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  • il y a 7 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Générique
00:00:00Bonsoir Valérie Pécresse.
00:00:13Bonsoir.
00:00:13Cela fait un an aujourd'hui que Donald Trump a posé le pied à la Maison Blanche
00:00:17et chaque jour ou presque on a droit à une nouvelle tornade politique.
00:00:20Le Venezuela, le Groenland, les ingérences, les droits de douane
00:00:23et aujourd'hui une passe d'arme à distance avec Emmanuel Macron.
00:00:26Je vous propose qu'on regarde le résumé de cette journée dense en actualité
00:00:29et on en parle juste après.
00:00:34Nouvelle démonstration de force américaine au Groenland.
00:00:37Les Etats-Unis annoncent déployer des avions militaires sur place.
00:00:41Et Donald Trump qui ne s'arrête pas là puisqu'il fait des captures d'écran
00:00:45de ses textos échangés avec Emmanuel Macron.
00:00:5011 messages sur son réseau social Truth Social entre minuit et 3h du matin
00:00:55de Washington avec un message très clair.
00:00:58C'est lui le patron.
00:01:00Une nouvelle escalade verbale entre Donald Trump d'un côté
00:01:04et la France, Emmanuel Macron de l'autre.
00:01:08La France refuse d'entrer dans ce Conseil pour la paix.
00:01:11Une création pure du président américain.
00:01:14Voici ce qu'il dit à ce propos d'Emmanuel Macron.
00:01:16Est-ce une vraie menace ou un coup de bluff ?
00:01:29C'est une menace à ce stade inadmissible d'une brutalité inouïe.
00:01:33C'est terminé.
00:01:46Il faut commencer à essayer de se penser en tant qu'Européens sans les Américains.
00:01:50Voilà pour le bras de fer du jour entre Emmanuel Macron et Donald Trump
00:01:56dont on attend.
00:01:57On voit l'image à l'écran, la conférence de presse improvisée ce soir à la Maison Blanche.
00:02:01C'est une brute, Donald Trump, comme le dit implicitement ou même assez directement
00:02:05Emmanuel Macron quand il dit « je préfère le respect aux brutes ».
00:02:09Écoutez, c'est un pouvoir débridé qui ne respecte que la loi du plus fort,
00:02:14dont on voit bien d'ailleurs qu'il est fort avec les faibles et faible avec les forces.
00:02:19C'est pour ça que face à Donald Trump, il n'y a que le rapport de force qui compte.
00:02:23Parce qu'en réalité, toutes les valeurs qui ont fondé l'Amérique,
00:02:28the rule of law, la démocratie, l'amitié franco-américaine,
00:02:33enfin tout ça ne pèse plus rien, on l'a vu.
00:02:35Il n'y a plus d'amitié franco-américaine à l'heure de Donald Trump ?
00:02:37Ça ne pèse plus rien dans une équation de Donald Trump
00:02:41qui est l'Amérique d'abord et les affaires ensuite.
00:02:46Donc le sujet aujourd'hui, c'est comment on répond à tout ça.
00:02:49Et je crois que la proposition d'Emmanuel Macron qui est de dire
00:02:53« l'Europe doit fermer ses marchés publics aux Américains »
00:02:57est une réponse qu'on se dit « enfin, enfin, on est 450 millions d'Européens
00:03:02et on n'est pas capable de se coordonner pour faire une réponse
00:03:05face, je vous dis, à un pouvoir sans foi ni loi ».
00:03:09C'est-à-dire, votre réponse, c'est le fameux outil anti-coercition
00:03:11qui prévoit de bloquer l'accès à certains marchés
00:03:13ou est-ce qu'il faut aller plus loin et par exemple déchirer l'accord douanier
00:03:18conclu l'été dernier avec les États-Unis ?
00:03:19C'est le fameux accord Valérie Pécresse qui prévoyait
00:03:21que tous nos produits européens soient taxés à 15% quand ils arrivent aux États-Unis
00:03:25mais que les produits américains, eux, ne soient pas taxés quand ils arrivent en Europe.
00:03:29Alors, il est nul et non avenu si Donald Trump décide ce soir
00:03:32de taxer à 200% les vins et les spiritueux de France.
00:03:35C'est une évidence.
00:03:36De la même façon que si Donald Trump envahit le Groenland,
00:03:41l'OTAN, qui est le pilier stratégique sur lequel nous avons basé l'Alliance Atlantique,
00:03:46l'OTAN va disparaître.
00:03:48à un moment, c'est paradoxal, où Donald Trump avait obtenu des Européens
00:03:53qu'enfin ils prennent leur part et qu'enfin ils acceptent d'avoir une vraie défense européenne
00:03:58qu'ils financent eux-mêmes.
00:03:59Donc, en fait, ce qui est très incohérent dans la démarche de Donald Trump,
00:04:04c'est que malgré un certain nombre d'avancées dans le sens qu'il souhaite,
00:04:09il est capable de casser le jouet.
00:04:13Enfin, tout ça est très infantile.
00:04:16C'est ce que j'allais vous demander. Il se comporte comme un enfant ?
00:04:18L'OTAN, franchement, c'est un pilier absolu de la défense transatlantique.
00:04:24C'est un pilier aussi pour les États-Unis.
00:04:26L'objectif de Donald Trump était de rééquilibrer ce pilier en disant aux Européens
00:04:30« Prenez votre part du fardeau ».
00:04:32Les Européens acceptent de le faire.
00:04:34Enfin, on commence à construire une défense européenne.
00:04:37Et à ce moment-là, il dit « J'envahis le Groenland ».
00:04:39C'est-à-dire, j'envahis un territoire danois membre de l'OTAN.
00:04:43Est-ce que quelqu'un peut comprendre la logique qui le pousse derrière ?
00:04:47Donc, ce que vous dites, c'est œil pour œil, dent pour dent.
00:04:49Il montre les muscles, on doit sortir les muscles.
00:04:52Je ne dis pas œil pour œil, dent pour dent.
00:04:53La loi du talion, ce n'est pas ma loi.
00:04:55Je dis aujourd'hui que pour faire respecter le droit,
00:05:00aujourd'hui, le rapport de force s'impose.
00:05:02Et donc, Emmanuel Macron, quelque part, y compris dans les mots utilisés aujourd'hui,
00:05:06parler de Donald Trump, même s'il s'est fait implicitement,
00:05:09mais la ficelle a été entendue, le comparer à une brute,
00:05:14aujourd'hui, ça, c'est du bon rapport de force.
00:05:16Il n'a pas dit cela.
00:05:17Il a dit…
00:05:18Je préfère le respect aux brutes.
00:05:19Oui, je comprends moi aussi.
00:05:21Je préfère le respect aux brutes.
00:05:23Et vous savez, moi, je suis très critique aujourd'hui
00:05:25sur la responsabilité d'Emmanuel Macron sur la situation nationale,
00:05:28sur le plan national, parce qu'on a un pays qui va à la dérive,
00:05:32au plan budgétaire, au plan financier.
00:05:34Mais, en revanche, sur le plan international,
00:05:37il n'y a rien à dire.
00:05:38Il se bat.
00:05:39Il se bat pour défendre le droit.
00:05:40Il se bat pour défendre l'Ukraine.
00:05:42Il se bat pour défendre une certaine vision du monde.
00:05:46Et il se bat pour défendre l'Europe.
00:05:48Là-dessus, il n'y a pas de bisbille politique.
00:05:51Écoutez, là, franchement, je pense que,
00:05:54vis-à-vis d'un pouvoir, là, je l'ai dit,
00:05:56qui est complètement sans limite
00:05:59et un pouvoir totalement irrationnel,
00:06:02un pouvoir totalement versatile.
00:06:04Rappelons quand même que, l'an dernier,
00:06:06Donald Trump voulait avoir le prix Nobel de la paix.
00:06:09Et qu'il a récupéré et exigé la médaille de la prix Nobel.
00:06:12Il n'est pas prêt de l'avoir, le prix Nobel de la paix.
00:06:14Dans les sanctions, sur ce plateau,
00:06:16Valérie Pécresse, le ministre de l'Europe, Benjamin Haddad,
00:06:18disait ce dimanche, il faut même envisager peut-être
00:06:20d'interdire certains GAFAM en Europe.
00:06:23Les GAFAM, Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft.
00:06:26Est-ce qu'il faut aller jusque-là ?
00:06:28Et est-ce qu'on en est capable, tout simplement,
00:06:29faire tourner les lycées d'Île-de-France sans les GAFAM ?
00:06:32Aujourd'hui, on se réfère ?
00:06:33Non.
00:06:33On n'est pas au concours l'épine de la meilleure idée.
00:06:35Le sujet, c'est surtout de mettre les 27 d'accord.
00:06:38Parce que pour utiliser cet outil de coercition massif,
00:06:41il faut un accord dès 27.
00:06:43Donc, le sujet, c'est que l'Europe parle enfin d'une seule voix.
00:06:45Et peut-être que ce qui s'est passé cette nuit,
00:06:48peut-être que cette espèce de défasage complet de Donald Trump
00:06:55par rapport à l'Europe, ce bras de fer qu'il essaie d'instaurer
00:06:58cette humiliation permanente de nos gouvernants,
00:07:01peut-être que ça va enfin déclencher une réaction des 27.
00:07:04Je le souhaite.
00:07:05Mais il est malin, Donald Trump.
00:07:06Ce ne sont pas les 27 qui sont visés par les nouvelles taxes de 10%.
00:07:10C'est 8 pays dont 6 membres de l'Union européenne.
00:07:13Il y en a 21 qui ne sont pas concernés.
00:07:15C'est-à-dire que l'idée, c'est quoi ?
00:07:15C'est de nous fracturer pour éviter justement des sanctions
00:07:19puisque les règles européennes veulent qu'il faut une majorité qualifiée.
00:07:24Vous avez tout à fait raison.
00:07:25C'est pour ça qu'Emmanuel Macron, lui aussi assez habilement, a dit
00:07:28c'est les Allemands et les Français qui doivent donner l'exemple
00:07:31et c'est eux en premier qui doivent dire
00:07:33nos marchés seront fermés aux produits américains.
00:07:36C'est ceux qui sont visés par ces mesures de rétorsion sur le Groenland
00:07:39qui doivent réagir en premier.
00:07:42De toutes les façons, c'est sûr qu'avoir une unanimité des 27, c'est compliqué.
00:07:46Et il faut commencer par avoir ce qu'on appelle
00:07:48les coopérations renforcées en jargon européen,
00:07:51c'est-à-dire quelques précurseurs qui mènent le bras de fer.
00:07:55Et évidemment, l'axe franco-allemand est très important dans ce domaine.
00:08:00On continue, Valérie Pécresse, à surveiller ce qui se passe du côté de la Maison Blanche.
00:08:02Je vous interromperai si le président américain prend la parole.
00:08:05Le temps pour nous de parler de ce qui se passe en France,
00:08:08c'est-à-dire le 49-3 dégainé par Sébastien Lecornu
00:08:10pour faire passer, après trois mois de discussion,
00:08:13le budget de la France pour 2026.
00:08:16C'était le meilleur choix possible, avec amertume.
00:08:19Et je le fais avec regret et amertume, a dit Sébastien Lecornu.
00:08:23C'était la seule solution. Il fallait y aller.
00:08:25Ça fait des semaines que je dis que ça se terminera comme ça.
00:08:28La constitution du général de Gaulle a été inventée
00:08:31pour surmonter ces cas d'absence de majorité au Parlement.
00:08:35Donc vous n'avez pas le 49-3 honteux ?
00:08:37Mais bien sûr que non. Ce dispositif du 49-3,
00:08:40il a été instauré, je crois, par Guy Mollet,
00:08:42lors de la constituante de 1958,
00:08:44justement pour tirer les leçons d'une quatrième république
00:08:47où on n'avait pas de majorité.
00:08:48Donc il faut arrêter de dire que le 49-3,
00:08:51c'est un déni de démocratie.
00:08:52C'est un outil de la constitution.
00:08:55Maintenant...
00:08:55Il vous va ce budget ?
00:08:56Ben non. C'est un mauvais budget.
00:08:58Voilà. C'est un budget de survie.
00:09:00Ce n'est pas un budget de redressement national.
00:09:02Le problème que nous avons,
00:09:04c'est que par la décision d'Emmanuel Macron,
00:09:07aujourd'hui, nous savons que nous allons avoir
00:09:0918 mois de surplace,
00:09:12voire 18 mois de reculade.
00:09:14Ce budget, on ne le connaît pas encore.
00:09:16On ne le connaît pas encore,
00:09:17puisque ce soir, c'est juste le volet recettes
00:09:19qui est voté.
00:09:20Mais on voit bien qu'il sera mauvais.
00:09:23Il sera mauvais parce qu'il y aura trop de dépenses dedans.
00:09:25Il sera mauvais parce qu'il n'y aura pas assez
00:09:27de réduction des déficits.
00:09:28Et il sera mauvais parce que c'est les entreprises
00:09:30qui vont trinquer.
00:09:32Et qu'aujourd'hui, on le sait,
00:09:33on est dans une période d'instabilité politique
00:09:35qui nuit aussi à l'investissement économique.
00:09:38Donc il faut qu'on rassure nos entreprises
00:09:40et on est en train de faire l'inverse,
00:09:42ce qui est très mauvais pour l'emploi.
00:09:43Et les premiers signaux sur l'emploi
00:09:45sont très inquiétants.
00:09:46Pardon, si je comprends bien ce que vous dites,
00:09:48vous dites que Sébastien Lecornu
00:09:49a fait trop de concessions au Parti Socialiste.
00:09:51Mais est-ce qu'il n'y a pas eu
00:09:52une faute stratégique de votre part ?
00:09:54Vous, la droite, en l'occurrence Laurent Wauquiez,
00:09:56le chef de file des députés LR,
00:09:57qui, contrairement à Olivier Faure,
00:09:59n'a pas menacé dès le début de censurer.
00:10:01Et du coup, il n'arrivait pas en position de force
00:10:03pour obtenir certaines de ses revendications.
00:10:05Est-ce que ce n'est pas une faute originelle de la droite
00:10:07qui a raté le coche sur le budget ?
00:10:09Oui, mais nous, on n'est pas une force de déstabilisation.
00:10:12On n'est pas une force de désordre.
00:10:13Ce n'est pas dans notre ADN.
00:10:14Olivier Faure, il ne censure pas aujourd'hui.
00:10:16Il a fait monter la pression, il ne censure pas.
00:10:18Oui, mais il l'a menacé.
00:10:19Donc ça veut dire qu'il pouvait le faire.
00:10:21Ça veut dire qu'il était prêt à le faire.
00:10:23En tout cas, j'espère que ce n'était pas juste une arme à blanc.
00:10:26Si c'était une arme à blanc,
00:10:27Sébastien Lecornu a eu bien tort d'y céder.
00:10:29Je pense que c'était une arme chargée.
00:10:31Je pense qu'Olivier Faure, lui, était prêt
00:10:32à déstabiliser totalement le pays.
00:10:35Nous, nous ne sommes pas prêts à cela
00:10:37parce que nous avons un esprit de responsabilité.
00:10:39Maintenant, je ne suis pas une force de désordre,
00:10:42mais je dis la vérité.
00:10:44Et la vérité, c'est que ce budget est mauvais.
00:10:45La vérité, c'est que moi, je n'aurais jamais voté
00:10:48le projet de loi de financement de la Sécurité sociale
00:10:51qui détricote la réforme des retraites.
00:10:54Là aussi, les Français doivent entendre la vérité.
00:10:56Ce n'est pas ce qu'ils veulent qu'on leur dise.
00:10:57Mais la vérité, c'est qu'à un moment où nous avons,
00:11:00et c'est historique,
00:11:02plus de décès que de naissances,
00:11:04ce n'est certainement pas cette année-là
00:11:06qu'il faut détricoter la réforme des retraites
00:11:09que tous les pays autour de nous ont adoptées,
00:11:12c'est-à-dire travailler un peu plus longtemps
00:11:14pour pouvoir sauver un régime par répartition
00:11:18qui est déséquilibré démographiquement.
00:11:21On continue, si vous venez de nous rejoindre,
00:11:22de surveiller ce qui se passe à la Maison Blanche.
00:11:23Donald Trump s'invite à la conférence de presse.
00:11:27La Maison Blanche l'a annoncé il y a quelques minutes.
00:11:29Il va sans doute reparler des derniers échanges
00:11:31d'amabilité avec Emmanuel Macron.
