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  • il y a 7 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Et avant de développer tous ces titres d'abord, ce qui est sans doute l'image du jour, c'était ce matin, sous le soleil à Saint-Tropez, des milliers de personnes ont dit un dernier adieu à Brigitte Bardot, c'est son fils en larmes qui a porté le cercueil jusqu'à l'église.
00:00:25Bonsoir Steven Bellery, c'est vous qui avez suivi cette cérémonie pour BFM TV, ce soir l'actrice repose donc au cimetière marin tout près de la fameuse plage abandonnée de sa chanson.
00:00:38Oui, la Madrague est en face de l'autre côté de la baie des Canebiers dans ce magnifique golfe de Saint-Tropez, elle ne pouvait pas être inhumée pour des raisons techniques et administratives dans sa maison de la Madrague,
00:00:49c'est donc dans le caveau familial auprès de ses parents et de ses grands-parents qu'elle réside désormais.
00:00:55Tous les invités ont pu se rendre dans ce cimetière marin, l'un des rares cimetières marins de France, pour lui donner un dernier hommage, pour lui rendre ce dernier hommage en lui jetant notamment une fleur de tournesol.
00:01:07Les habitants, les tropéziens, les tropéziennes à l'issue de l'hommage populaire qu'il y a eu aussi à partir de 14h30 ici à Saint-Tropez ont pu se rendre dans le cimetière.
00:01:17La tombe, le caveau était sous étroite surveillance, trois vigiles surveillent encore ce soir la tombe de Brigitte Bardot de l'Icône et des milliers de fleurs jaunes, ocres et roses ornes.
00:01:29Aujourd'hui, cette sépulture, après une cérémonie qui avait débuté vers 11h20, menée par le curé de Saint-Tropez, cérémonie où on a entendu Mireille Mathieu chanter un panis angélicus,
00:01:40mais aussi Vincent Niclos chanter l'Ave Maria, Max Guazzini, ancien du Stade français de la Radio-Energie, secrétaire général de la Fondation Bardot,
00:01:48a prononcé un long discours où il a imaginé un rêve, où il voyait Brigitte Bardot au milieu d'animaux et retrouvait à la fin cette fameuse chèvre qu'elle avait sauvée sur le tournage de son ultime film.
00:01:58Ça a été le déclic pour évidemment, à partir de 1973, se dédier uniquement à la cause animale, la cause animale qui, ici dans Saint-Tropez, rassemblait tout le monde d'une certaine manière.
00:02:09On a vu beaucoup, beaucoup de gens venir avec leurs chiens se promener, prendre leurs animaux dans les bras pour lui rendre un dernier hommage à l'icône, l'icône tropézienne, l'icône locale.
00:02:19Steven, beaucoup d'admirateurs, plusieurs milliers sans doute dans les rues de Saint-Tropez. Il y avait des écrans qui avaient été installés, mais aussi plusieurs personnalités.
00:02:29Oui, notamment des personnalités politiques venues à titre amical. Aurore Berger, l'actuelle ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes,
00:02:38elle avait travaillé quand elle était députée sur la question du bien-être animal. Elle avait co-rédigé un texte, mais on a vu également Marine Le Pen,
00:02:45très émue, accompagnée de Bruno Bild, députée ARN et Steve Briouat, là aussi à titre amical.
00:02:50Ils ont été très discrets. Marine Le Pen était au bout d'un banc sur la gauche dans l'église, juste devant moi. On a vu aussi des personnalités du monde écologistes et militants,
00:02:59comme évidemment Alain Bougrain-Dubourg ou Paul Watson qui était allé sur la banquise devant la mer des Labrador en 1977 avec Brigitte Bardot.
00:03:10C'est cette photo d'ailleurs qui a été retenue pour être sur le fascicule, pour être dans l'église.
00:03:16Également cette photo de Brigitte Bardot avec ce petit phoque. On a vu également des personnalités publiques comme Chico,
00:03:21Chico et les Gypsies qui a joué de la guitare avec ses amis des Gypsies, qui a accompagné ce cercueil tout au long de la procession.
00:03:27Mireille Dumas était là, Bernard Monciel, Jean-Luc Reichman, mais aussi évidemment Gérard Lenormand ou François Bernheim,
00:03:33qui sont parmi les deux derniers paroliers qui ont travaillé pour Brigitte Bardot, la chanteuse.
00:03:40Merci à vous Steven Bellery, ce qu'on pouvait dire ce soir sur ce dernier adieu à Brigitte Bardot avec Julien Thoreau à Saint-Tropez.
00:03:47Après la tornade Bardot, voici la tempête, c'est même la première de l'année. Elle s'appelle Goretti.
00:03:53Elle s'apprête à toucher la France demain avec des vents jusqu'à 140 km heure attendus sur les côtes.
00:03:58On va tout vous expliquer dans quelques instants. On sera aussi bien sûr sur le terrain ce soir encore avec tous nos envoyés spécialistes.
00:04:03à travers la France, du côté de l'île, transport en commun SNCF un peu compliqué aujourd'hui encore,
00:04:09à l'aéroport d'Orly, des dizaines de vols annulés, des retards également, et puis dans les transports en commun francilien.
00:04:16Mais d'abord les images de cette journée en blanc, des glissades, des photos et encore pas mal de galères.
00:04:21Images chignent Raphaël Redon et Manu Labrone.
00:04:25Deuxième épisode de neige en moins de 48 heures. La France se réveille une nouvelle fois en blanc.
00:04:30C'est agréable et puis on a l'impression d'être à la montagne.
00:04:34Là j'en suis à mon dixième tour de luge. Papa est un peu fatigué.
00:04:38C'est trop bien la neige.
00:04:41Il fait très froid mais en plus de ça il y a le vent.
00:04:43Et donc le ressenti en termes de froid est encore plus important.
00:04:46Ben oui, on peut dire que ça pince.
00:04:48Et c'est pour ça qu'on dit qu'aux personnes les plus vulnérables de rester chez soi, d'éviter de se retrouver confronté à des sujets, on va dire de chute, de sa propre hauteur sur la glace.
00:04:59Ça glisse. Les pistes cyclables sont plutôt à éviter parce que j'ai dérapé trois fois dessus.
00:05:05C'est véritablement la pagaille sur une très large partie du pays.
00:05:13Des accidents dans les Yvelines sur la N12, la neige, qui provoquent également l'interruption de la circulation des bus à Paris, des avions qui sont cloués au sol.
00:05:20Le sujet aujourd'hui c'est d'attendre, c'est la patience.
00:05:24Et ce n'est pas fini, la neige se décale vers l'est et c'est une bombe météorologique qui arrive de l'ouest, une tempête.
00:05:30Cette tempête goretti qui est attendue donc à partir de demain soir.
00:05:35Pour en parler ce soir, Eléonore Boccarat, journaliste météo à BFMTV, bonsoir.
00:05:39A vos côtés, Ruben Alali, météorologue, soyez le bienvenu également.
00:05:43François Alain, journaliste spécialisé dans les transports.
00:05:46Et on voit que c'est compliqué en ce moment dans les transports, on va essayer de comprendre pourquoi et s'il y a une forme d'exception aujourd'hui en France si on se compare à nos voisins.
00:05:53Et bonsoir, Ludovic Pinguano, consultant gestion de crise à BFMTV et par ailleurs ancien pompier, on en a besoin.
00:05:59En ce moment, Eléonore Boccarat, où en est-on ce soir tout d'abord sur ce qui glisse le plus, la neige et le verglas ?
00:06:06Alors, c'est vrai qu'on a été servi aujourd'hui.
00:06:08On a cette perturbation neigeuse qui est arrivée sur les côtes de la Manche et qui a traversé le pays d'ouest en est.
00:06:14Regardez, ces cumuls de neige.
00:06:15Alors, je tiens à préciser qu'il ne s'agit pas que de la neige qui est tombée aujourd'hui.
00:06:19Ça s'est accumulé, finalement, avec la neige qui était déjà tombée lundi.
00:06:22Mais donc, on a atteint les 10 cm à Paris, 9 cm du côté de Liard ou encore Melun, 7 cm à Nevers.
00:06:29Pour ce soir et pour demain, ça donne quoi ?
00:06:31Avant la tempête qui arrive demain soir ?
00:06:33Alors, on n'en a pas fini.
00:06:34On n'en a pas fini.
00:06:35Il y a la tempête, en effet.
00:06:37Mais même du point de vue de la neige et du verglas, regardez.
00:06:39Ça, c'est le parcours de notre précipitation, notre perturbation neigeuse.
00:06:42Elle se décale vers l'est.
00:06:43Mais vous voyez ce qui arrive à l'ouest ?
00:06:45Une autre perturbation, cette fois-ci, pluvieuse et qui, elle, va nous apporter des pluies verglaçantes,
00:06:51particulièrement sur le Limousin, l'Auvergne, le nord de l'Occitanie,
00:06:55tout au long de la nuit, dès ce soir et jusqu'à demain matin.
00:06:59Donc, soyez extrêmement prudents.
00:07:00D'où cette vigilance orange par Météo France.
00:07:02Et attention, on n'en a pas fini avec la neige non plus.
00:07:04Demain, je vous ai dit que ça se décalait vers l'est.
00:07:06Et bien, résultat, Savoie et Haute-Savoie concernés par des chutes de neige,
00:07:1010 cm dans les vallées jusqu'à 20 cm en altitude.
00:07:12Et puis, je ne disais pas le temps de souffler.
00:07:14Et décidément, la tempête Goretti, c'est son petit nom, arrive demain soir.
00:07:17En effet, vous le voyez à nouveau sur cette carte de vigilance de demain.
00:07:21Nous avons la Bretagne et la Normandie, globalement,
00:07:23qui vont être concernés majoritairement par cette tempête qu'on appelle bombe météorologique.
00:07:29Alors, ça répond vraiment à des critères climatologiques particuliers.
00:07:32Il s'agit d'un creusement, le creusement de la dépression,
00:07:36qui chute de 24 hectopascales au minimum en 24 heures.
00:07:40Là, on est à 30 hectopascales.
00:07:41On voit à la fois sa trajectoire et en même temps son creusement,
00:07:44qui laisse présager quelque chose d'assez important,
00:07:47puisqu'on attend 140 km heure du côté des côtes de la Manche, en général,
00:07:51mais aussi jusqu'à 120 km heure à l'intérieur des terres.
00:07:54Et regardez, de manière générale, sur une bonne moitié nord du pays,
00:07:57on pourrait aller jusqu'à 100 km heure.
00:07:58Ça va décoiffer quasiment partout, à part, comme tous les jours quasiment,
00:08:02autour de l'arc méditerranéen et sur la Corse.
00:08:05Parce que c'est vrai que quand les Corses ou les habitants de Cannes ou de Marseille,
00:08:08ces derniers jours, en train de parler de la neige, eux, ils sont complètement épargnés,
00:08:11même s'il y a eu pas mal de glissades aujourd'hui.
00:08:12Il y a eu des petits épisodes, des petites surprises dans la réveille.
00:08:15En Provence, Ruben Alali, qu'est-ce qui se passe ?
00:08:17Pourquoi ce défilé de perturbations ?
00:08:20Ce sont des trains accrochés les uns aux autres qui nous arrivent ?
00:08:22Oui, on est dans une situation qui n'est pas atypique,
00:08:26mais en tout cas, dont on avait perdu l'habitude.
00:08:28On avait perdu l'habitude d'avoir ces épisodes de froid.
00:08:31On n'est pas en vague de froid, si on regarde les critères qui sont fixés par Météo France.
00:08:35Donc cet épisode de quelques jours ne va pas rentrer dans la climatologie comme vague de froid.
00:08:40On a eu ces épisodes neigeux qui se sont succédés,
00:08:42parce qu'il y a finalement de l'air froid qui a réussi à se frayer un chemin jusqu'à nous.
00:08:47Ça faisait quand même un certain nombre d'années que ce n'était pas arrivé,
00:08:50quasiment depuis 2018, qu'on n'avait pas eu autant de neige.
00:08:53Tout à fait, et on a en plus là, avec cette bombe météorologique,
00:08:58de l'air beaucoup plus doux qui remonte quasiment des tropiques.
00:09:01Donc on a un cœur chaud avec de l'air très froid.
00:09:04Et effectivement, les deux ensemble, ça crée cette tempête
00:09:07qui va ensuite concerner la Bretagne et la Normandie.
00:09:10Et tout ça a créé pas mal de difficultés aujourd'hui encore sur les rails.
00:09:13On va aller le vérifier du côté de Lille,
00:09:15où nous attend Célia Valet.
00:09:17Journée galère aujourd'hui pour ceux qui voulaient prendre le train
00:09:19entre Lille et Paris dans les deux sens.
00:09:20Nous-mêmes, on en a fait les frais avec Elliot Franco.
00:09:26On a eu plus de trois heures de retard pour faire Paris-Lille en train.
00:09:29Le train s'est arrêté à plusieurs reprises,
00:09:31notamment pour des problèmes d'aiguillage.
00:09:34Voilà, l'aiguille était gelée.
00:09:35Voilà ce qu'on nous a dit dans le wagon.
00:09:37On s'est arrêté plus d'une heure à Arras.
00:09:39Alors les passagers étaient plutôt compréhensifs au départ,
00:09:43plutôt patients.
00:09:43Et puis la colère a monté légèrement
00:09:46lorsque le train a modifié son itinéraire.
00:09:48On devait s'arrêter à Douai
00:09:50et arriver dans une gare à Lille.
00:09:51Finalement, on ne s'est pas arrêté à Douai
00:09:53et on est arrivé dans une gare différente.
00:09:55Donc un petit peu compliqué, effectivement,
00:09:56sur le trafic ferroviaire.
