Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 semaines
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00On va parler politique avec un homme qui veut éviter une censure à tout prix.
00:05C'est évidemment Sébastien Lecornu.
00:07Il abasse ses dernières cartes ce soir pour arracher un accord sur le budget.
00:11Vous allez l'entendre, il fait des cadeaux à gauche, à droite.
00:15Dans un instant, vous allez nous dire, Alexis Corbière, si vous avez le sentiment d'avoir été gâté.
00:19Bonsoir.
00:20Bonsoir.
00:20Merci d'être avec nous, député écologiste et social de la Seine-Saint-Denis.
00:24On est aussi avec Thierry Arnaud, avec Maurice Safran, Laurent Saillet, Benjamin Morel,
00:28Olivier Rodoules, économiste, directeur des études de Rex & Code.
00:32Bonsoir.
00:33Merci d'être avec nous.
00:34Vous allez nous dire ce que vous pensez de toutes ces mesures.
00:37Mais d'abord, on fait un petit tour d'horizon sur ce qu'a dit le Premier ministre.
00:41C'était il y a quelques heures et c'est avec Hilal El Aflaï.
00:46Sébastien Lecornu ne renoncera pas aux compromis pour le budget.
00:49Et cela passe par des concessions, notamment aux partis socialistes.
00:53Plus de 3 millions de ménages qui gagnent le SMIC ou un peu plus que le SMIC
00:57seront désormais garantis de gagner plus à la fin du mois.
01:00Ils verront leurs primes d'activité augmenter en moyenne de 50 euros par mois.
01:04Reconnaître la primauté du travail justifie également que l'impôt sur le revenu n'augmente pas.
01:10Le barème sera ainsi revalorisé pour que l'inflation ne se transforme pas en augmentation masquée de cet impôt.
01:17Autre gage donné à la gauche concernant la jeunesse avec le maintien des bourses étudiantes,
01:22la généralisation des repas universitaires à 1 euro ou encore la création de 2000 postes supplémentaires
01:29pour accueillir les enfants en situation de handicap.
01:32Mais pour éviter la censure des républicains, Sébastien Lecornu doit également faire pencher la balance à droite.
01:38Il n'y aura dans ce budget aucune augmentation de la fiscalité sur les ménages, direct ou indirect.
01:45Le Premier ministre fait également des annonces concernant le coût du travail.
01:49Nous ne toucherons pas aux allégements de charges.
01:52Parce qu'augmenter les charges, c'est augmenter le coût du travail pour les employeurs.
01:57Et augmenter le coût du travail, c'est menacer l'emploi et donc notre économie.
02:02Le chef du gouvernement n'aborde en revanche pas de mesures concernant des recettes supplémentaires,
02:07mais évoque une réelle volonté de justice fiscale.
02:09Nous nous battrons contre la fraude, la suroptimisation fiscale et certains abus ou détournements de la loi.
02:16Chacun doit payer sa juste part.
02:18Le Premier ministre l'assure, ce budget permettra de ramener le déficit public à 5% du PIB en 2026.
02:26Alexis Corbiard, quand vous entendez tout ça, qu'est-ce que vous dites ?
02:30Bravo, c'est bien joué, il va peut-être réussir son coup ?
02:33Non mais il y a un exercice...
02:34Si vous êtes un peu fair play.
02:35Non, non, je veux bien te faire play avec le cornu, il est malin, mais il y a un exercice de communication.
02:41Déjà, on a compris le fond du problème, le désaccord que j'ai, c'est que ce budget a un problème de recette.
02:48Nous, la gauche, les écologistes, un mouvement qui s'appelle l'après, mais pour ce qu'était le nouveau Front Populaire,
02:53nous pensons qu'il y a un problème de recette.
02:54Je vous ai amené le petit livre, vous savez, l'économiste Gabriel Zuckman, le débat qu'on a posé.
02:59Et de considérer que dans ce pays...
03:00Attention, Laurent Saillet, ce sont déjà mal.
03:01Et c'est fait pour ça, je l'attends.
03:04Il y a dans ce pays 1 800, notamment, foyers de gens extrêmement fortunés,
03:08qui ont un capital personnel de plus de 100 millions et qui ne paient pas assez d'impôts.
03:12Cette semaine, il y a eu une bombe dans la presse, vous l'avez peut-être vu, dans Libération,
03:16Éric Lombard, pas n'importe qui, l'ancien ministre, nous dit, bah c'est vrai.
03:20C'est vrai, il y a un sujet, d'accord ?
03:22Il y a un sujet du fait que les principales fortunes de ce pays ne paient pas suffisamment d'impôts,
03:28voire même en paient quasiment très peu, voire pas.
03:31Bon, ça c'est un sujet qui aurait dû nous amener à nous dire, bah voilà, c'est quand même incroyable.
03:36Je vois Laurent Saillet, elle est droite, c'est normal, elle est là pour ça.
03:39Elle va vous dire qu'il ne faut surtout pas toucher.
03:41Alors, j'ai compris, je prends Laurent Saillet au mot.
03:44Si on considère qu'Éric Lombard, l'ancien ministre des Finances, quand il s'exprime, c'est un mensonge.
03:49Vous interprétez le propos à votre sauce comme ça vous arrange.
03:52Mais ce n'est pas du tout ce qu'il a dit déjà précisément.
03:55Et en plus, s'il avait à le dire, il n'avait qu'à le faire en fonction.
03:58Alors, je voudrais juste demander peut-être à Thierry Arnaud,
04:01est-ce que vous pourriez nous rappeler exactement ce qu'a dit Éric Lombard ?
04:05Éric Lombard, il a accordé son entretien à Libération.
04:07Et dans ce papier, il explique qu'il y a effectivement un sujet de déséquilibre de la fiscalité.
04:18Il est de gauche.
04:20Oui, mais le constat global qui pose est quand même un constat d'inégalité devant l'impôt.
04:26C'est loin d'être un gauchiste.
04:27Et où je ne suis pas d'accord ?
04:28Je termine mon propos, mais Laurent, vous exprimez sans problème,
04:31pour que vous compreniez mon raisonnement.
04:32Donc, à partir où on ne veut pas en rentrer sur cette piste,
04:34on reste dans un budget qui, de toute manière, dit qu'il faut réduire les dépenses publiques.
04:39Alors, vous avez M. Berroux qui est arrivé en disant,
04:42voilà, je vais vous couper le bras, les jambes, je ne suis pas d'accord.
04:46Et là, on est en train de dire, non, mais finalement, on va couper moins que prévu.
04:49C'est ce qu'il nous annonce.
04:50Dans ce cadre de restrictions globales, ce sera un peu moins brutal.
04:54Bon, alors, comment dire, je ne suis pas pour la violence, très bien,
04:57mais ça reste un budget qui est injuste.
04:59Moi, j'aimerais, après, je manque de technicité, parce que j'en ai écouté,
05:03il nous dit, 2000 postes dans l'éducation nationale.
05:05Alors, il prévoyait au moins de supprimer 15 000 postes d'enseignants.
05:08Est-ce que ce qu'il est en train de nous dire, c'est qu'il n'y aura pas 15 000 suppressions de postes,
05:12mais seulement 13 000, bon, permettez, moi encore, j'étais aux côtés d'un collège de Sainte-Saint-Denis,
05:17mobilisé aujourd'hui parce qu'il y a des problèmes d'enseignants,
05:19de refuser, évidemment, tout budget qui vise à supprimer 15 000 postes d'enseignants pour l'année prochaine.
05:24Je ne vais pas mettre à applaudir parce qu'il nous annonce que, finalement, il en supprime 2 000 de moins.
05:28Et je pourrais continuer sur des dossiers comme ça, de la même façon, la prime d'activité.
05:31Mais est-ce que, pardon, Alexis Corbière, est-ce que, dès le début, votre choix a été fait ?
05:34Ou vous avez vraiment tenté de faire avancer le débat ?
05:36C'est pour ça que je suis rentré par la discussion de Taxe-Zucmane.
05:39C'est que si on avait, et M. Lecornu, j'avais cru comprendre qu'au sein même de cette majorité macroniste,
05:44il pouvait entendre la discussion.
05:45Si on avait eu une discussion, la Taxe-Zucmane, on considère qu'en faisant payer 2%,
05:48pour ce qu'on peut faire rentrer dans les caisses de l'État, 20 milliards.
