- il y a 9 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Je voudrais revenir avec vous sur ce règlement de compte.
00:03C'est Bruno Le Maire qui publie une lettre explosive et qui était restée jusque-là secrète.
00:07Cette lettre, il l'avait adressée à Emmanuel Macron en avril 2024,
00:11alors qu'il était son ministre de l'économie.
00:13Et dans celle-ci, il alertait le président de la République de l'ampleur du dérapage du déficit public.
00:17Je vous montre des extraits de cette lettre.
00:20« Nous ne pouvons pas continuer à nous singulariser par le niveau élevé de notre dépense et de nos prélèvements.
00:25Je propose de mettre en place une stratégie ambitieuse de contrôle de nos finances publiques
00:30pour revenir sous les 3% de déficit en 2027.
00:34Toute stratégie d'évitement est vouée à l'échec. »
00:37Et puis il ajoute ceci.
00:38« Faute de lois de finances rectificatives, nous ouvrirons immédiatement un contentieux avec les oppositions
00:43qui nous accuseront d'insincérité. »
00:47Monsieur Cambadélis, est-ce que Bruno Le Maire a raison de vouloir laver son honneur ?
00:51– D'abord, ça m'interroge parce que, pourquoi ne l'a-t-il pas dit devant la commission d'enquête parlementaire ?
01:01Là, il est parjure par rapport au serment qu'il a fait de dire la vérité.
01:12Il a gardé de par lui une lettre qu'il avait adressée au président de la République
01:16pour le protéger, je suppose qu'il ne l'a pas dit.
01:18Donc, ça pose quand même un énorme problème.
01:24Cette lettre était destinée à quoi ?
01:27À ce que le président de la République change d'avis ?
01:32Il ne l'a pas changé d'avis.
01:33Qu'a-t-il fait ?
01:35Il est resté en poste.
01:36Il n'a pas démissionné.
01:38S'il estimait que c'était si grave, il aurait dû démissionner.
01:42Et puis, tout ça vient de loin, parce que ce n'est pas une politique qui a été conçue en 2024,
01:51mais dès 2017, où on a décidé de réduire fortement les impôts,
02:01pensant que tout ceci allait créer de la croissance.
02:04On a poussé la théorie libérale jusqu'au bout.
02:07Donc, une faute au point de départ d'orientation politique,
02:13une faute devant la commission d'enquête parlementaire,
02:18et puis aujourd'hui, une faute vis-à-vis du président de la République.
02:21A-t-il tort de faire ça, Henri Guénaud ?
02:24Est-ce que pour vous, par exemple, il aurait dû démissionner Bruno Le Maire à ce moment-là ?
02:27D'abord, je pense que quand on est ministre et qu'on écrit au président de la République,
02:30on le garde pour soi par définition,
02:31ou alors on rend cette lettre publique et on s'en va.
02:35Mais, je ne trouve pas ça non plus très correct.
02:39Alors, je rejoindrai tout à fait Jean-Christophe Cambadélis sur le fait qu'il était ministre des Finances depuis 2017.
02:51Donc, le déficit, il n'a pas commencé à se creuser en 2024.
02:56En plus, la lettre, on ne propose rien, en fait.
02:58C'est pour dire, comme toujours, il faut baisser les dépenses, augmenter les recettes.
03:02Enfin, voilà, tout le monde dit ça depuis plusieurs décennies.
03:06Et sans que ça aboutisse à quoi que ce soit, il n'y a pas de proposition.
03:10Ce n'est pas une proposition de politique budgétaire.
03:13Ce n'est pas une proposition de coupe dans des dépenses, d'augmentation de recettes.
03:18Il n'y a pas de politique économique qui est définie.
03:20Donc, tout ça ne sert à rien, sinon, à se protéger soi-même, pour dire, voilà, écoutez, moi, je ne suis pas responsable.
03:26J'avais prévenu, bien tardivement, quand même.
03:29Donc, pour vous, c'est un peu tard de dire ça, finalement.
