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  • il y a 1 semaine
Aujourd'hui, c'est au tour de Franz-Olivier Giesbert, défenseur de la cause animale, ami de Brigitte Bardot et auteur de "Voyage dans la France d'avant", de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:03Avec Barbara Lefebvre, avec Charles Consigne, avec Abel Bouillier, on reçoit François-Olivier Gisbert.
00:10Bonjour François-Olivier Gisbert.
00:11Bonjour Alain Marchal.
00:12Le voyage dans la France d'avant chez Gallimard, vous étiez venu nous le présenter.
00:16Et il y a effectivement des passages sur Brigitte Bardot.
00:19C'est l'incarnation de la France d'avant.
00:22C'est l'une des héroïnes du livre.
00:24Quand j'ai écrit la France d'avant, je pensais à elle d'ailleurs.
00:27J'ai souvent pensé à elle, parce que je la voyais souvent.
00:31Et puis je l'écoutais, parce que c'était quand même un déluge de paroles, de colère, de drôlerie aussi.
00:40De méchanceté, mais de gentillesse.
00:42Il y avait tout un mélange chez elle.
00:44Mais toujours sincère.
00:46Et d'ailleurs, c'était quelqu'un qui parfois partait d'un désembardé et vous appelait le lendemain en disant
00:51« Bon, dis-moi ça, on t'oublie. »
00:54Ou alors, on faisait un entretien et c'était un truc incroyable.
01:00Elle me disait « J'espère que tu l'as enlevé. »
01:01« Oui, bien sûr, je l'ai enlevé. Je n'ai pas mis ça. »
01:03Parce que, vous voyez, il était toujours...
01:05– Mais pourquoi ? Parce qu'elle dérapait.
01:07La question qu'on posait, c'est « Est-ce qu'elle était d'extrême droite et raciste, Brigitte Bardot ? »
01:10– Je suis complètement con.
01:12Excusez-moi, pour être raciste, il faut être totalement idiot, déjà.
01:15Et Brigitte Bardot était tout sauf une idiote, d'ailleurs.
01:17Elle a montré, elle a fait une belle carrière.
01:19Elle était absolument pas raciste.
01:20– Mais elle a été condamnée, quand même.
01:21– Mais non, mais condamnée, mais qu'est-ce que ça veut dire ?
01:23On est tous condamnés ?
01:25Ça veut rien dire.
01:26– Non, on n'est pas tous condamnés, François.
01:27– Mais non, mais attendez, ça veut rien dire.
01:28– Potentiellement, si.
01:29– Pourquoi ?
01:29Non, bien sûr, potentiellement, on est tous condamnés, vous savez très bien.
01:32Mais ça, vous n'y croyez même pas, à votre question.
01:34Écoutez, elle, vous savez très bien, d'ailleurs, ça se voit un peu à votre visage.
01:37Vous n'y croyez pas, à cette question.
01:39Pourquoi elle n'était pas raciste ?
01:41Je ne dis pas qu'elle n'était pas réac.
01:42Je ne dis pas qu'elle n'était pas de droite.
01:44Attention.
01:45Mais elle n'était pas raciste pour une droite.
01:46C'est-à-dire qu'elle aimait les gens, quels qu'ils soient.
01:49Et simplement, elle avait quelque chose de très particulier.
01:52C'est qu'elle avait compris la communication.
01:55Elle avait compris que la cause animale, beaucoup de gens s'en foutaient.
01:58Et que la seule façon de remuer les choses, c'était d'être violente.
02:02Donc, quand il y avait un cas de cause animale, vraiment de maltraitance animale,
02:08elle y allait très fort.
02:09Peut-être qu'elle allait exagérer.
02:10Mais, à ce compte-là, vous pourriez dire qu'elle était anti-espagnole.
02:13Parce que sur la Corrida, les Espagnols ont entendu des vertes et des pas durs.
02:17C'est vrai que sur les Réunionnais, elle est allée beaucoup trop loin.
02:19D'ailleurs, elle s'est excusée après.
02:20Ce qui était assez rare chez elle, comme ça, publiquement.
02:22Elle s'est vite excusée.
02:24Elle avait vraiment déraillé.
02:26Ça pouvait arriver.
02:27Parce que c'était une sorte de déluge de mots.
02:30Donc, vous reconnaissez que dans toute la complexité qui faisait aussi sa richesse,
02:34elle pouvait dire certaines choses inappropriées.
02:36Attendez, ce n'est pas moi qui le reconnais.
02:37C'est elle-même qui le reconnais.
02:38Puisque c'est excusé.
02:39Mais oui, mais ça ne fait pas d'elle une raciste, mon cher Abel.
02:41Je ne t'ai pas dit que ce qu'elle disait.
02:43Je ne t'ai jamais dit tout à l'heure dans notre échange
02:45qu'elle n'avait pas eu de propos inappropriés.
02:47Je t'ai dit que ça ne fait pas d'elle une raciste.
02:49Non, non, parce que n'essaie pas de me regarder
02:51comme si j'avais excusé qu'elle était raciste.
02:53Je t'ai dit, elle n'est pas raciste.
02:55Elle a tenu peut-être des propos inappropriés,
02:57mais elle n'est pas raciste.
02:58Tu joues encore sur les mots.
02:59Non, je n'ai pas joué sur les mots.
03:01Parce que, je veux dire, elle le montrait dans sa vie quotidienne.
03:04Elle n'avait aucun problème avec
03:05quelque communauté que ce soit.
03:09Parce qu'elle aimait spontanément les gens.
03:11Mais par exemple, quand on l'a accusée d'islamophobie
03:13parce qu'elle est partie dans un discours
03:15extrêmement violent contre l'abattage rituel,
03:17écoutez, moi aussi, je ne crois pas
03:19toute ma vie le montre.