00:11:33Parler aussi peut-être de l'Iran.
00:11:35Ce soir, la région Île-de-France se mobilise.
00:11:37Valérie Pécresse, il y a une soirée qui est organisée
00:11:38avec notamment Elisabeth Baninter, Carole Bouquet,
00:11:41Bernard-Henri Lévy.
00:11:43Est-ce que vous êtes de ceux qui disent...
00:11:44Mais surtout, toute la diaspora iranienne en France,
00:11:47parce qu'en réalité, tous nos grands écrivains,
00:11:49nos grands sportifs, nos intellectuels français
00:11:52d'origine iranienne ou iraniens en France
00:11:54seront là ce soir.
00:11:55Et c'est important, mais au-delà de ça,
00:11:57est-ce que vous êtes de ceux qui disent
00:11:58nous aurions dû, et le nous, c'est les Etats-Unis,
00:12:01intervenir militairement ?
00:12:03Aujourd'hui, cette manifestation que nous organisons ce soir,
00:12:07elle est là pour dire que ce qui se passe en Iran,
00:12:09c'est-à-dire un gouvernement tyrannique
00:12:14qui opprime son peuple,
00:12:15qui a massacré des milliers de protestataires
00:12:19qui étaient dans la rue,
00:12:20que ce gouvernement-là,
00:12:22ce qui se joue en Iran,
00:12:23c'est beaucoup plus que l'Iran.
00:12:25C'est vraiment la défense de la liberté,
00:12:27c'est le droit des femmes de se promener tête nue dans la rue,
00:12:30c'est le droit des hommes d'exprimer leurs opinions.
00:12:32Mais ceux qui sont descendus dans la rue
00:12:33se sont fait massacrer.
00:12:34Oui, ils se sont fait massacrer,
00:12:36et il ne faut pas les oublier,
00:12:37il ne faut pas détourner le regard.
00:12:39Est-ce qu'il fallait envisager autre chose
00:12:39que le soutien à distance,
00:12:40qui est évidemment très important, Valérie Pécresse,
00:12:42mais est-ce qu'il fallait envisager
00:12:43des frappes contre le pouvoir,
00:12:45des frappes plus globales,
00:12:46ou est-ce que vous estimez
00:12:47qu'on ne peut pas critiquer Donald Trump
00:12:49pour sa volonté d'intervenir partout
00:12:52et lui demander d'aller sauver un pays ?
00:12:55Pas d'enflammer le Moyen-Orient sur un coup de tête,
00:12:58ce n'est pas comme ça qu'on fait de la diplomatie.
00:13:00Mais je remarque quand même
00:13:01que M. Trump est plus fort
00:13:04et parle plus fort vis-à-vis du Groenland
00:13:06qu'il ne parle vis-à-vis des gardiens de la Révolution.
00:13:09Alors nous, nous devrions aussi parler plus fort.
00:13:12Je pense que la France devrait demander
00:13:14au Conseil de sécurité de l'ONU
00:13:15de saisir la Cour pénale internationale
00:13:18pour crime de masse,
00:13:19parce que c'est ce qui s'est passé en Iran.
00:13:21Je pense aussi que nous avons une responsabilité,
00:13:24nous devrions déclarer
00:13:26les gardiens de la Révolution iranienne
00:13:28comme organisation terroriste.
00:13:30D'ailleurs, les États-Unis, l'Australie, le Canada
00:13:33l'ont déjà fait.
00:13:34L'Europe devrait le faire à son tour.
00:13:36La France devrait donner le « là » en la matière.
00:13:40Et par ailleurs, l'Île-de-France,
00:13:41elle, à son petit niveau de région,
00:13:44financera la presse iranienne
00:13:46et à travers Reporters sans frontières
00:13:48pour que les lanceurs d'alerte iraniens
00:13:50qui témoignent aujourd'hui
00:13:51puissent continuer de le faire.
00:13:53Un mot, Valérie Pécresse,
00:13:54de la campagne des municipales.
00:13:56Ça approche.
00:13:56Vous avez apporté votre soutien à Rachida Dati.
00:13:58Vous étiez la candidate des Républicains.
00:14:00Vous étiez avec elle en meeting
00:14:01il y a quelques jours.
00:14:02Ce soir, dans une interview aux Echos,
00:14:03Anne Hidalgo sort du silence
00:14:05pour apporter son soutien
00:14:07à Emmanuel Grégoire,
00:14:08qui a été son bras droit
00:14:09avant une très grosse brouille.
00:14:11On va dire comme ça.
00:14:12Est-ce qu'elle vous avait manqué
00:14:13dans cette campagne ?
00:14:16Écoutez, ce que je crois,
00:14:17c'est qu'Emmanuel Grégoire,
00:14:18il a deux boulets aux pieds.
00:14:20Il a le bilan d'Anne Hidalgo,
00:14:21ce qui est son bilan,
00:14:22puisqu'il était son premier adjoint,
00:14:23et d'un Paris qui n'a jamais été
00:14:25aussi clivé, aussi sale, aussi insécure,
00:14:28qui fait fuir les classes moyennes,
00:14:30qui fait fuir les familles,
00:14:31qui est un embouteillage géant.
00:14:32Voilà, on a eu une gauche
00:14:33qui était incompétente et idéologue.
00:14:36Donc ça, c'est un de son premiers boulets.
00:14:39Son deuxième boulet,
00:14:39c'est ses alliances.
00:14:40Il a fait une alliance de premier tour
00:14:42avec M. Béliard, M. Brossard,
00:14:45et jusqu'à Mme Simonnet,
00:14:49qui est une ancienne de la France insoumise.
00:14:51Alors la gauche qui nous donne des leçons
00:14:53en disant qu'il ne faut pas s'allier aux extrêmes
00:14:55et qu'il ne se les applique jamais à elle-même,
00:14:58ça commence à bien faire.
00:15:00Donc oui, c'est pour ça que je soutiens
00:15:01l'alternance à Paris,
00:15:02mais moi, pas du bout des lèvres,
00:15:04comme Mme Hidalgo soutient M. Grégoire.
00:15:05Moi, je la soutiens à fond.
00:15:07Valérie Pécresse, est-ce que vous venez de dire
00:15:09qu'il y a deux boulets pour Emmanuel Grégoire ?
00:15:11À la droite de Rachida Dati,
00:15:12il y a une femme qui s'appelle Sarah Knafo,
00:15:13candidate de Reconquête,
00:15:15qui dit « je suis prête à faire alliance
00:15:17avec Rachida Dati ».
00:15:18Est-ce que ça va être le boulet de votre candidate
00:15:20pendant toute la campagne,
00:15:21l'union des droites à Paris ?
00:15:23Mais non, le sujet, il est très simple.
00:15:25Il y aura un seul maire de Paris en mars.
00:15:28C'est soit Rachida Dati, soit Emmanuel Grégoire.
00:15:31Mais pour ça, parfois, il faut faire des alliés.
00:15:32Tout le reste, c'est la machine à perdre.
00:15:35Donc moi, j'appelle les électeurs,
00:15:36dès le premier tour, à voter Dati.
00:15:39Est-ce que vous pouvez dire très clairement
00:15:40qu'il n'y aura jamais d'alliance ?
00:15:41Je ne le souhaite pas.
00:15:42Je vais vous dire pourquoi il ne faut pas d'alliance
00:15:44de deuxième tour.
00:15:45C'est parce que les attelages qui tirent à Yéadia,
00:15:48ça ne fait pas une bonne politique.
00:15:49Et quand Dati, Rachida,
00:15:51aura arraché sa victoire à Paris,
00:15:55croyez-moi, moi j'ai repris à la gauche,
00:15:58la région Île-de-France,
00:15:59après 17 ans de socialisme.
00:16:00Il a fallu nettoyer les écuries d'Ogias,
00:16:02il a fallu remettre les finances sur pied,
00:16:04il a fallu tout réformer, tout réorganiser.
00:16:06Elle aura besoin d'une majorité extrêmement soudée
00:16:09et solide pour la suivre,
00:16:10certainement pas d'un attelage de briques et de brocs.
00:16:12Donc, il faut aujourd'hui l'union,
00:16:14dès le premier tour.
00:16:15Et vous savez, en mai 68,
00:16:16les étudiants disaient,
00:16:18élection piège à con,
00:16:19à Paris, c'est division piège à con.
00:16:21Merci Valérie Pécresse d'être venue ce soir
00:16:24sur le plateau de 60 Minutes.
00:16:25Tout de suite, c'est la porte-parole du gouvernement
00:16:27qui est notre invitée.
00:16:28On va revenir sur le bras de fer
00:16:29entre les États-Unis et la France,
00:16:31cet échange d'amabilité
00:16:32entre Donald Trump et Emmanuel Macron.
00:16:35Je vous rappelle qu'on attend toujours
00:16:36la conférence de presse
00:16:37du président américain Donald Trump
00:16:39qui va s'exprimer d'une minute à l'autre,
00:16:41nous dit-on, à la Maison-Blanche,
00:16:42avant de s'envoler ensuite à Davos,
00:16:44où a priori, il ne devrait pas croiser
00:16:46Emmanuel Macron qui, lui,
00:16:47est dans l'avion du retour aujourd'hui.
00:16:49Bonsoir Maud Bréjon.
00:16:50Bonsoir.
00:16:50Avant de vous interroger,
00:16:51je voudrais simplement qu'on réentende
00:16:53les mots d'Emmanuel Macron tout à l'heure à Davos,
00:16:56lorsqu'il a été dans son discours
00:16:58devant le Forum mondial,
00:16:59au sujet des États-Unis
00:17:01et des dernières menaces
00:17:02de hausse des droits de douane.
00:17:05Nous avons un continent
00:17:06où l'état de droit
00:17:07et la prévisibilité
00:17:08sont encore la règle du jeu.
00:17:11Nous croyons sincèrement
00:17:12que nous avons besoin
00:17:13de plus de croissance,
00:17:14de plus de stabilité dans ce monde.
00:17:17Mais nous préférons le respect
00:17:18plutôt que les bruts.
00:17:20Nous préférons la science au complotisme
00:17:22et nous préférons l'état de droit
00:17:24à la brutalité.
00:17:25Ça y est Maud Bréjon,
00:17:27on en est là entre la France
00:17:29et les États-Unis
00:17:29à se traiter de brut ?
00:17:31Le Président de la République
00:17:32a eu un discours
00:17:33on ne peut plus clair
00:17:33et on ne peut plus ferme.
00:17:34Les menaces de Donald Trump
00:17:35sont inacceptables.
00:17:37L'Union Européenne,
00:17:38la France ne céderont pas au chantage.
00:17:40Il est hors de question
00:17:41de se faire vassaliser
00:17:42par les États-Unis
00:17:43ou par qui que ce soit d'ailleurs.
00:17:45Je note qu'il y a une réponse
00:17:46rapide, ferme
00:17:49et unitaire
00:17:50de l'Union Européenne
00:17:51qui a suspendu
00:17:52le processus de ratification
00:17:54de l'accord
00:17:55entre les États-Unis
00:17:56et l'Europe
00:17:57qui avait été conclu
00:17:58en juillet dernier
00:17:58sur les droits de douane.
00:18:01Et donc là,
00:18:02je pense qu'on voit
00:18:04et c'est une bonne chose
00:18:04que l'Europe
00:18:05prend au sérieux
00:18:06et répond au bon niveau.
00:18:08Antoine Nellard
00:18:09est dans la salle de presse
00:18:10de la Maison Blanche.
00:18:11Antoine Nellard,
00:18:12le correspondant de BFM TV
00:18:13à Washington.
00:18:15On attend donc
00:18:15cette intervention improvisée
00:18:17en tout cas
00:18:18qui n'était pas annoncée
00:18:19à l'origine
00:18:19à l'agenda
00:18:20de la Maison Blanche.
00:18:20Antoine.
00:18:21Oui, exactement.
00:18:22Intervention en tout cas
00:18:23annoncée de façon
00:18:24un peu surprise
00:18:24il y a un peu plus d'une heure
00:18:26par le service de presse
00:18:27de Donald Trump.
00:18:28Je voulais vous montrer
00:18:28cette salle de presse
00:18:29sous la conférence
00:18:30de Raleigh.
00:18:30Regardez,
00:18:31elle est pleine à craquer.
00:18:33Il n'y a plus
00:18:33une place disponible.
00:18:34Tout le monde vous l'écoute
00:18:35pour essayer de s'approcher
00:18:36du podium
00:18:37depuis lequel Donald Trump
00:18:38tout à l'heure
00:18:38va s'exprimer.
00:18:40Le service de presse
00:18:41de Donald Trump
00:18:41vous êtes attaché de presse
00:18:42tout à l'heure.
00:18:42On fait circuler
00:18:43un document
00:18:43parmi les journalistes.
00:18:45Document intitulé
00:18:46365 victoires
00:18:48en 365 jours.
00:18:50Ça fait un an
00:18:51effectivement
00:18:51jour pour jour
00:18:52que Donald Trump
00:18:52est revenu à la Maison Blanche.
00:18:53Un an qu'il y a eu
00:18:54cette cérémonie
00:18:54d'investiture,
00:18:55d'introdisation.
00:18:57Et clairement,
00:18:58aujourd'hui,
00:18:58Donald Trump
00:18:59se présente au podium
00:19:00ici de la Maison Blanche
00:19:01pour vanter son bilan
00:19:03après un an
00:19:04à la Maison Blanche.
00:19:05Et ce,
00:19:06à un moment
00:19:06où les sondages
00:19:07ne sont pas très bons.
00:19:08Donald Trump
00:19:08est bas dans les sondages.
00:19:10Il est plus bas
00:19:11que ses prédécesseurs
00:19:12au même moment
00:19:13que son mandat.
00:19:13Et ça arrive aussi
00:19:16à un moment
00:19:16où les Américains
00:19:17ne comprennent pas
00:19:18son obsession
00:19:18pour le Groenland.
00:19:20Il faut rappeler
00:19:20que les Américains
00:19:21n'ont pas voté
00:19:22pour Donald Trump
00:19:22pour qu'il soit
00:19:23le gendarme du monde.
00:19:23Ils ont voté
00:19:24pour qu'il s'occupe
00:19:25de leurs problèmes
00:19:27du quotidien
00:19:27et des problèmes
00:19:28des Américains.
00:19:29C'est quoi ?
00:19:29C'est l'économie,
00:19:30essentiellement,
00:19:31le pouvoir d'achat,
00:19:31l'inflation.
00:19:32Ils avaient beaucoup
00:19:33d'espoir en Donald Trump,
00:19:34le businessman
00:19:35qui allait régler
00:19:35tous les problèmes
00:19:36de l'économie.
00:19:37Et finalement,
00:19:37un an plus tard,
00:19:38il y en a beaucoup
00:19:38qui déchante.
00:19:39Je me suis rendu
00:19:39en pleine s'épanouie
00:19:40il y a quelques semaines.
00:19:41J'ai parlé avec
00:19:41les électeurs de Donald Trump
00:19:42qui me disent
00:19:42qu'ils s'occupent trop
00:19:43des problèmes du monde
00:19:44et pas assez de nous.
00:19:45Donc, on voit que Donald Trump
00:19:46a aussi besoin
00:19:47de parler à ses électeurs,
00:19:49leur expliquer
00:19:49ce qu'il est en train
00:19:50de faire.
00:19:51Et c'est aussi
00:19:52pour cette raison
00:19:53qu'il a laissé
00:19:53de prendre la parole
00:19:53aujourd'hui
00:19:54depuis la Maison-Blanche.
00:19:55Merci Antoine Hollard.
00:19:57On est vraiment
00:19:57aux premières loges
00:19:57dans la salle de presse
00:19:59de la Maison-Blanche.
00:19:59On va y retourner
00:20:00dans quelques instants.
00:20:01Avant cela,
00:20:02Maud Bréjon,
00:20:03Donald Trump a publié
00:20:04ces dernières heures
00:20:05des messages envoyés
00:20:06par Emmanuel Macron,
00:20:07des textos
00:20:08où Emmanuel Macron
00:20:09l'invitait à dîner jeudi,
00:20:11lui proposait d'organiser
00:20:12un G7 jeudi à Paris.
00:20:14Message donc publié
00:20:16sur les réseaux sociaux
00:20:16par Donald Trump.
00:20:17Est-ce qu'un président
00:20:18des États-Unis
00:20:18peut faire ça ?
00:20:21En tout cas,
00:20:21il fait ça.