03:33De dire, finalement, ce n'était pas de ma faute, c'était de la faute d'Emmanuel Macron.
03:38C'est un peu facile ?
03:39Le président de la République est toujours responsable de tout, par définition.
03:42Surtout quand il a une majorité parlementaire.
03:44Mais les ministres ne sont pas obligés de rester, ils ne sont pas obligés d'accepter d'être ministre,
03:49ils ne sont pas obligés de demeurer ministre.
03:51Voilà, c'est un problème de responsabilité personnelle dont on ne peut pas se dégager.
03:57On pourrait rajouter une question.
03:59Pourquoi maintenant ?
04:01Pourquoi, d'après vous ?
04:02Parce qu'on est dans le budget, dans les difficultés budgétaires.
04:07Et je trouve, en plus de tout ce que j'ai dit tout à l'heure,
04:11que c'est rajouté de la difficulté.
04:16Parce que c'est indiqué que, ce qui est sûrement le cas,
04:22le président de la République ne voulait pas entendre parler des déficits
04:27parce qu'on était dans la campagne des élections européennes
04:29et qu'il ne voulait pas que ceci vienne perturber la campagne qui était difficile pour lui.
04:35– Oui, vous parliez de budget, justement.
04:38Quel est votre regard aujourd'hui sur ce qui se passe à l'Assemblée nationale, Henri Guénaud ?
04:43Est-ce que, déjà, il y a une première étape qui a été franchie ?
04:45Est-ce que vous y croyez ?
04:47Au fait que les députés allaient voter, justement, la partie recette ?
04:50– C'est une petite recette du PLFSS, c'est-à-dire qui concerne la loi de financement de la sécurité sociale.
04:59Bon, c'était sans doute la plus facile.
05:02On verra sur le volet dépenses pour ce qui concerne la sécurité sociale
05:05et ce qui concerne le budget de l'État aussi.
05:08Alors, il est probable qu'on n'arrivera pas à finir dans les temps,
05:12qu'il ne restera pas grand-chose des amendements et des concessions
05:15qui ont été faites aux uns et aux autres.
05:17Voilà, donc on fait semblant.
05:20Alors, moi, je comprends très bien que les partis cherchent des marqueurs,
05:23que ce soit l'ERN, le PS, l'FI ou le bloc central.
05:28Chacun cherche à travers les amendements et les discussions parlementaires aujourd'hui,
05:32sans se faire beaucoup d'illusions,
05:34cherche à présenter les marqueurs de sa politique.
05:40Mais tout le monde sait bien que tout ça, c'est quand même un faux-semblant.
05:45Donc, on fait semblant.
05:46Alors, ça permet aux uns de dire, salaud de riche, les autres, salaud de pauvre,
05:51les autres, il faut que tout le monde paye et que tout le monde fasse des sacrifices.
05:54Chacun est dans un jeu de rôle.
05:58Ça ne grandit pas vraiment à la politique.
05:59C'est parfaitement compréhensible, mais ça ne grandit pas à la politique.
06:03Le spectacle qui est offert ne grandit pas à la politique,
06:05aux yeux des Français.
06:06Et surtout, ne va pas permettre à la fin de fabriquer un budget.
06:12Donc, probablement, on ne va pas tenir les délais,
06:15puisque les lois de finances sont enfermées dans des délais très stricts.
06:19Si on ne remplit pas les délais, il n'y aura que deux possibilités pour le gouvernement.
06:25Soit essayer de le faire passer par ordonnance.
06:28C'est prévu par la Constitution.
06:29Mais la Constitution dit « peut », dit pas « doit ».
06:31Peu faire passer par ordonnance.
06:33À mon avis, s'il fait ça...
06:34On cherche à faire le gouvernement.
06:36Mais s'il fait ça, je ne suis pas sûr qu'il cherche ça,
06:38parce que, comme on reviendra à peu près au budget initial présenté par le gouvernement,
06:44plus la lettre rectificative sur la suspension de la réforme des retraites,
06:51le texte sera inacceptable, non seulement pour la plupart des partis,
06:57mais aussi pour leur électorat.