03:21Enfin, je veux dire, le racisme est tout à fait étranger.
03:24Mais je suis contre l'abattage rituel.
03:26C'est vrai, qu'il soit pratiqué
03:27par les musulmans ou par les juifs.
03:29Je suis contre l'abattage rituel.
03:30Qu'est-ce que vous voulez ?
03:31Et elle, bon, parce que tout le monde s'en fout,
03:34c'est vrai qu'elle en rajoutait toujours un peu.
03:36Oui, mais...
03:36Écoutez, quand elle insulte régulièrement,
03:40elle a insulté,
03:40alors ça, c'est des conversations de rigolote, d'ailleurs,
03:42avec...
03:43Mais vraiment,
03:44c'était tellement violent,
03:46ce qu'elle disait sur le pauvre Willy Schren,
03:48président de la Fédération nationale des chasseurs,
03:51et qu'elle vraiment traitait de tous les noms.
03:55Il y a eu plusieurs mots que je ne citerai pas.
03:58Par exemple, lesquels ?
03:59Quels insultes ?
04:00Oh, mais c'était très violent.
04:01C'était très violent.
04:02Non, non, c'est pas la peine,
04:03parce que remettons pas des pièces dans la machine
04:04par rapport à la justice,
04:07parce qu'il n'y a aucune raison de le faire.
04:09Mais, de toute façon, elle a été condamnée.
04:11Et je vous disais,
04:11elle était scandalisée d'être condamnée,
04:13mais je vous disais,
04:14mais enfin, on ne dit pas ça,
04:15ce n'est pas possible,
04:16tu n'as pas le droit de dire ça.
04:17Et d'une certaine manière,
04:19elle comprenait.
04:20Donc, elle n'est pas raciste.
04:22Simplement, quand elle combatait...
04:24De toute façon, c'est quelqu'un...
04:24Oui, pourquoi est-ce qu'elle incarne tellement
04:26cette France d'avant, Brigitte Bardot ?
04:27Parce que, finalement,
04:28avec elle, c'est une page qui se tourne.
04:30Et peut-être tant mieux, quoi.
04:31C'est justement...
04:32Non, pas du tout.
04:33C'est justement pour ça.
04:34Non, non, c'est justement...
04:35Non, non, ça, je suis désolé.
04:36Alors, je ferme mon réac.
04:38Non, parce que c'était sa liberté.
04:40C'était une femme complètement libre,
04:42affranchie de tout.
04:44Et c'est ça qu'elle incarne.
04:45Et si vous voulez,
04:46si les femmes, par exemple,
04:47sont particulièrement émues aujourd'hui,
04:49c'est parce que, bon,
04:49c'est vrai qu'il y avait beaucoup de femmes
04:50qui la détestaient à l'époque,
04:52mais elle incarnait la libération de la femme.
04:54D'ailleurs, la libération de la femme,
04:56de l'homme, de la société également.
04:58Une société qui était extrêmement masculine,
05:01misogyne, atroce,
05:04où la femme devait, dans les années 60,
05:06vous vous souvenez très bien,
05:08avant que la loi de 1965 change les choses,
05:10mais la femme devait demander,
05:13pour le compte en banque,
05:14c'était monsieur qui faisait le chèque.
05:17Mais la femme n'avait pas le droit.
05:18Bon, sur l'avortement,
05:20vous pouvez l'apprendre.
05:21D'ailleurs, vous voyez,
05:21on a dit RIAG, d'extrême droite, etc.
05:23Sur l'avortement,
05:24elle a tenu des propos très clairs sur l'avortement.
05:28Elle était pour l'avortement
05:29dans cette période-là,
05:30je veux dire,
05:30avant la légalisation de l'avortement.
05:32Et contre sa propre maternité,
05:34c'est ce qu'elle avait.
05:34Oui, bien sûr.
05:35Elle parlait d'elle.
05:36Oui, bien sûr.
05:37Non, non, mais même sur l'avortement,
05:39en général,
05:39quand les questions lui étaient posées
05:41dans les années 60, 70,
05:43elle était très claire là-dessus.
05:44C'est une femme libre.
05:45Et c'est ça qu'elle incarne.
05:46Et c'est pour ça que,
05:47si vous voulez,
05:48pourquoi cette émotion ?
05:49Oui, mais elle l'incarne
05:50auprès de gens de nos âges,
05:53les 40, 60.
05:54Pour les autres,
05:55peut-être que Bardot,
05:55ça ne dit plus grand-chose,
05:57hormis son combat à l'image.
05:57Pour les jeunes,
05:58ça ne dit rien du tout.
05:59Voilà, pour les jeunes,
06:00c'est fini, Bardot.
06:00Dans l'entretien qu'elle avait fait
06:02en 1973,
06:03avec Elkabach,
06:06face à elle,
06:06elle avait Barjavel,
06:07Nourricier,
06:08Claude Sarraute
06:09et Lucien Baudard.
06:10C'est sûr,
06:10c'est un autre niveau que...
06:11Bon, bref.
06:12Ça fumait en plateau, d'ailleurs.
06:13Non, mais oui,
06:13mais enfin, surtout,
06:14c'était d'un autre niveau.
06:15Bref, elle avait dit,
06:16elle avait aussi un discours
06:17sur la question de la planète
06:18et elle disait,
06:19on est trop nombreux,
06:20on fait trop d'enfants.
06:21D'ailleurs, Barjavel lui répond,
06:23oui, le problème de l'humanité,
06:24là, c'est qu'elle est trop nombreuse
06:25et on est en 73
06:25et elle tient des discours
06:27qui sont exactement
06:27des discours aujourd'hui
06:28qu'on trouve chez certains écolos.
06:30Donc, je suis désolée,
06:31c'était une femme
06:31qui n'était pas si réa que ça.
