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  • il y a 2 jours
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00Générique
00:00...
00:10Et on commence donc avec ce très très gros coup de vent, cette tempête, même Goretti,
00:16qui est en train d'arriver tout doucement sur la France.
00:18Elle va balayer la Bretagne, la Normandie, une très large moitié nord du pays dans la foulée.
00:22On va tout vous expliquer dans quelques instants, on verra à quoi il faut s'attendre.
00:26Précisément avec tous nos reporters installés en Normandie, en Bretagne et un peu partout en France.
00:31On sera absolument partout ce soir sur le terrain encore à vos côtés.
00:36On va prendre tout de suite la direction de la Normandie, justement du côté de Fécamp.
00:39On nous attend Célia Vallet. Bonsoir Célia. Est-ce que ça souffle déjà chez vous ?
00:46Ça souffle un petit peu et surtout les habitants ici et les commerçants respectent les règles
00:50puisqu'il n'y a plus grand monde dans le centre-ville.
00:52Les commerces ont fermé beaucoup plus tôt que prévu.
00:55Ce bar, par exemple, va fermer bientôt plutôt que prévu.
00:58Muriel, vous en êtes la gérante d'ailleurs.
01:00Vous deviez fermer à minuit. D'habitude, il y a beaucoup plus de monde.
01:02Et là, pas grand monde ce soir.
01:04C'est assez calme ce soir. Du coup, là, tout le monde est rentré.
01:07Et on a fait ses courses et tout le monde rentre à la maison en sécurité.
01:10On nous a demandé, nous, à nous, de fermer vers 21h30 du coup.
01:13Vous allez rentrer tout le matériel de la terrelle ?
01:14Il va être rentré pour éviter qu'il y ait des incidents, que ça s'envole.
01:18Et puis, on va rentrer de bonne heure pour une fois.
01:20Vous avez l'habitude des tempêtes ici, mais vous n'avez pas l'habitude d'avoir reçu des alertes comme vous avez reçu tout à l'heure ?
01:26Non. C'est la première fois qu'on a une alerte aussi importante.
01:29D'habitude, on a des avis de tempête, mais rien d'extraordinaire.
01:32Des consignes classiques, là, on a vraiment reçu beaucoup d'alertes de la préfecture, de la mairie.
01:36Et aussi des commerçants aux alentours qui essayent de maximiser un maximum le mobilier, quoi.
01:44Après, c'est la seule chose que nous, on peut faire de notre côté, de toute façon.
01:47Merci beaucoup.
01:47Les alertes qui sont donc respectées.
01:49Dispositif d'alerte un petit peu exceptionnel ici.
01:51C'est ce qui a été lancé par le préfet aujourd'hui, le préfet de la Seine-Maritime.
01:56Il va y avoir plus de 1000 pompiers mobilisés, également des sauveteurs en mer, des policiers, des gendarmes, toute la nuit jusqu'à demain.
02:02Et demain, les écoles seront fermées et les transports scolaires également seront suspendus.
02:07Célia Vallée avec Eliott Francombe de côté de Fécamp, donc en Seine-Maritime.
02:12Un département attire particulièrement les regards ce soir.
02:16Et on va en parler dans quelques instants avec nos spécialistes météo-Eleonore Boccarat.
02:19Bonsoir.
02:20Marc Hay, également, soyez le bienvenu.
02:22Gaëlle Musquet, spécialiste de la prévention des risques.
02:24On a pas mal de choses à vous demander ce soir.
02:27Et à vos côtés, Éric Brocardi, qui est le porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers.
02:31Soyez également les bienvenus.
02:33Ce département, c'est la Manche, puisque Météo-France a même hissé le drapeau rouge.
02:38C'est assez rare en raison de cette tempête.
02:40Qu'est-ce que ça signifie, Elonore, le drapeau rouge pour une tempête sur un département ?
02:44Alors, cela signifie qu'on dépasse vraiment des seuils qui sont préétablis et qu'on va vraiment avoir un très, très fort coup de vent.
02:50bien que la Manche, on pourrait se le dire, soit habituée à avoir de bonnes rafales de vent sur le littoral.
02:57Là, on va quand même atteindre des valeurs de l'ordre de 150, peut-être même 160 km heure.
03:03Et ça, pendant plusieurs heures.
03:04Donc, cela nécessitait effectivement la plus grande vigilance.
03:07Alors Marc, il est quasiment 19h.
03:09Là, les gens sont en train de rentrer chez eux, de prendre des informations pour cette nuit et pour demain.
03:13Cette tempête, elle en est où ?
03:14Alors, elle aborde, en fait, les côtes bretonnes.
03:16Ça y est, les premières violentes rafales de vent sont observées en direction de la Bretagne,
03:21puisqu'on relève déjà localement près de 140 km par heure dans le département du Finistère.
03:27Donc, on relève également près de 132 km par heure à la Pointe-du-Rat,
03:34à Oessant, 127 km par heure, à Brignogans, 118 km par heure.
03:38Ça n'est que le début.
03:39Le cœur de la dépression va, en fait, longer les côtes de la Manche.
03:43Et donc, les vents vont s'accélérer pour le département de la Manche.
03:45Pour l'instant, entre 18h et 21h, il est placé en vigilance orange.
03:48Et il basculera en vigilance rouge de 21h à 3h du matin.
03:52Donc, vraiment, pendant 6h, les vents vont souffler extrêmement fort.
03:55On l'a dit, 150, 160 pour le littoral, mais très localement, dans les terres.
04:00Les rafales de vent pourraient approchées les 150 km par heure.
04:02Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle un FR alerte, un message,
04:05a été envoyé sur tous les téléphones portables des habitants du département de la Manche en début de l'après-midi.
04:09En précisant, en regardant cette carte, celle qui vient de disparaître,
04:12justement, les départements la Manche en rouge, une trentaine de départements en orange,
04:17mais ça va souffler, en fait, quasiment partout ?
04:19Oui, c'est toute la France qui va être balayée par ces très fortes rafales de vent.
04:23Mais c'est vrai qu'une attention toute particulière est nécessaire dans toutes ces régions,
04:27d'un grand quart nord-ouest, Bretagne, Pays de la Loire, Normandie, Île-de-France, Hauts-de-France.
04:33Cette nuit, les rafales de vent vont localement approcher dans les terres, les 100, 110,
04:38voire ponctuellement les 120 km par heure.
04:40Il y aura également des vents localement violents demain sur les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.
04:45Donc, ce n'est pas une petite tempête, c'est une tempête sérieuse.
04:50Et là, d'ailleurs, où certains départements sont placés en vigilance orange,
04:53je pense au Calvados ou à la Seine-Maritime,
04:55il a été question à plusieurs reprises aujourd'hui de les basculer en rouge.
04:59On était vraiment limite, donc il faut vraiment rester prudent.
05:01Éric Brocardi, il se passe quoi en ce moment même dans les casernes de ces 30 départements ?
05:06On prépare à passer une nuit blanche ?
05:09Oui, pour certains qui vont être les plus exposés, c'est notamment des renforcements d'effectifs.
05:12Ça a été quasiment doublé dans certains départements.
05:14On a des effectifs opérationnels journaliers classiques,
05:17comme 500 sapeurs complets dans le département de Seine-Maritime.
05:21Aujourd'hui, on est quasiment à 900 000.
05:23Donc, ça veut dire qu'il y a ce sujet de renforcement des effectifs
05:26sur le dispositif de l'ensemble des départements.
05:30C'est-à-dire que toute la journée, il y a des pompiers qui ont changé de département en fonction des alertes ?
05:33En fait, ce qui se passe, c'est qu'il y a une certaine adaptation des moyens spécialisés
05:37dans le domaine du secours nautique, par exemple,
05:38qui vont être prépositionnés dans des casernes qui risquent à un moment donné d'être impactées.
05:43Vous avez aussi d'autres sapeurs-pompiers qui ont délaissé leurs casernes moins exposées
05:46pour les renforcer ceux des autres.
05:48Donc, il y a aussi un sujet de solidarité,
05:50puisque ce n'est pas uniquement la Seine-Maritime dont on peut parler,
05:52mais c'est aussi le département de la Manche qui a mis en préalerte,
05:56au travers justement du centre opérationnel départemental,
05:58des effectifs supplémentaires qui pourraient être renforcés par des départements limitrophes.
06:03Dans ce cas de situation, c'est typiquement la même situation
06:06lorsqu'on prépare les incendies de feux de forêt ou autre,
06:08où il y a une solidarité entre les départements
06:10qui va faire qu'en fonction des besoins,
06:12nous allons mettre en place des dispositifs supplémentaires.
06:15Quel que soit le risque, aujourd'hui en France,
06:16les sapeurs-pompiers sont habitués à travailler ensemble entre les départements
06:19pour venir les renforcer.
06:21Mais c'est aussi une anticipation en amont
06:22parce qu'il ne s'agit pas d'avertir les sapeurs-pompiers
06:24au dernier moment de venir en caserne
06:26qu'on risque eux-mêmes d'exposer à un risque particulier.
06:29Donc, il y a une anticipation en amont
06:30pour renforcer les casernes
06:32en attendant l'événement climatique qui puisse se produire
06:36et intervenir le cas échéant.
06:37On va aller dans la Manche dans quelques instants,
06:39le département qu'on surveille le plus ce soir.
06:41La Manche, le pic de la tempête, il est à quelle heure ?
06:43Entre 21h et 3h du matin.
06:46En pré-nuit, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
06:47Ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
06:48Là où c'est plus inquiétant, c'est que les rafales de vent
06:50attendues dans ce département de la Manche
06:53sont comparables, seront comparables
06:55ou peut-être supérieures à la tempête Kiaran
06:57qui avait touché également cette région
07:00il y a en 2023.
07:03Et donc, c'est quand même là où il y a une inquiétude,
07:04une vigilance rouge.
07:05On ne la lance pas à la légère.
07:07C'est quand même très réfléchi.
07:09Et que les vents soufflent pendant 5-6 heures
07:11à 140-150 dans les terres,
07:14il y a clairement un danger.
07:15Gaël Musquet, on sait faire, on sait se préparer
07:17à ce type d'événement.
07:19On en a malheureusement eu l'expérience
07:20depuis l'énorme tempête de 1999.
07:24Les pompiers se préparent.
07:26Les agents d'Enedis se préparent aussi
07:28à raccorder en urgence tous les fils
07:30qui vont tomber.
07:31Il reste le comportement individuel.
07:34Donc, vraiment, que les personnes
07:35restent à l'abri, qu'elles écoutent les consignes.
07:37Je le rappelle, sur octobre, début octobre,
07:41la tempête émise, c'est quand même deux morts,
07:43une imprudence, quelqu'un qui va se baigner
07:44et qui se noie, une personne qui est victime
07:46d'une chute d'arbres.
07:48La tempête Benjamin, c'est un touriste
07:50qui décède en Corse.
07:51Donc, ces événements, même dans notre passé proche,
07:55je parle du mois d'octobre 2025,
07:58font des victimes, des blessés,
08:00mais aussi des morts.
08:00Donc, c'est important aujourd'hui
08:02que l'on comprenne que ces vigilances,
08:03elles ont pour but de protéger les personnes,
08:06évidemment, les vies, mais aussi les biens,
08:09que l'on puisse, en tant que commerçant,
08:10en tant qu'entreprise, mettre à l'abri le matériel,
08:14éviter que ces matériels puissent s'envoler,
08:16que l'on puisse aussi préparer ses salariés.
08:17Moi, je vais dormir ici, ce soir,
08:19pour ne pas me mettre en danger
08:21sur l'autoroute A13, en rejoignant la Normandie.
08:23Ici, pas sur ce plateau, je précise.
08:24Non, pas sur le plateau.
08:24On va vous loger à côté.
08:26Je vais être le bienvenu, évidemment.
08:28Ce sera un peu spartiate, mais voilà.
08:30L'idée, c'est aussi de montrer que...
08:33J'en parle avec beaucoup d'humour.
