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  • il y a 3 mois
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00Bonsoir à tous, ravi de vous retrouver, bienvenue dans 60 Minutes.
00:05C'est le tête-à-tête du jour, à l'instant même, en ce moment même, dans le bureau Oval, à la Maison Blanche, à Washington.
00:11Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, face à Donald Trump, le président américain, tente d'arracher un accord de paix à Gaza.
00:19Il se dit très confiant. La paix est-elle enfin à portée de main ? Ce sera l'événement, évidemment, de 60 Minutes.
00:24Y a-t-il une affaire Mediapart dans l'affaire Sarkozy ? C'est le journal en ligne qui avait révélé les premiers soupçons il y a plus de 10 ans.
00:31Mais aujourd'hui, le document de Mediapart à l'origine des poursuites est remis en cause.
00:36Nous recevrons le journaliste de Mediapart, Fabrice Arfi, et également l'avocat Patrick Luhlmann, qui lui estime que ce jugement est une vengeance, je le cite, contre Nicolas Sarkozy.
00:45Et puis l'invité de 60 Minutes, il sera sur scène dans deux semaines à l'Accor Arena à Paris.
00:49C'est le patron des patrons, Patrick Martin. Pourquoi organiser un meeting du patronat ?
00:54Les entreprises doivent-elles participer aux efforts ? Faut-il taxer les plus riches ? On lui posera, bien sûr, toutes ces questions.
01:00Soyez le bienvenu. 60 Minutes, c'est parti.
01:13Est-ce bientôt le retour des otages et la fin de l'opération militaire israélienne à Gaza ?
01:18Évidemment, il faut rester très prudent ce soir encore, mais Donald Trump tente en ce moment même d'imposer un cessez-le-feu et un plan de paix à son allié, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
01:28Bonsoir, Antoine Nelard. Vous êtes en direct de Washington pour BFM TV.
01:32Les deux hommes sont en ce moment à la Maison-Blanche. L'entretien dure depuis un peu plus d'une heure et ils doivent s'exprimer dans la foulée.
01:42Oui, exactement. Les deux hommes sont en train actuellement de terminer un déjeuner de travail.
01:46Et d'ici une bonne vingtaine de minutes, s'il n'y a pas de retard, ils se retrouveront face aux caméras pour un point presse.
01:50À cette occasion, la Maison-Blanche espère que Trump et Netanyahou annonceront la conclusion d'un accord de paix à Gaza.
01:58Donald Trump se dit très optimiste depuis plusieurs jours sur ses chances d'y parvenir.
02:01Tout à l'heure encore, lorsqu'il a serré la main à Benyamin Netanyahou, il s'est dit très confiant.
02:05On sait qu'avant l'arrivée de Netanyahou, il a aussi eu une conversation téléphonique avec l'émir du Qatar,
02:09qui joue un rôle d'intermédiaire très important avec le Hamas.
02:13Alors ce tête-à-tête, cette réunion aujourd'hui, c'est un vrai test pour la crédibilité de Donald Trump,
02:17parce qu'il y a certains points de cet accord qu'il a mis sur la table qui sont contestés par Israël,
02:22notamment le recours à l'autorité palestinienne pour gérer Gaza de façon transitoire.
02:26Ça, Benyamin Netanyahou n'en veut pas.
02:28L'autre point litigieux, c'est la possibilité à plus long terme d'un État palestinien.
02:33Ça encore, c'est une ligne rouge pour Benyamin Netanyahou.
02:35Il l'a dit avec force à l'ONU vendredi dernier.
02:37Accepter cela, ce serait un suicide national. Voilà ce qu'il a déclaré.
02:41Trump, en tout cas, n'en démore pas.
02:42Il veut croire que cette fois-ci, c'est la bonne pour deux raisons.
02:45D'abord parce qu'il pense au prix Nobel de la paix. Il rêve de le décrocher.
02:48Le Nobel sera attribué la semaine prochaine, vendredi.
02:50Et il pense que s'il arrête à Gaza, il sera dans les bonnes grâces du comité.
02:53Et puis le deuxième point très important pour Donald Trump, ce sont les accords d'Abraham.
02:56Ce processus de normalisation des relations entre Israël et les pays arabes.
02:59Processus qu'il avait enclenché pendant son premier mandat.
03:01Il souhaite l'élargir encore davantage cette fois-ci.
03:04Sauf que tant que la guerre à Gaza se poursuit, ce processus ne pourra pas continuer.
03:08Et c'est donc pour ces deux raisons, en grande partie, que Donald Trump fait pression en ce moment sur Netanyahou pour arracher cet accord.
03:12Merci beaucoup Antoine Olar en direct de Washington.
03:15Le prix Nobel de la paix, on n'en est pas encore là.
03:17On va parler, nous, de ce plan de paix et de ses chances d'aboutir.
03:20Pour aller plus loin dans cette actualité,
03:21Ulysse Gosset, éditorialiste internationale à BFM TV.
03:25Bernard Quetta, député européen Renew, spécialiste de la géopolitique.
03:29Ren Fedeur, le porte-parole de l'ambassade d'Israël en France.
03:31Et Rime Omtaz, chercheuse en relations internationales et défense européenne
03:35à l'International Institute for Strategic Studies.
03:38Mon accent anglais est toujours aussi déplorable et je m'en excuse.
03:42Madame, messieurs, bonsoir.
03:43On va commencer avec vous, si vous voulez bien, Ulysse Gosset,
03:46pour voir précisément en quoi consiste ce plan de paix américain.
03:50C'est un plan en 21 points.
03:52C'est très technique, c'est très complexe.
03:54Vous allez tenter de nous le résumer.
03:56Oui, alors c'est un plan, comme vous dites, en 21 points.
03:58Et on sait que le diable se cache toujours dans les détails.
04:01Mais les quatre points essentiels, ce sont effectivement ceux que vous voyez à l'écran,
04:05avec d'abord et avant tout un cessez-le-feu immédiat à Gaza.
04:09Est-ce que Trump pourra dire la guerre s'arrête ?
04:11On le verra dans quelques minutes.
04:13Le deuxième point, et qui est aussi essentiel, notamment pour les familles en Israël,
04:17c'est la libération des otages israéliens dans les 48 heures après le cessez-le-feu.
04:22On pense évidemment à ceux qui sont encore vivants.
04:25Il y en aurait une vingtaine, mais aussi à ceux qui sont morts.
04:28Et leur corps serait rendu à Israël.
04:30Et puis ensuite, les Israéliens libèreraient un millier de prisonniers palestiniens
04:34dont certains ont été condamnés à la peine de prison à perpétuité.
04:38Ça serait un geste extrêmement important, parce que parmi ces détenus à perpétuité,
04:42il y a peut-être des Palestiniens qui incarnent l'avenir de Gaza et de la Cisjordanie.
04:48Ensuite, retrait par étape de Tsaal de Gaza.
04:51Alors, dans combien de temps ? Quelles étapes ? Ce n'est pas encore clair.
04:54Mais ensuite, on prévoit une gouvernance future de Gaza sans le Hamas,
04:59sous la supervision des États-Unis, avec la participation des États arabes.
05:04J'ajoute un point. Que devient le Hamas ?
05:07Eh bien, il est prévu que ceux qui se rendent,
05:09ceux qui acceptent de ne plus porter les armes, seraient amnistiés.
05:14Ceux qui ne le souhaitent pas pourraient partir et seraient à même de quitter Gaza avec un sauve-conduit.
05:20Ils seraient protégés pour partir peut-être vers l'Égypte ou ailleurs.
05:22On ne le sait pas exactement.
05:24Mais en tout cas, c'est un plan extrêmement complet, détaillé.
05:28Certains disent, le train est parti.
05:30Est-ce que Netanyahou pourra l'arrêter ?
05:32On le verra tout à l'heure.
05:33Mais en tout cas, la salle des fêtes de la Maison Blanche est prête pour entendre Donald Trump.
05:37Et en tout cas, l'amnistie pour les combattants du Hamas,
05:38ce sera sans doute peut-être l'un des points les plus complexes.
05:41On va en parler dans quelques instants.
05:43Rimomta, simplement, les chances d'aboutir, ce soir ou dans les jours qui viennent,
05:47sur ce plan de paix, qu'elles sont-elles ?
05:49Ça dépend franchement de la pression que le président américain est prêt à exercer aujourd'hui
05:54sur le Premier ministre israélien.
05:58Et en même temps, ça dépend aussi de la pression que les dirigeants arabes,
06:03en particulier le prince héritier saoudien Mohammed Salmane,
06:08et aussi l'émir du Qatar, sont prêts aussi à exercer sur le Hamas,
06:13pour que les deux parties acceptent.
06:15Parce qu'en fait, dans ce qu'on vient d'énoncer,
06:19il va y avoir plein d'étapes qu'on va devoir renégocier,
06:23où les choses pourraient dérailler.
06:26Ça ne va pas être un processus facile à mettre en œuvre.
06:29On est au début d'un processus, Bernard Guetta, ou on s'approche là ?
06:33Non, on est au début d'un processus, mais un processus véritablement sérieux,
06:37parce que Donald Trump, en vérité, n'a plus beaucoup le choix.
06:43Ses alliés arabes, notamment les pays du Golfe,
06:46les Émirats arabes unis, mais aussi l'Arabie saoudite,
06:51qui très symboliquement avait décidé la semaine dernière
06:54de se placer sous la protection nucléaire du Pakistan.
06:57Et ça voulait dire, c'était un message à la Maison-Blanche.
07:01Écoutez, si vous continuez à nous désobliger de cette manière,
07:08nous avons d'autres cartes à jouer.
07:10Quant aux Émirats arabes unis, ils avaient dit très très clairement à Trump,
07:14si vous n'empêchez pas Netanyahou d'annexer la Cisjordanie,
07:20les accords d'Abraham, c'est-à-dire le seul véritable succès diplomatique
07:24de Donald Trump, c'est-à-dire qu'il n'y aura jamais d'annexion
07:28de la Cisjordanie, je préviens mon allié Benémi Netanyahou.
07:30Exactement.
07:31Et Donald Trump était, les États-Unis, où la diplomatie de Donald Trump
07:35était de plus en plus isolée, parce que les Américains,
07:39les Européens, c'est fini, ils ne le soutiennent certainement pas.
07:43Les pays arabes, c'est fini, ils ne le soutiennent certainement pas.
07:46Qui restait-il comme allié à Donald Trump ?
07:50Eh bien, M. Netanyahou, qui lui-même est de plus en plus isolé
07:54sur sa scène intérieure.
07:55Renfeder, je rappelle que vous êtes le porte-parole de l'ambassade d'Israël
07:58en France. Ce plan est-il pour vous, en l'état, acceptable ?
08:02Ça dépend des détails, comme Lisa a mentionné,
08:06mais il faut être très clair.
08:08Il y a une volonté énorme de la part d'Israël,
08:11de la part des Israéliens, de terminer avec cette guerre,
08:14de libérer nos confrères, nos 48 confrères qui sont toujours...
08:20Les otages.
08:21Les otages, qui sont toujours à Gaza,
08:23et de démantelir le Hamas pour créer exactement ça,
08:29un processus pour arriver dans une quelque sorte de cesse-le-feu,
08:36d'une paix.
08:37C'est très loin pour nous, comme Israéliens,
08:40imaginer une paix quand on a 48 otages toujours à Gaza,
08:43mais ça, c'est une idée qui est extrêmement favorable en Israël.
08:48On sait que Benyamin Netanyahou est à la fois sous la pression de son opinion,
08:51qui réclame le retour des otages,
08:53et pour une grande partie d'entre elles, un plan de paix à Gaza,
08:55et sous la pression aussi de l'aile la plus droitière de son gouvernement,
08:59ses ministres d'extrême droite.
09:00Aujourd'hui, la balance est en train de pencher du côté de l'opinion publique.