06:33Elle était beaucoup en avance aussi
06:34sur son temps,
06:35sur ces questions-là.
06:35Oui, parce que pourquoi Barbara ?
06:37Parce qu'elle lisait beaucoup.
06:38C'est-à-dire,
06:39une conversation avec elle,
06:40d'abord, elle lisait des livres,
06:42ce qui n'est pas le cas
06:42de tous les acteurs
06:44et de toutes les actrices.
06:45Les livres qui sortaient,
06:46elle était toujours au courant de tout.
06:47Moi, j'avais découvert,
06:48par hasard comme ça,
06:49qu'elle lisait mes bouquins aussi.
06:50Mais je vous dirais,
06:51ça n'était pas inventé,
06:52même pas écrit.
06:53Et j'étais fier,
06:55parce qu'elle me disait,
06:56tiens, tu sais, ton personnage, etc.
06:57Bon, voilà,
06:58comme ça, au cours de la conversation,
07:00elle ne m'a pas écrit de mots, etc.
07:01Parce qu'elle était comme ça.
07:02Elle lisait,
07:03elle était au courant de l'actualité.
07:04Et puis,
07:07je veux dire,
07:07il y avait un autre personnage,
07:09c'est vrai,
07:09quand elle s'occupait
07:10de la cause animale,
07:11elle savait que c'était compliqué.
07:13Et donc,
07:13elle forçait le trait.
07:14Mais est-ce que...
07:15On peut dire les choses...
07:15Tu sais quoi ?
07:16Si on pousse
07:19le résumé de Bardot,
07:21mais je ne vais pas me faire des amis.
07:23Actrice moyenne.
07:25Ah non !
07:25Actrice moyenne.
07:27Elle joue son propre rôle,
07:28je ne suis pas d'accord.
07:28Actrice moyenne.
07:29Qui a eu la chance
07:30de rencontrer
07:31de très bons metteurs en scène.
07:32Elle avait l'intelligence aussi
07:34de comprendre
07:34ce qu'elle pouvait apporter,
07:36ce qu'elle était
07:37de manière naturelle
07:38parce qu'elle le ressentait
07:39dans une époque
07:40d'une France corsetée
07:41qui était la France
07:42du général de Gaulle,
07:43qui était quand même
07:44la France...
07:44Sa France !
07:45Mais oui,
07:46mais c'était la France emmerdante.
07:47Elle était gaulliste.
07:48Oui, d'accord,
07:49mais c'était la France emmerdante.
07:50Excusez-moi,
07:51la France générale de Gaulle.
07:52C'était la France de la censure,
07:53c'était la France du ministère
07:54de l'information.
07:54C'est mieux la France de Macron.
07:56On ferme les chaînes de télé,
07:57c'est mieux.
07:57Je parle de celle de Bardot.
07:58Et donc,
07:59qu'elle a su avoir
07:59des metteurs en scène
08:00qui l'ont sublimé,
08:02elle, c'était ce qu'elle ressentait.
08:04Mais si tu fais le bilan artistique
08:06de Brigitte Bardot,
08:07elle n'est pas au panthéon
08:08des actrices quand même.
08:09Et alors ?
08:09Alors là,
08:09je ne suis pas d'accord.
08:10Je ne suis pas d'accord
08:10pour une raison très simple.
08:12Ce n'est pas une grande actrice
08:15dans la mesure où
08:16elle ne joue pas
08:17des personnages différents.
08:18Ce n'est pas Depardieu,
08:19c'est clair.
08:20Ce n'est même pas
08:21Marilyn Monroe.
08:22Ce n'est pas une grande chanteuse
08:23non plus,
08:23elle avait un style.
08:23Non, non,
08:24ça a marché tellement bien.
08:25Je ne suis pas d'accord
08:30avec tout ça
08:31parce qu'elle incarne
08:33quelque chose de nouveau.
08:34Pourquoi ?
08:34Parce qu'elle joue elle-même.
08:36Elle joue elle-même.
08:37Elle joue elle-même.
08:38D'ailleurs,
08:38dans Et Dieu créa la femme,
08:40c'est elle-même.
08:40Elle ne joue absolument pas.
08:42Et c'est elle-même.
08:43Quand on la connaissait,
08:44quand on la voyait,
08:44c'était elle-même.
08:46Il n'y avait avec elle,
08:47il n'y avait aucune inféterie.
08:49Elle était toujours
08:50telle qu'en elle-même.
08:52Et alors,
08:53il y a un seul film
08:54où elle joue,
08:54d'ailleurs,
08:54elle est très bonne.
08:55Et d'ailleurs,
08:56je vous signale,
08:56quand elle fait sa grande tirade
08:58dans La Vérité,
08:59au tribunal,
09:00quand elle fait sa grande tirade
09:01qu'elle avait prise par cœur
09:03et puis elle avait changé
09:04deux, trois mots,
09:04etc.
09:05Bon, après,
09:06qu'est-ce qui s'est passé ?
09:07Vous vous souvenez ?
09:08Vous avez vu ?
09:09Tout le monde a applaudi.
09:10Les figurants, les acteurs,
09:12tout le monde a applaudi.
09:13A commencer par Gabin
09:14qui disait que c'était
09:15une très bonne actrice.
09:16Donc, je veux dire,
09:16non,
09:17ce n'est pas une mauvaise actrice.
09:18Simplement,
09:19d'abord,
09:19je pense qu'elle ne s'est pas
09:20investie tant que ça
09:21dans le cinéma.
09:25Il y avait quelque chose
09:25chez Bardot
09:26qui était génial.
09:27C'est pour ça,
09:27moi, je l'aimais
09:28comme plein de gens
09:28et c'est pour ça
09:29que j'étais très ému
09:29comme tous ceux
09:30qui la connaissaient d'ailleurs.
