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  • il y a 4 mois
Ce lundi 22 septembre, Michel Martinez, chef économiste Europe chez Société Générale CIB, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, Florent Martini, gérant actions chez Uzès Gestion, Benoit Sorel, directeur du pôle ETF et indiciel d'Amundi, Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie de marchés chez Natixis IM, et Samy Chaar, chef économiste de Lombard Odier, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00L'actualité économique et financière continue sur BFM Business.
00:09Dans un instant, l'ouverture des marchés européens.
00:12Quelle est la tendance ce matin, Étienne ?
00:13Indécise à la Bourse de Paris, comme sur les autres places financières en Europe,
00:17malgré des records qui ont été touchés, une nouvelle fois sur les trois indices américains vendredi,
00:21avec un mois de septembre qui, pour l'instant, défie les statistiques.
00:25Vous savez qu'historiquement, c'est l'un des plus mauvais mois de l'année,
00:27mais quand vous regardez la tendance du côté des États-Unis,
00:29on a quand même un Asda qui gagne 5% depuis le début du mois,
00:32la Bourse de Paris gagne un petit peu plus de 2%, donc pour l'instant, tout se passe bien.
00:36Bon, vous allez me dire, prudence, nous ne sommes que le 22 septembre,
00:39donc on n'est pas encore totalement à la fin du mois.
00:41Mais quand même, c'est censé être un mois noir, normalement.
00:43Mais pour l'instant, tout va bien, avec la perspective des baisses de taux aux États-Unis.
00:46D'ailleurs, ça sera intéressant d'écouter Stéphane Miran cet après-midi.
00:50Vous savez que c'est le nouveau gouverneur de la Banque centrale américaine
00:52qui a fait son entrée au bord de la semaine dernière.
00:55Et surtout, souvenez-vous, c'était le seul membre de la Banque centrale américaine
01:00à avoir voté contre la baisse de taux de 25 points de base la semaine dernière,
01:03mais pour une baisse de 50 points de base.
01:05Bon, dans l'actualité, évidemment, aujourd'hui, le relèvement de notes de l'Italie,
01:09ça change de notre ambiance à nous de la semaine dernière ?
01:12C'est d'autant plus que ça vient du même acteur, ça vient de Fitch.
01:14Et donc, une semaine après avoir dégradé la France,
01:17vous avez Fitch qui a revu à la hausse les perspectives de l'Italie,
01:21avec notamment une note qui passe de BBB à BBB+.
01:24Alors, on l'a vu à 8 heures, ça n'a pas beaucoup d'impact sur le marché obligataire
01:27comme pour la France, dans le sens où c'était très largement anticipé.
01:30Même la semaine dernière, certaines notes d'économistes voyaient même
01:34la possibilité de gagner deux crans.
01:36Donc, finalement, ils n'ont gagné qu'un cran.
01:37Mais quand vous regardez ce matin le 10 ans italien et le 10 ans français,
01:41nous sommes au coude à coude.
01:43Il y a à peine deux points de base entre ces deux références.
01:453,53 pour le 10 ans italien contre 3,55, 56 pour le 10 ans français.
01:50C'est aujourd'hui que sont mis en service les changements du CAC,
01:56de cette entrée d'Euronext qui prend la place de téléperformance.
01:59Oui, il faudra s'y faire.
02:00Euronext, désormais, vous verrez cette valeur dans le classement
02:03des plus fortes hausses et des plus fortes baisses du CAC 40.
02:06C'est quand même un aboutissement pour Euronext qui est rentré en bourse en 2014.
02:11A l'inverse, téléperformance n'est plus du tout sur des plus hauts historiques, loin de là.
02:15Et puis, il y a également du changement dans l'indice Eurostox 50.
02:18Là, c'est bien plus important puisqu'on sort d'un pays.
02:21C'est quand même un indice européen qui regroupe les 50 plus grandes valeurs.
02:24Avec aujourd'hui, dans l'entrée de l'Eurostox 50, des valeurs allemandes et pas des moindres.
02:29Vous aurez Siemens Energy et Deutsche Bank.
02:31Deutsche Bank qui a vu son cours de bourse s'envoler depuis le début de l'année,
02:35comme l'ensemble du secteur bancaire.
02:36A l'inverse, Pernorica, Restellantis qui sont sur des plus bas historiques ou presque.
02:41Donc, par rapport à cela, vous avez deux valeurs françaises.
02:44Moins en moins de français dans l'Eurostox.
02:46Et bien oui, souvenez-vous, en début d'année, c'était Kering qui était sorti de l'indice Eurostox 50.
02:51Donc, le drapeau français qui est de moins en moins à présent.
02:53Bon, heureusement, dans l'indice européen, vous retrouvez toujours LVMH, L'Oréal,
02:57des valeurs comme Safran, etc.
02:59Donc, bon, là, on parle de valeurs qui sont vraiment en bas de tableau.
03:02Mais en haut de tableau, le drapeau français est toujours présent.
03:04L'ouverture du CAC 40.
03:06Et avec une ouverture indécise.
03:08Un indice CAC 40 qui ouvre en recul de 0,07%.
03:127 847 points à l'ouverture.
03:15A noter que STMicroelectronics, Arcelor et Silor sont les trois plus fortes hausses.
03:19A l'inverse, bah tiens, justement, Stellantis qui sort de l'indice Eurostox 50 perd 1,5%.
03:23C'est de loin la plus forte baisse à 8,33€.
03:26H&D Electric perd un peu plus d'un pourcent à 228€.
03:29Quand Orange cède 0,8%.
03:31L'once d'or qui est toujours proche d'un record historique.
03:33À la porte des 2700$ pour ses 32 grammes d'or.
03:37Et puis du côté des devises, l'euro-dollar qui est toujours au-delà de la barre des 1,17 à 1,1747.
03:43Et forcément, il y a un groupe à suivre ce matin.
03:45Bah c'est Porsche.
03:45C'est Porsche, Porsche qui a revu vendredi soir.
03:48Bon, quand vous annoncez des nouvelles un vendredi à 18h, c'est rarement des bonnes nouvelles.
03:52Quatrième profit warning quand même.
03:53Quatrième profit warning, le deuxième quand même en l'espace de deux mois.
03:56Le dernier, c'était au mois de juillet.
03:58Alors dans la galaxie Porsche, il y a plusieurs valeurs.
04:00Vous savez, il y a Porsche Holding.
04:01Et puis il y a Porsche, le constructeur automobile.
04:04Et c'est ce constructeur automobile Porsche qui a revu à la baisse ses perspectives.
04:08Avec notamment un groupe qui subit les droits de douane.
04:1025% de son chiffre d'affaires est réalisé du côté des Etats-Unis.
04:13Et puis en plus de ça, un groupe qui a accéléré dans l'électrique comme lui a demandé la Commission européenne.
04:17Sauf qu'en fait, les gens ne veulent pas acheter de Porsche électrique.
04:20Et non, ils veulent une Panamera Essence sans plan 95, 98.
04:24Mais ils ne veulent pas d'un moteur qui ne fait pas de bruit.
04:25Et donc par rapport à cela, vous avez le groupe qui a annoncé vendredi
04:29reporter l'électrification de sa gamme au-delà de 2030.
04:32Et tous les investissements dans l'électrique qui ont été faits vont être dépassés.
04:35Et puis surtout, la Chine ne prend pas le relais.
04:37Là aussi, ça confirme un petit peu la tendance de Mercedes.
04:39Donc à court terme, il n'y a pas vraiment de relais de croissance.
04:42Et ce titre Porsche qui ouvre en baisse de 2,6% du côté d'Amsterdam.
04:47Un titre qui perd donc 50% depuis son introduction en bourse.
04:50C'était il y a trois ans.
04:51Good morning, Marquette.
04:52Au menu aujourd'hui.
04:53Dans un instant, nous serons avec Michel Martinez qui nous attend depuis Société Générale.
04:57Nous reviendrons notamment sur cette décision de Fitch de relever la note de crédit de l'Italie.
05:02Et puis en portefeuille, nous reviendrons sur plusieurs convictions des gérants.
05:06Comme chaque jour dans cette émission.
05:08Et puis le focus du jour à 9h30, ça sera les ETF avec les équipes d'Amundi.
05:12Vous verrez que les Etats-Unis continuent encore et toujours de collecter.
05:15Ce qui porte notamment la performance et les records.
05:17On l'a encore vu vendredi soir.
05:19Bonne émission.
05:20À demain.
05:25Et c'est parti pour Good Morning Market.
05:30Nous sommes en direct jusqu'à 10h.
05:32Et puis ensuite, bien sûr, vous retrouvez Raphaël Legendre et ses experts.
05:34Je vous rappelle la tendance à la Bourse de Paris.
05:36Indécise.
05:37Un CAC 40 qui cède 0,1% à 7 842 points.
05:41Avec néanmoins une surperformance du CAC 40 par rapport au DAX à Francfort.
05:46Le DAX à Francfort qui est plombé par le secteur automobile.
05:50Avec Volkswagen qui perd un peu plus de 2-3%.
05:52Sous pression après l'avertissement sur résultat de Porsche, du constructeur.
05:56Avec un titre Porsche qui perd un peu plus de 5%.
05:58Quand la holding Porsche, elle de son côté, perd un peu plus de 3%.
06:02Nous verrons cela dans un instant avec Alexandre Baradez.
06:04Les niveaux techniques assurent.
06:06Et puis surtout, une semaine qui s'annonce particulièrement chargée.
06:08Une nouvelle fois du côté des Etats-Unis.
06:10Mais juste avant, on jette un coup d'œil sur l'Italie.
06:13Avec donc Fitch qui a revu à la hausse sa note de crédit.
06:15Et notre éclaireur ce matin, c'est Michel Martinez, chef économiste d'Europe chez Société Générale CIB.
06:22Merci d'être avec nous Michel Martinez ce matin.
06:25En effet, c'est l'événement du week-end.
06:26Tard dans la soirée vendredi, Fitch a relevé la note de l'Italie d'un cran.
06:32Comment il faut regarder cette perspective italienne ?
06:35Alors c'est une nouvelle qui était très largement anticipée.
06:37Ça se voit d'ailleurs sur le 10 ans italien qui est stable ce matin.
06:39Néanmoins, c'est tout un symbole puisque c'est une semaine après la France qui, elle, s'est fait dégrader.
06:44– Oui, oui, bonjour Etienne.
06:47Oui, comme vous venez de le dire, en fait, à la fois la dégradation de la France par Fitch il y a 10 jours
06:55et puis celle de l'Italie, où la révision à la hausse de la note de l'Italie
07:02était largement anticipée par les marchés.
07:07Je pense qu'il y a deux idées.
07:08Il y a une première idée qui est liée à la stabilité politique.
07:12Il se trouve que quand on regarde en zone euro l'Italie,
07:17et aujourd'hui, parmi les pays de taille relativement importants,
07:21le seul pays avec une stabilité politique, une majorité stable,
07:26qui permet au Premier ministre Melloni de mettre en place des politiques
07:30et donc limiter l'incertitude.
