Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
Ce mercredi 10 septembre, Olivier Raingeard, chief investment officer chez Neuflize OBC, et Geoffroy Lenoir, co-directeur de la gestion collective d'Ofi Invest Asset Management, ont abordé le record atteint mardi soir aux États-Unis alors que les chiffres de l'emploi américain ont été revus à la baisse, et les valeurs technologiques portant Wall Street, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Face à face, deux acteurs de marché, deux regards différents sur la situation financière, monétaire et puis bien sûr sur ces records qui n'en finissent plus d'être touchés bien sûr du côté des Etats-Unis.
00:11Encore hier soir, les trois indices américains ont touché des plus hauts à la clôture.
00:15Olivier Ringard, Chief Investment Officer chez Neuflis OBC. Bonjour Olivier Ringard.
00:20Bonjour.
00:21Merci d'être avec nous en plateau ce matin avec Geoffroy Lenoir, co-directeur de la gestion collective d'OFI Asset Management.
00:27Bonjour Geoffroy Lenoir, merci également d'être avec nous en plateau.
00:31En effet, encore hier soir, des records touchés du côté des Etats-Unis.
00:35Alors qu'Olivier Ringard, on a vu le Bureau des statistiques qui a revu fortement à la baisse les créations de postes.
00:42Alors ce sont des chiffres annuels, c'est sûr, allez, mars-avril 2024 à mars 2025.
00:48Néanmoins, c'est la plus grosse révision à la baisse en l'espace de 20 ans aux Etats-Unis.
00:52Oui, mais c'est le passé.
00:53D'abord, c'est une histoire passée et ensuite, c'est une histoire à peu près connue.
01:00On a vu au cours de ces derniers mois des révisions déjà, des statistiques du marché de l'emploi qui étaient assez significatives,
01:09celle du mois de mai, celle du mois de juin.
01:12Donc les investisseurs avaient bien compris que ce marché de l'emploi était en train de ralentir
01:17et ralentir un peu plus puissamment qu'estimé.
01:21Donc il nous semble que cette révision est intégrée.
01:24Et ce qui intéresse désormais les investisseurs, c'est le futur.
01:28Et sur le futur, vous avez aujourd'hui deux camps qui sont en train de s'opposer.
01:33Le premier qui considère que l'économie américaine est véritablement en train d'absorber ce choc de hausse des tarifs douaniers
01:44qui pèsent in fine sur le consommateur américain et sur les marges des entreprises américaines.
01:51Et donc la Banque Centrale Américaine doit baisser très rapidement ses taux d'intérêt.
01:54Et un autre courant qui défend l'idée que, in fine, on est plutôt dans une situation Goldilocks, boucle d'or,
02:02où l'économie américaine est en train de ralentir mais de manière contrôlée.
02:06L'inflation est en train également progressivement de décélérer.
02:10Et qui plus est, la Banque Centrale Américaine va baisser les taux,
02:13ce qui est plutôt favorable, toute chose égale par ailleurs, aux actifs risqués.
02:17Dans un instant, vous allez nous donner vos prévisions chez Neuflis
02:19en termes d'anticipation de baisse de taux aux Etats-Unis.
02:22Juste avant, Geoffroy Lenoir, on retourne dans un scénario comme il y a quelques mois
02:26où bad news, mauvaise nouvelle, c'est bonne nouvelle.
02:29Oui, pour l'instant, c'est ça.
02:31C'est vrai que sur les chiffres de l'emploi, on avait eu le fameux non-de-femme payroll
02:35qui est sorti la semaine dernière.
02:36Je crois qu'on était à 22 000 créations d'emploi, donc c'était assez faible, on va dire.
02:40Et donc c'est perçu par les marchés comme étant une bonne nouvelle
02:42puisqu'on se dit que la Réserve fédérale n'aura pas d'autre choix que de baisser ses taux.
02:46Donc là, on a une réunion au mois de septembre.
02:49Je crois qu'il y a un consensus assez marqué dans le marché pour qu'il y ait une baisse
02:52de 25 points de base, ça a l'air d'être assez certain.