09:31Bardot est quelqu'un
09:32qui ne s'aimait pas.
09:33C'est très rare
09:33chez les acteurs et les actrices.
09:35Elle ne s'aimait pas.
09:36C'est pour ça
09:36qu'elle se battait
09:37à l'infini
09:39pour des causes.
09:40Une cause,
09:40d'ailleurs,
09:40elle a pris la cause
09:41peut-être la plus difficile
09:42parce que quand vous commencez
09:44à partir sur le sujet,
09:45on vous prend pour un gnan,
09:46les chiens, chiens,
09:47les chachats, voilà.
09:55Ce n'est pas par hasard
09:56qu'elle est devenue
09:57une icône,
09:58comme l'a très bien dit
09:59Jacques Lang,
10:00c'est un très bon mot,
10:00c'est l'icône ultime
10:01parce que là,
10:02on a une série d'icônes
10:03qui sont parties
10:04après Delon,
10:05etc. de Belmondo
10:06et c'est l'icône
10:07et Johnny Hallyday.
10:09La même génération quasiment.
10:10D'ailleurs,
10:10ça rappelle un peu
10:11Johnny Hallyday,
10:11son histoire.
10:12Sauf que Johnny Hallyday
10:13n'est beaucoup plus calculateur.
10:15Johnny Hallyday
10:15était très intelligent
10:16contrairement à ce que disent
10:17tous les imbéciles.
10:18Et de temps en temps,
10:19il avait un coup dans le nez
10:20donc il avait l'air
10:21un peu bête
10:21mais ça,
10:22ça arrive à tout le monde.
10:23Mais elle,
10:25elle n'était absolument
10:26pas calculatrice.
10:27Elle était entière,
10:29elle était toujours
10:29elle-même.
10:30Mais c'était une femme
10:31absolument merveilleuse.
10:32Qu'est-ce que les choses disent ?
10:34Et moi,
10:34dans le livre,
10:36je veux dire,
10:36dans Le voyage au monde d'avant,
10:38c'est vrai que j'en fais
10:39une héroïne
10:40parce que,
10:41bon,
10:42je ne savais pas
10:42qu'elle allait mourir là
10:43mais je veux dire,
10:44pour moi,
10:44c'était merveilleux
10:45de la voir toujours vivante
10:47et incarnant toujours.
10:48Et il faut regretter
10:49cette France ?
10:50La France de bébé,
10:52on la regrette ?
10:52Mais il faut regretter
10:53toutes les Frances.
10:54Enfin,
10:54s'il vous plaît,
10:54on ne va pas,
10:55mais vous n'allez pas
10:56nous faire votre Macron
10:56en disant,
10:57on va tout effacer,
10:58on va recommencer à zéro.
10:59Ça ne marche pas,
11:00c'est idiot.
11:00D'ailleurs,
11:00regardez ce qui se passe
11:01en ce moment.
11:02Regardez l'état du pays.
11:03La France,
11:04c'est un assemblage.
11:05Voilà,
11:06il faut respecter
11:08tout ce qu'il y avait eu avant
11:09de Napoléon III
11:10à Napoléon
11:11en passant par
11:12la Révolution française
11:13et tout l'ancien régime
11:14et tous les grands rois.
11:15Il y a eu des bons
11:15et des mauvais moments,
11:17mais c'est la France.
11:18La France,
11:19c'est un ensemble.
11:20Enfin,
11:20c'est quoi ce truc
11:21de recommencer ?
11:21Mais ça s'appelle
11:22la cancel culture,
11:23mon pauvre François-Olivier.
11:24De toujours commencer
11:25avec une page blanche.
11:26Il faudrait passer
11:27Brigitte Bardot aussi bientôt.
11:28D'ailleurs,
11:29vous ne l'effacerez pas.
11:30Vous savez pourquoi ?
11:31Alain Marshall.
11:32Pourquoi ?
11:32Vous dites que c'est
11:32une mauvaise actrice.
11:33Vous avez vu l'émotion
11:35dans le monde ?
11:35Vous avez vu l'émotion
11:36dans le monde ?
11:36Parce qu'elle a incarné
11:37quelque chose à une époque.
11:38Vous dites que les jeunes
11:39s'en foutent.
11:40Ça, c'est le grand truc toujours.
11:41Les jeunes s'en foutent.
11:42On l'entendait ça aussi
11:43pour John Hallyday.
11:44John Hallyday,
11:44il est toujours joué
11:45et elle,
11:46je veux dire,
11:47l'impact sur les jeunes,
11:48si vous avez des jeunes
11:49autour de vous,
11:50posez la question
11:50à vos gosses.
11:51Vous verrez,
11:52ils la connaissent
11:52et c'est une héroïne.
11:54Pourquoi ?
11:54Parce que c'est
11:55une grande gueule.
11:57Non, mais ça,
11:57c'est vrai.
11:58C'est bien sûr.
11:58Au grande gueule,
11:59vous devriez en dire
12:00du bien.
12:01Mais c'est parce que
12:02c'est vous.
12:03C'est vous.
12:04Mais bien sûr,
12:05mais aujourd'hui,
12:06parler de Brigitte Bardot,
12:08on peut très bien
12:08en parler en analysant
12:09de manière objective
12:11sa carrière,
12:13son parcours.
12:13Depuis ce matin,
12:14c'est ce qu'on fait
12:15avec franchise.
12:17Non, mais depuis ce matin,
12:18je ne veux pas être méchante,
12:19mais à part moi,
12:20personne n'a vraiment
12:20défendu Brigitte Bardot.
12:22Abel s'est excitée
12:23comme pas possible
12:24sur le fait
12:25qu'elle était raciste.
12:26Toi,
12:26tu n'as pas arrêté
12:27de nous dire
12:27qu'elle n'était pas
12:28une bonne actrice.