06:58Donc, je ne vois pas un électeur de gauche accepter qu'on revienne au budget
07:04qui a été présenté par le gouvernement,
07:06qui a dû d'ailleurs prendre en grande partie le budget de Béreau,
07:09parce qu'il n'avait pas le temps d'en refaire un autre de toute façon.
07:13Je ne pense pas que la suspension de la réforme des retraites
07:15suffira à convaincre les électeurs d'accepter un budget pareil.
07:19Je pense que les électeurs du RN ne peuvent pas non plus,
07:22et donc le RN non plus.
07:23Donc, voilà.
07:24Le gouvernement, dans ce cas, s'il choisit la voie des ordonnances,
07:29va probablement affronter une motion de censure
07:33qui sera votée par la majorité de l'Assemblée nationale,
07:37et donc le gouvernement tombera.
07:39Voilà.
07:40Donc, il a l'autre choix, c'est de passer directement à la loi spéciale,
07:43comme on l'a fait après la chute du gouvernement Barnier,
07:46dire, voilà, on va faire une loi spéciale,
07:48et puis on va continuer les débats.
07:50Cette fois-ci, il n'y a plus de délai à respecter.
07:54On continue à percevoir les impôts qui ont été votés l'année dernière,
07:58et puis on dépense l'argent qu'on doit absolument dépenser
08:05pour assurer la continuité de l'État,
08:07ni plus ni moins, et pendant ce temps, on continue les discussions.
08:10En tout cas, pour vous, ça ne mène à rien.
08:11Est-ce que vous partagez l'analyse d'Henri Guénaud, M. Cambadélis ?
08:14Je partage une partie de l'analyse,
08:17mais à partir du moment où on a abandonné le 49-3,
08:23les parlementaires ont pris en main le budget.
08:27Mais ce que l'on ne voit pas, c'est que ça a créé beaucoup d'espoir.
08:31Parce que, par exemple, à gauche, on a obtenu tel ou tel article de loi
08:40qui est un marqueur décisif pour l'ensemble de la gauche.
08:44Pour vous, c'était des vraies victoires ?
08:45C'était des vraies victoires.
08:47Aujourd'hui, il y a des raisons de se réjouir ?
08:48Bien sûr, il y a des raisons de se réjouir.
08:50Il y en a beaucoup, et Dieu sait ce que le Parti Socialiste a obtenu.
08:53En menaçant de la censure, il a obtenu énormément de choses, c'est évident.
08:56Mais dans quelques jours, ce budget, avec les amendements ou sans les amendements ?
09:03Le gouvernement nous dit, avec les amendements, très bien, va aller au Sénat.
09:07Et au Sénat, le président du Sénat, M. Larcher,
09:11nous a déjà dit qu'avec lui, ça ne passerait pas.
09:13Il n'y a pas de débat encore au Sénat, mais lui, il a déjà dit que ça ne passerait pas.
09:17Donc le Sénat est une entité qui ne discute pas,
09:21c'est son président qui nous dit, c'est juste ou c'est pas juste.
09:24Bref, il y a même un sénateur, dont j'ai perdu le nom,
09:27qui nous a dit aujourd'hui qu'il avait déjà un contre-budget.
09:32Donc cela veut dire qu'il va revenir du Sénat une copie
09:36qu'elle sera expurgée de tout ce qui a été conquis,
09:40de haute lutte, par les socialistes, les écologistes, le Parti communiste,
09:46et pas les défis, puisqu'ils ne veulent pas que ce budget passe.
09:51Même le Rassemblement National.
09:52– Absolument. Alors, à ce moment-là, qu'est-ce qui va se passer ?
10:00C'est que même si on fait la loi spéciale, dans la loi spéciale,
10:03c'est la reconduction du budget précédent de l'année dernière,
10:05donc il n'y a pas toutes ces garanties que nous avons obtenues.
10:08– On continue à discuter.
