Une roquette, non, sans doute pas.
00:09:00Vous avez des roquettes ?
00:09:01Non, non, pas une roquette.
00:09:02Je suis pas grave.
00:09:03On n'est pas à Kiev.
00:09:05Excusez-moi pour le lapsus,
00:09:07mais ce que je veux dire, c'est pas l'enthousiasme,
00:09:09c'est la tristesse de voir ce genre de scènes désolantes.
00:09:11Les premières intentions étaient probablement légitimes.
00:09:15Pendant que vous parlez, Éric Lombard,
00:09:16l'encore ministre de l'économie,
00:09:18qu'il sera d'ailleurs peut-être toujours,
00:09:19qui arrive lui aussi à cette réunion.
00:09:22Un certain nombre de gens avaient exprimé leurs doutes
00:09:25sur leur pouvoir d'achat,
00:09:27sur le matraquage fiscal,
00:09:28sur le fait qu'en France,
00:09:29on ne puisse plus assurer l'avenir de nos enfants.
00:09:31Mais on s'est retrouvés,
00:09:32à cause de la France insoumise,
00:09:34avec beaucoup de foyers de violence,
00:09:36là où on s'attendait parfois à trouver la France du travail,
00:09:38on a trouvé la France des racailles,
00:09:40en noir, qui attaque les policiers.
00:09:42La France insoumise a lancé ses milices
00:09:45dans les rues de France.
00:09:46Le pouvoir qu'elle n'arrive pas à avoir par les urnes,
00:09:49elle essaie de l'avoir par la rue.
00:09:51Est-ce que vous pouvez me citer
00:09:52une demande des gens qui ont manifesté aujourd'hui ?
00:09:55Une demande.
00:09:56On ne sait pas.
00:09:57Le RIC, le pouvoir d'achat,
00:09:58je ne vais pas me faire leur porte-parole,
00:09:59ce n'est pas mon travail.
00:10:01Le départ d'Emmanuel Macron,
00:10:02ce en quoi il vous rejoigne aussi, parfois.
00:10:04Peut-être pas dans la méthode,
00:10:05nous voulons le faire par les élections.
00:10:08Tout cela crée un magma de violence
00:10:09qui n'est plus tolérable.
00:10:10Je voudrais,
00:10:11M. Jacobelli,
00:10:11vous êtes en train de commenter justement
00:10:13les affrontements,
00:10:13je voudrais qu'on en revienne aux faits
00:10:14et aux chiffres avec vous, Alexandra.
00:10:16On a posé le décor de ces 175 000 participants.
00:10:20Le nombre d'interpellations, Alexandra González,
00:10:23le nombre de gardes à vue également,
00:10:25et les faits qui sont reprochés à ces personnes.
00:10:27Oui, alors il y a eu 473 interpellations
00:10:29sur toute la France à l'heure où on se parle,
00:10:32dont 203 à Paris.
00:10:34Sur les gardes à vue,
00:10:36toutes les interpellations ne donnent pas lieu
00:10:38à des gardes à vue.
00:10:38Parfois, il s'agit de simples contrôles d'identité
00:10:41menés par les forces de l'ordre
00:10:43dans ces rassemblements,
00:10:45dans ces manifestations.
00:10:47Il y a pour le moment 339 gardes à vue
00:10:51qui sont en cours,
00:10:53mais ce bilan est complètement évolutif
00:10:55puisque déjà la journée n'est pas terminée,
00:10:59il y a encore des rassemblements qui sont en cours,
00:11:02des dispersions qui n'ont pas eu lieu,
00:11:03et c'est lors des dispersions
00:11:05qu'il peut y avoir plus de tensions
00:11:07que pendant les cortèges.
00:11:10C'est à ce moment-là que souvent,
00:11:12traditionnellement, il y a eu
00:11:13des affrontements plus forts
00:11:15avec les forces de l'ordre.
00:11:16Dominique Rizet, sur le profil des personnes
00:11:18qui ont été arrêtées
00:11:18et qui pour certaines sont toujours
00:11:20en garde à vue,
00:11:21alors qu'on voit que les arrivées se poursuivent,
00:11:23c'est quasiment un conseil des ministres,
00:11:25cette cellule de crise,
00:11:26la ministre de la Culture,
00:11:28qui vient donc également
00:11:29au ministère de l'Intérieur.
00:11:31On nous avait annoncé,
00:11:32là je me tourne vers vous Marie-Chanteret,
00:11:33quelque chose autour de la cellule de crise
00:11:35de Beauvau,
00:11:36c'est presque un conseil des ministres bis ?
00:11:38Oui, parce qu'on parle d'une cellule
00:11:39de crise interministérielle
00:11:41qui concerne plusieurs portefeuilles.
00:11:43On a vu notamment la ministre
00:11:44de l'Éducation démissionnaire,
00:11:46Elisabeth Borne.
00:11:46Et nouveau Premier ministre qui arrive.
00:11:47Et nouveau Premier ministre.
00:11:48Drôle de journée pour Sébastien Lecornu,
00:11:50drôle de premier déplacement également,
00:11:52il faudra le souligner.
00:11:53C'est vrai qu'il y a cette volonté
00:11:55d'avoir voulu peut-être écraser
00:11:57ce mouvement politiquement,
00:11:58d'envoyer un message,
00:11:59même si on le disait hier,
00:12:00il ne faut pas surinterpréter les choses.
00:12:01Mais c'est vrai que tout ça mélangé
00:12:04entre la passation ce midi
00:12:05et cette cellule ce soir,
00:12:07ce déplacement,
00:12:08politiquement, cela interroge...
00:12:10Redonnez-nous le programme officiel
00:12:12de ce qui doit se passer en ce moment
00:12:13en place Beauvau,
00:12:14c'est-à-dire au ministère de l'Intérieur.
00:12:15Un point de situation
00:12:16avec le Premier ministre,
00:12:17qui va être informé au premier rang
00:12:19par le ministre des missionnaires
00:12:20de l'Intérieur, Bruno Retailleau,
00:12:22et une prise de parole
00:12:24du ministre de l'Intérieur lui-même,
00:12:26Bruno Retailleau.
00:12:27À ce que l'on sait, à date,
00:12:30le Premier ministre
00:12:31ne prendrait pas la parole ce soir.
00:12:32Mais un point de situation
00:12:33est vraisemblablement aussi,
00:12:35dans le narratif
00:12:37et dans la sémantique
00:12:38de Bruno Retailleau,
00:12:39sans doute,
00:12:40une accusation en règle
00:12:41contre ces élus insoumis,
00:12:42comme il l'a fait
00:12:43à la mi-journée tout à l'heure.
00:12:44Et on voit qu'en tout cas,
00:12:45tous les poids lourds
00:12:46du gouvernement sont là,
00:12:47du gouvernement des missionnaires.
00:12:49Je rappelle que demain,
00:12:49Sébastien Lecornu
00:12:50doit rencontrer les chefs
00:12:52de la majorité
00:12:52qu'il a déjà rencontrés
00:12:54aujourd'hui.
00:12:56Il a même rencontré
00:12:56Bruno Retailleau.
00:12:57En tant que chef des Républicains,
00:12:58son autre casquette.
00:13:00Il ne se quitte plus.
00:13:01Vous nous dites,
00:13:01a priori,
00:13:02pas de prise de parole ce soir ?
00:13:03C'est ce qu'on nous annonçait
00:13:04il y a quelques minutes.
00:13:05Peut-être que le programme évolue,
00:13:07peut-être que la communication aussi
00:13:08pour installer
00:13:09le nouveau Premier ministre
00:13:11peut changer.
00:13:12Mais à cette heure,
00:13:12les informations qui nous remontent,
00:13:14c'est une prise de parole
00:13:14de Bruno Retailleau seulement.
00:13:16On garde un oeil, évidemment,
00:13:17sur le ministère de l'Intérieur
00:13:18et un autre oeil,
00:13:19ça ne va pas être facile,
00:13:20sur ce qui s'est passé
00:13:20un peu partout aujourd'hui,
00:13:21sur les routes,
00:13:22dans les villes,
00:13:22sur les ronds-points
00:13:27sans interpellation,
00:13:29chiffre encore provisoire.
00:13:31Pardonnez la question,
00:13:32mais est-ce que c'est beaucoup
00:13:32pour une journée
00:13:33comme celle-ci,
00:13:35si on se compare,
00:13:36par exemple,
00:13:36on va beaucoup parler de ça
00:13:37ce soir sans doute,
00:13:38aux Gilets jaunes
00:13:39il y a quelques années ?
00:13:39Oui, c'est beaucoup,
00:13:40parce que là,
00:13:41le dispositif des forces de l'ordre,
00:13:43les policiers et gendarmerie,
00:13:45étaient proportionnés,
00:13:48donc 80 000 forces de l'ordre,
00:13:50et il y a eu quand même
00:13:51beaucoup d'interpellations,
00:13:52ça fait beaucoup de monde.
00:13:53Donc, ça ne veut pas dire...
00:13:54Ça fait un policier ou un gendarme
00:13:55pour deux manifestants,
00:13:55je vous donne juste le rassure.
00:13:56Il y a 473 interpellations,
00:13:57dont 203 à Paris,
00:13:58donc Alexandre l'a dit tout à l'heure,
00:14:00ça ne veut pas dire
00:14:00qu'il y a des gardes à vue,
00:14:02339 gardes à vue,
00:14:03mais ça ne veut pas dire
00:14:04que toutes ces personnes
00:14:05finiront forcément
00:14:06devant la justice,
00:14:08106 à Paris.
00:14:09C'est important,
00:14:09parce que ce qui a été dit
00:14:11tout à l'heure,
00:14:11on a reçu Frédéric Lose,
00:14:13le patron du syndicat
00:14:14des commissaires de police,
00:14:15c'est que ça a bien fonctionné
00:14:16en amont
00:14:17au niveau du renseignement territorial,
00:14:18puisqu'on nous avait donné
00:14:19des notes,
00:14:20on nous avait dit des choses
00:14:21qui se sont vérifiées,
00:14:23donc des gens d'ultra-gauche,
00:14:25des gens ce matin,
00:14:26des casseurs
00:14:27qui ont été interpellés
00:14:27assez vite,
00:14:28des gens cagoulés
00:14:29sur le boulevard périphérique,
00:14:31et puis ensuite,
00:14:31les manifestations
00:14:32qui se sont déroulées
00:14:33dans la journée,
00:14:34j'ai envie de dire
00:14:34bon enfant la plupart du temps
00:14:36dans beaucoup de villes
00:14:37qui se sont très bien passées,
00:14:38et puis à la fin,
00:14:39encore des agitateurs,
00:14:40des casseurs,
00:14:40M. Jacobelli l'a dit tout à l'heure,
00:14:42les gens qui s'en sont
00:14:43prêts aux forces de l'ordre,
00:14:455 policiers et gendarmes
00:14:46ont été blessés,
00:14:48ce n'est pas beaucoup,
00:14:49mais en tout cas,
00:14:49c'est 5 policiers et gendarmes
00:14:50qui sont blessés
00:14:51et ça ne doit pas se passer
00:14:52comme ça.
00:14:52Laurent Jacobelli,
00:14:53Sylvain Maillard,
00:14:53on entend ce soir
00:14:54vos discours pour dire
00:14:55ce sont des militants
00:14:56de la France Insoumise
00:14:57qui ont défilé,
00:14:59est-ce qu'on peut faire
00:15:00la part des choses
00:15:01et dire qu'il y a aussi
00:15:01des gens qui de bonne foi,
00:15:04encartés ou pas encartés,
00:15:05sont descendus dans la rue
00:15:07pacifiquement
00:15:07pour dire leur colère,
00:15:09leur détresse,
00:15:10vous avez sans doute
00:15:12comme moi le souvenir
00:15:12de ces mères célibataires
00:15:14qu'on a redécouvert
00:15:15médiatiquement,
00:15:16politiquement après la crise
00:15:17des gilets jaunes
00:15:17qui venaient dire simplement
00:15:18je n'y arrive plus
00:15:19le 15 du mois,
00:15:19est-ce qu'on peut mettre
00:15:21un petit peu de nuance
00:15:21dans ce qu'on a vu aujourd'hui ?
00:15:22On peut le faire
00:15:23et on doit penser
00:15:24à tous ceux qui auraient
00:15:24voulu manifester en paix
00:15:25pour exprimer leur mal-être,
00:15:27leurs problèmes financiers
00:15:28et dire ce qui dans la société
00:15:30ne convenait pas.
00:15:31Le problème c'est qu'ils ont
00:15:31été inaudibles,
00:15:33inaudibles à cause du brouhaha
00:15:34de la France Insoumise
00:15:35et de l'extrême gauche,
00:15:36à cause du bruit
00:15:37et de la fureur
00:15:38qu'ils amènent partout.