00:09:58Mais tous les voyageurs ont été indemnisés.
00:10:01Ce n'est pas facile, l'avis d'un voyeur spécial de BFM
00:10:03sur le terrain en voie du pays.
00:10:05Célia, ça va se compliquer encore demain
00:10:07avec l'arrivée de cette tempête ?
00:10:09Oui, la tempête Goretti qui va surtout toucher le littoral
00:10:14avec, vous le disiez, des rafales jusqu'à 140 km heure.
00:10:17Et on a regardé sur les réseaux sociaux de la SNCF
00:10:20qui prévoit déjà d'annuler les trains régionaux
00:10:23dans les Hauts-de-France vendredi.
00:10:25Merci à vous, Célia Vallée, avec Eliott Francom.
00:10:27Donc à Lille, Luzovic Pingano,
00:10:30c'est si compliqué que ça de faire rouler des trains
00:10:31dès lors qu'il y a de la neige, du verglas
00:10:33ou des températures faibles.
00:10:35Là, c'est un problème d'aiguillage, c'est ça ?
00:10:37Oui, c'est ça.
00:10:38Donc d'abord la température,
00:10:39les températures très froides qui gèlent les aiguillages.
00:10:42Donc pour le coup, ça pose des vrais problèmes de sécurité.
00:10:44Ça, c'est important.
00:10:44Alors, on peut se poser la question tout de même,
00:10:47de savoir qu'en 2026, maintenant,
00:10:49on ne soit pas en capacité d'anticiper ces situations
00:10:51et de faire en sorte que ces aiguillages ne soient pas dégelés
00:10:56avant que les trains ne passent.
00:10:57C'est comme si on découvrait d'un seul coup
00:10:59que la neige allait tomber.
00:11:01Et puis d'autres circulations dans la circulation des trains,
00:11:04c'est que la vitesse fait que la neige se plaque sous le train
00:11:08et que là encore, ça peut poser des difficultés.
00:11:10Ça n'empêche pas, a priori, les trains d'avancer,
00:11:13mais en tout cas, ça peut limiter leur vitesse,
00:11:14en particulier les TGV.
00:11:16On va aller dans un autre coin de la France,
00:11:18dans l'Est, dans le Grand Est,
00:11:19du côté des Ardennes,
00:11:21où nous attend le préfet de ce département.
00:11:23Bonsoir, Christian Chassin.
00:11:24Jusqu'à 15 centimètres chez vous dans les Ardennes.
00:11:26On est un peu plus habitués que dans l'ouest du pays.
00:11:30Quelle est la situation ce soir ?
00:11:33Oui, bonsoir.
00:11:34Donc, on a eu effectivement un épisode neigeux
00:11:37assez important aujourd'hui.
00:11:39On n'a peut-être pas atteint les 15 centimètres de neige,
00:11:42mais on a eu une journée
00:11:46avec un événement climatique assez exceptionnel.
00:11:49et la situation est rétablie ce soir.
00:11:52Nous avons le réseau principal est accessible partout
00:11:56et le réseau secondaire est encore en cours de traitement
00:11:58par les services du Conseil départemental des Ardennes.
00:12:01Et nous avons eu une journée qui n'a pas été marquée,
00:12:04finalement, par beaucoup d'accidents,
00:12:06grâce à beaucoup d'anticipation,
00:12:08une bonne coordination
00:12:09et un civisme très important de la part des Ardennes.
00:12:13Il y a un autre phénomène dont il faut parler.
00:12:15Vous faites partie des départements
00:12:16où la circulation des poids lourds,
00:12:18il y en avait beaucoup des départements,
00:12:19a été interdite aujourd'hui pour éviter qu'ils partent en portefeuille.
00:12:22C'est ce qui est arrivé, par exemple, en Provence ce matin,
00:12:24qui a provoqué un blocage,
00:12:26une fermeture de l'autoroute A8
00:12:28qui a duré une bonne partie de la journée.
00:12:30Ces chauffeurs de poids lourds,
00:12:32il faut les prendre en charge,
00:12:33il faut les arrêter.
00:12:34Comment ça se passe ?
00:12:35Sur des aires d'autoroutes,
00:12:36il faut aussi les aider à passer cette journée.
00:12:38Oui, bien sûr.
00:12:42Il y a un arrêté qui a été pris
00:12:43par le préfet de la zone de défense et de sécurité Est
00:12:46qui recouvre tous les départements du nord-est de la France
00:12:51qui nous a permis de stocker les poids lourds
00:12:54à partir de 8h ce matin.
00:12:57On avait bien anticipé tout ça
00:12:58et donc on avait mis en place 8 zones
00:13:01réparties dans l'ensemble du département,
00:13:048 zones de stockage
00:13:05qui ont été actives à partir de 8h ce matin.
00:13:08Ça correspondait à un peu plus de 1500 places
00:13:11et ces zones se sont remplies au fur et à mesure de la journée
00:13:18grâce à l'action des forces de l'ordre,
00:13:22bien sûr, à commencer par la gendarmerie,
00:13:24mais également du conseil départemental,
00:13:27de la direction interdépartementale nord,
00:13:29des routes nord.
00:13:32Globalement, le système a bien fonctionné.
00:13:35La seule difficulté qu'on a pu rencontrer,
00:13:37est liée à la position frontalière des Ardennes
00:13:41parce que nos voisins et amis belges
00:13:44n'ont pas d'arrêté de restrictions.
00:13:47Donc il a fallu récupérer et stocker les poids lourds
00:13:52arrivant de Wallonie et donc ils ont rempli les zones
00:14:00les plus au nord du département,
00:14:03mais nous n'avons jamais été à cette saturation
00:14:05et à partir du moment où l'épisode s'est terminé,
00:14:08le retour à la normale de manière graduée s'est fait sans problème.
00:14:14Merci beaucoup Christian Chassin, préfet des Ardennes.
00:14:17François-Lin, on voit bien que c'est une des difficultés dans ces cas-là.
00:14:20La gestion des poids lourds, ce que disait le préfet il y a quelques instants,
00:14:22ils viennent de l'étranger,
00:14:24ils n'ont pas forcément suivi les derniers conseils d'Eléonore
00:14:27sur les interdictions de circuler ou pas en France.
00:14:30Ils arrivent en France et on leur dit merci de vous stationner sur le bas-côté
00:14:33pour éviter qu'ils provoquent un accident.
00:14:35C'est peut-être là que l'Europe aurait un rôle à jouer
00:14:37parce qu'il y a une coordination évidemment qui n'est pas dans les faits.
00:14:42Ensuite, le problème des poids lourds,
00:14:43ce qu'on disait déjà tout à l'heure,
00:14:45c'est qu'en fait le problème de la neige et surtout du verglas
00:14:48parce qu'en fait les gens ne distinguent pas forcément la différence
00:14:50entre conduire sur la neige fraîche et sur le verglas.
00:14:53Le verglas, on ne peut pas forcément s'arrêter du tout
00:14:56et plus le véhicule est lourd,
00:14:59donc c'est pour ça que les camions, les autobus de ramassage scolaire,
00:15:02etc. sont évidemment à proscrire dans certains cas.
00:15:06C'est très compliqué d'arrêter un véhicule
00:15:08qui a 4 ou 6 ou 8 roues mais qui fait 10, 15, 20, 30 tonnes.
00:15:13Donc c'est ça la difficulté.
00:15:15Et aujourd'hui, indépendamment de ça,
00:15:17il y a évidemment le comportement de chacun.
00:15:20Alors on n'est pas tous égaux,
00:15:21c'est vrai que dans certaines régions de France,
00:15:22on est très habitués à ce genre de climat
00:15:24et puis évidemment quand ça arrive à Paris
00:15:26ou dans des grandes villes ou dans des régions comme la Bretagne
00:15:29où a priori ça n'arrive pas tous les jours,
00:15:31on est vite perdu parce qu'il y a quelques centimètres
00:15:32de neige.
00:15:33Donc là, il faut que le bon sens reprenne le dessus.
00:15:36Les distances de sécurité doivent être absolument respectées
00:15:39et d'autant plus que là, quand on est sur du verglas,
00:15:41il faut quasiment multiplier par 4 les distances de sécurité
00:15:44pour avoir le temps de réagir et de freiner.
00:15:48Sachant que si on freine fort, ça ne sert à rien,
00:15:49la voiture va se bloquer et on va déraper.
00:15:52Voilà, c'est ensuite, on ne va pas devenir pilote sur la neige
00:15:55en regardant un tuto sur internet.
00:15:58Donc pour demain, c'est trop tard.
00:15:59Mais il y a plein de choses à faire.
00:16:01Si on peut ne pas prendre la voiture, évidemment, on ne la prend pas.
00:16:04Si on la prend, il faut être très prudent, respecter absolument
00:16:07les vitesses qui sont abaissées, bien évidemment,
00:16:11par temps de pluie, par temps de neige et encore plus par temps de verglas.
00:16:14Et le bon sens qui doit absolument prendre le dessus,
00:16:16ça c'est hyper important.
00:16:17Il ne faut pas oublier que beaucoup de voitures modernes ont,
00:16:20notamment celles qui ont des boîtes automatiques,
00:16:22ont des positions en fonction du climat.
00:16:24Donc il y a une position snow, une position neige sur beaucoup de voitures modernes.
00:16:28Donc c'est peut-être là qu'il faut s'en servir.
00:16:29Toutes les voitures réagissent de la même façon,
00:16:31qu'elles soient diesel, électriques ?
00:16:33Non, les électriques, elles ont un couple très fort.
00:16:35Donc il faut vraiment être encore plus doux sur la pédale d'accélérateur que les autres.
00:16:39Ça c'est sûr.
00:16:40Et puis ensuite, il y a les tractions et les propulsions
00:16:44qui n'ont pas évidemment forcément le même comportement.
00:16:47Mais dans tous les cas de figure, c'est cool.
00:16:49Il faut vraiment y aller très très très doucement
00:16:52parce que que ce soit dans les montées par exemple
00:16:54ou dans le problème de motricité,
00:16:57il faut être toujours en sous-régime plutôt qu'en sur-régime.
00:17:01Et quand on est en descente, c'est pareil, c'est très piégeux.
00:17:04Donc les gens qui ne sont pas à l'aise, qui ne sont pas habitués,
00:17:06il ne faut pas qu'ils hésitent à mettre leur warning
00:17:07pour faire comprendre aux gens qui sont derrière
00:17:10qu'ils ne sont pas à l'aise ou qu'il y a un danger.
00:17:12Les warnings, ça sert à ça.
00:17:13Et peu de gens les utilisent.
00:17:14Il y a plein de détails qui peuvent être facilités
00:17:17et limiter les risques d'accident.
00:17:19Oui Benalali, demain on a donc une tempête
00:17:21qui va arriver sur des sols qui sont en grande partie
00:17:23gelés, enneigés avec du verglas.
00:17:26Ça change quelque chose ?
00:17:27Ça la rend plus risquée cette tempête ou pas ?
00:17:29Alors non, parce qu'elle est accompagnée d'un redoux
00:17:31et d'un redoux qui est très puissant.
00:17:33Donc on a vraiment de l'air beaucoup plus chaud
00:17:35qui est en train d'arriver à l'avant de cette perturbation.
00:17:38Le point principal, c'est que sur un des fronts,
00:17:41donc le front chaud qui est en train de progresser,
00:17:44effectivement sur la zone, mais ça a été très très bien souligné,
00:17:46il y a un risque de pluie verglassante.
00:17:48Donc à part cette zone qui est déjà placée en vigilance,
00:17:51les autres endroits, la neige va fondre
00:17:52puisque de la pluie va tomber dessus
00:17:54et les températures vont même monter très rapidement
00:17:56avec le flux de sud.
00:17:58Sur la pluie verglassante, on ne sait rien faire.
00:18:00Rien.
00:18:01Où le fait de sabler ou de saler en amont
00:18:03permet d'éviter ça.
00:18:05Ça c'est vraiment le phénomène,
00:18:06c'est ce qui est arrivé ce matin encore une fois
00:18:07du côté du Var et des Bouches-du-Rhône.
00:18:10Alerte météo lancée à 23h hier soir,
00:18:12je pense que tout le monde ne l'avait pas forcément vue
00:18:14avant de prendre le volant ce matin.
00:18:16Carambolage de plusieurs poids lourds,
00:18:18on ne peut rien faire dans ces cas-là.
00:18:19On ne peut rien faire,
00:18:21il faut lâcher son volant,
00:18:22laisser décélérer sa voiture en espérant...
00:18:24Lâcher le volant,
00:18:25on n'a pas envie de lâcher le volant dans ces cas-là.
00:18:27Mais je sais bien,
00:18:28il faut regarder justement là où on veut aller
00:18:29et certainement pas l'accident ou la voiture.
00:18:32Ce sont vraiment des postures de conduite
00:18:34très particulières
00:18:35et malheureusement on voit en période de verglas,
00:18:37parfois à des vitesses assez élevées
00:18:39mais aussi parfois quasiment ralenties,
00:18:41des voitures qui glissent tranquillement
00:18:43les unes sur les autres
00:18:44et on les voit se taper les unes dans les autres.
00:18:46Vraiment le verglas,
00:18:47il n'y a absolument rien à faire
00:18:48sauf d'avoir des voitures équipées
00:18:50pour rouler sur la glace
00:18:51mais ça c'est uniquement dans le cadre sportif
00:18:53et ça n'est pas autorisé sur nos routes françaises.
00:18:56Alors les pneus à clous,
00:18:56le problème c'est que c'est interdit dans bien des cas.
00:18:59C'est bien pour ça que je le dis.
00:19:00Effectivement ça c'est super
00:19:01mais ça abîme la chaussée
00:19:02quand on ne l'utilise pas à bon escient.