07:32On était habitué à ce qu'il y a à l'Italie, il y a beaucoup d'instabilité.
07:39Ce n'est plus le cas et c'est le contraire pour la France.
07:43Et la deuxième idée majeure, c'est qu'il y a une convergence des dettes publiques.
07:49La dette publique italienne est stabilisée, elle est élevée, autour de 137% du PIB.
07:57Mais le déficit public en Italie est proche de 3% du PIB.
08:02Donc on peut estimer qu'elle va rester à peu près stable dans les prochaines années,
08:06si ce déficit reste dans ses niveaux, voire même s'il baisse.
08:09Alors qu'en France, on a une dette publique qui est 20 points de PIB inférieure à celle de l'Italie,
08:15autour de 117% du PIB, mais un des déficits de 5% du PIB.
08:21Donc si on pense que dans les deux cas, le déficit qui stabilise le ratio de la dette,
08:25c'est autour de 3% du PIB, on voit que la France va avoir sa dette publique
08:28augmenter d'environ 2 points de PIB.
08:30Donc en fait, s'il n'y a pas d'amélioration du côté des finances publiques,
08:34d'ici 10 ans, s'il n'y avait pas d'amélioration, d'ici 10 ans,
08:38la France et l'Italie auraient les mêmes dettes publiques.
08:41Donc une convergence en termes de dettes et plus de stabilité en Italie qu'en France.
08:48C'est ce qui explique qu'il y a une révision depuis maintenant quelques années
08:52à la hausse de la qualité de la signature de l'Italie,
08:56alors que pour la France, c'est le contraire.
08:58Avec, il ne faut quand même pas l'oublier, la BCE qui est en soutien de l'Italie.
09:02Contrairement à la France, il y a un plan de soutien qui est toujours présent dans le pays.
09:05Donc ça, forcément, ça a des avantages en termes de relance.
09:08Alors ce n'est pas la BCE, c'est l'Union Européenne
09:14qui effectivement a attribué des fonds, juste après la crise du Covid,
09:21à l'Italie et à d'autres, beaucoup de pays et pas la France.
09:26Mais bon, moi j'ai envie de dire, compte tenu de l'ampleur des déficits publics
09:31et du fait que maintenant on arrive en fin de course sur ces fonds-là.
09:35Le plan européen, il se termine en juin 2026.
09:39J'ai envie de dire que c'est marginal.
09:40Les marchés sont passés à autre chose.
09:42Vraiment, la question, c'est l'idée.
09:44Oui.
09:45La question, c'est vraiment les déficits.
09:47Il faudrait que la France envoie des signaux clairs de pouvoir et crédible
09:54de revenir à des niveaux de déficit de l'ordre de trois points de PIB.
09:58Et c'est ce qui explique d'ailleurs ce matin, une nouvelle fois,
10:00que ces deux références et deux dix ans sont au coude à coude
10:03avec un dix ans français qui est à 3,56 quand le dix ans italien est à 3,57.
10:09Nous en reparlerons dans un instant avec Alexandre Baradez qui nous attend depuis IG,
10:12mais juste un mot quand même, Michel Martinez, sur la Fed,
10:15quelques jours après cette décision.
10:17Comment vous regardez les anticipations de baisse de taux ?
10:19Quel est le degré de conviction sur ces fameuses baisses de taux du côté des États-Unis ?
10:24Oui, alors on a eu une baisse de taux de la Fed, 25 points de base l'an dernier,
10:30mais je crois que le message général, c'est qu'il y avait peu de convictions de la Fed,
10:35il n'y avait pas vraiment de consensus sur la suite.
10:39Alors le marché anticipe une baisse, de nouvelles baisses en octobre et en décembre,
10:45ce qui paraît assez probable, et jusqu'à 125 points de base de baisse des taux d'ici 2026.
10:53C'est peut-être, compte tenu de ce que pense la Fed, c'est peut-être un peu beaucoup.
10:58Mais je crois que le message principal, c'était aussi, je parlais du manque de conditions,
11:03c'est que les membres de la Fed ont révisé à la hausse les perspectives de croissance,
11:09révisé à la baisse leurs perspectives de chômage, révisé à la hausse leurs perspectives d'inflation,
11:16à cause de l'impact des tarifs, et puis on va avoir l'inflation du mois d'août à la fin de la semaine,
11:23et on attend une inflation sous la salle à 3%.
11:27Et donc on voit bien que la Fed est tiraillée,
11:29parce que c'est vrai qu'il y a des signaux d'affaiblissement sur le marché du travail,
11:33mais le reste de l'économie se porte bien, la croissance, le consommateur,
11:38on va le voir cette semaine, avec un PIB qui devrait progresser de plus de 3% l'an au troisième trimestre,
11:45et une inflation qui va passer au-dessus de 3%.
11:49Donc comment faire ?
11:51Aujourd'hui, il y a ce signe de marché qui est peut-être un peu trop agressif,
11:55et la Fed elle-même, on voit bien qu'elle n'est pas dans une situation extrêmement claire,
12:00donc en fonction des données, il pourrait y avoir des révisions,
12:04donc moins de baisse des taux,
12:07si jamais le marché du travail était finalement moins détérioré qu'on craint,
12:13et plus de baisse des taux si effectivement il y avait vraiment un effet d'entraînement sur toute l'économie.
12:18En tout cas pour l'instant, ça ne fait pas peur aux marchés actions loin de là,
12:21puisqu'ils étaient encore sur des records vendredi soir à la clôture.
12:24Merci beaucoup Michel Martinet de nous avoir accompagné ce matin,
12:27chef économiste d'Europe chez Société Générale CIB.
12:309h12, tout de suite on jette un coup d'œil à la tendance du jour.
12:34Une tendance indécise à la Bourse de Paris,
12:36avec un CAC 40 qui recule de 0,2%,
12:39idem pour l'Eurostox 50.
12:41Pour regarder un petit peu ces indices et à quoi faut-il s'attendre cette semaine,
12:45c'est Alexandre Varadès qui nous accompagne comme tous les lundis matin,
12:48chef analyste chez IG.
12:49Bonjour Alexandre, merci d'être avec nous ce matin.
12:52Bon c'est vrai, il y avait des records vendredi du côté des États-Unis,
12:56septembre qui défie les statistiques,
12:58pour l'instant ça se passe très bien.
13:00Par contre là, du côté de l'Europe,
13:01on voit une nouvelle fois des indices sous-performés par rapport à Wall Street.
13:04Oui, on est toujours dans une tendance qui l'a même depuis plusieurs mois en Europe.
13:09Quand vous regardez les deux plus gros indices de la zone,
13:11le CAC 40 d'un côté et le DAX de l'autre,
13:15on est à se concurrencer sur qui fera la phase de consolidation la plus longue,
13:20la fameuse consolidation,
13:21c'est-à-dire ces mois et ces mois où on reste dans une zone qui est définie.
13:25En fait, le CAC 40, c'est 7500, 8000 depuis quasiment 5 mois maintenant.
13:29Pour le voisin allemand, pareil, depuis 4 mois,
13:32dans une zone de laquelle on n'arrive pas à sortir.
13:35Mais je dirais que c'est quand même une phase qui est assez saine finalement.
13:38Autant effectivement, et sur votre entente, on a l'occasion d'en parler,
13:41on n'a aucun mouvement de consolidation quelconque sur les marchés américains,
13:44avec record sur record, vous l'avez dit.
13:46Autant en Europe, effectivement, les questions de niveau de l'euro également.
13:49Je pense que le niveau de l'euro, on a vu quelques séances la semaine dernière,
13:51quand l'euro accélérait au date de 1,18,
13:54des séances en Europe où le marché avait du mal à monter,
13:56comme si effectivement la devise de plus en plus élevée par rapport au dollar
14:00pouvait commencer à devenir un frein pour certains investisseurs.
14:04Donc on rappelle aussi que l'euro qui est plus élevé,
14:06avec les droits de douane également américains plus élevés,
14:09vous avez un effet cumulatif.
14:11Et peut-être que le marché commence à poser un peu des questions
14:12sur la compétitivité des entreprises d'export
14:15dans cet environnement-là.
14:16Donc, je veux dire, pour l'instant,
14:19il n'y a pas de grosses nouvelles permettant au CAC de sortir de cette zone-là.
14:22Moi, je reste toujours sur une approche qui est toujours un petit peu défensive.
14:26C'est notre approche depuis quelques temps sur le CAC 40.
14:30Pour l'instant, c'est justifié, on est consolidant.
14:32La question que je me pose, c'est, si nous devions, et vous l'avez dit,
14:36pour l'instant, les marchés américains défient les statistiques,
14:38à savoir la saisonnalité.
14:39On sait que septembre n'est habituellement pas un très bon mois pour les marchés américains.
14:43Imaginons que dans la semaine qui arrive, avant de finir le mois
14:45et quelques jours la semaine prochaine,
14:47nous oser une correction sur les marchés américains
14:49et que la volatilité remonte un petit peu.
14:51Dans ce cas-là, que feraient les indices européens ?
14:53Est-ce qu'ils chercheraient à rejoindre leur record, le CAC et le DAX ?
14:56Ou est-ce qu'ils accuseraient aussi un petit peu le coup ?
14:58Et moi, j'ai l'impression que c'est un peu de ce côté-là qu'il faut regarder en ce moment.
15:00C'est-à-dire que je pense que plus ça se tend sur les marchés américains,
15:03moins la volatilité est importante,
15:05plus vous avez un risque qu'à un moment donné, le marché prenne ses gains.
15:07Et ça, ce sera la phase de test pour l'Europe.
15:09Je ne dis pas que l'Europe va suivre en termes de correction,
15:12mais je dis que c'est une phase de test.
15:13Et tant que ce test-là n'est pas arrivé,
15:16j'ai du mal à être très agressif sur l'Europe.
15:18Dans l'environnement, on le rappelle,
15:19l'euro, encore une fois, est tout droit, relativement élevé.
15:21Donc, j'ai toujours une approche un peu prudente.
15:22Pour moi, si nous devions revoir les 7500,
15:25ce ne serait pas un problème ou forcément une angoisse non plus.
15:29Consolider ne veut pas dire qu'on baisse, qu'on se crache ou autre.
15:31Ça veut dire que le marché,
15:32qui au lieu d'aller chercher les 8003
15:33et ses points hauts historiques pour le CAC hors-dividende,
15:36continue d'évoluer entre deux bornes.
15:38Et il me semble qu'un risque de retour à la borne basse,
15:41c'est-à-dire 7500 points,
15:42est toujours bien présent dans ce contexte
15:44où nous pourrions aussi avoir une correction des marchés américains.
15:47La semaine, je ne vais pas faire trop long,
15:48mais on aura deux ou trois points d'enjeux demain matin pour l'Europe,
15:51ça a été les indices d'activité,
15:52donc tout ce qui est PMI, services et manufacturiers.
15:55On aura ensuite des éléments d'ordre toujours politique avec la France.
15:59On regardera toujours cet écart entre le taux dix ans français et le dix ans allemand.
16:03Donc ça, c'est le gros repère de risque aussi pour le CAC 40,
16:06de regarder un peu sur l'obligataire ce qui se passe.