00:20:22Oui, ça oui.
00:20:23En tout cas,
00:20:23il le fait.
00:20:24Mais est-ce que ça se fait
00:20:25entre alliés
00:20:26ou est-ce que ça...
00:20:26On peut considérer
00:20:27qu'on ne peut plus
00:20:27lui faire confiance ?
00:20:28Je reprends les mots
00:20:29du président de la République.
00:20:30Un allié n'agit pas comme ça
00:20:31et pas uniquement
00:20:32sur la question
00:20:32de la publication des messages.
00:20:34On voit que depuis
00:20:35son élection,
00:20:36sa réélection,
00:20:37Donald Trump
00:20:38casse tous les codes
00:20:40et ne respecte
00:20:41aucune règle.
00:20:42Mais quand vous dites
00:20:43un allié
00:20:43ne se comporte pas comme ça,
00:20:45est-ce qu'il faut en tirer
00:20:46comme conclusion
00:20:46qu'il n'est plus notre allié ?
00:20:48Il faut en tirer
00:20:48en tout cas les conclusions
00:20:49en matière de rapport de force.
00:20:52Alors j'entends
00:20:52les craintes
00:20:53que peuvent avoir
00:20:54les viticulteurs,
00:20:55par exemple,
00:20:56les exportateurs de cognac
00:20:57qu'on entendait
00:20:58sur votre antenne
00:20:59tout à l'heure,
00:21:00des producteurs
00:21:01concernés
00:21:02qui exprimaient
00:21:04une inquiétude
00:21:04pour l'avenir.
00:21:06Mais aujourd'hui,
00:21:07on voit bien
00:21:08qu'on a changé de monde
00:21:10dans les relations
00:21:10transatlantiques
00:21:12ces derniers jours.
00:21:13Et donc,
00:21:14aux menaces de Trump,
00:21:15on doit répondre
00:21:16avec le même
00:21:17niveau d'intensité.
00:21:18Donc c'est fini,
00:21:19la naïveté,
00:21:20la gentillesse ?
00:21:21Parce qu'encore une fois,
00:21:22c'est pour protéger
00:21:23nos intérêts.
00:21:24Et ce n'est pas uniquement
00:21:25vis-à-vis des États-Unis.
00:21:27Il y a les États-Unis,
00:21:29il y a la Chine
00:21:30qui, parfois,
00:21:31est extrêmement agressive
00:21:32sur le plan commercial.
00:21:34Il y a l'Inde.
00:21:35Et donc,
00:21:35c'est face à toutes
00:21:35ces grandes puissances
00:21:36que l'Europe
00:21:36doit être en capacité
00:21:38de se doter
00:21:39des bons outils.
00:21:40L'instrument
00:21:40anti-coercition
00:21:41a été voté,
00:21:42a été rendu possible
00:21:44précisément pour ça.
00:21:45Quand on répond,
00:21:46c'est très différent,
00:21:48avec des mesures
00:21:49pour protéger
00:21:49les aciéries européennes
00:21:51face aux imports massifs
00:21:53d'acier indien,
00:21:54encore une fois,
00:21:55on se protège.
00:21:56Et c'est la différence
00:21:57entre le protectionnisme
00:21:58et la protection.
00:21:59C'est ce qu'a porté
00:21:59le président de la République
00:22:00depuis longtemps
00:22:02et il a longtemps
00:22:02prêché dans le désert.
00:22:03Vous parliez,
00:22:04il y a quelques instants,
00:22:04des viticulteurs.
00:22:05Maude Bréjon,
00:22:06on va aller justement
00:22:06dans l'Aude
00:22:07où nous attend
00:22:08Pierre-Olivier Danton,
00:22:09l'envoyé spécial de BFMTV,
00:22:10puisque la dernière menace
00:22:11de Donald Trump,
00:22:12c'est d'imposer
00:22:12des droits de douane
00:22:13de 200%
00:22:14pour toutes les importations
00:22:16françaises de vin
00:22:17et de champagne.
00:22:19Pierre-Olivier,
00:22:19vous êtes avec un des producteurs
00:22:21de ce département.
00:22:22Qu'en dit-il aujourd'hui ?
00:22:26Oui Marc,
00:22:26c'est vrai que depuis ce matin,
00:22:28on a rencontré
00:22:28beaucoup de viticulteurs
00:22:29dans le département
00:22:30qui ont le sentiment
00:22:31de servir de monnaie d'échange,
00:22:32de variable d'ajustement
00:22:33en quelque sorte
00:22:34dans ce bras de fer
00:22:35entre l'Europe
00:22:36et Washington.
00:22:37Alexandre,
00:22:38vous êtes président
00:22:39des vignerons indépendants
00:22:40d'Occitanie.
00:22:41Vous avez vous-même
00:22:42un vignoble
00:22:42d'une trentaine d'hectares.
00:22:43Vous êtes donc concerné.
00:22:44Vous avez une question
00:22:45à poser à la porte-parole
00:22:46du gouvernement.
00:22:47Je vous donne le micro.
00:22:49Oui, bonsoir.
00:22:50Alors, plus qu'une question,
00:22:52ça va être une requête,
00:22:54une demande
00:22:54pour le gouvernement.
00:22:57Aujourd'hui,
00:22:58nous avons besoin
00:22:59de réponses fortes
00:23:01de la France
00:23:02et de l'Europe
00:23:03pour répondre
00:23:05à la brutalité
00:23:06de ce qui a été annoncé.
00:23:06dans le cadre
00:23:08des menaces
00:23:09de l'augmentation
00:23:09de taxes
00:23:10de 200%.
00:23:11Nous avons besoin,
00:23:13au-delà
00:23:13de la dénonciation
00:23:15des accords commerciaux
00:23:16avec les États-Unis,
00:23:17d'avoir une réponse
00:23:18économique
00:23:20de taxes
00:23:21à la hauteur
00:23:23de cette brutalité
00:23:24pour montrer
00:23:25qu'on ne peut pas
00:23:27se laisser faire
00:23:27parce que
00:23:28ça sera l'histoire
00:23:29sans fin.
00:23:30Nous avons déjà eu
00:23:31une augmentation
00:23:32de droits de taxes
00:23:33de 25%
00:23:34suite au conflit
00:23:35avec Airbus et Boeing.
00:23:38Nous ne pouvons pas
00:23:39être la variable
00:23:40d'ajustement
00:23:40donc nous avons besoin
00:23:41de cette réponse
00:23:42très rapidement.
00:23:44Il faut que l'on soit
00:23:45en capacité
00:23:46d'arrêter
00:23:47cette problématique.
00:23:49Merci beaucoup
00:23:49M.T.
00:23:50On entend votre question,
00:23:51on entend l'urgence
00:23:52qu'il y a également.
00:23:53Qu'est-ce que vous pouvez
00:23:54lui dire ?
00:23:55Parce que la hausse des taxes,
00:23:56elle peut arriver
00:23:56dans 10 jours,
00:23:57200%.
00:23:57C'est une profession
00:23:58qui va se retrouver
00:23:59à la rue.
00:23:59Ces mots,
00:24:01je les fais miens
00:24:01et le Président
00:24:03de la République
00:24:03les partages
00:24:05de bout en bout.
00:24:05C'est la position
00:24:06qu'il tient
00:24:07et depuis le début
00:24:08face à Donald Trump
00:24:09alors que certains
00:24:11parfois peuvent avoir
00:24:12des positions
00:24:12un peu plus timides.
00:24:13Ça n'a jamais été son cas.
00:24:15Il a été le premier
00:24:16à mettre sur la table
00:24:17la nécessité
00:24:18d'utiliser cet instrument
00:24:19anti-coercition
00:24:21qui permet des restrictions
00:24:22d'accès au marché,
00:24:23qui permet des droits
00:24:24de douane supplémentaires
00:24:26et c'est précisément
00:24:27parce que cette menace
00:24:28est employée
00:24:29avec un tel niveau
00:24:31d'intensité
00:24:31de la part des États-Unis
00:24:33qu'on se doit
00:24:33de répondre
00:24:34avec le même niveau
00:24:35d'intensité.
00:24:36Pardon, j'en viens
00:24:36à la question
00:24:37de ce viticulteur
00:24:37parce que quelles que soient
00:24:38les répliques
00:24:39de l'Europe
00:24:39ou de la France
00:24:40sous forme de taxes,
00:24:42pour les viticulteurs français,
00:24:43c'est un marché
00:24:44qui tombe.
00:24:44Cet instrument
00:24:45anti-coercition
00:24:46permet précisément
00:24:48de répondre
00:24:49lorsqu'il est activé
00:24:50avec une réactivité
00:24:52très importante.
00:24:53Mais ça n'empêchera pas
00:24:54les viticulteurs français
00:24:55par nos mots de région.
00:24:55C'est pour ça,
00:24:56mais il dit,
00:24:56j'entendais ce que dit monsieur,
00:24:58il dit en gros
00:24:58qu'il ne faut pas
00:24:59se laisser marcher
00:24:59sur les pieds.
00:25:00Et il dit aussi
00:25:01qu'on va sans doute
00:25:01avoir besoin d'aide.
00:25:02C'est ce que j'ai entendu.
00:25:04Donc on est d'accord
00:25:05sur le constat,
00:25:06on est d'accord
00:25:06sur la réponse
00:25:07qui doit être coordonnée,
00:25:09qui ne doit pas uniquement
00:25:09être une réponse française.
00:25:11Et nous bien sûr,
00:25:12on sera aux côtés
00:25:13comme on l'a toujours été
00:25:14du monde agricole
00:25:15face aux différentes crises.
00:25:17Mais je le redis,
00:25:19au-delà des inquiétudes,
00:25:20il faut comprendre
00:25:21que le monde
00:25:22est en train de changer
00:25:23et le monde des années 2000
00:25:24n'est pas celui d'aujourd'hui.
00:25:26Et donc on doit
00:25:27se comporter
00:25:28en en tirant
00:25:30toutes les conséquences nécessaires.
00:25:31Maude Bréjon,
00:25:31je rappelle,
00:25:32si vous nous rejoignez
00:25:32en ce moment
00:25:33en direct sur BFM TV,
00:25:34qu'on attend
00:25:35la prise de parole
00:25:36de Donald Trump
00:25:37depuis la Maison Blanche
00:25:38après une journée
00:25:39marquée par des échanges
00:25:41de noms d'oiseaux,
00:25:42on va dire ça comme ça,
00:25:43entre le président américain
00:25:44et le chef de l'État français.
00:25:47On attend peut-être
00:25:47des informations également
00:25:48sur les droits de douane
00:25:49qu'il veut imposer
00:25:51aux viticulteurs français,
00:25:52qu'il veut imposer
00:25:53également à tous les pays
00:25:54qui se sont mis
00:25:54en travers de la route
00:25:56sur la question
00:25:56du Groenland.
00:25:57On va ouvrir
00:25:58une parenthèse
00:25:59sur le budget.
00:25:59Maude Bréjon,
00:26:00c'est l'autre actualité
00:26:01du jour en France.
00:26:02C'est fait,
00:26:03Sébastien Lecornu
00:26:03a dégainé l'article 49.3.
00:26:06Est-ce que ça veut dire
00:26:06que la parole politique,
00:26:08finalement,
00:26:08l'engagement,
00:26:09la promesse,
00:26:10ça n'a pas de sens ?
00:26:12Ça n'a pas été
00:26:12une décision facile à prendre
00:26:14parce qu'on est entré
00:26:15dans ces discussions
00:26:16budgétaires de bonne foi
00:26:17et ça a marché
00:26:19d'abord pour le projet
00:26:20de loi de finances
00:26:20de la Sécurité sociale.
00:26:22Forcée de constater
00:26:23que personne n'a voulu
00:26:24endosser ce budget,
00:26:26les négociations
00:26:27et les compromis
00:26:27qui ont été faits
00:26:29de par le vote.
00:26:30Et donc,
00:26:31entre son égo
00:26:32et la nécessité absolue
00:26:34pour la France
00:26:35d'avoir un budget,
00:26:37le choix
00:26:37de Sébastien Lecornu
00:26:38a été
00:26:40l'engagement
00:26:41de la responsabilité
00:26:42du gouvernement.
00:26:43Mais ça veut dire
00:26:44qu'une promesse
00:26:44en politique,
00:26:45ça n'a pas toujours
00:26:45de sens ?
00:26:47Ça a du sens
00:26:49et encore une fois,
00:26:49on a fait les choses
00:26:50de bonne foi.
00:26:51Je crois que les Français
00:26:52ont vu que Sébastien Lecornu,
00:26:54depuis le début,
00:26:55a fait les choses
00:26:56avec sincérité.
00:26:58Il est allé jusqu'à
00:26:59permettre le vote
00:26:59sur la suspension
00:27:00de la réforme des retraites,
00:27:01ce qui a été,
00:27:02pour nous,
00:27:03pour lui,
00:27:04pour l'ensemble
00:27:04des macronistes,
00:27:05extrêmement douloureux.
00:27:06Mais on l'a fait
00:27:07parce qu'on a eu
00:27:08cette démarche,
00:27:08encore une fois,
00:27:09de culture du compromis
00:27:10extrêmement sincère.
00:27:11Justement,
00:27:12tout à l'heure,
00:27:12je ne sais pas si vous l'avez vu,
00:27:13Jérôme Guetsch,
00:27:13député socialiste,
00:27:14sur ce plateau,
00:27:15disait qu'on a peut-être
00:27:15planté une petite graine
00:27:16dans cette fameuse
00:27:18culture du compromis
00:27:19qui n'est pas forcément
00:27:20la première des qualités
00:27:21des Français
00:27:23ou du personnel politique français.
00:27:25Est-ce que,
00:27:26on sait,
00:27:27vous l'avez dit,
00:27:28ce budget n'est pas le vôtre,
00:27:29ce budget n'est pas celui
00:27:30du gouvernement.
00:27:30Est-ce que vous remerciez
00:27:32les socialistes
00:27:32pour la qualité des échanges
00:27:34en dépit
00:27:35de vos divergences politiques
00:27:37et même si vous n'êtes pas d'accord
00:27:38sur toutes les mesures
00:27:39qui, au final,
00:27:39sont dans le texte ?
00:27:40Je remercie
00:27:40tous les parlementaires
00:27:42et spécifiquement
00:27:43tous les députés
00:27:44qui ont joué
00:27:45le jeu du compromis,
00:27:47des échanges
00:27:48et de la démocratie parlementaire.
00:27:49C'est le cas des socialistes,
00:27:51c'est le cas du bloc central,
00:27:52c'est le cas des républicains,
00:27:53c'est le cas des députés
00:27:54du groupe Liotte.
00:27:55Et au fond,
00:27:56on n'a jamais demandé
00:27:56aux socialistes
00:27:57de devenir de droite
00:27:57ou aux députés de droite
00:27:58de devenir macronistes
00:27:59ou socialistes.
00:28:00On a juste demandé
00:28:02aux parlementaires
00:28:03de bonne volonté
00:28:03de prendre en compte
00:28:04la réalité
00:28:05qui est celle
00:28:05de l'Assemblée nationale,
00:28:06à savoir l'absence
00:28:07totale de majorité
00:28:08et donc la nécessité
00:28:09de discuter.
00:28:10Il faudrait en revanche
00:28:10dire une chose
00:28:11parce que j'ai entendu
00:28:11beaucoup de mensonges
00:28:14circuler
00:28:14concernant ce budget
00:28:15depuis environ 24 heures.
00:28:18Ce budget n'est pas
00:28:18un budget de matraquage fiscal
00:28:20ni vis-à-vis des ménages
00:28:21ni vis-à-vis des entreprises.
00:28:24Le taux de prélèvement
00:28:25obligatoire en 2026
00:28:27revient à son niveau
00:28:28de 2019
00:28:28sera inférieur
00:28:30à ce qu'il était
00:28:31en 2019,
00:28:31la dernière année
00:28:32où on a eu
00:28:32un déficit à 3%
00:28:34et la part de la dépense publique
00:28:36dans le produit intérieur brut
00:28:37sera inférieure
00:28:38à ce que c'était
00:28:39l'année dernière.
00:28:40Ce qu'on a beaucoup entendu
00:28:41ces dernières heures
00:28:43c'est le MEDEF,
00:28:45ce sont les grands patrons
00:28:46qui disent
00:28:46on nous avait vendu
00:28:47l'an dernier
00:28:47une taxe exceptionnelle
00:28:48de 8 milliards d'euros
00:28:49sur les bénéfices
00:28:50des grandes entreprises,
00:28:51ça devait être pour un an,
00:28:52finalement elle est reconduite
00:28:53pour le même montant
00:28:54de 8 milliards.