08:34Ça m'est déjà arrivé par le passé
08:36de le faire, mais c'est pour expliquer
08:38qu'on peut aussi sauver des vies
08:40quand on est un chef d'entreprise,
08:41en mettant à l'abri ses salariés.
08:42Alors, justement, on parlait des commerçants
08:44qui se préparent.
08:45Capucine Dièse est à Grandville,
08:46dans ce département de la Manche,
08:48avec un restaurateur qui est en train
08:49de se préparer, lui.
08:53Effectivement.
08:54Alors, on a croisé beaucoup
08:55de restaurateurs et d'habitants,
08:57vous l'avez dit, qui se préparent.
08:59Tout à l'heure, nous étions avec le propriétaire
09:01d'un bar, qui nous a dit,
09:03eh bien, lui, vouloir fermer
09:04plutôt son établissement.
09:06Mais là, nous sommes avec...
09:07Ah, petite interruption du son
09:12et de l'image.
09:13Eleonore ?
09:13Une chose qui est importante à dire,
09:14c'est qu'il faut aussi,
09:15dans le cadre de cette vigilance,
09:17ne pas aller voir le spectacle.
09:19Il faut quand même le répéter.
09:20On se dit souvent que c'est
09:21une question de bon sens.
09:23Mais là, on attend,
09:24avec un risque de vague submersion
09:25très important,
09:27des vagues possiblement
09:27de 6 à 9 mètres.
09:28Donc, vraiment, ça ne rigole pas.
09:31Des rafales qui peuvent déstabiliser,
09:32faire chuter,
09:33trébucher sur les falaises
09:34et aussi, évidemment,
09:35des vagues scélérates
09:35qui peuvent aussi emporter
09:37et blesser grièvement.
09:39Le préfet de la Manche
09:40est en ligne avec nous.
09:41Bonsoir, Marc Chaput.
09:42Merci de prendre quelques minutes
09:43pour être avec nous ce soir
09:44en direct dans 60 minutes.
09:47Que dites-vous, d'abord,
09:47très simplement,
09:48à tous les habitants
09:49de votre département ce soir ?
09:52Restez chez vous,
09:53ne sortez pas,
09:54fermez bien les volets ?
09:57Absolument.
09:57J'appelle tous les habitants
09:59du département de la Manche
10:00et c'est un message
10:01que j'ai porté toute la journée
10:03de rester à l'abri,
10:05de rester chez eux,
10:06de fermer les portes
10:07et les volets,
10:08d'amarrer tout ce qui pourrait
10:10s'envoler avec le vent
10:12et constituer un projectile.
10:14Je les appelle aussi
10:15à constituer un kit d'urgence
10:17avec une lampe de poche,
10:20avec des vêtements chauds,
10:22avec de l'eau,
10:24des vivres,
10:24parce que si nous devons subir
10:26des coupures électriques,
10:28des coupures de réseau,
10:30le temps que tout ça soit rétabli,
10:32il faut que les gens puissent
10:33rester à l'abri chez eux
10:35et surtout ne pas sortir.
10:36Donc déjà éviter
10:37tous les déplacements
10:38en voiture,
10:39y compris à pied ?
10:42Bien sûr, à pied
10:43et en particulier
10:44dans les zones
10:45les plus sensibles.
10:46J'ai pris aujourd'hui
10:47un arrêté d'interdiction
10:49de circulation
10:51sur la zone littorale,
10:54sur les plages bien sûr,
10:56aussi sur le littoral,
10:56dans les forêts,
10:58dans les parcs,
10:59parce que les risques
11:00de chutes de branches,
11:02d'arbres,
11:03sont extrêmement élevés.
11:05Donc la meilleure chose à faire,
11:07c'est de rester à l'abri
11:08chez soi.
11:09On parlait il y a quelques instants,
11:10M. le Préfet,
11:11je ne sais pas si vous étiez déjà
11:12avec nous,
11:13des gens qui généralement
11:14ces jours-là
11:15vont assister au spectacle
11:17absolument magique
11:18de la mer déchaînée.
11:19Pas question de mettre
11:20un pied sur la côte
11:21ce soir, cette nuit
11:22ou demain matin.
11:23On est d'accord là-dessus ?
11:24On est absolument d'accord.
11:26Ça présente un danger
11:27tout à fait majeur.
11:30Lors de la tempête siaran
11:31que vous évoquiez tout à l'heure,
11:32en novembre 2023,
11:33nous n'avons pas eu
11:35à déplorer de victimes
11:37dans la Manche.
11:37Je compte sur le civisme,
11:39sur l'esprit de responsabilité
11:40des habitants
11:41pour se tenir à l'abri.
11:43Le plus fort de la tempête
11:45sera de nuit,
11:46il n'y aura rien à voir.
11:47Et donc je demande vraiment
11:49à chacun
11:50d'être responsable
11:52et de ne pas prendre la route
11:53et d'attendre aussi
11:55que le vent baisse
11:56pour voir s'il y a
11:56d'éventuels dégâts.
11:58Nous verrons demain matin
11:59s'il y a des dégâts importants.
12:01Et nous avons toute la journée
12:03mobilisé les services de l'État.
12:05Nous avons plus de 800 pompiers
12:07qui sont à pied d'œuvre
12:08cette nuit,
12:09des services des opérateurs
12:11Enedis, Orange,
12:12qui ont prépositionné
12:13les moyens
12:14de manière à ce que
12:16tout le monde puisse agir.
12:18La priorité doit rester
12:20à la circulation
12:20des secours
12:21cette nuit
12:22et demain dans la matinée.
12:24Un mot encore
12:25sur les écoles.
12:26Tous les établissements
12:27scolaires du département
12:28fermés demain,
12:29ça veut dire que
12:30vous en profitez aussi
12:31pour lancer un appel
12:31aux employeurs
12:32pour faire preuve
12:33de souplesse
12:34pour ceux qui vont devoir
12:35garder les enfants
12:35demain à la maison.
12:38Absolument.
12:39Je pense que par précaution,
12:40il fallait que les écoles
12:42restent fermées demain.
12:44Encore une fois,
12:44instruit par
12:45la tempête
12:48Sierrand,
12:49nous avons constaté
12:50qu'il y avait
12:50beaucoup de routes
12:51qui étaient impraticables
12:52le lendemain
12:53de l'épisode
12:54de vents violents.
12:55On annonce des vents
12:56à 160 km heure
12:57en rafale
12:58cette nuit.
12:59Donc,
13:00par prudence,
13:01nous fermons
13:01tous les établissements
13:02scolaires
13:03et effectivement,
13:03j'invite
13:04tous ceux qui le peuvent
13:05à télétravailler demain
13:07et à ne pas
13:09se rendre
13:09sur le lieu de travail
13:11si les routes,
13:12bien évidemment,
13:12sont impraticables.
13:14Merci beaucoup,
13:15Marc Chapuis,
13:15préfet de la Manche,
13:16d'avoir pris
13:16quelques minutes
13:17en direct
13:17avec nous.
13:18Gaël Musquet,
13:19vous l'avez,
13:19votre kit d'urgence,
13:20vous à la maison ?
13:21Parce qu'honnêtement,
13:21on nous en parle
13:22à chaque fois.
13:22Dans ma voiture
13:23et avec en plus
13:24comme je suis radio-amateur
13:26des radios
13:26qui me permettent
13:26de continuer à communiquer
13:27et d'accompagner
13:28en tant que radio-amateur
13:30en sécurité civile
13:30mais d'accompagner
13:31les pompiers
13:31si jamais les réseaux cellulaires
13:32venaient à tomber
13:33ou qu'ils n'avaient pas
13:34les moyens de communiquer.
13:34Dedans,
13:35on met quoi ?
13:35De l'eau,
13:36de la nourriture,
13:37des piles ?
13:37De quoi boire ?
13:39Se nourrir,
13:40se chauffer
13:40parce qu'on est en hiver,
13:41de quoi écouter la radio
13:43et les radios à piles évidemment.
13:43Pardon,
13:44pour se chauffer,
13:44vous mettez quoi ?
13:44Une bûche ?
13:45Non,
13:45une couverture chauffante.
13:46Une bûche et des allumettes.
13:50Quand même,
13:51quand on se réchauffait,
13:51on se réchauffait.
13:54Ensuite,
13:55évidemment,
13:55de quoi écouter
13:56les informations
13:57sans avoir besoin
13:58d'électricité.
13:59Une bûche,
14:00c'est bon ça.
14:02Pardon,
14:02je me suis auto perdu.
14:04Pas de moyens
14:04thermiques
14:06pour se réchauffer
14:07face au risque
14:08de monoxyde de carbone.
14:10Donc évidemment,
14:10une couverture chauffante
14:11et évidemment,
14:13de quoi se signaler
14:14si jamais on venait
14:16à être coincé.
14:18On met parfois
14:18des sifflets
14:19dans ces sacs d'urgence
14:21pour se signaler
14:22et pouvoir appeler à l'aide
14:23si on n'était pas
14:24en capacité de se signaler.
14:25On part du côté
14:26du Calvados,
14:27Théo Bacillana.
14:28Pas de bûche chez vous ?
14:29On est en train d'installer
14:29tout simplement
14:30des barrières
14:30pour se protéger.
14:35Exactement,
14:35regardez,
14:35on voulait montrer
14:36cette barrière
14:37qui a été installée
14:37ici par la mairie.
14:39Il y a marqué
14:39accès interdit,
14:40risque de submersion
14:41parce que c'est ça aussi
14:42la question.
14:43Là,
14:43il y a une vigilance orange
14:44par rapport au vent violent
14:45mais la crainte,
14:46c'est cette nuit.
14:47Demain matin,
14:47il peut y avoir aussi
14:48une vigilance orange
14:49vague submersion.
14:50C'est d'ailleurs
14:50ce qui est prévu
14:51ici dans le secteur
14:52du Calvados.
14:53Autre information,
14:54on a reçu un communiqué
14:55de la préfecture
14:56du Calvados
14:57il y a quelques dizaines
14:58de minutes.
14:58Alors,
14:59les établissements scolaires
15:00seront bien ouverts.
15:01En revanche,
15:02les transports scolaires,
15:03eux,
15:03seront suspendus.
15:05Donc,
15:05il va falloir se débrouiller
15:06pour amener
15:06ces enfants à l'école.
15:08Nathie,
15:08vous êtes habitante
15:09ici depuis plusieurs années.
15:11Vous m'avez dit,
15:11vous avez quand même
15:12un petit peu anticipé
15:12chez vous la tempête
15:13de ce soir.
15:14Expliquez-nous
15:14comment ça se passe.
15:15Oui,
15:15en effet,
15:15j'ai entendu
15:16les informations
15:18et donc,
15:19du coup,
15:19je me suis précipité
15:20dans mon jardin
15:20pour enlever
15:21tous les mobiliers
15:22des jardins,
15:23c'est-à-dire les tables,
15:24les transats,
15:25les lampadaires solaires
15:26et voilà.
15:28Oui,
15:28pour entrer chez soi
15:29pour éviter
15:29qu'il y ait des accidents.
15:30Oui,
15:31exactement.
15:31Vous me disiez,
15:32demain,
15:32vous ne savez pas trop
15:33comment ça va se passer
15:34par rapport à votre travail.
15:35Expliquez-nous un petit peu
15:36votre situation
15:37pour demain matin.
15:37Moi,
15:38je suis dans l'enseignement
15:39supérieur
15:40et donc,
15:40du coup,
15:40on a reçu un message
15:42de mon employeur
15:43en disant que,
15:44voilà,
15:45qu'ils prennent en compte
15:47les précautions
15:48mais qu'ils vont nous prévenir
15:49demain.
15:49On va voir
15:50comment la situation
15:51évolue cette nuit
15:52et en fonction de ça,
15:53ils vont nous dire
15:53si on met les cours
15:56en visioconférence
15:57ou si on vient
15:58à l'école.
16:00Très bien.