16:08Et puis, rendez-vous ensuite plutôt fin de semaine,
16:10côté États-Unis, avec les chiffres d'inflation, l'inflation au PCE.
16:12Donc voilà les gros points pour les États-Unis.
16:15Juste à noter ce matin,
16:16ça n'a rien à faire avec les actions,
16:17mais vous avez un mouvement sur les cryptos.
16:19On voit que les cryptos, là, accusent le coût,
16:21moins 5, moins 6% pour le marché crypto dans sa globalité.
16:23Donc, sur la partie active un peu à risque, on va dire,
16:26on voit que les investisseurs, en ce début de semaine,
16:28sont plutôt en train de prendre les gains,
16:29alors qu'il n'y a pas eu d'actualité spécifique sur ce segment-là.
16:32Donc là aussi, on va regarder un petit peu de ce côté-là en début de semaine.
16:35Avec notamment un secteur automobile, Alexandre,
16:37qui plombe l'ensemble des places boursières en Europe.
16:40On le voit, Stellantis est la plus forte baisse ce matin du CAC 40.
16:43Et puis alors, du côté de l'Allemagne,
16:45vous avez Volkswagen, Porsche, la Holding,
16:47mais également le constructeur qui cède un peu plus de 5%.
16:50Ça, ça va un petit peu dans votre scénario,
16:52dans le sens où ce sont des valeurs secteur auto,
16:55valeurs cycliques qui sont des grosses composantes des indices européens
16:57qui ne vont pas très bien quand même ces dernières semaines.
17:01Non, effectivement, mais par contre, pour le secteur auto,
17:03il faut quand même bien voir le tableau d'ensemble.
17:04Si vous prenez tout le secteur auto européen,
17:07depuis des années, en fait, c'est un secteur qui évolue dans une zone,
17:09là aussi, on en revient à ce fameux terme,
17:10de range énorme, en fait.
17:12C'est-à-dire, en gros, le secteur auto, depuis des années en Europe,
17:14il évolue dans une zone comme ça, très, très latérale,
17:16d'un point du boursier, j'entends,
17:17quand vous cumulez tous les constructeurs auto européens.
17:20Et la seule fois qu'on est sortis de cette zone-là par le bas,
17:22c'était au moment du Covid, dans une phase un peu exceptionnelle,
17:24et ensuite, on a réintégré cette zone.
17:26Et donc, au moment où on se parle, Étienne,
17:27eh bien, on n'est plus très, très loin de cette zone basse, si vous voulez.
17:29C'est-à-dire que, d'un point de vue technique,
17:31eh bien, le secteur auto européen en bourse
17:33se rapproche plutôt de sa zone support pluriannuelle
17:36plutôt que d'une zone qui serait, vous voyez,
17:38une zone non marquée d'un point de vue technique.
17:42Donc, je ne dis pas que ça doit rebondir tout de suite,
17:44mais je dirais que mon sentiment,
17:45c'est que, d'un point de vue du secteur auto,
17:47une bonne partie, quand même, de la correction
17:49des derniers mois s'est opérée,
17:51et je ne suis pas certain qu'on corrige encore
17:53pendant 3-4 mois de plus.
17:54Donc, ça ne veut pas dire qu'il faut aller tout de suite,
17:55mais disons que, d'un point de vue graphique,
17:56on se rapproche plutôt des zones support
17:58que des zones de résistance.
17:59Donc, il suffirait qu'il y ait quelques bonnes nouvelles,
18:01peut-être sur la Chine, peut-être des nouvelles en Europe aussi,
18:03ça peut arriver aussi,
18:05pour que l'indice rebondisse.
18:06Donc, je dirais que c'est un indice
18:07qui a déjà beaucoup corrigé,
18:08cherché à le survendre,
18:10peut, à mon nom, être un petit peu dangereux.
18:12Donc, voilà, plutôt se mettre dans une position d'attente
18:14pour le secteur auto
18:14et commencer à surveiller si des bonnes nouvelles
18:16commencent à arriver à un moment donné
18:17pour commencer à travailler les rachats.
18:20Pour l'instant, il n'y a pas encore de signal.
18:21Merci beaucoup, Alexandre.
18:22Alexandre Baradez, qui nous a accompagné ce matin
18:23depuis IG, reste avec nous,
18:25puisque nous serons avec les équipes d'Amundi
18:27dans une dizaine de minutes
18:28pour regarder les flux, où vont aujourd'hui
18:30les flux sur les ETF, Europe et les Etats-Unis,
18:33émergeant réponse dans quelques secondes.
18:34Mais tout de suite, à 9h18, c'est En Portefeuille.
18:38En Portefeuille, chaque matin, à 9h20,
18:40vous avez un gérant Action
18:41qui vient nous apporter ses convictions.
18:43Et ce matin, c'est Florent Martini,
18:45gérant Action chez Uses Gestion.
18:46Bonjour Florent.
18:47Bonjour Étienne.
18:48Merci d'être avec nous ce matin.
18:49On va parler de trois valeurs,
18:50trois convictions de Uses Gestion,
18:53valeurs américaines, européennes,
18:55avec notamment ce matin, un coup d'œil,
18:56notamment sur une valeur suisse,
18:58qui se porte bien dans le secteur de la cosmétique,
19:01contrairement à L'Oréal,
19:02qui a un petit peu du mal à Renault
19:04avec ses records historiques.
19:06Galderma, un titre qui gagne désormais 40%
19:09depuis le début de l'année.
19:10Oui, c'est vrai qu'il y a un très beau parcours
19:11sur Galderma depuis le début de l'année.
19:13Alors, à l'origine, Galderma,
19:14c'est une joint venture entre Nestlé et L'Oréal,
19:17qui a été créée en 1981,
19:19qui voulait vraiment faire un pur player
19:20de la dermatologie.
19:22Il y a une histoire capitalistique
19:23qui est un peu mouvementée chez Galderma,
19:25puisqu'en fait, Nestlé a commencé
19:27par acheter la part de Galderma
19:29chez L'Oréal en 2014,
19:32et on a fait une filiale à 100%
19:33dans sa division Skincare.
19:36En 2019, en fait,
19:37on a le fonds de Private Equity,
19:38le grand leader EQT,
19:40qui a racheté Galderma à Nestlé
19:42et qui l'a introduit l'année dernière,
19:45en bourse, en 2024.
19:47Et pour boucler cette boucle-là,
19:49L'Oréal a repris une participation de 10%
19:51une fois que c'était coté dans Galderma.
19:54Alors, on est dans le domaine de la dermatologie,
19:56avec la dermatologie médicale,
19:58la dermocosmétique,
20:00également les esthétiques injectables
20:02pour ralentir, en tout cas,
20:05le vieillissement de la peau.
20:06Pour nous, c'est une des plus belles histoires
20:07de croissance dans la biopharma européenne.
20:10En fait, il faut savoir que le groupe
20:11s'est vu approuver en fin 2024
20:13un traitement qui s'appelle Nemluvio,
20:15qui permet de traiter deux conditions,
20:17principalement.
20:18La première, c'est la dermatite atopique,
20:20donc ce qu'on connaît plus
20:21sous le nom d'eczéma atopique,
20:23qui touche environ 200 millions de personnes
20:25quand même dans le monde.
20:27La deuxième condition,
20:28c'est le prurigo nodulaire,
20:30qui est une forme d'eczéma
20:30un peu plus aggravée,
20:32avec des démangeaisons un peu plus fortes.
20:34Et comme pour Sanofi,
20:36avec le Dupixent,
20:37pour eux, ça a été aussi
20:37un moteur de croissance.
20:39C'est ça qui explique
20:40l'envolée du type ces derniers mois.
20:41C'est un énorme moteur de croissance,
20:43et surtout,
20:44c'est un traitement
20:44qui a des avantages concurrentiels
20:46assez forts,
20:47puisqu'en fait,
20:47c'est un traitement
20:48qui réduit beaucoup plus rapidement
20:50ces démangeaisons
20:51et ces lésions dermatologiques,
20:55les lésions cutanées.
20:56Et on aime bien ce genre d'histoire,
20:58parce qu'en fait,
20:59il faut savoir que dans la biopharma,
21:00quand il y a un traitement
21:01qui est très vite adopté
21:03par les prescripteurs comme ça,
21:05et qui rencontre
21:05un succès commercial très fort,
21:07en fait, souvent,
21:07le consensus a assez de mal
21:09à s'ajuster assez vite
21:10à la croissance des ventes
21:12de ce produit-là.
21:14Voilà, comme c'est le cas
21:15pour Neme Nuzio,
21:15qui a un succès commercial
21:16très fort.
21:17Par exemple, voilà,
21:18en 2025,
21:19le consensus a plutôt
21:20sur 385 millions de dollars
21:22de ventes aux Etats-Unis.
21:23Nous, on pense qu'il ferait
21:24un petit peu plus.
21:25Voilà.
21:25Ou alors de croissance,
21:2635 milliards,
21:27en tout cas,
21:28l'équivalent de 35 milliards d'euros
21:29de capitalisation boursière
21:30à la bourse de Zurich.
21:32Autre valeur de croissance,
21:34Rolls-Rolls.
21:35Alors là,
21:35si on dézoome le titre
21:36sur 5 ans ou 10 ans,
21:37il faut rester bien accroché.
21:39C'est quand même un titre
21:40qui a fait x10
21:41en l'espace de 2 ans.
21:42Alors, on le rappelle,
21:43ce n'est pas Rolls-Royce
21:43les voitures.
21:44Voilà, exactement.
21:45Parce qu'il y a eu un spin-off
21:45il y a quelques années.
21:46Voilà, ce n'est pas Rolls-Royce
21:47qui appartient à BMW
21:49depuis 1998.
21:51On est plutôt
21:51dans le domaine de l'aéronautique.
21:53Ils sont très connus
21:54pour leurs moteurs
21:55à propulsion sur des avions.
21:56Alors, on est plutôt
21:57sur le long courrier
21:58pour Rolls-Royce
21:59avec des très grandes avancées
22:01en termes de durabilité
22:02des moteurs.
22:03Ce qui est dans un contexte
22:04où on cherche
22:05des capacités,
22:07de l'efficacité énergétique
22:10pour les avionneurs,
22:11c'est quelque chose
22:11d'un avantage très fort
22:13pour Rolls-Royce.
22:13C'est un business
22:14qui est extrêmement rentable.
22:15C'est très générateur
22:16de trésorerie
22:17et c'est très récurrent
22:18surtout chez Rolls-Royce
22:19qui est en fait
22:20ce système
22:20Power Pay The Hour.
22:22C'est-à-dire qu'en fait
22:22l'avionneur n'achète pas
22:23le moteur en tant que tel,
22:24il paye à la consommation.
22:26Donc ça, ça arrange
22:27un peu tout le monde.
22:28Ça amène beaucoup
22:29de prévisibilité des coûts
22:30pour l'avionneur
22:31et ça amène également
22:32beaucoup de récurrence
22:33chez Rolls-Royce.
