- il y a 4 mois
Ce mercredi 17 septembre, Joffrey Ouafqa, directeur des gestions chez Auris Gestion, Romain Daubry, consultant pour Bourse Direct, et Franck Morel, président de ZoneBourse, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:04Alors il sort tout juste du lac d'Annecy où il venait de se baigner.
00:06Franck Morel s'est rendu compte qu'il était temps de revenir en studio pour le rendez-vous du mercredi.
00:12BFM Bourse effectivement de justesse, ric-rac, mais il est là, il est ponctuel, président de Zone Bourse.
00:16Bonsoir Franck, ravi de vous retrouver.
00:19Bonjour à tous.
00:20Merci.
00:21Quelle présentation.
00:23Geoffrey Ouafka, bonsoir Geoffrey.
00:24Bonsoir Guilherme.
00:25Directeur de gestion d'Orice Gestion, on est ravi aussi de vous retrouver Geoffrey.
00:27Merci de nous avoir rejoint ici en plateau.
00:30Le CAC termine à moins 0,4 avant la fête de ce soir.
00:33Avant de parler de la tech, que ce soit aux Etats-Unis, en Chine, secteur bancaire qui se sera reculé.
00:39Est-ce qu'il y a une valeur comme ça en Europe ?
00:41Une valeur dont vous vous dites, ici, chez nous, en Europe, celle-ci, elle a du potentiel.
00:45Oui, moi je choisis une valeur de la conso discrétionnaire.
00:48S'il fallait en avoir qu'une seule, je choisirais Inditex.
00:52Pourquoi ? Le titre avait beaucoup baissé.
00:53Depuis le début de l'année, moins 17% avant sa publication de septembre.
00:57Parce que le marché craignait un ralentissement des ventes en Europe, qui représente 70% de son chiffre d'affaires.
01:03Sauf que publication de septembre arrive, et en fait, on s'aperçoit que la croissance des ventes a plutôt tendance à accélérer.
01:09Au deuxième trimestre, c'est plus 6%.
01:11Et sur les premières semaines du troisième trimestre, la croissance accélère à plus 9%.
01:15Pourquoi ? Parce que les marques du groupe Inditex, à commencer par Zara, en fait, sont tout à fait adaptées à ce cycle économique où le consommateur commence à faire attention au prix des produits.
01:26Et typiquement, quand vous allez chez Zara, vous avez quand même des prix qui sont attractifs pour une qualité qui est tout à fait respectable.
01:33Donc, on a une croissance des ventes qui est en train d'accélérer, une valorisation qui est assez faible.
01:38Finalement, on est en dessous de la moyenne à 10 ans, on a 22 fois contre 24-25 fois les résultats sur une moyenne à 10 ans.
01:45Moi, je trouve que cette valeur, elle est extrêmement résiliente dans sa capacité, justement, à continuer de faire croître ses ventes et à préserver ses marges,
01:53malgré l'inflation des coûts matière qu'elle subit également.
01:56Oui, effectivement, Inditex qui a gagné ce soir un peu plus de 0,7%, alors que parallèlement, la fast ultra fast fashion continue de montrer les griffes.
02:05C'est le cas de Chine, par exemple, qui a trouvé ce partenariat avec Pimki.
02:09Alors ça, ça perturbe une partie quand même de ce secteur de l'habillement aussi, qui dit attention, là, il y a une forme de trahison de la part de Pimki,
02:18cette agressivité de la part de Chine.
02:20Bon, ça n'a pas en tout cas empêché la maison mère de Zara aujourd'hui de progresser en bourse à la bourse de Madrid,
02:25plus 0,8% pour Inditex, que vous aimez bien, valeur favorite en ce moment en Europe.
02:30Franck, même question, si on avait une aujourd'hui à choisir plus que les autres en Europe, ce serait laquelle ?
02:38Écoutez, en Europe, on en a 20 qu'on adore, puisqu'on est positionné dessus.
02:42On a 20 sociétés dans notre portefeuille Europe.
02:44En ce moment, et puisque vous me l'avez demandé, je pense que AutoOne Group peut être tout à fait intéressante.
02:55C'est une société allemande, un éditeur logiciel, sur lequel on est positionné, on est en forte plus-value.
03:02Mais je pense que le potentiel reste très important.
03:04C'est une société de très forte croissance, qui jusqu'à il y a peu n'était pas rentable,
03:10et qui vient de basculer dans la rentabilité, et donc qui basse d'un modèle de valorisation en valeur d'entreprise, en multiple de résultats.