09:04Je pense qu'il y avait toujours une énorme pression sur le gouvernement
09:08de trouver des solutions pour terminer avec cette guerre,
09:12avec la libération de nos otages.
09:14C'est aussi l'objectif, un des objectifs de cette guerre.
09:20Alors, dire que c'est une pression qui est sur Netanyahou,
09:24ce n'est pas exact.
09:26Il y a une pression même, une pression interne de Netanyahou même,
09:30de terminer avec cette guerre, avec la libération de tous les otages.
09:34Rime Muntaz, ce plan de paix et cette possible avancée aujourd'hui
09:38intervient quelques jours après la reconnaissance par plusieurs pays,
09:41dont la France, mais pas que la France, d'un État de Palestine.
09:44Y a-t-il un lien entre ces deux événements,
09:46ou n'y en a-t-il absolument aucun ?
09:47Et c'est un hasard du calendrier.
09:48Alors, vous faites très bien de poser cette question,
09:50parce que malheureusement, l'initiative franco-saoudienne,
09:53qui a été menée pendant 9-10 mois de diplomatie très difficile en coulisses,
09:59son point substantiel et principal n'est pas la reconnaissance d'un État palestinien
10:03qui de toute façon n'est toujours pas défini dans des frontières, etc.
10:07C'est en fait toute la partie que la France a apportée à un plan arabe qui existait
10:11sur le désarmement du Hamas, sur la gouvernance de Gaza sans participation du Hamas,
10:18et aussi sur mettre la pression pour que les pays musulmans et les pays arabes
10:23soutiennent et contribuent à une force de stabilisation à Gaza
10:27pour faire en sorte que la sécurité des civils palestiniens soit assurée
10:31et aussi qu'il n'y ait plus d'attaques terroristes de Gaza lancées contre Israël.
10:37Et en fait, on voit aujourd'hui que l'administration américaine de Trump,
10:41qui a passé des mois à conspuer, à attaquer même le président Macron,
10:46on l'a vu à travers l'ambassadeur des États-Unis ici,
10:49aujourd'hui a repris toute cette partie intégralement comme elle est,
10:52et elle fait partie majeure de cette initiative sur la table.
10:56– Bernard Guetta.
10:56– Non, je voudrais dire deux choses.
10:57Premièrement, toutes les personnes qui en France et ailleurs
11:01passaient leur temps à vilipender l'initiative diplomatique de la France
11:06et de son président de la République, aujourd'hui, comment dire,
11:12devraient…
11:13– S'excuser peut-être ?
11:16– Je n'osais pas le dire, mais devraient en tout cas regretter leur simplisme
11:23et leur niveau d'injure, parce que ce qui se passe aujourd'hui,
11:27c'est effectivement la réalisation des propositions françaises.
11:30Deuxième point, sans vouloir faire de polémique, vraiment, ce n'est pas l'objet.
11:35Mais si ce plan réussissait, et Dieu sait qu'il faudrait qu'il réussisse,
11:41si ce plan réussissait, ce serait le désaveu total, absolu, absolu de la politique
11:48menée par le Premier ministre israélien depuis presque deux ans.
11:52– Je ne partage pas du tout votre analyse.
11:56– Premièrement, la France n'est pas dans la table de négociation,
12:02n'est pas en partie de cette solution.
12:05Je rappelle que c'est plutôt les États-Unis avec les pays arabes,
12:09les pays arabes qui n'étaient pas même avec le président Macron
12:12dans son annonce très festive de reconnaissance d'un État palestinien.
12:20Ça, c'est la première chose.
12:21Et la deuxième chose, comme je viens de préciser,
12:25on a discuté en Israël, depuis le début de la guerre,
12:29les objectifs de cette guerre,
12:31et j'espère que nous sommes très proches d'aboutir et de terminer avec cette guerre.
12:35– On va dire poliment que nos vues ne concordent pas.
12:38– Encore un mot, Ulysse Gosset, la Cisjordanie, elle devient quoi ?
12:41Elle fait partie du plan de paix ou elle est renvoyée à plus tard
12:45parce qu'on sait que c'est l'autre question brûlante ?
12:47– C'est la ligne rouge posée par Donald Trump,
12:49pas question d'annexion de la Cisjordanie.
12:50– Oui, mais une fois qu'on a dit ça.
12:51– C'est très important parce que ça interdit à l'extrême droite israélienne
12:56de faire pression sur Netanyahou pour obtenir justement de nouvelles colonies
13:00et finalement de condamner l'existence même d'un État palestinien.
13:04Mais ce qui est important ce soir, à mon avis, c'est deux choses.
13:06La première, c'est qu'il y a une exaspération réelle à la Maison-Blanche
13:10à l'égard de Netanyahou.
13:11et quelles que soient les pressions de l'extrême droite israélienne,
13:15il doit en tenir compte et il va être obligé d'en tenir compte.
13:18La deuxième chose, c'est qu'il y a des idées nouvelles dans ce plan,
13:21quoi qu'on en dise.
13:22Alors c'est vrai que personne ne le connaît exactement
13:23et qu'il y a beaucoup de détails,
13:25mais néanmoins c'est la première fois qu'on a un plan aussi détaillé.
13:28On ne parle plus de construire une station balnéaire à Gaza,
13:31vous en souvenez, on parle d'une administration à Gaza
13:34et de coexistence entre les Palestiniens et Israël.
13:38Et ça, c'est un élément qui n'était pas du tout envisageable
13:40il y a encore quelques semaines.
13:42Merci beaucoup à tous les quatre.
13:43Merci beaucoup pour vos explications ce soir.
13:45Sur le plateau de 60 minutes, il est 19h04,
13:49c'est la note qui a lancé la machine judiciaire
13:52et qui a abouti peut-être à la condamnation de Nicolas Sarkozy.
13:55Une note publiée par Mediapart en 2012
13:57qui se retrouve aujourd'hui sous le feu des critiques de l'ancien président.
14:01de ses amis, mais aussi de la présidente du tribunal
14:03qui a pourtant condamné Nicolas Sarkozy.
14:04On va en parler dans un instant avec celui qui a révélé cette note,
14:08le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi.
14:09Bonsoir.
14:10Bonsoir.
14:10Et bienvenue sur ce plateau.
14:12Mais d'abord, les images d'une polémique
14:13avec Simon Terassier et Stéphanie Zenati.
14:18Nicolas Sarkozy condamné donc à cinq ans de prison.
14:21Je dormirai en prison, mais la tête haute.
14:24Juste à la fin de la prise de parole de Nicolas Sarkozy,
14:26de l'ancien président de la République.
14:28On a vu l'épouse de Nicolas Sarkozy, Carla Bruni,
14:30qui enlève la bonnette du micro de ce média Mediapart.
14:34Moi, je trouve qu'on ne peut pas lui reprocher du tout.
14:37Elle en a ras-le-bol.
14:38Elle estime que son mari et elle, par ricochet,
14:40ont subi une forme d'acharnement de la part de certains médias.
14:43Ce sont des révélations de Mediapart
14:45qui ont conduit la justice à ouvrir une enquête
14:47sur le prétendu financement libyen
14:49de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
14:51Mediapart, ils ont fait un travail extraordinaire.
14:53Dans cette affaire, il y a moi quelque chose qui me dérange.
14:56Une sorte d'association de malfaisants
14:57entre Mediapart, le Parti National Financier
15:00et un certain nombre de magistrats engagés politiquement.
15:03Mediapart, moi, ce n'est pas ma tasse de thé.
15:05Ce sont des journalistes militants.
15:08Il y a aussi cette question du document.
15:09Document de Mediapart.
15:11Nicolas Sarkozy, en sortant du tribunal,
15:13parlait d'un document faux.
15:15La justice dit aujourd'hui qu'il n'est pas établi,
15:18que cette note était authentique.
15:20Ce document a eu des conséquences gigantesques.
15:23Pour vous, il a eu un rôle politique, ce document ?
15:26Pour moi, oui.
15:30Fabrice Harfi, cette note, c'est vous
15:32qui l'avez dévoilée dans un article
15:34dont vous étiez le co-auteur il y a maintenant 13 ans
15:36chez Mediapart.
15:38Une note en arabe, elle est datée du 9 décembre 2006.
15:41Elle porte la signature, on la voit à l'écran,
15:43la signature du chef des services des renseignements extérieurs libyens
15:46qui s'appelle Moussa Koussa.
15:48Que contient-elle et pourquoi est-elle si importante ?
15:50Alors, c'est une note que nous avons révélée en avril 2012,
15:53alors que ça faisait déjà un an qu'on faisait des révélations
15:56sur l'affaire libyenne.
15:57Le premier article de Mediapart qui était titré
16:00« Sarkozy guéant le grand soupçon libyen »
16:01date de juillet 2011.
16:03Donc, ce n'est pas l'article qui lance l'affaire.
16:06Elle est importante, cette note,
16:07parce qu'elle est conforme à une décision du régime Kadhafi
16:13de financer la campagne présidentielle à venir de Nicolas Sarkozy
16:17à concurrence de 50 millions d'euros.
16:19Ça ne veut pas dire que 50 millions d'euros ont été versés,
16:21mais j'y reviens, parce que de l'argent a effectivement été versé,
16:24comme l'a reconnu le tribunal de Paris,
16:26pour financer la campagne.
16:28Mais il n'est pas arrivé sur les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.
16:30Attendez, je vais préciser tout ça.
16:33Mais c'est la note qui, surtout, révèle un élément fondamental,
16:36à savoir une rencontre secrète à Tripoli
16:39entre Brice Hortefeux,
16:40ministre délégué de Nicolas Sarkozy
16:42quand il était ministre des collectivités territoriales françaises,
16:45avec un terroriste condamné par la justice française,
16:48un homme qui a été à l'origine d'un attentat
16:50qui a fait 170 morts.
16:52Abdallah Senussi.
16:53Abdallah Senussi, qui a fait sauter un avion de ligne.
16:55C'est plus que le Bataclan en nombre de morts.
16:57Et cette rencontre secrète
16:59est l'un des fondements
17:00de la condamnation pour association de malfaiteurs,
17:03notamment de M. Sarkozy.
17:06Nicolas Sarkozy dit que cette note est un faux.
17:10Il s'appuie d'ailleurs sur les mots de la présidente
17:11au moment de prononcer le jugement la semaine dernière,
17:14qui dit qu'il n'y a aucun élément
17:15qui a permis de corroborer le contenu de la note
17:17qui apparaissait déjà fragile.
17:19Je cite les mots de la présidente du tribunal.
17:21Le plus probable est que ce document Mediapart soit un faux.
17:24Est-ce que vous vous êtes trompé ?
17:25Alors non, ce document n'est pas un faux,
17:27mais ce n'est pas moi qui le dis.
17:28En fait, Nicolas Sarkozy a déposé plainte pour faux
17:32contre Mediapart.
17:33Il y a eu un procès, il vous a attaqué pour faux.
17:35Il y a eu une enquête pendant quatre ans,
17:37une enquête très poussée,
17:38qui a recueilli des témoignages de militaires français,
17:41de diplomates français, d'agents du renseignement français,
17:44mais aussi qui a mobilisé des expertises techniques,
17:46une expertise graphologique qui dit
17:48que la signature est de la main de Moussa Koussa,
17:50que la signature est authentique.
17:51Il y a une expertise scientifique qui a dit
17:53qu'il y avait une matérialité de la note,
17:55qu'il y avait un support papier,
17:57que le vieillissement du papier correspondait à la date,
18:00que les encres sont authentiques.
18:02C'est si vrai.
18:02Il y a eu procès, enfin vous avez raison,
18:04il y a eu procès, il y a eu procès en appel,
18:05vous avez gagné au procès en appel.
18:07Il y a eu cours de cassation sur cette affaire.
18:09Et la cour de cassation dit à la fin,
18:11elle a écarté l'accusation lancée par Nicolas Sarkozy,
18:14elle dit que ce n'est pas un faux,
18:15mais on ne peut pas dire pour autant,
18:17avec certitude, qu'il s'agit d'un vrai.