05:51Ce qu'on a proposé, et ça a été adopté d'ailleurs,
05:53ma collègue Clémentine Autain avait fait adopter d'ailleurs,
05:56une proposition de loi qui allait dans ce sens.
05:57Je veux dire, c'est majoritaire dans le pays.
05:59Je rappelle juste que 75% des Français sont favorables à cette taxe.
06:02Si on avait eu un gouvernement qui, après la chute de M. Bérou,
06:05nous disait « on va travailler sur cette piste ».
06:07Moi, je propose 20 milliards, peut-être qu'on aurait pu trouver un point de compromis
06:10où on va chercher seulement 10 milliards, que sais-je.
06:12Ils disent « non, absolument non ».
06:13Bon, mais il se met lui-même dans la seringue.
06:15Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
06:15Je ne vais pas applaudir ces exercices de communication pour refuser,
06:19même si j'observe, et je vais être honnête,
06:21j'observe que là, ce qu'ils nous annoncent ce soir,
06:23c'est qu'ils reculent, c'est moins brutal de certains aspects.
06:25Bon, je prends, mais je ne vais pas se tenir à l'arrivée.
06:28– La justice fiscale, c'est une chose,
06:31et effectivement, Éric Lombard, dans Libération,
06:33dénonce clairement cette forme d'injustice fiscale,
06:36puisqu'il dit notamment qu'il y a un certain nombre
06:38des plus grosses fortunes de France
06:40qui ont un revenu fiscal de référence de zéro.
06:43Mais une fois qu'on a posé ça et qu'on les taxe,
06:45effectivement, est-ce qu'on résout notre équation budgétaire ?
06:48Parce que, non, ce n'est pas du tout évident.
06:52Les montants ne sont pas exactement de la même échelle.
06:55Vous allez trouver 10, 15 milliards d'euros
06:57en imposant les plus fortunés en France ?
06:59– Ce que nous dit Gabriel Petit-Couin,
07:00c'est quand les taxants sont à 2 %,
07:02vous savez, je ne suis pas économiste,
07:03mais on peut écouter les économistes, ça peut arriver.
07:06Je sais bien que beaucoup de gens ont la sens en plus,
07:08moi j'écoute des gens qui sont quand même à haut niveau,
07:10et que ça peut rapporter 20 milliards d'euros.
07:12– On a même un ministre des Finances qui nous dit
07:14que c'est une réalité, qu'ils sont taxés quasiment…
07:16– Oui, mais alors, je voudrais juste vous donner un scoop,
07:18on a un économiste sur le plateau
07:20qui peut répondre à notre question.
07:24– Plusieurs éléments.
07:26– J'en trouve que c'est compliqué.
07:27– Non, le sujet, c'est que la taxe Zuckman,
07:29ça a déjà fait l'objet d'un débat des économistes.
07:33Il y a eu un certain nombre d'économistes
07:34qui se sont prononcés pour dire
07:36que ce n'était pas la bonne solution.
07:37Parmi eux, prix Nobel, Philippe Aguillon,
07:40il y a aussi Xavier Jaravel,
07:41qui est le président du Conseil d'analyse économique.
07:43Et au final, certes, on peut taxer des fortunes.
07:47Alors après, l'histoire, le ministre Lombard,
07:49j'ai l'impression qu'il s'est un peu amêlé,
07:50parce qu'au début, il est parti des très fortunés,
07:52il a fini par les professions libérales.
07:54On a fait quand même le grand écart,
07:55toutes les professions libérales ne sont pas très fortunées.
07:58Mais au-delà de ça, le vrai risque,
08:00c'est un petit peu le syndrome du Trésor des Templiers,
08:02c'est-à-dire qu'on le cherche encore.
08:04Donc on va vouloir taxer.
08:05Ce qui risque, c'est que les grandes fortunes
08:07risquent de partir.
08:08Et à la fin, on va se retrouver à avoir
08:10un impôt qui coûte plus cher qu'il nous rapporte.
08:13Ce qui a déjà été le cas d'ailleurs de l'ISF
08:15au cours de ces dernières décennies.
08:17C'est une note de Rex E. Code qui le montre.
08:19Donc je pense qu'il faut être très prudent
08:21avec ce type de mesures.
08:23Très prudent pour aller chercher la fortune des plus riches.
08:25Le problème de la fortune des plus riches,
08:29c'est que ça fait partie aussi, et notamment.
08:30Une des notes d'ailleurs sur laquelle s'appuie
08:33Gabriel Zickman, c'est celle de l'IPP,
08:37donc de l'Institut des politiques publiques.
08:38C'est intéressant parce qu'il montre que justement
08:40les grands patrimoines, les grandes fortunes
08:43correspondent aussi à de la fortune économique.
08:45Alors d'un certain côté, on peut se dire
08:46oui, c'est de la fortune qui...
08:48C'est du revenu des entreprises,
08:50pas du revenu des individus,
08:52qui va rester des entreprises pour être investie.
08:55Mais la contrepartie de ces fortunes,
08:57c'est notre capital productif.
08:58Donc vouloir rogner sur ça, ça veut dire
09:00vouloir rogner sur notre capacité de production.
09:02Vous pensez que si on prend 2% M. Bernard Arnault,
09:04on affaiblit...
09:052%, c'est plus que la croissance potentielle de l'économie.
09:09Donc ça veut dire que de fait,
09:10on réduit le stock de capital.
09:11Le capital de Bernard Arnault, il a augmenté de plus de 2%.
09:13Ils continuent à gagner de l'argent.
09:14Vous confondez votre propre argent
09:15et l'argent de ces entreprises.
09:18Quand vous créez autant d'emplois que M. Bernard Arnault,
09:20si tout le monde faisait autant d'emplois que M. Bernard Arnault,
09:22je peux vous dire que la France serait riche.
09:24Et l'impôt sur le revenu,
09:25c'est pas le seul impôt.
09:25Donc même parfois, quand les gens ne sont peu imposés sur le revenu,
09:29ils payent des impôts par d'autres biais.
09:31On paye des impôts sur les sociétés,
09:32on paye des dividendes.
09:33Donc il faut arrêter de penser que...
09:35Mais alors, Laurent, comment est-ce qu'on dégage de l'argent ?
09:37On dépense moins, déjà.
09:39On est le pays le plus fiscalisé,
09:41avec la plus grande dépense publique.
09:43Donc moi, je ne comprends pas qu'on s'enferme dans le problème.
09:46On dépense trop, donc on taxe trop.
09:48Et là, la gauche voudrait dépenser plus et taxer plus.
09:51Mais continuons comme ça.
09:53Ce n'est pas comme si on avait une réussite économique formidable.
09:56Il y a énormément d'argent qui est gaspillé.
09:59Personne ne parle d'immigration dans ce budget.
10:02L'immigration, pardon, mais c'est une réalité.
10:04Vous pouvez faire, ah oui,
10:05vous voulez dire que c'est extrême droite, etc.
10:07C'est une réalité.
10:08Ne pleurez pas si le RL monte.
10:09Vous ne parlez plus d'immigration.
10:11On dépense combien d'immigration ?
10:12Des milliards.
10:13Vous savez combien ça coûte,
10:15quelqu'un qui est dans un centre de récension administrative par jour ?
10:18En 2022, c'est 600 euros par jour.
10:21Et vous préférez voir nos Français dans la rue en train de mourir ?
10:28Vous préférez ça ?
10:29On paye des hôtels à des gens qui sont en situation irrégulière en France.
10:32Est-ce que c'est normal ?
10:33On n'arrive pas à réguler ça.
10:35Il n'y a pas que ça.
10:36Vous avez des chiffres, j'ai l'impression.
10:40Non, mais au-delà de ça, sur les dépenses,
10:41l'immigration, c'est un sujet,
10:42mais au-delà de ça, en fait,
10:44la dépense sociale n'a pas été à augmenter.
10:48Le coût est déjà parti pour ce budget.
10:50Et le vrai problème, c'est que la dépense sociale
10:51qui fait la moitié de la dépense publique,
10:53ça fait à peu près 10% du PIB.
10:55Si on prend la loi de finances,
10:56qui est déjà en vigueur,
10:57qui a été votée fin 2025...
10:59Celle de la sécurité sociale.
11:01Voilà, la loi de financement de la sécurité sociale,
11:04elle fait augmenter la dépense sociale de plus de 3%.
11:06Donc ça veut dire que c'est plus que l'inflation,
11:08déjà même plus que le PIB,
11:10et même en euro constant par habitant,
11:11ça augmente.