12:28Et Charles,
12:29il n'en a strictement
12:30rien à secouer.
12:30Donc, excusez-moi,
12:31je pense avoir été
12:33un peu la seule
12:34à défendre Brigitte Bardot.
12:36Vas-y, reconnais.
12:37Pourquoi ?
12:37Tu t'en moques
12:39un peu de Brigitte Bardot.
12:40Non, mais d'abord,
12:40je veux respecter
12:41sa mémoire,
12:42donc je ne veux pas
12:43dire de choses
12:45déplaisantes
12:45et désobligeantes.
12:48Je ne trouve pas
12:49que ce soit
12:49un sujet passionnant.
12:50Voilà, je suis désolé.
12:52Voilà, je pense que c'est...
12:54Comme je vous l'ai dit,
12:55ce que j'ai trouvé intéressant,
12:57c'est qu'elle fait partie
12:58de ces artistes,
12:58il y en a quelques-uns
12:59qui ont fait
13:00leur oeuvre jeune
13:02et qui ensuite
13:03n'ont plus rien fait.
13:04Mais si,
13:04la cause animale,
13:05c'est quoi rien ?
13:05Arrête de nous faire chier
13:07avec la cause animale,
13:09Barbara !
13:10Mais t'es en tout pied
13:11depuis tout à l'heure
13:12avec la cause animale.
13:12Parce que c'est fait ça,
13:13la vie.
13:13Mais pardon,
13:14tu en fais une obsession.
13:15Parce que c'est la vie de Bardot.
13:17C'est toi qui comprends rien.
13:18Tu en fais une obsession
13:19qui tient de la pathologie, là.
13:21Moi, je te parle artistiquement.
13:24Honnêtement,
13:24son combat pour la cause animale,
13:26tu as le droit
13:26de le soutenir.
13:27C'est sans doute
13:28un combat noble.
13:28J'avoue que ça m'intéresse moins
13:31que ce qu'elle a pu faire
13:32comme actrice,
13:33comme icône, etc.
13:34Et c'est vrai que
13:35à partir,
13:36je ne sais pas,
13:37on pourrait d'ailleurs
13:37même le dater,
13:38je pense qu'à partir
13:39de 25-30 ans,
13:40elle n'a plus rien fait
13:41sur le plan artistique.
13:42Et c'est ça
13:43que je trouve intéressant.
13:44C'est qu'elle a figé
13:45complètement son personnage
13:46artistique très jeune
13:47et qu'après,
13:48elle s'est consacrée
13:49à d'autres choses
13:50qui toi te passionnent,
13:51qui moi ne m'intéressent pas.
13:52Et je suis désolé,
13:53ce n'est pas Marie Curie
13:54non plus,
13:54Brigitte Bardot.
13:55Je ne suis pas sûre
13:57qu'elle mérite
13:58trois heures d'émission,
13:59c'est tout.
14:00Et c'est François-Olivier
14:01qui tranchera
14:01parce qu'il la connaît
14:03bien mieux que moi.
14:04Je pense que pour
14:05Brigitte Bardot,
14:06sa vie,
14:07ça a été
14:07utiliser
14:08ce truc
14:10qui a été
14:10cette icône
14:12sexy,
14:13bling bling,
14:14qui lui a rapporté
14:14de l'argent
14:15et qu'elle n'aimait pas
14:16pour servir
14:17ce qui a compté pour elle.
14:18Aujourd'hui,
14:19on parle de Brigitte Bardot,
14:20on rend hommage
14:21à Brigitte Bardot
14:22parce qu'elle est décédée.
14:23Donc moi,
14:24j'estime que
14:25d'un point de vue
14:26presque factuel,
14:28je dois parler surtout
14:29de qu'est-ce qui a conduit
14:30diriger sa vie,
14:31orienter sa vie.
14:32Désolée,
14:32c'est la cause animale.
14:34En plus,
14:34c'est une cause qui me parle.
14:35Mais elle se serait battue
14:36contre le nucléaire.
14:38Je me serais investie
14:39de la même façon
14:39dans ma défense
14:40de Brigitte Bardot.
14:41Je ne suis pas sûre.
14:41Si,
14:42parce qu'en réalité,
14:43le cinéma a été pour elle
14:44quelque chose
14:45qu'elle a utilisé
14:46pour servir vraiment
14:47ce qui comptait pour elle
14:47et c'est les animaux.
14:48Alors,
14:49François-Olivier,
14:49reste avec nous Bardot,
14:53c'est au 32-16
14:54qu'est-ce que ça se passe
14:54et il est 11h20.
15:16On parle de Bardot
15:18et finalement avec
15:19François-Olivier Gisbert
15:20qui en avait fait
15:22l'une de ses héroïnes
15:22de son livre
15:23Voyage dans la France d'avant
15:24chez Gallimard.
15:26On se demande
15:26si effectivement
15:27elle n'appartient pas
15:28à la France d'avant
15:29et aujourd'hui,
15:29il y a toute une nouvelle génération
15:31qui se dit
15:31oui, Bardot,
15:32on en avait un penteur du parler,
15:34Bardot,
15:34on a revu quelques films
15:35et qui n'en a peut-être
15:36rien à secouer
15:37de Bardot,
15:39de sa carrière,
15:40de ses combats
15:41et dont on mesure
15:43peut-être en 2025
15:44aujourd'hui
15:44mal l'importance
15:46aujourd'hui,
15:47tu vois,
15:48François-Olivier.
15:49Je ne suis pas d'accord
15:49parce que
15:50pour une jeune fille
15:50de 25 ans
15:51qui n'avait pas d'ordinateur,
15:54qui n'était pas
15:54sur les réseaux sociaux,
15:55qui ne parlait
15:56depuis ces dernières années
15:57que des animaux
15:58de cette France
15:59dont elle ne voulait plus,
16:01qu'elle ne comprenait plus.