18:18On n'est pas plus avancé à ce moment-là.
18:20La justice a dit,
18:22et il faut être prudent dans l'expression,
18:24il y a ce qu'on appelle en droit
18:25une autorité de la chose jugée.
18:27Cette note est, selon la justice française,
18:29ni un faux matériel, ni un faux intellectuel.
18:32C'est si vrai qu'elle a révélé une rencontre secrète
18:35qui a existé et qui est au fondement de la condamnation.
18:38Mais il y a un débat...
18:39Vous êtes d'accord pour dire que la cour de cassation
18:40n'a jamais dit qu'il s'agit d'un vrai ?
18:42La justice est saisie pour dire si c'est un faux.
18:44Oui, elle n'a pas été interrogée pour savoir si c'était un vrai.
18:46Mais non, mais c'est...
18:47En fait, la justice est saisie pour dire...
18:48Ça a son importance.
18:49Mais non, mais c'est le droit.
18:50La justice ne peut pas dire qu'elle est authentique.
18:52Elle dit qu'il n'y a rien qui permet de dire
18:53que c'est un faux matériel et un faux intellectuel.
18:55En revanche, et nous le disons depuis des années,
18:59il y a probablement une erreur dans la date...
19:01C'est ce que j'allais vous demander.
19:02Il y a une date sur ce document
19:04qui n'est pas la date du document,
19:05mais la date qui est...
19:06De la réunion avec le terroriste.
19:07De la réunion, via Taquedine, Brice Hortefeux.
19:10Il est inscrit qu'elle aurait eu lieu le 6 octobre 2006.
19:12Ce jour-là, Brice Hortefeux était non pas à Tripoli,
19:15mais à Clermont-Ferrand,
19:16ce qui n'a pas grand-chose à voir.
19:17Comment expliquer une erreur de date comme ça
19:19sur un document aussi important ?
19:20Alors, d'abord, la justice a dit
19:22que la probabilité de la réunion à cette date-là
19:25n'est pas établie, mais n'est pas impossible.
19:27La présidente dit cette expression malheureuse,
19:30probablement faux,
19:31qui ne veut rien dire en droit,
19:33en disant que comme la date
19:34ne correspond pas à une réunion
19:36qui a pu matériellement se passer
19:38pour Brice Hortefeux,
19:39elle est probablement faux.
19:40Ce que nous disons depuis des années,
19:42c'est qu'il y a très souvent
19:44dans les documents administratifs libyens
19:46des erreurs de date.
19:47Pourquoi ?
19:48Et c'est important de l'expliquer.
19:49Parce qu'il y avait plusieurs calendriers en cours.
19:51Mouammar Gaddafi,
19:52quand il est arrivé au pouvoir en 1969,
19:54c'est un fou de la Révolution française.
19:56Et il a imposé un calendrier révolutionnaire,
19:59une sorte de thermidor libyen,
20:01qui a d'ailleurs changé plusieurs fois,
20:03qui rendait folle son administration
20:05quand il s'agissait de convertir
20:06en calendrier chrétien
20:08les événements du calendrier révolutionnaire.
20:11Donc c'est très fréquent
20:13qu'il y ait des erreurs de date
20:14dans des documents libyens.
20:16Mais ce n'est pas parce qu'il y a une erreur de date
20:17que ça en fait un faux.
20:19A fortiori pour une réunion
20:21qui a vraiment existé.
20:23Et ce qui est en train de se passer,
20:25ça n'est rien d'autre
20:26qu'une manœuvre de diversion
20:28de M. Sarkozy
20:29et de son clan,
20:30comme un chef de chorale médiatique
20:32qui dit « regardez ici
20:34pour qu'on ne regarde pas là ».
20:35Et qu'est-ce qu'il y a là ?
20:36La présidente du tribunal,
20:37elle n'est pas manipulée
20:38par Nicolas Sarkozy.
20:39Mais je ne dis pas ça.
20:40Je dis qu'il y a une phrase malheureuse
20:42de la présidente du tribunal
20:43et des assesseurs
20:44qui vont à l'encontre
20:45de l'autorité de la sous-jugée
20:46et qui dit cette phrase
20:48sur la fois d'une erreur de date.
20:50Une erreur ne fait pas un faux.
20:52Ce qu'on essaye de cacher
20:55avec cet écran de fumée
20:56comme si quand même
20:58Mediapart était l'accusé de cette affaire.
21:00Vous n'êtes pas accusé Fabrice.
21:00Je vous pose des questions
21:01qu'on se pose sans doute
21:02parce qu'on les voit pas très partout.
21:03Mais je ne parle pas de vous.
21:04J'en ai plein d'autres à vous poser.
21:05Je ne parle pas de vous.
21:06Oui, allez-y.
21:07Bon, cette note,
21:08vous la publiez,
21:09vous, à Mediapart,
21:10le samedi 28 avril 2012.
21:13Ce n'est pas une date anodine,
21:14on est pile-poil
21:14entre les deux tours
21:16de l'élection présidentielle.
21:17Nicolas Sarkozy est candidat.
21:18Il est finaliste.
21:19Il va affronter François Hollande
21:19quelques jours après.
21:21Pourquoi à ce moment-là ?
21:22Depuis combien de temps
21:24vous l'aviez cette note ?
21:24Alors, comme je vous l'ai expliqué,
21:27notre premier article
21:28date de juillet 2011
21:29sur l'affaire libyenne.
21:31Est-ce qu'on est en campagne électorale
21:32à ce moment-là ?
21:33Non, mais le 28 avril,
21:34on est au milieu.
21:35Mais oui, mais en fait,
21:36on publie des informations
21:38quand les vérifications sont faites.
21:40Imaginez que...
21:41Alors, c'est vrai que c'est un calendrier
21:42qui nous a été désagréable.
21:44Mais est-ce qu'il aurait fallu
21:45retenir la publication de cette note
21:48parce qu'il y avait l'élection présidentielle ?
21:49Vous vous êtes posé la question à ce moment-là ?
21:50Mais bien sûr, on s'est posé la question.
21:51En disant, là,
21:52comme c'est quand même potentiellement explosif...
21:54Mais bien évidemment.
21:56Mais imaginez le crime journalistique
21:58de retenir cette information,
22:01d'attendre l'élection présidentielle
22:02pour la publier.
22:03Donc c'est le 28 avril 2012,
22:04à une semaine du second tour,
22:05que vous avez eu la preuve,
22:07selon vous, qu'elle était exacte.
22:08Vous n'avez pas gardé sous le coude.
22:10Non mais pardon,
22:11mais qu'est-ce qui vous permet de penser ça ?
22:13Parce que vous savez que cette date-là,
22:14on est dans une période en plus
22:16où le temps de parole est géré,
22:17les candidats ne peuvent pas s'exprimer.
22:19Très peu.
22:19C'est l'égalité parfaite.
22:20Mais nous avons fait notre enquête,
22:22nous avons respecté.
22:22Entre guillemets,
22:23il ne pouvait pas répondre aux accusations à ce moment-là.
22:24Mais bien sûr que si,
22:25il a répondu,
22:25on a contacté l'Elysée,
22:26on a contacté tous les acteurs.
22:28Pas dans les médias audiovisuels,
22:28vous savez.
22:29C'est la période d'égalité
22:30entre les deux tours de la présence.
22:31Mais Nicolas Sarkozy s'est exprimé
22:33dans la foulée
22:34pour annoncer un dépôt de plainte
22:36contre Mediapart
22:37qu'il a qualifié d'officine de la gauche,
22:39alors que les mois qui allaient suivre,
22:41nous révélons le compte en Suisse
22:43du ministre socialiste du budget,
22:44Jérôme Cahuzac.
22:46Bon, donc en fait,
22:47là,
22:47ce qui est en train de se passer,
22:49c'est une inversion de la réalité
22:51dans un moment trumpien
22:52qui est en train de s'écrire
22:54sur le dos de l'affaire libyenne
22:55pour faire oublier une chose
22:57et une seule,
22:58c'est que le tribunal de Paris
23:00a reconnu coupable
23:01Nicolas Sarkozy,
23:03Brice Hortefeux
23:04et Claude Guéant
23:04d'avoir négocié
23:07à l'automne 2005
23:08avec un terroriste
23:09condamné par la France,
23:11Abdallah Senoussi,
23:12le numéro 2 du régime,
23:13un pacte corruptif,
23:15c'est écrit noir sur blanc
23:16dans le jugement,
23:17dont le but était
23:18le financement illégal
23:19de la campagne de 2007.
23:21Nicolas Sarkozy
23:22a dit,
23:22et ça a été répété
23:23sur tous les plateaux,
23:24qu'il est condamné
23:25pour un projet.
23:26Non,
23:27non,
23:28le tribunal dit
23:29qu'en exécution
23:30du pacte corruptif,
23:31le régime de M. Kadhafi
23:32a versé
23:336,5 millions d'euros
23:36dont 2 millions
23:37du terroriste
23:38Senoussi
23:38qui sont arrivés
23:40dans les poches
23:41des intermédiaires
23:42de l'équipe Sarkozy.
23:43Je n'ai pas terminé.
23:44J'ai même pas eu le temps
23:45de vous poser la question.
23:46Allez-y.
23:46La contrepartie
23:47de ce pacte corruptif
23:48d'après le tribunal de Paris,
23:50c'est la promesse
23:51faite par l'équipe Sarkozy
23:53de regarder
23:54la situation pénale
23:55du terroriste
23:56en France
23:57qui était recherchée
23:58par la justice française
24:00pendant que M. Hortefeux
24:01et M. Guéant
24:02le rencontraient
24:02secrètement à Paris.
24:03à Tripoli,
24:05est-ce qu'on mesure
24:06la gravité
24:08de ce qui est décrit
24:09par le tribunal de Paris ?
24:11Et en fait, M. Sarkozy...
24:12Vous avez raison,
24:13mais ce jugement
24:13tel que vous l'expliquez là,
24:14il a été expliqué
24:15dans ces termes
24:16sur ce même plateau.
24:17Je ne parle pas de BFM.
24:19Il nous reste 2 minutes.
24:20Je dis l'opération
24:21de Nicolas Sarkozy
24:22qui est en train
24:23de faire quelque chose
24:23de très simple.
24:24Nicolas Sarkozy,
24:25hier, vous l'avez sans doute lu
24:26comme nous
24:26dans l'interview au JDD,
24:27dit
24:28« L'officier de police judiciaire
24:30qui enquêtait sur moi
24:31likait les articles
24:33de Mediapart
24:34et par ailleurs,
24:34à chaque fois
24:35qu'il y avait une audition
24:36chez un magistrat,
24:38par exemple,
24:38je la prenais quasiment
24:39en lisant Mediapart. »
24:42Est-ce qu'il y a,
24:42pour répondre aux accusations
24:43qu'il a lancées contre vous,
24:45un complot,
24:45la justice ou la police
24:47et Mediapart
24:47pour le faire tomber ?
24:48C'est le mot
24:50qu'il utilise.
24:51Parce que Nicolas Sarkozy
24:53qui est un multi-condamné,
24:54on est en train
24:55de parler d'un homme
24:56qui a été
24:57définitivement condamné
24:59pour corruption.
24:59D'ailleurs,
24:59il a fait appel.
25:01Non,
25:01dans l'affaire Bismuth,
25:03il a corrompu un magistrat,
25:05il est définitivement condamné
25:06au regard du droit français,
25:07c'est un délinquant.
25:08Donc il ne doit plus
25:09s'exprimer dans la presse ?
25:09Mais pas du tout.
25:10C'est pas du tout.
25:11C'est si vrai
25:12qu'il a assisté
25:13au procès libyen
25:14avec un brassé électronique
25:15au pied.
