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  • il y a 4 mois
Jeudi 18 septembre 2025, retrouvez Alexandra Solnik (Directeur des relations investisseurs Private Assets, BNP Paribas Asset Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00Le dernier quart d'heure de SmartBourse chaque soir, c'est le quart d'heure thématique et nous revenons ce soir sur les tendances de rentrée au sein de l'univers des actifs privés, des actifs non cotés.
00:22C'est le tour d'horizon que nous faisions cette semaine dans l'émission avec Alexandra Solnik, directeur des relations investisseurs private assets chez BNP Paribas Asset Management.
00:36Oui, tout à fait. Pour revenir sur ta définition, les actifs privés sont des actifs qui ne sont pas cotés en bourse, qui s'échangent sur un marché non régulé.
00:45On parle typiquement d'économie réelle, d'investissement dans des entreprises, typiquement small et mid-cap, investissement dans des projets, infrastructures, immobilier.
00:54Donc la palette, effectivement, est de plus en plus large. Alors pour remettre les choses en perspective, tout d'abord, on est quand même sur un univers qui est en développement
01:03et qui représente peu ou prou, en fonction des chiffres, 10% du marché coté. C'est un marché qui reste très complémentaire.
01:11J'en ai parlé. Investissement dans l'économie réelle avec une palette de types d'investissements.
01:17Donc pour citer le plus connu, le private equity ou capital investissement, qui est la majorité des transactions, 50, 60% en fonction de leur situe.
01:27Les projets dits infrastructures, donc on y reviendra à des projets dits essentiels pour l'économie.
01:32Immobilier, évidemment. Le petit récent n'est d'aides privées. Et également, ensuite, on peut aller tirer la métaphore sur d'autres classes actives,
01:41comme le capital naturel.
01:43Bien sûr. Et tous ces segments se démocratisent. Quand je dis se démocratisent, beaucoup de ces segments étaient réservés à des investisseurs
01:49institutionnels, sophistiqués. Et de plus en plus, ces segments s'ouvrent à une nouvelle clientèle, qu'on dit retail, de clients privés,
02:00en tout cas de investisseurs non institutionnels, pour dire les choses, Alexandra.
02:06Alors oui, c'est une classe active qui se démocratique.
02:11Le mot est un peu fort encore.
02:12Se développe. Alors j'irais plus d'abord, si je peux me permettre, dans les grands chiffres, on parlait de la rentrée, la vie d'ensemble.
02:20Et ensuite, on rentrera et ça pourra expliquer pourquoi il y a cette démocratisation qui, aujourd'hui, commence à se développer.
02:26Mais je n'irais pas quand même jusque-là.
02:28Ce n'est pas une classe active.
02:28Ce n'est pas la grande démocratisation.
02:30D'accord.
02:30Pour tout le monde. Donc d'abord, si on regarde un peu les nouvelles de l'été et de la rentrée plus particulièrement,
02:36on voit quand même deux grandes tendances. La première, c'est des mégaphones.
02:40Les gros fonds. On voit des fonds avec des levées historiques.
02:46Pour certains, je regardais encore l'autre jour la presse, 30 milliards de collègues sur certains fonds.
02:51Donc des collègues qui sont impressionnantes, qui potentiellement peuvent dire que oui,
02:55le marché arrive à maturité et est en train d'être complété par cette démocratisation, par de nouveaux types d'investisseurs.
03:03Mais peut-être aussi signifie que les investisseurs, notamment institutionnels et privés,
03:08vont chercher à être sur des acteurs plus grands, peut-être plus puissants,
03:12et être rassurés par choisir le gérant qui survivra dans 5, 10...
03:17C'est une polarisation qui est en train de se mettre en place.
03:19Sur certains fonds et sur certaines classes d'actifs.
03:21Donc ça, c'est la réalité.
03:24Ensuite, dans le détail, toutes les classes d'actifs ne sont pas du tout impactées par ces mégaphones.
03:29Et ça ne veut pas dire que toutes les classes d'actifs grossissent à la même vitesse.
03:33Et certaines, justement, sont aidées par ce souffle nouveau de la démocratisation.
03:38Qu'est-ce qu'on peut dire, justement, avec un peu de granularité,
03:41en reprenant les grands segments de marché, les grandes classes d'actifs ?