10:09– Enfin, on continue à discuter, mais bon, cela veut dire…
10:13– Ça n'est reconduit que pour un temps,
10:15et pour permettre d'assurer la continuité de l'État.
10:17– Tout à fait. Donc, cela veut dire qu'il y aura,
10:22face à cette loi spéciale, ou ce retour du Sénat,
10:28un mécontentement dans l'ensemble de la gauche.
10:31Je partage l'idée des ordonnances qui seront, à mon avis,
10:38une mauvaise réponse à la situation,
10:41et on va vraisemblablement se tourner vers une loi spéciale.
10:45Mais il faudra coter une loi sur la question des retraites,
10:48parce que s'il n'y a pas une loi sur la question des retraites,
10:51évidemment, immédiatement, vous avez la motion de censure.
10:55Donc, moi, je pense qu'on est devant une difficulté
11:01due à la position du Sénat, mais je pense aussi
11:06qu'on a fait surgir beaucoup d'espoirs qui vont être très déçus.
11:12– Et donc, comment voyez-vous les choses ?
11:14Est-ce que vous, puisque vous pouvez prendre de la hauteur
11:17sur les événements aujourd'hui politiques,
11:20est-ce que vous avez le sentiment que c'est bientôt fini
11:23pour Sébastien Lecornu ?
11:25– Ce sera fini le jour où il y aura une motion de censure
11:27et qu'elle sera votée par l'Assemblée nationale.
11:29– Est-ce que vous pensez qu'elle pourrait arriver ?
11:30– Mais dès le point de départ, il savait lui-même,
11:32et il le disait, tout tenait à un fil, à un incident de séance,
11:37à une remise en cause de tel ou tel aspect dans le budget.
11:43Et qu'est-ce qu'il fait ? Il gagne du temps.
11:45Il gagne du temps parce qu'il a été placé là
11:47pour gagner du temps pour le président,
11:49de façon que la question est de la dissolution
11:51qui amènerait vraisemblablement à une majorité de l'extrême droite
11:55et ou la démission du président,
11:58que l'une ne soit pas posée et que l'autre non plus.
12:00– Est-ce que vous pensez, comme Henri Guéno,
12:02qu'il n'y a plus qu'à attendre la prochaine élection présidentielle ?
12:05De toute façon, il n'y a plus que ça à faire.
12:07– À moins qu'il y ait une dissolution, je pense qu'il me permettra de dire
12:12qu'entre cette dissolution possible et l'élection présidentielle,
12:17il y a quelque chose qui préoccupe beaucoup les socialistes,
12:19qui sont les élections municipales,
12:20qui donnera peut-être une image du rapport de force
12:23et qui sera déterminante, à mon avis,
12:26pour la préparation des élections présidentielles.
12:30Mais il est vrai que, pendant ce temps-là, le pays s'abîme.
12:33– Oui, Henri Guéno.
12:34– Alors, juste une remarque d'abord,
12:37le 49-3 était inutilisable, en fait.
12:40Elle a été abandonnée.
12:42Sinon, on se serait retrouvé dans la même situation
12:44qu'avec Michel Barnier, c'est-à-dire le 49-3,
12:47la motion de censure et la démission du gouvernement.
12:49Ce qui arrivera s'il y a une motion de censure,
12:51si le gouvernement essaie de faire passer les ordonnances,
12:55il aura aussi une motion de censure,
12:56mais le 49-3 ne résolvait pas ce problème.
12:58– Non, mais il ouvrait la possibilité aux parlementaires de faire part.
13:02– Ça, c'était très bien, comme méthode, je trouve,
13:05de laisser au parlement la possibilité de discuter,
13:09de négocier un nouveau budget,
13:11mais l'exercice était très, très contraint.
13:13Après, pour ce qui concerne les échéances,
13:16je crois qu'ils en sont simples.
13:17Soit on fait tomber le gouvernement une fois de plus,
13:19parce que le gouvernement, au fond,
13:21crée la situation dans laquelle il ne peut que tomber,
13:24et à ce moment-là, va se reposer la question de la dissolution.