16:02En fait,
16:03c'était pour dire du mal.
16:04Donc finalement...
16:05Petite histoire personnelle,
16:06il y a quelques années,
16:07j'ai un fils très jeune,
16:09j'avais laissé le téléphone,
16:10je ne sais pas pourquoi,
16:11et puis il a répondu.
16:13Et il arrive
16:14complètement hystérique,
16:15comme si c'était
16:15le grand jour de sa vie,
16:17il m'a regardé
16:17avec un autre oeil après,
16:19c'était Brigitte Bardot.
16:21Voilà.
16:21Et c'est une histoire,
16:22c'est quelqu'un qui a...
16:23C'était il y a longtemps ?
16:24Oui, il y a longtemps.
16:25Enfin, il avait 12-13 ans,
16:27mais c'était il y a quelques années,
16:30il y a 10 ans.
16:31Donc, ce que je veux dire par là,
16:33c'est que les jeunes,
16:34d'abord,
16:35ils ont mille moyens
16:35de s'informer,
16:36et c'est vrai que il y a...
16:38Parce que vous savez,
16:39la vraie histoire,
16:40c'est ça.
16:41Vous pouvez tout dire
16:41sur Brigitte Bardot,
16:43il y a un seul truc,
16:43c'est un personnage de rupture.
16:45Et c'est ça, sa force.
16:46À une période, aujourd'hui,
16:49l'ère d'un cynisme,
16:51d'un nihilisme,
16:52du relativisme,
16:52on se fout de tout,
16:53rien n'est grave,
16:54de toute façon,
16:55tout est pareil, etc.
16:56Elle, elle fixait des lignes,
16:58elle avait des trucs...
16:58Et puis, c'est vrai
16:59qu'il y avait une sincérité folle,
17:02et elle a sacrifié sa célébrité,
17:04parce que c'est vraiment ça
17:05qu'il faut dire,
17:06sa carrière au cinéma, etc.
17:08Elle a tout arrêté sacrifié
17:09pour les animaux,
17:11parce qu'elle pensait
17:11qu'elle pouvait le faire.
17:12Puis, excusez-moi,
17:13derrière, il y a quand même une oeuvre,
17:14la Fondation Brigitte Bardot.
17:16C'est pas rien.
17:17300 salariés,
17:18c'est une machine de guerre,
17:19et elle agit pas seulement en France,
17:21elle agit partout dans le monde,
17:22dans le monde entier,
17:23elle sauve des éléphants, etc.
17:25C'est une machine de guerre.
17:26C'est elle qui a monté ça.
17:27C'est elle qui a monté ça,
17:28toute seule.
17:29Non, mais il faut reconnaître
17:29ce combat,
17:30elle s'est engagée.
17:31Et d'ailleurs,
17:31il y a des hommages internationaux,
17:33en particulier,
17:34sur la question animale.
17:35Là où vous avez raison,
17:36c'est-à-dire,
17:37elle a été toujours dans la rupture.
17:38Quand elle s'engage
17:39dans le combat pour les animaux,
17:40c'est au tout début des années 60,
17:41pour la revue.
17:42Tout le monde se moque d'elle.
17:42Tout le monde se moque d'elle
17:43parce qu'on est dans la France
17:44du général de Gaulle,
17:45la France d'après-guerre,
17:45qu'il faut nourrir.
17:47Non, mais arrêtez.
17:48La France du général de Gaulle,
17:49Alain Marchand.
17:49Je suis né sur la France
17:51du général de Gaulle en 63.
17:53Oui, mais 5 à 6% de croissance.
17:55C'était autre chose
17:57qu'aujourd'hui sous Macron.
17:58Mais on est d'accord.
17:59Je disais simplement
18:00que là, c'était cool.
18:00Tout le monde regardait la France.
18:02On disait c'est l'avenir du monde.
18:03Mais il n'y avait pas
18:03la même sensibilité
18:04à la cause animale.
18:05C'est ça que...
18:06C'était courageux à la marche.
18:08De Gaulle avait une sensibilité
18:10par rapport à la cause animale.
18:11D'ailleurs, c'est pour ça
18:12qu'elle était encore plus gaulliste.
18:13Elle disait toujours
18:14qu'il y en a deux
18:15qui l'ont aidée.
18:17De Gaulle l'a aidée
18:18de toute façon
18:19dans l'histoire
18:21de l'anesthésie
18:24avant abattage
18:25avec le célèbre pistolet Matador.
18:29Et ça, c'est elle.
18:30Et ça s'est passé sous De Gaulle.
18:32Et puis ensuite, Giscard
18:33qui l'a aidée aussi
18:34sur les phoques.
18:35Elle le rendait toujours hommage.
18:37Après, elle disait
18:37que tous les autres sont des forces...
18:38Elle était féministe ou pas ?
18:39Oui, très féministe.
18:40Mais elle détestait les féministes
18:42qu'il a détesté elle-même.
18:43Et les féministes d'aujourd'hui,
18:44vous savez très bien,
18:45elles se foutent pas mal
18:45du sort des femmes.
18:46En Iran, elles l'ont prouvé.
18:48En Afghanistan, etc.
18:49Elles sont dans des combats.
18:51Ça s'appelle, je ne sais pas quoi,
18:53le radical intersectionnel, etc.
18:55On n'y comprend plus rien
18:56et tout le monde s'en fout.
18:57Elle, elle voulait
18:58que les femmes soient respectées.
18:59C'est tout.
18:59Et que les femmes soient l'égales de l'homme.
19:01Et c'est ça, c'est ce qu'elle faisait.
19:02Elle traitait...
19:03Ce n'était pas le féminisme
19:04revanchard et aigri d'aujourd'hui.