03:44Où est-ce qu'il y a un peu de croissance, beaucoup de croissance, moins de croissance ?
03:48Alors, ce qui ne change pas, et là, on va toujours de la croissance, c'est sur l'infrastructure.
03:54Infrastructure, donc je reviens, des biens essentiels à l'économie,
03:57avec des très fortes barrières à l'entrée,
03:59et une grande prédictivité des cash-flow.
04:02Donc on voit une classe d'actifs qui paraît, certes, peut-être avec un peu moins de rendement,
04:06mais beaucoup plus, finalement, sécurisante pour les investisseurs
04:10et, pour certains biens, avec un lien avec l'inflation,
04:13donc une protection contre les mouvements de l'inflation.
04:16Donc on comprend qu'aujourd'hui, je parlais de frilosité tout à l'heure,
04:19les investisseurs, notamment institutionnels et particuliers,
04:22ont un intérêt sur les classes d'actifs.
04:24Et si on regarde les levées de fonds,
04:25regardé tout à l'heure, le premier trimestre de cette année est un trimestre record
04:30pour les levées de fonds en infrastructure depuis quasiment 10 ans,
04:33notamment en Europe.
04:34On verra si cette tendance perdure.
04:37Infra, on parle, vous dites, c'est des infracritiques,
04:39c'est ce qui est lié à l'énergie, par exemple,
04:42aux télécommunications, ce genre de choses, c'est ça ?
04:44Exactement, et ça peut aller jusque tout ce qui est data center, par exemple,
04:48communication au sens large,
04:49puisque Internet, aujourd'hui, est vu comme un bien essentiel.
04:52C'est essentiel.
04:52Exactement.
04:53Je pense que ça l'est pour beaucoup, oui.
04:54La deuxième classe d'actifs, qui est d'ailleurs très blébiscitée
04:57par les investisseurs privés, on y reviendra,
05:00c'est la dette privée.
05:01Donc la dette privée, pour faire le parallèle avec le marché coté
05:04et les obligations,
05:05on est sur un investissement moins risqué que le capital investissement,
05:09on va être sur de la dette,
05:10avec potentiellement des coupons plus réguliers
05:12et une durée de vie qui peut être, en moyenne, en duration, plus faible.
05:16Et on a un engouement pour cette classe d'actifs.
05:18Alors, j'ai dû regarder deux fois les chiffres, parce que je me disais, en cette entrée,
05:22contexte de taux plutôt en baisse.
05:24Oui, c'est vrai.
05:25On dit qu'on va aller plutôt quitter la dette privée, en tout cas en Europe.
05:28Je parle de l'Europe ici, pour aller vers d'autres classes d'actifs.
05:31Et non, on a encore des levées de fonds records,
05:33avec certaines levées de fonds à 10, 15, 20, voire plus, en termes de milliards.
05:38Donc on est encore sur une année très forte sur la dette privée,
05:42et qui peut s'expliquer en partie par le côté défensif de la classe d'actifs,
05:46mais aussi en partie parce qu'elle est en train de se positionner dans des portefeuilles
05:49pour des clients particuliers qui commencent à investir doucement dans ces classes d'actifs.
05:56Est-ce qu'on trouve la même qualité en dette privée
05:59que ce qu'on peut trouver sur des marchés de capitaux ou des marchés obligataires
06:02ou de crédit corporate, Alexandra ?
06:04Ou est-ce qu'il faut se dire que des entreprises qui se financent dans le privé
06:07sont des entreprises qui n'ont pas forcément accès à d'autres sources de financement ?
06:11Ou est-ce que des émetteurs dans le privé sont aussi des émetteurs
06:15qui choisissent volontairement de rester dans cet univers ?
06:18Exactement. Il n'y a pas forcément de critères de qualité par rapport à ces entreprises.
06:23C'est plus, si je simplifie une question aussi de taille d'entreprise,
06:26des entreprises qui peuvent être plus petites, qui n'ont pas accès au marché public,
06:30qui peut être assez cher de rentrer, et notamment on peut avoir accès via ces entreprises-là
06:34à des marchés beaucoup plus niches, des secteurs que l'on ne trouverait pas dans le marché coté.