25:16Il a été condamné
25:16en première instance
25:17et en appel
25:18pour le financement illégal
25:19de sa campagne
25:19en 2012
25:20et l'affaire Bimalion
25:21où on a découvert
25:22d'ailleurs
25:22qu'une campagne présidentielle,
25:23ça pouvait coûter
25:2446 millions
25:25au lieu des 20 millions
25:26autorisés.
25:26Et là, dans l'affaire
25:26il est présumé innocent
25:27puisqu'il a fait appel.
25:28Bien sûr,
25:28mais il vient d'être condamné
25:29pour association
25:30de malfaiteurs.
25:31Ce qui est en train
25:32de se passer,
25:33ce qui est en train
25:33de se passer
25:34et le chef de chorale médiatique
25:36qui est Nicolas Sarkozy,
25:37il est en train
25:38de faire quelque chose
25:38de très grave
25:39et toute la cohorte
25:40de ses soutiens avec,
25:42c'est attaquer
25:42en démocratie
25:43deux piliers
25:44de notre République.
25:45Un,
25:46la justice indépendante,
25:47deux,
25:47la presse libre.
25:49Et donc moi,
25:49je suis ici pour dire
25:50qu'il n'est la victime
25:51d'aucun complot
25:52pour répondre à votre question.
25:53Et il y a des vraies victimes
25:54dans cette affaire
25:55qui ont été reconnues
25:56par le tribunal de Paris.
25:57Ce sont les familles
25:58de victimes du décédiste
25:59du théâtre
26:00orchestré par le même
26:02dont le tribunal a dit
26:03qu'elles avaient subi
26:04un préjudice
26:05à cause des tractations
26:06et du pacte corruptif
26:07noué à Tripoli.
26:08C'est si vrai
26:09que Nicolas Sarkozy,
26:11solidairement avec
26:12messieurs Hortefeux
26:13et Guéant,
26:13vont devoir lui verser
26:15à toutes ses familles
26:15des dommages et intérêts.
26:17Est-ce qu'on mesure
26:17la gravité ?
26:18Est-ce qu'on imagine
26:19que six ans après
26:20les attentats de 2015
26:22à Paris,
26:23des hommes du ministère
26:24de l'Intérieur
26:24sous l'autorité du ministre
26:26vont aller négocier
26:27avec un djihadiste
26:28en chef en Syrie
26:29le financement
26:31de la future campagne électorale
26:32avec Daesh,
26:34par Daesh
26:34et qu'en retour
26:35on va promettre
26:36de regarder la situation
26:37pénale du djihadiste
26:39et que des fonds
26:40vont être effectivement versés ?
26:41Est-ce qu'on va faire
26:42le débat
26:43pour se demander
26:44si la justice
26:44n'est pas quand même
26:45un peu militante
26:46contre les djihadistes ?
26:47Sérieusement,
26:48on en est là
26:48dans le débat public
26:49en France ?
26:50Merci beaucoup
26:51Fabrice Harfi
26:52d'être venu défendre
26:53ce point de vue
26:54ce soir sur ce plateau.
26:55Je défends l'effet.
26:56J'en ai rappelé d'autres.
26:57Je défends l'effet.
26:58J'essaye aussi,
26:59je vous assure.
27:00Merci beaucoup.
27:01Fabrice Harfi,
27:01Mediapart,
27:02d'être venu ce soir
27:02sur le plateau
27:03de 60 minutes.
27:04On va entendre
27:05à présent
27:06un point de vue
27:06assez différent,
27:07très différent
27:08même sur ce procès.
27:09bonsoir Patrick Klugman.
27:11Bonsoir.
27:11Vous êtes avocat,
27:13vous défendez
27:13de très nombreuses
27:14personnalités
27:15parmi lesquelles,
27:16je dis ça parce que
27:17vous étiez sur ce plateau
27:18il y a quelques semaines,
27:18Anne Hidalgo,
27:19vous étiez venue
27:19parler de l'affaire
27:21de ses notes de frais.
27:22Vous n'êtes pas
27:23dans le dossier Sarkozy ?
27:24Non.
27:25De près ou de loin ?
27:26De près ou de loin.
27:26De près ou de loin.
27:28Et pourtant,
27:28vous avez un avis tranché
27:29qui n'est pas celui
27:30de Fabrice Harfi
27:31sur cette affaire.
27:32Vous dites que
27:33ce n'est pas une sentence
27:34qui a été rendue,
27:35mais une vengeance.
27:37Qui se venge de qui ?
27:38Ce n'est pas sur l'aspect
27:40dont parlait Fabrice Harfi,
27:42sur lequel je n'ai pas
27:44une grande opinion,
27:45mais j'aimerais juste
27:46rappeler à Fabrice Harfi,
27:48j'espère qu'il m'écoutera,
27:50que je connais,
27:50dont je connais le travail
27:52et aussi le sérieux.
27:54Un journaliste
27:55peut se tromper.
27:57Un média peut se tromper.
27:59Et je vais même
27:59vous faire une révélation.
28:01Un tribunal peut se tromper.
28:03Ce n'est pas la même chose
28:04de dire un tribunal peut se tromper,
28:05si vous me permettez,
28:06que de dire
28:07il y a eu vengeance.
28:08C'est ce que vous avez dit ?
28:10Oui, bien sûr.
28:11Ce que j'ai écrit.
28:11Ce que vous avez écrit, même.
28:12Eh bien, j'ai écrit cela
28:13parce que...
28:14Qui se venge ?
28:15Je vous réponds.
28:16Nous n'arrivons pas
28:17à comprendre,
28:18en droit,
28:19le prononcé
28:20de la sanction,
28:22le quantum
28:22de la peine.
28:24Le législateur
28:24demande
28:25à ce que ce soit
28:26spécialement motivé.
28:28Et quand vous assortissez
28:29une peine de prison,
28:30c'est déjà extrêmement lourd.
28:32Mais quand, en plus,
28:33vous dérogez
28:34au droit commun,
28:34Marc Pauvel,
28:35vous dites
28:36il y aura un mandat
28:37de dépôt.
28:38Vous allez aller en prison,
28:39vous êtes en première instance.
28:40Si vous faites appel,
28:41vous êtes présumé dans l'ordre,
28:42vous allez quand même
28:43aller en prison.
28:44Que dit le jugement ?
28:45Sarkozy a 70 ans,
28:47Sarkozy a 4 enfants,
28:48Sarkozy a des garanties
28:50de représentation,
28:51Sarkozy s'est présenté
28:52aux convocations de justice,
28:53Sarkozy a toujours répondu
28:55aux juges.
28:56Alors ça,
28:56c'est sur l'exécution provisoire.
28:57Mais c'est là-dessus que j'ai...
28:59Vous connaissez sans doute
29:00le chiffre comme moi
29:01puisqu'on l'a découvert,
29:02on redécouvert
29:02ces derniers jours.
29:0360% des peines de prison
29:05fermes aujourd'hui
29:06dans tous les tribunaux de France
29:07en correctionnel
29:08se font avec exécution provisoire.
29:10Oui, alors...
29:11Donc Nicolas Sarkozy
29:12n'est pas l'exception.
29:13Alors je tiens à vous dire
29:15que ce que vous devenez...
29:17vous devenez...
29:17pardon de dire,
29:18qui est parfaitement exact,
29:20ne correspond pas
29:20à l'emprisonnement.
29:21Quand vous êtes condamné...
29:2258% des peines de prison
29:23fermes avec exécution provisoire.
29:25Est-ce que je peux me permettre
29:25de vous donner le détail ?
29:26Allez-y.
29:27Quand vous êtes condamné
29:28à une peine d'emprisonnement
29:29et que cette peine d'emprisonnement
29:31se fait sous bracelet,
29:32comme l'a eu M. Nicolas Sarkozy,
29:35et ça peut être prononcé
29:36dès la première instance,
29:37vous tombez dans votre chiffre.
29:39Ça ne veut pas dire
29:40que dans le cas,
29:41surtout pour un dossier
29:42après instruction,
29:43surtout pour un dossier
29:44de nature financière,
29:46que vous allez physiquement
29:47en prison
29:49parce que normalement
29:50la peine s'effectue
29:51dans la majorité des cas
29:52hors du lieu de détention.
29:53Alors, je repose
29:54ma question de départ.
29:54Qui se venge ?
29:56La présidente du tribunal ?
29:58La justice ?
29:58Mediapart ?
29:59Écoutez,
30:00quand on n'arrive pas
30:01à expliquer quelque chose
30:02d'aussi grave en droit,
30:03je dis même pire,
30:05l'article 132.19
30:07du code de posture pénale,
30:08chacun peut le lire,
30:08il est sous la chiffre,
30:09accessible.
30:10C'est le débat.
30:11Nous dit,
30:11vous devez prononcer
30:13des mesures de contrainte
30:14que quand vous n'avez
30:14pas d'autres possibilités,
30:16que quand il n'y a pas
30:17d'autres mesures adéquates.
30:18Marc Pauvel,
30:19qui peut me dire,
30:20pour un homme
30:20qui s'est présenté tout le temps,
30:22qui est en première instance
30:23qu'il n'y a pas
30:23d'autres mesures adéquates,
30:24dans toutes les autres affaires
30:25dont M. Arfi parlait,
30:26où M. Sarkozy a été condamné,
30:28on n'a jamais fait cela.
30:29C'est donc qu'il avait
30:29bien d'autres mesures adéquates.
30:31Donc, je vous dis que
30:32le mandat de dépôt
30:33est contra les games.
30:34Il est contraire à la loi.
30:35Je vous dis
30:36que Nicolas Sarkozy
30:37n'a pas été jugé
30:38dans des conditions ordinaires.
30:40Dans ce cadre-là,
30:41moi, pauvre avocat,
30:42je ne connais pas le dossier,
30:43je dis,
30:44ça a l'air d'une vengeance
30:45parce qu'effectivement,
30:46le président Sarkozy,
30:48quand il était président,
30:49a eu, je dirais,
30:51une attitude très vindicative
30:52vis-à-vis de la justice
30:53et des magistrats.
30:53Patrick Klugman,
30:54le président,
30:55le patron du parquet
30:56national financier,
30:57celui qui a enquêté
30:59sur Nicolas Sarkozy
31:01pendant des mois
31:01et des mois
31:02et des années,
31:03a rappelé ce matin
31:03qu'il y avait une centaine
31:04de magistrats
31:05qui ont travaillé
31:05sur ce dossier,
31:06qui a eu 22 décisions
31:07de la Cour d'appel
31:07et 15 décisions
31:08de la Cour de cassation.
31:09Tout le monde a voulu se venger.
31:11Attendez,
31:12alors, si vous...
31:13Moi, je ne suis pas du tout...
31:14Vous pourriez me dire ce soir
31:14le terme de vengeance.
31:16Je l'ai écrit un peu vite.
31:17Non, non.
31:17Je vous répète.
31:18Moi, déjà, le complot,
31:19excusez-moi,
31:20je ne suis pas le bon client.
31:21Je ne pense pas
31:22qu'il y ait un complot ici.
31:23Il y a une vengeance
31:24mais il n'y a pas de complot.
31:24Non.
31:25Je dis juste que
31:25quand on ne peut pas expliquer
31:26une décision en droit
31:27et je vous ai expliqué
31:29article par article
31:29pourquoi je ne le pouvais pas,
31:31on peut se douter
31:31que c'est autre chose.
31:33Maintenant, excusez-moi,
31:33quand vous avez
31:34un ancien président de la République
31:35qui, quand il était aux affaires,
31:37n'a eu de cesse
31:37de critiquer les magistrats,
31:38de leur taper dessus,
31:39leur expliquer
31:40que c'est des petits pois,
31:41on pourrait imaginer
31:43qu'ils aient
31:44une certaine mobilisation
31:46à vouloir lui appliquer
31:47la loi le plus durement possible
31:49sachant que...