00:15:39Je vous le dis,
00:15:40on a eu très peu
00:15:41de témoignages de ces gens
00:15:41en fait.
00:15:42Est-ce que le gouvernement
00:15:43va être amené à réfléchir
00:15:44à leur sort ce soir ?
00:15:49C'était juste notre boulot.
00:15:52Mais si on reprend
00:15:53les gilets jaunes,
00:15:54il y a eu une première phase
00:15:55des gilets jaunes
00:15:56où vous avez des gens
00:15:56apolitiques de tous les courants,
00:15:57certains pour le prix de l'essence,
00:15:59d'autres pour les impôts
00:16:00qui venaient dire
00:16:00on s'en sort plus.
00:16:02Et puis la gauche
00:16:03et les syndicats ont dit
00:16:04on va infiltrer les gilets jaunes
00:16:06et c'est devenu n'importe quoi.
00:16:07Et bien là,
00:16:08ils n'ont pas eu le temps
00:16:08de défiler normalement
00:16:09et c'est devenu très très vite
00:16:10n'importe quoi.
00:16:11Il y a une réunion de crise
00:16:12ce soir avec le Premier ministre
00:16:13et si le premier acte
00:16:16du Premier ministre...
00:16:16Voilà les images
00:16:16de cette réunion de crise
00:16:18qui est donc
00:16:19une sorte de conseil
00:16:21des ministres bis
00:16:21même si le gouvernement
00:16:22est démissionnaire
00:16:23avec une très très grande table
00:16:24Marie-Chantret.
00:16:26On aperçoit donc...
00:16:27La presse est autorisée
00:16:29à filmer le début,
00:16:29Marie-Chantret.
00:16:30Un tour image,
00:16:31on a fait ça aussi.
00:16:32C'est de la part
00:16:33de communication politique
00:16:34et il ne faut pas être
00:16:35non plus dupe de cela.
00:16:36Pourriez-vous nous indiquer
00:16:37qui sont toutes les personnalités
00:16:38autour de la table,
00:16:39Marie,
00:16:39si vous avez cinq minutes ?
00:16:40Merci Marc Fauvel
00:16:41pour cette mission délicate.
00:16:43Non, mais il y a une volonté
00:16:44aujourd'hui
00:16:44d'être de transparence aussi.
00:16:46Le tour image est terminé.
00:16:47Le tour image est terminé.
00:16:48Mais on aura sans doute
00:16:49une prise de parole
00:16:49plus formelle
00:16:51et solennelle
00:16:52du ministre de l'Intérieur
00:16:53comme il l'a fait
00:16:54à la mi-journée.
00:16:56Il faut aussi juste dire
00:16:57d'un mot,
00:16:58Sébastien Lecornu
00:16:58n'est pas étranger
00:17:00de ce type de situation
00:17:01en tant qu'ancien ministre
00:17:02des armées.
00:17:03Il a quand même
00:17:04l'habitude des cellules
00:17:05de crise,
00:17:06l'habitude des conseils
00:17:08de défense restreints.
00:17:09Lui qui,
00:17:10on le dit aussi,
00:17:11a été ministre des armées
00:17:12quand la guerre en Ukraine
00:17:13s'est déclenchée.
00:17:14Donc il a l'habitude
00:17:15de ce type de situation
00:17:16également.
00:17:17Sylvain Maillard,
00:17:17j'en reviens à ce qui s'est passé
00:17:18aujourd'hui et à ces blocages
00:17:19et à ces manifestations
00:17:20à leur versant pacifiste
00:17:22qui a été encore une fois
00:17:23le versant majoritaire.
00:17:25Il y a aussi
00:17:26certains de vos électeurs
00:17:27qui étaient sans doute
00:17:27dans la rue aujourd'hui.
00:17:28Oui, il faut entendre
00:17:30ce qui est terrible,
00:17:32c'est le fait
00:17:32qu'on n'entend pas
00:17:33de messages.
00:17:34Ce qui a brouillé
00:17:35et ce qui brouille,
00:17:36c'est ce que vous avez montré
00:17:38dans le cœur
00:17:39de ma circonscription
00:17:40avec un immeuble brûlé,
00:17:42avec différentes attaques
00:17:45des black box
00:17:45en début de journée.
00:17:46On n'en a pas parlé.
00:17:47On est dans le 10e arrondissement
00:17:48entre autres.
00:17:49On a eu dans le 12e arrondissement.
00:17:51Et puis des appels,
00:17:51je vous dis encore une fois,
00:17:52ça me choque profondément.
00:17:53aller chercher des lycéens.
00:17:55Des lycéens
00:17:56de seconde, de première,
00:17:59qui quittent les cours
00:18:00pour aller caillasser,
00:18:03foutre le bordel
00:18:04partout dans la rue.
00:18:06Et pourquoi, en fait ?
00:18:07Pourquoi ?
00:18:07Moi, à part vouloir le chaos,
00:18:10est-ce qu'on va changer
00:18:11quoi que ce soit
00:18:12à la vie des Français
00:18:13et dans ceux qui veulent,
00:18:14qui ont normalement manifesté,
00:18:16qui portent des revendications
00:18:18qu'il nous faut écouter ?
00:18:20Est-ce qu'au fond,
00:18:21ce type de...
00:18:22Moi, j'appelle ça une jacquerie.
00:18:23Ce que j'ai pu voir
00:18:24dans le cœur de Paris,
00:18:26est-ce qu'au fond,
00:18:28ça ne va pas être
00:18:29contre-productif pour eux ?
00:18:31Moi, ça me désole, en fait.
00:18:33Vraiment, je suis désolé
00:18:34qu'on ne puisse plus manifester
00:18:35dans Paris,
00:18:36même si c'est contraire
00:18:37presque à notre intérêt politique.
00:18:39Je vous le dis,
00:18:39on doit pouvoir manifester calmement.
00:18:41On doit pouvoir avoir
00:18:42des revendications.
00:18:44Écoutez, on verra
00:18:44ce qui se passera le 18.
00:18:45Le 18, ça va être
00:18:47beaucoup plus encadré
00:18:47par les gens.
00:18:50On verra ce qui se passe.
00:18:52Ce qui est important,
00:18:52c'est qu'on puisse entendre,
00:18:54écouter les paroles
00:18:55et qu'on puisse y répondre.
00:18:57C'est en tout cas
00:18:57notre souhait.
00:18:58Dominique Rizet,
00:18:59sur la présence
00:18:59des Black Blocs,
00:19:01aujourd'hui,
00:19:02que sait-on précisément ?
00:19:03On a vu ces images
00:19:04de personnes cagoulées
00:19:05parfois avec même
00:19:06des casques.
00:19:07Là encore,
00:19:07quelles sont les informations
00:19:08dont on dispose ?
00:19:09Je ne suis pas sûr
00:19:09que les vrais Black Blocs
00:19:11étaient là aujourd'hui
00:19:12et que ce soit eux
00:19:13qu'on ait vu à l'œuvre.
00:19:15C'est-à-dire ?
00:19:15On a vu.
00:19:16Les Black Blocs
00:19:17viennent dans des manifestations
00:19:18de masse
00:19:20où il y a beaucoup de monde
00:19:21parce qu'ils ont une technique
00:19:22qui consiste à se grimer,
00:19:24à s'habiller en noir,
00:19:24à se dévêtir,
00:19:25à se désilhouetter,
00:19:27à se rhabiller rapidement.
00:19:28Et puis,
00:19:29après avoir fait
00:19:30leur coup d'éclat,
00:19:31à aller se réfugier
00:19:32au milieu de la manifestation
00:19:33dans laquelle il y a
00:19:34en général
00:19:34des parents,
00:19:35des poussettes,
00:19:36des syndicalistes
00:19:38avec des slogans,
00:19:39avec des panneaux.
00:19:40Ils vont se cacher
00:19:41au milieu
00:19:41de ces manifestants
00:19:42paisibles,
00:19:43tranquilles
00:19:44et ensuite traversent
00:19:46et vont de l'autre côté
00:19:47dans des petites rues
00:19:47et recommencer
00:19:48à se reconstituer
00:19:49en Black Blocs.
00:19:50Et aujourd'hui,
00:19:51on n'a pas assisté à ça.
00:19:52On a plutôt eu des casseurs
00:19:53ou des énervés ce matin.
00:19:54Peut-être,
00:19:55sur le périphérique,
00:19:56les gens qui étaient cagoulés,
00:19:58c'est l'ultra-gauche,
00:19:59c'est l'extrême-gauche,
00:20:00mais pas forcément
00:20:01des Black Blocs.
00:20:01Black Blocs,
00:20:02c'est encore autre chose.
00:20:03Non, attendez,
00:20:04Dominique Rizet,
00:20:05ce qu'on a vu
00:20:05près de la gare du Nord,
00:20:10les Black Blocs
00:20:10qui correspondent
00:20:12à ce que vous dites ou pas.
00:20:13En tout cas,
00:20:14ils s'étaient très organisés
00:20:15et avaient exactement
00:20:16les codes de Black Blocs.
00:20:17Peut-être qu'eux-mêmes,
00:20:19en arrivant,
00:20:19s'apercevant qu'il y a
00:20:20moins de monde
00:20:20que ce qu'ils pensaient,
00:20:21ils sont en partie.
00:20:23Mais en attendant,
00:20:24c'est vraiment,
00:20:24c'est de l'extrême-gauche,
00:20:25c'est de l'ultra-gauche,
00:20:26vous appelez ça
00:20:27comme vous voulez,
00:20:28mais qui sont là
00:20:29pour casser,
00:20:30casser,
00:20:30casser des commerces,
00:20:33attaquer,
00:20:34faire peur.
00:20:35Leur but,
00:20:35c'est quoi ?
00:20:35C'est faire peur.
00:20:36C'est semer la terreur,
00:20:38le chaos.
00:20:38Et donc,
00:20:38je pense qu'il faut appeler
00:20:40un chat un chat,
00:20:41c'est de l'extrême-gauche
00:20:43et vraiment,
00:20:43je le dénonce.
00:20:44Un dernier mot.
00:20:44Il ne faut surtout pas
00:20:45les laisser faire,
00:20:46il faut ramener l'ordre
00:20:46dans les rues
00:20:47parce que des gens
00:20:47manifestent l'énormément
00:20:49hors ces Black Blocs
00:20:50et viennent pourrir
00:20:51leurs manifestations.
00:20:52Ça veut dire quoi ?
00:20:53Ça veut dire que
00:20:53vous avez parlé
00:20:54de 500 interpellations
00:20:55sans garde à vue.
00:20:56J'espère que demain,
00:20:57ils ne seront pas zéros en prison
00:20:58comme d'habitude
00:20:58parce que ce laxisme
00:20:59encourage les racailles
00:21:01à aller dans les rues
00:21:02et semer le désordre.
00:21:06C'est les forces de l'ordre
00:21:07qui font un boulot
00:21:07extrêmement difficile.
00:21:08Je ne veux pas de la justice,
00:21:09pas de la justice.
00:21:09Ce qui est très difficile,
00:21:13parfois,
00:21:13c'est de bien identifier.
00:21:15C'est pour ça que d'ailleurs,
00:21:15ils se griment bien identifier
00:21:17ceux qui sont arrêtés
00:21:18et qu'on puisse évidemment
00:21:19les consommer.
00:21:20Merci à tous les deux.
00:21:20Laurent Jacobellini,
00:21:21porte-parole du Rassemblement national,
00:21:23Sylvain Maillard,
00:21:23député ensemble
00:21:24pour la République de Paris.
00:21:25On va accueillir dans une minute
00:21:25quelqu'un qui n'est pas du tout
00:21:27d'accord avec vous.
00:21:28C'est Olivier Besancenot
00:21:29du NPA qui était dans la rue.
00:21:30On va lui demander
00:21:31ce qu'il pense
00:21:31de ce que vous venez de dire.
00:21:32D'abord,
00:21:33retour sur les images
00:21:34de cette journée.
00:21:36Je vous en rappelle
00:21:37les principaux chiffres.
00:21:38175 000 manifestants
00:21:39dans toute la France,
00:21:40près de 500 interpellations
00:21:41et 267 incendies
00:21:44sur la voie publique.
00:21:45Les images de cette journée
00:21:46avec Stéphanie Zenati
00:21:47et Bertrand Séguier.
00:21:51Comme annoncé,
00:21:52le mouvement
00:21:52bloquant tout
00:21:53est donc passé à l'action.
00:21:55C'est ce qui était prévu
00:21:56pour le 17 septembre.
00:21:58Voilà, j'ai pris ma voiture,
00:21:59je savais que j'ai ce qu'à être bloqué.
00:22:01La plupart de ces actions
00:22:02sont des actions sauvages,
00:22:04plus ou moins préparées
00:22:05et pour d'autres spontanées.
00:22:07C'est lycéens
00:22:08qui sont montés
00:22:09sur les véhicules de police.