11:12Donc on a vraiment un vrai sujet.
11:14Pourquoi elle augmente ?
11:15Pourquoi elle augmente ?
11:16En fait, parce que d'une part,
11:17on a plus de retraités,
11:18en fait, parce qu'on revalorise les retraites,
11:20mais aussi parce qu'on est incapable
11:21de contrôler la dépense de santé,
11:24plus de 10 milliards sur l'endôme.
11:26D'accord.
11:26Mais nous, quand on propose, par exemple,
11:28ceux, les médecins qui utilisent,
11:29vous savez, qui font des radios,
11:31qui font des bénéfices très importants,
11:32là, on se fait...
11:33Là, il ne faut pas y toucher, à eux.
11:35D'accord ?
11:35Alors moi, je suis pour y toucher.
11:36Je sais bien, mais je vous dis,
11:37moi, le genre de débat que j'ai,
11:38parce que juste pour préciser les choses,
11:39pourquoi il n'y a pas de taxe d'Ukman ?
11:40Parce que, par exemple,
11:41le Rassemblement National,
11:42quand on veut toucher les plus riches,
11:43je dis, ne touchez pas à ça.
11:44Quand on veut, effectivement,
11:45nous dire qu'on veut bien...
11:47Moi, je veux bien discuter
11:47qu'il y a des dépenses de santé,
11:48qu'il y a des gens qui sont sur des fromages,
11:50notamment, je viens d'en citer,
11:52mais je veux qu'on ne soit pas démagogique.
11:54Oui, il y a une augmentation
11:55de dépenses de santé,
11:56parce que la France a une population vieillissante,
11:58et que je pense que c'est l'honneur
11:59de notre pays.
11:59Pour les autres pays ?
12:00Nous, particulièrement.
12:01Parce que moi, on ne vieillit pas plus
12:02que les autres pays.
12:03D'accord ?
12:03Mais moi, je n'ai pas envie
12:04d'avoir des personnes âgées pauvres.
12:07Pardon, je veux dire,
12:08Laurent Saillet, on peut le faire,
12:09on peut se balader tous les deux.
12:10Je ne connais pas d'hôpital de France
12:12qui regorge dans des dépenses
12:13trop importantes.
12:14Je ne connais pas d'école publique de France
12:16où il y a trop de moyens.
12:17J'ai même un commissariat quand j'y vais
12:18et j'en ai en Seine-Saint-Denis.
12:20Mais moi non plus,
12:20ce n'est pas du tout ce que j'ai dit.
12:21Vous dites qu'il y a trop de dépenses.
12:22Moi, j'ai plutôt l'impression
12:23qu'on est face à ce...
12:25Quand vous entendez tous ces débats,
12:32avec le 49-3,
12:33est-ce que ce n'était pas une folie finalement ?
12:35Est-ce que ce n'était pas
12:36un reculé pour mieux sauter ?
12:38Il y a deux questions dans votre question.
12:39Est-ce que le fait de...
12:40On lance un budget,
12:41on voit, on fait un truc
12:43de briquet de broc
12:43et à la fin, on atterrit sur quelque chose,
12:44ça peut marcher ?
12:45Non, plus depuis la fin du 19e siècle.
12:47C'était la période
12:47qu'on appelait du parlementarisme libéral
12:49où à l'époque,
12:50vous n'aviez pas de vrai parti politique,
12:51pas de vrai groupe politique
12:53et donc on pouvait construire
12:54un budget comme ça.
12:56La réalité, c'est que personne en Europe
12:57ne fonctionne comme ça.
12:58En Europe, comment ça marche ?
13:00Vous faites des coalitions,
13:01ces coalitions, elles s'engagent
13:02sur un truc, c'est quoi qu'il arrive,
13:04on votera un budget
13:05et in fine,
13:06soit la coalition expose sur le budget,
13:09soit le budget passe.
13:10Donc là, on a vécu
13:11dans une forme d'illusion
13:12que ce qu'on avait fait
13:12sur le PLFSS,
13:14ça pouvait fonctionner.
13:15La réponse est non.
13:16Néanmoins, on a un gouvernement
13:17qui tient sur 120 députés.
13:19Aucun gouvernement au monde
13:20ne peut tenir sur un cinquième du Parlement.
13:22Et dans ce cadre-là,
13:24l'usage du 49 alinéa 3,
13:26il n'était pas évident au début.
13:27Ça aurait conduit sans doute
13:28à la chute du gouvernement,
13:29mais aujourd'hui,
13:30il s'impose
13:31donc les instruments constitutionnels
13:33pour justement
13:34essayer de régler le débat
13:36qui oppose mes deux voisins.
13:37C'est-à-dire,
13:38objectivement, aujourd'hui,
13:39personne n'a envie
13:40de voter ce budget.
13:41La droite n'a pas envie
13:42que l'URL lui dise demain
13:43« Regardez, vous êtes,
13:44soi-disant,
13:45des gens qui sont sérieux
13:46et pour l'austérité budgétaire
13:48et vous votez un budget
13:48avec les socialistes.
13:49Les socialistes n'ont pas envie
13:50que la FI leur dise demain
13:51« Regardez cette gauche-là
13:53qui vote un budget
13:53qui est un budget
13:54de régression sociale
13:56aux conditions de la droite. »
13:57Et donc, pour cette raison-là,
13:59l'usage de cet instrument
14:00qu'est le 49 à 1 à 3
14:02risque de s'imposer
14:03à Sébastien Lecornu.
14:04Oui, mais alors,
14:04je voudrais justement
14:05vous faire écouter
14:06Sébastien Lecornu
14:07qui regrettait
14:08ce que donnait ce budget.
14:10Écoutez qui le pointe du doigt.
14:11Au sein même de l'Assemblée nationale,
14:14certains ont choisi le blocage
14:16en commission des finances
14:17comme en séance.
14:18La France insoumise
14:19et le Rassemblement national,
14:21chacun à leur manière,
14:22ont bloqué ce travail
14:23et ont méthodiquement
14:25rendu le texte incohérent
14:27et donc, à la fin, invotable.
14:30Ce n'est pas une divergence de fond,
14:31c'est une stratégie cynique
14:33et profondément délibérée.
14:35J'avais fait le choix
14:37de laisser le pouvoir
14:38au Parlement de débattre
14:39puis de décider
14:40jusqu'au bout de la procédure.
14:42Je regrette qu'à cause
14:43de certains, quelques-uns,
14:45cela ne soit pas possible
14:46comme ce fut le cas
14:47avec succès en décembre dernier
14:49pour le financement
14:50de notre sécurité sociale.
14:52Alexis Corbiard,
14:53franchement,
14:53est-ce que vous avez voulu
14:54saboter le travail
14:55de Sébastien Lecornu ?
14:56Ce n'est pas bien
14:57ce qu'il fait Sébastien Lecornu.
14:59C'est la faute des autres.
15:00Et puis même, il désigne
15:01en fait ceux qui vont...
15:03L'alternative nous dit
15:04c'est soit le RN
15:05soit la France insoumise.
15:06Moi, je ne suis pas d'accord
15:07là-dessus parce que je vais vous dire
15:08l'alternative,
15:08ça ne peut pas être seule
15:09la France insoumise,
15:10il faut l'union de la gauche.
15:11D'accord ?
15:12Et là, je vois bien
15:12que Lecornu, lui,
15:13se réjouit à l'idée
15:14d'une France insoumise
15:15bien diabolisée.
15:17Et moi, je pense qu'il faut
15:18rester sur la ligne
15:18que je décrivais tout à l'heure,
15:19celle du nouveau Front populaire
15:20et de l'union.
15:21Bref, là, il fait de la com.
15:23Voilà, qu'est-ce que je vous dis ?
15:24Il veut créer
15:24un espèce de cercle de raison
15:25dans lequel il y a
15:26entre gens raisonnables
15:27on va discuter.
15:28Il ne rend même pas service
15:29aux socialistes
15:30qui sont plutôt pour quand même
15:31essayer, à différence de moi,
15:32que les choses avancent.
15:33Mais bon, ça fait réagir.
15:36Mais ce n'est pas bien
15:37quand on est Premier ministre,
15:38quand on est l'héritier
15:39en plus depuis 2017
15:40du macronisme
15:41qui est quand même,
15:42et d'Emmanuel Macron lui-même
15:43qui est responsable de l'homme,
15:44d'un rejet très profond
15:45de la politique qui mène dans le pays
15:46et dire s'il y a des soucis,
15:48c'est la faute aux autres.