31:49Le Parti national financier,
31:50il est en train d'enquêter
31:51sur les notes de frais
31:52d'Anne Hidalgo
31:52qui n'a pas traité
31:54les juges à ma connaissance
31:54de petits pois.
31:55Je n'ai pas parlé
31:56de partialité politique,
31:57c'est vous que vous le faites.
31:58Je dis juste
31:59que le mandat de dépôt
32:01est inexplicable
32:03et étant inexplicable,
32:04il est insupportable.
32:05Je viens de faire mieux.
32:06Je vais vous citer Montesquieu.
32:07Toute peine
32:08qui ne dérive pas
32:09de la nécessité est tyrannique.
32:11Pas moi qui le dis.
32:11Montesquieu,
32:12de l'esprit des lois.
32:13C'est encore avant
32:13la Révolution française.
32:14Sur les 5 ans de prison,
32:15là on parlait
32:15de l'exécution immédiate
32:16de la peine,
32:17on entend vos arguments.
32:18Sur les 5 ans de prison,
32:19là on n'a rien à dire.
32:20Alors, il y aura
32:20quelque chose à dire
32:21mais là je dirais
32:22que c'est plutôt
32:22de l'ordre de l'interprétation.
32:24On peut être surpris
32:25que dans le cas
32:27d'une association
32:27de malfaiteurs,
32:29Nicolas Sarkozy,
32:30à qui l'on reprochera
32:31finalement
32:31de ne pas avoir contrôlé
32:32ou de ne pas avoir pu
32:34ignorer l'activité
32:35de ses collaborateurs,
32:36Claude Guéant,
32:37Brice Hortefeux,
32:39a été condamné
32:40plus durement
32:41que ces derniers.
32:43Ça c'est très curieux
32:43dans le cadre
32:44d'une association
32:44de malfaiteurs.
32:46Il est condamné
32:47plus durement
32:48que les personnes
32:49dont il était...
32:49Il risquait jusqu'à 10 ans
32:50à l'association de malfaiteurs.
32:51Non, je n'ai pas dit
32:52qu'ils ont été
32:52au maximum de la peine.
32:54Donc voilà
32:54le commentaire
32:56que je fais.
32:56Il était chef de l'État
32:57à ce moment-là ?
32:58Oui.
32:59Et parce qu'il avait
33:00sous ses ordres
33:01Brice Hortefeux
33:02et Claude Guéant ?
33:02Alors déjà au moment
33:03où on parle
33:04il n'est pas chef de l'État
33:06puisque c'est la campagne
33:07mais ce n'est pas la question.
33:08Moi je me pose
33:10les questions
33:10que les juristes se posent.
33:12Le quantum de la peine
33:14en cas de condamnation
33:15il est sévère
33:16sans être scandaleux.
33:18Le mandat de dépôt
33:19ne s'explique pas.
33:21Il est contraire
33:22aux dispositions
33:22qu'il y a dans le code
33:23de présence pénale.
33:23Et je trouve qu'à cette haine-là
33:25c'est une faute de la justice.
33:27La justice ne peut pas déroger
33:28au cas de qui que ce soit
33:30qu'elle est en face d'elle.
33:31Et je le dirais
33:31pour n'importe qui d'autre.
33:32Je ne suis pas l'avocat
33:33de M. Sarkozy.
33:34Donc en disant ça
33:35j'ai plutôt l'impression
33:35d'être l'avocat de la justice.
33:37Je reviens d'un mot
33:38sur ce terme de vengeance
33:39que vous maintenez ce soir.
33:41Je ne pouvais pas expliquer
33:42autrement.
33:43Vengeance c'est un mot.
33:44Vengeance ça veut dire
33:44qu'il y a une intention
33:45de se taper quelqu'un.
33:46Si vous me passez l'expression.
33:47De faire payer quelqu'un.
33:49Est-ce qu'en utilisant
33:50ce mot de vengeance
33:51vous ne participez pas
33:52au climat anti-juge du moment
33:54qui a mené
33:55pas vous mais d'autres
33:56à insulter
33:57et à menacer
33:58la présence du tribunal ?
33:59Vengeance.
34:00Déjà j'espère pas
34:01et je vous dis
34:01ceux qui s'en prennent
34:03à des magistrats
34:04en croyant
34:05faire oeuvre de justice
34:07ou se prendre
34:08pour des justiciers
34:09sont des petits barbares.
34:10J'imagine quelqu'un
34:10qui nous regarde ce soir
34:11et qui se dit
34:12ce soir sur BFM
34:13ils sont des petits barbares
34:14je note ce que vous avez dit.
34:15Qui va rentrer chez lui
34:16ce soir au Kionner
34:17et qui se dit
34:17j'ai écouté Maître Klugman
34:19aujourd'hui
34:19il n'est même pas
34:20l'avocat de Nicolas Sarkozy
34:21il dit qu'il n'a aucun
34:21rapport avec lui
34:22et dit que c'est une vengeance.
34:23Même lui le dit.
34:24Non je dis
34:25alors on va le reprendre
34:26encore une dernière fois
34:27je dis que je n'arrivais pas
34:28à expliquer en droit
34:29comment on arrive
34:30à prononcer un mandat de dépôt
34:31dans ce dossier
34:31dans ces circonstances.
34:33Et je dis que
34:33voilà Montesquieu
34:35ça vous fait
34:35on va faire Montesquieu
34:36toute peine
34:36qui ne dérive pas
34:37de la nécessité
34:38est tyrannique.
34:39Voilà.
34:39J'aurais aimé
34:40que Nicolas Sarkozy
34:41pour le peuple français
34:43soit jugé comme un autre
34:44et là je vois quelque chose
34:45qui étonne
34:46qui détonne
34:47et donc qui inquiète.
34:49Qu'avez-vous envie de dire
34:50à la présidente du tribunal
34:51qui est donc menacée de mort
34:52depuis jeudi ?
34:53D'abord
34:54que la solidarité
34:55je l'espère de tout le monde
34:56de tous les auxiliaires de justice
34:57dont je suis
34:58parce qu'aucune menace
35:00contre qui que ce soit
35:01des insupportables
35:02et a fortiori
35:03contre des gens
35:03qui rendent la justice
35:04mais j'aurais aimé
35:05moi tout simplement
35:06que sa décision
35:07soit mieux motivée
35:08pour que ce soir
35:09avec vous
35:10je puisse mieux la commenter
35:11et dire
35:11elle est indiscutable.
35:14Est-ce qu'il y a un problème
35:15quand les magistrats
35:15ou les juges
35:16sont syndiqués en France ?
35:18Est-ce que ça pose
35:20une difficulté pour vous ?
35:21Les gendarmes
35:22n'ont pas le droit de l'être
35:23c'est le devoir de réserve
35:24est-ce que pour vous
35:25c'est une règle
35:26qu'il faut étendre
35:26à d'autres professions
35:27ou est-ce qu'après tout
35:28on peut être syndiqué
35:29et penser ce qu'on veut
35:30et parfaitement faire son travail ?
35:32Moi personnellement
35:33ça ne me choque pas
35:33et je remarque
35:34que tous ceux
35:34qui posent la question
35:35ne s'émeufent jamais
35:36de ce que les policiers
35:37par exemple
35:37le soient et s'expriment beaucoup
35:39quand ils le sont
35:40non et puis après tout
35:42si des gens ont des convictions
35:43et qu'ils les affichent
35:44dans le cadre syndical
35:44au moins c'est transparent
35:45moi ça ne me dérange nullement
35:47et je ne crois pas
35:49que ce soit
35:49qu'il faille aller
35:50sur la partialité politique
35:52des magistrats
35:52je ne crois pas
35:53que ce soit
35:53le bon procès
35:54à leur faire
35:55s'il faut leur faire
35:55un procès
35:56demandons à la justice
35:57d'être juste
35:58et que quand on prend
35:59une décision de justice
36:00elle doit être
36:00pour chacun d'entre nous
36:01pour nous mais
36:02pour chacun de ceux
36:03qui nous regardent
36:03compréhensible
36:04et qu'on puisse se dire
36:05sans aucun doute possible
36:07bon ben le chef de l'état
36:08est un justiciable ordinaire
36:09il a été l'ancien chef d'état
36:10il a été jugé
36:11comme aucun autre
36:12le mandat de dépôt
36:13indique l'inverse
36:14Merci beaucoup
36:16Merci à vous
36:16d'être venu ce soir
36:17sur le plateau
36:18de 60 minutes
36:19et maintenant
36:20l'invité du jour
36:20il veut remplir
36:21l'accord Arena
36:23à Paris
36:23dans un peu plus
36:24de deux semaines
36:25son tube du moment
36:25c'est pas touche aux entreprises
36:27où on fait un malheur
36:28bonsoir Patrick Martin
36:29bonsoir
36:30vous êtes le président du MEDEF
36:32le 13 octobre
36:33vous appelez donc
36:33c'est en un peu plus de deux semaines
36:35les chefs d'entreprise
36:36à vous rejoindre
36:36pour un grand meeting
36:37ça fait plus de 40 ans
36:38que c'est pas arrivé
36:39en France
36:39c'était au début
36:40des années Mitterrand
36:41à l'époque
36:43il y a eu 25 000 chefs d'entreprise
36:44qui s'étaient retrouvés
36:46à l'époque
36:47contre la politique
36:48de l'ancien président
36:49est-ce qu'il faudra
36:50sa carte du MEDEF
36:51pour rentrer ?
36:51pas du tout
36:52non il y a eu
36:53une autre manifestation
36:54au moment des 35 heures
36:55à l'initiative
36:56de mon ami
36:57Ernest-Antoine Selyère
36:58ah pardon
36:59qui n'est pas resté
36:59dans les annales
37:00je ne l'avais pas
37:00dans nos annales
37:01non évidemment non
37:03c'est une manifestation
37:06je préciserai le terme
37:08s'il y a lieu
37:09c'est pas un meeting
37:10c'est un meeting
37:11c'est un meeting
37:11au sens générique
37:13c'est une manifestation
37:13qui est ouverte à tous
37:16sans exclusives
37:18sans esprit de précaré
37:20ou de chapelle
37:20parce que
37:21moi je comprends
37:22nous comprenons
37:23qu'il y a quand même
37:23une attente
37:24assez généralisée
37:25quelle que soit
37:26la taille de l'entreprise
37:27quel que soit
37:27le secteur d'activité
37:28et quelle que soit
37:29la géographie
37:30vous attendez
37:31combien de monde ?
37:32combien de personnes ?
37:33une manière
37:34affirmative
37:35je crois que c'est 13 000 places
37:36l'accord arenal
37:37vous allez le remplir ?
37:39je pense qu'on va faire
37:40le plein
37:40vous avez déjà
37:41des tours
37:42je regarde
37:43parmi bien d'autres
37:45sujets de préoccupation
37:46on va parler d'autres choses
37:47après
37:47je regarde
37:48la trajectoire
37:51des inscriptions
37:52on est sur cette tendance
37:53donc 13 000
37:54a priori
37:54ce sera complet
37:55l'accord arenal
37:55le 13 octobre
37:56sur le carton d'invitation
37:57que vous avez lancé
37:58Patrick Martin
37:59vous dites aux participants
38:00soyons fiers
38:01d'être les vrais insoumis
38:02ceux qui ne se résignent pas
38:04est-ce que c'est un clin d'oeil
38:06à Jean-Luc Mélenchon
38:07ou une grosse provoque ?