00:22:11Avec cette pancarte,
00:22:11première étape,
00:22:12brûler des poubelles.
00:22:13Deuxième étape,
00:22:14brûler Matignon.
00:22:16Nous, on est là
00:22:16pour se mobiliser
00:22:17pour notre avenir.
00:22:18On veut un avenir meilleur
00:22:19avec des subventions.
00:22:20Ce gouvernement illégitime
00:22:22doit être bloqué.
00:22:23Berrou a été chassé,
00:22:24sa politique doit être chassée.
00:22:26Il n'y a plus rien
00:22:27qui fonctionne en France.
00:22:29On est perdus.
00:22:30Cette colère,
00:22:30elle est là.
00:22:31Elle est bien là.
00:22:32C'est finalement
00:22:33une manifestation
00:22:33en forme d'avertissement.
00:22:34On a des individus
00:22:35qui confondent
00:22:36le droit de manifester
00:22:37et le droit de casser.
00:22:39Allez, allez, allez !
00:22:41Il y a eu une légère charge
00:22:43de la police
00:22:44avec des gaz lacrymogènes.
00:22:47Nos forces de sécurité intérieure
00:22:48ont une consigne,
00:22:50c'est l'intervue.
00:22:50Il y aura un autre rendez-vous
00:22:53important le 18 septembre prochain.
00:22:56Là, on va regarder
00:22:57en termes de masse
00:22:58si cet appel a été entendu.
00:23:01Voilà donc pour les images du jour.
00:23:02J'ai le plaisir d'accueillir
00:23:03à cette table
00:23:04Guillaume Tabard,
00:23:04éditorialiste politique
00:23:06au Figaro.
00:23:06Bonsoir et bienvenue.
00:23:07Chris Catevenot,
00:23:08député Ensemble
00:23:09pour la République des Hauts-de-Seine,
00:23:10ancienne porte-parole
00:23:11du gouvernement.
00:23:12Bonsoir également.
00:23:13Olivier Besancenot
00:23:14nous a rejoint,
00:23:15cofondateur et membre du NPA,
00:23:17ancien candidat
00:23:17à l'élection présidentielle
00:23:18et on sera dans quelques instants
00:23:19également,
00:23:20et je le salue à distance,
00:23:21avec Daniel Cohn-Bendit
00:23:23qui nous rejoint
00:23:23chaque mercredi.
00:23:24Bonsoir Daniel.
00:23:26Vous allez nous dire
00:23:27ce que vous pensez
00:23:27de ce mouvement.
00:23:28Priorité au terrain.
00:23:29Tout d'abord,
00:23:30nous allons retourner
00:23:31sur le terrain,
00:23:32retrouver l'une des reporters
00:23:33de BFM TV
00:23:34du côté de Nantes
00:23:36cette fois-ci.
00:23:37où les personnes
00:23:37qui ont manifesté aujourd'hui
00:23:39sont en train de se retrouver
00:23:40en Assemblée Générale.
00:23:42Quel est l'objectif ?
00:23:43C'est de voir la suite du mouvement ?
00:23:47Oui, exactement.
00:23:48En fait, là,
00:23:48ils sont actuellement
00:23:49plusieurs centaines,
00:23:50vous le voyez à l'image,
00:23:51réunies près des Neves de Nantes
00:23:52pour une Assemblée Générale.
00:23:54Cette Assemblée,
00:23:54exactement,
00:23:55elle doit servir à décider
00:23:56si le mouvement,
00:23:57il continue ou non.
00:23:58De ce qu'on entend,
00:23:59pour le moment,
00:24:00c'est qu'il souhaite
00:24:01continuer au moins
00:24:02des points de blocage.
00:24:03Demain matin,
00:24:04avec une manifestation
00:24:05et un rassemblement
00:24:06beaucoup plus important,
00:24:08au moins samedi.
00:24:09L'atmosphère,
00:24:10pour l'instant,
00:24:11elle s'est apaisée à Nantes
00:24:12puisque les derniers manifestants
00:24:13sont tous réunis ici.
00:24:15Une Assemblée Générale
00:24:17qui a failli
00:24:17ne pas avoir lieu
00:24:18puisque quelques minutes avant,
00:24:20de nouveaux affrontements
00:24:21ont eu lieu
00:24:21sous les nefs
00:24:22entre manifestants
00:24:24et CRS.
00:24:25On nous parle
00:24:25de jets de gaz lacrymogènes,
00:24:28également de tirs
00:24:29de LBD.
00:24:30Bon,
00:24:30des informations
00:24:30qui restent à vérifier,
00:24:32mais l'atmosphère
00:24:33y était particulièrement tendue.
00:24:36Toute la journée,
00:24:37cette atmosphère,
00:24:37il y a eu de nombreuses tensions
00:24:39entre les manifestants.
00:24:41Ils étaient tous regroupés
00:24:42sur les places
00:24:42dans le centre-ville
00:24:43et à de nombreuses reprises,
00:24:45les forces de l'ordre
00:24:46ont dû faire usage
00:24:47de gaz lacrymogènes
00:24:49pour disperser les foules.
00:24:51On a vu également
00:24:52de nombreux feux de poubelle
00:24:53qui ont été allumés.
00:24:55concernant les personnes
00:24:58qui étaient présentes,
00:24:59beaucoup de jeunes
00:24:59en majorité.
00:25:01Les forces de l'ordre
00:25:01nous parlent également
00:25:02de groupuscules
00:25:03Black Bloc.
00:25:05Et ce soir,
00:25:06là encore,
00:25:07ce sont majoritairement
00:25:08des jeunes
00:25:08qui sont rassemblés.
00:25:09Au total,
00:25:09on parlait de plus
00:25:11de 5000 manifestants
00:25:12dans les rues de Nantes
00:25:13aujourd'hui.
00:25:14Voilà les dernières informations
00:25:15en direct de Nantes
00:25:16en Loire-Atlantique.
00:25:16Je me tourne vers vous,
00:25:17Olivier Besancenot.
00:25:18Je ne sais pas
00:25:18si vous avez pu entendre,
00:25:19vous étiez juste à côté
00:25:20de ce plateau
00:25:21il y a quelques minutes,
00:25:21une dose d'invités précédentes,
00:25:22la majorité présidentielle
00:25:24et du Rassemblement national
00:25:25disant que ça a été
00:25:26un déferlement de violences
00:25:27aujourd'hui orchestré
00:25:29pas par vous,
00:25:29pas par le NPA,
00:25:30mais par les insoumis.
00:25:32Simplement,
00:25:32question très simple,
00:25:33que retenez-vous
00:25:34de cette première journée ?
00:25:35La mobilisation,
00:25:36175 000 personnes
00:25:37dans les rues
00:25:37ou ces 400 interpellations,
00:25:40267 incendies
00:25:41sur la voie publique
00:25:42et 13 policiers
00:25:43et gendarmes blessés ?
00:25:45Ce que je retiens,
00:25:45c'est que le chat de GPT
00:25:46Place Beauvau
00:25:47ne fonctionne pas.
00:25:48Ah.
00:25:48Puisqu'on vit dans cette période
00:25:49un peu nouvelle
00:25:50où la veille d'une manifestation
00:25:51on vous annonce
00:25:52combien de manifestants
00:25:53il va y avoir,
00:25:53quasiment d'interpellations
00:25:55il va y avoir,
00:25:56c'est un chiffre
00:25:56qui est supérieur
00:25:57à ce qui était annoncé.
00:25:58Vous avez raison,
00:25:58c'est un chiffre de participation
00:25:59qui est supérieur
00:26:00aux estimations
00:26:01du ministère de l'Intérieur
00:26:02qui nous visait 100 000.
00:26:03C'est ça.
00:26:03Les gardes à vue,
00:26:04ce n'est pas des estimations
00:26:05les policiers blessés non plus.
00:26:06Non, non, j'ai bien compris.
00:26:07Mais là, je parle du nombre.
00:26:08Si vous me posez la question,
00:26:09ce que je retiens,
00:26:09je me permets de dire
00:26:10ce que j'ai envie de retenir.
00:26:11Le nombre, c'est-à-dire
00:26:13qui est au-dessus
00:26:14de ce que pensait
00:26:15le ministère de l'Intérieur.
00:26:16Mais je n'ai pas une fixette
00:26:17sur le ministère de l'Intérieur.
00:26:18Moi, ce qui m'intéresse,
00:26:19c'est de comprendre
00:26:20qu'il y a quelque chose
00:26:20qui est en train de se passer.
00:26:21Ce n'est pas écrit d'avance,
00:26:23mais il y a quelque chose
00:26:23qui est en train de se passer.
00:26:24Et dans ce quelque chose
00:26:25qui est en train de se passer,
00:26:26il y a deux éléments
00:26:27qui sont tout à fait notables.
00:26:28Il y a la place de la jeunesse,
00:26:29mais il y a surtout,
00:26:30là, je le dis en tant que militant,
00:26:32il n'y a pas une mobilisation sociale
00:26:33qui se ressemble dans ce pays.
00:26:35Mais là, il y a du monde
00:26:35dans les assemblées générales.
00:26:376% de grévistes
00:26:38dans l'éducation nationale.
00:26:38Mais là, ça ne m'a pas échappé.
00:26:40J'étais en train de vous parler
00:26:41aussi des points positifs.
00:26:42C'est-à-dire,
00:26:42la dernière grande mobilisation en date,
00:26:44c'était la mobilisation sur les retraites
00:26:45où, d'aveu, je vous le dis,
00:26:47on manquait d'assemblées générales,
00:26:49c'est-à-dire d'organisations.
00:26:50Là, il y a du monde.
00:26:51Donc, ça veut dire
00:26:52qu'il y a une forme d'organisation.
00:26:54Il y a une forme qui se cherche
00:26:55et qui nous dit quelque chose
00:26:56pour la suite.
00:26:57Donc, mon souhait à moi
00:26:58par rapport à la gauche sociale et politique,
00:27:00c'est qu'on entende ce message
00:27:01avec quelque chose d'extrêmement fort
00:27:03au-delà des mamai politiques
00:27:04qu'on leur part d'importance
00:27:05parce qu'on est en train de voir une vraie crise.
00:27:07C'est la question sociale.
00:27:08Moi, je l'entends très fort.
00:27:09J'étais au dépôt RATP,
00:27:11Béliard, porte de clients courts,
00:27:12par exemple,
00:27:12mais tout le monde vous le dira.
00:27:13Il y a quelque chose de profond
00:27:15au-delà même de ceux et celles
00:27:16qui sont mobilisés aujourd'hui.
00:27:18C'est l'idée que, globalement,
00:27:19et ça dépasse le cas Bérou,
00:27:20ça dépasse...
00:27:22En gros, Bérou est tombé,
00:27:23mais est-ce qu'on va encore supporter
00:27:24ce type de budget
00:27:25et, au-delà de ça,
00:27:26ce type de politique
00:27:27où, finalement, on se dit
00:27:28que c'est toujours les mêmes
00:27:29qui payent,
00:27:34les richesses,
00:27:35c'est directement un terrain favorable
00:27:37pour la gauche sociale et politique.
00:27:38J'aimerais que, de manière unitaire,
00:27:39on l'entende
00:27:39et qu'on reparte un peu à l'offensive.
00:27:41Vous savez qu'il y a le 18,
00:27:42vous en avez parlé,
00:27:43et je pense qu'il y aura
00:27:43d'autres actions qui vont continuer.
00:27:45Donc, moi, je ne vous pronostique rien,
00:27:46je ne vous annonce rien,
00:27:47mais je vous dis,
00:27:47il y a quelque chose qui se passe.
00:27:48Je voudrais qu'on donne la parole
00:27:49à Daniel Kohn-Bendit
00:27:50qui est avec nous
00:27:51chaque mercredi soir
00:27:52dans cette émission.
00:27:54Vous venez d'entendre,
00:27:54Daniel Kohn-Bendit,
00:27:55les arguments d'Olivier Besancenot
00:27:56qui dit
00:27:57qu'il y a quelque chose de profond,
00:27:58je reprends vos mots,
00:27:59qui est en train de naître en France.
00:28:00Ce n'est pas tout à fait
00:28:01la lecture que vous faites
00:28:02de ce qui s'est passé aujourd'hui ?
00:28:04Non, je ne sais pas
00:28:05si c'est profond ou pas.
00:28:06Je dis simplement
00:28:07qu'il faut faire attention
00:28:08quand on compare
00:28:09à ce que c'est mai 68 ou pas.
00:28:12Je crois que la grande différence,
00:28:14en tout cas,
00:28:15c'est qu'il y a un grand désarroi.
00:28:16Il y a un désarroi dans la société,
00:28:19il y a de l'angoisse,
00:28:20de la peur,
00:28:21alors qu'en 68,
00:28:24il y avait une espérance.
00:28:25C'était quelque chose d'ouvert.