15:49Et moi, j'y suis pour rien.
15:50Bon, je crois que ça ne marche pas,
15:51mais ça lui permet d'avoir...
15:53Mais c'est quand même une réalité
15:53que de dire qu'il a face à lui
15:55une opposition radicale
15:57qui, d'un côté comme de l'autre,
15:59à gauche de la gauche
16:00et à droite de la droite,
16:01était dans l'obstruction.
16:03Et d'ailleurs,
16:04on ne peut pas lui reprocher
16:05d'avoir, d'ailleurs,
16:08caché ses intentions
16:09ou dit autre chose
16:10que ce qu'elle souhaitait.
16:11Les mots, leur importance.
16:12Faire tomber ce gouvernement.
16:14Est-ce qu'on a le droit
16:15de faire tomber...
16:16Bien sûr.
16:16Et deuxièmement,
16:18c'est la question de la sémantique
16:19qui est intéressante.
16:20Obstruction.
16:21Pourquoi c'est de l'obstruction
16:22quand on est...
16:23Quand on est débutant
16:24dans le droit de défendre des idées,
16:26vous ne voulez pas être d'accord
16:26avec M. Le Penu ?
16:27Vous voulez que le gouvernement tombe
16:28et vous voulez le remplacer.
16:29Attends, moi, pour moi...
16:30Il n'y a pas d'obstruction
16:31parce que quand on écoute
16:32le dialogue que vous avez eu
16:34tout à l'heure,
16:34il est parfaitement représentatif
16:36du fait que la droite républicaine
16:39et la gauche républicaine,
16:41aujourd'hui,
16:41sur le plan économique et social,
16:43personne ne fait d'effort
16:44l'un vers l'autre.
16:45C'était extrêmement frappant
16:46dans le dialogue.
16:47Vous ne vous rapprochiez
16:49sur rien,
16:51sur aucune question,
16:51sur aucun domaine.
16:52Donc, ça explique
16:54que le système,
16:55ce système-là,
16:56ne peut pas fonctionner.
16:56Je rejoins exactement,
16:58Maurice.
16:58C'est-à-dire que là,
16:59en fait,
16:59on a quoi ?
17:00On a Smatien Lecornu
17:00qui dit que c'est la faute
17:01de l'AFI et du RN.
17:02Mais le RN et l'AFI,
17:03on savait très bien
17:03qu'ils ne voteraient pas le budget.
17:04Si on n'atterrit pas sur un budget,
17:06ce n'est pas à cause
17:06de l'AFI et du RN.
17:07C'est la droite.
17:08Le problème, c'est qu'on n'arrive pas
17:10à trouver de modus vivendi communs
17:12entre l'EPS et LR
17:14et peut-être les écolos.
17:15Et donc là,
17:16qu'est-ce qu'il fait ?
17:17Il pointe l'adversaire,
17:18mais finalement,
17:19au fond,
17:20il ne pointe pas le vrai problème
17:21qui est qu'il n'est pas parvenu
17:22à construire un consensus
17:23et en ne nommant pas ça,
17:25il essaye de ménager
17:26un terrain d'atterrissage
17:27demain pour s'en sortir.
17:28J'ai eu l'élégance
17:30alors qu'en plus,
17:31de montrer une porte,
17:33par exemple.
17:33La question,
17:34est-ce que les super-riches
17:36qui échappent à l'impôt,
17:37est-ce qu'on avance
17:38sur cette piste ?
17:39Il va de soi que moi,
17:39je suis plutôt d'accord
17:40avec M. Jigman
17:40qui dit qu'on peut récupérer
17:41jusqu'à 20 milliards,
17:42mais on aurait pu avoir
17:43une discussion,
17:44entre guillemets,
17:44je vais mettre plus raisonnable,
17:45on va récupérer 5 ou 10.
17:47Ils ont totalement fermé
17:48la porte à cette discussion.
17:50Et d'un seul point de vue-là,
17:51chère Laurence,
17:51je vous reconnais
17:52que vous êtes parfaitement,
17:53les gens comme Laurence Saillet,
17:54il faudrait la mettre sous cloche
17:56parce que c'est la femme de droite
17:57étalon.
17:58Non, pas question !
17:59Bon, si c'est pas question...
18:01Mais il y a eu des discussions
18:01dans l'hémicycle.
18:03Non, mais si c'est pas question,
18:04c'est-à-dire que si
18:05la réponse à l'arrivée,
18:06c'est de dire
18:07« Braves gens qui travaillaient durement,
18:09il va falloir faire des efforts,
18:11vos services publics
18:12vont un peu être affaiblis,
18:14il va continuer à avoir
18:15le gel du point d'indice,
18:15on ne va surtout pas
18:16augmenter les salaires,
18:17si ce n'est on aurait pu discuter
18:18quand même de la prime d'activité.
18:19Quand même une drôle d'idée
18:20que c'est l'argent public
18:24le problème c'est quand même
18:25une fois de plus
18:26pendant d'être un peu vulgaire
18:27la répartition capitale-travail
18:28dans ce pays,
18:29il y a des richesses
18:29qui sont produites
18:30mais elles vont moins
18:31vers le travail
18:32et de plus en plus
18:32accumuler entre quelques mains.
18:34Si M. Lecornu ne veut pas
18:35faire le moindre compromis
18:36sur cette idée-là
18:37et lui à la limite
18:38c'est le moins pire
18:38parce que Bérou
18:39c'est encore pire,
18:40qu'est-ce que je vous dis ?
18:41C'est lui qui bloque,
18:42c'est lui qui paralyse tout.
18:44Certains sont tout de même
18:44satisfaits par la déclaration
18:47de Sébastien Lecornu
18:48et notamment certaines personnes
18:50au PS.
18:51Je voudrais faire réagir
18:51Arthur Delaporte
18:52qui est avec nous.
18:53Bonsoir.
18:54On le rappelle,
18:54vous êtes député
18:55parti socialiste du Calvados.
18:57Que dites-vous ce soir ?
18:58Merci M. le Premier ministre.
19:00Non, on ne dit pas
19:01merci M. le Premier ministre.
19:03On dit plutôt
19:03la discussion
19:04et la négociation
19:05et le bras de fer
19:06qu'on a entamé
19:07avec le gouvernement
19:08commencent à laisser pointre
19:12quelques concessions importantes.
19:14Nous, ça fait maintenant
19:15quatre mois
19:16qu'on dit qu'il faut
19:17un budget
19:17qui protège les classes populaires
19:19et que ce n'est pas le cas.
19:20Donc quand vous avez
19:21les efforts importants
19:23sur le pouvoir d'achat
19:23quand vous avez aussi
19:25ce qu'on demande nous
19:26des efforts
19:26sur la question de la jeunesse
19:28avec par exemple
19:29le repas à un euro
19:31mais au-delà de ça
19:31la revalorisation
19:32des bourses étudiantes
19:33qui devait être gelée
19:34quand vous avez
19:34le dégel des APL
19:36quand vous avez
19:37un certain nombre de choses
19:38comme ça
19:39sur le logement social aussi
19:40et j'espère
19:41d'autres annonces encore
19:43qui vont permettre
19:44aux Français
19:45de respirer finalement.
19:47Moi je dis
19:48ça va dans le bon sens.
19:49il faut le reconnaître
19:50après dire que c'est suffisant
19:52que c'est le budget
19:53qu'on aurait fait
19:53bien sûr que non
19:54et d'ailleurs
19:55ça reste un budget
19:56de droite
19:57mais avec des concessions
20:00qui sont en train
20:01d'apparaître
20:01pour autant
20:02ce que je dis aussi
20:03et j'entendais
20:04Alexis Corbière
20:05à l'instant
20:05c'est que tout ceci
20:07il va aussi falloir
20:08le financer
20:08donc j'attends aussi
20:10les annonces
20:11de financement
20:12du Premier ministre
20:12qui ce soir
20:13n'étaient pas présentes
20:14mais il ne faudrait pas
20:15que ce qu'on a épargné
20:17aux classes populaires
20:17on le fasse de nouveau
20:18payées aux classes populaires
20:20et donc il va y avoir
20:21en effet
20:21quelques efforts
20:22de rééquilibrage fiscal
20:24qui sont nécessaires.