22:34Il faut avoir en tête aussi
22:35qu'il y a tout ce système
22:36de maintenance
22:37qui est très important
22:38et qui est dans un âge d'or
22:39en ce moment
22:40parce que l'offre dépasse
22:41très largement la demande.
22:43Il y a beaucoup de goulets
22:43d'étranglement à ce niveau-là.
22:45On est également
22:46sur le secteur de la défense
22:47puisqu'on fait des moteurs
22:48également pour les avions militaires,
22:49pour les hélicoptères de combat.
22:51Et ça, je ne vais pas vous expliquer
22:52pourquoi c'est un thème
22:53extrêmement porteur.
22:54Comment vous arrivez
22:55à valoriser cette société
22:56qui aujourd'hui
22:56est valorisée
22:57plus de 100 milliards ?
22:59C'est plus de 100 milliards
23:00de capitalisation boursière
23:01à la Bourse de Londres
23:02qui a fait x10
23:04en l'espace de deux ans.
23:05Il ne faut pas regarder
23:06le PER à deux ou trois ans.
23:08En fait, c'est le genre
23:11d'entreprise
23:11qui coche énormément de cases
23:13sur des thématiques
23:14qui sont extrêmement porteuses
23:15où il y a énormément
23:16de visibilité.
23:16Je vous ai parlé
23:17de l'aéronautique.
23:18Il y a la défense.
23:19Il y a également le nucléaire
23:20avec les petits réacteurs modulaires.
23:22Ça, c'est une petite partie
23:23du business
23:23mais on peut imaginer
23:25que ça va décoller très fort
23:27dans les prochaines années.
23:28Et puis, il y a des marchés finaux
23:29également dans l'intelligence
23:30artificielle
23:31dont on parle beaucoup
23:33où là, en fait,
23:35Rolls-Royce fournit
23:35des groupes électrogènes
23:37en backup
23:38des centres de données.
23:39Et ça, c'est une croissance
23:40qui est vraiment
23:41très explosive
23:41pour le groupe.
23:42Et à notre avis,
23:43le consensus
23:43est assez prudent
23:44sur ce business-là.
23:45Titre qui a fait x2
23:46depuis le début de l'année,
23:47plus 100 milliards
23:48de capitalisation boursière
23:49donc à Londres.
23:50Rolls-Royce
23:50a noté également
23:51dans le secteur Safran
23:52qui est également
23:53sur des plus hauts historiques
23:54avec notamment Safran
23:55qui a annoncé ce matin
23:56un programme de rachat d'actions
23:57de 500 millions d'euros.
23:59Ça porte la valeur
24:00puisque je vous rappelle
24:01que le CAC 40 est en baisse
24:02mais Safran est en hausse
24:04de 0,4%
24:05à 292 euros.
24:07Un dernier mot
24:08là sur une valeur américaine.
24:10Alors décidément,
24:10vous n'êtes venu qu'avec
24:11des valeurs de croissance.
24:12Seagate Technologies.
24:14Alors ça rappelle
24:14des souvenirs
24:15des disques durs externes.
24:16Voilà, exactement.
24:16Aujourd'hui,
24:17tout le monde a oublié.
24:17Et alors c'est une valeur
24:18qui a été un peu massacrée
24:20ces dernières années
24:20et puis alors là
24:21qui vit une nouvelle vie.
24:22Oui, une nouvelle vie
24:23puisqu'en fait,
24:24c'était vraiment ce business
24:25des disques durs
24:26et là,
24:27on est devenu un acteur
24:30qui est vraiment
24:30au centre de l'écosystème
24:31des centres de données
24:32aujourd'hui
24:33qui sont en train
24:33véritablement d'exploser.
24:36Donc c'est toujours
24:36des disques durs
24:37mais aussi,
24:38c'est des solutions
24:38de stockage complètes
24:39pour les centres de données.
24:41C'est vraiment un acteur central
24:42du stockage
24:43des données massives
24:44et on est dans un secteur
24:46un peu oligopolistique.
24:47Il y a peu d'acteurs.
24:48L'acteur le plus connu
24:49concurrent,
24:50c'est Western Digital
24:51et c'est un acteur
24:52qui est un petit peu
24:52en avance sur ses concurrents
24:54puisqu'il y a une nouvelle technologie
24:55qui s'appelle HAMR
24:56en fait,
24:58qui est,
24:58on va chauffer le disque dur,
25:01la surface du disque dur
25:02avec un laser extrêmement minuscule
25:05ce qui va augmenter
25:06en fait,
25:06la taille de stockage
25:08du potentiel
25:09du disque dur.
25:12Voilà,
25:12le cas d'investissement
25:13il est très simple,
25:14c'est l'explosion
25:15des données massives
25:16avec l'IA
25:17qui a un nouveau relais
25:18de croissance
25:19pour ce segment-là
25:20et il y a un cercle
25:21qui est vraiment vertueux
25:22puisqu'en fait,
25:23ces modèles d'intelligence artificielle
25:24ils ont besoin
25:25d'énormément de données
25:26pour tourner.
25:27Il y avait ce cycle
25:28d'entraînement des modèles
25:30on est passé sur le cycle
25:31d'inférence,
25:32c'est le moment
25:32où les modèles
25:33ils tournent en live
25:34et il y a toujours besoin
25:36de plus de stockage
25:38de données
25:38et pour nous en fait,
25:40ce qui est intéressant,
25:41vous parliez
25:41de son parcours
25:43un peu chaotique,
25:44c'est une valeur
25:44qui est un peu en train
25:45de changer de statut boursier
25:46puisqu'en fait,
25:48on était sur un segment
25:49qui était assez cyclique
25:50et là,
25:52il y a des perspectives
25:52qui sont quand même
25:53un peu plus structurelles
25:54avec des contrats
25:55qui sont build to order,
25:57c'est-à-dire qu'on fabrique
25:58un petit peu
25:59à la demande
25:59des hyperscalers
26:00qui ont une demande
26:01très très très forte
26:01et donc ça,
26:02ça amène de la visibilité.
26:04c'est un titre
26:04qui se paye
26:05avec un PER
26:06de 20 fois,
26:07un petit peu moins
26:08donc si vous voulez,
26:10nous,
26:10il y a encore
26:11un potentiel
26:11de re-rating
26:12pour le titre
26:12qui est assez important.
26:13Titre qui a fait
26:14x3 depuis le mois d'avril
26:15qui gagne 150%
26:17depuis le début de l'année,
26:19là,
26:20ce n'est pas uniquement
26:20un pareil
26:21sur les années à venir,
26:22c'est-à-dire que vous avez
26:22déjà des chiffres
26:24par rapport aux résultats,
26:25par rapport au carnet de commandes
26:26qui justifient
26:27l'envolée du titre.
26:28Voilà,
26:28alors c'est vrai
26:29que le titre
26:29s'est assez emballé
26:30ces dernières semaines
26:31donc voilà,
26:32je suggérerais
26:32c'est possible
26:34qu'il y ait un peu
26:34des prises de bénéfices
26:35de la normalisation
26:36donc je suggérerais
26:37de construire une position
26:38un peu progressivement
26:39sur un titre comme ça.
26:40Comme toujours,
26:41bien sûr,
26:41diversification
26:42et ne pas mettre
26:43une ligne
26:44en une seule fois.
26:45Merci beaucoup,
26:46en tout cas,
26:46Florent Martini
26:47d'être venu ce matin
26:48en gérant action
26:49chez Usage Gestion
26:50et donc trois convictions,
26:51ce ne sont pas des conseils
26:52mais trois convictions
26:53de vos portefeuilles,
26:55Galderma,
26:55Rolls Rolls
26:56et donc Seagate Technology.
26:589h27,
26:59très courte pause,
27:00on se retrouve
27:00dans un instant,
27:01nous serons avec
27:01les équipes d'Amundi
27:02pour regarder un petit peu
27:03les flux du côté des ETF
27:05et puis ensuite,
27:06ce sera le face-à-face
27:07avec deux invités,
27:08Samy Char
27:08qui nous attend
27:09depuis Lombard-Rodier
27:10et compagnie
27:10et Mabrouk Chetouane
27:11pour Natixis.
27:12A tout de suite.
27:15BFM Business présente
27:16Good Morning Market
27:18Etienne Braque.
27:20Deuxième partie
27:21de Good Morning Market
27:22dans un instant,
27:22ce sera le face-à-face
27:23avec Mabrouk Chetouane
27:24et Samy Char.
27:25Juste avant,
27:25je vous rappelle
27:25la tendance
27:26à la bourse de Paris.
27:27Début de semaine
27:28dans le rouge,
27:28le CAC 40 qui cède 0,6%
27:31qui remet en danger
27:31la zone des 7800 points
27:33avec un secteur automobile
27:34qui plombe très clairement
27:35la tendance ce matin
27:37à la bourse de Paris
27:38mais aussi de façon générale
27:39en Europe.
27:40Stellantis perd 3%
27:41et puis surtout
27:41trois titres
27:42qui perdent 5%
27:43à Francfort.
27:44Volkswagen,
27:45Porsche le constructeur
27:46et Porsche la holding
27:47avec Porsche le constructeur
27:48qui a revu à la baisse
27:49ses objectifs
27:50pour cette année
27:51et donc forcément
27:52ça préoccupe
27:54et ça a un impact
27:54sur l'ensemble
27:56du groupe
27:57et de l'ensemble
27:58de la galaxie Porsche
27:59et donc à la suite de cela
28:00le secteur automobile
28:01qui perd du terrain
28:02ce matin.
28:03A noter que la plus forte hausse
28:04tiens,
28:05c'est Euronext
28:05dans le CAC 40
28:06c'est la première fois
28:07et pourquoi ?
28:08C'est la première journée
28:08d'Euronext
28:09dans la bourse de Paris
28:10dans le CAC 40 précisément
28:11plus 0,8%
28:13ce titre qui est toujours
28:13proche d'un record historique
28:14à 132 euros
28:16Euronext
28:16qui remplace aujourd'hui
28:17téléperformance.
28:18Tout de suite
28:18c'est le focus du jour.
28:22Focus du jour
28:22qui est dédié
28:23chaque lundi
28:23aux ETF
28:24et ce matin
28:24j'ai le plaisir
28:25d'accueillir
28:25Benoît Sorel
28:26directeur du pôle ETF
28:27et indiciel
28:28de Amundi.
28:29Bonjour Benoît Sorel.
28:30Bonjour Etienne.
28:31Merci d'être avec nous
28:32ce matin.
28:34Que donnent les flux
28:34pour l'instant
28:35du côté des ETF ?
28:36C'est toujours intéressant
28:36de regarder les ETF
28:37parce que ça donne
28:38des signaux
28:39un petit peu
28:39sur l'allocation
28:41sur également
28:43les obligations
28:43mais parlons quand même
28:44des actions
28:45juste avant
28:46en termes géographiques
28:47la zone Amérique
28:48j'imagine
28:48est toujours très présente
28:49on l'a encore vu
28:50avec des records
28:50la semaine dernière.