06:39Et pour finir peut-être sur le panorama de la rentrée,
06:42le corollaire de la dette privée, je n'en ai pas parlé,
06:45mais donc le capital d'investissement, donc la partie la plus risquée,
06:48toujours la classe d'actifs majoritaire, plus de 50-60% du marché.
06:52D'accord.
06:53Mais on sent une certaine toujours frilosité du marché.
06:56On en avait parlé à d'autres fois qu'on s'était rencontrés.
06:59Les sorties sont toujours un peu plus compliquées, un peu plus difficiles.
07:02Un marché qui pour le moment est un petit peu au ralenti.
07:06Et donc la classe d'actifs aujourd'hui qu'on voit gagnante et qui est relativement récente,
07:10alors je parle de plusieurs années, c'est le marché du secondaire.
07:13Bien sûr.
07:14Donc juste pour constituer, voilà.
07:16Bien sûr.
07:16Donc primaire, on parle d'un portefeuille qui va être récemment constitué par une société de gestion
07:21et secondaire par un portefeuille qui est déjà constitué.
07:24Si vous êtes investisseur dans le private equity,
07:26si vous êtes un des premiers à investir dans un fonds,
07:29vous ne savez pas exactement dans quoi vous allez être investi,
07:32vous êtes appelé au fur et à mesure.
07:33Donc un portefeuille secondaire, c'est un portefeuille qui est déjà partiellement constitué.
07:38Donc les sociétés de gestion et les investisseurs institutionnels,
07:41dans un contexte un peu au ralenti,
07:44vont chercher un peu de liquidité à fournir à leurs investisseurs
07:47et donc vont chercher à vendre une partie de leur portefeuille.
07:51Alors ce n'est pas du tout un gage de qualité ou de mauvaise qualité,
07:56mais c'est plutôt qu'ils vont choisir d'autres opportunités d'investissement
07:59et pour créer un peu de liquidité, vont revendre ces portefeuilles.
08:02Ce n'est pas qu'on a envie forcément de se débarrasser de ces boîtes
08:04parce qu'elles ne valent plus rien
08:05ou que la création de valeur ou la captation de valeur s'est faite.
08:08Il y a encore des histoires dans ces entreprises
08:10qu'on retrouve dans des portefeuilles de secondaire.
08:12Exactement.
08:13Et donc il y a des gérants spécialisés
08:14qui vont se positionner sur ces portefeuilles,
08:17alors qui certes sont déjà constitués,
08:19qui seront potentiellement plus diversifiés,
08:21avec une durée plus courte
08:23et donc plus de prédictabilité encore sur les rendements.
08:26Et là, la collecte a été impressionnante.
08:28Impressionnante.
08:28C'est un décollage, là.
08:30Alors, ce sont deux années, on va dire,
08:33mais on parle de 60 milliards les dernières
08:35et là, on a encore vu des levées de fonds records
08:37à plusieurs dizaines de milliards.
08:39Donc on comprend très bien que pour un investisseur,
08:41et notamment pour un investisseur privé,
08:43qui ne peut pas forcément se permettre...
08:45C'est une bonne porte d'entrée.
08:46Exactement.
08:46C'est une bonne porte d'entrée pour ces actifs privés
08:49quand on est un client privé.
08:50Il va y avoir un portefeuille qui peut être déjà constitué
08:54et d'un point de vue technique,
08:55il va se faire rappeler tout de suite
08:56sur la totalité du portefeuille
08:58plutôt que d'avoir à attendre actif après actif.
09:00Ensuite, je ne dis pas que les rendements l'un
09:01sont meilleurs que l'autre,
09:02mais voilà, il y a une stratégie
09:04qui est un petit peu différente.
09:05En termes de perspective,
09:06une fois qu'on a adressé ce panorama,
09:08Alexandra, il nous reste trois minutes,
09:09qu'est-ce que vous voyez dans ces segments
09:13qu'on a décrits ?
09:13Est-ce qu'il y a de nouveaux segments qui arrivent,
09:15de nouvelles classes d'actifs, entre guillemets,
09:18et justement, où est-ce qu'on retrouve le plus
09:20ce phénomène de démocratisation ?