20:26Et pendant que vous parlez
20:27Arthur Delaporte
20:28Patrick Vignal
20:29nous a rejoint
20:30bonsoir
20:31porte-parole Renaissance
20:32ancien député de l'Hérault
20:33et Alexander Nikolic
20:34bonsoir
20:35vous êtes député européen
20:36porte-parole
20:37du Rassemblement National
20:38Patrick Vignal
20:39c'était un bon numéro
20:40d'équilibriste
20:41qu'on a eu ce soir ?
20:43Vous avez Trump
20:44qui veut nexer
20:44le Groenland
20:45vous avez les Chinois
20:46qui veulent prendre Thaïlande
20:47vous avez les guerres
20:48en Ukraine
20:49Thaïwan pardon
20:50et là on est
20:51vous nous apprenez
20:51un nouveau conflit là
20:52non mais
20:52moi j'ai honte
20:55on a une classe politique
20:56en ruine madame
20:58d'accord
20:58ça c'est le constat
20:59quand vous n'avez que
21:00120 députés
21:01dans la majorité
21:02vous devez faire
21:03des compromis
21:04aujourd'hui
21:05on a deux blocs forts
21:06le Rassemblement National
21:07avec 123 parlementaires
21:09LFI
21:10et donc
21:11vous n'avez pas de majorité
21:12donc vous essayez
21:13de faire des compromis
21:14donc moi je dis
21:14chapeau l'artiste
21:16pour Sébastien Lecornu
21:17c'est pas un budget
21:19qui plaît à tout le monde
21:20il faut que nous
21:20on l'assume ce budget
21:21parce que personne
21:22ne l'assumera
21:23et que les français
21:23soient un peu tranquilles
21:25et qu'on s'occupe
21:25du quotidien des gens
21:26donc est-ce qu'il est parfait
21:28est-ce qu'il n'est pas parfait
21:28vous dites par exemple
21:29au PS qu'il crache
21:30dans la soupe
21:31pour ceux qui ne sont pas
21:32contents
21:32je n'ai pas les moyens
21:33de me faire des ennemis
21:35j'essaye de vous comprendre
21:36moi je dis
21:37au parti socialiste
21:38merci
21:39de faire en sorte
21:40qu'on puisse redémarrer
21:41les entreprises
21:41le nombre d'entreprises
21:43qui font faillite
21:43tous les jours
21:44parce que les gens
21:45ont peur
21:45le nombre de chères entreprises
21:47parce qu'il n'y a pas
21:47de réalité sociale
21:48et pas de réalité économique
21:49donc j'espère
21:50qu'on aura un budget
21:51alors est-ce que c'est
21:52un 49-3
21:53avec une non-censure
21:54vous savez quoi
21:56les français
21:56ils s'en foutent
21:57maintenant
21:57ils voudraient un peu de paix
21:58d'après nos sondages
22:00ils ne veulent pas
22:00d'un 49-3
22:01à 70%
22:03je vous fais réagir
22:04dans un instant
22:05monsieur Nicolich
22:05mais bon
22:06Arthur Delaporte
22:07il a été un peu question de vous
22:08est-ce que ça vous plaît
22:10quand on vous parle comme ça
22:11parce que finalement
22:11entendre Patrick Vignal
22:13c'est bon
22:14ça suffit
22:15de nous
22:15de nous embêter
22:17je le dis poliment
22:19non moi
22:20j'en ai marre
22:20de ces formes
22:21d'infantilisation
22:22et d'ailleurs
22:22j'étais plutôt en accord
22:24avec Alexis Corbière
22:25tout à l'heure
22:26quand on donne des leçons
22:28aux autres
22:29on refuse en général
22:30de regarder
22:30ses propres responsabilités
22:32moi j'ai entendu
22:32toute la semaine
22:34des macronistes
22:35qui disaient
22:35il est hors de question
22:36de faire ceci
22:37il est hors de question
22:38de faire cela
22:38comme s'ils étaient
22:39le cercle de la raison
22:41ça suffit
22:41et d'ailleurs
22:42ce que fait le premier ministre
22:43ce soir
22:43ça va en effet
22:44dans le bon sens
22:45parce qu'il fait des concessions
22:47voilà
22:47il fait des concessions
22:48majeures
22:49sur la question du pouvoir d'achat
22:51et la préservation des français
22:51donc derrière nous
22:53évidemment on attend
22:54de voir la copie finale
22:55du budget
22:55mais ce qui est sûr
22:57c'est que ça va
22:57dans le sens
22:58de ce que nous avons dévendu
22:59c'est à dire
23:00l'hypothèse d'une non-censure
23:01en échange
23:02d'un budget
23:03qui respecte
23:03un certain nombre
23:04de principes
23:04la préservation
23:05des catégories populaires
23:06l'écologie
23:07la jeunesse
23:08écoutez voilà
23:09on a retrouvé
23:10dans le discours
23:11les billes
23:12de ce que nous avons semé
23:13depuis le mois d'août dernier
23:14et donc voilà
23:16on avance
23:16on avance
23:17c'est pas fini
23:18il y a encore un peu
23:19le chemin à parcourir
23:20mais voilà
23:21le chemin
23:22de la stabilité
23:23dans la justice
23:23est-ce que vous n'êtes pas
23:26quand même un peu inquiète
23:27du fait que
23:28les promesses
23:29ou les engagements pris
23:30sont là ce soir
23:30et vous y êtes plutôt
23:31vous en êtes plutôt satisfait
23:32que vous venez de nous lire
23:33mais on ne voit pas très bien
23:34comment toutes ces dépenses
23:36supplémentaires vont être financées
23:37c'est sûr
23:39et d'ailleurs moi
23:40j'aurais aimé ce soir
23:41plus de précisions
23:42là-dessus
23:42et là globalement
23:44jusqu'à mardi
23:44si j'ai bien compris
23:45pour essayer de peaufiner
23:47à la fois
23:47la stratégie parlementaire
23:49mais aussi
23:50affiner les pistes
23:51de financement
23:52parce qu'il a dit
23:53que ça serait
23:53dans un cadre
23:54d'un budget
23:55à 5%
23:56donc voilà
23:56il y a quelques efforts
23:57supplémentaires
23:58sans doute
23:58à annoncer
23:59aux ultra-riches
24:00mais moi ça me va
24:01puisque c'est ce que
24:02nous demandions
24:03donc voilà
24:04j'attends ça
24:05avec à la fois
24:06impatience et inquiétude
24:07parce que c'est
24:08l'avenir du pays
24:09sa stabilité dans la justice
24:10qui en dépend
24:11tout à l'heure
24:13il était question
24:13de vous
24:14monsieur Nikolic
24:15avec Sébastien Lecornu
24:17qui disait
24:17que certaines oppositions
24:19le Rassemblement National
24:20notamment
24:21pour ne pas le nommer
24:21avait rendu méthodiquement
24:23le texte incohérent
24:25et donc invotable
24:26honnêtement
24:27est-ce qu'il y avait
24:28tout à jeter
24:28dans ce budget
24:29ou depuis le début
24:30de toute façon
24:31vous n'aviez pas
24:31envie que ça fonctionne
24:32non mais
24:33il y a plein de sujets
24:35qui sont pour nous
24:35essentiels
24:36qui ne sont pas mis
24:36sur la table
24:37en termes d'économie
24:38aujourd'hui on a
24:39un taux de dépenses
24:40publiques dans le PIB
24:40de 57%
24:41et il y a des dépenses
24:42structurelles
24:43aujourd'hui
24:44qui ne sont pas remises
24:44en cause
24:45sur l'immigration
24:4541 milliards d'euros
24:46sur le poids
24:48ce qu'on peut donner
24:49à l'Union Européenne
24:50à l'Union Européenne
24:51qui en ce moment
24:52joue vraiment contre nous
24:53et c'est un levier
24:54de pression
24:54on le voit avec
24:55le Mercosur
24:56ou les accords douaniers
24:57récemment
24:58sur beaucoup de dépenses
25:00que nous on veut
25:01remettre en cause
25:02on voit que le gouvernement
25:04n'est pas allé vers nous
25:05donc forcément
25:05on n'est pas pour
25:06et on voit des hausses
25:07d'impôts qui se poursuivent
25:08tout à l'heure
25:08vous posiez la question
25:09au-dessus de la porte
25:10si je peux me permettre
25:11juste à l'instant
25:11comment vous allez financer ça
25:13mais on l'a vu
25:14c'est un article de BFM
25:15il y a trois jours
25:16je regardais
25:16on annonçait
25:19donc un déficit
25:19à 5,4%
25:20ils disaient
25:21mais ça a été financé