38:09c'est un clin d'oeil
38:10c'est un clin d'oeil
38:11mais ça correspond
38:11à une réalité
38:12qu'est-ce que je perçois
38:14dans nos rangs
38:14ceux du MEDEF
38:16mais ceux d'autres organisations
38:17à nouveau
38:17on n'est pas du tout
38:18dans un esprit de chapelle
38:20c'est qu'il y a de l'inquiétude
38:21on ne parle plus de la conjoncture
38:23c'est extraordinaire
38:24il y a de l'inquiétude
38:25on regarde de la conjoncture
38:26il y a ici et là
38:28de l'incompréhension
38:29et puis on voit émerger
38:30de la colère
38:31moi j'identifie
38:31à travers la France
38:33certaines manifestations
38:34qu'il faut prendre en compte
38:35et puis qu'il faut canaliser
38:37pour qu'elles soient exprimées
38:38de manière républicaine
38:39et constructive
38:40Jean-Luc Mélenchon
38:41a réagi évidemment
38:42à votre invitation
38:44je le cite
38:44le MEDEF est le cortège
38:45des patrons soumis
38:46aux grandes fortunes
38:48et à la finance
38:48qui détruit la nature
38:49et la société humaine
38:51vous lui répondez ?
38:53non
38:54enfin je
38:54les faits
38:56les faits lui répondront
38:57parce que
38:57c'était un peu une marque déposée
38:58soumis
38:59vous attendez
38:59oui
39:00c'est en cela
39:01que c'était un clin d'oeil
39:02mais je peux vous dire
39:04qu'il y aura
39:04des profils très différents
39:06il y aura des artisans
39:07il y aura des petits commerçants
39:08au même titre
39:09qu'il y aura des dirigeants
39:10d'entreprises de taille intermédiaire
39:11de PME
39:12de grands groupes
39:13donc j'allais dire
39:14il est dans son jeu
39:15il est dans son rôle
39:16en disant ça
39:17mais ça ne correspond pas
39:18à la réalité
39:18alors il y aura beaucoup de monde
39:19c'est ce que vous nous dites
39:20ce soir
39:21en revanche
39:21il n'y aura pas
39:22l'une des autres
39:24organisations patronales
39:25l'UDEP
39:26dont le patron
39:27n'a pas vraiment apprécié
39:28quand vous avez annoncé
39:30ce grand meeting
39:31je ne ramènerai pas
39:32nos artisans
39:32l'UDEP sont les entreprises
39:33de proximité
39:34je ne ramènerai pas
39:35nos artisans
39:35nos commerçants
39:36et nos professions libérales
39:37comme de la chair à canon
39:38pour défendre les intérêts
39:40de quelques-uns
39:40qui ne sont pas les nôtres
39:41la manif BCBG
39:43non merci
39:44c'est ce que dit
39:45Michel Picon
39:46qui est donc le patron
39:46de l'UDEP
39:47la manif BCBG
39:49Michel Picon
39:50avec qui je n'ai pas rire
39:51de très bonnes relations
39:52ah bah heureusement
39:52parce que vu ce qu'il vous envoie
39:53je ne comprends pas
39:54très bien sa réaction
39:56qui est un peu offensante
39:58j'espère que ce sera BCBG
40:00la chair à canon
40:02pour défendre les intérêts
40:03de quelques-uns
40:04oui alors tout ça
40:05je pense que Michel Picon
40:06pour lequel à nouveau
40:07j'ai du respect
40:08malgré ses écarts de langage
40:09n'a pas très bien compris
40:11mais probablement
40:11parce que je ne l'ai pas
40:12suffisamment bien expliqué
40:13que nous on n'était pas là
40:15pour défendre
40:16de mille, de mille entreprises
40:17on est là pour défendre
40:18l'entrepreneuriat en France
40:19revendiquer avec beaucoup de fierté
40:21ce que nous sommes
40:22c'est-à-dire des contributeurs
40:23essentiels à la bonne marche du pays
40:25et puis un point
40:26qui n'est pas suffisamment pris en compte
40:27et qui est essentiel pour moi
40:29nous sommes un facteur
40:30nous les entreprises
40:31un facteur de cohésion sociale
40:33et bien je les cherche
40:34les facteurs de cohésion sociale
40:35par ailleurs
40:36donc tout ça on peut le revendiquer
40:37on doit le faire savoir
40:38mais pour une raison
40:40très opérationnelle
40:41très pragmatique
40:42c'est que le débat public
40:44le débat politique
40:44s'égare complètement actuellement
40:46d'abord parce que systématiquement
40:47il va à la provocation
40:49et à la fracturation
40:50comme si notre pays
40:50en avait besoin
40:51et ensuite parce qu'on ne parle
40:52plus des vrais sujets
40:53on ne parle plus des vrais sujets
40:55on ne parle plus de croissance
40:56on ne parle même plus d'emploi
40:57on ne parle plus de compétitivité
40:59on ne parle plus de concurrence internationale
41:01on ne parle pas d'innovation
41:02on ne parle même pas d'inclusion
41:03enfin ça devient dingue
41:05le débat est fiscal ou fiscal
41:06autour de propositions
41:07complètement lunaires
41:09je pense que vous faites référence là
41:11pas les propositions lunaires
41:12quand vous dites ça
41:13à l'attaque Zuckmann
41:14Sébastien Lecornu vous a rassuré
41:15tout de suite
41:16dans l'interview parisien
41:17en fin de semaine dernière
41:17pas de retour de l'ISF
41:19pas de taxes Zuckmann
41:21pas de suspension
41:22de la réforme des retraites
41:23est-ce que vous nous annoncez ce soir
41:25que vous renoncez au meeting
41:26puisque vous avez gagné sur tout ?
41:27certainement pas
41:28certainement pas
41:29là il vient de vous accorder
41:30tout ce dont vous ne vouliez pas
41:32ce meeting n'est pas contre le gouvernement
41:35contre le premier ministre
41:36il n'est pas contre qui que ce soit
41:38il est pour
41:38il est pour qu'on affirme
41:40que les entreprises sont essentielles
41:41à la bonne marge du pays
41:42enfin il n'y a pas besoin d'être un grand expert
41:44pour observer que dans tous les pays du monde
41:46y compris à nos frontières
41:47tous les gouvernements
41:49y compris socialistes
41:50prennent des mesures
41:51pour certaines extrêmement puissantes
41:52pour soutenir leurs entreprises
41:54les allemands vont attribuer 46 milliards d'euros
41:57à leurs entreprises
41:58pour qu'elles investissent plus
41:59les espagnols socialistes
42:01sont en soutien de leurs entreprises
42:03on va en parler dans un instant
42:04des autres entreprises
42:04non mais si vous voulez
42:05à un moment donné
42:05il faut remettre l'église au milieu du village
42:07et donc tous ces débats
42:09nous paraissent totalement lunaires
42:10et nous inquiètent
42:11parce que la conjoncture se dégrade
42:13mais vous entendez la petite musique
42:14qui monte à gauche notamment
42:16sur Emmanuel Macron
42:17a beaucoup accordé au patron
42:19Sébastien Lecornu aussi
42:20dans les premières mesures
42:21en tout cas qu'il a dévoilé
42:23et il n'accorde rien
42:25en revanche
42:25notamment aux socialistes
42:26avec qui il est condamné
42:27à s'entendre
42:28pour faire un gouvernement
42:28ça vous agace
42:30quand on dit que les chefs d'entreprise
42:31sont les chouchous d'Emmanuel Macron
42:33écoutez nous ce qui nous intéresse
42:34c'est de savoir
42:35si ce pays va réussir ou pas
42:36mais c'est un peu la même question
42:37si Emmanuel Macron
42:38a beaucoup donné aux entreprises
42:40il peut en attendre plus aujourd'hui
42:41mais c'est quoi donner aux entreprises
42:43si c'est donné
42:45aux 2 millions de français
42:46qui ont trouvé un emploi
42:48depuis lors
42:48et de ce fait
42:49mais je dis que c'est très bien
42:52de donner aux entreprises
42:53mais il y a ce biais délibéré
42:56qui consiste à dire
42:57que tout ça est allé
42:57dans la poche des actionnaires
42:59je vous renvoie à l'accord
43:00que nous avons signé
43:01avec les syndicats
43:02sur le partage de la valeur
43:03qui prend acte du fait
43:05que le partage de la valeur
43:06y compris
43:07au bénéfice des salariés
43:08est un des plus équitables
43:10du monde
43:11et ne s'est pas déformé
43:12au fil des ans
43:13au bénéfice des actionnaires
43:14ça a été acté
43:16donc si vous voulez
43:17moi je m'insurge
43:19je m'insurge
43:20contre cette captation
43:24du débat public
43:24autour d'idées
43:25qui sont fausses
43:26qui ne correspondent pas
43:27à des réalités
43:28et donc nous entrepreneurs
43:29qui que nous soyons
43:30à un moment donné
43:31nous voulons dire
43:32que le pays s'égare
43:34s'égare
43:35sur une mauvaise voie
43:36et qu'à la fin
43:37ça pénalisera
43:38peut-être les entreprises
43:39ça pénalisera peut-être
43:40les actionnaires
43:41mais ça pénalisera
43:42l'emploi
43:42le pays
43:43notre balance commerciale
43:45et tutti quanti
43:46on entend que vous n'êtes
43:46absolument pas sur la même ligne
43:48par exemple que le parti socialiste
43:49et Olivier Faure
43:50sur la question de la taxe Zuckman
43:51en revanche
43:51quand Olivier Faure dit
43:53comme il l'a dit
43:53ces dernières heures
43:54maintenant ça suffit
43:55on se fait promener
43:56depuis 18 jours
43:58on ne sait pas
43:58ce qu'il y a
43:59dans le prochain budget
44:00il faut que Sébastien Lecornu
44:01nous dise
44:02qu'il abatte son jeu
44:03en quelque sorte
44:04et qu'il nous dise
44:04ce qu'il y a dans le budget
44:05est-ce que vous pourriez dire
44:06la même chose que lui ?
44:07c'est-à-dire maintenant
44:08on veut savoir ce qu'il y a ?
44:10non mais d'abord
44:10moi je ne fais pas de politique
44:11je ne fais pas de politique
44:13mais la politique c'est de l'économie
44:14je ne suis pas
44:14je ne suis pas dans le secret des dieux
44:16je ne suis pas dans la tête
44:17du premier ministre
44:17bien
44:18les déclarations
44:19qu'a faites le premier ministre
44:21en fin de semaine
44:22sont assez rassurantes
44:24quant à la taxation
44:25de l'outil de travail
44:25parce qu'il ne faut pas se tromper
44:26cette taxe Zuckman
44:28c'est une baudruche
44:29c'est un écran de fumée
44:30elle est de toute façon
44:31inopérante
44:32au regard du droit constitutionnel
44:34donc
44:34ces auteurs
44:36monsieur Zuckman lui-même
44:38mais ces
44:39ces élateurs
44:40dans le parti socialiste
44:41ont balancé ça dans la nature
44:43il faut reconnaître que c'est un coup médiatique
44:44assez réussi
44:45quand Bernard Arnault dit
44:46si on la met en place
44:48ça mettra l'économie à terre
44:50en sachant très bien
44:51que ça ne pourrait pas aboutir
44:53honnêtement
44:53pardon Patrick Martin
44:54quand Bernard Arnault dit ça
44:55est-ce que ça vous aide vraiment
44:57quand il dit
44:57ça mettrait l'économie à terre
44:59on parle d'une taxe
45:00qui d'après le PS
45:01rapporterait 20 milliards
45:02et d'après ceux qui la critiquent
45:035
45:03sur le fond
45:04il a raison
45:05l'économie à terre
45:06je continue
45:06cette taxe
45:07ne pouvant pas être mise en oeuvre
45:09je veux dire
45:10ces auteurs
45:11et ces promoteurs
45:13tapent très fort
45:14en se disant
45:15il leur restera quelque chose
45:16je vous invite à relire
45:17ce qu'a dit
45:17le président Hollande
45:19en disant
45:20non non
45:20il faut une assiette plus large
45:21pardon
45:22je ne vais pas le relire
45:23parce qu'il l'a dit sur ce plateau
45:23donc je n'invente rien
45:26il y a 10, 2% c'est trop
45:28on peut en ménager 1 ou 0
45:29ça veut dire
45:29et c'est en cela
45:30que je regrette
45:31de ne pas avoir été
45:32plus explicite
45:33avec le président de l'UDEP
45:35ça veut dire
45:36que s'il doit y avoir
45:36une taxe
45:37sur l'outil de travail
45:38ça sera sur
45:39beaucoup plus d'entreprises
45:41beaucoup plus d'entreprises
45:42et donc nous
45:43on ne peut pas
45:44laisser passer ça
45:44parce qu'en ce moment
45:45nos entreprises
45:46ont besoin de quoi
45:47elles ont besoin d'investir
45:48ça fait plus de 2 ans
45:49que les entreprises françaises
45:50sous-investissent
45:51regardez les trajectoires
45:52d'investissement
45:53dans nos pays concurrents
45:54et pas seulement en Chine
45:55pas seulement aux Etats-Unis
45:56autour de nous en Europe
45:58si on n'investit pas
45:59sur le digital
45:59si on n'investit pas
46:00sur la décarbonation
46:01si on n'investit pas
46:02sur les compétences
46:03et la formation
46:03le pays va se déclasser
46:06il est parti pour se déclasser
46:07et nous
46:08on a un sens
46:08de l'intérêt général
46:09au-delà du sens
46:11de nos intérêts particuliers
46:12Patrick Martin
46:12on parlait des entreprises
46:13il y a quelques instants
46:14il y a beaucoup de chiffres
46:15qui circulent
46:16sur les aides aux entreprises
46:17ça dépend un petit peu
46:18de ce qu'on met dedans aussi
46:18on va accueillir
46:19si vous le voulez bien
46:20Raphaël Grabli
46:22Bonsoir Raphaël
46:25il y a des chiffres
46:25parfois en milliards
46:26en dizaines
46:26en centaines de milliards d'euros
46:28qui tournent
46:29sur les aides aux entreprises
46:30d'abord de combien on parle ?