00:28:55Patrick Martin,
00:28:55le patron du MEDEF,
00:28:56dit ça va se payer
00:28:57économiquement.
00:28:58Une année ça pouvait aller,
00:29:00deux années il y aura
00:29:01des conséquences sur l'emploi.
00:29:02Est-ce que vous l'assumez ça ?
00:29:03J'entends Patrick Martin,
00:29:04je dis une chose simple,
00:29:05ceux qui disent que
00:29:06les entreprises dans leur globalité
00:29:07vont payer ce qu'il y a
00:29:09dans ce budget,
00:29:10c'est faux.
00:29:11Il n'y a pas de hausse
00:29:11du coût du travail
00:29:12et il n'y a par ailleurs
00:29:13pas de hausse d'impôt
00:29:14pour les ménages.
00:29:15Donc les Français
00:29:15ne le paieront pas non plus.
00:29:16Il y a effectivement
00:29:17une contribution
00:29:18qui est demandée
00:29:19à environ 300 entreprises.
00:29:22Ce n'est pas
00:29:22toutes les entreprises françaises.
00:29:23C'est pas toutes les entreprises françaises.
00:29:26C'est 300 entreprises
00:29:27et les plus grandes entreprises.
00:29:29On a sorti par rapport
00:29:30à l'année dernière
00:29:31les ETI,
00:29:32les entreprises
00:29:32de taille intermédiaire.
00:29:36Est-ce qu'on aurait aimé
00:29:36faire différemment ?
00:29:38Oui.
00:29:38Est-ce qu'on aurait aimé
00:29:39que le déficit
00:29:40soit encore plus bas
00:29:41et ne pas avoir à demander
00:29:42cet effort exceptionnel ?
00:29:43La réponse est oui.
00:29:45Mais on a préservé
00:29:46l'immense majorité
00:29:47des entreprises
00:29:47et l'immense majorité
00:29:49des entrepreneurs
00:29:50verront leur fiscalité
00:29:52être totalement stabilisée
00:29:55en 2026
00:29:55par rapport
00:29:56à ce qu'elle était
00:29:57en 2025.
00:29:59Y aura-t-il,
00:30:00en dehors du budget,
00:30:01pourrait-il y avoir
00:30:01un autre 49-3
00:30:03brandi par le gouvernement
00:30:04dans la session parlementaire ?
00:30:06Ou est-ce que vous dites
00:30:06on l'a fait une fois,
00:30:07on ne le fera pas
00:30:07pour d'autres textes ?
00:30:08Ah non,
00:30:08on n'a aucunement
00:30:09pour objectif
00:30:10d'utiliser le 49-3.
00:30:12Je ne m'attendais pas
00:30:13à cette question.
00:30:13Ah oui,
00:30:13mais on l'utilise.
00:30:14Il y a des textes importants
00:30:15qui pourraient arriver,
00:30:17celui sur la fin de vie
00:30:17ou encore d'autres.
00:30:19Il n'y aura plus de 49-3.
00:30:20Il est hors de question
00:30:21d'utiliser le 49-3
00:30:22sur la fin de vie.
00:30:22Et sur le reste,
00:30:23sur les autres textes ?
00:30:24Sur un sujet
00:30:24qui est aussi sensible,
00:30:26qui touche autant
00:30:26à l'intime
00:30:26et aux convictions
00:30:27des uns des autres,
00:30:27ce serait évidemment
00:30:28incompréhensible
00:30:30et inacceptable.
00:30:31Il n'y aura pas
00:30:32de 49-3
00:30:33sur d'autres textes.
00:30:35Je rappelle
00:30:35à toute fin utile
00:30:36que depuis 2022,
00:30:38certes,
00:30:39il y a eu
00:30:39un nombre important
00:30:40de 49-3
00:30:41à utiliser
00:30:41sur les textes budgétaires
00:30:42parce qu'il n'y avait pas
00:30:43de majorité absolue,
00:30:44mais aucun 49-3,
00:30:46sauf erreur de ma part,
00:30:47n'a été utilisé
00:30:48sur autre chose
00:30:50qu'un texte budgétaire.
00:30:52Sébastien Lecornu,
00:30:53encore une fois,
00:30:53et nous avons fait ce choix
00:30:55parce que le compromis
00:30:57était difficile
00:31:00dans les derniers kilomètres
00:31:01ou qu'en tout cas,
00:31:01aucun groupe parlementaire
00:31:02n'acceptait de passer au vote.
00:31:04Mais il est hors de question,
00:31:05évidemment,
00:31:06de pérenniser
00:31:06l'utilisation du 49-3.
00:31:08On l'aura noté.
00:31:09Merci beaucoup,
00:31:09Maudre Réjeune,
00:31:10d'être venu ce soir
00:31:11sur le plateau de 60 Minutes.
00:31:12Tout de suite,
00:31:12l'événement du jour,
00:31:13événement à suivre,
00:31:14sans doute dans quelques instants.
00:31:16C'est cette nouvelle prise de parole
00:31:18de Donald Trump
00:31:19depuis la Maison-Blanche
00:31:21après une série
00:31:21marquée par des échanges
00:31:23à distance
00:31:24avec Emmanuel Macron.
00:31:26Donald Trump n'en démord pas,
00:31:27il veut mettre la main
00:31:27sur ce territoire,
00:31:28il cible désormais la France
00:31:29et le chef de l'État.
00:31:31Macron ne compte plus,
00:31:32dit Donald Trump.
00:31:33« Je préfère le respect
00:31:34plutôt que les brutes »,
00:31:35lui a répondu
00:31:36à Davos,
00:31:38le chef de l'État.
00:31:39On va suivre dans quelques instants
00:31:40cette conférence de presse,
00:31:41évidemment,
00:31:41de Donald Trump
00:31:42et on va en parler ce soir
00:31:43avec Didier François
00:31:44et avec Ulysse Gosset,
00:31:46les spécialistes de BFM TV,
00:31:47avec Marjorie Payon,
00:31:49journaliste spécialiste
00:31:50de la vie politique américaine.
00:31:51Bonsoir à tous les trois
00:31:52avec Mathieu Plan,
00:31:54économiste à l'OFCE,
00:31:55avec Raphaël Grabli,
00:31:56spécialiste du numérique
00:31:57à la rédaction de BFM TV,
00:31:59avec Reed Brody,
00:32:00avocat américain,
00:32:00ancien substitut du procureur
00:32:02de New York.
00:32:03Soyez vous trois aussi
00:32:04les bienvenus sur ce plateau.
00:32:05D'abord, Antoine Eulard,
00:32:07à la Maison Blanche,
00:32:08un président américain,
00:32:09il a systématiquement du retard,
00:32:10c'est un peu comme en France ?
00:32:12– Systématiquement du retard,
00:32:14systématiquement une demi-heure
00:32:15de retard en moyenne
00:32:16pour Donald Trump.
00:32:18En tout cas, ici,
00:32:18tout le monde est prêt
00:32:19pour entendre ce qu'il a à dire.
00:32:21Je vais vous montrer,
00:32:22regardez la salle de presse
00:32:22dans laquelle je me trouve,
00:32:23qui est vraiment pleine à craquer.
00:32:26Toutes les places sont prises,
00:32:27tout le monde joue des coups
00:32:27pour essayer de se rapprocher
00:32:28de la tribune.
00:32:29Tout à l'heure,
00:32:30Donald Trump doit s'exprimer.
00:32:32Ce qui est intéressant,
00:32:32c'est qu'avant même
00:32:33la tenue de la conférence de presse,
00:32:35ses attachés de presse
00:32:36ont fait circuler
00:32:37parmi les journalistes
00:32:38un document de plusieurs pages,
00:32:40un document intitulé
00:32:41« 361 victoires en 361 jours »,
00:32:45ce qui rappelle effectivement
00:32:47aux 365 victoires en 365 jours.
00:32:50Ça fait un an, effectivement,
00:32:51jour pour jour,
00:32:51que Donald Trump est de retour
00:32:53à la Maison Blanche
00:32:53et on sent qu'il a envie
00:32:55de prendre la parole aujourd'hui
00:32:56pour marquer le coup
00:32:56et pour surtout vanter son bilan,
00:33:00insister sur ce qui, selon lui,
00:33:02fonctionne bien,
00:33:02en particulier sa politique
00:33:03sur l'immigration.
00:33:05Vous savez qu'il a fermé les frontières,
00:33:06qu'il a commencé à expulser
00:33:07de très nombreuses personnes
00:33:08en situation irrégulière.
00:33:11Trump a aussi besoin de parler
00:33:13parce que les sondages
00:33:14ne sont parlés aux Américains,
00:33:16parce que les sondages
00:33:17ne sont pas très bons.
00:33:18On voit que sa cause de popularité
00:33:19est en chute permanente
00:33:20depuis qu'il a pris le pouvoir.
00:33:22Il est autour de 39%
00:33:23d'opinions favorables aujourd'hui.
00:33:26C'est moins que ses prédécesseurs
00:33:27à ce moment-là du mandat.
00:33:30Surtout, les Américains
00:33:30ne comprennent pas
00:33:31son obsession
00:33:32pour le Groenland.
00:33:33On voit que tous les sondages
00:33:34sont mauvais à ce sujet.
00:33:3675% des Américains
00:33:37rejettent toute annexion
00:33:38du Groenland
00:33:39et ils rejettent aussi massivement
00:33:41tout recours à la force
00:33:42pour s'emparer du territoire.
00:33:43Et ça, c'est ce que disent aussi
00:33:44les électeurs républicains,
00:33:46les électeurs de Donald Trump.
00:33:48Quand on parle justement
00:33:49avec les électeurs de Donald Trump,
00:33:50on voit qu'il y en a une bonne partie
00:33:50qui sont déçus
00:33:51parce qu'eux attendaient
00:33:52que Donald Trump agisse
00:33:53sur un point particulier,
00:33:54sur l'économie,
00:33:56l'inflation,
00:33:57le pouvoir d'achat
00:33:57qui reste une préoccupation
00:33:58majeure des Américains.
00:34:00Et ils ne comprennent pas
00:34:00que Donald Trump
00:34:01s'occupe davantage
00:34:02des affaires du monde
00:34:03plutôt que de leurs problèmes
00:34:04à eux.
00:34:05Et c'est aussi à ces questions-là
00:34:07que Donald Trump
00:34:07va essayer de répondre tout à l'heure.
00:34:08Merci beaucoup Antoine Hollard.
00:34:10On va probablement vous retrouver
00:34:11dans les mythes cuviennes.
00:34:12On va revenir de ce côté-ci
00:34:13de l'Atlantique,
00:34:14précisément à Davos,
00:34:16où nous attend Thierry Arnaud,
00:34:17l'envoyé spécial de BFM TV
00:34:18au Forum économique mondial,
00:34:21où Donald Trump
00:34:21est attendu demain.
00:34:23Aujourd'hui,
00:34:23c'est Emmanuel Macron
00:34:24qui était là.
00:34:25Et on voit
00:34:26que c'est en train
00:34:27de tourner
00:34:28au mano-à-mano
00:34:29entre les deux chefs d'État.
00:34:31Oui, c'est le moins
00:34:34qu'on puisse dire, Marc.
00:34:35En effet,
00:34:35vous rappeliez le contexte
00:34:37en l'espèce de quelques heures
00:34:38devant les journalistes.
00:34:39Donald Trump
00:34:39qui explique
00:34:40qu'Emmanuel Macron,
00:34:41le président français,
00:34:41est un leader faible
00:34:42qui va bientôt partir
00:34:44de toute façon.
00:34:45Donc inutile
00:34:45de tenir compte
00:34:46de ce qu'il pense.
00:34:47Et puis s'il refuse
00:34:47de s'associer
00:34:49à ce fameux conseil
00:34:50de la paix
00:34:50que Donald Trump
00:34:51entend lancé ici jeudi,
00:34:52eh bien il y aura
00:34:53200% de taxes
00:34:54sur les douanes,
00:34:56de taxes douanières,
00:34:57pardon,
00:34:57sur le vin
00:34:58et le champagne.
00:35:00Alors,
00:35:00la menace a été forte
00:35:01et la réponse
00:35:02plutôt s'inclante
00:35:03du côté d'Emmanuel Macron.
00:35:04Écoutez.
00:35:06Il ne faut pas
00:35:07se laisser impressionner.
00:35:09Et je crois
00:35:10que c'est aussi ça
00:35:11ce qui est important.
00:35:12C'est qu'on doit défendre
00:35:13nos principes,
00:35:14on doit défendre
00:35:14nos intérêts
00:35:15sans être agressifs,
00:35:16nous ne le sommes pas,
00:35:17en nous faisant respecter
00:35:18ce que nous faisons
00:35:19mais sans se laisser impressionner
00:35:20non plus.
00:35:21Vous diriez que c'est un allié
00:35:22encore Donald Trump
00:35:22quand il parle comme ça,
00:35:23quand il fait puter vos...
00:35:24C'est à lui
00:35:25d'apporter la réponse.
00:35:26Ce ne sont pas tout à fait
00:35:26les comportements
00:35:27qui vont avec
00:35:28en effet cette qualification.
00:35:29Alors le moins qu'on puisse dire
00:35:33c'est que le ton a changé.
00:35:33Souvenez-vous
00:35:34des débuts
00:35:34d'Emmanuel Macron
00:35:35à l'Elysée
00:35:35et de Donald Trump
00:35:37à la Maison Blanche.
00:35:38Je repense
00:35:38à cette première visite d'État
00:35:39en 2018
00:35:40où le président français
00:35:41prend le président américain
00:35:42dans ses bras
00:35:43et embrasse
00:35:43un Donald Trump
00:35:44plutôt décontenancé.
00:35:46Cajoler Donald Trump
00:35:47ça n'a servi à rien.
00:35:49Reste à savoir
00:35:49si ce discours plus ferme
00:35:50lui pourra porter ses fruits.
00:35:52Merci à vous Thierry Arnault
00:35:53avec Bruno Ferrand
00:35:54en direct de Davos.
00:35:56La romance c'est fini.
00:35:57On a bien compris
00:35:58entre Emmanuel Macron
00:35:59et Donald Trump
00:36:00Donald Trump
00:36:00dont on attend toujours
00:36:01l'intervention
00:36:02depuis la Maison Blanche.
00:36:04Rit Brody
00:36:05c'est une brute
00:36:05votre président ?
00:36:07Oui il est
00:36:07et ce qu'il fait
00:36:10avec le Groenland
00:36:11c'est la prolongation
00:36:12de ce qu'il fait chez nous
00:36:13et je suis très content
00:36:15que les Européens
00:36:17les Français
00:36:17finissent
00:36:19par le comprendre
00:36:21et finissent par
00:36:22s'opposer
00:36:25fermement à lui
00:36:26parce que c'est
00:36:27la seule chose
00:36:27qu'il connaît.
00:36:28L'ancien chef de l'OTAN
00:36:29dit aujourd'hui
00:36:30il faut arrêter
00:36:31de flatter Donald Trump
00:36:31ça marche pas
00:36:33les tapes dans le dos
00:36:34les petits textos
00:36:35amicaux
00:36:36ça ne marche pas
00:36:37et le gouverneur démocrate
00:36:39de Californie
00:36:39qui était aujourd'hui à Davos
00:36:40dit
00:36:40il faut le frapper
00:36:41à la figure
00:36:42on en est vraiment là
00:36:43aujourd'hui pour parler à Trump
00:36:44c'est la méthode brutale.