00:19:04C'est ça la difficulté.
00:19:05Alors il y a les petites astuces
00:19:06type chaînes ou chaussettes
00:19:08qui ça c'est pas mal du tout.
00:19:09Vous êtes fan des chaussettes ?
00:19:11Oui je suis fan des chaussettes
00:19:12parce que c'est hyper facile.
00:19:14J'ai aussi parlé des chaussettes
00:19:15à mettre, à installer
00:19:16et je pense aux gens qui ne sont pas habitués.
00:19:18C'est quand même l'essentiel
00:19:19des automobilistes qui ne sont pas habitués.
00:19:21Ça coûte cher ?
00:19:21Non non ça se trouve dans les centres auto,
00:19:23les garages etc.
00:19:24Ça ne vaut pas très cher.
00:19:25Et puis au besoin quand elles sont fatiguées
00:19:27on les change.
00:19:28Mais comme les vrais d'ailleurs.
00:19:29Mais bon.
00:19:30Mais objectivement ce n'est pas compliqué.
00:19:31Et ça c'est vraiment bien.
00:19:32C'est bien de dire que c'est facile à mettre.
00:19:34C'est facile à mettre.
00:19:35C'est facile à mettre.
00:19:35Je ne l'ai jamais fait.
00:19:37Et je me dis mon dieu des chaussettes
00:19:38comment on fait ?
00:19:38Je vais vous laisser continuer cette discussion
00:19:40sur l'intérêt de mettre des chaussettes
00:19:41et de l'échanger.
00:19:42Je voudrais simplement qu'on aille.
00:19:44Capucine.
00:19:44Capucine nous attend du côté de l'aéroport d'Orly.
00:19:47Ça a été compliqué une partie de la journée aussi
00:19:48dans les aéroports franciliens.
00:19:50140 vols annulés à Orly et à Roissy.
00:19:53Et encore ce soir Capucine
00:19:55pas mal de retards de passagers
00:19:57qui attendent un vol c'est ça ?
00:20:00Oui effectivement la situation est encore compliquée
00:20:03en cette fin d'après-midi début de soirée.
00:20:05On a encore pas mal d'annulations
00:20:07sur ce tableau des départs juste derrière moi.
00:20:10Des retards également.
00:20:116 à 7 heures de retard sur certains vols.
00:20:14Alors on a pu échanger avec des voyageurs
00:20:16dont le vol est soit annulé, soit retardé.
00:20:20Évidemment ils sont assez déçus.
00:20:22Je vous propose d'en écouter quelques-uns.
00:20:25Là on attend ça fait plus d'une heure et demie.
00:20:28Il n'y a aucune information, rien.
00:20:30Sur les tableaux d'affichage j'ai écrit
00:20:31comme quoi il allait partir à l'heure.
00:20:34Mais là apparemment il y a une dame
00:20:36qui est venue nous voir tout à l'heure
00:20:37qui nous a dit qu'elle partait pour 23h30.
00:20:38On n'a aucune information.
00:20:39On ne sait pas d'où elle a eu l'information.
00:20:41Le vol est annulé et on a été prévenus
00:20:44directement sur place.
00:20:45On n'a pas reçu de mail ni quoi que ce soit.
00:20:48Donc un petit peu compliqué au niveau de l'organisation aussi.
00:20:51Moi je suis arrivée à 15h à l'aéroport
00:20:54et c'est seulement à 16h que sur le tableau
00:20:56là où ils annoncent les départs.
00:20:59Est-ce que ça a été marqué annulé ?
00:21:01On vient tout juste d'échanger avec des agents de l'aéroport
00:21:08et ils nous ont dit qu'en ce moment même
00:21:09des pistes étaient encore en train d'être déneigées.
00:21:12Des avions dégivrés.
00:21:14Le trafic devrait revenir à la normale d'ici demain matin.
00:21:17Merci à vous Capucine Thies avec Jules Bedou à l'aéroport
00:21:20de Paris-Orly au sud de la capitale.
00:21:23Je vous ai interrompu, vous vouliez parler des chaussettes
00:21:25mais pas seulement pour les voitures.
00:21:27Oui Marc, parce qu'on parle beaucoup des chaussettes pour les voitures
00:21:29mais j'ai une téléspectatrice qui m'a envoyé un message
00:21:32avant-hier soir pour me dire
00:21:33vous avez donné des super conseils
00:21:35mais vous n'avez pas parlé du fait
00:21:37qu'on pouvait porter des chaussettes pour marcher sur la neige
00:21:40et marcher sur la glace.
00:21:41Alors on les met par-dessus les chaussures.
00:21:42Des vraies chaussettes.
00:21:43Des vraies chaussettes, Eléonore.
00:21:44Par-dessus les chaussures.
00:21:45Alors ce n'est pas très élégant, je vous l'accorde
00:21:47mais ceci dit en termes de sécurité
00:21:48c'est plutôt un bon conseil.
00:21:50Vous vouliez ajouter quelque chose sur les chaussettes ?
00:21:52Je ne vous sens...
00:21:52Je ne réagirais pas davantage.
00:21:54Mais on peut mettre le style de côté
00:21:56si c'est la sécurité qui prime.
00:21:57C'est le plus important.
00:21:59On va retrouver maintenant le maire d'un village de la Sarthe.
00:22:04Vous savez que l'une des questions
00:22:05qu'on se pose tous depuis quelques jours
00:22:06c'est comment réussir à...
00:22:08On va le retrouver dans quelques minutes.
00:22:10Je vous dirai exactement ce qu'il a fait aujourd'hui.
00:22:14La question se pose
00:22:15et d'ailleurs elle a été soulevée par le ministre des Transports
00:22:17Philippe Tabarro
00:22:17qui a un petit peu épinglé les prévisions de Météo France
00:22:21en disant qu'elles avaient peut-être été sous-estimées.
00:22:23Il s'est un peu repris depuis la gestion de cette crise.
00:22:26Son sondage est lab pour BFM TV aujourd'hui
00:22:30sur l'opinion des Français face à...
00:22:32J'ai dit crise, face à cet épisode neigeux.
00:22:34D'abord la moitié des Français dit
00:22:35j'ai subi personnellement dans ma vie
00:22:37des désagréments ces dernières heures
00:22:39notamment pour me déplacer
00:22:41ce qui dit quelque chose aussi de l'étendue
00:22:42à part l'arc méditerranéen de ce phénomène
00:22:45depuis deux jours.
00:22:47Et 7 Français sur 10 estiment que le pays
00:22:49que la France est mal préparée
00:22:51à ce genre d'événement.
00:22:53Est-ce que c'est un débat un peu facile ?
00:22:54Est-ce qu'on est ronchon ?
00:22:56Ou est-ce qu'effectivement on l'est mal préparée ?
00:22:59Les deux ?
00:23:00Alors, on n'est pas forcé...
00:23:02Enfin, il y a un vrai sujet de...
00:23:04Quand on fait de la gestion de crise justement
00:23:05et effectivement je ne suis pas persuadé
00:23:07qu'on soit en crise,
00:23:08on parle de plan de continuité d'activité.
00:23:10Et donc on apprend à maintenir une activité minimum
00:23:13en fonction d'un certain nombre d'aléas
00:23:15qui vont venir impacter notre organisation,
00:23:17notre administration, notre entreprise, etc.
00:23:20Donc on y réfléchit, on essaie de voir
00:23:22de quelle façon est-ce qu'on peut maintenir
00:23:23cette continuité d'activité.
00:23:24Alors on a beaucoup parlé du télétravail,
00:23:25c'est une façon de pouvoir continuer à travailler.
00:23:27Maintenant tout le monde ne peut pas télétravailler.
00:23:29Mais le vrai sujet sur cette situation,
00:23:31et là on se repose beaucoup sur Météo France
00:23:33qui une fois de plus a été très bon,
00:23:36il s'agit d'anticiper ces situations.
00:23:38On était dans les tranches hautes des prévisions
00:23:40mais on était dans le cadre de leurs prévisions.
00:23:42Ce n'était pas une surprise de voir la neige tomber.
00:23:44Et quand la neige tombe,
00:23:44ce n'est pas une surprise de la voir sur la route
00:23:46et ce n'est pas une surprise de voir que les voitures glissent.
00:23:48Raphaël Grabli va nous rejoindre
00:23:49justement pour évoquer cette question
00:23:51de la préparation à ce type d'événement.
00:23:54Bonsoir Raphaël, c'est l'heure du radar de 60 minutes.
00:23:56Est-ce qu'on peut dire qu'on est moins bien préparé
00:23:59que nos voisins européens par exemple ?
00:24:00Vous parlez de Philippe Tabarro
00:24:02qui était effectivement de nouveau sur le plateau de BFM TV ce midi
00:24:06et qui évoquait notamment des situations très compliquées en France
00:24:10mais il expliquait que c'était le cas partout en Europe.
00:24:12Écoutez.
00:24:14Je sais que notre pays a été assez attaqué.
00:24:16On dit qu'il n'y a qu'en France que ça se passe.
00:24:18Dans les autres pays européens, il n'y a pas de soucis.
00:24:22Je rappelle simplement qu'à l'heure où on parle,
00:24:26il y a 600 avions qui sont totalement bloqués à l'aéroport d'Amsterdam,
00:24:30que la moitié de la Hongrie est paralysée par le froid,
00:24:33que toutes les écoles en Écosse aujourd'hui sont fermées.
00:24:37C'est vrai ce que dit le ministre ?
00:24:39Oui.
00:24:39C'est pire chez nos voisins ?
00:24:40Pierre, je ne sais pas, mais effectivement, c'est plutôt vrai.
00:24:43En grande partie, notamment à Amsterdam,
00:24:45c'est vrai qu'il y a plus de la moitié des vols qui ont été annulés aujourd'hui.
00:24:47Un 700 vols annulés, il y a même 1 000 passagers qui ont dû dormir à l'aéroport d'Amsterdam.
00:24:52Qu'est-ce qu'on dirait si ça se passait en France ?
00:24:54Exactement.
00:24:55Et KLM, la compagnie nationale, qui était presque à court de liquide de dégivrage.
00:25:00Il y a aussi eu d'importantes perturbations en Hongrie,
00:25:03notamment avec des chutes de neige extrêmement importantes à Budapest.
00:25:07Ça, c'est une capture d'écran d'un des principaux sites d'actualité à Budapest,
00:25:12enfin en Hongrie, qui parle en dessous de chaos à Budapest d'ailleurs.
00:25:15Et en Écosse, c'est vrai, beaucoup de fermetures d'écoles.
00:25:17Et 1 000 écoles fermées d'ailleurs, globalement, sur l'ensemble du Royaume-Uni.
00:25:21En revanche, il y a un chiffre, malheureusement, qui n'est pas en notre faveur.
00:25:25C'est que, pour le moment, il y a eu 7 décès constatés dans l'ensemble de l'Europe sur cette vague de neige.
00:25:307 décès sur les routes, je précise, ça n'inclut pas les sans-abri qui peuvent perdre la vie sur les routes dans des accidents.
00:25:36Exactement. Il y a eu 7 décès qui ont été recensés, un en Hongrie, un en Bosnie et 5 rien qu'en France.
00:25:42Qu'est-ce qu'on pourrait améliorer dans ce genre d'épisode, dans la formation, dans la météo, sur les routes, François-Lin ?
00:25:50Il y a beaucoup de gens ignorent que les assureurs, il y a beaucoup de compagnies d'assurance qui proposent gratuitement,
00:25:55ou à prix très bas, des stages pour que les assurés apprennent à conduire sur la pluie, sur la neige et sur le verglas.
00:26:03C'est tout bête, il faut le faire, bien évidemment, avant la période neigeuse.
00:26:09Ensuite, il y a des tas de formations qu'on peut faire en dehors.
00:26:12Et puis, c'est toujours pareil, c'est une question de bon sens.
00:26:16Tout à l'heure, je voyais des piétons qui marchaient sur la chaussée parce que les trottoirs étaient givrés.
00:26:21Bon, on peut comprendre. Dans ce cas-là, on marche face aux voitures, on ne marche pas dos aux voitures.
00:26:26C'est un réflexe naturel.
00:26:28Il faut aussi être prudent sur ce qui est dit, sur les conséquences de la neige.
00:26:30Quand on parle des écoles, quand on parle des aéroports, c'est aussi pour des raisons de sécurité.
00:26:34Et là, j'assiste bien, c'est-à-dire que l'aviation civile est une des organisations les plus fiables au monde.
00:26:40Et aujourd'hui, il serait inconcevable d'imaginer qu'au décollage ou à l'atterrissage,
00:26:44un avion puisse avoir un pépin simplement glissé, qu'il puisse y avoir un problème au niveau des passagers.
00:26:49S'agissant des écoles, c'est exactement le même problème.
00:26:52On ne peut pas accepter qu'un bus scolaire puisse avoir un accident avec des enfants à bord.
00:26:57On dirait à ce moment-là, mais c'est complètement dingue d'avoir autorisé à ce qu'il roule,
00:27:01puisqu'il y avait de la neige et on savait que c'était dangereux.
00:27:03Principe de précaution ou pas.
00:27:05Raphaël Graby, dans ces cas-là, quand il y a un épisode comme ça sur la France,
00:27:08généralement, et on les appelle même parfois pour avoir leur regard un peu moqueur sur la situation,
00:27:13ce sont nos amis québécois qu'on regarde, parce que la neige, ils en ont pendant six mois dans l'année.
00:27:19Le parallèle, on peut le faire ou pas ?
00:27:20D'ailleurs, pour l'anecdote, j'ai mon frère qui va à Montréal, qui s'est moqué de moi,
00:27:23il m'a dit « Vous êtes en panique, il m'envoie une capture d'écran de BFM TV, vous êtes en panique. »
00:27:27On l'embrasse s'il nous regarde.