28:51Alors en termes d'allocation
28:52oui c'est le grand rebond
28:53depuis fin août
28:55en fait
28:55depuis quelques semaines
28:56où il y a un grand retour
28:58des Etats-Unis
28:59maintenant en termes
29:00de flux
29:01si on prend une vision
29:03un peu plus large
29:04les trois quarts des flux
29:07sont sur trois expos
29:08expo monde
29:09global
29:10expo action européenne
29:12action américaine
29:12donc ça c'est depuis
29:14le début de l'année
29:14maintenant en termes
29:15d'allocation
29:15oui un rebond US
29:17est émergent
29:17depuis quelques semaines.
29:19Émergent ça y est
29:19vous commencez à avoir
29:20un petit peu le prémice
29:21des retours des flux
29:22c'est timide pour l'instant
29:24c'est timide pour l'instant
29:25mais c'est assez significatif
29:27puisqu'on parle de 3 milliards
29:28quand même
29:28sur le mois de septembre
29:31et ça vient essentiellement
29:32depuis fin août
29:32en fait depuis fin août
29:34l'un des déclencheurs
29:34de tous ces flux
29:35c'est les mouvements
29:36de la Fed
29:37donc les attentes
29:38est-ce que les taux vont baisser
29:39est-ce que les taux vont pas baisser
29:40alors sur les actions US
29:42c'était est-ce qu'il y a
29:42une reprise de l'inflation
29:43et un maintien des taux
29:45sur les actions émergentes
29:46c'est plus
29:46quel est l'impact
29:47sur le coût de financement
29:48des économies émergentes
29:50qui financent essentiellement en dollars
29:51quel est l'impact
29:52du coût du dollar
29:53et donc on a un rebond
29:55qui est quand même
29:55assez significatif
29:56depuis fin août
29:57est-ce que vous arrivez
29:58à voir plus précisément
29:58où vont ces flux
29:59c'est Chine continentale
30:01Hong Kong
30:02l'Inde
30:02parce qu'on a des indices
30:04qui sont hors tard
30:05on en parle très régulièrement
30:06des indices chinois
30:07qui ne sont pas sur
30:07des plus hauts historiques
30:08mais même si on regarde
30:09le nifty
30:09du côté de l'Inde
30:11on est en recul
30:12depuis le début de l'année
30:13très clairement
30:14alors c'est essentiellement
30:16sur des indices globaux
30:17type MSCI Emerging Market
30:19assez généralistes
30:20si on fait un différentiel pays
30:24il y a essentiellement
30:25la Chine en fait
30:26qui ressort du lot
30:26et les indices chinois
30:28si on prend des indices pays
30:30qui tirent leur part du jeu
30:34et d'ailleurs on en parlera
30:35demain
30:35comme chaque mardi
30:36de la Chine
30:38et de l'Asie
30:39plus précisément
30:40avec notamment
30:41les équipes
30:42de CityGate
30:43ça sera très intéressant
30:44de voir la tendance
30:45qui est en train
30:46de se faire
30:47du côté de la Chine
30:48avec notamment
30:49le retail
30:50qui prend une place
30:51de plus en plus importante
30:52chez vous
30:52Amundi
30:52vous êtes un bon baromètre
30:53par rapport à ces flux
30:55donc je rappelle
30:56collecte nette
30:57de 40 milliards
30:58au cours du mois de juillet
30:59et du mois d'août
31:00le retail
31:01vous le voisez
31:02vous aussi
31:02dans la collecte
31:04chez vous
31:04en termes d'ETF ?
31:05énormément
31:05énormément
31:06en fait
31:07quand je disais
31:08quand je prenais
31:08un tout petit peu de recul
31:10et que je disais
31:10que les trois quarts
31:11des flux
31:12allaient sur les actions
31:13globales
31:13européennes
31:14et américaines
31:15de ces trois quarts
31:17des flux
31:18la moitié
31:19vont sur les actions
31:20globales
31:20donc on a 75 milliards
31:21d'euros
31:22qui sont allés
31:23sur les indices
31:24World ou Acquie
31:25donc qui incluent
31:26les émergents
31:26dans un indice global
31:28ce qui fait à peu près
31:309 milliards par mois
31:31et en fait
31:32on a une droite
31:33si vous regardez
31:34les flux
31:35depuis le début de l'année
31:35mais même depuis
31:36l'année dernière
31:37et essentiellement
31:38sur votre point
31:39justement
31:39de demande retail
31:40la beauté des ETF
31:42c'est que pour 5 euros
31:43pour 10 euros
31:44vous pouvez acheter
31:45un indice global
31:46qui a 2500 titres
31:47donc imaginez
31:49il faudrait des dizaines
31:49voire des centaines
31:50de milliers d'euros
31:50pour les acheter
31:51individuellement
31:52et l'investisseur particulier
31:56a accès
31:57à toutes les actions
31:58du monde
31:58via ces indices là
32:00et il y a en fait
32:01les distributeurs
32:01ont une narrative
32:03que je trouve brillante
32:04qui est
32:04en tant qu'un investisseur
32:06particulier
32:06n'essaie pas
32:08d'être plus malin
32:09que le marché
32:09l'un des secrets
32:12de l'investissement
32:12c'est la diversification
32:13donc achète
32:15un indice global
32:16et pareil
32:17n'essaie pas
32:18d'être plus malin
32:18que le marché
32:19de savoir
32:19si la prochaine sortie
32:21de Trump
32:22va être positive
32:22ou négative
32:23pour les marchés
32:23et on voit
32:25de plus en plus
32:26des programmes
32:26d'investissement
32:26systématiques
32:27qui tous les mois
32:28des versements programmés
32:29exactement
32:30versements programmés
32:30tous les mois
32:31on a 50 euros
32:32100 euros
32:32200 euros
32:33à investir
32:33et on achète
32:35un indice
32:36le plus diversifié possible
32:37pour mettre en oeuvre
32:38ces investissements
32:39et c'est ce qui fait
32:39qu'on a une ligne
32:40assez droite
32:40sur ces collègues
32:41d'indices globaux
32:42et là si vous regardez
32:43chez Amundi
32:43cette tendance
32:44par rapport aux années précédentes
32:45c'est flagrant
32:46en France
32:47mais également
32:47dans d'autres pays
32:48dans le monde entier
32:49en fait
32:49c'est-à-dire que c'est en France
32:51mais en Europe
32:52mais en Asie
32:53mais aux Etats-Unis
32:54absolument partout
32:55donc là vous voyez vraiment
32:56des épargnants
32:57qui ça y est
32:57prennent un petit peu
32:58leurs investissements en main
33:00complètement
33:01complètement
33:02non mais c'est
33:03c'est pas
33:04c'est pas qu'une image
33:05c'est pas qu'une idée
33:06ça se voit très concrètement
33:07dans les chiffres
33:07c'était une idée
33:08et un petit peu un rêve
33:09de l'industrie
33:09de transformer
33:11toutes ces économies
33:12en investissements
33:12on voit que ça s'est vraiment
33:14débloqué en fait
33:15finalement pendant le Covid
33:16où toute la distribution
33:17est passée digitale
33:18et en passant digitale
33:20cette narrative
33:20très simple
33:21qui est
33:22soyez diversifié
33:23sur votre exposition
33:24votre point d'entrée
33:25et les ETF offrent
33:26une solution
33:27vraiment plug and play
33:28pour faire ça
33:28diversification
33:29qui passe également
33:30par l'or
33:30on en parle de semaine en semaine
33:32l'once d'or
33:32qui touche des records historiques
33:34alors c'est en dollars
33:35si on retraite en euros
33:36c'est moins
33:36mais en dollars
33:37on est quand même
33:38à plus 40%
33:39depuis le début de l'année
33:40c'est juste gigantesque
33:41et là aussi les ETF
33:43amènent des flux considérables
33:44sur l'or
33:45de la même façon
33:46plutôt que d'avoir
33:47à stocker une barre d'or
33:48chez vous
33:49avoir un coffre fort
33:50les mettre au sous-sol
33:51etc
33:52vous achetez une coupure
33:53et nous on se charge
33:55d'acheter les barres d'or
33:57et de les stocker pour vous
33:58donc en effet
33:59c'est une solution
34:00qui est très très utile
34:01et là aussi chez vous
34:02ça se concrétise
34:03en termes de collecte
34:04sur l'or
34:04oui très importante
34:05très importante
34:06et là aussi
34:07ça a été
34:07une accélération
34:09sur les 3-4 dernières années
34:11une semaine assez importante
34:12sachant qu'après vous
34:13derrière vous devez
34:14détenir cet or
34:15c'est à dire que
34:15c'est pas tout de répliquer
34:16la performance de l'or
34:17c'est à dire que
34:18derrière
34:19Amundi
34:20comme l'ensemble
34:20des personnes
34:22qui proposent des ETF
34:23sur l'or
34:24doivent derrière
34:24courir après l'or
34:26comment ça se passe ?