00:36:46c'est ça
00:36:46c'est ce qu'on a appris
00:36:47aux Etats-Unis
00:36:48il avance
00:36:50mais
00:36:51c'est seulement
00:36:53quand il voit
00:36:54une force
00:36:55en face de lui
00:36:56qu'il devient
00:36:57le taco
00:36:57Trump always chickens out
00:36:59sinon
00:37:00si vous le faites
00:37:01Trump always chickens out
00:37:04il
00:37:04il
00:37:05il
00:37:06j'ai cinq traducteurs
00:37:08sur ce plateau
00:37:09merci à tous
00:37:10en plus vous avez tous
00:37:12dit la même chose
00:37:12ce qui me rassure
00:37:13la traduction
00:37:13non mais
00:37:14c'est vrai que
00:37:15vous
00:37:16lorsque
00:37:17les gens
00:37:19que ce soit
00:37:19les universités
00:37:21que ce soit
00:37:21les cabinets d'avocats
00:37:22ils pensent
00:37:23faire un deal
00:37:24avec Trump
00:37:24et
00:37:26c'est pas ça
00:37:27et c'est comme
00:37:28avec Van der Leyen
00:37:29qui pense
00:37:30qu'avec les 15%
00:37:31on est
00:37:32non
00:37:33il veut plus
00:37:34et c'est seulement
00:37:35les gens comme Lula
00:37:36ou les Chinois
00:37:38qui disent no
00:37:39ou les Canadiens
00:37:40ils reculent
00:37:41et ce qu'il faut faire
00:37:42Marjorie Payon
00:37:43il y a un petit changement
00:37:44de ton de la part
00:37:45de Donald Trump
00:37:46j'allais dire
00:37:47Emmanuel Macron
00:37:48oui très clairement
00:37:49et c'est vrai
00:37:49qu'on voit tous ici
00:37:51depuis ce matin
00:37:52notamment
00:37:52mais on a eu
00:37:54plusieurs modes
00:37:55de discussion
00:37:56modius vivendi
00:37:56avec Donald Trump
00:37:57on a joué sur l'amitié
00:37:59on a essayé de le flatter
00:38:00de lui apporter
00:38:01des solutions
00:38:01clés en main
00:38:02ou des cadeaux
00:38:03rutilants
00:38:04qu'il soit en or
00:38:05ou en plaqué
00:38:06on a essayé
00:38:07presque même
00:38:08l'allégeance
00:38:09à certains moments
00:38:10on a flirté avec ça
00:38:11notamment
00:38:11après la
00:38:12réunion avec Vladimir Poutine
00:38:14en Alaska
00:38:14cette coalition des volontaires
00:38:16qui allait
00:38:16justement
00:38:17à la Maison Blanche
00:38:18européen
00:38:19main dans la main
00:38:20pour proposer une solution
00:38:21encore une fois
00:38:22à Donald Trump
00:38:23aujourd'hui
00:38:24finalement
00:38:25on s'aperçoit
00:38:25qu'il faut taper du poing
00:38:26sur la table
00:38:26et plus fort
00:38:27que l'adversaire
00:38:28pour se faire enlever
00:38:28pour ça il a fallu
00:38:29le Groenland
00:38:29pour ça il a fallu du temps
00:38:31il a fallu
00:38:32la réalité de 12 mois
00:38:34de l'année entière
00:38:36qui vient de s'écouler
00:38:36sur ce premier mandat
00:38:38de la seconde administration
00:38:39Trump
00:38:39d'ailleurs la Maison Blanche
00:38:40Antoine parlait
00:38:41du document
00:38:42que le service
00:38:43comme la Maison Blanche
00:38:44fait circuler
00:38:44auprès de nos confrères
00:38:45dans la salle de presse
00:38:46il y a surtout une vidéo
00:38:48qui a été postée
00:38:48sur tous les comptes sociaux
00:38:49de la Maison Blanche
00:38:50très cotée
00:38:51très clippée
00:38:52où on voit
00:38:53selon
00:38:54cette administration
00:38:55ses victoires
00:38:56sur cette première année
00:38:57ça démarre par
00:38:58restaurer la paix
00:39:01Ulysse Gosset
00:39:02on sent que ça monte un peu
00:39:03des deux côtés
00:39:04de l'Atlantique
00:39:05le ton monte
00:39:05entre Emmanuel Macron
00:39:06et Donald Trump
00:39:07est-ce que Donald Trump
00:39:08va remettre une couche
00:39:10si vous me passez l'expression
00:39:11ce soir
00:39:12contre Emmanuel Macron
00:39:13ou est-ce que l'heure
00:39:14est plutôt
00:39:15à l'accalmie
00:39:16voire à la reculade ?
00:39:18C'est la guerre froide
00:39:18entre l'Amérique
00:39:20et l'Europe
00:39:21on est dans la rupture
00:39:23la question est
00:39:25est-ce que l'on peut
00:39:26arrêter Trump ?
00:39:27Qui peut arrêter Trump ?
00:39:28Les Européens ?
00:39:29Est-ce qu'on peut
00:39:30empêcher Trump
00:39:31d'envahir le Groenland ?
00:39:32Même les Groenlandais
00:39:32sont inquiets
00:39:33est-ce qu'on peut
00:39:34empêcher Trump
00:39:35d'envahir le Canada ?
00:39:36Saviez-vous par exemple
00:39:37que le Canada
00:39:37a planifié
00:39:39modélisé
00:39:40une éventuelle attaque
00:39:41des Etats-Unis
00:39:42sur les territoires canadiens
00:39:43et en indiquant
00:39:44que la riposte
00:39:45bien entendu
00:39:45ce n'est que
00:39:46de la planification
00:39:47ce n'est pas un scénario
00:39:48pour demain matin
00:39:49mais c'est un scénario
00:39:49au cas où
00:39:50et bien la riposte
00:39:51c'est
00:39:55on en est là
00:39:56au Canada
00:39:56allié des Etats-Unis
00:39:57donc on est
00:39:58dans la rupture
00:39:59et l'Europe est face
00:40:01à un moment de vérité
00:40:02c'est-à-dire soit
00:40:03on cède
00:40:03soit on résiste
00:40:05le problème c'est qu'il y a
00:40:06Trump à l'étranger
00:40:07au Venezuela
00:40:08mais il y a aussi
00:40:09Trump à l'intérieur
00:40:10c'est-à-dire face
00:40:11à la Cour suprême
00:40:11des Etats-Unis
00:40:12face à la Banque fédérale
00:40:13la Federal Reserve Bank
00:40:14dont il veut changer le président
00:40:15donc on est face
00:40:16à un leader
00:40:17tout puissant
00:40:18le nouvel empereur
00:40:19qui a un égo
00:40:20démesuré
00:40:22et qui pense
00:40:22qu'il peut aller
00:40:23jusqu'au bout
00:40:24et on sait qu'il a une arme
00:40:25Mathieu Plan
00:40:25Donald Trump
00:40:26c'est les droits de douane
00:40:27la dernière info du jour
00:40:29c'est de menacer
00:40:29donc les viticulteurs français
00:40:31et les producteurs de champagne
00:40:32d'une surtaxe
00:40:33alors je ne sais même plus
00:40:34si c'est une surtaxe
00:40:35ou une sursurtaxe
00:40:36de 200%
00:40:37en plus de ça
00:40:38il y a quelques jours
00:40:39c'était 10%
00:40:40pour tous les produits français
00:40:41et de 7 autres pays
00:40:42s'il le fait
00:40:43s'il le fait le 1er février
00:40:44est-ce que ça va nous faire mal ?
00:40:47potentiellement ça fait mal
00:40:48ça fait mal à certaines filières
00:40:49200%
00:40:50vous n'exportez plus du tout
00:40:51de vin et de spiritueux
00:40:53aux Etats-Unis
00:40:54alors effectivement
00:40:55c'est que
00:40:55on va dire 4 milliards
00:40:56sur l'ensemble de nos exportations
00:40:58c'est 1%
00:40:58de nos exportations globales
00:41:00là vous parlez du vin
00:41:01du vin et de spiritueux
00:41:02vraiment cette filière-là
00:41:04mais 10% pour tout le monde
00:41:05la réalité c'est qu'il y a
00:41:06un rapport de force
00:41:07la France
00:41:08au fond
00:41:09a un peu moins à perte
00:41:10que d'autres pays européens
00:41:11notamment l'Allemagne et l'Italie
00:41:12qui ont des gros excédents commerciaux
00:41:14sur les Etats-Unis
00:41:15ce qui n'est pas forcément notre cas
00:41:16la vraie question
00:41:17c'est que les Etats-Unis
00:41:18sont quand même
00:41:19les gros consommateurs
00:41:20du monde entier
00:41:20et donc ils vont quand même
00:41:22attirer l'ensemble
00:41:23des importations du reste du monde
00:41:24et nous on a
00:41:25un excédent européen
00:41:26sur les biens
00:41:26pas sur les services
00:41:27mais de 200 milliards
00:41:28donc c'est vrai que
00:41:29dans la négociation
00:41:30les Européens
00:41:31ont quand même pas mal à perdre
00:41:32et puis
00:41:32le problème c'est l'escalade
00:41:34c'est jusqu'où
00:41:35en fait on peut aller
00:41:36et jusqu'où Trump est prêt à aller
00:41:38est-ce qu'il bluffe
00:41:39ou est-ce qu'il est vraiment prêt
00:41:40à aller très loin
00:41:41et donc on voit que
00:41:41dans la culture européenne
00:41:42on ne sait pas faire ça
00:41:43est-ce que nous on est prêt
00:41:45à l'escalade
00:41:45c'est-à-dire est-ce qu'on est prêt
00:41:46à taxer les produits américains
00:41:47et à voir les consommateurs
00:41:49qui se plaignent
00:41:49de l'augmentation
00:41:50je ne sais pas
00:41:51quels sont les produits
00:41:52on sait souvent
00:41:52les Harley Davidson
00:41:53je ne suis pas sûr
00:41:53que ça mettra des millions
00:41:55de personnes dans la rue
00:41:55pour manifester
00:41:56il y avait les fameux
00:41:5793 milliards
00:41:58dont on parlait
00:41:59en Europe
00:42:00est-ce qu'on est prêt
00:42:01à l'accepter
00:42:01oui je pense
00:42:02mais est-ce qu'on va
00:42:04jusqu'à un instrument
00:42:05anti-coercition
00:42:06mais qui aurait
00:42:07quand même des conséquences
00:42:08assez fortes
00:42:09avec des blocages
00:42:10des quotas
00:42:10on pourrait sortir
00:42:12des entreprises américaines
00:42:14des marchés publics
00:42:16là on sort
00:42:16le bazooka
00:42:17et donc là
00:42:18ce serait nouveau
00:42:19l'Europe n'a jamais fait ça
00:42:20déjà le Parlement européen
00:42:21aujourd'hui
00:42:22a décidé de geler
00:42:23la mise en oeuvre
00:42:24de l'accord
00:42:25Etats-Unis d'Europe
00:42:26oui mais c'est quand même
00:42:27la première fois
00:42:27on est au début
00:42:29d'une guerre commerciale
00:42:30j'essaie juste de comprendre
00:42:31ce traité commercial
00:42:32signé par Ursula von der Leyen
00:42:34en Écosse
00:42:35dans le golfe
00:42:35de Donald Trump
00:42:36l'été dernier
00:42:36il n'était pas rentré en vigueur
00:42:38non
00:42:38il a besoin d'une ratification
00:42:40j'adore j'ai les mêmes
00:42:40des trois qui me disent
00:42:41mais non enfin
00:42:42il n'était pas encore
00:42:44en vigueur
00:42:44à 15%
00:42:45lorsque Trump a finalement
00:42:47cédé sur 15%
00:42:48tout le monde a fait
00:42:48un ouf de soulagement
00:42:49mais derrière
00:42:50il y a les députés
00:42:50et les députés
00:42:51ce sont ceux
00:42:52que les européens élisent
00:42:53les électeurs
00:42:54citoyens européens
00:42:55donc ça a du quoi
00:42:56on dit non aujourd'hui
00:42:57aujourd'hui
00:42:57ils ont essayé
00:42:58de geler l'application
00:42:59donc ça veut dire
00:42:59que pour les Etats-Unis
00:43:00c'est une grosse perte
00:43:01parce que ça veut dire
00:43:02qu'on ne peut pas
00:43:02mettre en oeuvre
00:43:03tout ce qui avait été prévu
00:43:04ça c'est la première lame
00:43:05du rasoir
00:43:06de la réponse européenne
00:43:06oui absolument
00:43:07après on va voir si
00:43:08en effet on va vers
00:43:09le déclenchement
00:43:10de cet instrument
00:43:11qui est tout nouveau
00:43:11qui date de 2023
00:43:12ce fameux bazooka
00:43:13ce bouclier
00:43:14anti-coercition
00:43:15mais ça ça va prendre
00:43:16plusieurs semaines
00:43:16parce qu'il faut d'abord
00:43:1755% des Etats membres
00:43:20qui puissent le voter
00:43:20qu'ils représentent
00:43:2165% à eux seuls
00:43:23de la population européenne
00:43:25c'est la majorité qualifiée
00:43:26donc c'est vraiment
00:43:27un instrument
00:43:27qui se déclenche
00:43:28au fur et à mesure
00:43:29mais encore une fois
00:43:30je précise qu'il suffit
00:43:31d'attendre juste
00:43:31une décision
00:43:32de l'autre côté de l'Atlantique
00:43:33celle de la Cour suprême
00:43:34qui doit encore une fois
00:43:36prendre sa décision
00:43:37sur la constitutionnalité
00:43:39ou non
00:43:39de ses tarifs douaniers
00:43:40Raphaël Grabley
00:43:41dans l'arsenal européen
00:43:43est-ce qu'on peut aussi
00:43:44d'une façon ou d'une autre
00:43:45s'attaquer à Donald Trump
00:43:46ou en tout cas
00:43:47tenter de lui faire
00:43:48changer d'avis
00:43:48sur le Groenland
00:43:49ou tous les autres dossiers
00:43:50qu'il porte en ce moment
00:43:51via les GAFAM
00:43:52est-ce que c'est une possibilité
00:43:54ou est-ce que vous allez nous dire
00:43:55vous êtes bien gentil Marc
00:43:56mais votre téléphone
00:43:57il est d'une marque américaine
00:43:58votre computer
00:43:59sur votre logiciel
00:44:01sur votre PC
00:44:01il est américain
00:44:02donc on se retrouve tous
00:44:03à l'âge des
00:44:05comment dire
00:44:06des années
00:44:07historiques
00:44:07si on se coupe
00:44:08des GAFAM
00:44:08non mais il y avait
00:44:09Benjamin Haddad
00:44:10le ministre de l'Europe
00:44:11qui était sur ce plateau même
00:44:12il y a 48 heures
00:44:13et qui expliquait
00:44:13parmi ces mesures
00:44:15anti-coercition
00:44:16il y a des mesures
00:44:16contre les services
00:44:18parce qu'on parle
00:44:18de balance commerciale
00:44:19mais en fait
00:44:19on consomme principalement
00:44:21des services américains
00:44:22que ce soit les réseaux sociaux
00:44:23que ce soit Nelfi
00:44:24que ce soit Microsoft
00:44:25ou que ce soit Visa
00:44:27et Mastercard
00:44:27au passage
00:44:28donc oui
00:44:29parmi ces mesures
00:44:30il peut y avoir
00:44:30des blocages
00:44:31de ces services
00:44:33mais ce qui est assez paradoxal
00:44:35c'est que c'est aussi
00:44:35les mesures
00:44:36que pourrait décider
00:44:37de prendre Donald Trump
00:44:38pour on va dire
00:44:39sanctionner les américains
00:44:40parce que
00:44:41c'est à dire
00:44:41de couper notre compte Amazon
00:44:42à la fois
00:44:43les européens
00:44:44non mais plus grave que ça
00:44:46les européens peuvent dire
00:44:47maintenant
00:44:47on coupe Netflix
00:44:48alors c'est les entreprises
00:44:50qui s'affichent
00:44:51notamment à l'écran
00:44:52mais
00:44:52Donald Trump
00:44:54peut aussi dire
00:44:54vous êtes gentil Microsoft
00:44:56vous qui êtes
00:44:57dans tous les ministères
00:44:58à peu près de France
00:44:59sauf peut-être
00:45:00la gendarmerie
00:45:01qui a plutôt bien géré
00:45:02les choses
00:45:02en se séparant de Microsoft
00:45:03il y a quelques années
00:45:04on coupe tout
00:45:05et vous n'avez plus accès
00:45:06à rien
00:45:07on coupe vos moyens de paiement
00:45:08on coupe Visa, Mastercard
00:45:10comme il y a un juge
00:45:11Nicolas Guillou
00:45:12à la Cour pénale
00:45:12un juge de la Cour pénale
00:45:14internationale
00:45:14sanctionné par les Etats-Unis
00:45:15qui est sous sanction
00:45:16et qui l'a dit
00:45:16et c'est ce que vous disiez
00:45:17il y a quelques secondes
00:45:19je suis de retour
00:45:19dans les années 90
00:45:20je n'ai plus rien
00:45:21il s'est réveillé le matin
00:45:22sa carte bleue marchait plus
00:45:23son compte Amazon
00:45:26que les sanctions européennes
00:45:28et les sanctions américaines
00:45:29peuvent aboutir
00:45:30à une situation
00:45:30qui est un peu la même
00:45:31c'est-à-dire
00:45:32de priver les Européens
00:45:33de services numériques
00:45:34pourquoi ?