19:06Voilà, elle traitait les hommes
19:07comme certains hommes
19:08traitent les femmes.
19:09Et alors ?
19:09Et alors, c'est son problème.
19:10Alors évidemment,
19:11on voyait son tableau de chasse.
19:12Et alors ?
19:13Mais elle n'avait pas de ligne politique
19:15parce qu'elle a été gaulliste,
19:16elle a été giscarde.
19:16Si, elle était à droite.
19:17Elle a été gaulliste,
19:18elle a été giscardienne,
19:19elle a été chiracienne,
19:21elle a été sarkoziste.
19:23Mais enfin, à chaque fois,
19:23c'est pour les interpréter
19:24pour la cause animale.
19:26Et puis finalement,
19:31je pense par exemple à Mitterrand.
19:33Enfin, elle n'était pas du tout
19:33hostile à Mitterrand.
19:34Même s'il y avait l'impression
19:35qu'il s'était un peu foutu de sa gueule.
19:37Pas comme souvent les présidents.
19:38Il la recevait, il disait
19:39oui, oui, vous avez raison,
19:40je vais faire quelque chose.
19:41Macron était le dernier.
19:42Et puis après, il ne foutait rien.
19:43Donc évidemment,
19:44elle a l'impression
19:45d'avoir été abusée, trompée.
19:47Et c'est pour ça qu'elle avait toujours,
19:49ça revenait toujours,
19:50Giscard et De Gaulle.
19:51Et elle disait depuis,
19:52je ne sais pas ce que je fais,
19:53je ne sers à rien.
19:54Cette cause, j'ai dû manger un mal fou.
19:56J'ai reçu que des échecs.
19:58C'était toujours une formule
19:59qui revenait tout le temps.
20:00J'ai échoué partout, etc.
20:02Finalement, ma seule réussite,
20:03c'est les bébés phoques.
20:04Et puis hélas,
20:05le pistolet Matador
20:07qui a été abandonné depuis
20:08dans les abattoirs
20:09et qui était quand même
20:10quelque chose qui,
20:11comment dire,
20:12évitait beaucoup de souffrance
20:14pour les bœufs et les vaches.
20:16Qu'a dit Brigitte Bardot
20:18en 73,
20:19dans ce même entretien ?
20:20Elle a dit
20:20s'il y a un enfer,
20:22c'est l'abattoir.
20:23Parce qu'en plus,
20:24Brigitte Bardot,
20:24elle n'avait pu rentrer
20:25dans des abattoirs.
20:26Elle n'y allait en plus.
20:27Aujourd'hui,
20:27même L214 n'arrive même pas.
20:31Même avec des caméras cachées,
20:32ils n'y arrivent pas.
20:33Et quand ils y arrivent,
20:34ils sont judiciarisés.
20:35Tu as aujourd'hui
20:36plus de 50% des abattoirs français
20:38qui bénéficient de la dérogation
20:40de l'abattage rituel.
20:41Alors qu'ils ne pratiquent pas
20:42forcément l'abattage rituel.
20:43Mais ils ont obtenu la dérogation.
20:45Ce qu'il veut te dire aujourd'hui,
20:47et il n'y a aucune transparence,
20:48non mais je veux le dire
20:49parce que c'est important,
20:50il n'y a aucune transparence
20:51sur les chiffres aujourd'hui
20:52de la viande
20:53qui sont consommées
20:54par le consommateur
20:56parce qu'il n'y a pas d'étiquetage.
20:57Et ça, c'était un des grands combats
20:58de la Fondation Brigitte Bardot.
20:59C'est l'étiquetage.
21:01Parce que tu manges
21:02de la viande rituelle
21:03avec des animaux abattus
21:04sans étourdissement
21:05alors que ce n'est pas
21:06de la viande halal
21:07ou de la viande cachère.
21:08C'est les restes
21:09qui ne sont pas consommés
21:10par le halal et le cachère
21:11parce que l'animal
21:12n'a pas été abattu
21:13dans les conditions requises.
21:14Mais ils ont quand même été tués
21:15sans être étourdis préalablement.
21:17Ça, c'est un grand combat.
21:18Et si les Français
21:19pouvaient aujourd'hui voir
21:20ce qui se passe
21:21dans les abattoirs.
21:22Moi, je te le dis,
21:23le végétarisme,
21:24mais il serait multiplié
21:25par 50%.
21:26Parce que si vous voyez
21:28ce que c'est
21:28la barbarie
21:29de ces endroits-là,
21:30y compris des gens
21:31qui ont travaillé
21:32dans ces endroits-là,
21:33qui finissent
21:33dans des états
21:34pas possibles psychologiquement.
21:35Paul McCartney,
21:37Barbara,
21:37ce que disait
21:38surtout Paul McCartney,
21:39et disait
21:40si les murs
21:42des abattoirs
21:43étaient en verre,
21:44plus personne
21:44ne mangerait de viande.
21:45Ce qui est intéressant
21:46aujourd'hui,
21:46c'est quand on fait
21:47la carrière de Brigitte Bardot
21:48depuis qu'on a pris
21:49sa disparition hier,
21:51on a revu
21:52des extraits de ses films.
21:53Je crois que c'est
21:53France 2
21:54qui a passé le mépris,
21:56je crois,
21:56hier de Godard.
21:58Mais on parle
21:58beaucoup plus finalement
21:59de son combat
22:00pour la cause animale,
22:01de ce qui aura été
22:03sa vie.
22:03C'était l'essentiel
22:04de sa vie.
22:04parce qu'elle est morte
22:05à 90 ans
22:06et elle a arrêté
22:07le cinéma.
22:0720 ans de cinéma,
22:08moins de 20 ans
22:09de cinéma
22:10et 60 ans
22:11de combat
22:12pour l'animal.
22:14C'est normal.