00:27:28Exactement, sauf que là, je vais lui répondre, parce qu'en fait, j'ai regardé les budgets quand même,
00:27:31les budgets à Montréal, c'est 200 millions de dollars par an pour le déneigement,
00:27:36et c'est un milliard de dollars au niveau de la province du Québec par an pour le déneigement.
00:27:42Évidemment que le budget est totalement incomparable, et pour cause, eux, les neiges, c'est en cumul,
00:27:47je crois que c'est à peu près 30 fois ce qu'il y a à Paris, donc nous, clairement, on ne peut pas se comparer,
00:27:51on peut se comparer avec nos voisins européens, se comparer avec ce qui se passe au Québec, c'est un peu plus aventureux.
00:27:56Ce qu'on peut dire à ce sujet, c'est qu'en France, dans une moindre mesure,
00:28:00Météo France prend en compte le critère de l'adaptation finalement,
00:28:04et de l'habitude aussi que certaines régions ont, du froid, du vent, de la neige,
00:28:08et donc pour établir les seuils de vigilance, on prend en compte ces critères-là.
00:28:12On va retourner dans les rues de Paris, retrouver l'un des envoyés spéciaux de BFM TV, Arthur Descudet,
00:28:16Descudet. L'une des difficultés depuis deux jours à Paris, et dans beaucoup d'autres villes,
00:28:20et dans beaucoup d'autres endroits, c'est tout simplement de ne pas se casser la figure
00:28:23sur une plaque de verglas, notamment, c'est la discipline olympique du jour, Arthur.
00:28:32C'est la discipline olympique du jour, vous avez raison de le souligner,
00:28:35parce que quand on voit, regardez sur ces images de Julie Ben Moussa,
00:28:38l'état des trottoirs dans Paris, je peux vous dire que ça glisse énormément.
00:28:42Il y en a qui ont du mal à descendre là où on se trouve, à côté de la gare du pont du Garigliano,
00:28:46le sol est ultra verglacé. Justement, on a rencontré une dame, bonsoir madame,
00:28:50merci d'être avec nous. On vous voyait, c'est une vraie galère de descendre les trottoirs ici.
00:28:54Alors là, oui, effectivement, le haut, c'était pas mal, mais là, la descente, c'est une patinoire.
00:29:00Vous avez une technique pour marcher sur le verglas ?
00:29:03Non, pas tellement, à part éviter d'avoir des chaussures qui glissent,
00:29:07donc là, j'ai mis des baskets, et puis sinon, essayer de me rattacher,
00:29:11descendre le plus doucement possible, et si je peux me tenir quelque part, je le fais.
00:29:14Voilà, pas le choix.
00:29:16Ça vous choque, vous, de voir les trottoirs dans cet état-là,
00:29:18qu'ils n'aient pas été entretenus par les services de la ville, peut-être ?
00:29:21Écoutez, certains trottoirs sont entretenus.
00:29:24Là, effectivement, c'est une zone moins passante.
00:29:26Je suis d'accord que la proximité des gares ou des lieux publics,
00:29:32oui, devrait peut-être être un peu mieux entretenue.
00:29:34Après, on ne peut pas tout faire quand ça arrive d'un seul coup comme ça.
00:29:38On va vous laisser repartir, donc, peut-être en pingouin, c'est ce qu'on dit.
00:29:42Il faut marcher en V, les pieds...
00:29:43Je vais le faire, merci.
00:29:44Merci, madame, merci d'avoir été avec nous.
00:29:46Voilà, vous voyez, cette dame qui repart sur ce sol,
00:29:48encore ultra verglacé, à côté de la gare du pont du Garigliano,
00:29:53et avec les températures encore très froides attendues cette nuit,
00:29:56ça risque de se maintenir ici, sur le sol parisien.
00:30:00Arthur, on ne va pas vous laisser repartir comme ça,
00:30:01parce que vous l'avez signalé rapidement ce matin,
00:30:03nos confrères du Parisien, aujourd'hui en France,
00:30:05nous expliquaient comment marcher dans ce genre de situation,
00:30:08la marche du pingouin.
00:30:10Alors, pour ceux qui n'auraient pas lu cet article ce matin,
00:30:12ça donne ça, effectivement, ça ressemble un petit peu à un pingouin.
00:30:15Les mains hors des poches, évidemment, les bras un peu écartés,
00:30:17le buste en avant, les jambes légèrement écartées,
00:30:19les pieds en V.
00:30:20Arthur, c'est à vous de jouer, vous avez la descente,
00:30:23vous pouvez être...
00:30:25C'est le moment de briller.
00:30:27Et de ne pas tomber.
00:30:28J'y vais, j'y vais.
00:30:29Donc comme ça, et on met le buste en avant,
00:30:32c'est ce qu'on nous a dit, les pieds écartés en V,
00:30:34et après, normalement, ça marche.
00:30:35Regardez, là, je glisse.
00:30:37Tout va bien pour le moment,
00:30:38après, on va éviter une petite chute en direct,
00:30:39ce serait quand même dommage.
00:30:42Et Julie Benmoussa, qui m'accompagne aussi,
00:30:43elle ne peut pas forcément marcher en pingouin aussi avec la caméra.
00:30:4620 sur 20, bravo, merci beaucoup.
00:30:50Qu'est-ce qu'on peut faire pour ne pas se casser la figure sur des trottoirs,
00:30:53effectivement, à part marcher comme ça,
00:30:55ce que, honnêtement, personne ne fera,
00:30:57sauf passer pour un fou dans ses voisins.
00:30:59Tu leur dis, Marc, les chaussettes.
00:30:59Les chaussettes.
00:31:01Voilà.
00:31:02Non, mais effectivement, il faut être extrêmement prudent.
00:31:04Vous savez, moi, à l'époque où j'étais sapeur-pompier,
00:31:07on intervenait beaucoup, beaucoup sur des accidents,
00:31:09ce qu'on appelle des accidents sur la voie publique,
00:31:11des piétons qui chutent.
00:31:13Et souvent, ce sont les poignets.
00:31:14voire, pour les personnes âgées, l'école du fémur.
00:31:17Donc, voilà, ce n'est pas anodin.
00:31:18Donc, il faut faire extrêmement attention.
00:31:19Il faut rester chez soi si vraiment on n'a pas besoin de sortir.
00:31:22Et puis, faites des petits pas, effectivement.
00:31:25Je voyais ce matin encore, je marchais dans Paris.
00:31:27Et j'avais une dame devant moi qui, à un moment donné,
00:31:29a voulu faire un grand pas pour échapper à une flaque
00:31:32qui avait l'air un peu verglacée.
00:31:33Et puis, quand elle a posé le pied un peu plus loin,
00:31:35elle est partie vers l'avant.
00:31:38Elle m'a fait quasiment un grand écart.
00:31:40Enfin, voilà, elle n'est pas tombée, mais ce n'était pas loin.
00:31:41Donc, il faut être extrêmement prudent parce qu'on n'est pas habitué
00:31:43à marcher sur la neige.
00:31:44Et si vous n'avez pas de chaussettes, il vaut mieux rester chez soi.
00:31:46On va partir du côté de la Sarthe.
00:31:48À présent, vous allez voir que pour déneiger,
00:31:51parfois, il faut aussi un tout petit peu de système d'essai.
00:31:53Le maire du village de Chauffour-Notre-Dame
00:31:55qui est avec nous.
00:31:56Bonsoir, Patrice Leboucher.
00:31:58Merci beaucoup d'être avec nous ce soir en direct sur BFM TV.
00:32:01Maire et agriculteur.
00:32:03Je dis ça parce qu'aujourd'hui, pour déneiger les rues de votre village,
00:32:06vous avez sorti votre propre tracteur.
00:32:09expliquez-nous, ça fait partie du job
00:32:11quand on est maire d'un village comme ça ?
00:32:14Oui, tout à fait.
00:32:15Bonsoir à tous.
00:32:18On est élus.
00:32:19On est censés rendre service à nos administrés
00:32:22parce que quand ils sont dans la panade, pour aller au travail.
00:32:24Donc, il faut qu'on trouve des solutions.
00:32:26C'est notre travail.
00:32:26Donc, le système D.
00:32:28Donc, il y a une quinzaine d'années
00:32:30qu'on fait ce partenariat
00:32:32avec les agriculteurs et la commune.
00:32:35On a passé une convention, on a le droit, de déneiger.
00:32:40La lame, elle a été achetée par les communes.
00:32:44En fin de compte, parce qu'on est cinq communes autour du Mans,
00:32:46à l'ouest du Mans,
00:32:47où on procède à ce genre de choses.
00:32:50Et aussi, on a acheté un engin derrière,
00:32:54à mettre derrière le tracteur.
00:32:55En fin de compte, c'est le même système
00:32:56qu'on a sur les déneigeuses d'autoroutes
00:32:59ou des départementales.
00:33:01On a une lame à l'avant
00:33:02avec un qui-pivote de droite à gauche,
00:33:04qui est homologué, en fin de compte.
00:33:06Et à l'arrière, on a un petit épandeur de sel.
00:33:09Donc, ça nous permet aussi de mettre du sel.
00:33:11Donc, ça fait énormément les tâches
00:33:13par rapport au déneigement.
00:33:15Et nos administrés, je peux vous dire
00:33:17qu'ils sont très heureux parce que...
00:33:19On l'imagine, oui.
00:33:20On a des applaudissements.
00:33:23Et c'est vrai que c'est super.
00:33:25On parle souvent du rôle des maires
00:33:26et pas seulement parce que les élections municipales
00:33:28approchent de ce rôle de proximité
00:33:30des 35 000 maires de France.
00:33:32Est-ce que dans ces cas-là,
00:33:33quand il y a du froid, quand il y a de la neige,
00:33:35quand il y a du verglas,
00:33:35vous avez aussi encore un peu de temps
00:33:37pour prendre des nouvelles,
00:33:38peut-être de ceux qui sont isolés,
00:33:40de ceux qui vivent tout seuls,
00:33:41de ceux qui n'ont pas forcément les moyens
00:33:42de régler la facture du chauffage.
00:33:44Ça aussi, ça fait partie de la casquette de mer ?
00:33:47Oui, tout à fait.
00:33:48Alors, moi, je ne peux pas être partout,
00:33:49sur tous les ponts.
00:33:50J'ai des collègues qui s'en occupent.
00:33:53Parce que, bon, j'ai une exploitation agricole
00:33:56aussi à tourner,
00:33:57même si j'ai mon épouse qui est sur l'exploitation,
00:33:59qui m'aide aussi.
00:34:00Mais je ne peux pas être partout.
00:34:03Donc, c'est surtout des collègues
00:34:04qui vont voir les gens en difficulté
00:34:08ou les personnes âgées,
00:34:09ou à la rigueur,
00:34:11emmener du pain
00:34:12ou les approvisionner dans ces cas-là.
00:34:16Merci beaucoup, monsieur le maire.
00:34:17Bon courage pour cet épisode.
00:34:19Voilà les images.
00:34:20C'est votre tracteur
00:34:21qu'on voit en train de déblayer,
00:34:23donc la neige dans votre commune
00:34:24de Chauffour-Notre-Dame
00:34:25dans le département
00:34:26de la Sarthe.
00:34:28Les maires, les petits maires,
00:34:29ils sont parfois un peu tout seuls
00:34:30dans ces cas-là.
00:34:31Et ils savent déjà
00:34:32qu'ils vont se faire engueuler
00:34:33si ce n'est pas le cas.
00:34:34C'est-à-dire, s'ils ne le font pas
00:34:34et que la route n'est pas déneigée,
00:34:36ils peuvent être sûrs
00:34:36que tout le monde va leur en vouloir
00:34:38dans les jours qui suivent.
00:34:39C'est vrai,
00:34:39mais ils sont toujours très mobilisés.
00:34:41Il faut savoir que les maires
00:34:41ont un outil aussi à leur disposition
00:34:43qui est le plan communal de sauvegarde.
00:34:44C'est le même plan
00:34:45qu'ils déclenchent
00:34:46quand il y a des inondations,
00:34:47quand il y a des tempêtes, etc.
00:34:49Et que dans ce plan,
00:34:50ils ont tout un tas de mesures
00:34:51prévues justement
00:34:52en cas de chute de neige.
00:34:55Alors, vous parliez aussi
00:34:55des personnes vulnérables,
00:34:57des personnes âgées, etc.
00:34:58Les maires sont aussi en capacité
00:34:59d'accueillir ces personnes
00:35:00quand elles ne peuvent pas sortir,
00:35:02quand elles ne peuvent pas
00:35:03aller faire leurs courses, etc.
00:35:05Et puis, il y a aussi
00:35:06ce côté entraide
00:35:06dans ces petites communes.
00:35:07D'ailleurs, on le dit beaucoup,
00:35:08souvent les petites communes
00:35:09sont mieux déneigées
00:35:11que les grandes
00:35:11parce que justement,
00:35:12il y a cette solidarité
00:35:13qui se met en place.
00:35:14Et juste un point important
00:35:15que je voudrais préciser,
00:35:16depuis 2021,
00:35:17à l'échelle intercommunale,
00:35:18il existe des plans
00:35:19intercommunaux de sauvegarde.
00:35:21Une mairie n'a pas forcément
00:35:22les moyens d'acheter
00:35:23une lame pour déneiger
00:35:24comme vient de l'expliquer
00:35:25M. le maire.
00:35:25Pour autant,
00:35:26à l'échelle intercommunale,
00:35:27ce sont des investissements
00:35:28qui peuvent être intéressants.