02:55Est-ce qu'il peut y avoir un peu plus ? Pourquoi pas ?
02:56Le marché commence à anticiper un petit peu plus, peut-être une possibilité de baisser de 50 points de base.
03:01Maintenant, ça reste ouvert.
03:03Alors les révisions du BLS ouvrent la porte pour une révision,
03:06justement pour une anticipation de baisse de 50 points de base.
03:10Maintenant, ce qui va être important, c'est plus le discours, la tendance.
03:12Et puis, si on rentre dans un nouveau cycle de baisse de taux,
03:17parce qu'on a déjà eu des baisses de taux de la Fed qui ont commencé il y a plus d'un an maintenant,
03:22est-ce qu'on va avoir ces baisses-là ?
03:24Aujourd'hui, le marché s'attend à six baisses de taux d'ici à fin 2026,
03:29possiblement trois baisses dès cette année.
03:32Alors, est-ce que ce serait 50 et 25 ?
03:34Est-ce que ça peut être trois fois 25 ?
03:35Parce qu'il y a encore trois réunions cette année.
03:37Et puis encore trois baisses l'année prochaine.
03:39Mais c'est vrai que ce qui est intéressant, c'est qu'on voit que ça va dans le sens de Donald Trump.
03:42Donald Trump a toujours appelé à baisser la Fed, à baisser ses taux.
03:46On l'a vu avec des moyens de pression assez forts.
03:48Il a demandé le licenciement explicite de la gouverneure Lisa Cook.
03:54Visiblement, on a eu une réponse de la justice aujourd'hui qui a indiqué que ce licenciement n'était pas légal,
04:01donc il ne devrait pas avoir lieu.
04:02Lisa Cook devrait donc se maintenir en tant que membre de la Réserve fédérale
04:08et donc participer à ce vote du mois de septembre.
04:12Alors, ça n'empêche pas que Lisa Cook peut voter pour une baisse de taux.
04:14Ce n'est pas parce qu'elle n'a pas forcément été élue sous Donald Trump, qu'elle a été élue sous Joe Biden,
04:19qu'elle ne va pas voter pour une baisse de taux.
04:21Mais en tout cas, c'est vrai qu'on a eu ces dernières semaines tout un discours sur l'indépendance de la Banque Centrale,
04:26sur le fait que Donald Trump allait vraiment influencer cette Banque Centrale pour la forcer à baisser ses taux,
04:31ce qui maintiendrait bien évidemment l'économie dans un bon état,
04:35qui permettrait d'avoir les actifs risqués qui se tiennent bien
04:38et qui permettrait aussi de refinancer la dette américaine à moindre coût.
04:42Néanmoins, pour les entreprises, ce n'est pas forcément une bonne nouvelle,
04:44cette économie qui va moins bien, Olivier Ringard.
04:48Ce serait intéressant de voir les résultats trimestriels des sociétés dans un mois,
04:51mais je me souviens que lors des résultats trimestriels du deuxième trimestre,
04:56il y avait pas mal d'inquiétudes sur la consommation.
04:58Est-ce que le consommateur américain sera toujours là ?
05:00Bon, forcément, quand vous perdez votre emploi,
05:02quand vous avez une situation qui est plus fragile,
05:04vous réduisez à la baisse vos dépenses.
05:06Oui, c'est vrai, l'histoire du consommateur américain n'est pas nouvelle.
05:11On s'interroge depuis maintenant plusieurs années sur le consommateur américain.
05:16Et lorsqu'on regarde cette situation,
05:18on trouve qu'elle reste encore relativement solide, pour plusieurs raisons.
05:22D'abord, lorsque vous regardez son endettement,
05:24son endettement est somme toute sur des niveaux historiquement bas
05:29par rapport à ce qu'on a connu au cours de ces 20 dernières années.
05:31Vous avez un niveau d'endettement du consommateur américain en pourcentage du PIB
05:34qui est sous les 70%.
05:36Pour rappel, en 2007, on était au-dessus des 100%.