16:00Merci beaucoup,
16:01Nathie,
16:01d'avoir été avec nous
16:02et d'avoir pris votre temps.
16:03Surtout,
16:03protégez-vous
16:04et restez bien au chaud
16:05chez vous.
16:05Merci beaucoup.
16:07Voilà,
16:07le Calvados
16:08qui est en vigilance
16:09orange,
16:09vent violent,
16:10pour tout vous dire,
16:10pour l'instant,
16:12c'est assez calme.
16:13On a eu un petit peu
16:13de pluie tout à l'heure,
16:14un petit peu de vent,
16:15là,
16:15pour l'instant,
16:15c'est assez calme.
16:16On va voir ce qui va se passer
16:18un petit peu
16:18dans les prochaines heures ici.
16:20Merci beaucoup,
16:20Théo Bassilana,
16:21avec Simon Pires de Souza
16:23du côté de Wistreham
16:24où, visiblement,
16:24on attend encore
16:25cette tempête
16:26que vous nous annoncez
16:28dans les heures qui viennent.
16:29Les prévisions sont fiables,
16:30il n'y a pas de doute.
16:31Bien sûr,
16:31comme elles l'ont été
16:32sur la neige
16:33en débutant.
16:34Ça, c'est votre petite réponse
16:36au gouvernement
16:37qui a mis en cause
16:37les prévisions.
16:38pour la neige dans le Var,
16:41mais là, sur le vent,
16:42non, globalement,
16:43c'est fiable.
16:44Les derniers modèles
16:44de prévisions,
16:45on voit toujours
16:46cette dépression très creuse,
16:48cette bombe météo
16:49avec un creusement
16:51dépressionnaire très rapide
16:52qui est en train
16:54d'entrer
16:54dans le canal de la Manche.
16:57Et on aperçoit,
16:57vous apercevez
16:58la petite virgule,
16:59l'enroulement
17:00qui est en train
17:01de se dessiner
17:01sur le sud
17:02des îles britanniques.
17:04Et donc,
17:04c'est vraiment
17:04dans la partie sud
17:05que les vents
17:05les plus violents
17:06vont souffler.
17:07Ça a d'ailleurs
17:07soufflé fort
17:08aujourd'hui au Royaume-Uni.
17:09Ça a déjà soufflé fort
17:10au Royaume-Uni,
17:10mais c'est vraiment
17:11côté français,
17:12pour le coup,
17:12que ça va souffler
17:12le plus fort,
17:14avec, c'est vrai,
17:14des vents violents
17:15près des côtes
17:16de la Manche,
17:16mais pas que,
17:17ça va souffler
17:18sur une très grande
17:18partie de la France.
17:19Ça va souffler aussi
17:20à l'intérieur des terres,
17:22très à l'intérieur
17:24des terres.
17:24À Paris, par exemple,
17:25ça va donner quoi,
17:26Aléna ?
17:26Alors, très clairement,
17:27à Paris,
17:27on peut avoir du 90
17:29à 110 km heure
17:31au cours de cette nuit.
17:32Donc, il ne faut pas
17:33se penser à l'abri
17:33parce qu'on se dit
17:34que ça concerne
17:35essentiellement
17:35le littoral.
17:36On voit bien
17:36sur ces cartes ici
17:38que le risque
17:39et la tempête
17:40va vraiment s'étendre
17:41à presque les trois quarts
17:42du pays
17:43et va bien toucher
17:44la côte atlantique aussi,
17:45des rafales à 120 km heure.
17:47On a d'ailleurs
17:48deux départements
17:48un petit peu isolés
17:49dans notre vigilance
17:50qui sont les Landes
17:52et les Pyrénées atlantiques
17:53qui sont concernés
17:55également par ces fortes
17:56rafales de vent
17:57et le vent va se retrouver
17:58aussi un peu bloqué
17:59au pied des Pyrénées.
18:00Résultat, il pourrait
18:01s'engouffrer
18:02et ça pourrait être
18:02un petit peu plus intense
18:03sur ces départements.
18:04Éric Brocard dit
18:04que le principal risque
18:05sont les chutes de branches,
18:07les chutes d'arbres.
18:08Chutes de branches,
18:09chutes d'arbres
18:09et puis si on ne rentre pas
18:10son mobilier,
18:11si on a un jardin,
18:11d'avoir des effets missiles
18:12avec l'ensemble du mobilier.
18:14Donc, c'est pour ça
18:14que sa maison doit être
18:15extrêmement bien préparée.
18:17Je pense aussi
18:17que c'est le phénomène
18:18de curiosité chez les gens.
18:20On évoquait tout à l'heure
18:21le fait d'aller voir
18:22sur le bord de mer
18:22comment ça se passe.
18:24Je pense qu'aujourd'hui,
18:24il est beaucoup plus sage
18:25de rester chez soi,
18:26de rester prudent.
18:27De toute façon,
18:27le soir, la famille doit
18:28rester dans le cocon familial
18:30et ensuite, surtout,
18:31c'est d'essayer au mieux
18:33de prendre des nouvelles
18:33et de rassurer les personnes
18:35les plus vulnérables
18:35comme les grands-parents.
18:36Merci beaucoup à tous les quatre.
18:37On souhaite une bonne nuit
18:38par avance à Gaël Musquet
18:39qui va donc dormir quelque part
18:40sur ce plateau
18:41pour rester à dispo au cas où.
18:43Merci à tous.
18:44Autre image du jour,
18:45les tracteurs au pied
18:46de la Tour Eiffel
18:47et sur les Champs-Élysées.
18:48C'était aujourd'hui.
18:49La présidente de l'Assemblée,
18:51Yael Brown-Pivet,
18:51a également été prise à partie
18:53par des agriculteurs
18:54puisque la colère du monde agricole
18:56a franchi un nouveau cran
18:56à la veille du vote de l'Europe
18:58sur le Mercosur.
18:59On sait désormais
18:59que la France votera non.
19:01Demain, on va en parler
19:02dans quelques minutes.
19:02On va faire le point également
19:03sur la situation
19:05avec les équipes de BFM TV
19:06sur le terrain.
19:07Où en sont les blocages ce soir ?
19:09Comment les agriculteurs
19:10ont-ils réussi à déjouer
19:11les interdictions de manifester ?
19:13C'est l'événement de 60 minutes.
19:14Eléa Morel et Manuela Brown.
19:19Cette colère agricole
19:20qui s'invite en plein cœur
19:21de la capitale.
19:23Tout s'est joué vraiment
19:23en pleine nuit.
19:25Les tracteurs sont arrivés
19:25par petits groupes
19:26et ils ont réussi
19:27soit à contourner,
19:28soit à forcer des barrages.
19:30Des agriculteurs
19:31qui prennent les policiers
19:32à témoin sur leur souffrance.
19:34Vous allez trouver un certain nombre.
19:35Vous ne le comprenez pas, en fait.
19:37Vous ne le comprenez pas.
19:38Vous ne le comprenez pas
19:39parce que c'est trop tard.
19:41On essaie le tout pour le tout.
19:43Paris, c'est la capitale.
19:46Faire quoi de plus ?
19:47Qu'est-ce qu'il faut faire ?
19:48Bien sûr que le Mercosur,
19:49il faut dire non,
19:50Mercosur, il ne faut pas le signer.
19:51Le but des agriculteurs,
19:54c'est d'être reçus
19:55à l'Assemblée nationale.
19:57Un accueil très hostile
19:59pour le moment
20:00pour Yaël Braun-Pivé.
20:04Alors, un projectile
20:06sur la présidente
20:07de l'Assemblée nationale.
20:09Quand ils expriment
20:10quelque chose
20:11qui est profondément ancré,
20:13c'est toujours légitime.
20:15D'un côté,
20:16la présidente
20:16de l'Assemblée nationale
20:17qui va au dialogue
20:18avec les manifestants.
20:19Quelques minutes plus tôt,
20:20la porte-parole du gouvernement
20:21qui juge
20:22cette entrée
20:23des agriculteurs
20:23dans Paris
20:23inacceptable.
20:26Je n'ai qu'une chose à dire.
20:27Tout ça est illégal.
20:28Nous ne laissons pas faire
20:29et nous ne laisserons pas faire.
20:32On peut durcir le mouvement
20:33et ça peut finir
20:34en révolution.
20:35Voilà donc pour les principales
20:40images du jour.
20:41On va retourner
20:42évidemment un peu partout
20:43en France
20:44et notamment à Paris.
20:45La situation est un peu confuse.
20:47Ce soir,
20:48certains tracteurs
20:48sont en train de quitter
20:49les lieux de blocage.
20:50D'autres y restent.
20:52Pour l'instant,
20:52Laurent Nunez,
20:53le ministre de l'Intérieur,
20:54a tenu une conférence de presse.
20:55On va en parler
20:56dans un instant.
20:57D'abord avec vous,
20:58Nicolas Dumas,
20:58puisque vous êtes près
20:59de l'Arc de Triomphe
20:59à Paris.
21:01Est-ce que les tracteurs
21:02sont toujours là
21:03ce soir
21:03ou est-ce qu'ils sont en train
21:04de quitter les lieux ?
21:08Les tracteurs sont toujours là.
21:10Il y a une quinzaine
21:10de tracteurs
21:11et ils sont entourés autour
21:12par les CRS
21:14et les gendarmes
21:15qui maintiennent
21:17une sorte de sécurité autour.
21:19Ici,
21:19il y a environ
21:19un peu plus d'une centaine
21:21de personnes,
21:22d'agriculteurs
21:23de la coordination rurale
21:24qui sont présents ici.
21:27Je me trouve
21:27avec Karine Duc
21:28qui est la coprésidente
21:30de la...
21:31de la co...
21:34Non,
21:34je suis présidente
21:35de la Chambre d'agriculture.
21:36Présidente de la Chambre d'agriculture,
21:37effectivement,
21:37c'était présidente
21:38de la Chambre d'agriculture
21:39du Lot-et-Garonne.
21:41Aujourd'hui,
21:42Emmanuel Macron
21:43a annoncé
21:44que la France
21:45voterait non
21:46au Mercosur.
21:47Pour vous,
21:47est-ce que ça change
21:48quelque chose ?
21:49Mais non,
21:50le sujet,
21:51ce n'est pas le Mercosur,
21:51Mercosur,
21:52aujourd'hui.
21:53Le Mercosur,
21:54de toute façon,
21:55il est déjà acté.
21:56On est déjà
21:57en grande difficulté
21:58alors que ce traité
21:59n'est pas appliqué.
22:00certes,
22:01c'est un sujet important
22:02parce que quand il sera appliqué,
22:03ce sera un coup
22:04beaucoup plus fort
22:06et...
22:07Mais aujourd'hui,
22:08Emmanuel Macron
22:09parle du Mercosur
22:10pour éviter de parler
22:11des autres sujets
22:12qui sont plus prégnants.
22:14On attend
22:16à 19h30
22:18une prise de parole
22:19d'Annie Gennevard
22:20sur notre antenne.
22:21Qu'est-ce que vous attendez ?
22:22Qu'est-ce que la ministre
22:22pourrait annoncer
22:23qui ferait vous dire
22:25que vous avez été entendu ?
22:27La ministre doit annoncer
22:29en bonne et due forme
22:30son soutien aux agriculteurs
22:32et doit donc du coup
22:33annoncer,
22:35faute de pouvoir réglementer
22:36au niveau de l'Assemblée nationale,
22:38elle doit annoncer
22:39un moratoire.
22:41Quand on a une profession
22:42qui est en extrême difficulté,
22:44il faut la libérer
22:45complètement.
22:46Un moratoire est efficace
22:48dans ce cas-là.
22:49Un moratoire sur tous les contrôles
22:50mais aussi sur toutes les normes
22:52qui nous entravent en permanence.
22:53C'est du franco-français
22:54qui est à sa main,
22:55à la main du gouvernement
22:56et on l'attend là-dessus,
22:58bien entendu,
22:58il y a d'autres sujets
22:59qu'on a déjà énumérés,
23:01qu'on lui a donnés
23:02tout aujourd'hui.