25:22avec une augmentation
25:23avec 6 milliards
25:24d'augmentation
25:25de recettes fiscales
25:26en fait
25:27c'est systématiquement
25:28la solution
25:29et dans notre pays
25:29on fonctionne comme ça
25:30depuis 50 ans
25:31on est passé
25:32de 1975
25:33à aujourd'hui
25:34à un taux de prélèvement
25:35obligatoire dans le PIB
25:36de 34 à 46%
25:37et on nous dit
25:38que ça va être encore
25:39la solution
25:39monsieur Vignade
25:40je vous entendais tout à l'heure
25:41vous dites
25:41les entreprises
25:42c'est les incertitudes
25:43ou autres
25:44qui font qu'aujourd'hui
25:45on n'a jamais eu
25:45autant de boîtes
25:46qui ferment
25:46mais si on n'a jamais eu
25:47autant de boîtes
25:47qui ferment
25:48c'est parce que le prix
25:48de l'énergie
25:49a énormément augmenté
25:50depuis 2011
25:51il a quasi doublé
25:51c'est parce que
25:53les prélèvements obligatoires
25:54ont augmenté
25:55et c'est la conséquence
25:56de politique
25:57mais si au moins
25:57ça nous permettait
25:59je ne sais pas
26:00d'avoir moins de dettes
26:01moins de déficits
26:01mais on bat des records
26:02de déficit
26:03sans avoir des investissements
26:04sur le long terme
26:05sur l'IA
26:05pour tourner
26:06notre pays vers l'avenir
26:08on essaie
26:09quand j'entendais
26:10monsieur Lecornu
26:10tout à l'heure
26:11mais je me suis dit
26:11mais c'est vraiment
26:12pas à la hauteur
26:12on a un monsieur Lecornu
26:14qui règle ses comptes
26:15qui parle du RN
26:16de LFI
26:16je rappelle juste
26:17que le RN et LFI
26:18c'est un tiers
26:18des députés
26:20donc s'il n'y a pas eu
26:21un budget
26:22c'est parce qu'il ne s'est
26:22pas entendu avec l'ensemble
26:23c'est parce que
26:24c'est ingouvernable
26:25quand vous avez
26:25autant de disparités
26:26avec des gens
26:27qui veulent autant
26:28de choses différentes
26:28ça montre bien
26:29qu'il faut retourner aux urnes
26:30petite parenthèse
26:31donc c'est pas de la peau
26:32de Sébastien Lecornu
26:32non mais à un moment
26:33quand il règle ses comptes
26:36comme ça
26:36alors qu'on l'attend
26:38justement sur un discours
26:40qui va montrer
26:41vers quelle direction
26:43il veut amener le pays
26:43et bien honnêtement
26:45je pense vraiment
26:47qu'on a à la fois
26:48un monsieur Lecornu
26:49qui n'est pas à la hauteur
26:50mais un monsieur Lecornu
26:51qui est un menteur
26:52mais vous aviez dit
26:52avant que vous ne voteriez pas
26:54elle l'a dit Marine Le Pen
26:55oui
26:55qu'elle ne voterait pas
26:56le budget de toute façon
26:57et qu'elle censurait
26:58quoi qu'il en soit
26:59et tout le temps
27:00autant je ne suis pas
27:02pour que monsieur Lecornu
27:03jette l'opprobre
27:04sur les uns les autres
27:05parce que je pense
27:06que la situation est difficile
27:06de manière globale
27:08mais rappelez-vous
27:08que madame Le Pen
27:09quand monsieur Lecornu
27:10a été nommé
27:11elle a dit
27:12nous de toute façon
27:13c'est non
27:14on fera tomber
27:14tous les gouvernements
27:15avant même que le débat
27:17ne commence
27:17je voudrais juste dire
27:19moi je voudrais dire
27:20à mon ancien collègue
27:22à côté
27:22vous êtes dans votre couloir
27:24vous avez depuis la dissolution
27:25demandé de retourner aux urnes
27:27c'est votre choix
27:28je voudrais qu'on arrête
27:30de vous stigmatiser
27:31parce que c'est pas comme ça
27:32qu'on gagnera
27:32premier point
27:33de l'autre côté
27:34on a LFI
27:34qui dit carrément
27:35destitution d'Emmanuel Macron
27:37c'est leur choix politique
27:39moi simplement
27:40ce que je dis
27:40à ma majorité aujourd'hui
27:42je pense que Sébastien Lecornu
27:44a été assez malin
27:46à la fois
27:46pour faire quoi ?
27:48il nous fallait donner des gages
27:49au parti socialiste
27:50parce que c'est 69 parlementaires
27:52avec le bloc central
27:54et eux
27:54on a un budget
27:55bien sûr je regrette tout ça
27:57madame
27:57mais c'est comme ça
27:58pour l'instant
27:59dans le fonctionnement
28:00donc l'intérêt
28:01c'est qu'on ait un budget
28:02est-ce qu'on a un 49-3
28:04d'abord c'est une grosse connerie
28:06de ne pas se servir des outils
28:08bon
28:08mais Sébastien a joué le jeu
28:10si Sébastien Lecornu avait dit
28:11c'est une connerie
28:12pardon
28:12c'est lui qui l'a proposé
28:14dès le début
28:15attendez
28:17non on va aller plus loin
28:18au départ il s'est dit
28:19je ne fais pas de 49-3
28:21je crois à ce que
28:22les partis politiques
28:23pourront s'entendre
28:24et je crois
28:25qu'il peut y avoir du compromis
28:27on n'est pas prêt
28:28à faire du compromis
28:29y compris certains dans mon cas
28:31donc il s'est planté
28:32depuis le début
28:32mais il a menti
28:33mais non il s'est pas planté
28:34s'il avait dit d'entrer
28:35je fais un 49-3
28:36on l'aurait censuré
28:37mais il s'est surtout engagé
28:37je vous donne la parole
28:39il s'est dit
28:40il s'est dit
28:41allez-y distribuez la parole
28:42comme vous voulez
28:43il s'est dit
28:44madame justement
28:45on va changer la pratique
28:47ça ne peut pas
28:48vous avez un couloir de nage
28:49vous
28:49c'est parce que si
28:50demain
28:51il y avait
28:52deux retours aux élections
28:53et je vais vous dire en fait
28:54vous n'avez même aucun intérêt
28:55qu'il y ait une dissolution
28:56demain
28:57parce que vous avez
28:58les municipales
28:58on ne va pas pourrir
28:59les mères
29:00on n'est pas dans un débat
29:00de politique politicienne
29:01on est face à des enjeux
29:04qui mettent le pays
29:04en péril
29:05quand je dis que ce sont
29:06des menteurs
29:07Amélie de Montchalin
29:08en octobre
29:09elle a dit justement
29:10que Marine mentait
29:11quand elle disait
29:12qu'il y aurait un budget
29:13qui finira par passer sous ordonnance
29:15ou par 49-3
29:17elle a dit
29:18je m'y engage
29:19elle est ministre des comptes publics
29:20comment elle peut dire
29:21je m'y engage
29:22devant la représentation nationale
29:24et quelques mois après
29:25que ce soit une option
29:26monsieur Lecornu
29:27s'y était engagé aussi
29:28ça faisait partie
29:29des engagements très clairs
29:30mais s'il n'y avait que sur ça
29:31je me souviens de Bruno Le Maire
29:33en 2024
29:34qui disait
29:34on va passer
29:35dans les trois ans
29:37à un déficit public
29:38de moins de 3%
29:39c'est des promesses
29:40qui étaient tenues déjà
29:41par Emmanuel Macron
29:42et ça c'est beaucoup plus grave
29:43parce que si on a une dette
29:44aujourd'hui
29:45qui passe à 117%
29:46actuellement
29:47qui était à 113%
29:48au début de l'année
29:48et qui est la pire dynamique
29:51vraiment négative
29:52en termes de budget
29:53et de déficit public
29:54de tous les pays
29:55de l'OCDE
29:55et bien c'est vraiment inquiétant
29:57et ils nous ont promis
29:58qu'ils allaient trouver
29:59des solutions
30:00or ils n'ont fait
30:01qu'augmenter les impôts
30:02augmenter le déficit public
30:03augmenter le déficit commercial
30:04augmenter la dette
30:05et ils nous conduisent
30:06à avoir jamais
30:07autant d'entreprises
30:08qui sont en difficulté économique
30:09c'est un échec total
30:10Sébastien Lecornu
30:10vous accuse aussi
30:11de faire passer
30:11l'intérêt partisan
30:12avant l'intérêt général