00:35:30Et pour le coup,
00:35:31à l'échelle intercommunale,
00:35:32on peut comme ça réaliser
00:35:33le déneigement et le salage
00:35:34sur une zone assez importante
00:35:36sans forcément compter
00:35:37sur les moyens de l'État
00:35:38qui, eux, sont très mobilisés
00:35:39sur les grands axes.
00:35:40Donc, là encore,
00:35:41plein de choses encore à inventer
00:35:42et qui fonctionnent très bien
00:35:44dans un certain nombre
00:35:44de communes rurales.
00:35:46Les petits n'ont pas d'argent,
00:35:47mais ils ont des bonnes idées.
00:35:48Oui, on continue de passer
00:35:49cette soirée avec vous
00:35:50un peu partout en France.
00:35:52On était dans la Sarthe.
00:35:52Il y a quelques instants,
00:35:53on va retourner justement,
00:35:54en région parisienne,
00:35:56du côté de la gare de Meudon.
00:35:57C'est tout près de Paris,
00:35:58Rebecca Blanc-Lelouch.
00:35:59On sait que la journée
00:36:00a été compliquée
00:36:01dans une partie
00:36:02des transports en commun
00:36:02francilien.
00:36:03Il y a eu des perturbations
00:36:05sur les RER.
00:36:05Il y a eu des bus
00:36:06qui ont été mis à l'arrêt,
00:36:07des centaines de bus
00:36:08ce matin à cause
00:36:09de l'arrivée de la neige.
00:36:11Comment ça se passe
00:36:11ce soir, Rebecca ?
00:36:14Ça reprend très légèrement.
00:36:17Ça reprend progressivement,
00:36:18mais on sent bien
00:36:19que ça a été en effet
00:36:20deux jours de très grosses galères
00:36:21pour les voyageurs.
00:36:22En revanche, ici à la gare de Meudon,
00:36:24ce qui est intéressant,
00:36:24c'est qu'on sent bien
00:36:25que les voyageurs aujourd'hui
00:36:27ont anticipé
00:36:27puisqu'elle est quasi vide.
00:36:29On a quand même vu
00:36:29quelques personnes sortir tout à l'heure.
00:36:31On a rencontré des voyageurs
00:36:32qui nous ont raconté
00:36:34ces deux journées de galère,
00:36:35notamment une dame
00:36:36qui nous disait
00:36:37qu'elle devait rentrer chez elle
00:36:38jusqu'à Vélizy,
00:36:39à pied pendant des heures.
00:36:41Un homme qui nous expliquait
00:36:42qu'il a dû aménager
00:36:43son emploi du temps.
00:36:44On sent bien les galères,
00:36:45mais en effet,
00:36:46ici, le RERC
00:36:47qui est desservi
00:36:48à la gare de Meudon
00:36:49est en train de reprendre.
00:36:50Je vous propose d'écouter
00:36:51les voyageurs
00:36:52qu'on a rencontrés tout à l'heure.
00:36:53C'était au micro
00:36:53de Morgane Dumont.
00:36:56Aujourd'hui,
00:36:56on s'en est bien sortis.
00:36:57Hier, ça a été vraiment
00:36:58très compliqué.
00:36:59J'ai eu un seul RERC
00:37:00le matin
00:37:00qui était blindé de monde
00:37:02et pas mal de mes collègues
00:37:04de travail
00:37:04qui n'ont pas pu le prendre du tout.
00:37:06Et donc,
00:37:06quand on ne peut pas rouler
00:37:07en voiture
00:37:07et quand les lignes de bus
00:37:08sont fermées,
00:37:09forcément,
00:37:10c'était compliqué.
00:37:10Donc, on est heureux
00:37:11que ça rentre doucement
00:37:12à la normale.
00:37:13Tout à l'heure,
00:37:13là, je sors du travail.
00:37:15Tous les trains sont supprimés.
00:37:16La haine s'est supprimée.
00:37:17Pourtant,
00:37:18j'ai pris le train à 15 heures.
00:37:19Ça a roulé,
00:37:20mais là, c'est compliqué.
00:37:21Le problème,
00:37:22c'est que même ici,
00:37:23le matin,
00:37:24il n'y a pas de taxi,
00:37:27pas d'Uber,
00:37:28pas de train,
00:37:29pas de bus.
00:37:30Donc, on est assez isolé
00:37:32à Maudon-Lafleury.
00:37:37Et cette dame
00:37:38que vous venez d'entendre
00:37:39nous a aussi dit,
00:37:40et c'est le bruit
00:37:40qui résonne beaucoup
00:37:41depuis cet après-midi,
00:37:42que la France,
00:37:43chaque année,
00:37:44dit se préparer,
00:37:46alerte,
00:37:47avec les différentes vigilances.
00:37:49Et pourtant,
00:37:49les transports en commun
00:37:51ne sont pas suffisamment adaptés.
00:37:53L'organisation n'est pas
00:37:54assez à la pointe.
00:37:55Voilà,
00:37:55deux jours de galère
00:37:56qui s'achèvent progressivement.
00:37:58En revanche,
00:37:59ici,
00:37:59sur les quatre bus
00:38:00qui sont desservis,
00:38:01un seul fonctionne,
00:38:02c'est le 289
00:38:03qui mène de Maudon
00:38:05jusqu'à la porte de Saint-Cloud.
00:38:06Voilà,
00:38:07c'est le seul bus
00:38:07qui est en circulation.
00:38:09Mais en effet,
00:38:09c'est toujours la galère
00:38:10dans les transports.
00:38:11Donc, bien regarder
00:38:12les différents sites
00:38:13et applications
00:38:13qui indiquent en temps réel
00:38:15l'évolution de la circulation.
00:38:16Merci pour les conseils,
00:38:17Rebecca Blanc-Lelouch
00:38:18à la gare de Maudon.
00:38:19Dans les Hauts-de-Seine,
00:38:20moi aussi,
00:38:20je voudrais vous montrer
00:38:21une image.
00:38:22La France vue du ciel,
00:38:24vue de la Station spatiale
00:38:26internationale,
00:38:27photo prise hier,
00:38:28donc à bord de l'ISS.
00:38:31On a bien fait de mettre
00:38:32les villes
00:38:32parce que sinon,
00:38:33on a du mal à situer.
00:38:34Parce que là,
00:38:34ça pourrait être l'Australie,
00:38:35ce serait la même chose.
00:38:37Enfin, on a mis
00:38:37Caen, Paris, Lille et Brest.
00:38:40Et encore,
00:38:41on n'a pas photographié
00:38:42plus au sud.
00:38:43Elle est belle,
00:38:43cette image.
00:38:44Elle est magnifique.
00:38:44Elle est arrangée
00:38:45dans les archives.
00:38:47Et c'est peu probable
00:38:48qu'on la voit chaque année.
00:38:50On l'a vu,
00:38:50ça faisait très longtemps
00:38:52qu'on n'avait pas
00:38:52une telle couverture de neige.
00:38:53Et c'est peut-être aussi
00:38:54pour ça qu'on perd
00:38:55un peu de résilience
00:38:56face à un épisode
00:38:57qui finalement n'était
00:38:57pas si atypique que ça
00:38:59au siècle dernier
00:39:00et qui,
00:39:01en l'espace de 25 ans
00:39:02depuis l'an 2000,
00:39:04on se rend compte
00:39:04qu'on a glissé
00:39:05dans un climat
00:39:05qui est plus chaud
00:39:06et on a perdu l'habitude
00:39:07de voir ça.
00:39:08Et je ne sais même pas
00:39:09si nos enfants
00:39:10et nos petits-enfants
00:39:12auront l'occasion
00:39:12à nouveau
00:39:13de voir ce type d'image.
00:39:14C'est peut-être
00:39:14ce qu'on a le plus entendu.
00:39:15Alors, on est parisiens,
00:39:16on n'est pas représentatifs
00:39:17de tout le monde ce matin,
00:39:18mais quand vous voyez
00:39:18le nombre de personnes
00:39:19qui prenaient des photos,
00:39:20parce qu'avoir parfois
00:39:21un centimètre de neige
00:39:22effacée par la gadoue
00:39:24une heure après,
00:39:25ça arrive à Paris.
00:39:27Avoir cette quantité-là,
00:39:28il y a beaucoup de gens
00:39:29à qui ça rappelle forcément
00:39:30tout de suite
00:39:31des souvenirs d'enfance.
00:39:32J'ai un ami
00:39:32qui a un fils de 9 ans
00:39:34et qui ne connaissait pas
00:39:34le son des pas sur la neige.
00:39:379 ans ?
00:39:37Oui.
00:39:38Donc, ça en dit long
00:39:39sur la rareté
00:39:40des épisodes de ce type.
00:39:41La neige en voie de disparition.
00:39:42Mais qui ne sont pas
00:39:44à exclure non plus.
00:39:45Donc, il faut quand même
00:39:45se préparer.
00:39:47On va refaire le point
00:39:48le plus précis possible
00:39:49sur ce qui va se passer
00:39:50dans les heures qui viennent
00:39:50avec vous, Eleonore,
00:39:51si vous nous rejoignez
00:39:52à 19h30 sur BFM TV.
00:39:55La situation ce soir,
00:39:56d'abord sur ce qui est tombé.
00:39:57On voit là les images
00:39:58du Sacré-Cœur,
00:40:00si je ne m'abuse,
00:40:00les jardins de Montmartre
00:40:03où on voyait...
00:40:04Ah ben là, on fait fondre.
00:40:06Non, non, on enlève là.
00:40:07C'est dommage
00:40:07pour ceux qui font du ski.
00:40:08Pas tout de suite.
00:40:09Anne Hidalgo, s'il vous plaît,
00:40:10laissez un petit peu de neige.
00:40:11Il y a encore des skieurs.
00:40:12On était avant-hier
00:40:13avec ceux qui avaient chaussé
00:40:14les skis pour descendre
00:40:16devant le Sacré-Cœur.
00:40:19La neige et le verglas
00:40:20ce soir où en sommes-nous ?
00:40:21Alors, la neige est tombée
00:40:23en quantité
00:40:24tout de même aujourd'hui
00:40:25et ça s'est ajouté
00:40:26à la neige
00:40:27qui était déjà tombée lundi.
00:40:29Nous avons relevé
00:40:30une dizaine de centimètres
00:40:31donc au total.
00:40:32À Paris,
00:40:339 centimètres à Liard
00:40:34ou encore à Melun,
00:40:357 centimètres à Nevers.
00:40:37Cette neige,
00:40:37elle,
00:40:38elle s'évacue
00:40:39avec la perturbation
00:40:40qui en est responsable
00:40:41vers l'est du pays.
00:40:42Ça a pris la route
00:40:43de la région Rhône-Alpes,
00:40:44le Grand Est.
00:40:45Mais ce qu'on voit
00:40:46à gauche là,
00:40:47c'est cette perturbation
00:40:48pluvieuse
00:40:48qui nous concerne
00:40:49particulièrement ce soir
00:40:51puisqu'on attend
00:40:52des pluies verglasantes
00:40:54particulièrement
00:40:54sur 7 départements
00:40:56du Limousin,
00:40:57l'Auvergne
00:40:57du nord de l'Occitanie.
00:40:59De manière générale,
00:41:00donc on peut quand même
00:41:00les citer.
00:41:01Quant à Lotte,
00:41:01Aveyron,
00:41:02Corrèze,
00:41:02puis Dôme,
00:41:03Creuse,
00:41:03Haute-Vienne,
00:41:04attention vraiment
00:41:05cette nuit
00:41:06aux pluies verglasantes
00:41:07jusqu'à demain.
00:41:09On attendra même encore
00:41:10de la neige demain
00:41:11mais là essentiellement
00:41:12sur Savoie
00:41:13et Haute-Savoie.
00:41:14On est un peu plus habitués.
00:41:15Voilà.
00:41:1610 centimètres dans les vallées,
00:41:1720 centimètres en altitude,
00:41:18ça nécessite tout de même
00:41:19une vigilance orange pour demain
00:41:20et vous le savez.
00:41:22Et toute cette neige,
00:41:23elle va fondre demain
00:41:24avec le redoux
00:41:24qui arrive par l'ouest,
00:41:25c'est ça ?
00:41:25On en profite.
00:41:26A priori,
00:41:27on n'aura plus trop de dégel,
00:41:28ce sera peut-être encore
00:41:29un petit peu inférieur à zéro,
00:41:31plutôt sur le nord-est
00:41:32du territoire
00:41:33mais effectivement,
00:41:34avec ce redoux
00:41:35qui arrive par l'ouest,
00:41:36arrive aussi
00:41:37la tempête,
00:41:38la première de l'année.
00:41:39Voilà,
00:41:39le froid,
00:41:40la neige
00:41:40et maintenant la tempête.
00:41:43Vous voyez,
00:41:43la Normandie essentiellement
00:41:44concernée
00:41:45avec un risque
00:41:46de vague submersion également,
00:41:47vous le voyez,
00:41:48sur les côtes de la Manche,
00:41:49il faudrait être très prudent,
00:41:50ça ce sera pour demain soir.
00:41:52Là,
00:41:53on parle de bombes météorologiques
00:41:54puisque le creusement
00:41:55de la dépression,
00:41:56c'est vraiment un critère
00:41:57météorologique particulier,
00:41:59ce n'est pas un terme
00:41:59qu'on utilise abusivement
00:42:00comme ça,
00:42:02va nous apporter
00:42:02des rafales
00:42:03jusqu'à 140 km heure
00:42:05sur les côtes,
00:42:06120 km heure
00:42:07un petit peu
00:42:07à l'intérieur des terres
00:42:08et même d'une manière générale,
00:42:10sur une bonne moitié nord du pays,
00:42:11on pourrait avoir
00:42:1180 à 100 km heure.