23:04Mais ce point-là
23:05nous permettrait
23:07de reprendre du souffle
23:08et c'est quelque chose
23:09qui pourrait également
23:10lui faire gagner de l'argent
23:12parce que ses agences
23:13qui ne servent strictement à rien
23:14pourraient mettre
23:16la clé sous la porte
23:17et nous permettre
23:18de travailler
23:19avec plus de sérénité
23:20et moins de contraintes.
23:21Merci beaucoup Karine Duc,
23:23la présidente de la chambre
23:24d'agriculture du Lot-et-Garonne
23:25et effectivement là,
23:27pour le moment,
23:27les agriculteurs sont bien mobilisés
23:29ici,
23:29ils ne comptent pas partir
23:30de la place de l'Étoile
23:32devant l'Arc de Triomphe.
23:34Merci Nicolas Dumas
23:35avec Adrien Fache.
23:36On traverse tout Paris
23:36pour aller du côté
23:37de la Porte d'Auteuil.
23:38Je vous signale
23:38qu'on recevra dans quelques instants
23:40le vice-président
23:40du Rassemblement National,
23:42Sébastien Chenuc.
23:43Je salue,
23:43bonsoir.
23:44Bonsoir, monsieur.
23:44Bienvenue,
23:45vous nous expliquez
23:45ce que vous pensez
23:46de ces mouvements
23:47et de ce qui s'est passé
23:48un peu plus tôt
23:48dans la journée
23:49avec Yael Brown-Pivet,
23:51la présidente de l'Assemblée
23:52et nous recevrons ensuite
23:53Annie Gennevard
23:54qui va donc s'adresser
23:54sur ce plateau
23:55aux agriculteurs
23:57pour expliciter
23:58la position de la France
23:58qui va donc voter non
23:59demain à ce traité
24:01sur le Mercosur.
24:02C'est une information
24:02de BFM TV.
24:04On traverse tout Paris,
24:05disais-je,
24:05pour aller du côté
24:06de la Porte d'Auteuil
24:07où nous attend
24:07Célia Jusfrédi.
24:09Même question,
24:10Célia,
24:10les tracteurs sont-ils
24:11toujours là
24:12ou qu'ont-ils quitté
24:13désormais la capitale.
24:17Alors ici,
24:17ce n'est pas la même situation
24:18qu'à l'Arc de Triomphe.
24:20Les agriculteurs sur place
24:21ont décidé donc
24:22de lever le camp
24:23parce qu'ils n'ont pas
24:24vraiment le choix.
24:25Ils ont l'autorisation
24:26de rester jusqu'à 20h30,
24:2821h avant que les forces
24:30de l'Ordre
24:30fassent en sorte
24:31qu'ils s'en aillent.
24:32Alors je suis avec
24:33Justin Lausson
24:34qui est co-directeur
24:35de l'Accordation Rurale
24:36d'Ordoigne.
24:37Bonsoir.
24:37Qu'est-ce que vous retenez
24:38de votre journée d'action
24:39aujourd'hui ?
24:40Alors qu'est-ce qu'on retient ?
24:41On retient qu'on a réussi
24:43à rentrer aux portes de Paris.
24:45On a porté nos doléances
24:46à l'Assemblée nationale
24:47et au Sénat.
24:49Mais pour l'instant,
24:49on n'a toujours pas de réponse.
24:50Donc on nous répond
24:52encore une fois par la force.
24:53Voilà, à force,
24:54on en a marre.
24:56Qu'est-ce que vous attendez
24:57justement comme mesure concrète ?
24:59Eh bien, on veut
25:00un nouveau protocole
25:01sur la DNC
25:02et un moratoire
25:04sur les normes
25:04et contraintes
25:05franco-françaises.
25:08On parle beaucoup
25:09de Mercosur.
25:09Je vous annonçais
25:10tout à l'heure
25:10qu'Emmanuel Macron
25:11ne signera pas
25:12ce contrat.
25:14Qu'est-ce que vous en pensez ?
25:15C'est bien qu'il ne signe pas
25:16mais comme l'Italie
25:17s'est retirée,
25:18il sera signé quand même.
25:20C'est juste
25:21histoire politique.
25:23On sent au bout d'un moment
25:24que vous êtes un peu
25:25lassé de ce combat ?
25:27Oui, ça fait
25:28deux ans et demi
25:29qu'on a toujours
25:30les mêmes revendications.
25:31Il n'y a rien qui change.
25:32À un moment donné,
25:33il va vraiment falloir
25:34que ça change
25:35parce que là,
25:36ce n'est plus possible.
25:37Nous, dans les fermes,
25:38on en crève,
25:40on ne vit plus,
25:40on ne vit plus notre métier,
25:42on a des charges
25:42de plus en plus lourdes.
25:44Il faut que ça change.
25:46Je voulais le signaler,
25:47vous êtes quand même
25:47venu de Dordogne.
25:49C'est très important
25:50de le dire.
25:51Il y a eu
25:51plus de 700 kilomètres
25:53pour ces agriculteurs
25:54venus de Dordogne
25:54qui sont ici.
25:56Les derniers moments,
25:57tout le monde est en train
25:58de préparer son tracteur,
26:00sa voiture
26:00afin de partir
26:01pour se reposer
26:02avant de reprendre
26:03la route demain
26:04jusqu'à leur département d'origine.
26:06Voilà,
26:07les toutes dernières informations.
26:08Merci à vous Célia
26:08avec Jérémy Paolini
26:09du côté de la Porte d'Auteuil
26:11à Paris.
26:12Thomas Joubert,
26:12vous nous avez rejoint
26:13puisque cette opération
26:14coup de poing
26:14des agriculteurs,
26:15elle pose aussi
26:16quelques questions
26:17de sécurité
26:18et de maintien de l'ordre.
26:20En théorie,
26:21les agriculteurs
26:22n'avaient pas le droit
26:23de manifester
26:23dans les lieux
26:24les plus sensibles
26:24de la capitale.
26:25Il y avait un arrêté préfectoral
26:27qui avait été pris.
26:28Comment est-ce qu'ils ont fait
26:29pour arriver jusque-là ?
26:30Ils ont effectivement bravé
26:31simplement les interdictions
26:32de rassemblement
26:33depuis deux jours.
26:34Plus de 250 tracteurs
26:36se dirigeaient vers Paris
26:37en provenance
26:37de plusieurs départements,
26:38notamment du sud-ouest.
26:40Ils sont arrivés,
26:40vous allez le voir
26:41sur cette carte,
26:41par les départements
26:42de l'ouest
26:43et du sud
26:44de l'île de France,
26:45notamment la Seine-et-Marne,
26:46l'Essonne,
26:47les Yvelines
26:47et les Hauts-de-Seine.
26:48Les forces de l'ordre
26:49étaient pourtant largement
26:50mobilisées
26:51avec des hélicoptères
26:52dotés de caméras
26:53et des drones
26:53pour repérer
26:54l'arrivée des convois.
26:55Mais selon nos informations,
26:57certains agriculteurs
26:58sont parvenus
26:58à échapper aux policiers
26:59en passant
27:00à travers champs
27:01et puis d'autres
27:02ont purement
27:03et simplement
27:03forcé les barrages.
27:05On va regarder
27:05ce qui s'est passé
27:05par exemple
27:06à Antony
27:06dans les Hauts-de-Seine.
27:08Nous sommes à moins
27:08de 25 km
27:09de la capitale.
27:10Ce matin,
27:10les manifestants
27:11ont poussé
27:12la voiture de police
27:13qui leur barrait le passage.
27:14Des barrages également
27:15forcés dans les Yvelines
27:16et en Seine-et-Marne.
27:18Mais les forces de l'ordre
27:18ont tout de même
27:19réussi à contenir
27:20une centaine de tracteurs
27:21en banlieue
27:22alors qu'ils s'approchaient
27:23de Paris.
27:24Mais évidemment,
27:24pas tous
27:25vu le nombre
27:25d'accès à la capitale.
27:27On va regarder des chiffres
27:29donnés par la préfecture
27:29de police.
27:30Elle a recensé
27:31109 tracteurs
27:32aujourd'hui
27:33dans toute la région parisienne
27:34dont 63 en périphérie
27:36et 46 à Paris.
27:38Plusieurs dizaines
27:39sont en effet arrivés
27:40jusqu'à la porte d'Orléans
27:41et à la porte d'Auteuil
27:42où ils ont été bloqués.
27:44Et au final,
27:4446 tracteurs
27:45ont donc réussi
27:46à pénétrer dans la capitale.
27:47Ils sont entrés
27:48par les portes sud de Paris
27:49et vers 3h30,
27:50une dizaine d'entre eux
27:51s'est donc garés
27:52fièrement devant
27:53la tour Eiffel
27:53puis des côtés
27:54de l'Arc de Triomphe
27:55et devant l'Assemblée nationale.
27:56Mais on peut bien dire, Thomas,
27:58que la mobilisation
27:58se poursuit ce soir à Paris
28:01et pas uniquement
28:01dans la capitale.
28:02Alors oui,
28:03à l'heure où on se parle,
28:03des agriculteurs
28:04sont en train
28:05de quitter la capitale
28:06mais en région,
28:06les dépôts de carburant
28:07commencent à être bloqués.
28:09Un à Bassan
28:09près de Bordeaux,
28:10un autre à Entre-Lacs
28:11en Savoie.
28:12Il y a toujours ce point
28:13de blocage
28:13sur la Nationale 7
28:14du côté de Lyon.
28:15Des blocages aussi
28:16à signaler
28:17sur les autoroutes
28:18avec 4 barrages
28:19recensés par le réseau Vinci
28:20sur la 7, la 9, la 61
28:22ou encore la 20.
28:24En revanche,
28:24le blocage de la ville de Rodez
28:26a été levé à la mi-journée
28:27et des opérations escargots
28:28sont prévues aussi ce soir
28:29sur l'A2 et l'A27
28:30dans les Hauts-de-France.
28:32Voilà pour le point.
28:32Merci beaucoup Thomas Joubert.
28:34Bonsoir Dominique Rizet.
28:36Au vu de ce que vient
28:37de nous dire Thomas,
28:38c'est-à-dire
28:38ce qui s'est passé ce matin,
28:39cette interdiction de manifester
28:41qui n'a pas été
28:41exactement respectée,
28:42est-ce qu'il y a eu
28:43des trous dans la sécurité
28:44à Paris
28:44ou est-ce que volontairement
28:46les autorités
28:47ont laissé faire
28:47les agriculteurs
28:48par crainte d'un dérapage ?
28:49J'ai remarqué
28:49qu'il y avait déjà
28:50deux manifs.
28:51Il y avait celle
28:51de la FNSEA
28:52qui était déclarée.
28:53Le mouvement
28:53de la coordination rurale
28:55ne l'était pas.
28:56Les tracteurs 43,
28:58la coordination rurale,
28:59ont réussi à entrer
29:00dans Paris.
29:01Oui,
29:02il s'est passé
29:03quelque chose
29:03difficile à expliquer
29:05parce que la salle
29:06de commandement
29:07est reliée
29:07à toutes les caméras
29:08de vidéosurveillance
29:09de Paris.
29:09Donc,
29:09il est assez
29:11surprenant
29:13qu'on n'ait pas vu passer
29:14ces tracteurs
29:15qui n'étaient pas
29:15dans la file
29:16des tracteurs autorisés.
29:17Maintenant,
29:19la réponse,
29:20on ne l'a pas encore
29:21de la préfecture de police.
29:22On nous dit simplement
29:23ils ont contourné
29:24des barrages
29:25pour arriver jusqu'ici.
29:27Mais c'est vrai
29:27qu'une fois qu'ils sont
29:28entrés dans Paris,
29:29c'est assez étonnant
29:29qu'on n'ait pas pu
29:31les arrêter.