46:32Bonsoir Marc
46:32bonsoir Patrick Martin
46:33Bonsoir
46:34La première réponse
46:35c'est qu'il n'y a absolument
46:36pas de consensus
46:36il y a évidemment
46:37ce rapport du Sénat
46:38qui a beaucoup fait parler
46:39avant l'été
46:40qui parlait de plus de
46:41200 milliards d'euros
46:42par an
46:43d'aides aux entreprises
46:44il y a aussi un autre rapport
46:45du Haut-Commissariat au Plan
46:46qui parle plutôt
46:46de 100 milliards d'euros
46:48pour une raison simple
46:49c'est que ça mélange
46:50énormément de choses
46:51les aides aux entreprises
46:52il y a des allègements fiscaux
46:53il y a des allègements
46:54de cotisations
46:55il y a des prêts
46:56il y a des subventions
46:57d'entreprises privées
46:59mais aussi
46:59d'entreprises publiques
47:00par exemple
47:01le ferroviaire
47:02il y a l'entretien du ferroviaire
47:04la SNCF
47:04c'est 2,7 milliards d'euros
47:06c'est aussi ça
47:07c'est vrai
47:07les aides aux entreprises
47:07Dans le fameux rapport
47:08du Sénat
47:08sur les 200 milliards
47:09d'aides publiques
47:10il y avait l'entretien
47:11des rails de la SNCF
47:12Alors ça c'est dans le rapport
47:13du Haut-Commissariat
47:13Pardon je me trompe de rapport
47:15on va essayer de prendre
47:16des exemples quand même
47:16en commençant par
47:22dont on parle beaucoup
47:23c'est le crédit d'impôt recherche
47:24qui n'est pas nouveau
47:24c'est 1983
47:25mais qu'on va dire
47:26monté en puissance
47:27depuis 40 ans
47:29voire davantage
47:30c'est très simple
47:31c'est un crédit d'impôt
47:32qui est proportionnel
47:33aux dépenses d'innovation
47:35des entreprises
47:35c'est beaucoup
47:36c'est 7 milliards d'euros
47:37par an
47:38c'est vrai que souvent
47:39ce qui est critiqué
47:39c'est que les grandes entreprises
47:41elles captent une grande partie
47:42de cette somme
47:43Donc le MDEF
47:44Les grandes entreprises
47:45donc c'est plus de 5000 salariés
47:46donc 40% de cette somme
47:49et ce qu'il faut aussi rappeler
47:50c'est que c'est vrai
47:50que cette aide à l'innovation
47:52est même la plus généreuse
47:53des pays de l'OCDE
47:54Des aides comme celle-ci
47:56je ne sais pas si le mot aide
47:57ferait plaisir à Patrick Martin
47:58il y en a beaucoup
47:59Oui je vais donner
48:00quelques exemples aussi
48:01pour qu'on puisse comprendre
48:02de quoi il s'agit
48:03il y a par exemple
48:03l'aide à l'embauche
48:04des apprentis
48:05ça c'est 3 milliards et demi
48:06le soutien au photovoltaïque
48:08c'est 2,7 milliards
48:09et puis il y a aussi des aides
48:10qui sont des aides aux entreprises
48:11mais c'est vrai
48:12qui profitent aussi aux consommateurs
48:13notamment toutes les aides
48:14sur la TVA
48:15la TVA à taux réduit
48:16les TVA à taux réduit
48:18il y en a beaucoup
48:18au total c'est 23 milliards d'euros
48:21il y avait les travaux de rénovation
48:22il y a évidemment
48:23la TVA sur la restauration
48:24le fameux 10%
48:25et il y a aussi de la TVA
48:26par exemple
48:27sur les départements d'outre-mer
48:28c'est des TVA à taux réduit
48:29qui coûtent très cher
48:31dans les aides aux entreprises
48:31mais c'est vrai
48:32qu'ils profitent aussi
48:33à nos compatriotes d'outre-mer
48:35L'an dernier
48:35je voulais prendre des notes
48:36Patrick Martin
48:37pendant que Raphaël parle
48:38l'an dernier
48:38vous disiez
48:39il y a exactement un an
48:40oui les entreprises
48:41peuvent faire un geste
48:42aujourd'hui
48:42sur les aides aux entreprises
48:43est-ce que vous dites
48:44la même chose ce soir ?
48:45je reviens là-dessus
48:46effectivement il y a
48:46dans ces aides
48:47qui ont été amalgamées
48:48j'ai bien aimé l'expression
48:50de François Béroux
48:50je ne la connaissais pas
48:51ça amalgame des carottes
48:52et des sèches-cheveux
48:53je connaissais le navet jusque-là
48:55moi je me suis rendu
48:56à la fête de l'humanité
48:57à l'invitation du rapporteur spécial
49:00qui a commis ce fameux rapport
49:02chiffrant à 211 milliards
49:03les aides
49:04qui lui-même convient
49:06à demi-mot du bout des lèvres
49:07qu'effectivement
49:08il y a eu compris
49:08des aides aux consommateurs
49:10les consommateurs
49:10ce ne sont pas les entreprises
49:11jusqu'à preuve du contraire
49:12je réagis sur un deuxième point
49:14vous dites ça bénéficie
49:15aux entreprises du MEDEF
49:16240 000 entreprises au MEDEF
49:18c'était pour les grandes entreprises
49:20oui
49:20elles sont au MEDEF
49:21et c'est très bien ainsi
49:22mais il n'y a pas que
49:23des grandes entreprises
49:24troisième point
49:25la sémantique est importante
49:27quand on ne nous parle pas de cadeaux
49:28on nous parle d'aide
49:29enfin sous votre contrôle
49:31moi je dis que ce sont
49:32des compensations
49:33et que net de ces compensations
49:34quel que soit le chiffrage
49:36auquel on aboutit
49:37les entreprises françaises
49:38restent les plus taxées au monde
49:39alors ces aides
49:40ou ces compensations
49:41Patrick Martin
49:42est-ce que vous dites
49:43comme l'an dernier
49:43oui
49:44il y a un petit peu de gras
49:45oui on doit pouvoir trouver
49:47quelques centaines de millions
49:48ou quelques milliards d'euros
49:49aujourd'hui
49:50vu les difficultés budgétaires
49:51oui alors
49:51en précisant au passage
49:53qu'on a une preuve par l'absurde
49:54l'INSEE
49:56l'INSEE
49:56a chiffré il y a 15 jours
49:58que la réduction des aides
49:59à l'apprentissage
50:00vous évoquiez l'apprentissage
50:02qui a enfin été
50:03un immense succès collectif
50:04la réduction de ces aides
50:05elle a occasionné
50:06la baisse de 65 000 contrats
50:08dont des jeunes de familles
50:10modestes
50:11qui financent leurs études
50:12grâce aux contrats d'apprentissage
50:13donc il faut être très précautionneux
50:15quand on parle de tout ça
50:16moi j'avoue
50:17que quand j'ai pris connaissance
50:18de ce rapport
50:19j'avais été auditionné
50:20d'ailleurs au Sénat
50:20et j'ai découvert
50:22je le confesse
50:23qu'il y avait
50:232260 dispositifs d'aide
50:25c'est absurde
50:26et d'ailleurs
50:27il y a des coûts induits
50:28pour la collectivité
50:28mais pour les entreprises
50:29elles-mêmes
50:30donc nous on a fait une proposition
50:31parmi bien d'autres
50:32qu'on appelle
50:33l'effacement parallèle
50:34c'est-à-dire
50:34ok on supprime
50:35un certain nombre d'aides
50:36mais à due concurrence
50:38à l'euro près
50:38et si possible un peu plus
50:40on diminue
50:41la fiscalité de base
50:43et en particulier
50:43les impôts de production
50:44je vous invite
50:45à reprendre
50:46vous le connaissez par cœur
50:47le rapport
50:49du conseil des prélèvements obligatoires
50:51qui a été publié
50:52il y a quelques jours
50:52et qui redit
50:53ce que le conseil d'analyse économique
50:55a dit
50:55à moultes reprises
50:56les impôts de production
50:58sont une aberration
50:59et pénalisent
50:59l'économie française
51:00donc sur l'ensemble
51:01des impôts des entreprises
51:02vous nous dites
51:02on ne veut pas payer
51:03un euro de plus
51:03non je disais
51:05je repose ma question
51:06on peut supprimer
51:07un certain dispositif
51:08je le redis
51:08oui vous dites
51:09je veux bien
51:09qu'on supprime quelque chose
51:10à condition de nous compenser
51:11ce qui veut dire
51:12somme nulle
51:12oui alors somme nulle
51:14sera des effets
51:15donc vous avez changé
51:15depuis l'an dernier
51:16non
51:17vous disiez
51:17on peut participer
51:18à cet effort
51:18les entreprises peuvent
51:19non mais je m'en veux
51:20je m'en veux
51:21vous en voulez
51:21cette interview
51:22il y a un an
51:22non j'ai dit ça
51:23vous avez ouvert les vannes
51:24j'avais assorti
51:25cette proposition
51:26de trois conditions
51:28dont priorité
51:29la baisse
51:30des dépenses courantes
51:31de l'état
51:32bon
51:33n'a été retenu
51:34que la première partie
51:35de ma phrase
51:36donc je suis devenu
51:37prudent depuis lors
51:38mais quelle est la contribution
51:40des entreprises
51:41la contribution des entreprises
51:42elle passe par la croissance
51:43donc tout ce qui pourra être fait
51:45qui viendra ralentir
51:46encore une croissance
51:47qui est sur le fil du rasoir
51:49et bien
51:49ça n'aidera pas l'économie
51:51et ça nous contribue
51:52ça n'aidera pas
51:53la contribution des entreprises
51:54nous on est là
51:55pour créer de la richesse
51:56de la prospérité
51:57de l'emploi
51:57Sébastien Lecornu
51:59dit aujourd'hui
51:59il faut être sourd
52:00pour ne pas entendre
52:01que les français
52:02nous demandent plus
52:03de justice fiscale
52:04est-ce que vous pourriez
52:05dire la même chose
52:06il faut être sourd
52:07oui
52:07bien sûr
52:08bon donc une fois
52:09qu'on a écarté
52:10comme l'a fait
52:10le premier ministre
52:11la taxe Zuckman
52:12on fait quoi ?