03:18Donc vous avez une élasticité sur la valorisation qui peut être importante.
03:23Et donc AutoOne Group, je pense qu'il reste du potentiel sur cette société dans laquelle nous sommes investis.
03:30Romain, on vous retrouve chez Bourse Directe, AutoOne Group.
03:33Je ne sais pas si c'est une valeur que vous suivez dans vos graphes, vos graphies,
03:35sur lesquelles il y a une analyse technique intéressante ce soir à livrer à nos auditeurs.
03:38Mais est-ce que d'un point de vue technique, graphique, vous pressentez qu'effectivement le potentiel dont nous parle, Franck, pourra se matérialiser ?
03:46Alors je ne la suis pas, on ne peut pas vous répondre.
03:49Je suis désolé, je les suis quasiment toutes, mais celles-ci, je ne l'avais pas vues.
03:52Donc AutoOne Group, je ne vais pas vous répondre dans le vide.
03:54Bon, ce n'est pas grave. Deuxième chance dans un instant, parce qu'il y a d'autres valeurs qui auront marqué cette séance.
03:59Juste avant, beaucoup de questions d'auditeurs.
04:00Et concernant la tech, on parlera de la tech chinoise dans un instant,
04:03mais cet auditeur s'appelle Débé, il nous a écrit sur X et lui, ce qui l'intéresse, c'est la hausse d'Oracle depuis la semaine dernière.
04:09En plus, Oracle pourrait participer à la reprise de TikTok.
04:13Et il nous demande, Débé, s'il faut privilégier Oracle ou plutôt Broadcom que tout le monde nous présentait,
04:18ou presque tout le monde comme la prochaine grande star de la tech US.
04:21Plutôt Oracle ou plutôt Broadcom d'après vous, Geoffrey ?
04:23Alors, les deux sont très différentes.
04:25Broadcom est plus lié à une activité dans les semi-conducteurs qui, effectivement, bénéficie des dépenses de CAPEX
04:31dans les infrastructures liées à l'intelligence artificielle.
04:34Et Oracle, ce n'est plus les solutions cloud qui sont, elles, utilisées aussi dans l'intelligence artificielle,
04:40plus ces solutions logicielles dans les bases de données.
04:42Donc, ces deux métiers qui sont très différents.
04:44Néanmoins, elles bénéficient de l'intelligence artificielle.
04:46Donc, j'ai envie de dire, autant prendre les deux,
04:48surfer sur cette tendance de fond des dépenses d'investissement des hyperscalers dans l'intelligence artificielle,
04:53néanmoins, un tout petit bémol,
04:56je trouve que les annonces de dépenses d'investissement des hyperscalers sont de plus en plus importantes.
05:01On a l'impression que c'est à celui qui va annoncer les plus grosses dépenses de CAPEX.
05:04On n'a pas l'impression que tout ça devienne très rationnel.
05:08Et je pense que dans les mois, voire les années à venir,
05:10en fait, les 300, 400, 500 milliards qu'on annonce pourraient être réduits
05:14au fur et à mesure qu'on s'apercevra que, finalement, les dépenses de CAPEX,
05:17on n'a plus besoin autant à partir du moment où les modèles sont déjà bien développés.
05:21C'est Louis de Montalembert, il y a quelques jours, qui nous disait,
05:23attention, parce que ces montants annoncés autour d'Oracle,
05:25ils peuvent commencer à faire penser à 2000.
05:27C'est vrai que les techs américaines, aujourd'hui, elles font du chiffre,
05:30il n'y a aucun problème, elles ont des trésors énormes,
05:32mais là, on finit par se demander où est-ce qu'ils vont puiser tout ça
05:35et peut-être, attention, à ne pas instiller une forme de parfum de 2000.
05:39Mais donc, vous choisissez de ne pas choisir.
05:41Entre Oracle et Broadcom, vous prenez les deux, vous.
05:42On surfe la vague et avant qu'elle se casse, on va essayer de sortir.
05:46Bon, Franck, vous choisissez les deux ou quand même, vous avez une préférence ?
05:49Alors, nous, on a longtemps été actionnaires de Broadcom.
05:53On a pris nos bénéfices, évidemment, trop tôt.
05:56Mais on a aussi Oracle en portefeuille.
05:59On l'avait la semaine dernière et on l'a toujours en portefeuille.
06:01Donc, on a profité du plus 40% à l'ouverture.