00:45:35parce que l'essentiel
00:45:35des Européens
00:45:36dépend de ces services numériques
00:45:38à commencer
00:45:38à titre personnel
00:45:39pour les particuliers
00:45:41mais à commencer
00:45:41par nos institutions
00:45:42Ryd Brody
00:45:43la discussion
00:45:44qu'on est en train d'avoir
00:45:45pour nous
00:45:45peuple allié
00:45:46depuis très longtemps
00:45:47je dis nous
00:45:48c'est pas vous et moi
00:45:48mais quoi que
00:45:49est-ce qu'elle n'est pas
00:45:50complètement surréaliste ?
00:45:52Mais tout à fait
00:45:52mais on avait pensé
00:45:54que vous étiez
00:45:55nos meilleurs alliés
00:45:56Vous êtes toujours
00:45:57le bienvenu sur ce plateau
00:45:58je précise à tous
00:45:59les Américains qu'on reçoit
00:46:00Et moi je
00:46:01vous les Européens
00:46:03vous êtes très bienvenus
00:46:04aux Etats-Unis
00:46:05à condition de participer
00:46:06à la résistance
00:46:07La résistance contre
00:46:09Donald Trump
00:46:09Oui
00:46:09C'est-à-dire que vous en êtes là
00:46:11vous rentrez en résistance
00:46:12contre votre président
00:46:13Ah oui mais tout à fait
00:46:14je pense que depuis
00:46:15quelques mois
00:46:16je pense que les premiers
00:46:178 mois
00:46:18c'était
00:46:19la soumission
00:46:21c'était la capitulation
00:46:23mais je pense que
00:46:25à mesure que les Américains
00:46:26aient pris
00:46:27la mesure de la situation
00:46:29on a vu en novembre
00:46:30les élections
00:46:31par exemple
00:46:33Mandani
00:46:34aux Etats-Unis
00:46:35à New York
00:46:36les autres
00:46:37on a vu 7 millions
00:46:38de personnes
00:46:39dans les rues
00:46:40pour le No Kings Day
00:46:43on voit
00:46:43les manifestations
00:46:45contre ICE
00:46:46on est tous munis
00:46:47de notre sifflet
00:46:49pour désigner
00:46:50la présence
00:46:51de la police
00:46:52anti-immigration
00:46:53voilà
00:46:53il y a des milliers
00:46:55d'Américains
00:46:55qui ont ça
00:46:56et je pense
00:46:59qu'on peut parler
00:46:59maintenant
00:47:00pour la première fois
00:47:01d'une vraie résistance
00:47:02aux Etats-Unis
00:47:03Avec un risque
00:47:04qui peut aller jusqu'où ?
00:47:06Est-ce qu'il y a un risque
00:47:06aujourd'hui de coupure
00:47:07entre les Trumpiens
00:47:09et les autres ?
00:47:10Voir de plus ?
00:47:11On a les images
00:47:11du Capitole
00:47:12il y a quelques années
00:47:12dans un camp
00:47:13est-ce que ça pourrait arriver
00:47:15dans l'autre sens ?
00:47:16Il veut diviser
00:47:17il a dit
00:47:19qu'il veut
00:47:20du mal à ses ennemis
00:47:21il ne se considère pas
00:47:23comme président
00:47:23de tous les Etats-Unis
00:47:25il coupe ouvertement
00:47:26les crédits
00:47:28aux Etats-démocrates
00:47:30je pense qu'il suffit
00:47:33de regarder Minnesota
00:47:35pour voir
00:47:35qu'on est au bord
00:47:36de la guerre civile
00:47:37sauf que
00:47:38comme la veuve
00:47:39de Rebecca Good
00:47:40a dit
00:47:40nous on a des sifflets
00:47:42où ils ont des fusils
00:47:45Et pendant ce temps
00:47:46avec tout ce que vous
00:47:47venez de rappeler
00:47:47autour de cette table
00:47:48on entend aussi
00:47:49le bruit des bottes
00:47:50du côté du Groenland
00:47:52où nous attend
00:47:52l'envoyé spécial
00:47:53de BFMTV
00:47:53Alice Phillips
00:47:54je dis le bruit des bottes
00:47:55mais c'est plutôt
00:47:55le bruit des avions
00:47:56militaires américains
00:47:57puisque les Etats-Unis
00:47:58annoncent qu'ils vont envoyer
00:47:59des renforts sur place
00:48:00expliquez-nous
00:48:01Et bien oui
00:48:05c'est une nouvelle
00:48:06qu'on a appris hier
00:48:07des avions américains
00:48:10et canadiens
00:48:10étaient en route
00:48:11pour se rendre
00:48:11sur une base
00:48:12de Pitoufik
00:48:13une base qui est située
00:48:14au nord du Groenland
00:48:15où les américains
00:48:17avec les canadiens
00:48:17vont effectuer
00:48:19un exercice
00:48:20qui était planifié
00:48:20de longue date
00:48:21et c'est vrai que ça
00:48:22même si ça a été relativisé
00:48:24en disant que l'exercice
00:48:24était planifié
00:48:25de longue date
00:48:25et bien ça inquiète
00:48:26certains Groenlandais
00:48:27qui ne voient pas bien
00:48:29du tout
00:48:29la présence américaine
00:48:31renforcée
00:48:31sur leur territoire
00:48:32et cette inquiétude
00:48:33on la ressent
00:48:34un peu plus
00:48:35il y a des Groenlandais
00:48:35qui nous disent
00:48:36depuis qu'on est arrivé
00:48:37avec Sonia Reynaud
00:48:37qu'ils envisagent
00:48:39le pire
00:48:39c'est-à-dire potentiellement
00:48:40une invasion militaire
00:48:42de la part des américains
00:48:43une prise de contrôle
00:48:44par la force
00:48:44et par exemple
00:48:46ici on est devant
00:48:46un supermarché
00:48:47et on a entendu parler
00:48:48de gens qui se mettaient
00:48:50à faire des réserves
00:48:51parce que si jamais
00:48:52la situation venait
00:48:53à dégénérer
00:48:53et bien ils veulent pouvoir
00:48:54tenir plusieurs jours
00:48:55il y a des gens aussi
00:48:56qui ont commencé
00:48:58et bien à quitter
00:48:59la capitale
00:49:00pour se rendre
00:49:00quelques jours au vert
00:49:02donc c'est une situation
00:49:03qui inquiète beaucoup de monde
00:49:04il y a aussi des gens
00:49:05qui sont plus optimistes
00:49:06et qui se disent
00:49:06que la situation
00:49:07va se calmer
00:49:08et d'ailleurs
00:49:09là-dessus
00:49:09il faut écouter
00:49:10ce que disent aussi
00:49:10les autorités groenlandaises
00:49:12par exemple
00:49:12une information importante
00:49:14et intéressante à analyser
00:49:15c'est la déclaration
00:49:16du chef du gouvernement
00:49:17groenlandais
00:49:18qui a déclaré
00:49:20que pour l'instant
00:49:21une option militaire
00:49:22et bien n'était pas envisagée
00:49:23dans les prochains jours
00:49:24mais que ça n'était pas
00:49:25totalement exclu
00:49:26et puis il y a aussi
00:49:28le chef du commandement
00:49:29commandement arctique
00:49:29qui lui a essayé
00:49:31de rassurer un peu
00:49:32la population
00:49:33en disant que pour l'instant
00:49:34il n'y avait pas
00:49:35de menaces militaires
00:49:36immédiates
00:49:37sur le Groenland
00:49:38on voit donc
00:49:39ces discours
00:49:39qui tentent de rassurer
00:49:40la population
00:49:40mais les déclarations
00:49:41de Donald Trump
00:49:42sont tellement
00:49:43extravagantes
00:49:44et multipliées
00:49:46ces derniers jours
00:49:46que forcément
00:49:47on comprend aussi
00:49:47cette inquiétude
00:49:48qui gagne la population
00:49:49ici au Groenland
00:49:50élite-philippe
00:49:51Sonia Reynaud
00:49:52à Nouc
00:49:52où il fait
00:49:53moins 14
00:49:54en ce moment
00:49:55nous glissons
00:49:56dans l'oreillette
00:49:57est-ce qu'on va
00:49:57Pierre-François
00:49:58vers une escalade militaire
00:49:59ou est-ce que vous allez nous dire
00:50:01tout ça c'est une forme
00:50:02de gesticulation
00:50:03on a envoyé quelques hommes
00:50:04la France
00:50:05et d'autres pays
00:50:06Donald Trump fait la même chose
00:50:08mais personne n'a envie
00:50:09d'envoyer
00:50:09des milliers de militaires
00:50:10sur place
00:50:11d'abord parce que
00:50:12des milliers de militaires
00:50:13dans le cercle arctique
00:50:14c'est compliqué
00:50:14pour tout le monde
00:50:15et pour nous
00:50:16et pour eux
00:50:17parce que c'est pas
00:50:17une zone facile
00:50:18donc pour l'instant
00:50:19on n'en est pas là
00:50:20mais ce qui est marrant
00:50:22en fait
00:50:22quand on entend tout le monde
00:50:23c'est que
00:50:23que ça soit sur la question
00:50:24de l'économie
00:50:25comme sur la question militaire
00:50:26on a eu la même chose
00:50:27avec Poutine
00:50:28ou avec Xi Jinping
00:50:29on est des pays
00:50:30qui n'avons totalement oublié
00:50:32ce que c'était
00:50:32que pouvoir résister
00:50:34on pense toujours
00:50:36que comme on a
00:50:37alors d'abord
00:50:38qu'on n'a pas d'ennemis
00:50:39et que les
00:50:39ça je crois qu'on est quand même
00:50:41un tout petit peu
00:50:41en train de le comprendre
00:50:42depuis quelques années
00:50:43on peut m'en comprendre
00:50:44si ce n'est que
00:50:45dès lors que
00:50:46comme on a peur
00:50:47de se faire mal
00:50:47enfin c'est ce que disait
00:50:48le chef d'état-major des armées
00:50:49si on a un ennemi
00:50:50et qu'on veut résister
00:50:51il faut accepter de se faire mal
00:50:52voilà
00:50:52que ce soit économiquement
00:50:54ou que ce soit militairement
00:50:56il se trouve que
00:50:57les Etats-Unis
00:50:57déjà avec la Russie
00:50:59il y avait quand même déjà
00:50:59la moitié de la classe politique française
00:51:01qui avait les chaucottes
00:51:01et qui reculait
00:51:02aujourd'hui avec les Etats-Unis
00:51:04c'est la première puissance économique
00:51:05et la première puissance mondiale
00:51:07donc si on va à l'affrontement avec eux
00:51:09il ne faut pas rêver
00:51:09ça sera dur
00:51:10et ça ne sera pas facile
00:51:12en revanche
00:51:12regardez ce que font les Canadiens
00:51:14ils commencent à réfléchir
00:51:15en réponse du faible au fort
00:51:16il ne faut pas penser
00:51:17qu'il faut avoir
00:51:18une volonté
00:51:20et une stratégie
00:51:21éviter une escalade inutile
00:51:22dans laquelle on perd
00:51:23en revanche
00:51:24il faut leur mettre des coups
00:51:25là où ça fait mal
00:51:26et pouvoir reculer
00:51:26quand il y a besoin
00:51:27c'est toujours comme ça
00:51:28en fait on va faire
00:51:29au niveau économique
00:51:30comme on ferait au niveau militaire
00:51:32une guérilla
00:51:32quand on est face
00:51:33à quelqu'un de plus fort
00:51:34on a d'autres méthodes
00:51:35parce que
00:51:36Trump il a un petit problème aussi
00:51:38avec
00:51:38à chaque fois qu'il met
00:51:39les droits de douane
00:51:39ça fait monter son inflation
00:51:41son inflation
00:51:41ça lui pose des problèmes
00:51:42avec sa base
00:51:43etc.
00:51:43c'est comme ça qu'il faut raisonner
00:51:44en fait
00:51:44c'est le coût
00:51:46de chaque attaque
00:51:47qui va être portée
00:51:48de sa part
00:51:49et le coût
00:51:50qu'on va faire
00:51:50par nos ripostes
00:51:51et il faut que le coût
00:51:52soit finalement à terme
00:51:53plus embêtant pour lui
00:51:54pour le dissuader
00:51:56de prendre des mesures
00:51:56contre nous
00:51:57c'est toujours comme ça
00:51:58et il faut y aller
00:51:58avec une volonté
00:51:59de se battre
00:52:00si on est déjà au départ
00:52:01sur une volonté
00:52:02de se coucher
00:52:02ça ne sert même
00:52:03à rien de discuter
00:52:04en fait
00:52:04je vous rappelle
00:52:04si vous nous rejoignez
00:52:05à 19h43
00:52:06en direct sur BFM TV
00:52:07qu'on attend d'une minute
00:52:08à l'autre
00:52:09mais enfin on nous dit ça
00:52:09depuis 40 minutes
00:52:10la conférence de presse
00:52:12de Donald Trump
00:52:13en direct de la Maison Blanche
00:52:14qu'on la suivra
00:52:15évidemment ensemble
00:52:16on verra ce qu'il dit
00:52:17sur l'Iran
00:52:18ce qu'il dit
00:52:18sur le Groenland
00:52:19ce qu'il dit
00:52:20sur le sujet
00:52:21des taxes douanières
00:52:22on va retrouver Antoine Delard
00:52:23dans quelques instants
00:52:24je voudrais juste vous montrer
00:52:25c'est difficile de suivre
00:52:27en ce moment
00:52:27tout ce que publie
00:52:28Donald Trump
00:52:28sur ses réseaux sociaux
00:52:29mais l'une des publications
00:52:31de Donald Trump
00:52:31ces dernières heures
00:52:33qui a publié
00:52:33une photo générée
00:52:34par intelligence artificielle
00:52:36où on le voit
00:52:36posant le drapeau
00:52:37sur le Groenland
00:52:39avec Marco Rubio
00:52:40je crois
00:52:41derrière lui
00:52:42il y a une autre image
00:52:43qui a été publiée
00:52:44attendez on va d'abord
00:52:44faire celle-là
00:52:45avec Lafayette
00:52:47Lafayette qui s'oppose
00:52:48à l'invasion du Groenland
00:52:49pardon
00:52:50on ne l'avait pas préparée
00:52:51celle-là
00:52:51est-ce que tout ça
00:52:52va se finir
00:52:53Marjorie Payon
00:52:54par un rachat du Groenland
00:52:55c'est-à-dire
00:52:56on sort les muscles
00:52:57des deux côtés
00:52:57et au final on négocie
00:52:58est-ce que ça vous semble possible
00:53:00j'ai cru comprendre
00:53:01selon les autorités
00:53:03groenlandaises
00:53:04qui sont encore souveraines
00:53:05sur leur destinée
00:53:06qu'elles n'étaient pas à vendre
00:53:07donc a priori
00:53:08non
00:53:09maintenant encore une fois
00:53:10on le dit
00:53:10on le redit beaucoup
00:53:11sur ce plateau
00:53:11l'histoire américaine
00:53:13l'histoire de la constitution
00:53:14des 50 états
00:53:14elle s'est faite
00:53:15par rachat de territoire
00:53:17soit des forces militaires
00:53:18pendant la guerre de sécession
00:53:19notamment
00:53:20qui allaient rallier
00:53:21d'autres états
00:53:22et d'autres colonies
00:53:22oui
00:53:23mais on est entré
00:53:25alors ce qui est très important
00:53:26c'est peut-être de voir
00:53:27à la suite
00:53:27du discours d'Emmanuel Macron
00:53:29tous les propos
00:53:29qui se sont tenus sur scène
00:53:30aujourd'hui à Davos
00:53:31et il y a notamment
00:53:32le discours de Marc Arnie
00:53:33le premier ministre canadien
00:53:35qui rappelle que la nostalgie
00:53:36ce n'est pas une stratégie
00:53:37et que le logiciel
00:53:39dans lequel on a vécu
00:53:40jusqu'à présent
00:53:40aujourd'hui n'existe plus
00:53:42il dit que ce n'est pas
00:53:42une transition
00:53:43c'est une rupture
00:53:43absolument
00:53:44il prononce le mot de rupture
00:53:46sur cette scène
00:53:46Christine Lagarde aussi
00:53:48également
00:53:48la présidente de la BCE
00:53:49qui disait au micro de CNN
00:53:51qu'il fallait avoir
00:53:52un plan B
00:53:53au cas où
00:53:53donc on est vraiment
00:53:55en train
00:53:55un an plus tard
00:53:56un an post-investiture
00:53:58de Donald Trump
00:53:58et Jelly Vance
00:53:59de comprendre
00:54:00que le monde
00:54:01qu'on a vécu
00:54:02n'est plus celui
00:54:03des relations
00:54:04internationales
00:54:04aujourd'hui
00:54:05et que le
00:54:06America First
00:54:07c'est avant tout
00:54:07un mois
00:54:08d'abord
00:54:09Antoine Hollard
00:54:10en direct de la Maison Blanche
00:54:12toujours pas de président
00:54:12américain à l'horizon ?