34:27alors c'est une des expériences
34:28les plus marquantes
34:28qui nous a été donné
34:30de vivre
34:30qui est d'aller visiter
34:31les coffres forts
34:32dans lesquels sont stockés
34:33les barres d'or
34:34et donc là
34:34vous avez
34:35vraiment
34:36des hangars
34:38des souvenirs
34:40on se croirait
34:40chez Picsou
34:41si vous voulez
34:41mais
34:41alors c'est très sécurisé
34:43mais oui
34:45on est obligé
34:45de détenir
34:46l'or physique
34:47en collatéral
34:49des obligations
34:50qu'on émet
34:50et l'once d'or
34:51qui est donc
34:51la référence
34:52qui gagne désormais
34:5240%
34:53depuis le début de l'année
34:54merci beaucoup
34:55Benoît Sorel
34:55de nous avoir accompagné
34:56ce matin
34:56directeur du pôle
34:57ETF et indiciel
34:59d'Amundi
35:00pour faire donc
35:00un point
35:01sur ces produits
35:02indiciels
35:03comme chaque lundi
35:04dans Good Morning Market
35:059h40
35:09vous connaissez le rendez-vous
35:09c'est l'heure du face-à-face
35:11sur BFM Business
35:12avec ce matin
35:12Mabrouk Chetouane en plateau
35:13responsable de la stratégie
35:14globale de marché
35:15chez Natix CCM
35:16bonjour Mabrouk
35:17merci d'être avec nous
35:18ce matin
35:18vous êtes accompagné
35:20à distance
35:20de Samy Char
35:21qui est avec nous
35:22depuis Genève
35:23chez Féconomiste
35:23de Lombard, Rodier et compagnie
35:25merci également
35:26d'être avec nous
35:26Samy Char
35:27à distance
35:28commençons
35:29peut-être
35:30par Fitch
35:31avec une semaine
35:33après
35:33la France
35:35l'Italie
35:35qui là
35:36à l'inverse
35:36a vu sa note
35:37de crédit
35:38s'améliorer
35:39bon c'était très attendu
35:40Mabrouk Chetouane
35:41quand même
35:42c'est l'événement
35:42de ce week-end
35:43et une nouvelle fois
35:45ça justifie
35:46le fait que le 10 ans français
35:47soit au même niveau
35:47que le 10 ans italien
35:49les deux références
35:49sont à 3,56 ce matin
35:51c'est pas une surprise
35:52et puis encore une fois
35:53ce que disent
35:54les agences de notation
35:55pardon
35:55c'est que globalement
35:56on a
35:57une économie italienne
35:59qui a finalement démontré
36:01quelque part
36:01sa capacité à réduire
36:02son endettement
36:03elle a prouvé
36:04que finalement
36:05c'était possible
36:06de réduire le ratio
36:07dette sur PIB
36:07là où la France
36:08effectivement
36:09s'est montrée
36:09virtuellement
36:10et totalement incapable
36:11de le faire
36:12depuis le Covid
36:13donc fondamentalement
36:14c'est absolument pas
36:15une surprise
36:15le marché avait déjà
36:17à travers les taux d'intérêt
36:18auxquels les différents
36:19gouvernements empruntent
36:21sanctionnaient la France
36:22récompensaient l'Italie
36:23et puis finalement
36:25bon ben
36:26les agents de notation
36:27comme d'habitude
36:28arrivent après la bataille
36:29c'est pas une surprise
36:29donc bon
36:30pour le moment
36:30rien à signaler
36:31ce qui compte
36:32bien évidemment
36:32c'est la feuille de route
36:34que va dessiner
36:35que va concevoir
36:36pardon
36:37le nouveau gouvernement français
36:38ça va être compliqué
36:39on le sait
36:40mais bon
36:41on n'est pas à l'abri
36:42d'une bonne surprise
36:43de toutes les façons
36:43finalement le marché
36:44n'attend rien à ce stade
36:45donc fondamentalement
36:46on se dit qu'il y a peut-être
36:48quelque part
36:49de bonnes choses
36:50et finalement
36:51de bonnes surprises
36:51à venir en France
36:53comment vous regardez
36:53la situation depuis Genève
36:55Samy Char
36:56donc pour appel
36:56à notre souveraine
36:57de l'Italie
36:58qui passe de triple B
36:59à triple B plus
37:00bon il y a toujours
37:01des problèmes de déficit
37:02qui sont particulièrement
37:03présents
37:04avec une dette
37:04qui représente
37:05135 du PIB
37:06135% bien sûr
37:08c'est plus que la France
37:10oui Mabrouk
37:14a assez bien
37:15dressé le tableau
37:16je dirais que le fait
37:17que la situation
37:17fiscale française
37:19ne soit pas bonne
37:20ça ne veut pas dire
37:21que la crise financière
37:22et la crise fiscale
37:22soit pour demain
37:23non plus
37:24donc il faut
37:25modérer la manière
37:28dont on voit ce risque
37:29c'est pas une bonne
37:29situation fiscale
37:30elle n'appelle pas
37:31non plus forcément
37:32à une crise fiscale
37:33ce que je trouve intéressant
37:34dans la situation
37:35de l'Italie
37:36de l'Espagne
37:36ou de la Grèce
37:37c'est aussi la possibilité
37:39parfois de passer
37:40du dernier élève
37:41de la classe
37:42au premier tiers
37:44et c'est vraiment
37:45l'histoire
37:45de ces pays là
37:46mon sentiment
37:47même si la perspective
37:49et la vision
37:49de la France
37:50en France
37:50est très très dure
37:51j'ai pas l'impression
37:52vraiment que la France
37:53ait complètement baissé
37:55son niveau
37:55elle a toujours été
37:56dans le ventre mou
37:57pas très très bon
37:58au niveau fiscal
37:58ce qui est marquant
38:00c'est à quel point
38:01certains pays
38:01sont passés
38:02de dernier de la classe
38:02à premier de la classe
38:03et c'est normal
38:04qu'ils soient récompensés
38:05et je suis d'accord
38:05avec Mabrouk
38:06il faut espérer
38:07que la France
38:08soit capable
38:08de monter
38:08un petit peu
38:09d'un certain rang
38:10mais enfin
38:11elle est surtout
38:12toujours dans le ventre mou
38:13alors qu'il y a des économies
38:14qui se sont beaucoup améliorées
38:15ah bah oui
38:16très clairement
38:16quand vous regardez
38:17les pays du sud
38:17ça s'est vu avec
38:18les agences de notation
38:19ces derniers jours
38:19que ce soit
38:20l'Espagne
38:21le Portugal
38:22la Grèce
38:23par exemple
38:24Samichard
38:24alors je dirais pas
38:26qu'ils prennent leur revanche
38:26parce qu'ils viennent
38:27de très loin
38:28mais en tout cas
38:28c'est vrai que leur situation
38:29s'améliore très clairement
38:31oui absolument
38:35et ce qui est très intéressant
38:36c'est que c'est une amélioration
38:38qui est très large
38:38dans la dynamique économique
38:40dans la restructuration
38:41du secteur privé
38:42ce qui est très important
38:43à comprendre
38:43dans cette restructuration économique
38:45c'est qu'elle n'est pas
38:45uniquement centrée
38:46sur le secteur public
38:47c'était aussi des économies
38:49qui avaient une désépargne privée
38:51des excès dans le secteur privé
38:53qui étaient empêtrés
38:54dans ce cycle de crédit
38:56lié à la propriété
38:57notamment en Espagne
38:58et donc c'est vraiment
39:00les deux secteurs économiques
39:01le secteur public
39:02et le secteur privé
39:02qui se sont remis à l'endroit
39:03en France au fond
39:05on n'a qu'un problème
39:06de secteur public
39:07le secteur privé en France
39:09est resté relativement solide
39:10les ménages
39:11le bilan des banques
39:12les entreprises
39:13l'excès d'épargne privée
39:15en France
39:16et là
39:16c'est vraiment uniquement
39:17une question de secteur public
39:19qui n'est pas très bon
39:19et c'est pour ça
39:20que la crise financière
39:21en France
39:21n'est pas pour demain
39:22quelque part
39:23la France est sauvée
39:24par son secteur privé
39:25comment vous regardez
39:26cette situation
39:26Mabrouk
39:27chez Toine
39:28avec la situation
39:29de la France
39:29qui se dégrade
39:30et à l'inverse
39:31ces fameux pays
39:32Club Med
39:32pays du sud
39:33qui voient leur situation
39:35s'améliorer
39:36je remarque
39:37qu'on est passé
39:38de l'acronyme
39:39tout à fait
39:40détestable
39:42PIX
39:42à Club Med
39:43c'est pas non plus
39:43beaucoup mieux
39:44je trouve
39:44il faut seulement
39:45rappeler une chose
39:47très essentielle
39:48et qui a été dite
39:49finalement
39:49à travers
39:50votre intervention
39:52et celle de Samy
39:52c'est-à-dire qu'en gros
39:53ce que regarde les marchés
39:54c'est pas tant le niveau
39:55tout le monde s'assied
39:56finalement
39:56en regardant
39:57les ratios
39:59d'aides sur PIB
40:00mais ce qui compte
40:00c'est la dynamique
40:01et c'est pour ça
40:02encore une fois
40:02que l'Espagne
40:03l'Italie
40:04le Portugal
40:04ont montré
40:06finalement
40:06qu'il était possible
40:08de changer de classement
40:09comme l'avait indiqué Samy
40:10alors sur le côté
40:11effectivement
40:11secteur public
40:12secteur privé
40:13en France
40:14je serais un peu plus
40:15finalement tempéré
40:16dans la mesure
40:16où on a un problème
40:18dans le secteur privé
40:18c'est qu'on n'investit pas
40:19en France
40:20et en gros
40:20vous regardez la décomposition
40:21de la trajectoire du PIB
40:22en France
40:22il n'y a pas d'investissement
40:24du secteur privé
40:25et c'est là
40:26où le bas blesse
40:26c'est qu'on a un potentiel
40:27de croissance
40:27qui s'affaiblit
40:29au fur et à mesure
40:30finalement
40:30qu'on n'a pas de visibilité
40:31politique
40:31ni fiscal
40:32et le problème
40:33c'est que le meilleur moyen
40:34de rembourser la dette
40:35et ça on ne le dit pas assez
40:36c'est de générer de la croissance
40:37donc à un moment donné
40:37il faut arrêter de faire
40:38de la consolidation fiscale
40:40de l'austérité budgétaire
40:41ça ne marche pas
40:42en tout cas
40:42ça marche de manière
40:43extrêmement courte
40:44et ça détruit par ailleurs
40:45finalement
40:46du potentiel de croissance
40:47ce qu'il faut essayer de faire
40:49c'est de remettre
40:50finalement
40:50de l'investissement privé
40:52et fondamentalement
40:53qu'est-ce qui détermine
40:55cette investissement privé
40:56dans une économie
40:57il y a deux choses
40:57si on reprend une fonction
40:58d'investissement keynésienne
40:59toute simple
41:00c'est la demande effective
41:01et c'est les taux d'intérêt
41:02bon la BCE a déjà fait son travail
41:04effectivement
41:04d'assouplissement
41:04de la politique monétaire
41:06ça va sans doute
41:07effectivement continuer
41:08un tout petit peu
41:08peut-être
41:09d'ici la fin de l'année
41:10ou en début d'année prochaine
41:11mais l'essentiel du chemin
41:13a été fait
41:14en revanche
41:14la demande en France
41:15est encore trop faible
41:17pour inciter les entreprises
41:18finalement