06:04On avait vu qu'il y avait des liens qui paraissaient étroits
06:08entre Trump et Larry Ellison, le patron d'Oracle,
06:13qui, avec SoftBank, a bénéficié…
06:19En gros, c'est un changement de paradigme pour Oracle,
06:21qui était historiquement un éditeur logiciel
06:23et qui bascule dans un des quatre fournisseurs de cloud,
06:27puisqu'il y avait Google, Cloud, Azure avec Microsoft
06:31et puis AWS avec Amazon.
06:33Et bien, maintenant, vous avez Oracle qui est entré dans la danse.
06:36Et c'est surtout pour cette raison que l'action a explosé la semaine dernière.
06:39Alors, la grosse annonce repose aussi sur le fait
06:42que OpenAI va, a priori, dépenser 300-350 milliards
06:47dans les années qui viennent, notamment pour Oracle.
06:51Le truc, c'est que pour le moment, OpenAI ne les a pas, ces 350 milliards.
06:54Donc, ça implique des augmentations de capital sur augmentation de capital
06:57pour ensuite respecter des promesses.
07:00Donc, on est actionnaire d'Oracle.
07:01On est toujours dessus.
07:04Mais je suis assez d'accord sur les commentaires de mon père
07:10qui vient de s'exprimer sur le fait que ça commence à ressembler à 2000.
07:18Et donc, voilà, Oracle fait partie des sociétés
07:23les plus fortement valorisées de notre portefeuille.
07:25Broadcom, qui se paye 27 fois son chiffre d'affaires en valeur d'entreprise,
07:29on ne sait plus faire et on est en dehors de la course.
07:31Bon, est-ce qu'il faut du coup privilégier plutôt la tech chinoise, Franck ?
07:34Parce qu'elle est beaucoup moins chère, cette tech chinoise,
07:35et qu'elle est en pleine ascension, en pleine dynamique, pour le coup.
07:38Ce soir, aujourd'hui, Baidu à Hong Kong a gagné plus de 15%.
07:41Ce qui propulse Hong Kong, la bourse de Hong Kong, a un peu plus de 4 ans.
07:44Est-ce que dans cette tech chinoise, là, vous voyez peut-être plus d'opportunités aujourd'hui ?
07:48Alors, on est, figurez-vous, aussi investis sur la tech chinoise,
07:54puisqu'on a un portefeuille Asie chez les zones bourses.
07:57Donc, on a notamment du Alibaba et du Tencent en portefeuille.
08:01Et puis, on a fortement profité.
08:05Le portefeuille est à plus 40 depuis le 1er janvier.
08:09En fait, il y a plusieurs informations.
08:11La première, la grosse, qui a fait que la tech chinoise a rebondi,
08:15c'est l'affaire Dipsic.
08:18Les Chinois ont, en gros, démontré qu'ils n'étaient pas plus bêtes que nous.
08:21Enfin, en tout cas, que les Américains.
08:22Je ne dis pas les Européens, puisqu'on est plutôt les derniers de la classe en ce moment.
08:25Mais qu'en gros, les Chinois étaient capables de faire aussi bien,
08:28avec moins de moyens et moins de puissance.
08:32Donc, ça a complètement réveillé le secteur de la tech chinoise.
08:36On en a profité.
08:37On est toujours dessus.
08:38Elles sont nettement moins bien valorisées.
08:40Leur marché est aussi très important.
08:42On a une autre info de taille aujourd'hui,
08:44avec le fait que la Chine veuille potentiellement interdire les puces Nvidia.
08:48Ce qui laisse supposer que les alternatives chinoises
08:51seraient suffisamment efficaces pour qu'on se passe d'Nvidia.
08:56Donc, il y a deux informations en une.
08:57C'est que Nvidia peut perdre un marché relativement important.
09:03Et deuxièmement, elle peut aussi perdre son hégémonie.
09:06En tout cas, manifestement, les Chinois ont l'air sur deux.
09:08Donc, il y a plein de choses qui se passent.
09:11En Chine, on est sur une phase de reprise.
09:14On a des dépenses publicitaires qui augmentent.
09:17Donc, les planètes s'alignent pour la Chine.
09:23Et il ne faut clairement pas oublier ce coin du monde
09:25dans lequel on est investi et dans lequel j'incite à investir.