13:28Mais moi, peut-être que la dissolution arrivera,
13:31peut-être que la démission du président de la République se produira,
13:34mais je ne souhaite ni l'un ni l'autre.
13:36Voilà, je ne souhaite pas qu'on tombe dans le toboggan,
13:39ce qu'on appelait le toboggan ministériel sous la IVe République,
13:42c'est-à-dire sans arrêt, les gouvernements tombent,
13:43il y a un moment, il faut que ça s'arrête.
13:44Bon, je ne vois pas ce que résoudrait à ce stade la dissolution.
13:49Je pense qu'on aurait probablement une assemblée
13:51tout aussi ingouvernable qu'aujourd'hui.
13:55Donc, ce n'est pas une solution du tout, en mon sens.
13:59Alors, la démission du président abîmerait la fonction présidentielle
14:02et surtout nous obligerait à organiser une élection présidentielle
14:06en 31 jours.
14:09En fait, il y aurait 15 jours à 3 semaines de vraies campagnes.
14:12On ne peut pas débattre de tous les grands problèmes
14:14qui se posent à la société française aujourd'hui en 3 semaines.
14:16Donc, la légitimité du nouveau, du président ou de la présidente
14:20serait considérablement entamée.
14:23Or, on a besoin que sorte de l'élection présidentielle
14:27un chef de l'État qui a une légitimité assez forte
14:31pour nous sortir de la situation actuelle.
14:34Et on ne l'aura pas si on a des élections, à mon sens,
14:38si on a des élections présidentielles anticipées.
14:40Voilà, donc, ça arrivera peut-être,
14:43mais moi, je ne le souhaite pas.
14:45Je préfère, maintenant qu'on respecte les échéances,
14:47on n'est pas loin.
14:48Il y a les élections municipales entre-temps.
14:51Voilà, une fois qu'on aura trouvé un budget,
14:55même si c'est après la loi spéciale,
14:57on va arriver à ce budget pour 2026.
15:00On va arriver pratiquement à l'échéance présidentielle.
15:03– Monsieur Combadé, ce que pensez-vous de la position du PS aujourd'hui ?
15:08Est-ce que vous trouvez qu'elle est cohérente ?
15:10Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que les socialistes
15:13se sont vendus aux macronistes ?
15:16– Ils ne sont pas vendus aux macronistes.
15:18– Certains le disent.
15:19– Non, on peut critiquer parce que ça donne un aspect de co-décision du budget
15:24entre les socialistes et Renaissance, évidemment.
15:29Mais quand on ne veut pas participer à une majorité comme le fait LFI,
15:38évidemment, il faut quand même penser à la France et à son budget.
15:42Donc les socialistes sont totalement responsables dans cette affaire.
15:48Et moi qui ai été très critique vis-à-vis de l'orientation,
15:53de subordination à Jean-Luc Mélenchon depuis quelques années,
15:57je félicite le PS pour les pas qu'il met en avant
16:02pour retrouver une position de parti de gouvernement,
16:07de parti responsable, tout en étant bien sûr de gauche.
16:11– Je voudrais aussi vous interroger sur la…
16:13– Oui, vous vouliez lui répondre, Henri Guenet.
16:15– Juste une petite chose, je ne rentrerai pas dans les divisions de la gauche.
16:21Mais il y a quelque chose qui me frappe beaucoup,
16:23c'est que tout le monde réclame sans arrêt du compromis.
16:26Alors il faut, les Français ne savent pas faire de compromis,
16:29il faut faire des compromis, regardez l'exemple des coalitions en Europe.
16:32Et puis dès qu'il y a une recherche de compromis,
16:36ça devient de la compromission, voilà.
16:37On n'arrête pas de dénoncer le fait que des partis qui sont opposés
16:41cherchent à négocier pour arriver à une solution acceptable,
16:45par exemple sur le budget.
16:47Voilà, c'est quand même le paradoxe de la situation française.
16:51– Allons-y dans les 424.
16:52C'est ce qui fait
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