00:54:15toujours pas de président
00:54:16américain
00:54:16d'habitude avant
00:54:17les points presse
00:54:18de ce type
00:54:19son service
00:54:19de communication
00:54:20nous avertit
00:54:21deux minutes à l'avance
00:54:22c'est ce qu'on appelle
00:54:22le two minute warning
00:54:23et pour l'instant
00:54:25on attend toujours
00:54:25cette notification
00:54:26la salle est toujours
00:54:28aussi pleine
00:54:28je vous la remonte
00:54:29encore une fois
00:54:30énormément de journalistes
00:54:32qui sont présents ici
00:54:33beaucoup de presse
00:54:34internationale
00:54:35de confrères
00:54:36notamment britanniques
00:54:38ou danois
00:54:38qui sont juste
00:54:39à côté de moi
00:54:40alors on imagine
00:54:41que Donald Trump
00:54:42dans le propos
00:54:43qu'il va tenir
00:54:44en préambule
00:54:45avant les questions
00:54:46ce sera surtout
00:54:47pour vanter
00:54:48le bilan
00:54:48de ses 365
00:54:50premiers jours
00:54:51à la Maison Blanche
00:54:52ça fait un an
00:54:52jour pour jour
00:54:53effectivement
00:54:53qu'il a repris
00:54:54possession du bureau
00:54:55Oval
00:54:55et tout à l'heure
00:54:55son service de presse
00:54:56a fait circuler
00:54:57un document
00:54:58intitulé 365 victoires
00:55:00en 365 jours
00:55:02donc Donald Trump
00:55:02vient vraiment
00:55:03faire le service
00:55:03après-vente
00:55:04on imagine
00:55:05qu'il va parler
00:55:05notamment de l'immigration
00:55:06des mesures
00:55:08qu'il a prises
00:55:08très fortes
00:55:09et dont il est
00:55:09très fier
00:55:10pour fermer
00:55:10les frontières
00:55:11et pour expulser
00:55:12énormément de personnes
00:55:13qui sont en situation
00:55:14irrégulière
00:55:14mais je peux vous dire
00:55:15qu'ici dans la salle
00:55:16tout le monde
00:55:17y compris les journalistes
00:55:18américains
00:55:19ont envie de lui poser
00:55:20des questions
00:55:21sur sa politique internationale
00:55:22sur le Groenland
00:55:23les journalistes américains
00:55:25les médias américains
00:55:25suivent un peu comme nous
00:55:27de façon estomaquée
00:55:28les dernières sorties
00:55:29de Donald Trump
00:55:30ils sont très inquiets
00:55:31notamment au sujet
00:55:32de l'OTAN
00:55:33ici personne ne peut concevoir
00:55:34que l'OTAN puisse
00:55:35voler en éclats
00:55:36mais c'est pourtant
00:55:37une question qui se pose
00:55:38et évidemment
00:55:39ici au-delà
00:55:40de la politique intérieure
00:55:41et du bilan de Donald Trump
00:55:42qui est en demi-teinte
00:55:43en particulier sur l'économie
00:55:44qui n'est pas très bon
00:55:45ce qui lui est reproché
00:55:46par une bonne partie
00:55:46de sa base électorale
00:55:48ici tout le monde
00:55:49veut entendre
00:55:50Donald Trump
00:55:51sur le Groenland
00:55:51et les questions internationales
00:55:55Merci Antoine Ellard
00:55:56pas de Donald Trump
00:55:57à l'horizon
00:55:57donc vous êtes prévenu
00:55:58deux minutes à l'avance
00:55:59je préviendrai évidemment
00:56:00les taux des spectateurs
00:56:01deux minutes à l'avance
00:56:02immédiatement
00:56:03en quelques mots
00:56:04là il y a deux séquences
00:56:05Donald Trump
00:56:06ce soir à la Maison Blanche
00:56:07ensuite il prend son avion
00:56:09pour partir du côté de Davos
00:56:10demain grand discours
00:56:11il va arriver
00:56:12avec une délégation
00:56:13très importante
00:56:14il n'était pas venu
00:56:15l'an dernier
00:56:15après son élection
00:56:17il a fait ça en visio
00:56:18qu'est-ce qu'on peut
00:56:19en attendre demain ?
00:56:19La visio était cinglante
00:56:20l'année dernière
00:56:21je vous rappelle
00:56:21qu'il avait assermonté
00:56:23ou assermonné
00:56:23je ne sais pas comment le dire
00:56:24engolé
00:56:26de façon très explicite
00:56:27l'ensemble du parterre
00:56:28notamment de CEO américain
00:56:30qui était à Davos
00:56:32à ce moment-là
00:56:32en leur adressant
00:56:34un message très précis
00:56:35demain ce qu'on attend
00:56:36surtout
00:56:36et le carton d'invitation
00:56:37que la plupart des chefs
00:56:38de gouvernement
00:56:39ou en tout cas
00:56:40de présents à Davos
00:56:42ont reçu
00:56:43c'est celui de la célébration
00:56:44de ce fameux
00:56:45Board of Peace
00:56:46le conseil de la paix
00:56:48une sorte d'onubisme
00:56:49mais présidé directement
00:56:50par Donald Trump
00:56:52un milliard de dollars
00:56:53et en cash s'il vous plaît
00:56:54pour pouvoir en faire partie
00:56:55avoir été surtout invité
00:56:56par le maître des lieux
00:56:57Donald Trump
00:56:58à le rejoindre
00:56:59alors ça risque de diviser
00:57:00évidemment encore plus
00:57:02les chefs de gouvernement
00:57:03et d'États présents
00:57:05sur place
00:57:05Emmanuel Macron n'y sera pas
00:57:07et de toute façon
00:57:07il a renvoyé déjà
00:57:08une fin de non recevoir
00:57:09à Donald Trump
00:57:09ce qui lui a valu
00:57:10cette phrase
00:57:11sur une potentielle augmentation
00:57:12de 200%
00:57:13des uns spiritueux français
00:57:14on va voir
00:57:15ça va être musclé
00:57:16ça c'est sûr
00:57:17on s'y attend
00:57:17maintenant est-ce que
00:57:18Donald Trump
00:57:19va accuser réception
00:57:20du message
00:57:21qui lui est passé
00:57:21par l'ensemble
00:57:22des leaders
00:57:23Donald Trump
00:57:23qui arrive
00:57:24sur l'estrade
00:57:25on n'a pas eu
00:57:25le petit avertissement
00:57:26deux minutes avant
00:57:27c'est parti
00:57:27oui beaucoup de succès
00:57:32comme vous le savez
00:57:33le premier anniversaire
00:57:36le 20 janvier
00:57:39ça a été une période
00:57:42formidable
00:57:42voici le livre
00:57:45de nos accomplissements
00:57:47ce que nous avons fait
00:57:49et on tourne les pages
00:57:53et on voit
00:57:54tout ce qui a été accompli
00:57:55ça prend vraiment
00:57:59une semaine
00:57:59à le lire
00:58:00et en termes militaires
00:58:05en termes de paix
00:58:06d'en finir
00:58:08avec certaines guerres
00:58:09c'est du jamais vu
00:58:10je pense que
00:58:12vous savez
00:58:14le Minnesota
00:58:14est en mauvaise posture
00:58:19vous savez
00:58:19on est occupé
00:58:22à beaucoup d'autres choses
00:58:22il faut arrêter
00:58:27les meurtriers
00:58:28les trafiquants de drogue
00:58:29et voici
00:58:33quelques-uns
00:58:35de ces individus
00:58:37vous le voyez
00:58:38sur l'image
00:58:39des gens
00:58:40terribles
00:58:42des meurtriers
00:58:42dans bien des cas
00:58:43ça vient du Minnesota
00:58:45et pourquoi
00:58:47est-ce qu'on en parle
00:58:48pas plus
00:58:49les gens ne savent pas
00:58:52vous voulez vivre
00:58:52avec ces gens
00:58:53vraiment
00:58:53des meurtres
00:58:57vous le voyez
00:59:00ce sont des gens
00:59:04qui ont été arrêtés
00:59:05qui ont été mis
00:59:07en prison
00:59:07dans les pays
00:59:08d'où ils venaient
00:59:09car les pays
00:59:11nous respectent
00:59:11et ils les ont repris
00:59:12avant ils ne nous respectaient pas
00:59:14Biden ne l'aurait jamais fait
00:59:16car il les laissait
00:59:18tous entrer
00:59:19avec Biden
00:59:22il y avait une politique
00:59:23des frontières ouvertes
00:59:24vous savez
00:59:26tout ce qu'on dit
00:59:26sur le Minnesota
00:59:27et bien tous les gens
00:59:28qui ont commis ces faits
00:59:30venaient d'autres pays
00:59:31ce qui a été
00:59:36engendré
00:59:37par l'administration précédente
00:59:39ce sont vraiment
00:59:43des gens durs
00:59:44des criminels
00:59:46des immigrés clandestins
00:59:48dans la plupart des cas
00:59:50ce sont des
00:59:50trafiquants de drogue
00:59:52des meurtriers
00:59:53ou alors des fous
00:59:56des meurtriers
00:59:58qui sont fous
00:59:59certains sont fous
01:00:00certains de ces meurtriers
01:00:02et tout ça
01:00:05c'est dans le Minnesota
01:00:06c'est pire encore
01:00:07en Californie
01:00:08et dans d'autres états
01:00:10également
01:00:10au Minnesota
01:00:13le nombre
01:00:15des crimes
01:00:16a augmenté
01:00:16avec tous ces agitateurs
01:00:21c'est des agitateurs
01:00:24qui sont payés
01:00:25pour faire
01:00:26des insurrections
01:00:2819 millions de dollars
01:00:31manquent
01:00:32au Minnesota
01:00:33des somaliens
01:00:37ont pris cet argent
01:00:39des somaliens
01:00:40imaginez-vous cela
01:00:41des gens avec un QI
01:00:47très faible
01:00:48ont permis cela
01:00:49et il y en a qui
01:00:52donc prennent cet argent
01:00:53et qui s'achètent
01:00:54des Mercedes
01:00:54ils arrivent
01:00:56ils n'ont pas d'argent
01:00:57ils n'ont jamais eu
01:00:59de pays non plus
01:01:00la Somalie
01:01:02n'est même pas un pays
01:01:03ils n'ont rien
01:01:04rien qui ressemble
01:01:06à un pays
01:01:07et si c'est un pays
01:01:09c'est considéré
01:01:10comme le pire pays
01:01:11du monde
01:01:11et ils viennent ici
01:01:12et ils n'ont pas
01:01:14de métier
01:01:16Ilan Omar
01:01:17vous savez
01:01:18elle a 30 millions
01:01:19de dollars
01:01:19c'est ce qu'on m'a dit
01:01:20vraiment
01:01:21c'est
01:01:21une députée
01:01:24qui est
01:01:25corrompue
01:01:27voilà
01:01:32ce que nous avons
01:01:33des gens dangereux
01:01:35des durs
01:01:38des armes
01:01:41vous le voyez
01:01:43je pense que nous avons
01:01:51beaucoup de temps
01:01:52donc je vais
01:01:52continuer d'en parler
01:01:54vous savez
01:01:58je suis sûr que vous
01:02:00attendiez
01:02:01que je m'exprime
01:02:02sur ce qui se passe
01:02:03en Suisse
01:02:03mais en Suisse
01:02:05ils ne connaissent pas
01:02:05ce genre de choses
01:02:06ils ont d'autres problèmes
01:02:07mais pas ce genre
01:02:08de problèmes là
01:02:09voilà
01:02:12quelqu'un qui a tué
01:02:13un autre
01:02:13être humain
01:02:15ce sont des durs
01:02:16et on les a laissés
01:02:18entrer dans notre pays
01:02:20à cause des politiques
01:02:21de frontières ouvertes
01:02:24vous savez
01:02:24ce qui est stupide
01:02:26d'avoir des hommes
01:02:27qui concourent
01:02:28dans des sports féminins
01:02:30mais de laisser rentrer
01:02:31des trafiquants de drogue
01:02:32des prisonniens
01:02:32vous savez
01:02:33le Venezuela
01:02:33c'est un exemple
01:02:34ils ont ouvert
01:02:36leur prison
01:02:36pour déverser
01:02:37leurs prisonniers
01:02:39aux Etats-Unis
01:02:40et
01:02:40maintenant
01:02:43j'aime le Venezuela
01:02:44ils travaillent
01:02:47très bien
01:02:47avec nous
01:02:48une femme
01:02:51très
01:02:52gentille
01:02:54qui a fait
01:02:55des choses
01:02:55incroyables
01:02:56que
01:02:56qu'elle j'ai parlé
01:02:58il y a plusieurs jours
01:02:59je lui ai parlé
01:02:59on veut l'impliquer
01:03:02j'adorerais pouvoir
01:03:03l'impliquer
01:03:04Maria
01:03:06mais
01:03:07nous sommes en
01:03:10pour parler
01:03:11avec le président
01:03:12la présidente
01:03:13les compagnies
01:03:16pétrolières
01:03:16s'apprêtent
01:03:17à faire
01:03:17des investissements
01:03:18massifs
01:03:18l'Arabie Saoudite
01:03:20également
01:03:20ce sont
01:03:27des
01:03:29durs
01:03:29tous
01:03:30issus du Minnesota
01:03:31un état
01:03:33parmi tant d'autres
01:03:34et vous savez
01:03:35ces gens là
01:03:36viennent d'ailleurs
01:03:44c'est
01:03:46Joe l'endormi
01:03:47qui les a laissés
01:03:49entrer
01:03:50Joe l'escroc
01:03:51vous pouvez choisir
01:03:52parmi les surnoms
01:03:53c'est le pire président
01:03:54qu'on ait jamais eu
01:03:56et il y en a eu
01:03:59des mauvais pourtant
01:04:00vous ne vous ennuyez pas
01:04:06j'espère
01:04:06mais il faut que vous
01:04:09voyez ces gens là
01:04:11viol
01:04:16assaut
01:04:19beaucoup d'autres crimes
01:04:20des membres de gang
01:04:29l'un des plus coriaces
01:04:33ce sont des durs
01:04:37et voilà ce que
01:04:43qu'on essaye de
01:04:47changer
01:04:48on essaye
01:04:50simplement
01:04:51de les renvoyer
01:04:52là d'où ils viennent
01:04:53et
01:04:53ce sont des patriotes
01:04:59vous savez
01:05:01j'ai du respect
01:05:05pour le pasteur
01:05:06vous savez ce qu'ils ont fait
01:05:10dans cette église
01:05:10au Minnesota
01:05:12c'était terrible
01:05:13on a eu 24 inculpations
01:05:16pour ce monsieur
01:05:18des inculpations
01:05:21et vous pensez
01:05:25qu'il va vraiment
01:05:26bien se comporter
01:05:28aux Etats-Unis
01:05:29s'il a déjà été
01:05:30condamné
01:05:3124 fois dans son pays
01:05:33c'est un parmi tant d'autres
01:05:37un meurtrier
01:05:38pourquoi est-ce qu'on ne les renvoie pas
01:05:39tout simplement
01:05:40on veut simplement
01:05:42les renvoyer
01:05:42et vous avez des agitateurs
01:05:47qui sont payés
01:05:48pour
01:05:48causer des troubles
01:05:50vous savez quand il y a
01:05:52cette femme qui
01:05:53s'est fait tirer dessus
01:05:55et bien sûr
01:05:55j'étais très peiné
01:05:56je comprends les deux
01:05:58et les gens qui
01:06:00qui sont choqués
01:06:02mais
01:06:02il y avait une autre femme
01:06:04qui criait
01:06:05honte
01:06:05honte
01:06:05très fort
01:06:08comme une
01:06:10chanteuse d'opéra
01:06:12elle était tellement
01:06:13professionnelle
01:06:14c'est une femme
01:06:16qui a été touchée
01:06:17c'était une professionnelle
01:06:20c'est une honte
01:06:22criaient-elles
01:06:24j'ai dit
01:06:25c'est pas une personne