09:28Si on veut acheter du Tencent et qu'on n'a pas, par exemple, accès au marché chinois ou Hongkongais,
09:36nous, on passe par Hongkong, évidemment,
09:38eh bien, on peut toujours acheter du Prosus, qui est la holding cotée aux Pays-Bas,
09:42qui détient 24% de Tencent.
09:44Option 1.
09:45Option 2, on peut acheter un ETF.
09:48Un ETF tech, notamment l'ETF HSBC Hang Seng Tech, code HSTC,
09:55qui permettra de profiter de la tech chinoise.
09:58Mais de plus en plus de courtiers en ligne vous permettent d'accéder au marché chinois.
10:02Et je vous invite à investir directement sur place.
10:05Oui, Geoffrey, il y a des valeurs chinoises comme ça,
10:07dans lesquelles vous choisissez désormais de vous intéresser intellectuellement.
10:11C'était sans doute déjà le cas, mais d'y mettre vraiment de l'argent,
10:14d'investir et d'exposer vos clients.
10:15Oui, dans nos allocations, on a des actions chinoises.
10:18Et effectivement, je reprends le point de Franck,
10:21quand vous avez des sociétés très similaires à des sociétés américaines,
10:25et que vous les payez deux fois moins cher pour des perspectives de croissance
10:27qui sont parfois même supérieures.
10:29Et je prends l'exemple d'Alibaba.
10:31Alibaba, c'est le Amazon chinois.
10:33Deux tiers de son chiffre d'affaires, c'est la grande distribution à travers le site Internet.
10:37Il y a un effet aussi très positif en ce moment,
10:40c'est la campagne anti-concurrence excessive en Chine,
10:43qui va permettre au prix de remonter.
10:45Et on avait quand même cette crainte de déflation en Chine.
10:47Ça, c'est en train d'être plutôt derrière nous.
10:49Donc ça, c'est sur les activités de grande distribution d'Alibaba.
10:53Sur l'activité cloud, évidemment, elle bénéficie des dépenses d'investissement
10:56dans l'intelligence artificielle.
10:58Et enfin, vous avez le retour de Jack Ma dans les petits papiers du gouvernement,
11:00qui revient aussi aux manettes d'Alibaba.
11:02Donc Alibaba, vous ne la payez qu'un soit les résultats,
11:04pour des croissances de bénéfices autour de 20% par an.
11:07C'est bien meilleur qu'Amazon,
11:08que vous payez 30 fois pour des croissances de bénéfices inférieures.
11:11Donc, il faut en avoir.
11:13On vous rappelle ce soir,
11:14la tech chinoise qui continue, qui poursuit sur sa lancée.
11:17Alibaba, tiens, on vous retrouve à nouveau, Romain Dobry.
11:19Alibaba, aujourd'hui, c'est Baidou, la star,
11:21qui a gagné plus de 15%,
11:22mais Alibaba avait déjà progressé auparavant
11:25et reste sur une performance depuis le début du mois
11:27de plus de 40%.
11:28Enfin, c'est assez renversant aussi ce que fait Alibaba,
11:30rien que depuis le début du mois.
11:31Est-ce que vous y trouvez à cette valeur beaucoup de potentiel, Romain ?
11:34Mais oui, encore du potentiel.
11:36À court terme, c'est peut-être Baidou
11:38qui a le plus gros potentiel de rattrapage encore,
11:40même si elle vient d'atteindre une cible graphique.
11:42Mais Alibaba a débordé un niveau clé,
11:45c'est 139, il y a quelques semaines maintenant,
11:47quelques jours maintenant.
11:48Et ça ouvre un potentiel énorme.
11:51En fait, elle a formé une structure de retournement
11:53de très long terme, entre 2022 et le mois de septembre,
11:57récent, qui ouvre un potentiel très important.
12:00Donc, on peut aller chercher des extensions
12:01en direction de 208.
12:03Et pourquoi pas d'aller rechercher des niveaux,
12:05non pas proche du top historique,
12:06mais aux alentours de 243 dans un premier temps.
12:08Donc, il y a encore beaucoup, beaucoup de place
12:10pour Alibaba, pour les techs chinoises d'une façon générale.
12:14Et effectivement, il y a un vrai mouvement de long terme
12:16qui se met en place.
12:17Je voulais juste vous dire un mot de Ottawa,
12:19parce que j'étais quand même intrigué
12:22et j'ai confiance dans l'analyse de Franck.
12:24Donc, je suis allé voir le titre.
12:26Et effectivement, elle forme aussi ce qu'on appelle
12:27un rounding bottom.