29:31Sébastien Chenu,
29:32est-ce que vous dites
29:32comme le gouvernement
29:33que les blocages
29:35sont inacceptables ?
29:37Les agriculteurs
29:38vont mourir
29:38dans notre pays.
29:40Voilà ce qui va se passer.
29:41Donc,
29:42moi je veux bien
29:42qu'il y ait 43 tracteurs
29:44qui soient entrés dans Paris
29:45et c'est probablement
29:46pas bien
29:46d'être entrés en tracteurs
29:48dans Paris.
29:49Que 43 tracteurs
29:50soient entrés dans Paris.
29:5046, pardon.
29:5146,
29:53corrige Dominique Rizet.
29:54C'est probablement très mal
29:56mais ils vont mourir.
29:58Et ce qui est très mal,
29:59surtout,
30:00c'est la trahison
30:01de l'État,
30:02la trahison du président
30:03de la République
30:04en signant ce Mercosur,
30:06en ayant laissé signer
30:07ce Mercosur,
30:08en s'y opposant.
30:10Demain,
30:10mais c'est fini.
30:11Vous avez vu les images
30:13peut-être sur votre écran
30:14Sébastien Chudin
30:15il y a quelques instants.
30:16Dans certains cas,
30:16les agriculteurs
30:17n'ont pas contourné
30:18les forces de l'ordre.
30:19Ils ont forcé les barrages.
30:20Dans d'autres cas,
30:21on parlerait de refus
30:22d'opérés
30:23et il y avait des policiers
30:24sur ces barrages
30:24ou des gendarmes.
30:25Non mais c'est jamais bien
30:26de contourner les ordres,
30:28de contourner la loi
30:30et de forcer.
30:30Ce n'est pas des black blocs.
30:32On va aussi revenir sur Terre.
30:33Les agriculteurs
30:34n'ont rien cassé,
30:35n'ont tué personne.
30:37Ils vont mourir.
30:38Ce ne sont pas
30:38des black blocs.
30:39Ils doivent être traités
30:40avec respect,
30:42avec autorité aussi
30:43parce qu'ils ne doivent pas
30:44échapper évidemment
30:45à la loi.
30:46Mais ils vont mourir
30:47et ce ne sont pas
30:47des black blocs.
30:48Donc j'aimerais aussi
30:49qu'on prenne ceci
30:50en considération.
30:51C'est le champ du signe
30:52de l'agriculture française
30:54qui est en train
30:54de se produire.
30:55Moi, je ne souscris pas
30:57aux violences
30:58contre la présidente
30:59de l'Assemblée nationale.
31:00Vous êtes vice-présidente
31:02de l'Assemblée.
31:02Elle est présidente.
31:03J'avais vu ces images.
31:04Elle est venue
31:04à la rencontre ce matin
31:05des agriculteurs
31:06qui étaient devant.
31:07Elle a reçu
31:07un projective
31:09ou un crachat.
31:10Elle n'a pas à se faire maltraiter.
31:11Elle n'a pas à se faire maltraiter.
31:12Moi, j'étais ce matin
31:14pour un déplacement
31:15dans les Pyrénées-Orientales
31:16avec la députée
31:16Sandrine Dogorsuch
31:17sur des barrages
31:20à côté de Perpignan.
31:22Ça s'est très bien passé.
31:23On peut discuter.
31:24Et je crois que
31:25ce que veulent les agriculteurs
31:26c'est discuter.
31:27Mais ils veulent aussi,
31:28notamment sur la DNC,
31:29un moratoire
31:30sur un certain nombre
31:31de protocoles.
31:32Ils veulent repartir
31:33avec quelque chose
31:34qui a bougé
31:35parce que ça fait des années
31:36quand même
31:36que ces agriculteurs
31:37sont baladés
31:38par tous les ministres
31:39successifs de l'agriculture,
31:41par le président de la République
31:42et son décalage
31:43d'une semaine
31:44de la signature du Mercosur.
31:45En fait, ça fait des années
31:46qu'à partir du moment
31:48où on a accepté
31:48que l'Union européenne
31:49gère à la fois
31:50le commerce extérieur,
31:51enfin les accords commerciaux
31:52de notre pays
31:53et l'agriculture,
31:55eh bien ça fait des années
31:56qu'en fait,
31:56ils savent
31:57qu'ils sont la cible
31:58de l'Union européenne
31:59et qu'ils vont mourir.
32:00Donc, à force d'être baladés,
32:02il y a un moment
32:02où ils craquent,
32:03ils sont en train de craquer.
32:04– Bonsoir Bruno Jeudy.
32:05– Bonsoir.
32:06– On a donc appris
32:06ce soir,
32:07c'est une information
32:08de BFM TV
32:09que la France votera non
32:10demain lors de la réunion
32:12des 27 sur ce traité
32:14du Mercosur.
32:15Ça va changer quoi
32:16et quel est le message ?
32:17– Alors, la France votera non.
32:19Contrairement à la dernière fois,
32:20et ce n'était pas
32:20il y a une semaine,
32:21c'était il y a un mois à peu près,
32:22il y a trois semaines,
32:23un mois,
32:24la France est aujourd'hui
32:25assez isolée.
32:26Elle n'a plus
32:26cette minorité de blocage
32:28qui empêchait formellement
32:29la signature
32:30de ce traité
32:32dit du Mercosur,
32:33c'est-à-dire avec un certain
32:34nombre de pays
32:34d'Amérique du Sud
32:35puisque l'Italie
32:36s'est ralliée
32:37à la majorité
32:39et en quelque sorte
32:41autorise Ursula von der Leyen,
32:42la présidente de la Commission,
32:43– L'Italie, c'est un peu
32:44votre allié naturel, Sébastien.
32:45– À se rendre…
32:45– Mais bientôt,
32:46ça va être notre faute.
32:46– À se rendre samedi,
32:48à se rendre samedi.
32:50– Non mais attendez,
32:50j'expose les faits.
32:51– Non mais vous ne dites pas tout,
32:52Bruno.
32:53– Si, si, attendez,
32:53je vais dire tout.
32:55Attendez, je vais dire tout.
32:56Donc voilà,
32:57la France aujourd'hui,
32:58avec les Polonais,
32:59avec deux ou trois autres pays,
33:00ne dispose plus
33:01de cette minorité de blocage.
33:04Le président Emmanuel Macron
33:05avait dit
33:06qu'il allait profiter de ce mois
33:08pour essayer de convaincre
33:09d'autres pays,
33:09il n'y est pas parvenu,
33:10mais surtout pour essayer
33:11d'obtenir des choses,
33:12des concessions
33:13de la part des pays
33:14d'Amérique du Sud
33:15et c'est ce que la Commission
33:16a tenté de négocier.
33:18Aujourd'hui,
33:18l'Elysée estime
33:19qu'il y a des concessions
33:21qui ont été faites,
33:21des mesures de sauvegarde
33:22qui sont des freins
33:23aux importations,
33:25des mesures de réciprocité
33:26notamment pour tout ce qui est
33:28les produits importés
33:29et exportés
33:30et puis surtout
33:31les contrôles aux frontières
33:32et dans les ports,
33:33c'est ce qu'ils estiment
33:34plus ce qu'il y a eu
33:35pour la PAC
33:35puisque la France,
33:36entre-temps,
33:36dans la renégociation
33:37de la politique agricole commune
33:39qui va maintenant
33:40aller jusqu'en 2034,
33:4145 milliards ont été débloqués
33:43et l'Elysée estime
33:44que les agriculteurs français
33:46ne verront pas
33:46l'enveloppe disponible
33:48pour la France
33:49baisser d'ici 2034.
33:51Ça ne veut pas dire
33:52que ce soit suffisant
33:53mais ça,
33:54ça n'était pas suffisant
33:55que le président vote
33:57ce Mercosur,
33:58il a décidé de voter non.
33:59Pourquoi ?
34:00Pour des raisons essentiellement,
34:01j'allais dire,
34:02politiques intérieures
34:03plus qu'économiques.
34:04C'est parce que l'Assemblée
34:05et le Sénat
34:06de manière unanime
34:06sont opposés au Mercosur
34:08et s'il avait décidé
34:09de voter oui
34:10ou même de s'abstenir,
34:11il prenait le risque
34:12de faire renverser
34:13son gouvernement
34:13et c'est donc essentiellement
34:14pour des raisons politiques
34:16qu'il sait non.
34:17Dans l'entourage du président,
34:19on dit aussi
34:19que au fond,
34:20les problèmes de l'agriculture française
34:21tiennent moins au Mercosur
34:22plus à des problèmes
34:23de productivité,
34:25des problèmes
34:25d'organisation des filières
34:27et autres.
34:27Enfin, on ne va pas
34:28pas entrer dans le détail ici.
34:29C'est ce que vous réclamiez
34:31que la France s'oppose
34:31au traité ?
34:31Non, mais il faut tout dire.
34:33À quel moment
34:34Emmanuel Macron
34:34s'est opposé au Mercosur ?
34:35Moi, je vous rappelle
34:36qu'en 2019,
34:37il était d'accord
34:38avec le Mercosur.
34:39On peut retrouver d'ailleurs
34:40les traces de son expression
34:41que ça veut dire
34:41que ça fait 25 ans
34:42que ça se négocie le Mercosur.
34:44Mais ça veut dire
34:44que par exemple,
34:45en 2019,
34:46Emmanuel Macron
34:46laissait continuer
34:48ses négociations
34:49sur le Mercosur.
34:50En 2019,
34:51il n'a pas été non plus
34:52adopté le Mercosur.
34:53Ça veut dire
34:53qu'il a laissé passer.
34:54Il a laissé passer
34:55le train à ce moment-là.
34:56Ensuite,
34:57vous dites
34:57il n'y a pas de majorité.
34:58Je vais terminer.
35:00Vous dites
35:01il n'y a pas de majorité,
35:02c'est bien dommage,
35:03la France est isolée.
35:04À quel moment
35:04le président de la République
35:05a fait en sorte
35:06de s'opposer ?
35:07Il a laissé le texte
35:08se scinder,
35:09car vous savez très bien,
35:10alors c'était un peu technique,
35:11où le texte n'était pas scindé
35:12et il fallait une unanimité
35:14des pays,
35:15où le texte était scindé
35:16et il fallait une majorité.
35:17Il a laissé.
35:18À quel moment
35:18il s'est opposé ?
35:19Jamais.
35:19Pire,
35:20à quel moment
35:21il a effectué
35:21des voyages diplomatiques
35:23pour essayer de trouver
35:23des alliés ?
35:24En réalité,
35:25Emmanuel Macron,
35:25vous l'avez vu
35:26en train de faire le tour
35:27des pays européens
35:28d'aller mobiliser ?
35:30Il a abandonné
35:32les agriculteurs
35:33en race qu'en fait.
35:34C'est ça la réalité.
35:35Il y a beaucoup de pays européens
35:36qui sont pour le Mercosur.
35:37C'est une réalité aussi.
35:38La règle aujourd'hui
35:39de l'Europe,
35:40c'est s'il n'y a pas
35:41une minorité de blocage,
35:42ça passe.
35:42Il n'y a pas
35:47de majorité de blocage
35:48parce qu'il n'y a pas
35:48assez de pays
35:49qui représentent
35:49assez de population.
35:50À la base,
35:51il y avait un texte
35:52sur lequel il fallait
35:52une unanimité.
35:54Est-ce que vous l'entendez ?
35:55Une unanimité.
35:55Il fallait que tous les pays
35:56soient d'accord.
35:57Ce texte,
35:57il a été scindé
35:58parce que la France
35:59ne s'est pas opposée
36:00à ce que ce texte
36:01soit scindé.
36:01Maintenant,
36:02il faut juste une majorité.
36:03C'est beaucoup plus facile
36:03de trouver une majorité
36:05pour faire passer un texte
36:06que tous les pays.
36:07Est-ce que vous permettez
36:09Sébastien Chenu
36:09qu'on prenne un tout petit peu
36:11de recul ?