01:06:26normale
01:06:26c'est une professionnelle
01:06:27ce sont des agitateurs
01:06:30professionnels
01:06:31qui veulent
01:06:33tirer notre pays
01:06:34vers le bas
01:06:35mais vous savez
01:06:36ça n'arrivera pas
01:06:38parce que notre pays
01:06:38se porte mieux
01:06:39que tous les autres
01:06:40au monde
01:06:40les criminels
01:06:45ne vont pas bien
01:06:48se comporter ici
01:06:49je pourrais
01:06:53je dirais qu'il y en a eu
01:06:563000
01:06:563000
01:06:58rien que dans le
01:06:58Minnesota
01:06:59non 10 000
01:07:0110 000 criminels
01:07:05et comment est-ce qu'un endroit
01:07:10avec 10 000 criminels
01:07:11puisse rester un état
01:07:12et pourtant
01:07:14ils nous combattent
01:07:14il y a quelqu'un
01:07:15qui n'arrête pas
01:07:16d'opiner du chef
01:07:17je l'aime
01:07:18je ne sais pas qui c'est
01:07:19mais je l'aime déjà
01:07:20il opine du chef
01:07:22pour me dire que j'ai raison
01:07:23et ça veut dire
01:07:24que vous êtes du bon côté
01:07:25vous
01:07:25ce sont des gros
01:07:30vous savez on en a
01:07:38beaucoup
01:07:38je pourrais
01:07:42multiplier par 30
01:07:44ce que je suis en train
01:07:45de faire
01:07:46regardez quelqu'un
01:07:53qui a des liens
01:07:53avec le Hezbollah
01:07:54je regarde
01:08:06toutes ces condamnations
01:08:08vraiment beaucoup
01:08:10de meurtriers
01:08:11vraiment
01:08:11des gens qui ont tué
01:08:13et donc
01:08:26ICE
01:08:27les services
01:08:28d'immigration
01:08:29font un travail formidable
01:08:32et la plupart
01:08:35des gens
01:08:36qui travaillent
01:08:37pour ces services
01:08:37sont hispaniques
01:08:38la plupart d'entre eux
01:08:40sont d'origine hispanique
01:08:42et on dit qu'ensuite
01:08:45on discrimine les gens
01:08:46on discrimine les gens
01:08:47mais moi j'adore
01:08:48les latinos
01:08:49vous savez
01:08:50je les adore
01:08:51ils ont un esprit
01:08:51un entrepreneur
01:08:52vous savez
01:08:56j'ai eu
01:08:56en tant que républicain
01:08:58j'ai fait des scores
01:08:59formidables
01:09:00dans cette communauté
01:09:00et j'ai gagné
01:09:02toute la frontière
01:09:04au niveau du Texas
01:09:05personne n'avait jamais réussi
01:09:07un tel exploit
01:09:08en tant que républicain
01:09:09j'adore la communauté hispanique
01:09:12et on nous accuse
01:09:13de tellement de choses
01:09:14mais 60% des gens
01:09:16qui travaillent
01:09:17dans ces services
01:09:18sont d'origine hispanique
01:09:20les gens qui travaillent
01:09:25aux frontières
01:09:25ce sont des hispaniques
01:09:27et ils s'attaquent
01:09:34à des gens
01:09:35qui sont vraiment
01:09:36très coriaces
01:09:36on en a 10 000 au moins
01:09:38et je ne vous en ai montré
01:09:43que 100
01:09:44vous avez de la chance
01:09:44et ce n'était même pas
01:09:47les pires
01:09:47il y en a
01:09:50dont on ne peut pas
01:09:51montrer les photos
01:09:52pour des raisons légales
01:09:53mais ils ont été condamnés
01:09:54pour meurtre
01:09:55dans leur pays d'origine
01:09:56et on va les renvoyer
01:10:00on se coordonne
01:10:01avec les autres pays
01:10:02c'est beaucoup de travail
01:10:03et c'est la politique
01:10:06des frontières
01:10:06grande ouverte
01:10:07qui les a permis
01:10:08de rentrer
01:10:09et par quelqu'un
01:10:12qui avait truqué
01:10:13l'élection
01:10:13pour gagner
01:10:14et vous savez
01:10:15il y a de plus en plus
01:10:17de preuves
01:10:17de cela
01:10:18je voulais simplement
01:10:23que vous sachiez
01:10:23que c'est quelque chose
01:10:27de vraiment terrible
01:10:27voilà le livre
01:10:30sur nos accomplissements
01:10:31et heureusement
01:10:35mon doigt n'est pas
01:10:36resté coincé là-dedans
01:10:38ça aurait fait des dégâts
01:10:38mais je n'aurais
01:10:39rien montré
01:10:41ça aurait pu être terrible
01:10:45mais je n'aurais pas
01:10:48montré ma douleur
01:10:50j'aurais fait
01:10:50comme si de rien n'était
01:10:51c'était lui
01:10:55qui est responsable
01:10:57de ça
01:10:57comment ça va
01:10:58c'est toi
01:10:59qui l'a fait
01:11:00ici nous avons
01:11:06le livre
01:11:07tout
01:11:09de tout ce que nous avons
01:11:10accompli
01:11:11je pourrais vous en lire
01:11:12quelques échantillons
01:11:14personne n'a jamais
01:11:16rien réussi de tel
01:11:17c'est vraiment
01:11:19des gros
01:11:19des gros accomplissements
01:11:21je vais vous en lire
01:11:29quelques-uns
01:11:30on a mis fin
01:11:32à la stagflation
01:11:33de Biden
01:11:34nous étions en situation
01:11:35de stagflation
01:11:35qui est encore pire
01:11:37que l'inflation
01:11:37vous savez
01:11:38il y a eu
01:11:39la plus grande inflation
01:11:40depuis 48 ans
01:11:42ou de toute l'histoire
01:11:43selon les avis
01:11:44la plus grande inflation
01:11:46de toute l'histoire
01:11:47de notre pays
01:11:47on a réduit
01:11:49c'est un chiffre normal
01:11:50ce que nous avons fait
01:11:56en termes de croissance
01:11:57c'est incroyable
01:11:57nous avons eu
01:11:59une croissance économique
01:12:00incroyable
01:12:00et l'amérique
01:12:02est florissante
01:12:03avec des milliers
01:12:04de commerces
01:12:04des milliers
01:12:06qui sont en train
01:12:06de se bâtir
01:12:07des usines
01:12:08des usines
01:12:09parmi les plus grands
01:12:09demandes
01:12:10et notre PIB
01:12:16est en train
01:12:17d'atteindre
01:12:18les 5%
01:12:19de croissance
01:12:20malgré le shutdown
01:12:22imposé par les démocrates
01:12:235%
01:12:25c'est du jamais vu
01:12:26je pense que ça pourrait
01:12:28être 20%
01:12:29si à chaque fois
01:12:31qu'on n'avait
01:12:32pas des bons chiffres
01:12:33on n'augmentait pas
01:12:35les taux d'intérêt
01:12:35vous savez
01:12:36à l'époque
01:12:36quand il y avait
01:12:38des bons chiffres
01:12:38de croissance
01:12:39on réduisait
01:12:40les taux d'intérêt
01:12:40mais ici
01:12:41ils essayent
01:12:42de briser
01:12:42notre succès
01:12:44c'est comme ça
01:12:45que ça fonctionne
01:12:46depuis 20 ou 25 ans
01:12:47mais à l'époque
01:12:48quand on avait
01:12:50des bons chiffres
01:12:51les places boursières
01:12:53n'arrêtaient pas
01:12:54de monter
01:12:55mais vous savez
01:12:57on a les meilleurs
01:12:58indices boursiers
01:12:59de l'histoire
01:12:59de notre pays
01:13:00vous savez
01:13:02les chiffres
01:13:03dont nous avons hérité
01:13:03étaient
01:13:06nous avons tout changé
01:13:09nous avons tout changé
01:13:10dans le bon sens
01:13:11je ne sais pas pourquoi
01:13:16on n'arrive pas
01:13:17à faire passer
01:13:18ce message
01:13:18mais
01:13:19regardez les prix
01:13:22de l'essence
01:13:231,89$
01:13:28pour un gallon
01:13:29la moyenne
01:13:31c'est 2,31$
01:13:33à l'époque
01:13:33c'était 4,5$
01:13:34c'était 5$
01:13:36pour un gallon
01:13:36et il avait essayé
01:13:43de me copier
01:13:43mais il n'a pas réussi
01:13:45sans moi
01:13:47on s'en serait
01:13:48à 8$
01:13:48le gallon
01:13:49d'essence
01:13:50mais
01:13:50l'inflation
01:13:53de ces 3 derniers mois
01:13:54est à 1,6%
01:13:56alors que l'inflation
01:14:03était tellement haute
01:14:04sous Biden
01:14:04qu'on ne pouvait
01:14:05même pas la calculer
01:14:06en 12 mois
01:14:13les revenus
01:14:17ont augmenté
01:14:18de façon significative
01:14:20parfois
01:14:20de 5 000$
01:14:22par an
01:14:22et en ce qui concerne
01:14:25la bourse
01:14:26nous avons
01:14:27battu des records
01:14:28nous
01:14:30ça fait 12 mois
01:14:34maintenant
01:14:35officiellement
01:14:35que
01:14:36je suis investi
01:14:37nous avons
01:14:38nous n'avons
01:14:39fait que
01:14:41battre des records
01:14:42il y a un policier
01:14:52que je connais bien
01:14:52qui m'a dit
01:14:53regardez
01:14:53mon portefeuille boursier
01:14:55a vraiment augmenté
01:14:56on dirait vraiment
01:14:57que je suis devenu
01:14:58Warren Buffett
01:14:58mais je pense
01:15:00qu'ils ont des meilleurs
01:15:00retours sur investissement
01:15:01que Warren Buffett
01:15:02il m'a dit
01:15:03toute ma vie
01:15:04ma femme
01:15:04me critiquait
01:15:05parce que je n'étais pas
01:15:07assez intelligent
01:15:08financièrement
01:15:09et maintenant
01:15:09elle-même
01:15:10a davantage
01:15:10on avait
01:15:159 000 milliards
01:15:17dans les économies
01:15:19pour les retraites
01:15:20on a ajouté
01:15:24de la valeur
01:15:259 000 milliards
01:15:27pour les retraites
01:15:29pour l'épargne
01:15:32pour l'instant
01:15:36les chiffres
01:15:36ne sont que
01:15:36sur les 11 premiers mois
01:15:37mais on a ajouté
01:15:409 000 milliards
01:15:41en valeur
01:15:421,2 million
01:15:46d'Américains
01:15:47sont sortis
01:15:49de la dépendance
01:15:51alimentaire
01:15:52au lieu d'investir
01:15:5618 000 milliards
01:15:58avec des usines
01:16:01qui se construisent
01:16:04dans le pays
01:16:04si je n'étais pas
01:16:06au pouvoir
01:16:06des usines
01:16:07au contraire
01:16:08auraient fermé
01:16:09il y aurait eu
01:16:10un désinvestissement
01:16:11et plus en plus
01:16:12de gens
01:16:13qui auraient dépendu
01:16:14des aides sociales
01:16:15il y a eu
01:16:207 milliards
01:16:24pour Snap
01:16:26et ça a augmenté
01:16:27sous l'administration
01:16:31précédente
01:16:32ils n'avaient
01:16:33ils ne savaient même pas
01:16:35ce qu'ils faisaient
01:16:36ils étaient très mauvais
01:16:37ils essayent toujours
01:16:42de défendre
01:16:44le fait
01:16:44que des hommes
01:16:45concourent
01:16:46dans les sports féminins
01:16:47et il y avait
01:16:48même des juges
01:16:50de la cour suprême
01:16:52qui défendaient cela
01:16:53des hommes
01:16:54qui peuvent concourir
01:16:55dans les sports féminins
01:16:57nous avons
01:16:59garanti
01:17:01des nouveaux investissements
01:17:03de la part d'Apple
01:17:03Oracle
01:17:04Johnson & Johnson
01:17:05et d'autres entreprises
01:17:07Micron
01:17:08AstraZeneca
01:17:09General Motors
01:17:10Ford
01:17:11Honda
01:17:12beaucoup d'autres entreprises
01:17:16avec des constructions
01:17:17d'usines
01:17:18il y en a une
01:17:19qui devait fermer
01:17:20dans le Michigan
01:17:21il y a quelques années
01:17:22maintenant
01:17:23ils ont annoncé
01:17:23qu'elle va travailler
01:17:2524 heures sur 24
01:17:26ça c'est grâce
01:17:28aux droits de douane
01:17:28je ne sais pas
01:17:30ce que la cour suprême
01:17:31va faire
01:17:31pour moi
01:17:34c'est évident
01:17:35on a le droit
01:17:37de mettre en place
01:17:43des droits de douane
01:17:44puis si on a le droit
01:17:44de mettre en place
01:17:45des brevets
01:17:45on a bien le droit
01:17:46de mettre en place
01:17:46des droits de douane
01:17:47ce qui est nécessaire
01:17:52je ne sais même pas
01:17:54si vraiment
01:17:55ça fait débat
01:17:56mais on a pris
01:17:57des centaines
01:17:58de milliards
01:17:58de dollars
01:17:59et si on perd
01:18:01cette affaire
01:18:01devant la cour suprême
01:18:02il faudra rembourser
01:18:05je ne sais pas
01:18:06comment tout ça
01:18:07va être possible
01:18:09sans causer de tort
01:18:12à beaucoup de monde
01:18:13mais on attend
01:18:13la décision
01:18:16les droits de douane
01:18:18nous permettent
01:18:20d'avoir une sécurité nationale
01:18:21très forte
01:18:23et on disait
01:18:24que les droits de douane
01:18:25allaient
01:18:25susciter l'inflation
01:18:27mais ce n'est pas le cas
01:18:27il n'y a pas d'inflation
01:18:28c'est sous Biden
01:18:30qu'il y avait de l'inflation
01:18:30et pourtant
01:18:31il ne mettait pas en place
01:18:32les droits de douane
01:18:33on a une réduction
01:18:35de 62%
01:18:36de notre déficit commercial
01:18:37avant
01:18:39une réduction
01:18:40de 1%
01:18:41ou 2%
01:18:42on aurait applaudi
01:18:44un autre président
01:18:45et maintenant
01:18:46on a une réduction
01:18:46de 62%
01:18:48on n'aura quasiment
01:18:49plus de déficit commercial
01:18:50on a fait des accords
01:18:53notamment pour baisser
01:18:54le prix des médicaments
01:18:55aux Etats-Unis
01:18:56et je pense que c'est peut-être
01:18:58le plus grand accomplissement
01:18:59que nous ayons fait
01:19:00et personne n'en parle
01:19:01le New York Times
01:19:04l'a mis
01:19:05au fond du journal
01:19:07le prix des médicaments
01:19:12vous savez
01:19:15c'est inédit
01:19:17avant il y avait
01:19:20des prix tels
01:19:22que nous
01:19:22subventionnions
01:19:24le monde entier
01:19:24on payait
01:19:27parfois 10
01:19:28ou 13 fois
01:19:29plus que d'autres pays
01:19:3113 fois plus
01:19:32un médicament
01:19:35qui était vendu
01:19:36à Londres
01:19:36pour 10 dollars
01:19:37était vendu
01:19:38à New York
01:19:38pour 130 dollars
01:19:40et même
01:19:42davantage
01:19:43parfois
01:19:44mais nous avons
01:19:46mis en place
01:19:47des accords
01:19:47pour la nation
01:19:48la plus favorisée
01:19:49qui a permis
01:19:50de réduire
01:19:52les prix
01:19:53des médicaments
01:19:54jusqu'à 600%
01:19:56avec Pfizer
01:19:56AstraZeneca
01:19:57Nordisk
01:20:00Gilead
01:20:00EMD
01:20:03et d'autres
01:20:05laboratoires
01:20:05pharmaceutiques
01:20:06quand on regarde
01:20:11à certains des prix
01:20:12maintenant
01:20:13et d'autres
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