12:28C'est pourtant une figure assez rare,
12:30mais c'est très positif.
12:31Tant qu'on est au droit de 23 à 66,
12:33on a des extensions qui peuvent mener à 44,14.
12:36Et ça, c'est intéressant quand l'analyse graphique
12:37rejoint l'analyse fondamentale AutoOne.
12:39Donc, tiens, Nestlé, il faut quand même
12:41qu'on en dise un mot.
12:42Nestlé, ce soir, a reculé à la bourse de Zurich
12:43après l'annonce du départ,
12:44après le DG il y a quelques semaines.
12:46Maintenant, c'est le président qui s'en va,
12:47Geoffrey Nestlé.
12:48C'est compliqué.
12:48Moins 20% en six mois en bourse.
12:50Moins 20% en six mois.
12:52Il faut savoir que si 2025 se termine encore
12:54avec une baisse de l'action,
12:56ça fera quatre années consécutives
12:58de baisse du cours de Nestlé.
12:59C'est du jamais vu historiquement.
13:01D'où la nécessité d'accélérer la transition
13:03et la transition du management.
13:04Le président devait quand même partir en avril.
13:06Donc, on a juste anticipé les choses.
13:08Ça permet effectivement de répondre
13:10aux nombreux problèmes de la société.
13:12Son nombre de trois.
13:13Le premier, c'est évidemment
13:14l'arrivée des médicaments anti-obésités
13:16qui vient pénaliser le chiffre d'affaires de Nestlé.
13:19Trois ans de baisse du chiffre d'affaires
13:20depuis l'arrivée des médicaments anti-obésités.
13:22Deuxième point, augmentation des matières premières.
13:24Le prix du café a été multiplié par trois depuis 2021.
13:28Évidemment que Nestlé n'a pas pu augmenter d'autant ses prix.
13:33Troisième point, beaucoup d'activités
13:35qui sont peu rentables.
13:36Il y a peu de croissance.
13:37Et là, les actionnaires vont commencer
13:39à réclamer des ventes pour éventuellement
13:41redistribuer du cash aux actionnaires.
13:43Le successeur aura beaucoup de travaux devant lui.
13:45Les douze travaux pour Nestlé, effectivement.
13:47Tiens, l'IA participe à ce rendez-vous chaque soir.
13:50L'intelligence artificielle, on lui demande chaque soir
13:52de vous poser aussi une question à propos de Nestlé.
13:54Voici sa question.
13:55Vu en plus les récentes allégations
13:57sur l'exploitation de ressources d'eau en zone aride par Nestlé
14:00avec des boycotts et des amendes
14:02qui ont déjà été infligées à Nestlé,
14:03comment évoluez-vous le risque que ce groupe
14:06finisse par devenir un paria boursier ?
14:08Elle est dure, l'IA, sur le terme paria.
14:10Mais voilà, problème ESG,
14:11le poids de l'ESG sur Nestlé,
14:13ça participe aussi à la sous-performance ?
14:15Alors oui, il y a des sujets ESG pour le groupe
14:19qui sont effectivement un petit peu compliqués à répondre
14:21pour Nestlé.
14:23À l'heure actuelle, les réponses sont d'ailleurs
14:24pas forcément très satisfaisantes à ce niveau-là.
14:27Néanmoins, on le sait aussi,
14:28depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir,
14:29les problématiques ESG, globalement,
14:31dans l'industrie financière,
14:33elles ont un petit peu moins le vent dans le dos.
14:35Et d'ailleurs, ça se voit aussi à travers
14:36l'intérêt des clients pour les fonds ESG.
14:39Geoffrey Wafka était avec nous ce soir.
14:41Merci à nos trois experts,
14:42directeurs des gestions d'Orizz Gestion,
14:43Franck Morel qu'on salue depuis Zone Bourse
14:45et Romain Dobry pour Bourse Direct.
14:47Est-ce que, alors que les marchés sont au plus haut,
14:49on a encore le droit d'être optimiste
14:50pour la suite en bourse ?
14:51Est-ce qu'on peut être optimiste
14:52même quand on est déjà au plus haut ?
14:54C'est une question à laquelle a répondu très cash.
14:56David Kruk, dans cette séquence,
14:58la bourse cash, elle est disponible,
14:59ça y est, en replay sur l'application BFM Business.
15:02Dans un instant, Edwige Chevrillon,
15:03le 18-19, Edwige Chevrillon.
15:05Bonne soirée à tous.
Commentaires