00:28:27Donc, c'est pour ça que je dis
00:28:28qu'on ne peut pas comparer.
00:28:30Maintenant que Besancenot
00:28:33dise qu'il se passe quelque chose,
00:28:36il n'a pas tort,
00:28:38c'est vrai que c'est un peu plus
00:28:39qu'on ne croyait,
00:28:40ou qu'on ne croyait,
00:28:42qu'eux, ils espéraient encore plus.
00:28:45Moi, je suis sceptique
00:28:47parce que je crois
00:28:48que ça reste un peu
00:28:49dans le cadre des mobilisations
00:28:53qui aura lieu le 18,
00:28:54qu'il y avait sur les retraites.
00:28:57Ce qui est intéressant,
00:28:59c'est qu'il y a une France en colère,
00:29:03il y a des jeunes en colère,
00:29:04il y a des jeunes qui n'en peuvent plus,
00:29:06et il y a des forces politiques
00:29:08qui essayent maintenant,
00:29:09et ça, c'est leur rôle,
00:29:11puisque c'est leur vision politique,
00:29:12de développer cela.
00:29:14Mais il y a toute une France aujourd'hui
00:29:16qui, elle, est autrement en colère,
00:29:20et le grand débat,
00:29:22c'est est-ce que ce genre de mouvement,
00:29:25et s'il augmente le 18,
00:29:27il coupe l'herbe sous les pieds
00:29:29du Rassemblement national,
00:29:31ou est-ce qu'il fait le jeu
00:29:32du Rassemblement national ?
00:29:34Parce que la difficulté,
00:29:36la difficulté,
00:29:37c'est 100 000,
00:29:38150 000 personnes,
00:29:39200 000 en France, disons.
00:29:41Disons, la semaine prochaine,
00:29:43il y aura, allez,
00:29:45700 000,
00:29:461 million de personnes dans la rue,
00:29:48et de l'autre côté,
00:29:49il y a des millions de suffrages,
00:29:51et l'on voit depuis des années
00:29:53que les forces de gauche sociales,
00:29:57eh bien,
00:29:58ces forces de gauche sociales
00:30:00perdent dans les urnes.
00:30:02Perdent dans les urnes.
00:30:03Et je crois que,
00:30:05c'est pour ça que de dire simplement,
00:30:07eh bien,
00:30:08ça va se résoudre dans la rue,
00:30:11je crois que c'est une erreur,
00:30:13ça doit se résoudre
00:30:14à l'Assemblée nationale,
00:30:15il faut que la France
00:30:17trouve un compromis,
00:30:18le grand déballage politique,
00:30:19il aura lieu en 1927,
00:30:22mais qu'il faut une stabilité,
00:30:23c'est là où je ne suis pas d'accord,
00:30:26si on veut,
00:30:26avec les analyses
00:30:28de la gauche radicale
00:30:30ou de l'extrême gauche,
00:30:31ça ne peut pas se résoudre
00:30:33dans la rue,
00:30:34ça doit se résoudre
00:30:36à l'Assemblée nationale.
00:30:37Voilà,
00:30:38image en direct ici
00:30:38de la place de la République
00:30:39à Paris,
00:30:40quelques incendies
00:30:41en cette fin de manifestation.
00:30:43Votre réponse,
00:30:44Olivier Besancenot,
00:30:45ça ne se joue pas dans la rue,
00:30:46dit Daniel Kohn-Bédit,
00:30:47qui en termes de combat social
00:30:48a une petite expérience aussi,
00:30:51qu'est-ce que vous lui dites ?
00:30:53Je ne sais pas,
00:30:54il fait une comparaison
00:30:54avec mes 68,
00:30:55je ne vous annonce pas
00:30:56mes 68,
00:30:56je vois toutes les limites
00:30:57et les forces du mouvement,
00:30:58la situation de crise
00:30:59qui ne dépend pas de moi,
00:31:00c'est-à-dire moi,
00:31:00je ne suis pas en train
00:31:01de jouer la crise,
00:31:01la crise est présente.
00:31:03Par ailleurs,
00:31:03petit détail,
00:31:04sur les forces politiques
00:31:05de gauche,
00:31:05peut-être que ça a échappé,
00:31:07mais les dernières élections
00:31:08législatives,
00:31:09il y a une liste
00:31:09qui est arrivée devant,
00:31:09c'est le nouveau Front Populaire.
00:31:11Donc,
00:31:11il y a évidemment
00:31:11une combinaison
00:31:12entre le politique
00:31:12et le social,
00:31:13je ne vous dis pas l'inverse,
00:31:14je vous dis simplement
00:31:14que dans ce pays,
00:31:15il y a une histoire,
00:31:16c'était vrai avant moi,
00:31:17c'était vrai avant
00:31:18Daniel Cohn-Bendit,
00:31:19ça sera vrai après moi,
00:31:20il y a une vie politique
00:31:21extra-parlementaire
00:31:22et de ce point de vue-là,
00:31:23on n'a pas intérêt
00:31:24à la craindre
00:31:25parce que dans ce jeu politique
00:31:26verrouillé,
00:31:27bloqué institutionnellement,
00:31:28je le dis humblement,
00:31:29nous on est une petite
00:31:30organisation politique
00:31:31mais qu'on a besoin
00:31:31de respirer,
00:31:32je parle pour la gauche
00:31:33et pas simplement
00:31:34dépendre des solutions
00:31:35institutionnelles
00:31:35qui pour l'instant
00:31:36sont bloquées,
00:31:37c'est l'analyse
00:31:39de la situation,
00:31:40c'est-à-dire là,
00:31:40on va jouer la montre
00:31:41avec un gouvernement,
00:31:41on ne sait pas
00:31:42combien de temps
00:31:42il va durer,
00:31:42c'est une option de crise,
00:31:44il y aurait une dissolution,
00:31:45je vais vous dire,
00:31:46ce serait la crise,
00:31:46il y aurait une élection
00:31:47présidentielle anticipée,
00:31:49ce serait probablement
00:31:49la crise
00:31:49parce qu'on ne sortirait pas
00:31:50de ce système présidentialiste.
00:31:51Donc à choisir
00:31:52autant manifester ?
00:31:53Non, je ne vous dis pas ça
00:31:54si vous laissez terminer
00:31:54une idée jusqu'au bout,
00:31:55ça veut dire qu'il faudrait
00:31:56peut-être à gauche
00:31:57rediscuter de la nécessité
00:31:58de réinventer des règles
00:31:59démocratiques
00:32:00qui ne soient pas celles
00:32:01de la Ve République,
00:32:02à gauche il y avait
00:32:03un ADN commun
00:32:04qui ne consistait pas simplement
00:32:05à critiquer la Ve,
00:32:06mais d'essayer de formuler
00:32:07des solutions
00:32:08pour trouver une démocratie
00:32:09qui fonctionne plus
00:32:10du bas vers le haut
00:32:11plus que du haut vers le bas
00:32:12puisqu'aujourd'hui encore
00:32:13on dépend entièrement
00:32:14d'Emmanuel Macron
00:32:15donc ce n'est pas un cas individuel,
00:32:17les questions sociales,
00:32:18politiques et démocratiques
00:32:19sont éminemment liées
00:32:20donc je ne dis pas simplement
00:32:21la rue
00:32:22mais des solutions politiques
00:32:23mais je dis à la gauche
00:32:24qui ne regarde que Matignon
00:32:25que la réponse
00:32:26ça ne peut pas être
00:32:26que la gauche
00:32:27qui regarde vers l'Elysée.
00:32:28On a besoin d'autre chose,
00:32:29de respirer aussi un peu à gauche.
00:32:30Guillaume Tabard,
00:32:31votre lecture de ce qui s'est passé
00:32:32aujourd'hui ?
00:32:33De cette manière
00:32:34les images parlent un peu
00:32:35d'elles-mêmes
00:32:35et puisqu'on parle
00:32:36de la position de la gauche
00:32:36par rapport à tout ça
00:32:37je pense que la gauche
00:32:39aussi a un devoir
00:32:39de clarification
00:32:40de son lien
00:32:41avec ce type
00:32:42de manifestation
00:32:44parce qu'une chose
00:32:45c'est de dire
00:32:45tout est bon à prendre
00:32:47pour déstabiliser
00:32:48le gouvernement
00:32:48hier Bayrou
00:32:49aujourd'hui
00:32:50le corps nu
00:32:51mais tous ceux
00:32:53qui ont manifesté
00:32:54tous ceux
00:32:54qui ont lancé
00:32:55qui ont incendié
00:32:56l'immeuble qu'on a vu
00:32:57tous ceux qui ont lancé
00:32:58des boubelles etc
00:32:58je ne suis pas sûr
00:32:59qu'ils disent
00:33:00si Olivier Faure
00:33:01était au gouvernement
00:33:02tout irait bien
00:33:02et on le soutiendrait
00:33:03un gouvernement de gauche
00:33:05en tout cas
00:33:05ceux qui prétendent
00:33:06gouverner
00:33:08ils seraient tout autant
00:33:09que les actuels gouvernements
00:33:11en but
00:33:11à une forme de contestation
00:33:13et d'une contestation
00:33:14violente
00:33:15donc il y a une question aussi
00:33:16tout simplement
00:33:17d'autorité de l'Etat
00:33:19et d'ordre
00:33:19parce qu'une chose
00:33:20est la manifestation
00:33:21je veux dire que
00:33:22manifester est un droit
00:33:23reconnu par tout le monde
00:33:25etc
00:33:25encore que
00:33:26reconnu par tout le monde
00:33:28oui
00:33:28mais je pense
00:33:30qu'il n'y a rien
00:33:31strictement rien
00:33:31qui autorise
00:33:33ou qui justifie
00:33:34qu'un lycéen
00:33:35qui est censé
00:33:36être en cours
00:33:36ne soit pas en cours
00:33:38pour aller manifester
00:33:39à la place
00:33:39c'est aussi un autre principe
00:33:42par rapport
00:33:42à l'obligation
00:33:44de l'éducation
00:33:45voilà donc
00:33:45il y a une question
00:33:46quand même
00:33:46qui se pose
00:33:47par rapport
00:33:47au respect de l'ordre
00:33:48et d'une certaine manière
00:33:50le cadeau
00:33:50que fait ce mouvement
00:33:52à ce nouvel gouvernement
00:33:54c'est qu'il permet
00:33:54d'emblée
00:33:55à Sébastien Lecornu
00:33:56à peine nommé
00:33:57de se poser
00:33:58en défenseur
00:33:59de l'autorité de l'Etat
00:34:00avec cette réunion
00:34:01que l'on a vue
00:34:02en ce moment
00:34:02place Beauvau
00:34:03deux images
00:34:04sur vos écrans
00:34:05en ce moment même
00:34:05la place des Fêtes
00:34:06Paris 19e arrondissement
00:34:07où une partie
00:34:07des manifestants
00:34:08est partie ce soir
00:34:10sous la pluie
00:34:10vous l'apercevez
00:34:11sous les parapluies
00:34:12et à droite
00:34:13ce qui reste
00:34:14du rassemblement
00:34:15de la place de la République
00:34:15avec des pompiers
00:34:16qui sont
00:34:16à moins que ce soit
00:34:17des hommes de la sécurité civile
00:34:19Dominique Rizet
00:34:19devrait me reprendre
00:34:20normalement
00:34:20en train d'éteindre
00:34:21quelques fins
00:34:22Prisca Tévenot
00:34:23membre de la majorité
00:34:25présidentielle
00:34:26est-ce que ce mouvement
00:34:27vous en a prouvé
00:34:29certaines des revendications
00:34:30sur la colère sociale
00:34:31par exemple
00:34:31sur l'inquiétude
00:34:32ou est-ce qu'il vous inquiète ?