52:13non il est allé au-delà
52:14il est allé au-delà
52:15la taxe Zuckman
52:16c'est acquis
52:17elle peut pas être mise en œuvre
52:19mais comment on remet
52:19de la justice fiscale
52:20il est allé plus loin
52:21et c'est très important pour nous
52:22il a dit pas de taxation
52:23de l'outil de travail
52:25je rappelle que l'ISF
52:27l'IGF à l'origine
52:28ne taxait pas
52:29impôts sur les grandes fortunes
52:30donc c'est essentiel pour nous
52:32et précisément
52:33la taxe Zuckman
52:34prévoit la taxation
52:35d'outils de travail
52:35bon pour effondrer
52:37l'économie du pays
52:38c'est parfait
52:39à quoi vous êtes prêt
52:40à dire oui ?
52:41non il y a des cas
52:42de sur-optimisation fiscale
52:44d'ailleurs chez des particuliers
52:45autant que
52:46chez des entreprises
52:47autant et plus
52:47donc des niches par exemple ?
52:50le fait est
52:50d'après ce que je comprends
52:53de mes échanges
52:53avec Bercy
52:54il y a quelques dizaines
52:56de milliers de cas
52:56alors ça peut être
52:57des professions libérales
52:58ça peut être des entreprises
52:59ça peut être des particuliers
53:01mais on ne va pas donner
53:01le détail évidemment
53:02il y a le secret fiscal
53:03qui ne se verse pas
53:05de rémunération
53:06qui malgré tout
53:07ont un train de vie
53:08relativement élevé
53:09parce qu'ils font prendre
53:09en charge certaines dépenses
53:11c'est de l'abus
53:11de biens sociaux d'ailleurs
53:12par rapport aux entreprises
53:13moi je suis très à l'aise
53:14là-dessus
53:15mais alors je prends
53:16tous les paris du monde
53:16je vous mets au défi
53:18de prouver
53:19que c'est le cas
53:20de beaucoup d'entreprises
53:21donc que l'on corrige ça
53:23parce que c'est une provocation
53:28pour les chefs d'entreprise
53:29scrupuleux
53:30l'immense majorité
53:31des chefs d'entreprise
53:32sont scrupuleux
53:33mais de la même manière
53:34que c'est une provocation
53:35pour les salariés
53:36qui travaillent
53:36de voir que certains
53:37d'entre eux
53:38je me garde
53:38en férile généralité
53:39sont en arrêt
53:40maladie de complaisance
53:41il faut corriger
53:42tous ces abus
53:43est-ce qu'alourdir
53:44l'impôt sur les successions
53:45ce serait une aberration
53:46il ne faut pas toucher
53:47au pacte du travail
53:48là vous parlez
53:49des entreprises
53:49moi je parlais
53:50des successions
53:50des particuliers
53:52aujourd'hui
53:53vous avez sans doute lu
53:54ce matin
53:54dans le Figaro
53:56ce professeur de Harvard
53:57qui dit
53:57pendant qu'on discute
53:58de la taxe Zuckman
53:59le principal levier
54:00aujourd'hui
54:01pour remettre
54:02de la justice fiscale
54:03dans le pays
54:03ce serait de toucher
54:03à la succession
54:04excusez-moi
54:05on tombe tous
54:06y compris dans le même panneau
54:08il faut continuer
54:09à augmenter
54:09les prélèvements obligatoires
54:10en France
54:10le pays le plus taxé
54:12au monde
54:13si ça marchait
54:14d'augmenter
54:15les prélèvements obligatoires
54:16on aurait une croissance
54:17phénoménale
54:18on aurait le plein emploi
54:20on aurait une balance
54:21commerciale
54:21donc vous vous dites
54:22c'est la dépense
54:22qu'il faut réduire
54:23il faut commencer
54:23par le commencement
54:24il faut améliorer
54:26l'efficience
54:26de la dépense publique
54:27et le niveau
54:28de la dépense publique
54:29qu'elle soit celle
54:29de l'Etat
54:30de la sphère sociale
54:31ou des collectivités locales
54:32cet écran de fumée
54:33de la taxe Zuckmann
54:34à nouveau
54:35est remarquablement habile
54:36je le déplore
54:37on ne parle plus
54:38des vrais sujets
54:39alors allons-y
54:39la dépense
54:40il y a environ
54:41140 000 fonctionnaires
54:42qui en 2026
54:43vont partir à la retraite
54:44vous à Matignon
54:45Patrick Martin
54:47vous en remplacez combien ?
54:49mais je pense que
54:50d'ailleurs
54:51François Bayrou
54:51l'avait annoncé
54:52pour un peu plus tard
54:54pas sur 2026
54:563 000 suppressions d'emplois
54:57sur 5 800
54:585 800 000 agents
55:00de la fonction publique
55:00c'est quasiment une provocation
55:02vous mettez la barre où ?
55:03mais je pense qu'on peut aller
55:04jusqu'à la moitié
55:0470 000
55:05mais je me corrige
55:06séance tenante
55:07je suis parfaitement conscient
55:08qu'en première ligne
55:10dans l'enseignement
55:11dans la santé
55:12dans la sécurité en particulier
55:14il y a des postes vacants
55:15et je le dis
55:16sans aucun état d'âme
55:17sans aucune hésitation
55:18des gens qui ne sont pas
55:19suffisamment payés
55:19mais derrière
55:21parce que l'Etat
55:22parce que les collectivités locales
55:24parce que le système de santé
55:25n'ont pas fait les efforts
55:26de digitalisation
55:27d'optimisation
55:28de leur fonctionnement
55:29il y a des centaines
55:30de milliers de fonctionnaires
55:31que je ne juge pas
55:32mais qui n'ont pas de valeur ajoutée
55:33et qui coûtent très cher
55:34qui n'ont pas de valeur ajoutée
55:36mais non
55:36ça veut dire quoi
55:37un fonctionnaire
55:37qui n'a pas de valeur ajoutée ?
55:39des gens qui contrôlent
55:40des contrôleurs
55:40enfin c'est quand même
55:41à l'occident
55:42on a une administration
55:43de l'administration
55:44qui est pléthorique
55:45et d'ailleurs il suffit
55:45de faire des comparaisons
55:47avec des pays voisins
55:47qui ont en particulier
55:48des régimes sociaux
55:49qui se comparent parfois
55:50avantageusement aux nôtres
55:52et qui n'ont pas
55:53tous ces effectifs
55:55et les solutions existent
55:56et les solutions
55:57c'est pas un bain de sang
55:58quand on parle
55:59de non-remplacement
56:00je pense que tout le monde
56:01comprend bien
56:01que ce ne sont pas
56:02des licenciements
56:03François Bayrou avait prévu
56:07de doubler le montant
56:08des franchises médicales
56:08c'était une des mesures
56:11qui a fait couler
56:11beaucoup d'encre
56:12franchises qui seraient
56:14passées par exemple
56:14de 1 à 2 euros
56:15pour une boîte de médicaments
56:16et de 2 à 4 euros
56:17pour une visite
56:18chez son médecin généraliste
56:20est-ce qu'il faut
56:20renoncer à cette mesure
56:22tout comme Sébastien Lecornu
56:24a renoncé
56:25aux deux jours fériés en moins ?
56:28Il faut d'abord installer
56:30dans la tête
56:30de tous nos concitoyens
56:31qui à vrai dire
56:32sans trop se l'avouer
56:33le savent
56:34que le régime
56:34est à bout de souffle
56:35et ne se finance plus
56:36on a 25 milliards
56:37de déficit social en France
56:39dont 15 milliards
56:40sur l'assurance maladie
56:41bon
56:42donc il faut
56:43des économies
56:45de fonctionnement
56:45mais il faut également
56:46une meilleure responsabilisation
56:48des patients
56:48en l'occurrence
56:49donc dans des limites
56:50raisonnables
56:51et en excluant
56:52évidemment
56:53parce que c'est de l'humanité
56:54des personnes
56:56qui sont atteintes
56:57par des pathologies lourdes
56:58ou qui sont vraiment
56:59dans une situation financière
57:00catastrophique
57:01il faut évidemment
57:02porter de quoi ?
57:03De 1 à 2 euros
57:05le reste à charge
57:06Mais vous savez que sur une année
57:07c'est des dizaines
57:07ou des centaines d'euros
57:08même s'il y a un plafond
57:09et le plafond lui aussi
57:11serait double
57:11Mais précisément
57:11c'est des dizaines
57:12et des centaines d'euros
57:13pour des gens
57:13qui sont atteints
57:14de pathologies lourdes
57:15et que précisément
57:16il faudrait exclure
57:17de ce dispositif
57:18et ne pas mettre à charge
57:20De tous ces sujets
57:21Patrick Martin
57:22le président du groupe socialiste
57:24à l'Assemblée
57:25Boris Vallaud
57:25a proposé de débattre avec vous
57:27lors d'un débat public
57:29est-ce que vous souhaitez le faire
57:30pour faire avancer
57:31la cause du patronat
57:32par exemple ?
57:33Je crois lui avoir répondu
57:34j'avais accepté
57:35le principe
57:36d'un échange
57:38avec Boris Vallaud
57:38Olivier Faure et Patrice Caner
57:41pour l'instant
57:42la date n'a toujours pas été fixée
57:43mais moi je ne fais pas
57:44de la politique
57:45ça n'est pas à moi
57:46ça n'est pas à moi
57:48d'aller dialoguer
57:49me confronter
57:50avec Boris Vallaud
57:51dont je respecte
57:53la fonction et l'intelligence
57:54je ne partage absolument
57:56pas ces convictions
57:56mais c'est pas à moi
57:57c'est aux politiques
57:58de parler aux politiques
57:59c'est pas au MEDEF
58:00Dernier mot
58:00votre prochain rendez-vous
58:01à Matignon
58:01s'il y en a un c'est quand ?
58:03Il n'y en a pas de programmé
58:05Il n'y en a plus de programmé
58:06cette semaine ?
58:06Non mais ça se fait
58:07ça s'explique
58:08Vous n'avez pas besoin
58:08d'aller voir Matignon
58:09vous voulez dire
58:10que vous vous parlez en dehors ?
58:11Non d'abord il arrive
58:11qu'on se parle au fil de l'eau
58:13et ensuite je ne crois pas
58:15me tromper
58:15en disant que le Premier Ministre
58:16a un certain nombre de sujets
58:17donc moi je ne me formalise pas
58:19du fait qu'il n'y ait pas
58:20à l'instant
58:21de nouveaux rendez-vous fixés
58:22je suis bien convaincu
58:22qu'il y en aura
58:23Merci à vous
58:24Merci à vous
58:25vous êtes venu ce soir
58:25sur le plateau de 60 minutes
58:26à suivre dans quelques instants
58:27le 20h BFM
58:29Maxime Soutet
58:30Bonsoir
58:30Pas mal de choses ce soir
58:311000 choses ce soir
58:33on vous montrera les images
58:34impressionnantes
58:34des inondations
58:35qui sont en cours ce soir
58:36en Espagne
58:37on a toutes les images
58:38on ira au procès jubilard
58:39évidemment avec une journée
58:41cruciale aujourd'hui
58:42autour de la couette
58:44de Delphine Jubilard
58:45et puis l'un des suspens
58:46de la soirée
58:46conférence de presse
58:47à suivre de Donald Trump
58:48et Benjamin Netanyahou
58:49est-ce que Trump a réussi
58:50à faire plier Netanyahou
58:51et à lui imposer
58:52un cessez-le-feu
58:52on aura la réponse
58:53dans les minutes qui viennent
58:54Et puis vous êtes modeste
58:55mais demain soir
58:56le forum BFM TV
58:57impôts, taxes, la France
58:59étouffe-t-elle ?
59:00A tout de suite pour le 20h
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