36:11Il y a quelques années,
36:12et j'ai eu l'occasion
36:13d'en parler avec vous
36:14sur d'autres plateaux,
36:15vous vous êtes opposé,
36:16vous le Rassemblement National,
36:17au CETA,
36:18le Créter de Libre-Échange
36:19entre l'Europe et le Canada.
36:21On a un peu de recul aujourd'hui.
36:22Tous les députés RN
36:23avaient voté contre à l'époque.
36:24Je suis allé vérifier aujourd'hui.
36:26Avec un peu de recul aujourd'hui,
36:27on a 8 ans de recul.
36:28On se rend compte
36:28que l'excédent commercial
36:30de l'Europe
36:30par rapport au Canada,
36:31non seulement il ne s'est pas inversé,
36:32mais il a même gonflé.
36:34Il a été multiplié.
36:34Ça rapporte 600 millions par an.
36:36Est-ce que vous n'êtes pas aujourd'hui
36:37en train de faire la même chose
36:38avec le Mercosur ?
36:39Monsieur Fouvel,
36:39vous ne pouvez pas mettre en parallèle
36:40des choses,
36:41ce n'était pas la même période,
36:41ce n'est pas le même moment,
36:42mais surtout...
36:42C'était déjà la majorité,
36:44Monsieur Chemin,
36:45puisque l'Italie
36:45avait voté contre à l'époque.
36:46Ce qui pose problème,
36:48ce sont les accords de libre-échange
36:49tels que nous les connaissons.
36:51Nous, on ne dit pas
36:51qu'il faut échanger avec personne.
36:52C'est totalement ridicule.
36:54On dit que simplement,
36:55on a délégué à l'Union Européenne
36:57la capacité,
36:58un, de gérer notre agriculture.
36:59Il n'y aura pas de hausse de la PAC,
37:01parce que c'est un déblocage de crédits
37:02qui sont sur le budget à venir
37:04qui sont faits,
37:05mais ce n'est pas du tout
37:06une hausse de la PAC.
37:06C'est-à-dire, vous au pouvoir...
37:07Le même budget,
37:08ça aussi, c'est un enfumage total
37:09des agriculteurs.
37:10C'est-à-dire que c'est bien compris.
37:11Sébastien Chenu, soyons concrets,
37:12vous au budget,
37:13il n'y a plus de PAC ?
37:14Mais pas du tout.
37:15Qu'est-ce que vous êtes en train de dire ?
37:16On a délégué à l'Europe
37:17la gestion de l'agriculture.
37:18Bien entendu.
37:19Et on a délégué aussi à l'Europe
37:20la gestion des accords de libre-échange,
37:23du commerce extérieur de la France.
37:24Donc, à partir du moment
37:25où on n'a plus notre souveraineté
37:27sur ces leviers-là,
37:28eh bien, il ne faut pas s'étonner
37:30que des pays,
37:31et notamment Mme von der Leyen
37:32à la tête de la Commission,
37:33favorisent l'Allemagne
37:34et la vente des voitures allemandes.
37:35La réalité, c'est ça.
37:36Si ce n'est pas vrai,
37:37a dans notre faveur.
37:38J'entends ce que vous dites
37:39sur ce qui n'a pas été fait
37:40depuis quelques années, selon vous.
37:42La situation maintenant,
37:42elle est celle à l'instant T.
37:44Un vote demain,
37:45pas de minorité de blocage.
37:46Ursula von der Leyen
37:46dans l'avion lundi
37:48pour aller signer le traité
37:49avec les pays d'Amérique latine,
37:52au Paraguay.
37:53Est-ce que pour vous,
37:54il y a encore moyen
37:56d'y échapper au Mercosur ?
37:57Bien sûr,
37:57mais la France a encore des leviers.
37:59Comment ?
37:59On a une contribution nette
38:00à l'Union européenne.
38:01On donne plus qu'on ne reçoit.
38:04Eh bien, on peut agir.
38:05On peut dire,
38:05écoutez, cette année...
38:06Donc, on fait comme Margaret Thatcher,
38:07on ne signe plus
38:08« I want my money back ».
38:09Mais je pense qu'à un moment,
38:10pour faire un bras de fer,
38:11il faut en avoir
38:12d'abord la volonté politique,
38:13le courage et avoir le bras.
38:15On a le bras.
38:16On a la possibilité.
38:17On peut aussi,
38:18demain, se dire que,
38:19notamment à l'occasion
38:21des élections présidentielles,
38:22que nous, on souhaite par exemple
38:22la sortie de l'agriculture
38:25de ces accords de libre-échange.
38:26Il y a eu déjà une exception
38:27sur les produits culturels.
38:29Ils ne sont pas
38:29dans les accords de libre-échange.
38:30On pense qu'on peut le faire.
38:32Mais le fait qu'on ait encore
38:33la possibilité financière,
38:35on a un seul levier pour agir,
38:37moi, j'ai dit à Mme Genevard,
38:38qui est ministre,
38:38ne soyez pas la ministre du Mercosur.
38:40Il y a quand même une partie
38:41des filières agricoles
38:42qui s'y retrouvent aussi
38:42dans ces traités.
38:43C'est la raison pour laquelle
38:47je vous dis qu'il faut
38:48des accords bilatéraux
38:49dans lesquels,
38:50filière par filière,
38:51on puisse négocier.
38:52Merci beaucoup Sébastien Chenu.
38:53On avait prévu,
38:54normalement,
38:54de parler aussi un petit peu
38:55du procès en appelé
38:56Mais c'est une vraie trahison
38:56quand même.
38:57qui débute la semaine prochaine.
38:58Notre agriculture,
38:59c'est quand même un traumatisme
39:00pour le pays.
39:01On va parler de tout cela
39:02avec celle que vous venez de citer
39:03il y a quelques instants.
39:04Annie Genevard,
39:05la ministre de l'Agriculture
39:05qui va vous succéder
39:07sur ce plateau.
39:08Merci beaucoup Sébastien Chenu
39:09pour revenir donc
39:10sur cette annonce
39:11aujourd'hui de la France.
39:12Annonce finalement
39:13sans conséquence
39:14sur ce qui va se passer demain.
39:15Mais la France votera bien non
39:17demain lors du vote
39:19des 27 sur le traité
39:20du Mercosur,
39:20ce traité de libre-échange
39:21entre la France
39:24et l'Amérique latine.
39:25Vous réservez une validation
39:26quand même du Parlement européen.
39:28Alors,
39:29pendant qu'Annie Genevard
39:30salue Sébastien Chenu,
39:32Madame la ministre,
39:33on va vous demander pardon,
39:34je vous interromps,
39:35je vous dirais en train
39:35de discuter avec Sébastien Chenu
39:38qui disait sur ce plateau
39:39bonsoir,
39:39soyez la bienvenue.
39:40Bonsoir.
39:40Annie Genevard ne doit pas
39:41être la ministre du Mercosur.
39:43La France a plié face à l'Europe.
39:46Ce nom d'Emmanuel Macron
39:48finalement ne servira à rien.
39:50Je ne sais pas
39:50ce que vous lui avez dit
39:50à l'oreille
39:51en quittant le plateau.
39:52Qu'est-ce que vous pouvez dire
39:52ce soir aux téléspectateurs
39:54et aux agriculteurs ?
39:55Moi, je dis que la France
39:56a été constante,
39:57claire,
39:58elle a dit la vérité,
39:59sa fidélité aux agriculteurs,
40:02elle a dit non.
40:03C'est un nom puissant,
40:05c'est un symbole fort
40:06et je pense qu'il y a là
40:08la manifestation
40:09de l'expression
40:11d'une volonté
40:12de ne pas laisser
40:13l'agriculture française
40:15être sacrifiée
40:16sur le tel du libre-échange,
40:18d'un libre-échange ancien,
40:19mal pensé, mal calibré.
40:21Mais c'est un nom
40:22qui ne change rien.
40:22Alors, vous savez,
40:25un nom qui dit,
40:27qui est adossé au bien,
40:30et le bien,
40:31c'est la défense
40:31de quelque chose
40:32d'infiniment précieux
40:33dans notre pays.
40:34minoritaire et avoir raison
40:35que de voter avec tout le monde.
40:36Mais pour les agriculteurs
40:37qui manifestaient encore aujourd'hui
40:39à Paris et dans de nombreux points,
40:41ça ne changera rien.
40:42Le Mercosur,
40:42ils ne le veulent pas.
40:43Alors, ça fait une énorme différence
40:45pour eux de savoir
40:45que la France dit non
40:47et qu'elle exprime ainsi
40:48son soutien au monde agricole.
40:51L'intégralité du Parlement
40:53a dit non.
40:55Les Français sont majoritairement
40:56hostiles à ce projet d'accord,
40:58à la signature de cet accord.
41:00Pourquoi ?
41:01Parce qu'il expose des filières sensibles,
41:04très sensibles.
41:05La filière du poulet,
41:07du bœuf,
41:08du sucre,
41:08de l'éthanol,
41:09du miel,
41:10ce sont des filières
41:11dans lesquelles nous avons
41:12une excellence reconnue
41:13dans le monde.
41:14Et cet accord
41:15ferait entrer massivement
41:17des productions
41:18qui ne respectent pas
41:19nos standards.
41:20D'accord, Madame la Ministre,
41:21on comprend bien
41:21votre position,
41:22mais vous dites effectivement
41:24l'Assemblée nationale,
41:25le Sénat,
41:26les Français,
41:28la totalité de la classe politique.
41:29Mais qu'est-ce que ça change ?
41:31Ursula von der Leyen
41:32va aller en Amérique du Sud
41:33signer ce traité.
41:35Ce traité devra ensuite
41:36être validé.
41:39Il y aura un vote
41:39au Parlement européen,
41:41mais la France a perdu
41:43dans cette affaire.
41:44Alors, moi,
41:45je ne partage pas du tout
41:46votre analyse.
41:47Vous ne mesurez pas
41:47à quel point ce vote
41:48il est regardé,
41:50il est puissant,
41:51il est significatif.
41:53Et imaginez le contraire.
41:55Imaginez que ce soir,
41:56la France ait dit
41:56oui au Mercosur.
41:58Imaginez le ressenti
41:59de nos agriculteurs
42:01alors même
42:01qu'ils manifestent
42:02leur détresse,
42:03leurs angoisses,
42:05leurs difficultés.
42:06Ça aurait tout changé
42:07dans notre pays,
42:09au niveau international,
42:10maintenant.
42:11Je voudrais vous dire
42:11une chose.
42:12Moi, ça fait des mois,
42:13j'entendais Sébastien Chenu
42:16dire
42:16« mais que n'a-t-on fait
42:17un travail diplomatique ? »
42:18Mais on l'a fait
42:19constamment.
42:20On l'a fait
42:21depuis des mois.
42:22Moi, j'ai rencontré
42:23tous mes homologues
42:24et la France
42:25ne sera peut-être
42:26pas majoritaire
42:27dans sa position.
42:28Certainement pas d'ailleurs.
42:30Mais elle n'est pas
42:31seule pour autant.
42:32Il y a d'autres pays
42:33qui expriment
42:34exactement le même rejet
42:36que nous.
42:36Il y a la Pologne,
42:37il y a la Hongrie,
42:38il y a l'Autriche,
42:39il y a la Belgique.
42:39Est-ce que ça veut dire
42:41que vous en appelez
42:42désormais au Parlement européen ?
42:44C'est l'étape suivante
42:44en disant aux députés européens
42:46« s'il vous plaît,
42:48rejetez ce traité ».
42:48Est-ce que c'est ça
42:49désormais la position de la France ?
42:50D'abord,
42:51il fallait déjà
42:52que la France exprime
42:55une position claire.
42:55Elle l'a fait ce soir.
42:57La France ne signera pas
42:58et je pense que
42:59véritablement,
43:00au regard de nos agriculteurs
43:02et au regard aussi
43:04des enjeux
43:04qui sont les nôtres,
43:05de défendre
43:05une certaine conception
43:06de l'agriculture,
43:07c'était très important.