05:40Deuxième élément, si on regarde les actifs des ménages américains,
05:45la valorisation des actifs et la richesse nette des ménages américains
05:49est historiquement élevée.
05:52Troisième élément, quand on regarde les revenus des ménages américains
05:55en rythme nominal, ceux-ci progressent de plus de 4% en glissement annuel
06:00et en rythme réel, on est en territoire positif.
06:03Ce qui est également un facteur de soutien à la consommation.
06:07D'où le fait que, jusqu'à présent,
06:09ce consommateur américain continue à soutenir l'économie américaine.
06:14Et on a des chiffres au premier semestre de consommation
06:18qui sont restés relativement résilients.
06:21Si on se projette, ce que l'on anticipe,
06:24c'est une résilience encore de ce consommateur américain.
06:28Évidemment, il va être exposé à une pression sur son revenu réel
06:35avec probablement une accélération de l'inflation d'ici à la fin de l'année.
06:39Mais pour l'instant, nous considérons que cette accélération de l'inflation
06:44ne sera que temporaire, le temps que cette augmentation des droits de douane
06:50soit enregistrée dans l'économie américaine.
06:56Et du côté du marché de l'emploi,
06:58c'est vrai que le marché de l'emploi est moins dynamique,
07:02mais il est moins dynamique aussi bien du côté de l'offre de travail
07:05que de la demande de travail.
07:07Donc il ne semble pas qu'il y ait un déséquilibre en l'état très important.
07:11Donc en synthèse, le consommateur américain,
07:14il nous semble devoir continuer à soutenir modérément l'économie américaine.
07:20Par rapport aux résultats des entreprises,
07:23c'est vrai qu'on s'inquiétait sur le deuxième trimestre,
07:26mais on s'inquiétait à mauvais titre, si je puis dire,
07:31puisqu'on considérait que les droits de douane allaient déjà produire leur impact,
07:34alors que les droits de douane ne produisent en fine leur impact
07:37que depuis le mois de juillet et également le mois d'août.
07:41Donc il est probable effectivement qu'au cours de la saison de publication
07:47des résultats des entreprises, donc fin septembre, octobre,
07:50on ait une phase un peu plus chahutée sur cette publication
07:55des résultats des entreprises américaines.
07:58En tout cas, le mois de septembre, qui est historiquement l'un des plus mauvais mois aux États-Unis,
08:02nous ne sommes pour l'instant que le 10 septembre,
08:04mais pour l'instant, ça se passe très bien quand même, Geoffroy Lenoir,
08:07par rapport à tout ce qui vient de nous être décrit.
08:09Oui, pour l'instant, ça se passe très bien.
08:10C'est vrai qu'on a eu aussi un bel été.
08:12Le mois de juillet, le mois d'août, c'est plutôt bien passé sur les marchés.
08:16Les marchés actions ont continué leur progression.
08:18Donc c'est vrai qu'il n'y a pas d'inquiétude aujourd'hui de la part des investisseurs
08:20sur justement une faiblesse du consommateur américain,
08:24mais ça reste à surveiller.
08:26Parce que comme ça a été dit juste précédemment,
08:28on peut s'attendre à des révisions en termes de perspectives de bénéfices des entreprises.
08:34Alors il faut bien séparer la zone euro des États-Unis.
08:38C'est vrai qu'aujourd'hui, quand on regarde les perspectives de bénéfices en zone euro,
08:41on est proche de zéro sur 2025.
08:44Sur 2026, on a des perspectives qui s'élèvent à presque 12%.
08:49Aux États-Unis, on reste sur ce rythme de perspective de croissance des bénéfices
08:54autour de 11, 12, 13%.
08:55Donc on a ces croissances qui se maintiennent.
08:59Ce qui va être important à regarder, c'est la prochaine publication des résultats.
09:03Parce que pour l'instant, la dernière publication des résultats des entreprises
09:05a été très bonne aux États-Unis, moyenne en Europe.
09:09Ce qu'il faudra voir, c'est est-ce que ça se poursuit
09:11compte tenu de toute l'incertitude qu'il y a aujourd'hui.