00:42:12Merci beaucoup,
00:42:14on la suivra sur BFM TV
00:42:16grâce à vous,
00:42:17notamment merci à tous les cinq
00:42:18d'être venus ce soir
00:42:19sur ce plateau,
00:42:19vous regardez 60 minutes,
00:42:20soyez les bienvenus.
00:42:21Si vous nous rejoignez à l'instant,
00:42:23l'autre information du jour,
00:42:25c'est un coup de chaud,
00:42:26un gros coup de chaud
00:42:27même entre Washington
00:42:28et Moscou
00:42:29puisque les Etats-Unis
00:42:30ont intercepté aujourd'hui
00:42:32un pétrolier russe
00:42:33dans l'Atlantique Nord
00:42:35provoquant la fureur
00:42:36des autorités russes
00:42:37après le Venezuela,
00:42:39après le Groenland,
00:42:39Donald Trump va-t-il hausser le ton
00:42:42désormais avec Vladimir Poutine ?
00:42:44Pour en parler ce soir,
00:42:45Ulysse Gosset,
00:42:45bonsoir,
00:42:46éditorialiste politique internationale
00:42:48à BFM TV,
00:42:49Étienne Jernel,
00:42:50bonsoir,
00:42:51directeur de la publication
00:42:51du Point,
00:42:52la une du Point demain ?
00:42:54A qui le tour ?
00:42:54Bien vu,
00:42:55avec le camarade Trump.
00:42:56c'est la question qu'on va se poser
00:42:58et Alice Ruffeau,
00:42:58bonsoir,
00:42:59ministre déléguée aux armées,
00:43:01je vais vous entendre
00:43:02dans quelques instants
00:43:03sur ce qui s'est passé
00:43:03mais d'abord on va essayer
00:43:04d'y voir un petit peu plus clair
00:43:05si vous voulez bien,
00:43:06Alice Gosset,
00:43:08bien comprendre
00:43:08ce qui s'est passé aujourd'hui
00:43:11dans l'Atlantique Nord
00:43:13avec ce pétrolier russe.
00:43:15Eh bien c'est une situation
00:43:16absolument extraordinaire
00:43:18qui s'est produite
00:43:19en pleine Atlantique Nord
00:43:20entre l'Islande et l'Écosse,
00:43:22l'abordage d'un pétrolier russe
00:43:25par une frégate
00:43:26aidée par des moyens militaires britanniques
00:43:28donc pour arraisonner
00:43:30ce cargo clandestin
00:43:32qui appartenait,
00:43:33nous disent les Américains,
00:43:34à la flotte fantôme russe.
00:43:36Il avait donc un drapeau russe
00:43:38bien identifié sur ce bateau.
00:43:39Oui parce que pendant
00:43:40son déplacement
00:43:41depuis les côtes des Caraïbes
00:43:43jusque l'Atlantique Nord,
00:43:45eh bien le navire
00:43:46qui s'appelle le Bella 1
00:43:47a changé de nom
00:43:48pour devenir le marinera
00:43:49avec effectivement
00:43:50le drapeau russe
00:43:51pour tenter d'échapper
00:43:53à la surveillance
00:43:54des gardes de côte américains.
00:43:56Alors il a été arrêté
00:43:57aujourd'hui,
00:43:57les Américains sont donc
00:43:58montés à bord
00:43:59mais en fait il y a eu
00:43:59une course poursuite
00:44:00qui durait depuis des semaines.
00:44:02Oui c'est du James Bond,
00:44:03en fait ce cargo
00:44:04part de l'Iran
00:44:05le 19 août dernier
00:44:07sans doute
00:44:08pour aller rechercher
00:44:09du pétrole
00:44:10au Venezuela.
00:44:1119 août,
00:44:12il est suivi donc
00:44:12par les satellites américains
00:44:13qui le repèrent donc
00:44:15à travers
00:44:16les océans.
00:44:18Il passe au large
00:44:19par le canal de Suez
00:44:21et il se retrouve
00:44:22le 17 décembre
00:44:23au large
00:44:23des côtes
00:44:24du Venezuela.
00:44:25Et c'est là
00:44:26où on fait le lien
00:44:26avec ce qui s'est passé
00:44:27avec Maduro.
00:44:28Pourquoi ?
00:44:29Parce que depuis
00:44:30fin décembre
00:44:30il y a un embargo
00:44:31contre tous les navires
00:44:32pétroliers
00:44:33au large du Venezuela.
00:44:35Embargo avec une armada
00:44:35américaine absolument
00:44:36gigantesque.
00:44:38Le 20 décembre
00:44:38les Américains
00:44:40tentent d'intercepter
00:44:41le cargo
00:44:42qui s'appelle toujours
00:44:43à ce moment-là
00:44:43le Bella 1.
00:44:45Ils n'y parviennent pas.
00:44:46Le cargo fait demi-tour
00:44:47et il repart
00:44:48vers l'Atlantique Nord.
00:44:50Et le 25 décembre
00:44:51en plein océan
00:44:52il change de nom
00:44:53et hier
00:44:54donc aujourd'hui
00:44:55pardon
00:44:55à 14h
00:44:56il est arraisonné
00:44:57alors avec des hélicoptères
00:44:59qui montent
00:44:59qui déposent une équipe
00:45:00à bord
00:45:01et qui en fait
00:45:03capturent l'équipage
00:45:04et qui vont d'ailleurs
00:45:05l'emmener aux Etats-Unis.
00:45:06Dernière question
00:45:07avant d'interroger
00:45:07la ministre sur ce point.
00:45:09Là là
00:45:09sur ce point
00:45:10on est où ?
00:45:11On n'est plus
00:45:11dans les eaux américaines ?
00:45:12On est dans les eaux
00:45:13internationales
00:45:14et il n'a jamais été
00:45:15dans les eaux internationales
00:45:16dans les eaux américaines
00:45:18il était au large
00:45:18du Venezuela
00:45:19dans les Caraïbes
00:45:20et là on est vraiment
00:45:21dans les eaux internationales
00:45:23et dernier point
00:45:23très important
00:45:24les Russes hier
00:45:25ont compris
00:45:25qu'il se passait
00:45:26quelque chose
00:45:26d'inquiétant
00:45:27ils ont fait venir
00:45:28un sous-marin nucléaire
00:45:29avec plusieurs autres navires
00:45:31pour essayer
00:45:32d'arriver en soutien
00:45:34du cargo
00:45:34ça n'a pas intimidé
00:45:36Donald Trump
00:45:37qui a donné l'ordre
00:45:38d'intercepter
00:45:39ce navire russe.
00:45:40Ce qui a donc provoqué
00:45:41aujourd'hui
00:45:41la fureur
00:45:42de Moscou
00:45:43et du Kremlin
00:45:43qui n'a pas tardé
00:45:44à réagir
00:45:45à cette interception.
00:45:46Alice Ruffaut
00:45:47le Royaume-Uni
00:45:48a donc apporté
00:45:48son soutien
00:45:49à cette opération
00:45:50il exaucé
00:45:50elle a rappelé
00:45:51la France était au courant
00:45:52la France y a participé
00:45:53aussi ou pas du tout ?
00:45:55Alors sur les questions
00:45:55de Flotte Fantôme
00:45:56depuis maintenant
00:45:57plusieurs semaines
00:45:58on a des échanges
00:45:59de renseignements
00:45:59assez intenses
00:46:01avec nos alliés
00:46:02parce qu'évidemment
00:46:03on sait que la Flotte Fantôme
00:46:04de manière générale
00:46:05je ne parle pas
00:46:05spécifiquement
00:46:06de ce bateau-là
00:46:06mais alimente
00:46:08très très largement
00:46:09l'effort de guerre
00:46:09russe en Ukraine
00:46:10donc il y a des échanges
00:46:12de renseignements
00:46:12oui
00:46:12entre les alliés
00:46:14avec les Etats-Unis
00:46:15Mais la France
00:46:15n'y a pas participé
00:46:16directement
00:46:16à cette opération
00:46:17Il y a un mot
00:46:18qu'on utilise beaucoup
00:46:19depuis l'enlèvement
00:46:20de Nicolas Maduro
00:46:21il y a quelques jours
00:46:21c'est le terme
00:46:22de l'égalité
00:46:23est-ce que ce qui s'est passé
00:46:24là au milieu
00:46:25de l'océan Atlantique
00:46:25est légal ?
00:46:26Alors deux points
00:46:27non il n'y a pas
00:46:28de base juridique
00:46:29autre que celle
00:46:30que les Américains
00:46:31mettent en avance
00:46:31c'est-à-dire
00:46:32comme vous l'avez rappelé
00:46:32l'embargo large
00:46:33du Venezuela
00:46:34il y a la convention
00:46:36de Montego Bay
00:46:37pardon pour la technicité
00:46:38mais enfin
00:46:39qui régit le droit
00:46:40de la mer
00:46:40que les Américains
00:46:41n'ont pas ratifié
00:46:42il est assez savoureux
00:46:43d'ailleurs de voir
00:46:44les Russes
00:46:44aujourd'hui se réclamer
00:46:45d'un droit international
00:46:46qu'ils violent
00:46:47à longueur de journée
00:46:48j'ajoute un autre point
00:46:49c'est que nous
00:46:50nous faisons
00:46:51des opérations
00:46:51sur la flotte fantôme
00:46:53on en avait une
00:46:54dans le cadre
00:46:55du droit international
00:46:56mais qu'il n'avait pas
00:46:56un drapeau russe
00:46:57c'était
00:46:58c'est extrêmement
00:46:58absolument
00:46:59et ce qui est très intéressant
00:47:00c'est qu'on voit
00:47:01que la pression
00:47:02au fond
00:47:02sur cette flotte fantôme
00:47:04amène la Russie
00:47:04à sortir de l'ambiguïté
00:47:05et donc
00:47:06à mettre le pavillon russe
00:47:08sur ces bateaux
00:47:08qui sont bien
00:47:09des bateaux
00:47:10dirigés par la Russie
00:47:12d'une manière ou d'une autre
00:47:13Moscou part d'un acte
00:47:14de piraterie
00:47:15mais se contente
00:47:17de demander
00:47:17que l'équipage
00:47:18soit bien traité
00:47:19il va sans doute
00:47:19être emmené aux Etats-Unis
00:47:20pour être jugé
00:47:22ou en tout cas
00:47:22répondre aux interrogations
00:47:24des juges
00:47:24Etienne Jarnel
00:47:25on sait
00:47:26Donald Trump l'a dit
00:47:27et redit
00:47:27aujourd'hui encore
00:47:28qu'il veut mettre
00:47:29la main sur le pétrole
00:47:30du Venezuela
00:47:31il ne s'en cache pas
00:47:31depuis l'enlèvement
00:47:33de Nicolas Maduro
00:47:34il fait vraiment
00:47:34ce qu'il veut
00:47:35en ce moment
00:47:35alors oui
00:47:36il y a une part du bris
00:47:37qui est complètement folle
00:47:38complètement folle
00:47:39il est désinhibé
00:47:40Donald Trump
00:47:40il y a des choses
00:47:41qui lui réussissent
00:47:42alors quand il y aura
00:47:43des premiers vrais échecs
00:47:44parce qu'il y en a toujours
00:47:47va être un peu plus difficile
00:47:48mais là il est parti
00:47:49dans une espèce
00:47:50de fuite en avant
00:47:52qui est complètement folle
00:47:53pour le meilleur
00:47:53et pour le pire
00:47:54parce que évidemment
00:47:55Maduro c'est un personnage
00:47:57absolument abominable
00:47:58et puis là
00:48:00malgré tout
00:48:01pour nous
00:48:02à la fin
00:48:03la légalité
00:48:04c'est vrai que
00:48:04quand on voit
00:48:05la déclaration
00:48:06du ministre des Transports
00:48:07russe
00:48:08qui cite les articles
00:48:09du droit international
00:48:11les références
00:48:12pour le défendre
00:48:13on a le droit
00:48:14de rire un peu
00:48:15parce qu'ils ont quand même
00:48:16attaqué un pays
00:48:16qui s'appelle l'Ukraine
00:48:18il y a deux ans
00:48:19en projetant
00:48:19de l'envahir
00:48:21et d'enlever ses dirigeants
00:48:23mais pour nous
00:48:24c'est pas si mal
00:48:25parce que
00:48:25tout ce qui oppose
00:48:26l'Amérique à la Russie
00:48:27tout ce qui nous permet
00:48:29éventuellement
00:48:29de sortir
00:48:30de cette mâchoire infernale
00:48:31poutino-trumpienne
00:48:33c'est plutôt bien
00:48:34voilà
00:48:35tout ce qui sépare
00:48:36la Russie
00:48:37Vladimir Poutine
00:48:38de Donald Trump
00:48:39c'est plutôt bon
00:48:40pour nous
00:48:40il ne faut pas oublier
00:48:41que pour nous
00:48:41les Européens
00:48:42l'enjeu stratégique
00:48:43numéro un
00:48:44c'est l'Ukraine
00:48:44le sujet c'est l'Ukraine
00:48:46et pour l'instant
00:48:46comme on n'a pas la force
00:48:47de défendre tout seul l'Ukraine
00:48:49il faut naviguer
00:48:51on navigue
00:48:51on tire des bords
00:48:52et pour dire les choses
00:48:53sans langue de bois
00:48:53Alice Ruffo
00:48:54on a besoin des Américains
00:48:56pour assurer la sécurité
00:48:58de l'Ukraine
00:48:58une fois que la paix
00:48:59sera signée
00:49:00c'est d'ailleurs pour ça
00:49:01que les émissaires
00:49:02de Donald Trump
00:49:03étaient à Paris
00:49:04hier
00:49:04et c'est une victoire
00:49:05pour la diplomatie européenne
00:49:06et ça explique
00:49:07l'aspect très timoré
00:49:08de la réaction française
00:49:10et de certains
00:49:11de nos voisins
00:49:11sur la capture
00:49:12de Nicolas Maduro
00:49:13c'est très clairement ça
00:49:14aujourd'hui
00:49:15non
00:49:15non je crois pas
00:49:17on voulait pas se fâcher
00:49:18le week-end dernier
00:49:19avec Donald Trump
00:49:19on en avait besoin
00:49:20c'est pas comme ça
00:49:21que ça marche
00:49:21la diplomatie
00:49:22parfois c'est un peu ça
00:49:23non ?