22:15Mais c'est ça
22:15qui est assez paradoxal
22:16pour quelqu'un
22:17qui a cassé les codes
22:17au cinéma au contraire.
22:19En même temps,
22:19elle a eu le temps
22:19de jouer
22:20dans des films
22:21qui sont des classiques.
22:23Le mépris,
22:23il y a des parties
22:24qui sont un peu barbantes,
22:25mais ça fait partie
22:26des grands films.
22:27Oui,
22:27bon,
22:28ça c'est le côté
22:28de Jean-Luc Godard
22:29qui ne peut pas s'empêcher
22:30d'être chiant
22:31de temps en temps.
22:34est ravi de voir
22:35le cul de Parnot.
22:36C'est pour ça
22:37qu'ils auraient mieux fait
22:38de passer la vérité.
22:39La vérité est un très grand film,
22:40je suis désolé.
22:41Henri-Georges Clouseau
22:42est un grand metteur en scène
22:43et la vérité,
22:44il a su en faire quelque chose
22:45et d'ailleurs,
22:46je le répète,
22:46Gabin qui avait quand même
22:47la langue a beaucoup de choux,
22:49il disait
22:49c'est quand même une bonne actrice.
22:51Est-ce qu'on retient
22:51la vérité de Clouseau ?
22:53On retient aussi
22:53quand elle monte sa jupe
22:55et la tirade aussi ensuite
22:56au tribunal.
22:57Non mais je suis désolé,
22:58ce sont des images
22:59qui ont marqué.
22:59La tirade au tribunal,
23:04elles sont montées,
23:05on le fait en plusieurs étapes.
23:06C'est en une surprise.
23:06Elle a fait ça en une surprise.
23:08Alors c'est vrai que Clouseau
23:09était dur avec elle,
23:10on en parlait d'une gifle
23:12et je pense qu'il était
23:14comme souvent d'ailleurs
23:14avec ses actrices et ses acteurs,
23:16il était très exigeant.
23:17Elle a raconté dans cette interview
23:20avec Pivot
23:21que pendant les essais,
23:22pour la vérité,
23:24il lui a fait passer une scène,
23:27on dirait aujourd'hui
23:27une scène d'amour,
23:30dans un lit,
23:31elle ne se rappelle pas
23:32mais elle devait être
23:33à moitié nue ou nue,
23:34avec,
23:35il y a eu Jean-Louis Trintignant,
23:36Samy Frère,
23:37enfin il y en a eu cinq
23:38qui sont passés faire les essais,
23:39elle dit cinq fois
23:40j'ai dû faire la chose.
23:41Mais aujourd'hui,
23:42mais aujourd'hui,
23:43elles seraient déjà toutes,
23:44elles auraient fait 50 MeToo,
23:46Godrech serait déjà en PLS,
23:48mais le cinéma de l'époque
23:49c'était ça
23:50et Brigitte Bardot,
23:51ne t'inquiète pas
23:51qu'il n'y en a pas un
23:52qui a dû essayer
23:52de faire quelque chose
23:53parce qu'à mon avis,
23:54c'était comme les Fanny Ardant,
23:55les Hadjani
23:56ou les Béatrice Dalle,
23:57ils se seraient pris
23:57une grande table dans la tronche.
23:59Elle avait du caractère,
24:02mais c'est ça qui manque aussi.
24:04Aujourd'hui,
24:05vous recevez des acteurs
24:06et des actrices
24:07ils font attention,
24:09ils font très attention
24:10le parti médiatique,
24:12la bien-pensance par-ci,
24:13la presse par-là.
24:15Ils sont très positifs,
24:16ils répètent tous les mêmes choses
24:18et quand par hasard
24:19Jean Dujardin dit
24:20j'aime la France,
24:21il en prend plein la gueule.
24:22C'est ça aussi la France d'aujourd'hui.
24:23Et t'as des assistants
24:24pour regarder ce que tu fais
24:25pendant les scènes au cinéma.
24:26Elle fait vraiment partie
24:28de la France d'avant
24:29en cela que,
24:30comme d'ailleurs son copain
24:31Alain Delon,
24:32parce que c'est les deux mêmes,
24:33ce sont deux acteurs français
24:36qui ont fait une carrière internationale
24:39que Hollywood aurait aimé
24:41amener chez eux.
24:44Non, non, mais que...
24:44Elle l'a pas fait.
24:44Elle avait même déchiré
24:45avec Marlon Brando.
24:46Mais attendez,
24:47je suis désolé,
24:48Delon non plus,
24:49ils n'ont pas voulu,
24:50mais non,
24:50parce qu'ils préféraient
24:51rester en France
24:52parce que c'était
24:53des franches ouillards.
24:55Non, ils préféraient la France.
24:56Et Delon aimait les animaux aussi.
24:57Delon aussi,
24:59les chiens notamment.
25:00Merci d'être passé
25:01nous parler de Bardot.
25:03Finalement,
25:04est-ce qu'elle aura
25:04un hommage national ?
25:05Est-ce qu'il faut
25:05un hommage national
25:05pour Brigitte Bardot ou pas ?
25:07Moi, je trouve ça très bien,
25:08mais je ne pense pas
25:08qu'elle aura d'hommage national.
25:10On ne voit pas Macron
25:11faire un hommage national.
25:13Lui aussi,
25:13il rase les murs.
25:14Mais ça serait bien
25:16un hommage national.
25:17Ça nous changerait.
25:18Oui, j'aimerais bien.
25:20Merci,
25:20François-Olivier Gisbert,
25:21voyage dans la France
25:21d'avant chez Gallimard
25:22avec ses pages
25:23qui sont consacrées
25:24à Brigitte Bardot
25:25qui était votre amie.
25:26Merci d'avoir été
25:27dans les juges
25:27et dans les grandes gueules.
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