41:19à investir davantage
41:20et à développer
41:21leur capacité de production
41:22et donc finalement
41:23quand on veut
41:24restaurer cette croissance
41:26restaurer les recettes budgétaires
41:27qui font défaut en France
41:28il faut le dire
41:29c'est pas un problème
41:30effectivement seulement
41:30de trop de dépenses
41:32et d'absence de recettes
41:33et bien à un moment donné
41:34il faut se poser la question
41:35effectivement de redynamiser
41:36cette demande
41:36et une manière de le faire
41:38c'est de redynamiser
41:39donc l'investissement
41:40des entreprises
41:40et c'est comme ça
41:41qu'on pourra répondre
41:41à l'ensemble des défis
41:43finalement en France
41:44que notre pays
41:47auquel notre pays fait face
41:48et pour ça
41:48il faut de la confiance
41:49une nouvelle fois
41:50il faut de l'ingrédient
41:51c'est aussi une condition
41:52siléquanone
41:53cette fois-ci pour tout
41:53pour que tout fonctionne
41:54il faut de la confiance
41:56il faut que les entreprises
41:57aient confiance
41:57il faut que les ménages aient confiance
41:58pour consommer
41:59donc pour qu'on puisse
42:00effectivement dépenser
42:01donc il faut effectivement
42:02qu'on ait confiance
42:03en l'avenir
42:04et une condition par ailleurs
42:05importante pour cette confiance
42:07c'est d'avoir de la visibilité
42:09je vous apprends rien
42:10si je vous dis
42:10que les marchés
42:11globalement
42:11progressent
42:13s'ils ont de la visibilité
42:14on le voit effectivement
42:15quel que soit le marché
42:16que vous prenez
42:16marché action
42:17marché obligataire
42:18peu importe
42:19si l'horizon est dégagé
42:20les prix progressent
42:21si l'horizon
42:22effectivement
42:22est obstrué
42:24et bien dans ce cas-là
42:25effectivement on a de bonnes raisons
42:26de voir les marchés
42:27souffrir quelque peu
42:28bon le problème
42:29dans tout cela
42:30c'est que la baisse des taux
42:31de la BCE
42:32ne se répercute pas
42:33pour les acteurs
42:35les acteurs économiques
42:37on voit quand même
42:37qu'on a un marché
42:38obligataire
42:40qui n'a pas suivi
42:41la baisse des taux
42:42de la banque centrale
42:43américaine
42:43aujourd'hui pour un auditeur
42:45qui a une entreprise
42:46qui souhaite lancer
42:48aujourd'hui
42:48un nouveau projet
42:49bon la baisse des taux
42:50en termes de conditions
42:52de financement
42:52sur les 12 derniers mois
42:54ça n'a pas changé grand chose
42:56en Europe
42:56aux Etats-Unis
42:57en Europe
42:57en Europe
42:57alors en Europe
42:59évidemment
42:59il ne faut pas non plus
43:00oublier une chose
43:00c'est que les taux
43:01ne sont pas uniquement
43:02déterminés par la banque centrale
43:03quand on parle de la partie longue
43:04des taux d'intérêt
43:05la partie courte
43:06évidemment c'est la banque centrale
43:07qui s'en charge
43:08mais la partie longue
43:09obéit par ailleurs
43:09à plusieurs facteurs
43:10on a cité le facteur budgétaire
43:11qui est effectivement
43:12une source de risque
43:14et que les marchés
43:15effectivement
43:15questionnent
43:17et on le voit
43:18sur la dette française
43:19sur la dette allemande
43:20également
43:20qui est amené à progresser
43:22à travers les différents plans
43:23budgétaires
43:24annoncés par le nouveau chancelier
43:25et il y a également
43:26un point qu'on a tendance
43:27à oublier
43:27c'est que la situation
43:28macroéconomique globale
43:29en Europe
43:30s'améliore
43:31quand vous regardez
43:32les projections de croissance
43:33elles sont en train
43:34de s'améliorer
43:34l'Allemagne sort de la récession
43:35l'Espagne a une croissance
43:37tout à fait spectaculaire
43:38qui a été encore révisée
43:39à la hausse
43:40pour l'année passée
43:42et le gouvernement espagnol
43:43attend une croissance économique
43:44pour cette année
43:45de l'ordre de 2,7%
43:46donc quand vous mettez
43:47tout ça bout à bout
43:47il n'y a pas de raison
43:48particulière
43:49pour que les taux
43:50s'affaissent de manière
43:51significative
43:53et puis vous avez par ailleurs
43:54l'effet de contagion
43:55ou l'effet de sympathie
43:57en provenance des Etats-Unis
43:58donc vous avez
43:59quelque part
43:59des conditions
44:00qui sur la partie longue
44:01encore une fois
44:01de la courbe
44:02se tendent quelque peu
44:03mais qui sont parfaitement
44:04justifiées sur le plan
44:05macroéconomique
44:05c'est pas une surprise
44:06Comment vous regardez
44:06la situation
44:07Samy Char
44:08du côté de Lombard-Odi
44:10et compagnie
44:10par rapport à cette transmission
44:12de la politique monétaire
44:14est-ce que la BCE
44:15en fait suffisamment
44:17pour relancer
44:18l'économie
44:18de la zone euro
44:19Oui le sentiment
44:23c'est que la BCE
44:24est quand même
44:24à peu près
44:25là où elle devrait être
44:26j'écoute Mabrouk
44:28qui semble indiquer
44:29que peut-être
44:30une ou deux baisses
44:30de taux
44:31puissent encore arriver
44:32bon quoi qu'il en soit
44:33avec une BCE
44:34au taux plus ou moins neutre
44:35à 2%
44:36on a une inflation
44:37à 2%
44:38en Europe
44:39ça veut dire
44:39que le taux réel
44:40le taux directeur réel
44:42est à zéro
44:43ça me paraît être
44:44quelque chose
44:45qui soit en tout cas
44:46certainement pas restrictif
44:47et tout à fait
44:48à même
44:48de permettre
44:49à l'économie européenne
44:50de déployer ses ailes
44:54il y a tout
44:55pour que le cycle
44:56d'investissement
44:57reparte
44:57ce qui manque
44:58c'est un petit peu
44:59ce qu'a dit Mabrouk
44:59c'est-à-dire un peu plus
45:00de confiance
45:00et un peu plus
45:01de volonté
45:02d'aller de l'avant
45:02le problème
45:03pourrait être
45:04que le secteur privé
45:05n'ait pas les moyens
45:06de s'engager
45:07dans un cycle
45:07d'investissement
45:08c'est pas le cas
45:09finalement
45:09avec un coût du capital
45:11qui reste quand même
45:13à peu près acceptable
45:13pour les entreprises
45:14on rappelle que l'écart
45:16de rendement
45:17le spread
45:18est quand même
45:18très très fin
45:19donc mon sentiment
45:20c'est que si une entreprise
45:21aujourd'hui veut financer
45:22des plans d'investissement
45:23elle a non seulement
45:23l'épargne
45:24mais un coût du capital
45:25qui est favorable
45:26et les conditions économiques
45:27en Europe
45:28me paraissent être
45:28relativement à l'équilibre
45:29on a un taux de croissance
45:30qui n'est pas très très loin
45:31du potentiel
45:33une inflation
45:34qui est au niveau cible
45:35une banque centrale européenne
45:36qui est à son taux neutre
45:37donc ce qui manque
45:38c'est un petit peu
45:39la confiance
45:40pour que ce cycle
45:41d'investissement privé
45:42puisse se déployer
45:43espérons que cette confiance
45:45arrive
45:46parce qu'effectivement
45:46il y a un sous-investissement
45:48en Europe
45:48il y a un vrai besoin
45:49mais ce qu'il faut
45:50c'est la volonté
45:51et la confiance
45:52un petit peu d'y aller
45:53donc on sent que c'est là-dessus
45:54que ça se joue
45:55pas au niveau des moyens
45:569h49
45:58je vous rappelle
45:58la tendance à la bourse de Paris
45:59c'est du rouge
46:00très léger
46:01moins 0,5%
46:027 814 points
46:04avec Euronext
46:05qui fait son entrée
46:05dans le CAC 40
46:06qui aujourd'hui
46:07est la plus forte hausse
46:08plus 0,9%
46:09à 132 euros
46:10à l'inverse
46:10Tentis perd 2,9%
46:12secteur automobile
46:13qui est plombé
46:14par l'avertissement
46:14sur résultat
46:16de Porsche
46:16le constructeur automobile
46:18qui revoit à la baisse
46:18l'ensemble de ses objectifs
46:20le titre est en baisse
46:21de plus de 5%
46:22ce qui a un impact
46:23sur Volkswagen
46:23qui là aussi
46:24est obligé de faire
46:24un avertissement sur résultat
46:26puisque Volkswagen
46:26est actionnaire de Porsche
46:28et la holding Porsche
46:29également reculent
46:30d'un peu plus de 5%
46:31ce qui explique
46:31la sous-performance
46:32du DAX à Francfort
46:33qui cède 0,7%
46:35l'euro-dollar
46:35toujours au-delà
46:36de la barre des 1,17
46:37à 1,754
46:38quand l'once d'or
46:39est sur un record historique
46:40dans ce contexte
46:41d'incertitude
46:41à 3 752 dollars
46:43pour une once d'or
46:459h49
46:45on poursuit nos échanges
46:46avec donc
46:47Mabrouk Chetouane
46:47en plateau
46:48responsable de la stratégie
46:49globale de marché
46:50chez Natixis
46:50Investment Manager
46:51et Samy Char
46:53chef économiste
46:53de Lombard Audier
46:54et compagnie
46:55l'once d'or
46:563700 dollars
46:57c'est vrai que c'est
46:59opportun
47:00je ne sais pas
47:01mais ça se comprend
47:01d'acheter de l'or
47:02aujourd'hui
47:03Mabrouk Chetouane
47:04avec des banques centrales
47:05qui continuent
47:06d'acheter de l'or
47:07et puis surtout
47:08des prévisions
47:09assez incertaines
47:10du côté des Etats-Unis
47:11Wall Street
47:12est sur des plus hauts historiques
47:14la BCE
47:14bon on l'a vu
47:15la semaine dernière
47:15a réussi à emporter
47:16les marchés
47:17sur des records
47:19mais les jeux
47:20ne sont pas faits
47:21pour la Fed
47:21loin de là
47:22quand on voit notamment
47:24Stéphane Miran
47:25qui prendra la parole
47:26cet après-midi
47:26qui pour succéder
47:28Jérôme Poel
47:28l'année prochaine
47:29la route n'est pas claire
47:30du côté de la Fed
47:31non du côté de la Fed
47:33à très court terme
47:34si c'est assez clair
47:35globalement
47:36Stéphane Miran
47:37est ce qu'on appelle
47:37un bouc entier
47:39c'est quelqu'un
47:39qui fait du bruit
47:40en quelque sorte
47:41puisque globalement
47:42avec ses projections
47:42de baisse de taux
47:45de 50 points de base
47:46finalement on l'a vu
47:47dans ce qu'on appelle
47:48la projection médiane
47:49des membres du FOMC
47:51on a vu un point
47:53qui ressemble effectivement
47:53à une aberration statistique
47:55ce qu'on appelle
47:55un outlier
47:56c'est donc effectivement
47:57M. Miran
47:59alors bon lui
48:00il est là effectivement
48:01pour appuyer
48:02la doctrine de Donald Trump
48:03des administrations américaines
48:04à savoir
48:04qu'il faut plus de baisse de taux
48:06pour l'économie américaine
48:08est-ce que c'est le cas ?