00:49:24bah non
00:49:24bon d'accord
00:49:25le droit international
00:49:28qu'on rappelle
00:49:29et qu'on a rappelé
00:49:29d'ailleurs
00:49:30ça doit pas être
00:49:31uniquement
00:49:32un argument
00:49:32de gens faibles
00:49:35c'est une force
00:49:37le respect du droit international
00:49:38quand je vous disais
00:49:39tout à l'heure
00:49:39que nous on intervient
00:49:40sur la flotte fantôme russe
00:49:41dans le cadre du droit international
00:49:42on le fait
00:49:42quand on tape en Syrie
00:49:44contre Daesh
00:49:45on le fait dans le cadre
00:49:45du droit international
00:49:46et quand on soutient l'Ukraine
00:49:47c'est dans le cadre
00:49:47du droit international
00:49:48puisque c'est la légitime
00:49:49défense de l'Ukraine
00:49:49donc tout ça pour montrer
00:49:50que là il y a un débat
00:49:51qui est en train de se mettre
00:49:52en place entre
00:49:52les forts d'un côté
00:49:54qui ne respecteraient pas
00:49:55le droit international
00:49:55et les faibles de l'autre
00:49:56qui le respecteraient
00:49:57c'est pas vrai
00:49:58on peut être très fort
00:49:59en respectant le droit international
00:50:01et c'est ce qu'il faut pousser
00:50:03et vous avez raison
00:50:04oui on a besoin des américains
00:50:05pour le règlement
00:50:06de la situation en Ukraine
00:50:08on en a besoin
00:50:09pour le soutien militaire
00:50:09même si les européens
00:50:10ont beaucoup développé
00:50:11leur capacité de soutien
00:50:12autonome à l'Ukraine
00:50:14mais on en a besoin
00:50:14on l'assume
00:50:15et c'est une part de réalisme
00:50:16qui ne va pas
00:50:17contre nos principes
00:50:18le rappel de nos principes
00:50:19et le réalisme
00:50:20dans l'action
00:50:21sont compatibles
00:50:22et j'espère que ça restera
00:50:23à l'Ukraine
00:50:24c'est vrai qu'on ne sait plus
00:50:25trop où donner de la tête
00:50:25en ce moment avec Donald Trump
00:50:26entre l'Ukraine
00:50:27entre le Venezuela
00:50:29il y a quelques jours
00:50:29cette image hallucinante
00:50:30et puis le Groenland
00:50:32bonsoir Antoine Nellard
00:50:33correspondante BFM TV
00:50:35aux Etats-Unis
00:50:36ces derniers jours
00:50:37on a bien compris
00:50:37que Donald Trump
00:50:38redisait son envie
00:50:39d'annexer le Groenland
00:50:41il y a un petit changement
00:50:42de ton
00:50:43ces dernières heures
00:50:44puisque la Maison Blanche
00:50:44dit désormais
00:50:45aujourd'hui finalement
00:50:46on pourrait le racheter
00:50:48le Groenland
00:50:49expliquez-nous
00:50:49oui l'objectif
00:50:54des américains
00:50:54et de Donald Trump
00:50:55c'est d'acheter
00:50:56le Groenland
00:50:56effectivement
00:50:57la diplomatie
00:50:58c'est l'option numéro 1
00:50:59voilà ce qu'a déclaré
00:51:00tout à l'heure
00:51:00Caroline Lévitt
00:51:01la porte-parole
00:51:02de la Maison Blanche
00:51:02mais dans la même phrase
00:51:03elle dit aussi
00:51:04que toutes les options
00:51:05restent sur la table
00:51:06y compris le retour
00:51:08à la force
00:51:08alors clairement
00:51:09à ce stade
00:51:10les américains
00:51:10n'ont pas prévu
00:51:11de déployer des troupes
00:51:12au Groenland
00:51:13pour se saisir du territoire
00:51:14ça n'est pas d'actualité
00:51:16et ces menaces
00:51:17d'une possible intervention armée
00:51:18c'est avant tout
00:51:19une façon d'intimider
00:51:20le Danemark
00:51:21pour tordre le bras
00:51:21au gouvernement danois
00:51:23et le forcer à négocier
00:51:24mais il faut prendre
00:51:25quand même
00:51:26très au sérieux
00:51:26ces menaces de Donald Trump
00:51:28d'abord parce que
00:51:29depuis l'attaque
00:51:29contre le Venezuela
00:51:30Donald Trump
00:51:31se sont poussés des ailes
00:51:32plus convaincus que jamais
00:51:33que la force l'emporte
00:51:35sur le droit international
00:51:36et puis aussi
00:51:37parce que le Groenland
00:51:38c'est une vieille lubie
00:51:38de Donald Trump
00:51:39il avait déjà essayé
00:51:40de l'acquérir
00:51:41lors de son premier mandat
00:51:42ça n'avait pas fonctionné
00:51:43et on sait que
00:51:44depuis sa réélection
00:51:45Trump veut à tout prix
00:51:46accomplir
00:51:47ce qui n'a pas marché
00:51:48la première fois
00:51:48c'est d'ailleurs
00:51:49pour cette raison
00:51:49qu'il a placé
00:51:50au sein de l'administration
00:51:51des proches
00:51:52des fidèles
00:51:52ce qui fait qu'aujourd'hui
00:51:53à la Maison Blanche
00:51:54ou au Patagone
00:51:55il n'y a plus personne
00:51:56pour lui tenir tête
00:51:57et s'opposer à ses demandes
00:51:59Merci beaucoup
00:52:00Antoine Hollard
00:52:00il est à vendre
00:52:01le Groenland
00:52:02il peut se l'offrir
00:52:03Donald Trump ou pas ?
00:52:04La souveraineté
00:52:04du Groenland
00:52:06comme du Danemark
00:52:07ne sont pas à vendre
00:52:07non
00:52:07je crois d'ailleurs
00:52:10que ça a été dit
00:52:11clairement
00:52:12j'ai entendu
00:52:13les prises de parole
00:52:15du ministre de l'Europe
00:52:15et des Affaires étrangères
00:52:16je crois que ce que vous dites
00:52:17sur le fait que l'option militaire
00:52:18n'est pas à la première retenue
00:52:20est effectivement
00:52:20ce qu'a dit
00:52:21le secrétaire d'Etat américain
00:52:22à notre ministre
00:52:23des Affaires étrangères
00:52:24bon voilà
00:52:25non
00:52:25les chefs d'Etat
00:52:26l'ont encore rappelé
00:52:27il n'y a pas de scénario
00:52:28Il l'a dit
00:52:29à notre ministre des Affaires étrangères
00:52:30il ne l'a pas dit
00:52:30aussi clairement
00:52:32publiquement
00:52:33qu'il écartait l'option militaire
00:52:34Non mais je maintiens
00:52:35il n'y a pas de scénario
00:52:37dans lequel
00:52:37un Etat membre de l'OTAN
00:52:39viole la souveraineté
00:52:40d'un autre Etat membre de l'OTAN
00:52:42parce que c'est
00:52:42enfin je veux dire
00:52:43là ce n'est pas simplement
00:52:44nos principes
00:52:45c'est nos intérêts
00:52:45c'est l'intérêt de l'Alliance atlantique
00:52:47aussi l'intérêt des Américains
00:52:48donc il faut réfléchir autrement
00:52:49à cette question
00:52:50je pense honnêtement
00:52:52que ce que montre
00:52:54au fond
00:52:54cette attention au Groenland
00:52:57c'est l'enjeu
00:52:58bien au-delà du Groenland
00:52:59de toute la zone arctique
00:53:01qui est en train de devenir
00:53:02une zone d'intérêt stratégique majeure
00:53:04et je crois qu'en fait
00:53:05on a des intérêts partagés
00:53:07dans cette zone
00:53:08il faudrait peut-être revenir
00:53:08à ces éléments-là
00:53:09et reparler de nos intérêts
00:53:11Daniel Cohn-Bendit
00:53:12est en ligne avec nous
00:53:12comme tous les mercredis
00:53:13bonsoir
00:53:13Daniel
00:53:15on s'interroge
00:53:15depuis
00:53:16les dernières déclarations
00:53:18de Donald Trump
00:53:18sur le Groenland
00:53:20et depuis la capture
00:53:21de Nicolas Maduro
00:53:22sur la réponse
00:53:23la réplique
00:53:24de l'Europe
00:53:24vous vous faites partie
00:53:26de ceux qui disent
00:53:26il faut à tout prix
00:53:27que l'Europe hausse le ton
00:53:29maintenant avec Donald Trump
00:53:30c'est ça ?
00:53:31Non mais ils disent
00:53:32les choses clairement
00:53:32et je crois que
00:53:33sur le Groenland
00:53:34la ministre
00:53:35la première ministre
00:53:36danoise
00:53:37a dit les choses clairement
00:53:38et les européens
00:53:39ont répondu
00:53:41de la même manière
00:53:42une attaque
00:53:43une intervention militaire
00:53:45au Groenland
00:53:45c'est la fin de l'OTAN
00:53:46et il faut bien expliquer ça
00:53:48aux américains
00:53:49parce que leur dire
00:53:51que c'est la fin de l'OTAN
00:53:52c'est vrai que c'est pas
00:53:53le souci majeur
00:53:55de Trump
00:53:55mais de beaucoup
00:53:56de républicains
00:53:57donc il faut jouer aussi
00:53:59avec les républicains
00:54:01qui sont
00:54:02une partie des républicains
00:54:04sont encore
00:54:05des traditionnalistes
00:54:06qui en fait
00:54:07voilent
00:54:08comprennent
00:54:09la nécessité
00:54:10de l'OTAN
00:54:10donc je crois
00:54:11qu'en 10 ans
00:54:12c'est une rupture
00:54:14de l'OTAN
00:54:14l'option militaire
00:54:16est pour l'instant
00:54:17exclue
00:54:18sur le rachat
00:54:19l'Union Européenne
00:54:20doit dire
00:54:21et doit proposer
00:54:22au Groenland
00:54:23parce que c'est comme ça
00:54:24que ça va se passer
00:54:25qu'ils intègrent
00:54:28le Groenland
00:54:29dans les intérêts
00:54:30européens
00:54:30et que les
00:54:31les Européens
00:54:33seront prêts
00:54:33à aider
00:54:34financièrement
00:54:36le Groenland
00:54:36pour protéger
00:54:38et faire émerger
00:54:40les richesses minières
00:54:41qui existent
00:54:43au Groenland
00:54:44donc l'Europe
00:54:45a tout à fait
00:54:46la possibilité
00:54:46de dire non
00:54:48à Trump
00:54:49je crois que
00:54:50l'Europe
00:54:50ce n'est pas
00:54:51le Venezuela
00:54:52il faut arrêter
00:54:53de se faire peur
00:54:54il faut dire
00:54:55là il y a une ligne
00:54:56elle n'est pas rouge
00:54:57elle est une ligne
00:54:59définitive
00:55:00et que
00:55:01que les républicains
00:55:03comprennent
00:55:03qu'aller dans cette
00:55:05direction
00:55:05serait
00:55:06la fin
00:55:07d'une histoire
00:55:09qu'ils avaient
00:55:10eux-mêmes
00:55:10commencé
00:55:12après la deuxième
00:55:13guerre mondiale
00:55:14oui je crois
00:55:16que c'est important
00:55:16de rappeler
00:55:17qu'en 1946
00:55:18le président
00:55:19américain
00:55:20Truman
00:55:20avait proposé
00:55:21d'acheter
00:55:22le Groenland
00:55:22pour 100 millions
00:55:23de dollars
00:55:24au Danemark
00:55:24et le Danemark
00:55:25a refusé
00:55:26donc on voit
00:55:27que ce n'est pas
00:55:27un précédent
00:55:28Trumpien
00:55:28si j'ose dire
00:55:29mais là
00:55:29on est confronté
00:55:30à un nouvel
00:55:31épisode
00:55:32de l'impérialisme
00:55:33américain
00:55:33et la question
00:55:34que je voudrais poser
00:55:34à Alice Ruffo
00:55:35est-ce que
00:55:36une vente forcée
00:55:37entre guillemets
00:55:38ou alléchante
00:55:39vous savez que
00:55:40le fils de Trump
00:55:41a proposé
00:55:41un million de dollars
00:55:42à chaque habitant
00:55:43du Groenland
00:55:43il y en a 56 000
00:55:4556 000
00:55:45ça fait 56 milliards
00:55:46donc ils essayent
00:55:48de convaincre
00:55:48les Groenlandais
00:55:49de vendre
00:55:49même s'ils ne sont
00:55:50pas encore
00:55:50indépendants
00:55:50est-ce que vous pensez
00:55:51que vous
00:55:51un achat forcé
00:55:52c'est une atteinte
00:55:53à la souveraineté
00:55:54de l'Europe
00:55:55et du Danemark
00:55:55oui
00:55:56un achat forcé
00:55:57l'élément de force
00:55:59dans ce que vous décrivez
00:56:00n'est pas respectueux
00:56:01de la souveraineté
00:56:01et du Danemark
00:56:02et du Groenland
00:56:03je suis d'accord
00:56:04avec le fait
00:56:05qu'on doit être clair
00:56:05de quoi on parle
00:56:07en fait
00:56:07soit on parle
00:56:09de ce que disent
00:56:09les américains
00:56:10moi je ne suis pas là
00:56:10pour commenter
00:56:11soit on parle
00:56:11de ce qui se passe
00:56:12en vrai
00:56:12c'est quoi notre intérêt
00:56:13à nous
00:56:14parce que je ne suis pas