00:34:34On va être assez simple
00:34:35c'est que j'ai pu suivre
00:34:36au travers des images
00:34:37que vous avez pu montrer
00:34:38tout au long de la journée
00:34:39effectivement
00:34:40un certain nombre
00:34:41de heures
00:34:41de choses cassées
00:34:44brûlées
00:34:44mais je n'ai pas vraiment
00:34:46entendu de revendications
00:34:47en fait
00:34:47j'entends
00:34:48qu'il y a une colère
00:34:49j'entends
00:34:49qu'il y a une lassitude
00:34:50j'entends
00:34:50qu'il y a des envies
00:34:51et des revendications
00:34:52mais concrètement
00:34:53on n'a pas réellement
00:34:55entendu dans le détail
00:34:56quels étaient les objets
00:34:57nécessaires à travailler
00:34:58et ça c'est important
00:35:01et c'est la raison
00:35:01pour laquelle
00:35:02on avait ouvert
00:35:02le grand débat
00:35:03et les cahiers de doléances
00:35:04sur lesquels on a pu
00:35:04mener par un certain
00:35:05Sébastien Lecornu
00:35:06exactement
00:35:06sur lesquels on a pu
00:35:07apporter un certain
00:35:08nombre de réponses
00:35:09ensuite quand j'entends
00:35:10la revendication
00:35:11que vous soumettez
00:35:12M. Besancenot
00:35:12sur le salut
00:35:14passera par la gauche
00:35:15je veux bien l'entendre
00:35:16mais le problème
00:35:16aujourd'hui
00:35:17c'est que tant que
00:35:17la gauche restera
00:35:19organisée
00:35:19autour de la LFI
00:35:21ça sera une impasse
00:35:22et ça sera une impasse
00:35:24pas simplement
00:35:24parce que je le dis
00:35:25là devant vous
00:35:25parce qu'on regarde aussi
00:35:27ce qui s'est passé
00:35:27au cours de la dernière année
00:35:28le premier à avoir intérêt
00:35:30le principe même
00:35:31de la NFP
00:35:32c'est Jean-Luc Mélenchon
00:35:34lui-même
00:35:34et ensuite
00:35:36quand on regarde
00:35:36au sein même
00:35:37du Parti Socialiste
00:35:38moi j'ai été dans l'hémicycle
00:35:39lundi après-midi
00:35:40quand Boris Vallaud
00:35:42est monté à la tribune
00:35:42pour représenter
00:35:43la voix du Parti Socialiste
00:35:44c'était pas unanime
00:35:45dans ses rangs
00:35:46l'entièreté des députés
00:35:48du PS
00:35:48n'ont pas applaudi
00:35:49monsieur Vallaud
00:35:50donc à un moment
00:35:51je pense qu'il faut aussi
00:35:52avoir un principe
00:35:53de réalité
00:35:53sur l'organisation
00:35:54des familles politiques
00:35:55en leur sein
00:35:56et aujourd'hui
00:35:58force est de constater
00:35:59c'est que la gauche
00:36:00d'une n'est pas unie
00:36:01et de deux
00:36:02quand elle essaie
00:36:02de se retrouver
00:36:03c'est autour de
00:36:04Jean-Luc Mélenchon
00:36:04qui n'a d'autre qu'envie
00:36:06c'est le chaos
00:36:06et c'est lui
00:36:07qui le dit en premier lieu
00:36:08l'une de nos équipes
00:36:10sur place
00:36:10place des fêtes
00:36:11vous voyez sur la gauche
00:36:12de votre écran
00:36:12le point sur la situation
00:36:15à 19h25
00:36:16est-ce que vous arrivez à voir
00:36:18il y a du monde
00:36:18sur ces images
00:36:19on le voit
00:36:19mais c'est difficile
00:36:20de chiffrer précisément
00:36:22que se passe-t-il exactement
00:36:24et est-ce que tout se passe
00:36:24dans le calme
00:36:25du côté du 19ème arrondissement
00:36:26de la capitale
00:36:27tout se passe dans le calme
00:36:29oui pour l'instant
00:36:29malgré la pluie
00:36:30assez battante
00:36:31que vous pouvez voir
00:36:31sur ces images
00:36:32il y a tout de même
00:36:33un petit millier de personnes
00:36:35peut-être 2000
00:36:35qui sont rassemblées
00:36:36sur la place des fêtes
00:36:37dans une ambiance
00:36:38c'est les termes
00:36:39employés par les manifestants
00:36:40ici qui se veut festif
00:36:41vous savez il y a
00:36:43une sono avec de la musique
00:36:44il y a des personnes
00:36:46qui chantent
00:36:46qui dansent
00:36:47qui boivent même un coup
00:36:47parfois bref
00:36:48qui peut trancher
00:36:49avec ce qu'on a pu voir
00:36:50notamment à Châtelet
00:36:51un petit peu plus tôt
00:36:52maintenant la question
00:36:53que le monde se pose
00:36:53c'est quelle suite ici
00:36:55donnée à ce mouvement
00:36:55on sait qu'il doit
00:36:56y avoir des assemblées générales
00:36:58ici des discussions
00:36:59également sur les réseaux sociaux
00:37:00pour savoir quelle suite
00:37:01donnée à ce mouvement
00:37:02de blocage du 10 septembre
00:37:04mais si on regarde
00:37:04pour l'instant
00:37:05les boucles télégrammes
00:37:06d'organisation
00:37:06ce qui en ressort un petit peu
00:37:08c'est plutôt une déception
00:37:09des participants
00:37:10qui s'attendaient
00:37:11à plus de blocage
00:37:12dans Paris
00:37:13alors il y a donc
00:37:14cette organisation
00:37:15maintenant
00:37:16d'assemblée générale
00:37:17pour savoir
00:37:18si demain
00:37:19il faudra poursuivre
00:37:20le mouvement
00:37:21et si oui
00:37:21sur quelle forme
00:37:22merci beaucoup
00:37:23pour ces dernières précisions
00:37:24Olivier Bézancenot
00:37:25je reviens vers vous
00:37:25vous avez entendu
00:37:26ce qu'a dit Priska Tévenot
00:37:27il y a quelques instants
00:37:28j'aimerais connaître
00:37:29les revendications
00:37:30de ce mouvement
00:37:30est-ce que vous
00:37:32vous les avez comprises
00:37:33et est-ce que vous pouvez
00:37:34nous dire
00:37:35ce que réclament
00:37:35ces 175 000 personnes
00:37:37oui bien sûr
00:37:38c'est une question rhétorique
00:37:40on va dire ça comme ça
00:37:41maintenant je ne suis pas
00:37:41porte-parole de ce mouvement
00:37:42personne n'est porte-parole
00:37:43de ce mouvement
00:37:43mais vous y étiez aujourd'hui
00:37:44qu'est-ce qu'il y a sur les banderoles
00:37:46mais je vous dis
00:37:47il y a une multitude
00:37:48de revendications
00:37:48et comme une fois
00:37:49je suis en train de vous dire
00:37:50il n'y a pas un mouvement social
00:37:51qui se ressemble
00:37:51et qui se ressemblera
00:37:52dans ce pays
00:37:52les gilets jaunes
00:37:53il y avait une multitude
00:37:54de revendications
00:37:55qui émergeaient
00:37:56d'ici de là
00:37:56qu'il a fallu capter
00:37:57le mouvement des retraites
00:37:59c'était sur un élément précis
00:38:00et à chaque fois
00:38:01on a toujours la même discussion
00:38:02qu'est-ce qu'il faut
00:38:02mais un mouvement
00:38:04ne se décrète pas
00:38:04il s'invente de lui-même
00:38:06je vous dis simplement
00:38:07que la question sociale
00:38:08est omniprésente
00:38:09avec quelque chose
00:38:10en toile de fond
00:38:11qui consiste à dire
00:38:12qu'en gros dans ce pays
00:38:13on rançonne le travail
00:38:14pour gaver le capital
00:38:15que ça finit par se voir
00:38:19moins fiscalisé
00:38:20que ceux de la majorité
00:38:21de la population
00:38:22que ça finit par se voir
00:38:23que l'infime minorité
00:38:25qui détient toutes les richesses
00:38:27est moins fiscalisé
00:38:28que la majorité de la population
00:38:29ça finit par se voir
00:38:30alors oui c'est diffus
00:38:31c'est pas formalisé
00:38:32mais moi je le formule
00:38:33mais moi c'est moi
00:38:34qui m'autorise à formuler
00:38:35avec une formule
00:38:36qui est celle
00:38:37de la répartition des richesses
00:38:38mais vous avez une pancarte
00:38:38par exemple aujourd'hui
00:38:39l'Évile Besançon
00:38:39non j'avais pas de pancarte
00:38:40j'avais pas de pancarte
00:38:41mais voilà
00:38:42je vous parle de répartition des richesses
00:38:43c'est quelque chose
00:38:44de sérieux pour moi
00:38:45la gauche elle a besoin
00:38:46pour moi
00:38:46pour l'instant je vois
00:38:48l'état de la gauche
00:38:48je suis conscient de la situation
00:38:50et de la responsabilité
00:38:51des appareils politiques de gauche
00:38:52dans la situation actuelle
00:38:53le nouveau front populaire
00:38:54finalement il n'y a aucun
00:38:55appareil politique de gauche
00:38:56qui a cherché à le faire vivre
00:38:57nationalement
00:38:58comme un outil militant
00:38:59maintenant cette aspiration
00:39:00à la fois unitaire
00:39:01et radicale
00:39:02elle existe
00:39:03et je dis simplement
00:39:04avec le peu d'autorité que j'ai
00:39:05si jamais je peux être entendu
00:39:07que la question
00:39:08de la répartition des richesses
00:39:09et la question démocratique
00:39:10historiquement c'est un terreau
00:39:12favorable pour la gauche
00:39:13raison pour laquelle
00:39:14j'espère qu'on ait des initiatives
00:39:15unitaires ensemble
00:39:16je vous interromps à l'instant
00:39:17Dominique Rizet
00:39:18est-ce que vous pouvez nous expliquer
00:39:18ce qui se passe en ce moment
00:39:19sur la droite de l'écran
00:39:21et donc sur la place de la république
00:39:22à Paris
00:39:23on aperçoit
00:39:24des forces de l'ordre
00:39:26qui courent
00:39:27que se passe-t-il
00:39:27on est en train d'évacuer
00:39:28les derniers
00:39:29on est en train d'évacuer
00:39:30ceux qui
00:39:31ceux qui
00:39:32provoquent des troubles
00:39:33ou qui voudraient provoquer
00:39:34des troubles
00:39:34on les reconduit vers le métro
00:39:36on les engage
00:39:37à prendre le métro
00:39:38à partir
00:39:38regardez ici
00:39:39il va y avoir peut-être
00:39:40des interpellations
00:39:41peut-être des casseurs
00:39:42ou des gens qui vont essayer
00:39:43de
00:39:43de s'emparer de quelque chose
00:39:46on n'a pas les éléments
00:39:47on voit cette scène
00:39:49ça ce qu'on voit
00:39:49quand on voit les CRS
00:39:50ou les gendarmes mobiles
00:39:52courir comme ça
00:39:53c'est ce qu'eux appellent
00:39:54les bons offensifs
00:39:55et c'est pour faire
00:39:55reculer
00:39:56comme disait Dominique
00:39:57la foule
00:39:58et pour les faire affluer
00:39:59vers les portes de sorte
00:40:00on retrouve justement
00:40:01l'une des équipes
00:40:01de BFM TV sur place
00:40:02oui alors effectivement
00:40:06on peut vous expliquer
00:40:07ce qui s'est passé
00:40:07tout à l'heure
00:40:08il y a une quinzaine
00:40:09de jeunes
00:40:10qui ont commencé
00:40:10à faire brûler
00:40:11une poubelle
00:40:12en fait
00:40:13sur la place
00:40:14de la République
00:40:15une poubelle
00:40:15puis une deuxième
00:40:16avec des vélos
00:40:17à l'intérieur
00:40:17ils ont fait un feu
00:40:19et donc
00:40:19après environ
00:40:20200-300 personnes
00:40:22se sont rassemblées
00:40:22autour de ce feu
00:40:24et à un moment donné
00:40:25les forces de l'ordre
00:40:25qui sont toutes autour
00:40:26de la place
00:40:27depuis le début
00:40:28de l'après-midi
00:40:29ont décidé d'intervenir
00:40:31donc des forces de l'ordre
00:40:32qui sont présentes
00:40:33en grand nombre
00:40:34de toute façon
00:40:35depuis le début
00:40:35de cet après-midi
00:40:36et c'est là
00:40:37au moment où ils ont décidé
00:40:38d'intervenir
00:40:38qu'il y a eu des jets
00:40:39en leur direction
00:40:40et vous pouvez voir
00:40:41depuis ils chargent
00:40:43des manifestants
00:40:43sur la place
00:40:44vous pouvez voir
00:40:44sur les images
00:40:45de mon collègue à la caméra
00:40:46là on peut voir
00:40:47effectivement
00:40:48des charges multiples
00:40:50de la part des forces
00:40:50de l'ordre
00:40:51qui viennent
00:40:52attention alors du coup
00:40:54excusez nous
00:40:55on essaie de vous montrer
00:40:57ça en même temps