30:14c'est ce qu'il disait
30:14et il disait aussi
30:15que ça l'a beaucoup patristé
30:16vous faites juste écouter
30:17le Premier ministre ce soir
30:18je voudrais vous dire
30:20à titre peut-être plus personnel
30:22que je ressens
30:23une réelle déception
30:23mais aussi
30:24de l'inquiétude
30:25d'avoir une partie
30:26de la classe politique
30:27préférait le blocage
30:28au travail
30:28et une certaine tristesse
30:30à voir la vie parlementaire
30:31n'avoir fonctionné
30:32jusqu'au bout
30:33que pour un seul
30:34des deux textes budgétaires
30:35qui étaient proposés
30:37au débat
30:37j'ai voulu une approche nouvelle
30:39je n'y renonce pas
30:41pour autant
30:41même si la vie
30:42des partis politiques
30:43et des appétits
30:44liés à la prochaine
30:45campagne présidentielle
30:46ont parfois eu raison
30:47du bon sens
30:47et de la responsabilité
30:48Marine Le Pen était en meeting
30:51ce soir
30:52et elle a répondu
30:53à Sébastien Lecornu
30:54elle avait un peu
30:55de compassion pour lui
30:56enfin presque
30:57j'ai lu
30:59que monsieur Lecornu
31:02avait pris la parole
31:03Caliméro Lecornu
31:04il vient de découvrir
31:06quelque chose
31:06d'absolument terrible
31:07l'opposition
31:08s'oppose
31:09et il nous a expliqué
31:11que si nous étions
31:12en désaccord
31:13avec son PLF
31:14ça n'était pas
31:14une divergence de fond
31:15si si quand même
31:16mais une stratégie
31:19cynique
31:20et délibérée
31:21non mais
31:22la seule stratégie
31:23que nous avons
31:24monsieur le Premier ministre
31:25c'est de défendre
31:27les français
31:28Maurice Safran
31:30est-ce qu'il y a vraiment cru
31:31Sébastien Lecornu
31:32quand il dit
31:33je suis affecté
31:35par ce qui s'est passé
31:36je suis déçu
31:37finalement
31:37de ne pas avoir réussi
31:39à
31:39moi je pense pas
31:40qu'il y ait
31:41je pense pas
31:41qu'il y ait vraiment cru
31:42ah donc il joue
31:44la comédie
31:44quand il dit
31:45quand monsieur Nicolique
31:46il dit qu'on fait
31:47de la politique politicienne
31:48vous faites tous
31:49de la politique politicienne
31:49Marine Le Pen
31:51ce soir vient de donner
31:52un exemple excellent
31:53d'ailleurs
31:53de politique politicienne
31:54comme Lecornu
31:55a donné un exemple
31:56excellent de politique politicienne
31:57il a un problème
31:59absolument majeur
32:00et je sais pas
32:01comment il s'en sort
32:01et ça fait votre jeu
32:02d'une certaine façon
32:03ça c'est tout à fait clair
32:04c'est qu'il a promis
32:05sur le 49-3
32:07et les français
32:08y compris ceux
32:08qui le soutiennent
32:09y compris ceux
32:10qui ne le soutiennent pas
32:10y compris les quelques pourcents
32:12qui sont encore
32:13macronistes etc
32:14pour les français
32:15c'est un gros problème
32:16il a dit clairement
32:17à haute intérieure
32:18mon engagement principal
32:20moi premier ministre
32:21c'est de ne pas utiliser
32:22le 49-3
32:22ça va être très compliqué
32:24dans les heures
32:25et dans les jours
32:25qui viennent
32:25de dire aux français
32:27pourquoi maintenant
32:28je vais utiliser
32:29le 49-3
32:29donc Thierry il s'est piégé ?
32:31moi je pense qu'il est
32:32triste et déçu
32:33mais pas par le Rassemblement
32:36National
32:36ou par la France Insoumise
32:37ça c'est une manœuvre
32:38de diversion en fait
32:39à aucun moment
32:40il n'imagine évidemment
32:41que le compromis
32:42qu'il recherche
32:43et que l'équation budgétaire
32:45qu'il cherche à construire
32:46elle va pouvoir s'appuyer
32:47de quelque manière
32:48que ce soit
32:49sur un député
32:50du Rassemblement National
32:51ou sur un député
32:52de la France Insoumise
32:53sa déception
32:54elle provient
32:55et c'est un échec pour lui
32:56il faut appeler les choses
32:57par leur nom
32:57de son incapacité
32:59à avoir trouvé
32:59un compromis
33:00à l'intérieur
33:01de ce qu'on appelle
33:02le bloc central
33:03c'est-à-dire
33:04un compromis
33:04qui va de la gauche
33:05du parti socialiste
33:06à la droite des républicains
33:07et avec ça
33:08une même majorité
33:09et c'est ça
33:09qu'il n'est pas parvenu à faire
33:11et c'est ce soir
33:12ce constat d'échec
33:13qui le conduit
33:14à en tirer
33:15les conclusions logiques
33:16il y a une forme
33:17de réalisme
33:18dans ce qu'il dit
33:19c'est quoi les conclusions
33:19pour vous ?
33:20la seule conclusion possible
33:21c'est qu'il ne peut pas
33:22aller au vote
33:22sur ce budget
33:23parce qu'il n'y a pas
33:23de vote gagnant
33:24pour lui
33:25et donc on va
33:26soit 49-3
33:27soit ordonnance
33:30ou les ordonnances
33:31voilà
33:31on nous dit
33:32dans l'entourage
33:33du Premier ministre
33:33ce soir
33:33qu'il n'a pas tranché
33:35on verra bien
33:36oui c'est Maud Bréjon
33:37qui était notamment
33:38sur BFM TV
33:39avec parole
33:39qui disait
33:40que rien n'était fixé
33:41les deux options
33:42restent possibles
33:43sur la table
33:44il va falloir les trancher
33:45évidemment rapidement
33:46désormais
33:47mais encore une fois
33:49qu'il soit triste
33:50et déçu
33:51et que ce soit un échec
33:51ça ne fait aucun doute
33:52mais en revanche
33:53encore une fois
33:54sans prendre
33:54dans cette allocution
33:55on va dire
33:56que c'est le jeu
33:57de la politique
33:58effectivement
33:58mais sans prendre
33:59au Rassemblement National
34:00et à la France Insoumise
34:02c'est peut-être
34:02de bonne guerre
34:03pour des raisons politiques
34:04mais c'est pas là
34:05qu'est le problème
34:06pour lui
34:06le problème initial
34:07si vous voulez
34:07c'est qu'on ait diabolisé
34:09ce 49-3
34:10notamment pendant
34:10la réforme des retraites
34:11le 49-3
34:12c'est pas diabolique
34:13quand il n'y a pas
34:14de majorité
34:14il y a un 49-3
34:15lorsqu'il y a eu
34:17cette nouvelle assemblée
34:18certains se réjouissaient
34:19notamment la présidente
34:20de l'assemblée
34:20qui disait
34:21c'est formidable
34:21toute la France
34:22est représentée
34:23mais c'est quand même
34:24complètement lunaire
34:25tout le monde sait très bien
34:26qu'avec une composition
34:27ainsi de l'assemblée nationale
34:29aucune politique réelle
34:32n'est possible
34:32donc on rentre
34:33dans une complexité
34:34se réjouir
34:35si vous voulez
34:35de ce morcellement
34:36de l'assemblée
34:37c'est vraiment
34:38complètement illusoire
34:39et la pression
34:40du parti socialiste
34:41à qui je pense
34:42c'est vraiment
34:43très très responsable
34:44de toutes les difficultés
34:45qu'on rencontre aujourd'hui
34:46parce qu'ils sont toujours
34:47dans une forme de chantage
34:49chaque fois
34:50ça n'en suffit pas
34:51il leur en faut toujours plus
34:52je pense que le parti socialiste
34:54avait laissé penser
34:55à monsieur Lecornu
34:56qu'effectivement
34:57s'il n'utilisait pas
34:57le 49-3
34:58il y aurait une possibilité
35:00de voter ce budget
35:01sauf que
35:01municipale arrivant
35:02voter le budget
35:03c'est être dans la majorité
35:05et ils n'ont aucune envie
35:06au moment des scrutins
35:07des municipales
35:08être dans la majorité
35:09pardon mais Arthur Delaporte
35:11vous écoute
35:11je pense qu'il a sacrément
35:13envie de réagir à ça
35:14c'est de votre faute alors ?