09:16Alors l'état-reduinier, c'est un petit peu derrière nous,
09:17mais il y a encore beaucoup de détails à avoir,
09:19notamment secteur par secteur, et puis quel est l'impact que ça aura société par société.
09:24Ce qu'on note aujourd'hui sur les tarifs douaniers,
09:26c'était par rapport à toutes les annonces de Donald Trump,
09:29en fait les tarifs douaniers aux États-Unis,
09:32ils seraient passés de 2% à à peu près 18% en moyenne,
09:35avec tous ces partenaires commerciaux.
09:37Aujourd'hui, on n'est qu'à 11%.
09:39Donc ça veut dire qu'il y a encore des détails à avoir,
09:41et il y a encore peut-être des implémentations de tarifs
09:44qui doivent avoir lieu pour atteindre ces 18%.
09:47Alors peut-être qu'on n'atteindra pas ces 18%,
09:49mais ça peut être une bonne nouvelle ou pas.
09:52Mais aujourd'hui, on est à 11%.
09:53Donc il y a des discussions, il y a encore des discussions avec la Chine,
09:57notamment avec d'autres partenaires.
09:59Mais aujourd'hui, il y a encore de l'incertitude à ce niveau-là sur les tarifs douaniers,
10:03et puis bien évidemment ce que va faire la Réserve fédérale américaine.
10:07Aujourd'hui, quand on entend les entreprises, on se dit,
10:09bon, il faut que la Réserve fédérale américaine baisse
10:11pour soutenir le marché du travail, la croissance américaine,
10:18et le consommateur, in fine.
10:19En tout cas, intéressant de voir qu'hier, Apple, qui a présenté ses nouveaux iPhones,
10:22n'a pas décidé d'augmenter les prix.
10:24Donc ils vont sûrement absorber une partie des droits de douane,
10:27voire elle a répercuté sur d'autres régions, sur d'autres services.
10:30Secteurs de la tech qui n'ont fini plus de grimper.
10:32Alors certes, hier, la bourse était un petit peu déçue par les annonces d'Apple,
10:34le titre était en baisse de 1,5%,
10:36mais Oracle était en hausse de 25% hier après la publication de ses résultats.
10:41En fin de semaine dernière, c'était Broadcom qui avait fait des étincelles.
10:44Comment vous faites dans vos maisons respectives,
10:46puisque vous gérez un petit peu les poches d'allocations,
10:49pour garder la tête froide face à cette tech américaine
10:51qui n'en finit plus de monter, Olivier Ringard ?
10:54C'est vrai que le mouvement que l'on a eu,
10:57si on reprend les trois dernières années sur la tech américaine,
10:59est quand même spectaculaire.
11:00Ne serait-ce que sur les six derniers mois.
11:02Oui, mais 2022, c'est une année désastreuse pour la tech.
11:072023-2024, ce sont plutôt des belles années.
11:11Début 2025, avec la correction que l'on a sur les marchés,
11:14c'est très dur pour la tech.
11:16Et là, le rebond est quand même très spectaculaire pour le secteur de la tech.
11:22Ce que l'on considère, c'est trois choses.
11:27Premier élément, on est sur une tendance séculaire,
11:31a priori très positive sur le secteur de la tech.
11:34Et cette tendance, elle est déjà bien inscrite,
11:36et elle est bien identifiée par les investisseurs
11:39qui sont en général bien investis sur ce secteur-là.
11:43Deuxième élément, la croissance des bénéfices
11:46des entreprises du secteur de la tech,
11:48elle est extrêmement solide.
11:50Elle est aux États-Unis estimée pour l'année prochaine
11:53sur des rythmes de croissance qui seront supérieurs à 15%.
11:58Donc la dynamique bénéficiaire reste très positive.
12:04Troisième élément, et c'est le bémol à apporter,
12:07c'est que lorsqu'on regarde aujourd'hui
12:08la valorisation du secteur de la tech,
12:11on se traite sur les résultats de cette année
12:13autour de 34 fois les bénéfices.
12:16Donc on retrouve des niveaux que l'on a connus fin 2021.