00:40:57mais voilà
00:40:58et donc des forces de l'ordre
00:40:59qui interpellent
00:41:00des manifestants
00:41:01en ce moment même
00:41:02devant nous
00:41:03et puis la brigade mobile
00:41:05également qui est présente
00:41:06ici sur la place de la République
00:41:07jusqu'à présent
00:41:08il n'y avait pas
00:41:09d'incident
00:41:10qui était à déplorer
00:41:11depuis le début
00:41:12de l'après-midi
00:41:13ici sur la place de la République
00:41:14voilà donc pour ces images
00:41:15en direct de la place de la République
00:41:16à Paris
00:41:17un dernier mot pris
00:41:17à Théveno Guillaume Tabard
00:41:18est-ce que c'est un pétard mouillé
00:41:20ce qui s'est passé aujourd'hui
00:41:21ou est-ce que ça peut
00:41:22comme le souhaite Olivier Besancenot
00:41:23qui nous a dit tout à l'heure
00:41:24arriver au moins jusqu'au 18
00:41:25c'est à dire la prochaine journée
00:41:26la semaine prochaine
00:41:27de mobilisation des syndicats
00:41:29Écoutez moi je ne suis pas là
00:41:30pour juger si c'est un pétard mouillé
00:41:31etc
00:41:32ce que j'appelle
00:41:32et je pense que c'est ce que
00:41:33vous appeliez aussi
00:41:34c'est que des revendications
00:41:35si elles ont besoin d'être exprimées
00:41:36elles puissent être exprimées
00:41:38sans besoin d'avoir effectivement
00:41:39des images
00:41:40où on voit des dégradations
00:41:42de biens publics
00:41:43avec des immeubles en feu
00:41:44et un certain nombre
00:41:46de centaines de personnes
00:41:47interpellées
00:41:48ce qui m'importe moi
00:41:49en tant que députée
00:41:50c'est plutôt que ces revendications
00:41:52trouvent une voie
00:41:53et un chemin
00:41:53à l'Assemblée nationale
00:41:55dans le cadre d'un débat
00:41:55que j'espère qu'il pourra
00:41:57se tenir prochainement
00:41:58Guillaume Tabard
00:41:59Oui on a vu
00:42:00vous l'avez dit tout à l'heure
00:42:01on a du mal à identifier
00:42:02des thèmes de vendications
00:42:04attention aussi
00:42:05à la question
00:42:06le parallèle
00:42:07qui est souvent fait
00:42:07avec les gilets jaunes
00:42:08il ne faut quand même pas
00:42:09oublier qu'à l'arrivée
00:42:10la colère des gilets jaunes
00:42:13elle a été apaisée
00:42:13à coups de milliards
00:42:15et de factures
00:42:16signées par
00:42:17de chèques
00:42:18faits par Emmanuel Macron
00:42:19et ce qui fait qu'aujourd'hui
00:42:20si on dit
00:42:21il faut un plan de redressement
00:42:22des finances publiques
00:42:23c'est qu'il faut aussi
00:42:24éponger
00:42:25ce qui avait été
00:42:26donné à l'époque
00:42:27et donc on a une sorte
00:42:27de cercle vicieux
00:42:28c'est-à-dire que
00:42:29les mêmes qui vont dénoncer
00:42:30des politiques
00:42:31visant à éviter la dette
00:42:33la dette
00:42:34elle pèsera
00:42:35ni sur moi
00:42:35ni sur monsieur Benancenot
00:42:36l'un comme l'autre
00:42:38même si vous êtes plus jeune
00:42:39que moi
00:42:39nous on va approcher
00:42:40de la retraite
00:42:40c'est pas nous
00:42:40qui sommes les plus concernés
00:42:42en revanche
00:42:42ceux qui aujourd'hui
00:42:43manifestent
00:42:44parce que l'endettement
00:42:45c'est un transfert de richesse
00:42:46ici et maintenant
00:42:47mais pardon de vous le dire
00:42:48c'est pas le mouvement
00:42:48des gilets jaunes
00:42:49qui est quand même responsable
00:42:50de l'endettement public
00:42:50en France
00:42:51et pardon de terminer ma phrase
00:42:52ceux qui aujourd'hui
00:42:53manifestent
00:42:54y compris contre
00:42:55la réforme des retraites
00:42:56parce que c'est dans le paquet cadeau
00:42:57il y a aussi ça
00:42:57et ce que la gauche met en avant aussi
00:42:59c'est précisément eux
00:43:00qui auront
00:43:01à payer
00:43:02les choix
00:43:03ou plutôt les non-choix
00:43:04qui seraient faits aujourd'hui
00:43:05en refusant
00:43:05les réformes
00:43:07qui sont nécessaires
00:43:08c'est eux qui vont payer
00:43:09c'est pas nous
00:43:09je vous dis que c'est un transfert
00:43:11de richesse qui s'opère ici maintenant
00:43:12l'idée que c'est les générations futures
00:43:14qui n'ont
00:43:14c'est un transfert de revenus
00:43:16qui s'opère chaque jour
00:43:17et ce transfert de revenus
00:43:19ça s'appelle aussi
00:43:19la répartition des richesses
00:43:20les capitalistes sont capables de le faire
00:43:22je vois pas pourquoi
00:43:22à gauche on bug sur ce mot
00:43:24parce que
00:43:24a priori on n'est pas plus bête
00:43:25que la classe capitaliste
00:43:26on devrait pouvoir faire la même chose
00:43:27à l'envers
00:43:28donc on n'est pas d'accord
00:43:29mais je pense que c'est pas une surprise
00:43:30non c'est pas tout à fait une surprise
00:43:31mais on vous a entendu tous les deux
00:43:32vous avez chacun donné vos arguments
00:43:33et c'est tant mieux
00:43:34merci beaucoup Olivier Benzansno
00:43:35Priscatevno
00:43:36Guillaume Tabard
00:43:36vous parliez des gilets jaunes
00:43:37il y a quelques instants
00:43:38on sera avec
00:43:39l'ancien préfet de police de Paris
00:43:40Didier Lallement
00:43:41l'homme qui justement
00:43:43avait la charge de la sécurité
00:43:44dans la capitale
00:43:45au moment de la fin
00:43:46de la crise des gilets jaunes
00:43:47on va le recevoir sur ce plateau
00:43:48dans quelques instants
00:43:50d'abord je voudrais qu'on retourne
00:43:51du côté qu'on aille
00:43:52d'ailleurs du côté de Lyon
00:43:54parce qu'on a été à Rennes
00:43:55à Nantes
00:43:55à Paris
00:43:56également pour suivre
00:43:57les derniers développements
00:43:58de cette journée
00:43:59retrouver là encore
00:44:00l'une des équipes de BFM TV
00:44:01sur le terrain
00:44:02premier bilan de la journée
00:44:04et la situation sur place
00:44:05ce soir à 19h33
00:44:06Eh bien écoutez
00:44:10premier bilan de la journée
00:44:11c'est 15 interpellations
00:44:12dans le Rhône
00:44:1439 dans la région
00:44:15et une situation
00:44:16toujours tendue
00:44:16ça joue
00:44:17comme on dit
00:44:19au jeu du chat et de la souris
00:44:20dans les petites rues
00:44:21de la presqu'île de Lyon
00:44:22on a couru
00:44:23plusieurs fois
00:44:23avec les CRS
00:44:25qui interviennent
00:44:25très rapidement
00:44:26pour essayer de disperser
00:44:27des troupes mobiles
00:44:29de quelques dizaines
00:44:30de manifestants
00:44:31qui provoquent
00:44:32quelque peu
00:44:32les forces de l'ordre
00:44:34on a vu des tirs de mortier
00:44:35d'artifice
00:44:36il y a 5 minutes
00:44:37place de la République
00:44:38là on est place Belcourt
00:44:39on est vraiment
00:44:40dans un périmètre assez petit
00:44:41assez loin du cortège
00:44:42place Guichard
00:44:43qui avait lieu
00:44:44en début d'après-midi
00:44:45qui avait réuni 8000 personnes
00:44:46mais pour l'instant
00:44:47c'est toujours
00:44:48des gendarmes
00:44:49des CRS
00:44:49qui poursuivent
00:44:51les petits groupes
00:44:51de manifestants
00:44:52qui les provoquent
00:44:53donc toujours
00:44:54une situation
00:44:55assez instable
00:44:57c'est quelques personnes
00:44:59très jeunes
00:44:59qui crient de loin
00:45:00à cab
00:45:01à cab
00:45:01aux forces de l'ordre
00:45:03et ces derniers
00:45:04arrivent très rapidement
00:45:05et les dispersent
00:45:06à coups de gaz lacrymogènes
00:45:07donc à Lyon
00:45:08la situation
00:45:09depuis la fin du cortège
00:45:11la fin du rassemblement
00:45:13place Guichard
00:45:13est partie en manifestation
00:45:14sauvage
00:45:15et ça dure depuis maintenant
00:45:162-3 heures
00:45:17et pour l'instant
00:45:18ça continue
00:45:18donc on est sur place
00:45:20on les suit
00:45:21mais la situation
00:45:21est toujours assez tendue
00:45:22Voilà les dernières informations
00:45:24en direct de Lyon
00:45:25je vous rappelle les chiffres
00:45:25au niveau national
00:45:26ce soir
00:45:26175 000 participants
00:45:29à cette journée
00:45:30bloquons tout
00:45:31473 interpellations
00:45:33dans toute la France
00:45:34dont près de la moitié
00:45:36à Paris
00:45:37et puis également
00:45:38autre chiffre
00:45:38de 167 incendies
00:45:40de voie publique
00:45:41recensés depuis ce matin
00:45:4213 policiers
00:45:43et gendarmes
00:45:44blessés
00:45:44Alexis Cuvillier
00:45:45le chef adjoint
00:45:45du service politique
00:45:46de BFM TV
00:45:47nous a rejoint
00:45:47de Médier Lallement
00:45:49bonsoir
00:45:49bonsoir
00:45:50ancien préfet de police
00:45:52de Paris
00:45:52de 2019
00:45:53à 2022
00:45:54vous étiez arrivé
00:45:55aux manettes
00:45:56à la fin
00:45:57de la crise
00:45:58des gilets jaunes
00:45:58à Paris
00:45:58vous étiez auparavant
00:45:59préfet de Gironde
00:46:01vous êtes arrivé
00:46:01à l'épisode
00:46:02un petit peu au début
00:46:03j'ai eu le sentiment
00:46:03d'arrivée de la crise
00:46:04c'était pas au 17ème
00:46:06samedi de manifestation
00:46:07que vous étiez arrivé
00:46:08je suis arrivé
00:46:08en mars
00:46:10bon
00:46:10après l'incendie du Fouquet's
00:46:12après l'incendie du Fouquet's
00:46:13vous aviez eu à gérer
00:46:15donc cette crise
00:46:15à Paris
00:46:16je voudrais simplement
00:46:17vous entendre d'un mot
00:46:17peut-être sur ce qui s'est passé
00:46:19cet après-midi
00:46:20à Paris
00:46:20cette image assez spectaculaire
00:46:22on a vu tout à l'heure
00:46:22cet incendie
00:46:23d'une brasserie parisienne
00:46:25à un moment de tension
00:46:26entre les forces de l'ordre
00:46:27et les manifestants
00:46:28et sans doute
00:46:29peut-être en tout cas
00:46:29des casseurs
00:46:31la procureure de Paris
00:46:32Laure Bécot
00:46:32a dit tout à l'heure
00:46:33qu'il s'agissait probablement
00:46:34d'un acte involontaire
00:46:35peut-être provoqué
00:46:37par un tir de la police
00:46:38qu'est-ce que ça peut être
00:46:39dans ce cas-là ?
00:46:40si le procureur de Paris
00:46:42le dit
00:46:42c'est que c'est
00:46:43vraisemblablement
00:46:44une piste d'enquête
00:46:45mais j'ai cru comprendre
00:46:45qu'il y avait une enquête
00:46:46après des choses
00:46:47qui peuvent incendier
00:46:48ça peut être des grenades
00:46:49tout objet chaud
00:46:50mais également
00:46:51le briquet d'un manifestant
00:46:52donc il faut laisser faire
00:46:53l'enquête
00:46:54pour avoir
00:46:55le résultat définitif
00:46:57oui
00:46:57est-ce que vous voyez
00:46:58ce que vous voyez
00:46:59monsieur Lallement
00:47:00y compris sur ces images-là
00:47:01c'est la fin de la
00:47:02manifestation à Paris
00:47:04on aperçoit le pied
00:47:05de la statue
00:47:05place de la République
00:47:07est-ce que ces images
00:47:09vous rappellent
00:47:09très clairement
00:47:10celle de la crise
00:47:11des gilets jaunes
00:47:11ou est-ce que vous dites
00:47:12attention
00:47:12les mobilisations
00:47:13n'ont jamais rien à voir
00:47:14les unes avec les autres ?
00:47:15non ça ne me rappelle pas
00:47:16la crise des gilets jaunes
00:47:17c'est un échec
00:47:17de ceux qui pensaient
00:47:19que la crise des gilets jaunes
00:47:20allait pouvoir recommencer
00:47:21c'est un échec
00:47:22de ceux qui pensaient
00:47:23qu'ils pouvaient
00:47:24la recommencer
00:47:25et la récupérer
00:47:27c'est un échec
00:47:28c'est-à-dire
00:47:28vous pensez à qui ?