35:16comme d'habitude
35:18et d'ailleurs
35:19c'est nous qui sommes
35:20au gouvernement
35:20qui avons proposé
35:21ce budget
35:22qui avons réussi
35:23à nous fâcher
35:24avec le Sénat
35:25non
35:26un peu de sérieux
35:27Laurent Sallier
35:28regardez le budget
35:29qui était sorti du Sénat
35:30les sénateurs
35:31qui ont dit responsables
35:32et modérés
35:33ils avaient un déficit
35:34à 5,3%
35:35est-ce qu'ils avaient
35:36protégé les services publics ?
35:38la réponse est non
35:38est-ce qu'ils avaient
35:39protégé les français
35:40des coupes qui étaient prévues ?
35:41la réponse est non
35:42est-ce qu'ils avaient
35:43revalorisé le pouvoir d'achat ?
35:44la réponse est non
35:45donc voilà
35:45ils avaient empiré le déficit
35:47mais juste en faisant
35:47des cadeaux aux plus riches
35:48donc ces leçons de responsabilité
35:50c'est trop pour moi
35:51par contre
35:52je vais quand même
35:53vous dire une chose
35:54moi je suis choqué
35:56par à la fois
35:57l'attitude
35:58évidemment
35:59des LR intransigeants
36:00mais aussi
36:01par l'attitude
36:02du Rassemblement National
36:03parce que
36:04hier encore
36:05dans l'hémicycle
36:05ceux qui nous disent
36:06nous on protège les français
36:08ils ont supprimé
36:095 milliards d'euros
36:09pour les collectivités locales
36:10donc vous voyez
36:11les collectivités locales
36:13les élections municipales
36:14qui ont lieu dans
36:14quelques semaines maintenant
36:15et qui sont le lieu
36:17du lien social
36:18et des solidarités
36:19et bien voilà
36:20le RN qui vient
36:20les fracasser
36:21et donc
36:22aujourd'hui
36:23oui je le dis
36:23cette attitude
36:24a contribué
36:25à ce que le budget
36:26ne ressemble plus
36:27à rien dans l'hémicycle
36:28pour autant
36:29l'absence de 49.3
36:31jusqu'ici
36:32a permis
36:33à la fois
36:33qu'on ait des discussions
36:34approfondies avec le gouvernement
36:36sur ce qui étaient
36:37pour nous
36:37les bonnes propositions
36:39mais aussi
36:40de faire adopter
36:40je le rappelle
36:41on l'obtite un peu trop vite
36:42le budget de la sécurité sociale
36:43avec un compromis
36:44une revalorisation
36:45du budget de l'hôpital
36:46et surtout évidemment
36:47la suspension
36:48de la réforme des retraites
36:48donc voilà
36:49il y a quand même eu des choses
36:50qui ont eu résulté
36:51de ce renoncement
36:54au moins temporaire
36:54du 49.3
36:56j'ai envie de dire
36:58à Arthur Delaporte
36:59que moi
37:00de toute façon
37:00j'ai besoin de lui
37:01aujourd'hui
37:02parce que si je veux
37:03passer un budget
37:03il faut que le parti
37:04social nous soutienne
37:05donc moi je vais arrêter
37:06d'entendre
37:07c'est la faute
37:08du Rassemblement National
37:09c'est la faute
37:09des LFI
37:10le plus grand parti
37:11de France
37:11ça va être
37:12l'abstention
37:13les français
37:14si vous faites une étude
37:1575% vous disent
37:17on ne croit plus
37:18à la parole
37:19de nos politiques
37:20ça c'est le premier point
37:21le deuxième point
37:22le 49.3
37:23était intéressant
37:24Émilie
37:24parce que moi
37:25j'ai souvenir
37:25des collègues
37:26qui m'ont dit
37:26si c'est un 49.3
37:28je pourrais toujours dire
37:30que je n'étais pas d'accord
37:30pour le voter
37:31donc on a fait
37:32cette erreur là
37:33aujourd'hui on a
37:34un premier ministre
37:35qui quelque part
37:36se débrouille
37:37tant bien que mal
37:38pour avoir une majorité
37:40pas pour voter
37:41pour avoir
37:41simplement
37:42une majorité
37:43de gens
37:43qui ne voteront pas
37:45la motion de censure
37:46donc est-ce que
37:47le parti socialiste
37:48a pesé
37:49c'est plus mon problème
37:50moi ce qui m'intéresse
37:51c'est qu'il y a un budget
37:52et le vrai débat
37:53sera peut-être
37:55je dis bien peut-être
37:56tranché dans 14 mois
37:58pendant aux élections présidentielles
38:00mais vous savez
38:00ce qui m'inquiète de plus
38:01c'est quand même
38:02ce pays
38:03parce que ce pays
38:04va à volo madame
38:05parce que moi
38:06je ne suis pas certain
38:07qu'en 2027
38:08il y ait un président
38:09ou une présidente
38:11qu'il y ait une majorité
38:12j'ai eu la chance
38:13de connaître
38:14deux mandats
38:15sous François Hollande
38:16avec une majorité
38:17on avait promis
38:18aux Français un programme
38:19on a mis à exécution
38:202017
38:21bien ou pas
38:22on a pu faire les choses
38:23et avec cette dissolution
38:25on avait une majorité
38:26qui pouvait tenir
38:27on a mis une grenade
38:28qui nous a explosé
38:29à la figure
38:30et aujourd'hui
38:31chacun est dans son camp
38:32Marine Le Pen
38:33elle pense à la présidentielle
38:35Charles Mélenchon aussi
38:36Olivier Faure aussi
38:37chez moi
38:38on a 4 ou 5, 6 chevaux
38:39qui sortent de l'écurie
38:40tout ça
38:41ça nous empêche
38:42d'y voir clair
38:43je ne sais pas
38:46s'il faut être aussi
38:46obsédé par la recherche
38:48d'un compromis
38:48si à la fin
38:49on arrive à plus de 5%
38:50de déficit
38:51et en plus
38:52en ayant 5% de déficit
38:54en ayant une forte hausse
38:55des dépenses publiques
38:56et on ne sait pas trop
38:58comment ça va être financé
38:58parce que si ça finit
38:59par une surfiscalisation
39:01des entreprises
39:02c'est ce qui s'est passé
39:03au début
39:04du mandat de François Hollande
39:06à la fin du mandat
39:07de Sarkozy
39:07ce n'est pas forcément
39:08la solution
39:08de renouveler
39:09sujet en fait
39:10de situation budgétaire
39:12c'est ça au fond
39:13derrière
39:13toute cette difficulté politique
39:15c'est qu'on a un déficit
39:16qui est massif
39:17qui est
39:17vous l'avez rappelé
39:18un des plus élevés
39:19de la zone de l'Europe
39:21et le plus élevé
39:22de la zone euro
39:22et qui forcément
39:24va demander des efforts
39:25à tout le monde
39:26et est-ce que c'était
39:27la bonne solution
39:27de suspendre
39:29la réforme des retraites
39:30face à ce déficit
39:31sans doute pas
39:31mais est-ce que c'est
39:32la bonne solution
39:33de donner 2 milliards
39:34en prime d'activité
39:35aujourd'hui
39:35face à ce déficit
39:37sans doute pas plus
39:37donc on a vraiment
39:38un vrai problème
39:39finalement
39:39de prise en conscience
39:41de la situation
39:42qui est assez dangereuse
39:43sur le plan
39:44des finances publiques
39:45et qui peut nous coûter
39:46plus cher
39:46si on ne redresse pas
39:48assez rapidement
39:48et si on ne fait pas
39:49des efforts significatifs
39:50et est-ce que vous pensez
39:51que ça nous aurait
39:52été plus cher
39:52qu'il y ait une dissolution
39:53et qu'il y ait
39:54comme certains
39:55un départ du président
39:56dans une période
39:57très compliquée
39:58qu'est-ce que vous en pensez ?
39:59Un budget qui arrive
40:00à un choc fiscal
40:01et plus de déficit
40:02c'est pas forcément
40:03dans tous les cas
40:03positif pour l'économie
40:06Voilà donc rassuré
40:07Patrick Vignal
40:07Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Commentaires

Recommandations