00:56:15ministre de la France étrangère
00:56:15je suis ministre déléguée
00:56:16aux armées
00:56:16notre intérêt
00:56:17à nous
00:56:18c'est de défendre
00:56:19la souveraineté du Danemark
00:56:20de défendre la souveraineté
00:56:21du Groenland
00:56:22j'ajoute que
00:56:23il y a
00:56:24dans cette zone
00:56:25je le répète
00:56:26vous avez dit
00:56:26les terres rares
00:56:27les minerais
00:56:27etc
00:56:28il y a une question
00:56:29de liberté
00:56:29de circulation
00:56:30d'accès
00:56:31à cette région
00:56:33dans laquelle nous
00:56:33nous renforçons
00:56:34notre présence militaire
00:56:35aussi de manière générale
00:56:36dans l'Arctique
00:56:36c'est un enjeu stratégique
00:56:38pour l'Union Européenne
00:56:39et il faut qu'on apprenne
00:56:40à parler ce langage
00:56:41de nos intérêts européens
00:56:43je partage ce que vous dites là-dessus
00:56:44vous êtes ministre déléguée
00:56:45aux armées
00:56:45et pas patronne
00:56:47du Quai d'Orsay
00:56:47Raphaël Glussmann
00:56:48le leader de Place Publique
00:56:49dit bah
00:56:49prenons Donald Trump
00:56:51au mot
00:56:51installons une base militaire
00:56:53européenne au Groenland
00:56:53comme ça
00:56:54la confrontation
00:56:55n'aura pas lieu
00:56:56il n'osera pas arriver
00:56:58si on y est militairement
00:56:59c'est complètement stupide
00:57:00pour vous
00:57:00réaliste
00:57:01pardon mais c'est le Danemark
00:57:04et le Groenland
00:57:05qui doivent d'abord
00:57:06décider et parler en premier
00:57:07deuxièmement
00:57:08il y a des exercices
00:57:10dans la région
00:57:10qui sont faits évidemment
00:57:12dans le cadre du respect
00:57:13du Danemark
00:57:14et du Groenland
00:57:14et de leurs demandes
00:57:15qui existent
00:57:16auxquelles la France participe
00:57:18ce sont des exercices
00:57:19qui s'appellent
00:57:19dans la région
00:57:20Call Response
00:57:21ou d'autres qui s'appellent
00:57:22Arctic Light
00:57:23il y a une base américaine
00:57:25au Groenland
00:57:25il y a des éléments
00:57:26de l'OTAN
00:57:27donc au Groenland
00:57:28donc s'il s'agit
00:57:28de renforcer la sécurité
00:57:30par rapport à la Russie
00:57:31à la Chine
00:57:32dans la région
00:57:32et bien les pays européens
00:57:34y travaillent
00:57:35Etienne Jarnel
00:57:35Pour l'anecdote
00:57:36le Danemark
00:57:37a déjà vendu
00:57:38des territoires
00:57:38aux Etats-Unis
00:57:40c'était en 1917
00:57:40c'était des îles Vierges
00:57:41Saint-Thomas
00:57:42Saint-Jean
00:57:43pour 25 millions
00:57:44de dollars de l'époque
00:57:45si on rapporte
00:57:47au prix du mètre carré
00:57:47c'est Emmanuel Beretta
00:57:48qui a fait ce calcul
00:57:49qui est très intéressant
00:57:49au prix du mètre carré
00:57:52de l'époque
00:57:53et d'aujourd'hui
00:57:53ça ferait 30 milliards
00:57:54à peu près
00:57:55on est dans le même
00:57:56ordre d'idée
00:57:57le vrai sujet européen
00:58:00il n'est pas là
00:58:00c'est qu'on a trop
00:58:02de sujets en même temps
00:58:02on est trop faibles
00:58:03comme on est trop faibles
00:58:04on a trop de sujets
00:58:05en même temps
00:58:05on doit défendre l'Ukraine
00:58:06et donc on est obligé
00:58:06de faire attention
00:58:07de parler doucement
00:58:08à Donald Trump
00:58:09alors Emmanuel Macron
00:58:10il excelle dans cet art
00:58:11de ménager la chèvre et le chou
00:58:13j'appelle ça
00:58:13la stratégie du chewing-gum
00:58:14il colle un peu
00:58:15il revient
00:58:16il est toujours un peu souple
00:58:17il s'était à se mâchouiller
00:58:18un petit peu
00:58:19je dis oui mais c'est ça
00:58:20et puis il revient après
00:58:21pour le maintenir
00:58:22parce qu'on en a besoin
00:58:22pour l'Ukraine
00:58:23et pour la sécurité
00:58:24de l'Europe en général
00:58:25mais il y a d'autres menaces
00:58:26il y en a une qu'on oublie
00:58:27d'ailleurs
00:58:27parce qu'on parle beaucoup
00:58:28du Groenland
00:58:35numérique de l'Europe
00:58:36et on voit bien
00:58:37l'action de Donald Trump
00:58:38qui veut exempter
00:58:39les GAFAM
00:58:39enfin les grandes
00:58:40multinationales américaines
00:58:41du numérique de taxes
00:58:43en Europe
00:58:43l'interdiction de visa
00:58:45pour Thierry Breton
00:58:46qui a été prononcée
00:58:47pendant les vacances
00:58:48c'est très important ça
00:58:49donc là il y a un acte
00:58:51et sur quelque chose
00:58:51qui pardon
00:58:52est d'un point de vue stratégique
00:58:53je pense encore plus important
00:58:55que le Groenland
00:58:55et sur lesquelles
00:58:56madame la ministre
00:58:57on n'a pas vu la réponse
00:58:57de l'Europe
00:58:58l'interdiction de visa
00:58:59de Thierry Breton
00:59:00et des autres personnalités
00:59:01européennes
00:59:01on attend toujours la réponse
00:59:02on attend la réponse
00:59:03mais elle arrivera
00:59:04elle arrivera
00:59:05non
00:59:05j'entends ce que vous dites
00:59:07simplement
00:59:08on s'est beaucoup renforcés
00:59:09d'abord on a fait
00:59:10une régulation numérique
00:59:11qu'on doit faire respecter
00:59:13et qu'on fera respecter
00:59:14ce qui s'est passé hier
00:59:15je ne sais pas si on va en parler
00:59:16mais quand même
00:59:17la coalition
00:59:17ce n'est pas juste
00:59:18l'arrimage des américains
00:59:19même s'il était très important
00:59:20c'est aussi les européens
00:59:21qui prennent en charge
00:59:22leur sécurité
00:59:22et la capacité
00:59:24d'agir en Ukraine
00:59:25c'est beaucoup
00:59:26ce que je veux dire
00:59:27c'est que j'entends
00:59:28quand on dit que l'Europe est faible
00:59:29mais hier
00:59:30ce n'est pas ce qui a été démontré
00:59:31je t'inquiète
00:59:32pour le budget de la défense français
00:59:33qui n'est toujours pas voté
00:59:34et les commandes
00:59:35ne peuvent pas être passées
00:59:36pour l'Ukraine en particulier
00:59:38il faut que l'école
00:59:39oui il faut qu'on ait un budget
00:59:39de la défense
00:59:40et j'espère que le parlement
00:59:41entend aussi
00:59:42dans le contexte
00:59:43que les parlementaires
00:59:44vont prendre leurs responsabilités
00:59:45parce qu'on voit bien
00:59:46qu'on ne peut pas
00:59:47d'un côté se lamenter
00:59:48que l'Europe soit faible
00:59:49ou qu'on ne défende pas
00:59:50nos intérêts
00:59:51et en même temps
00:59:51ne pas se doter
00:59:52d'un budget de la défense
00:59:53important
00:59:54qui correspond complètement
00:59:55à la réalité
00:59:56du contexte stratégique
00:59:57je ne suis pas inquiet
00:59:58je suis déterminé
00:59:58à convaincre
00:59:59dans le réarmement
01:00:01de l'Europe
01:00:01et de la France
01:00:02il y a aussi
01:00:02le nouveau service militaire
01:00:03qui n'est pas obligatoire
01:00:04je le redis ici
01:00:05service national
01:00:06service national
01:00:07j'ai dit militaire
01:00:07pardon
01:00:08le recrutement
01:00:08débute lundi
01:00:10c'est bien ça
01:00:10alors pour l'instant
01:00:11ça part de pas grand chose
01:00:123000 personnes cette année
01:00:1410 000 personnes en 2030
01:00:16vous avez déjà des candidatures
01:00:17ou pas ?
01:00:18déjà reçu des CV ?
01:00:19il faut ouvrir les candidatures
01:00:20ce qu'on a comme signaux
01:00:22d'abord
01:00:22c'est que la jeunesse
01:00:23est engagée
01:00:24a envie de s'engager
01:00:25ce sera un processus
01:00:27assez sélectif
01:00:28ce service national
01:00:29vous l'avez dit au début
01:00:31puis ensuite ça a vocation
01:00:32à aller jusqu'à 50 000
01:00:33donc ça sera quand même
01:00:34assez important pour nos armées
01:00:35et on a eu beaucoup
01:00:37de candidatures pour la réserve
01:00:38quand on l'a élargie
01:00:39donc je pense qu'on aura
01:00:41beaucoup de candidatures
01:00:41vous dites à ceux
01:00:43qui vous regardent
01:00:43ce soir
01:00:44les 18-25 ans
01:00:45engagez-vous ?
01:00:46oui il faut y aller
01:00:47c'est bien en plus
01:00:47pour leur parcours
01:00:48et le président de la république
01:00:49a dit hier
01:00:50qu'il était d'accord
01:00:52sur le principe
01:00:52d'envoyer plusieurs milliers
01:00:53de soldats français
01:00:54en Ukraine
01:00:55après un cessez-le-feu
01:00:56vous confirmez ?
01:00:58oui alors là c'est un peu
01:00:59sans transition
01:00:59c'est pas les jeunes
01:01:00du service national
01:01:00oui c'est pas les mêmes
01:01:01c'est ça pour les parents
01:01:02qui regardent
01:01:03ceux qui signent l'indignes
01:01:04n'iront pas en Ukraine
01:01:05dans la force de paix
01:01:05c'est sur le territoire national
01:01:06pour qu'ils concernent
01:01:07il est comme ça Ulysse
01:01:08c'est sans transition
01:01:09mais c'est une question
01:01:09que tout le monde se pose
01:01:10est-ce qu'effectivement
01:01:11il y aura des soldats français
01:01:12en Ukraine
01:01:12en cas de cessez-le-feu ?
01:01:14oui le président l'a dit
01:01:16il y a des éléments
01:01:16de réassurance
01:01:17dans les aires
01:01:19sur terre
01:01:19et en mer
01:01:20qui sont mis
01:01:21dans le cadre
01:01:22des garanties de sécurité
01:01:23je vais tout de suite
01:01:24rassurer tout le monde
01:01:25il faut en cessez-le-feu
01:01:26ce qui est difficile
01:01:27maintenant
01:01:27on a réussi à remettre
01:01:28les séquences dans l'ordre
01:01:29c'est-à-dire en fait
01:01:30maintenant l'Ukraine
01:01:30peut négocier en position de force
01:01:32avec ses garanties de sécurité
01:01:33ce qu'il faut c'est le cessez-le-feu
01:01:34elles sont plutôt faibles
01:01:36merci à tous les trois
01:01:37j'ajoute
01:01:37on parlait du Groenland
01:01:38le gouvernement du Groenland
01:01:39qui dit qu'il participera
01:01:40à une rencontre
01:01:41avec Marco Rubio
01:01:42et des responsables danois
01:01:43Marco Rubio
01:01:44le secrétaire d'état américain
01:01:45qui rencontre
01:01:45qu'il doit avoir lieu
01:01:46dans les jours qui viennent
01:01:47on verra si Donald Trump
01:01:48met un chèque sur la table
01:01:49pour racheter le Groenland
01:01:51merci beaucoup à tous les trois
01:01:52dans un instant
01:01:52le 20h BFM TV
01:01:54avec Maxime Switek
01:01:56bonsoir Maxime
01:01:57le programme
01:01:57d'abord une triple alerte météo
01:01:59neige
01:02:00verglas pour la nuit prochaine
01:02:01et la tempête qui arrive
01:02:02notamment sur les côtes
01:02:03du Nord
01:02:04en France ou au Groenland ?
01:02:05non non
01:02:05en France
01:02:06c'est bien en France
01:02:07je fais encore la météo française
01:02:08pour l'instant
01:02:08première chose
01:02:09n'a pas été racheté Maxime
01:02:10deuxième chose
01:02:11l'adieu et l'hommage
01:02:12à Brigitte Bardot
01:02:13ses obsèques ont lieu aujourd'hui
01:02:14Michel Drucker
01:02:14on dirait que dans le 21h
01:02:15dans un instant
01:02:16pour rendre hommage à son ami
01:02:17et puis on reparlera
01:02:18de Cran-Montana également
01:02:20avec des familles
01:02:20de plus en plus en colère
01:02:21on sera avec un avocat
01:02:22tout à l'heure
01:02:23qui défend plusieurs de ses familles
01:02:24de victimes
01:02:25et qui réclame tout simplement
01:02:26l'incarcération des propriétaires
01:02:28restez avec nous sur BFM
01:02:30bonne soirée à tous
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