48:09Non
48:09c'est-à-dire qu'en gros
48:10la Fed est parfaitement
48:11exactement là
48:12où elle devrait être
48:13et finalement
48:15la feuille de route
48:16que la réserve fédérale
48:17a prodigué la semaine dernière
48:19à savoir
48:20trois baisses de taux
48:21cette année
48:22et une ou deux baisses de taux
48:24peut-être l'an prochain
48:24finalement
48:25constitue
48:26constitue finalement
48:28un niveau
48:28d'accommodation monétaire
48:30totalement en phase
48:31avec la réalité macroéconomique
48:32américaine
48:32Samil Char parlait tout à l'heure
48:34effectivement de neutralité monétaire
48:35pour la BCE
48:36la Fed est sur le point
48:37effectivement
48:38va être sur le point
48:38de l'atteindre
48:39en 2026
48:41avec cette idée
48:43qu'on aura une politique monétaire
48:44qui sera exactement
48:45entre guillemets
48:46en phase
48:47et en adéquation
48:48avec la politique
48:49avec les Etats-Unis
48:50est-ce à dire
48:50qu'il y a une absence
48:51de visibilité
48:52il y a toujours
48:52un questionnement
48:53autour de la nomination
48:55du futur gouverneur
48:56alors est-ce que
48:57ce dernier va être
48:58à la solde
48:59et à la botte
49:00finalement
49:00de l'exécutif
49:01ce qui bien sûr
49:03relancera le débat
49:04autour de l'indépendance
49:05et alimentera évidemment
49:06cette incertitude
49:07ça on n'en sait rien
49:08mais en tout cas
49:09toujours est-il
49:09que pour nous
49:11à court terme
49:12il n'y a pas d'incertitude
49:13en tout cas
49:13sur ce que va faire la Fed
49:14ou sur le type de message
49:16qu'elle va déployer
49:17accommodation progressive
49:18on verra pour 2026
49:20bien évidemment
49:20tout ceci
49:21alimente en quelque sorte
49:23à la fois
49:23cette incertitude
49:25et donc le prix de l'or
49:26en augmentation
49:27mais rappelons
49:27un facteur fondamental
49:28le prix
49:29qu'est-ce que c'est
49:30c'est la confrontation
49:30d'une offre
49:31et une demande
49:32l'offre étant par construction
49:33contrainte
49:33sur l'or
49:34puisque bon
49:34on ne peut pas non plus
49:35extraire des tonnes d'or
49:36finalement de la croûte terrestre
49:38il faut
49:38ça prend un petit peu de temps
49:39et deuxièmement
49:40la demande est alimentée
49:41de plus en plus
49:42par ces banques centrales
49:43qui veulent un petit peu
49:44s'affranchir
49:45finalement
49:46de l'administration américaine
49:48et du dollar
49:48donc on a finalement
49:49ce mouvement
49:49qui a déjà commencé
49:50depuis très longtemps
49:51mais qui s'est intensifié
49:52légèrement
49:53et donc qui crée
49:53en fait une demande
49:54supplémentaire
49:55et entretient
49:55justement l'augmentation
49:56de l'or
49:57et donc globalement
49:58il n'y a pas de
49:58est-ce qu'il faut
50:00en acheter maintenant
50:00possiblement
50:02mais en tout cas
50:03la direction
50:04que risque de prendre
50:05effectivement le cours
50:06de l'or
50:06c'est une augmentation
50:07tendancielle et structurelle
50:08plus 40%
50:10depuis le début de l'année
50:10pour cette once d'or
50:11en dollars
50:12bien évidemment
50:13avec notamment
50:14du côté de la fête
50:15d'une statistique
50:16Samy Sarr
50:16qui sera bien sûr
50:18regardée vendredi
50:19c'est l'inflation PCE
50:20qui est attendue stable
50:21légèrement là
50:22des 3%
50:23est-ce que pour vous
50:24l'indépendance de la fête
50:25de la banque centrale américaine
50:26est remise en cause
50:27avec notamment
50:28ces nominations
50:29de membres
50:31de la banque centrale américaine
50:32par Jerome Paul
50:33et puis surtout
50:33le fait qu'ils souhaitent
50:34l'émoger
50:34certains d'entre eux
50:35à commencer par Lisa Cook
50:36Etienne
50:40le fait qu'on
50:41doive se poser la question
50:42c'est quand même
50:42un ou deux pas
50:43dans la mauvaise direction
50:44en revanche
50:45je suis tout à fait d'accord
50:46avec Mabrouk
50:46la réalité c'est que
50:47les décisions
50:48qui ont été prises
50:49jusqu'à maintenant
50:50et la décision de la semaine dernière
50:51est une décision
50:52de politique monétaire
50:53c'est pas une décision idéologue
50:54ou dogmatique
50:56ou de perte d'indépendance
50:59il y a des raisons
51:01sur l'emploi
51:01qui font que la fête
51:02doit couper ses taux
51:03au moins jusqu'à neutre
51:05donc on est d'accord
51:06aujourd'hui la fête
51:07fait de la politique monétaire
51:08et demain
51:09ce qu'il va falloir vérifier
51:10pour s'assurer
51:11qu'elle le fasse toujours
51:12pour des bonnes raisons
51:13c'est les nominations
51:14et Trump est très bizarre
51:16dans ce sens-là
51:17il nomme
51:18certaines personnalités
51:19qui sont
51:20complètement dogmatiques
51:21et idéologues
51:22à la santé
51:23à la défense
51:24au commerce
51:25mais en même temps
51:26il a parfois
51:26des nominations
51:27qui sont très conventionnelles
51:28on peut penser à
51:29Ménouchine
51:30qui était son secrétaire
51:31au trésor
51:32son ministre des finances
51:33lors de son premier mandat
51:34on peut penser à
51:35Scott Besant
51:36son ministre des finances
51:37son secrétaire au trésor
51:38actuel
51:39il faut rappeler
51:39qu'à la Fed
51:40il a nommé
51:41Waller
51:42qui est un gouverneur
51:43tout à fait conventionnel
51:43il a nommé
51:44en juin dernier
51:45Michel Beaumann
51:46qui est une gouverneuse
51:47tout à fait conventionnelle
51:48aussi
51:48il avait remis Powell
51:50donc quelque part
51:51sur les quatre nominations
51:52de la Fed
51:52il n'y a que Miran
51:53qui est un idéologue
51:54et c'est ça
51:55qu'il va falloir regarder
51:56pour savoir
51:56si la Fed
51:57perd de l'indépendance
51:58qui est-ce qu'il va nommer
51:59au poste principal
52:01comment est-ce qu'il va
52:02remettre des personnalités
52:04au sein de ce conseil
52:05de gouvernance
52:06c'est pas dit
52:07qu'il nomme
52:07que des idéologues
52:08aujourd'hui
52:09sur quatre nominations
52:10il n'y a que Miran
52:11qui est un idéologue
52:12les autres sont des
52:13banquiers centraux
52:14conventionnels
52:14donc il ne faut pas partir
52:15du postulat
52:16que la Fed est perdue
52:17et qu'elle va être
52:18à la solde
52:19de la Maison Blanche
52:20mais évidemment
52:21le fait qu'on doive se poser
52:22la question
52:22c'est pas terrible
52:23on ne devrait pas avoir
52:24à se poser la question
52:25mais ceci dit
52:26nous suivons les nominations
52:27c'est ça qu'il faut faire
52:28il faut regarder
52:29qui il nomme
52:30et si effectivement
52:31le conseil de gouvernement
52:33bascule du côté idéologique
52:35on aura perdu la Fed
52:37mais aujourd'hui
52:37on est très très loin
52:39d'être dans ce cas de figure là
52:40le temps passe très vite
52:41il nous reste un peu moins
52:41de deux minutes
52:42dans un instant
52:42on va parler d'allocations
52:43mais un mot pour finir
52:44de la Fed
52:44Mabrouk
52:45très brièvement
52:46on a l'habitude
52:46de voir Donald Trump
52:47entre guillemets
52:48là aussi
52:49faire énormément de bruit
52:50énormément finalement
52:51interroger beaucoup
52:53poser beaucoup de questions
52:54rebattre les cartes
52:55et les règles
52:55et au final
52:55il ne se passe pas grand chose
52:57on l'a vu effectivement
52:58avec les tarifs douaniers
52:59on l'a vu par ailleurs
53:00avec ce week-end
53:01avec les questions migratoires
53:03donc ça fait beaucoup de bruit
53:04et au final
53:04c'est juste pour
53:05quelque part
53:06susciter l'attention
53:07j'ai presque envie de dire
53:08c'est la stratégie encore une fois
53:09de l'adolescent
53:09vis-à-vis des parents
53:10donc on teste la limite
53:11du marché
53:12et du point de vue allocation
53:13nous on ne bronche pas
53:15en quelque sorte
53:16on est toujours finalement
53:16avec ce call
53:17très croissant
53:18finalement
53:18donc on va acheter
53:19les Etats-Unis
53:20et on va nous opposer
53:22toujours l'argument
53:22de la valorisation
53:23mais j'ai presque envie de dire
53:24que c'est comme d'habitude
53:25en quelque sorte
53:25donc c'était cher hier
53:27c'est cher aujourd'hui
53:28ça le sera sans doute demain
53:29et on ne veut pas
53:30effectivement perdre
53:30le momentum
53:31et l'auto qui n'était pas
53:32cher hier
53:32elle est encore moins
53:32aujourd'hui
53:33avec les moins 5
53:33donc en termes de value
53:35Europe
53:35vous restez sous pondéré
53:36un petit peu
53:37du côté de Lombard-Rodier
53:39et compagnie
53:39comment ça se passe
53:40Samy Char ?
53:41Alors peut-être
53:43la différence
53:44c'est que nous
53:44on a fait un pas
53:45pour vendre
53:46un tout petit peu
53:47d'US
53:47et racheter des émergents
53:48essentiellement
53:49de l'Asie
53:50je pense que la logique
53:51est la même
53:51on n'est pas dans
53:53une logique de récession
53:53on est toujours dans
53:54une logique d'expansion
53:55il y a des défis
53:56mais c'est vrai
53:57que la baisse du dollar
53:58nous appelle à remettre
53:59un petit peu
53:59des actifs émergents
54:00en portefeuille
54:01que ce soit de la dette
54:02en devise dure
54:04ou que ce soit
54:05des actions
54:06on a fait ce mouvement
54:09il y a déjà un moment
54:10pour quand même
54:12diversifier un petit peu
54:14géographiquement
54:14les portefeuilles
54:15Merci beaucoup
54:16Samy Char
54:16de nous avoir accompagné
54:17à distance
54:18depuis Genève
54:18chef économiste
54:19de Lombard-Rodier
54:19et compagnie
54:20avec Mabrouk Chetouane
54:21en plateau
54:22responsable de la stratégie
54:23globale de marché
54:24chez Natixis
54:25IM
54:269h57
54:27dans une poignée de seconde
54:28il sera 10h
54:28c'est les experts
54:29c'est l'heure des experts
54:30Etienne absolument
54:3110h-11h
54:32tous les jours
54:32en direct sur BFM Business
54:33on va parler
54:34Taxe Zuckman
54:35la grande contre-offensive
54:36ces derniers jours
54:38Bernard Arnault
54:38notamment
54:39très critique
54:40vis-à-vis de cette nouvelle taxe
54:41on va voir
54:41quelles sont les alternatives
54:43éventuellement possibles
54:45alors que
54:46se dessine
54:46le prochain gouvernement
54:47on parlera
54:48simplification de l'Etat
54:49aussi
54:50vendredi dernier
54:51Sébastien Lecornu
54:52a annoncé une mission
54:53pour
54:54État efficace
54:55s'appelle cette mission
54:56pour simplifier
54:57et améliorer
54:57le fonctionnement
54:58de l'Etat
54:58et puis
54:59France-Italie
55:00après
55:01la revalorisation
55:02de la note
55:03de l'Italie
55:03on va faire un peu
55:04le match
55:04des deux économies
55:05est-ce que
55:07finalement
55:07on se tient
55:09si mal
55:09face à l'Italie
55:11on va voir ça
55:11tout de suite
55:11avec les experts
55:1210h-11h
55:13sur BFM Business
55:14les experts
55:14dans une minute 30
55:15on se retrouve demain
55:16à partir de 9h
55:17pour Good Morning Market
55:18très bonne journée
55:19Good Morning Market
55:21sur BFM Business
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