00:47:29bah écoutez
00:47:30ceux qui ont revendiqué
00:47:31politiquement
00:47:32le soutien
00:47:34de cette manifestation
00:47:35me semblent être très connus
00:47:36le fait de les redésigner
00:47:39ne me semble pas
00:47:39absolument nécessaire
00:47:40mais penser
00:47:41qu'on allait pouvoir
00:47:42recommencer les gilets jaunes
00:47:43c'est un échec
00:47:44penser qu'une mobilisation
00:47:46du type des gilets jaunes
00:47:47pouvait se faire
00:47:48par les réseaux
00:47:49mais sur une base
00:47:50strictement politique
00:47:51est un échec
00:47:52les mots d'ordre
00:47:53au tout début
00:47:54de la mobilisation
00:47:54née au printemps dernier
00:47:56sur les réseaux sociaux
00:47:57n'étaient pas forcément
00:47:59les mêmes qu'aujourd'hui
00:48:00depuis que Jean-Luc Mélenchon
00:48:01a appelé ses militants
00:48:02et ses sympathisants
00:48:03à rejoindre le mouvement
00:48:03mais regardez
00:48:04sous vos propres images
00:48:05vous en avez vu
00:48:05des gilets jaunes ?
00:48:06moi j'en ai pas vu
00:48:07ou très peu
00:48:08donc effectivement
00:48:10je crois que
00:48:10Jean-Luc Mélenchon
00:48:11a cassé le mouvement
00:48:13qui était initialement lancé
00:48:15vous avez repris
00:48:15votre liberté de parole
00:48:16depuis que vous n'êtes plus
00:48:17préfet de police
00:48:18oui
00:48:18je n'ai pas pu dire ça
00:48:19il y a quelques années
00:48:20mais à vrai dire
00:48:21pendant que j'étais
00:48:22préfet de police
00:48:22on me le reprochait aussi
00:48:23oui vous aviez eu
00:48:24quelques déclarations
00:48:24on va en parler tout à l'heure
00:48:25assez polémiques
00:48:26Dominique Rizet
00:48:27M. Lallemand
00:48:27vous dites
00:48:28on ne peut pas récupérer
00:48:29la crise des gilets jaunes
00:48:30ça ne peut pas redémarrer
00:48:31mais au moment des gilets jaunes
00:48:32le 19 novembre 2018
00:48:34il y a bien eu
00:48:35un premier jour
00:48:36282 000 manifestants
00:48:38là il y en a
00:48:39160 combien ?
00:48:40175 000
00:48:41ça peut être un début
00:48:43ou ça ne peut pas être un début ?
00:48:44il y aura un 18
00:48:45la semaine prochaine
00:48:46et est-ce que vous ne pensez pas
00:48:47que ça peut redémarrer
00:48:49tout doucement comme ça ?
00:48:50oui c'est parfaitement possible
00:48:51c'est parfaitement possible
00:48:53mais on ne prédit pas l'avenir
00:48:55mais je dis que
00:48:57ce qui s'est produit aujourd'hui
00:48:59ne ressemble pas
00:48:59à un mouvement apolitique
00:49:01complètement spontané
00:49:03et c'était manifestement
00:49:07un mouvement
00:49:08qui était pénétré
00:49:09d'une partie de l'extrême gauche
00:49:11et de gens extrêmement violents
00:49:12mais demain
00:49:13il peut se produire d'autres choses
00:49:14vous avez parfaitement raison
00:49:15on va laisser les gilets jaunes de côté
00:49:17si vous permettez
00:49:17pour revenir à la situation du jour
00:49:19le temps d'accueillir
00:49:19Raphaël Grabli
00:49:20pour le radar BFM
00:49:21Raphaël depuis ce matin
00:49:23grâce à toutes les équipes de BFM
00:49:24et grâce au bureau
00:49:26au local de BFM
00:49:27installé partout en France
00:49:28vous avez pu recenser
00:49:29les points de manifestation
00:49:3119h38
00:49:32le paysage de la manifestation
00:49:33commence à se dessiner
00:49:34ça a bougé
00:49:35toute la journée
00:49:36d'abord
00:49:37qu'est-ce que ça donne
00:49:38et je précise que c'est
00:49:39non exhaustif encore
00:49:41vous avez travaillé avec vos propres chiffres
00:49:42qu'est-ce que ça donne cette carte ?
00:49:43oui le mot
00:49:44c'est non exhaustif
00:49:45c'est effectivement
00:49:45très important Marc
00:49:46c'est encore évidemment
00:49:47difficile de tresser un bilan
00:49:49mais on a quand même
00:49:50et notamment grâce à l'aide
00:49:51aussi du service
00:49:51police-justice
00:49:52des chiffres
00:49:53des préfectures
00:49:54même si pour Paris
00:49:54on attend encore
00:49:55les chiffres consolidés
00:49:56évidemment c'est là
00:49:57où il y a
00:49:58la plus grande manifestation
00:49:59mais
00:50:00et on le voit sur la carte
00:50:02qui s'affiche à l'instant
00:50:02il y a aussi
00:50:03une énorme mobilisation
00:50:04en Bretagne
00:50:05ce qui était d'ailleurs
00:50:06attendu par les services
00:50:07notamment à Rennes
00:50:0810 000 personnes
00:50:09à la mi-journée
00:50:10Brest-Lorient
00:50:11en Morlaix
00:50:11à Nantes également
00:50:13et dans le sud-est
00:50:14à Marseille
00:50:14à Montpellier
00:50:15également
00:50:16Marseille c'est plus habituel
00:50:17Marseille c'est plus habituel
00:50:18Montpellier
00:50:19Lyon également
00:50:20et Toulouse
00:50:21au niveau national
00:50:23Dominique le cité
00:50:24et là c'est des sources
00:50:25du ministère de l'Intérieur
00:50:26donc 175 000 manifestants
00:50:28un chiffre à 17h30
00:50:30donc il n'est pas encore
00:50:30totalement consolidé
00:50:31et effectivement
00:50:32c'est très intéressant
00:50:33de le comparer
00:50:33au chiffre des Gilets jaunes
00:50:35le 17 novembre 2018
00:50:36le premier acte
00:50:37j'avais promis
00:50:38qu'on n'en parlait plus
00:50:38j'ai pas tenu
00:50:39alors on en reparle très rapidement
00:50:40allez-y
00:50:40non mais effectivement
00:50:41100 000 de moins
00:50:41et très rapidement
00:50:42pour avoir
00:50:43l'Illement me regarde
00:50:44avec ironie
00:50:45et pour avoir
00:50:46une idée plus globale
00:50:47j'ai comparé aussi
00:50:48à la manifestation
00:50:48du 7 mars 2023
00:50:49contre les retraites
00:50:50pour avoir l'idée
00:50:50d'une énorme mobilisation
00:50:52c'était 1,3 million de personnes
00:50:54ce qui permet quand même
00:50:55d'avoir des perspectives
00:50:56un petit peu plus larges
00:50:57sur le profil
00:50:58des gens qui étaient
00:50:58dans la rue aujourd'hui
00:50:59alors assez conforme
00:51:01effectivement
00:51:01à ce qu'on pouvait en attendre
00:51:02j'ai aussi pu échanger
00:51:04avec nos reporters
00:51:04sur le terrain
00:51:05de profil assez jeune
00:51:07plutôt à gauche
00:51:08même très à gauche
00:51:10avec des slogans
00:51:11anti-Macron
00:51:12anti-riches
00:51:13écologistes
00:51:13on a vu du nom
00:51:14à la loi du plomb
00:51:15par exemple
00:51:15des drapeaux palestiniens
00:51:16aussi beaucoup
00:51:17beaucoup
00:51:17et ça se convoyait
00:51:18sur les images
00:51:18de drapeaux palestiniens
00:51:19assez peu de gilets jaunes
00:51:20vous le disiez
00:51:21ce qui confirme finalement
00:51:22cette éduque
00:51:23de la fondation
00:51:24Jean Jaurès
00:51:24qui s'était intéressé
00:51:25aux militants
00:51:27sur Telegram
00:51:27avant le mouvement
00:51:28qui avait interrogé
00:51:301000 militants
00:51:30et notamment
00:51:31sur le profil
00:51:32de l'élection présidentielle
00:51:3469%
00:51:35exactement
00:51:36en demandant
00:51:37pour qui ils avaient voté
00:51:38en 2022
00:51:39Jean-Luc Mélenchon
00:51:41est totalement surreprésenté
00:51:4269%
00:51:43Philippe Poutot
00:51:4410%
00:51:44donc l'NPA
00:51:45Yannick Jadot
00:51:465%
00:51:47et si on regarde
00:51:48la journée du 10 septembre
00:51:50sur les réseaux sociaux
00:51:50effectivement
00:51:51là encore
00:51:51les messages
00:51:52de l'extrême gauche
00:51:53dominent largement
00:51:54donc ce mouvement
00:51:55clairement
00:51:55il est politisé
00:51:56et opposé à un autre mouvement
00:51:57très fort en ligne
00:51:58le fameux Nicolas qui paye
00:52:00c'est un peu l'alter ego
00:52:01libéral
00:52:01de Bloquons-Tout
00:52:03et qui trouve son écho
00:52:04notamment à droite
00:52:05et à l'extrême droite
00:52:06Pardon
00:52:09Raphaël Grabli
00:52:09Didier Lallement
00:52:10on disait tout à l'heure
00:52:12certains des mots
00:52:13que vous avez utilisés
00:52:14à l'époque de la crise
00:52:15des légionnes
00:52:15et certaines de vos méthodes
00:52:16ont été contestées
00:52:17à l'époque
00:52:17vous ne le niez pas
00:52:19non
00:52:20vous ne le niez pas
00:52:21jugées comme trop brutales
00:52:23je me souviens notamment
00:52:23d'un Jean-Luc Mélenchon
00:52:24qui avait dit
00:52:25que vous aviez des méthodes
00:52:25de psychopathes
00:52:27avec le recul
00:52:28aujourd'hui
00:52:29est-ce que vous avez des regrets
00:52:31dans la façon
00:52:32dont les forces de l'ordre
00:52:33ont agi
00:52:34lors de cet épisode
00:52:35des Gilets jaunes ?
00:52:36Je crois que M. Mélenchon
00:52:36ne parlait pas de mes méthodes
00:52:38mais parlait de moi
00:52:38en me traitant de psychopathes
00:52:39Des méthodes de psychopathes ?
00:52:40Non
00:52:41ce qui a été fait
00:52:43était parfaitement
00:52:44ce qu'il fallait faire
00:52:45et notamment
00:52:46la réactivité
00:52:47et la mobilité
00:52:47ce qu'on a vu aujourd'hui
00:52:49dans la réussite
00:52:50des forces de sécurité intérieure
00:52:51c'est justement
00:52:52l'application
00:52:53de cette doctrine
00:52:54reprise par un schéma national
00:52:56et donc être très rapide
00:52:58et le grand succès
00:52:59des braves
00:53:00ce matin
00:53:01sur les blocages
00:53:02de périphériques
00:53:03ou différents blocages
00:53:03Ce sont les brigades motorisées
00:53:05Voilà
00:53:05les braves
00:53:06à l'origine desquelles
00:53:07je suis
00:53:07a été un succès parfait
00:53:10et a empêché
00:53:11la cristallisation
00:53:12c'est-à-dire
00:53:13le fait que
00:53:14les manifestants
00:53:16restent à un endroit
00:53:17et du coup
00:53:17l'occupent
00:53:18bloquent le périphérique
00:53:19bloquent nos concitoyens
00:53:20bloquent des gares
00:53:21etc.
00:53:22Et ça a été
00:53:22une parfaite réussite
00:53:23de la préfecture de police
00:53:24sous le commandement
00:53:25de Laurent Nunez
00:53:26Les brigades de répression
00:53:27des actes violents
00:53:28c'est ça
00:53:29les braves
00:53:30Est-ce qu'on vous
00:53:32on vous appelle encore
00:53:34pour vous demander
00:53:34je ne sais pas
00:53:35Laurent Nunez
00:53:36ou des commissaires
00:53:37ou des gens qui font
00:53:38du maintien de l'ordre
00:53:38pour vous demander
00:53:39des conseils
00:53:39pour vous
00:53:40Est-ce que vous avez
00:53:41encore des conseils ?