43:09Maintenant,
43:09l'histoire n'est pas finie.
43:11Ce n'est pas la fin de l'histoire.
43:13C'est-à-dire ?
43:13Ce n'est pas la fin de l'histoire,
43:15pour reprendre une formule célèbre,
43:17tout simplement parce que
43:18demain,
43:19le Parlement européen
43:20va se saisir
43:21d'un vote
43:22sur le Mercosur.
43:23Et à date,
43:24rien ne garantit
43:26que le Parlement européen
43:27valide cet accord.
43:30C'est quand même
43:31une étape déterminante.
43:33Donc vous appelez
43:34le Parlement européen
43:35à aller contre la Commission ?
43:36Alors,
43:36ce n'est pas mon rôle.
43:38Moi,
43:39je respecte
43:40la séparation des pouvoirs.
43:41Je dis simplement
43:42qu'il appartient désormais
43:43au Parlement
43:44de s'exprimer.
43:45Et au Parlement,
43:46vous le savez...
43:46Les groupes sont divisés
43:47sur la question.
43:48Les groupes sont extrêmement divisés.
43:50Vous savez,
43:50le Parlement,
43:51personne n'a la majorité
43:52à soi tout seul.
43:53Donc forcément,
43:54il y a des recherches d'alliances
43:55sur toutes les décisions
43:56qui sont prises.
43:56Et on voit bien,
43:57d'ailleurs,
43:58c'est assez significatif
43:59que sur le Mercosur,
44:00il n'y a pas une droite
44:01qui serait pour,
44:02une gauche qui serait contre
44:03ou l'inverse.
44:03Il y a vraiment des majorités
44:09ou des minorités
44:10qui se dégagent,
44:11qui sont inattendues.
44:12Et d'ailleurs,
44:13il y a eu dans le passé récent
44:14des amendements
44:16contre le Mercosur
44:18qui ont été adoptés,
44:18de justesse,
44:19mais qui ont été adoptés.
44:20Vous disiez qu'il ne fallait pas
44:22exposer des filières
44:23déjà très fragilisées,
44:25la filière avicole,
44:27la filière bovine,
44:29l'éthanol,
44:30mais elles sont déjà fragilisées
44:31aujourd'hui
44:32par les problèmes internes.
44:34Le poulet,
44:35aujourd'hui,
44:35on a la concurrence
44:36du poulet ukrainien.
44:38Précisément.
44:39Pour la viande,
44:40il y a plus de viande allemande
44:43et belge dans nos assiettes,
44:44dans les restaurants,
44:45que de viande française.
44:48Et donc,
44:48ces filières sont déjà
44:49fragilisées.
44:50Quant à l'éthanol,
44:52je crois que l'Allemagne
44:52fait aussi la course en tête.
44:55Donc,
44:56Madame la Ministre,
44:56j'ai envie de vous dire,
44:58c'est plus ces problèmes-là
44:59que les problèmes
45:00du Mercosur
45:01qui sont aujourd'hui
45:02les vrais problèmes
45:02des agriculteurs.
45:04Alors,
45:05Bruno Jeudy,
45:06vous avez raison de dire
45:07qu'on ne peut pas
45:07s'exonérer
45:08avec ce vote
45:09de notre propre responsabilité
45:11et des enjeux
45:12auxquels,
45:13aujourd'hui,
45:14l'agriculture française
45:15est soumise.
45:16Il est vrai
45:17qu'en matière
45:18de souveraineté alimentaire,
45:19on a d'immenses progrès
45:20à faire
45:20et on a à mieux capitaliser
45:23sur une agriculture française
45:24qui est un trésor
45:25par sa diversité,
45:27par l'exigence
45:28de qualité
45:30dont elle fait la preuve
45:33tous les jours.
45:34Donc,
45:34par rapport à cela,
45:37prenons l'exemple du poulet.
45:38Il est assez significatif.
45:39Aujourd'hui,
45:41vous avez raison,
45:42il est très concurrencé
45:43par le poulet ukrainien,
45:44par le poulet chinois,
45:46par le poulet brésilien.
45:48Sans doute,
45:48a-t-on trop travaillé
45:49un haut de gamme
45:50qui est devenu inaccessible
45:52pour une partie des Français
45:53et pas suffisamment
45:54l'entrée de gamme
45:55qu'on a laissée
45:55à des importations
45:56imprudemment.
45:57Mais les Français
45:58ont une responsabilité
45:59dans leur acte d'achat.
46:01Il faut regarder
46:01les provenances,
46:02il faut regarder
46:03d'où viennent les produits
46:04quand on les met
46:04dans son caddie de supermarché
46:06ou quand on...
46:07Voilà.
46:08Il faut regarder
46:08d'où ça vient.
46:09Et je voudrais dire
46:11à ce sujet
46:12que les Français...
46:13Pour les produits transformés,
46:14c'est souvent difficile.
46:14Les Français,
46:15les Français doivent aussi
46:17permettre qu'on construise
46:18des bâtiments d'élevage
46:19en France.
46:20Parce que c'est aussi
46:21un problème.
46:22On voudrait du poulet français,
46:23mais on ne veut pas
46:24d'élevage pour les y élever.
46:25Donc, ça ne va pas.
46:27Maintenant,
46:27sur le bœuf,
46:28je serai moins sévère que vous.
46:29On a une magnifique filière bovine.
46:31Certes,
46:31elle connaît une épreuve majeure
46:33avec la dermatose,
46:34mais c'est une magnifique filière.
46:35Mais vous avez raison.
46:36On est en perte de vitesse,
46:37en perte de souveraineté.
46:39C'est la raison pour laquelle
46:40j'ai lancé les conférences
46:41de la souveraineté.
46:42C'est une convocation.
46:43C'est le grand réveil alimentaire
46:45qui intéresse,
46:46qui doit interroger
46:47les producteurs,
46:48les distributeurs
46:49et les consommateurs.
46:50Ils ont la clé.
46:51Annie Gennevard,
46:52vous voyez les images
46:52en direct
46:54de ces tracteurs
46:54qui restent.
46:55Il y en a encore
46:55plusieurs dizaines
46:56en ce moment
46:57à l'intérieur de Paris.
46:58D'autres sont bloqués
46:59à plusieurs portes
47:00de la capitale.
47:01Est-ce que vous demandez
47:02aux agriculteurs,
47:03notamment de la coordination urale,
47:04c'est ce syndicat
47:06qui a lancé ce mouvement,
47:07de mettre fin désormais
47:08aux blocages
47:08et de rentrer chez eux ?
47:10Je crois qu'ils le souhaitent.
47:11J'ai eu tout à l'heure
47:11le président de la coordination.
47:13Vous savez,
47:13ce sont des interlocuteurs
47:15naturels pour moi,
47:16les présidents de syndicats.
47:18Et qui souhaitaient
47:20qu'on puisse laisser passer
47:22les tracteurs
47:22qui veulent rentrer chez eux.
47:25Donc je pense que
47:26c'est en train
47:26de s'organiser.
47:29Il faut leur permettre
47:30de rentrer.
47:31Ils ont passé trois jours
47:32pour monter à Paris.
47:33Ils vont passer trois jours
47:34pour redescendre.
47:35Ils sont fatigués.
47:36Il fait froid.
47:37Il pleut aujourd'hui à Paris.
47:38Il faut les laisser repartir.
47:39Madame la ministre,
47:40parce qu'il y a deux voies
47:42au gouvernement
47:43depuis aujourd'hui
47:44et même sans doute
47:45depuis plusieurs jours.
47:45Entre ce que vous avez dit
47:46ces dernières heures,
47:47les revendications sont légitimes
47:48et ce qu'a dit Maude Bréjon,
47:50la porte-parole du gouvernement,
47:51qui a dit
47:51les blocages sont inacceptables.
47:54C'est acceptable
47:54ou ce n'est pas acceptable
47:55de venir bloquer
47:57comme ça qu'il y a
47:58ce matin sur la 13
47:59provoquant 150 km de bouchons ?
48:01Vous soutenez tous les modes d'action ?
48:03Ne cherchez pas
48:04à mettre un coin
48:05entre Maude Bréjon et moi.
48:05Il n'y a pas besoin de le chercher,
48:06c'est relativement clair.
48:08Ça me semble clair.
48:09Non.
48:09Quand je dis
48:10que les revendications
48:10sont légitimes,
48:12ça ne signifie pas
48:13qu'il faut bloquer,
48:17dégrader
48:18ou être violent.
48:21Moi, j'ai toujours dit
48:22pas de violence
48:24ni à l'égard des personnes
48:25ni à l'égard des biens
48:27et je ne crois pas
48:29que Maude Bréjon
48:30ait dit le contraire.
48:31Donc ces blocages
48:32n'ont pas vocation
48:33à continuer ?
48:34Je pense que les blocages
48:35vont se résorber
48:37progressivement,
48:38que les agriculteurs
48:40qui viennent d'assez loin
48:41vont vouloir légitimement
48:43rentrer chez eux.
48:44Le Premier ministre
48:45a fait un certain nombre
48:46d'annonces
48:47dans une première lettre
48:48qu'il a envoyée,
48:49une lettre ouverte
48:50adressée aux agriculteurs.
48:52Excusez du peu quand même
48:53où il garantit
48:54le gouvernement dit clairement
48:57nous garantissons
48:59un budget de la PAC
49:01à 65 milliards.
49:02C'est-à-dire
49:03le volume d'aujourd'hui
49:05dans la PAC existante,
49:07le gouvernement
49:07prend l'engagement
49:08qu'à tout le mois
49:10ce sera le même budget
49:12pour la future PAC.
49:13Les agriculteurs
49:13en l'enveloppe
49:13va s'ouvrir jusqu'en 2034.
49:15Voilà.
49:15Donc ça,
49:16c'est extrêmement puissant
49:17comme annoncée.
49:17Peut-être que les agriculteurs,
49:18je me mets à leur place,
49:23en ont marre des promesses.
49:25Peut-être qu'ils ont vu aussi
49:26qu'ils ont souffert
49:27de pas mal de...
49:27Vous savez,
49:28moi depuis que je suis
49:31à la tête de ce ministère,
49:32je n'ai eu qu'une obsession.
49:34C'est d'abord
49:34de les rencontrer régulièrement.
49:36Une à trois fois par semaine,
49:37je suis sur le terrain.
49:38Et quand je viens,
49:39je ne viens pas
49:39pour faire des annonces
49:40à tout prix.
49:41Je viens pour écouter,
49:43pour comprendre
49:45ce qu'ils attendent
49:46de leur ministre
49:46et pour pouvoir ajuster
49:48les réponses.
49:48Et des réponses,
49:49j'en ai apporté
49:49un certain nombre.
49:50Puisque vous parlez
49:50des réponses,
49:51il y a un autre épisode
49:52en ce moment
49:53qui a alimenté le feu
49:54dans les campagnes.
49:55C'est la fameuse épidémie
49:56de DMC.
49:57Question très simple,
49:58Madame la Ministre.
49:59L'un des points
50:00qui a irrité
50:01les agriculteurs,
50:02c'est l'abattage systématique
50:03des troupeaux
50:03dès lors qu'un cas
50:04est détecté.
50:05Est-ce que d'une façon
50:06ou d'une autre,
50:07cette stratégie va évoluer ?
50:09Ou est-ce que ça reste
50:09la règle parallèlement
50:10à la vaccination ?
50:11D'abord, je sais bien
50:11que c'est le narratif
50:12que vous utilisez constamment,
50:14mais il n'y a jamais
50:15qu'une bête malade.
50:16En réalité,
50:16il y a plusieurs bêtes malades.
50:18Cette maladie,
50:19elle est extrêmement grave.
50:20elle peut vraiment contaminer
50:23l'intégralité
50:24des 16 millions de bovins.
50:26On est le plus grand
50:27pays des vaches.
50:27La stratégie ne changera pas ?