09:24Alors, la démocratisation, effectivement,
09:26c'est un grand mot, juste pour resituer,
09:27on est quand même sûr,
09:28on estime qu'aujourd'hui,
09:29les clients privés, sa démocratisation,
09:31détiennent moins de 10% du total,
09:34donc il y a des potentiels de croissance énormes.
09:36Et ce qui est peut-être nouveau aujourd'hui,
09:38c'est qu'il y a un vrai souffle nouveau
09:40de la part des régulateurs,
09:42d'une prise de conscience
09:42que cette classe active a toute sa place
09:44dans un portefeuille,
09:46comme je viens de le mentionner,
09:47toute sa place pour justement
09:48aller financer l'économie réelle.
09:49Il y a des incitations réglementaires,
09:52légales, justement,
09:53à mettre des actifs privés
09:54dans les portefeuilles des épargnes.
09:55Le vie en Europe,
09:56on est en train de le voir en Grande-Bretagne,
09:57aux États-Unis,
09:58et donc on voit une prolifération,
10:00du coup, de solutions
10:00pour répondre à cette demande
10:02et pour pouvoir permettre aux investisseurs,
10:05notamment en particulier,
10:05d'investir.
10:06Capital naturel,
10:08on en parle à chaque fois avec vous,
10:09Alexandra.
10:09Alors, on en parle,
10:10donc dans les grandes tendances à la rentrée,
10:11effectivement, ça, ça reste.
10:13On en parlait,
10:14donc ces transitions écologiques,
10:15comment répondre justement
10:16aux besoins qu'on a de financement aujourd'hui
10:19de la transition énergétique et écologique
10:21au sens large.
10:22Et à travers l'infrastructure notamment ?
10:23L'infrastructure notamment,
10:25les projets éoliens,
10:26les projets notamment
10:27de permettre de la transition
10:29sur tout ce qui est énergie verte,
10:31économie circulaire,
10:33mais également, finalement,
10:34la forêt,
10:34donc ce qu'on appelle
10:35le capital naturel vert,
10:37qui permet d'avoir une empreinte carbone
10:38quasi négative
10:39négative par cet investissement.
10:41Je ne serais pas surprise
10:42de voir ces classes actives
10:43qui continuent de croître
10:44dans les portefeuilles.
10:45Qu'est-ce qu'on peut dire ?
10:46Il nous reste une minute
10:46sur le capital,
10:48alors peut-être le segment
10:48le plus risqué,
10:49le venture,
10:50ce qu'on appelle le venture,
10:51le capital risque.
10:53Est-ce que financement,
10:54d'ailleurs,
10:54c'est la question du financement
10:55d'innovation, etc.,
10:56est-ce que c'est un marché
10:57qui repart un peu
10:59ou est-ce que ça reste compliqué
11:01dans ce segment spécifique-là ?
11:03Alors, je parle plus précisément
11:04en Europe.
11:05On parlait,
11:06le marché du private equity
11:07aujourd'hui
11:07voient un ralentissement.
11:09Je ne parle pas plutôt
11:10d'un repricing
11:11en termes de valorisation,
11:12mais qui est en train
11:13de s'organiser,
11:14se structurer
11:15pour justement
11:15fournir des portes
11:17de liquidité.
11:18Je parlais du private equity,
11:19du secondaire
11:20sur le private equity,
11:21mais il y a également
11:22le secondaire
11:23sur les infrastructures
11:24qui est en train d'évoluer
11:25et de venir à maturité.
11:26Ça veut dire
11:27qu'on a oublié la bourse.
11:27La bourse,
11:28ce n'est plus une porte
11:29de sortie évidente.
11:30En complémentarité.
11:31C'est une parmi d'autres.
11:32Une parmi d'autres.
11:36Alexandra Solnick,
11:37directeur des relations
11:38investisseurs private
11:39assets chez PNP Paribas.
11:41Asset Management
11:41qui est avec nous
11:42cette semaine.
11:43L'invité du quart d'heure
11:43thématique de Smart Bourse
11:44sur B Smart Fortune.
11:45Sous-titrage Société Radio-Canada
11:49Sous-titrage Société Radio-Canada
11:53Sous-titrage Société Radio-Canada
11:57Sous-titrage Société Radio-Canada
11:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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