00:53:42Non, j'ai des contacts
00:53:42amicaux avec un certain
00:53:44nombre de personnes
00:53:44dont Laurent Nunez
00:53:45que j'estime beaucoup
00:53:46mais je me garde bien
00:53:48de donner ça
00:53:48Quand j'étais préfet de police
00:53:50ce qui m'agaçait le plus
00:53:51c'était les anciens
00:53:52qui venaient sur vos plateaux
00:53:53expliquer ce qu'il fallait faire
00:53:55donc j'ai décidé
00:53:56de me garder
00:53:57de ce travers
00:53:58Didier Lallement
00:53:59on se souvient
00:54:00des images
00:54:00et du bilan
00:54:01également
00:54:01au moment de cette crise
00:54:03qui tout le monde
00:54:04a encore en tête
00:54:05a duré des semaines
00:54:05et des semaines
00:54:06des personnes blessées
00:54:08par les tirs de LBD
00:54:09et notamment
00:54:09des personnes
00:54:10qui ont été
00:54:10éborgnées de mémoire
00:54:12il y en avait
00:54:12une vingtaine
00:54:13ou une trentaine
00:54:14aujourd'hui
00:54:15est-ce que vous considérez
00:54:16là encore avec le recul
00:54:17qu'il y a eu
00:54:17un usage excessif
00:54:18non il n'y a pas eu
00:54:20des usages excessifs
00:54:21de la violence
00:54:21il y a eu une violence
00:54:22de la part des manifestants
00:54:24moi j'ai été au chevet
00:54:25de trop nombreux policiers
00:54:27je me rappelle d'ailleurs
00:54:28d'un policier
00:54:28qui avait un pavé
00:54:29dans le crâne
00:54:30et dont les médecins
00:54:31m'expliquaient
00:54:31qu'ils ne savaient pas
00:54:32comment ils allaient
00:54:32lui retirer
00:54:33donc cette violence
00:54:35c'est ça qu'il faut condamner
00:54:36et les policiers
00:54:38ne commencent jamais
00:54:39les violences
00:54:40ils n'en sont pas
00:54:41à l'origine
00:54:41tous ceux qui racontent ça
00:54:43mentent
00:54:44la police n'est pas violente
00:54:45elle réagit par rapport
00:54:47à des situations de violence
00:54:48et on l'a vu encore aujourd'hui
00:54:49elle peut être violente
00:54:49mais elle doit avoir
00:54:50un usage proportionnel
00:54:51mais c'est une violence légitime
00:54:52l'état a cette capacité
00:54:54de violence légitime
00:54:55et heureusement
00:54:56que dans un certain nombre
00:54:57de cas
00:54:57on fait preuve
00:54:58au niveau de l'état
00:54:59de vivacité
00:55:00et de défense
00:55:01sinon le pays
00:55:02serait dévasté
00:55:03quand on voit
00:55:04ce que sont capables
00:55:06de réaliser
00:55:07un certain nombre
00:55:07d'individus
00:55:08type black bloc
00:55:09et d'ailleurs
00:55:09il y en avait
00:55:10il suffit de regarder
00:55:11les parapluies
00:55:11dans les manifestations
00:55:13c'est-à-dire pourquoi ?
00:55:14les parapluies
00:55:14font référence
00:55:15à des manifestations
00:55:16dans le sud-est asiatique
00:55:17où les manifestants
00:55:18se reconnaissaient
00:55:19avec des parapluies
00:55:20et vous regardez
00:55:21vos propres images
00:55:21vous voyez en première ligne
00:55:23souvent
00:55:23les parapluies
00:55:24ils étaient bien là
00:55:25ils n'ont pas pu
00:55:26se déployer complètement
00:55:27parce qu'il n'y avait pas
00:55:28assez de manifestants
00:55:28expliquez-moi pardon
00:55:30j'ai raté
00:55:30les parapluies
00:55:31c'est un signe de reconnaissance
00:55:32des black blocs
00:55:33c'est aussi
00:55:34quand il pleut
00:55:36oui mais
00:55:37quand il pleut
00:55:38quand il pleut
00:55:39on le tient en dessus
00:55:40de sa tête
00:55:40on le tient pas
00:55:41on se protége
00:55:43des caméras aussi
00:55:43pour ne pas être reconnus
00:55:45concernant les blessés
00:55:46qu'évoquait Marc Fauvel
00:55:47durant tous les cas
00:55:48de ces gilets jaunes
00:55:49la justice
00:55:50ne s'est pas encore
00:55:51prononcée
00:55:52dans un certain
00:55:52nombre de dossiers
00:55:53qui sont toujours
00:55:54à l'instruction
00:55:54pour savoir
00:55:56si ces tirs de LBD
00:55:58ces tirs de grenades
00:55:59dans des moments
00:56:00où la foule
00:56:01était très proche
00:56:02des policiers
00:56:03des gendarmes
00:56:04est-ce que
00:56:05ces actions
00:56:06étaient légitimes
00:56:07ou non ?
00:56:07la justice
00:56:08n'a pas encore tranché
00:56:09et c'est vrai que
00:56:09il y a eu des jugements
00:56:10madame
00:56:11il y a eu des policiers
00:56:11qui ont été condamnés
00:56:12il y a eu des erreurs
00:56:13et effectivement
00:56:14ces erreurs
00:56:15ont été condamnées
00:56:15vous reconnaissez
00:56:16qu'il y a eu des erreurs
00:56:17quand même
00:56:17est-ce que vous pensez
00:56:18que ces erreurs
00:56:20viennent des doctrines
00:56:21de la doctrine
00:56:22que vous aviez pu insuffler
00:56:23en disant
00:56:24qu'il fallait
00:56:24à l'affrontement
00:56:25et qu'il ne fallait
00:56:26pas laisser
00:56:27aucun désordre
00:56:31s'installer
00:56:31est-ce que ça
00:56:32aujourd'hui
00:56:33vous...
00:56:34non
00:56:34les erreurs
00:56:35ne sont pas liées
00:56:36à la doctrine
00:56:36elles sont liées
00:56:37à des erreurs
00:56:38de fonctionnaires
00:56:40de militaires
00:56:41et ce sont des erreurs
00:56:42qui peuvent parfaitement
00:56:42arriver
00:56:43dans un cadre
00:56:44professionnel
00:56:45sauf qu'elles ont
00:56:45des conséquences
00:56:46très lourdes
00:56:47quand je suis arrivé
00:56:48préfet de police
00:56:48qu'est-ce qu'on reprochait
00:56:50finalement aux forces
00:56:51de l'ordre ?
00:56:52c'est de ne pas agir
00:56:52pendant les destructions
00:56:53rappelez-vous
00:56:54tous les commentaires
00:56:55y compris les vôtres
00:56:56consistant à dire
00:56:57mais vous êtes au bout
00:56:58de la rue
00:56:58vous ne faites rien
00:56:59pourquoi vous n'intervenez pas ?
00:57:01effectivement
00:57:02nos concitoyens
00:57:03ne pouvaient pas le comprendre
00:57:04face à cette violence-là
00:57:05donc le gouvernement
00:57:06de l'époque
00:57:07a voulu changer
00:57:08de doctrine
00:57:09et je l'ai mis en oeuvre
00:57:10de façon tactique
00:57:11pour reprendre une expression
00:57:12et d'aller au contact
00:57:14parce qu'aller au contact
00:57:16c'est infiniment moins violent
00:57:18que des batailles à distance
00:57:20le LBD
00:57:21je l'ai dit bien des fois
00:57:22le LBD
00:57:23il faut l'utiliser
00:57:24avec parcimonie
00:57:25parce que
00:57:26il est préférable
00:57:27d'être au contact
00:57:27que de tirer au LBD
00:57:29bien évidemment
00:57:29dans de nombreux cas
00:57:30il faut le faire
00:57:31mais le contact
00:57:32est encore
00:57:33la meilleure des choses
00:57:34en ce qui se maîtrise le mieux
00:57:36en termes policiers
00:57:37et je dois dire
00:57:38que le succès d'aujourd'hui
00:57:39il résulte aussi
00:57:40complètement
00:57:41de cette doctrine
00:57:42qui a été mise en place
00:57:44à l'époque
00:57:45du concept
00:57:46ainsi développé
00:57:47et je crois
00:57:49qu'on peut s'en féliciter
00:57:50quand vous dites
00:57:50le succès d'aujourd'hui
00:57:51vous faites référence
00:57:52au nombre d'interpellations
00:57:53non je fais référence
00:57:54au fait que
00:57:55tous les blocages
00:57:56ont été systématiquement
00:57:58suspendus
00:57:58par une action énergique
00:58:00des forces de l'ordre
00:58:01c'était commandé
00:58:03par les préfets
00:58:03on oublie trop souvent
00:58:04les préfets
00:58:05mais c'est eux
00:58:05qui sont au commandement
00:58:06opérationnel
00:58:07ça a été souhaité
00:58:08par le ministre Retailleau
00:58:09comme en son temps
00:58:10ça avait été souhaité
00:58:11par le ministre Darmanin
00:58:12et donc
00:58:13immédiatement intervenir
00:58:15éviter
00:58:16la cristallisation
00:58:17du dispositif
00:58:18le contact immédiat
00:58:20et c'est un succès
00:58:21regardez ce qui s'est passé
00:58:22ce matin
00:58:22moi je juge ça
00:58:23extrêmement positif
00:58:25alors
00:58:25ça ne préjuge pas
00:58:27de ce qui va se passer demain
00:58:28je suis tout à fait d'accord
00:58:29il y a des éléments
00:58:30dans le mouvement
00:58:31d'aujourd'hui
00:58:32qui sont extrêmement inquiétants
00:58:33lesquels vous inquiètent ?
00:58:34la présence des black blocs
00:58:35ils étaient extrêmement nombreux
00:58:37et la présence
00:58:38de nombreux jeunes
00:58:39il y avait beaucoup de jeunes
00:58:41aujourd'hui
00:58:41c'est un élément
00:58:42relativement nouveau
00:58:43alors certes
00:58:44on est un mercredi après-midi
00:58:45certes il y a eu
00:58:46un peu d'agitation
00:58:47dans les lycées
00:58:48mais il faut toujours
00:58:49faire très très attention
00:58:50et je pense que le 18
00:58:51les syndicats auront à cœur
00:58:52de montrer
00:58:53qu'ils peuvent infiniment
00:58:54plus mobiliser
00:58:55que leurs cousins politiques
00:58:57merci beaucoup
00:58:58Didier Lallemand
00:58:58d'être venu ce soir
00:58:59sur le plateau de BFM TV
00:59:00Alexis Cuvillet
00:59:01on coupe l'écran en deux
00:59:02ce soir vraiment
00:59:03entre la situation
00:59:04le bilan de cette journée
00:59:06bloquant tout
00:59:07et la situation politique
00:59:08qui a été un tout petit peu
00:59:09éclipsée
00:59:09aujourd'hui
00:59:10mais qui reprend le dessus
00:59:11ce soir
00:59:12avec cette réunion
00:59:12qui est donc toujours en cours
00:59:13du côté du ministère
00:59:14de l'intérieur
00:59:15où les poids lourds
00:59:16du gouvernement
00:59:17se retrouvent depuis
00:59:18trois quarts d'heure
00:59:19maintenant
00:59:19Oui la cellule interministérielle
00:59:21de crise
00:59:22qui a rassemblé
00:59:23un certain nombre
00:59:23de ministres importants
00:59:25vous le disiez Marc
00:59:25en effet
00:59:26évidemment Bruno Retailleau
00:59:27qui accueille
00:59:28Place Bobo
00:59:29ses collègues du gouvernement
00:59:30et celui qui est devenu
00:59:32aujourd'hui
00:59:33à la mi-journée
00:59:34le nouveau premier ministre
00:59:36dans cette
00:59:37passation de pouvoir
00:59:38dans cette journée particulière
00:59:40il a choisi
00:59:40le nouveau premier ministre
00:59:41de faire son premier déplacement
00:59:43à l'occasion
00:59:44de cette cellule
00:59:44interministérielle de crise
00:59:46selon des informations
00:59:47dont nous disposons
00:59:48ne devraient pas
00:59:49prendre la parole
00:59:50c'est plutôt une prise de parole
00:59:51de Bruno Retailleau
00:59:52que nous attendons
00:59:53dans les prochaines minutes
00:59:54pour faire
00:59:55un état des lieux
00:59:56un point de situation
00:59:57sur la journée d'aujourd'hui
00:59:58Merci à tous
00:59:59bonsoir Maxime Switek
01:00:00Bonsoir Marc
01:00:01Le 20h dans quelques minutes
01:00:02un 20h exceptionnel
01:00:0320h exceptionnel
01:00:04nous aussi on va diviser
01:00:05l'écran en deux
01:00:05effectivement
01:00:06on va surveiller
01:00:07vous dites ça attention
01:00:07vous n'avez qu'un tiers
01:00:08vous hein
01:00:09je vais pousser les murs
01:00:10on va suivre évidemment
01:00:11ce qui se passe du côté
01:00:12de la cellule interministérielle
01:00:13de crise
01:00:13avec les mots
01:00:14de Bruno Retailleau
01:00:14peut-être aussi
01:00:15les mots du tout nouveau
01:00:16premier ministre
01:00:17Sébastien Lecornu
01:00:18on vit ça en direct
01:00:18dans un instant
01:00:19sur BFM TV
01:00:20Sous-titrage Société Radio-Canada

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