50:29Alors, il y a un élément
50:30très important
50:30qui est un élément
50:31qui est vraiment
50:32la meilleure réponse
50:33qui soit,
50:34c'est la vaccination.
50:35Dans le Sud-Ouest,
50:36on a vacciné
50:36à une vitesse
50:37incroyablement rapide.
50:3980% des bêtes quasiment.
50:40Là, on est à 80%.
50:41Donc, on est en passe
50:43d'atteindre
50:43ce qu'on appelle
50:44l'immunité collective.
50:45Ce qu'on n'a pas connu
50:46quand il y a eu
50:47des abattages
50:47dans les autres régions,
50:49c'était avant
50:50que l'immunité collective
50:51ne soit conduite.
50:52Donc, on attend
50:53que le vaccin agisse
50:53parce qu'il faut un mois.
50:55On attend que l'immunité collective
50:56soit garantie.
50:56Mais parallèlement
50:57est-ce que la règle
50:58de l'abattage
50:58va se poursuivre ?
50:59Et donc,
50:59on peut envisager
51:02de faire bouger
51:03le protocole.
51:03Mais tant que l'immunité
51:05n'est pas garantie,
51:07on ne peut pas...
51:07Quand on aura vacciné
51:08toutes les bêtes du Sud-Ouest,
51:10peut-être que la règle
51:11va évoluer sur l'abattage ?
51:12Et qu'on aura atteint
51:12l'immunité collective
51:13et là, on a besoin
51:14de l'avis des scientifiques
51:16pour qu'ils nous disent,
51:18les spécialistes
51:19de santé animale,
51:20pour qu'ils nous disent
51:20voilà,
51:21à partir de tel moment,
51:22l'immunité collective
51:23est garantie,
51:24c'est sans risque
51:25et on peut questionner,
51:27on peut questionner
51:28le protocole.
51:28Madame la ministre,
51:29levez un doute.
51:30La présidente Chyprénotte
51:31qui préside actuellement,
51:33qui est président
51:34du Conseil européen
51:34lors de ce vote,
51:36pourrait retirer
51:37le Mercosur du vote.
51:38C'est une rumeur
51:40qu'il y a ce soir
51:41à Bruxelles.
51:42Est-ce que vous confirmez
51:43qu'il y aura bien un vote
51:44au Conseil européen
51:46sur cette question
51:47du Mercosur ?
51:48Oui, il y aura un vote,
51:49il y aura un vote,
51:50mais la question
51:51qui est en débat,
51:51c'est de s'assurer
51:52qu'il y ait un vote
51:53avant l'application
51:54du Mercosur,
51:55l'application provisoire
51:56du Mercosur.
51:57C'est cette question-là
51:58qui est en débat.
51:59D'accord.
52:00Et donc, moi,
52:01je souhaite...
52:01Parce que c'est une inquiétude
52:02pour les agriculteurs
52:03s'il n'y a pas de vote.
52:04Naturellement.
52:05Moi, je souhaite
52:06que les institutions
52:07soient respectées,
52:08que le Parlement
52:09puisse s'exprimer
52:10avant l'application
52:11même provisoire
52:12de l'accord.
52:14Voilà.
52:14C'est la question
52:15qui est aujourd'hui en débat
52:16et qui me semble
52:17extrêmement importante.
52:18Merci beaucoup,
52:18Annie Genevard,
52:19d'être venue ce soir
52:20sur ce plateau.
52:21Merci également, Bruno.
52:21Jeudi, je rappelle
52:22que la France votera
52:23contre le traité
52:24du Mercosur demain
52:25lors du vote des 27.
52:27Vote, j'allais dire,
52:28pour du beurre
52:28puisqu'il ne change rien
52:29au fait qu'il n'y a pas
52:30de minorité de blocage
52:31aujourd'hui
52:31pour s'opposer à ce traité.
52:33Prochaine étape,
52:33le Parlement...
52:35Heureusement que je ne suis pas
52:36aussi défaitiste que vous.
52:37Non, non, pardon.
52:38Vote symbolique.
52:39Je reprends ma formule.
52:40Vote symbolique de la France
52:41puisqu'il n'y aura pas
52:41de minorité de blocage.
52:43On reviendra sur la situation
52:44du monde agricole
52:46dans quelques minutes
52:46sur BFM TV.
52:47Le temps d'un nouveau point
52:49alors qu'on voit là
52:50les images des tracteurs
52:51qui s'apprêtent à quitter
52:52certains des quartiers
52:53de la capitale
52:54où ils étaient arrivés
52:55très tôt ce matin.
52:57Les tracteurs vont partir
52:58à priori
52:59dans les minutes qui viennent.
53:01On va s'intéresser encore
53:02pendant quelques minutes
53:03à la tempête Goretti
53:04qui arrive sur les côtes
53:05de la Bretagne
53:06et qui va ensuite traverser
53:07une bonne partie du pays.
53:07On va aller tout de suite
53:08du côté de Wistreham
53:09où nous attend Théo Bacillana
53:11Wistreham dans le Calvados.
53:13Les vents ne soufflent
53:14toujours pas très fort
53:15je suppose chez vous
53:16mais on continue à se préparer.
53:17Exactement, on est là depuis le début
53:22de l'après-midi
53:22on a eu un petit peu de vent
53:24mais c'est quand même
53:24relativement cal à cet instant.
53:26On est entré en vigilance orange
53:28depuis 18h tout à l'heure
53:29et pour vous le dire
53:30c'est un phénomène assez rare
53:31même si on est en vigilance orange
53:33on a reçu une alerte
53:34FR alerte
53:35accompagnée de ce SMS
53:37avec donc ce message
53:38de la préfecture
53:39je vous le lis
53:39puisque forcément
53:40c'est un petit peu petit
53:41sur ces images
53:42mettez-vous à l'abri
53:43fermez les portes, fenêtres
53:45et volez de votre habitation
53:46tenez-vous éloigné
53:47de la côte et des plages
53:48limitez au maximum
53:49vos déplacements.
53:50Voilà, on a tous reçu
53:51cette alerte
53:52avec un message sonore
53:53assez fort
53:54vous aussi Fabrice
53:55vous êtes restaurateur
53:56vous avez reçu ce message
53:57il y a quelques minutes
53:58comment vous avez réagi ?
53:5910 minutes, un quart d'heure
54:00et en même temps
54:01des clientes
54:02ça sonne en même temps
54:03ça fait un petit peu bizarre
54:04justement
54:05les 4-5 téléphones
54:06qui sonnent en même temps
54:08avec une vibration
54:09assez forte
54:10donc bon tout de suite
54:12on a regardé le portable
54:12effectivement
54:13message de la préfecture de Caen
54:15et là vous vous êtes préparé
54:17par exemple tout à l'heure
54:18on est venu tout cet après-midi
54:19ce store il était ouvert
54:21là vous l'avez fermé
54:22expliquer un peu
54:22ce que vous avez pris
54:23oui je l'ai fermé
54:24le store par sécurité
54:25on ne sait jamais
54:25et puis bon
54:26j'avais aussi
54:27des petites choses là
54:28avec des flammes
54:29pour pouvoir
54:30que ça fasse un peu sympa
54:32ou boire un coup en terrage
54:33j'ai tout rangé
54:33pour pas que le feu
54:35se répande
54:36avec un coup de vent
54:36on ne sait jamais
54:37ce soir il n'y a pas
54:38beaucoup de clients
54:38c'est aussi une crainte
54:39pour vous ce soir
54:40d'avoir une baisse de fréquentation
54:41oui bien sûr
54:42oui effectivement
54:43quand les gens ont peur
54:45les gens restent chez eux
54:46ils ne sortent pas de chez eux
54:47on fait peur aux gens
54:48alors que là
54:49on pourrait encore sortir
54:50et ça peut être sympa
54:51de regarder de loin
54:52la mer
54:53les vagues
54:54venir sur la digue
54:55tout en restant prudent
54:56quand même
54:56on prend quand même
54:59beaucoup de précautions
55:00on reste bien évidemment
55:01en toute sécurité
55:02c'est en tout cas
55:02le message clair ici
55:04des autorités
55:05ce que je peux vous donner
55:06enfin comme information
55:07c'est que demain
55:07les transports scolaires
55:09seront suspendus
55:10en revanche
55:10les écoles resteront ouvertes
55:12ici dans le département
55:13du Calvados
55:14Théo Bassilana
55:15avec Simon Pires
55:16de Souza
55:17Léonore Boccaramark
55:18vous êtes revenu
55:19avec nous
55:20où est la tempête
55:21en ce moment même
55:22elle arrive
55:22là ça y est en Bretagne
55:23oui elle arrive en Bretagne
55:25donc les rafales de vent
55:26comme prévu
55:27s'accélèrent
55:28puisque l'on relève déjà
55:30plus de 140 km par heure
55:32pour le département
55:33du Finistère
55:34et preuve
55:35que la tempête
55:36se rapproche
55:36et bien on a
55:37des rafales de vent
55:38on a une rafale de vent
55:39de 146 km par heure
55:42à Brignogant
55:43alors que nous ne sommes
55:44qu'au début
55:45que ce département
55:46vous nous rappelez
55:46où est Brignogant ?
55:47dans le Finistère
55:48avec des rafales
55:50qui sont
55:51conformes
55:53à ce qui était prévu
55:54voire légèrement
55:55supérieur en tout cas
55:56pour ce département
55:56du Finistère
55:57et qui pourrait durer
55:58c'est aussi une des caractéristiques
56:00c'est que ça peut durer
56:01plusieurs heures
56:01à ce rythme là
56:02on a donc ce soir
56:03Léonore
56:03une trentaine de départements
56:05qui sont en vigilance orange
56:06et un département
56:07la Manche
56:07en vigilance rouge
56:08c'est le niveau
56:09le plus élevé
56:10en effet
56:10niveau le plus élevé
56:11une vigilance rouge
56:13entre 21h
56:14et 3h du matin
56:15parce que c'est vraiment
56:16à ce moment là
56:17que les rafales
56:18seront les plus importantes
56:20et c'est en effet
56:21le niveau de vigilance
56:22le plus élevé
56:23ensuite cette tempête
56:24va se déplacer
56:25elle va balayer finalement
56:26une grosse moitié nord
56:28du pays Marc
56:29oui
56:29donc tous ces départements
56:31d'un grand quart nord-ouest
56:32en vigilance orange
56:33on parlait à l'instant
56:34de la Manche
56:35le vent ça y est
56:36commence à s'accélérer
56:37la vigilance orange
56:38débutée à 18h
56:39vigilance rouge
56:39dès 21h
56:40on relève localement
56:42entre 110 et 115 km par heure
56:43sur le département
56:44de la Manche
56:45mais donc c'est vrai
56:46tous ces départements
56:46des pays de la Loire
56:48une partie de Poitou-Charente
56:49Bretagne, Normandie
56:50Île-de-France
56:51Hauts-de-France
56:52vont essuyer
56:53des rafales de vent
56:54cette nuit
56:55proche de 100, 110, 120 km par heure
56:58plutôt 100, 110 a priori
56:59pour la région parisienne
57:01et puis de violentes rafales de vent
57:02sont également attendues
57:03donc demain
57:06vers les Landes
57:07et les Pyrénées-Atlantiques
57:08et puis la Corse
57:09également un petit mot
57:10est en vigilance jaune
57:11mais là aussi ce soir
57:13on relève en lien
57:14avec cette dépression
57:15des rafales de vent
57:15alors c'est sur les capes
57:16des rafales de vent
57:17proches de 150 km par heure
57:18donc du côté de la Corse
57:19pas d'inquiétude
57:19et attention également
57:20si vous devez vous déplacer
57:21grosse perturbation
57:22à la SNCF
57:23en Normandie
57:23en Bretagne
57:24dans les Hauts-de-France
57:25un millier de trains
57:26annulés ou impactés
57:27pour la journée
57:28de demain
57:29renseignez-vous
57:29surtout si vous devez
57:30monter à bord
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