12:20Donc ça devient tendu en termes de valorisation.
12:23Donc que fait-on, nous, pour notre part ?
12:27Nous faisons la chose suivante,
12:28c'est qu'on est investi sur la tech,
12:30mais on a réduit notre exposition sur la tech.
12:32Donc par rapport à un indice de référence,
12:34à un benchmark, on est à peu près neutre
12:36sur le secteur de la tech,
12:38et on attend potentiellement une correction,
12:41puisqu'il y aura correction,
12:42sur ces secteurs-là,
12:43pour potentiellement réinvestir et réallouer.
12:47Et vous l'allouez où alors, du coup,
12:49cette poche qui a été vendue de tech américaine ?
12:52Alors on l'a allouée de plusieurs manières.
12:55La première, c'est que lorsqu'on avait vendu la tech américaine,
12:58on avait réalloué un peu sur l'Europe,
13:01puisqu'il nous semblait que le momentum européen
13:03était un peu plus positif cette année,
13:06même si on voit que depuis quelques semaines,
13:08maintenant, ce momentum européen
13:10est en train de s'enrayer pour différentes raisons.
13:13Et d'un point de vue sectoriel,
13:17nous sommes aujourd'hui surpondérés
13:19sur le secteur financier,
13:21en particulier sur le secteur bancaire,
13:23qui nous semble également bénéficier
13:25d'une dynamique, peut-être pas séculaire,
13:27mais d'une dynamique assez positive
13:29pour les trimestres à venir,
13:31et sur le secteur industriel.
13:33Du côté de Ofi Invest Asset Management,
13:36comment vous gérez les choses
13:37par rapport à cela, Geoffroy Lenoir,
13:39parce que c'est vrai que c'est pas évident
13:40une telle volatilité sur ces valeurs.
13:43Oui, sur la tech, c'est les principales valeurs
13:47qui font le marché, déjà.
13:48Donc c'est vrai qu'il faut vraiment les suivre de près.
13:50On avait vu les résultats d'Nvidia,
13:52et dès qu'il y a peut-être une petite déception,
13:54ça peut corriger,
13:55donc il faut être très vigent là-dessus.
13:56Donc c'est vrai qu'on ne va pas forcément,
13:58aujourd'hui, largement surpondérer le secteur.
14:01On va rester pas très loin,
14:02un petit peu comme nos camarades
14:05de chez Neuflis sur des allocations
14:07proches de leur indice.
14:09Maintenant, on estime qu'il y a de toute façon
14:11une tendance qui est très forte
14:12sur la technologie,
14:14sur l'intelligence artificielle.
14:15On voit les carnets de commandes
14:16qui sont très élevés,
14:19les besoins d'investissement,
14:21notamment sur les data centers.
14:24C'est des montants colossaux
14:25qui doivent être déployés
14:27dans tout le secteur de la technologie.
14:29Et comment profiter du coup
14:30de cette méga tendance ?
14:32Il y a plusieurs moyens de le faire.
14:35Après, c'est vrai que les grosses capitalisations
14:37qu'on connaît bien,
14:38ce n'est pas forcément sur celles-là
14:40qu'il faut aller,
14:41c'est essayer de profiter peut-être
14:42des acteurs qui vont justement
14:44déployer toutes ces technologies.
14:46C'est un peu comme, on va dire,
14:48si on prend le parallèle
14:49avec la découverte de l'or aux Etats-Unis,
14:53c'est plutôt essayer de trouver
14:54ceux qui vendent les pioches
14:56plutôt que ceux qui vont aller trouver l'or.
14:57Plutôt ça.
14:58Donc plutôt essayer de trouver
14:59des acteurs un peu intermédiaires
15:00aux Etats-Unis ou dans d'autres zones.
15:03Ça peut être en Europe,
15:05on l'espère, ou en Asie.
15:07Mais c'est vrai qu'on va essayer
15:08de trouver des relais
15:09avec d'autres sociétés,
15:11peut-être un peu moins large cap,
15:13des acteurs un peu innovants
15:16qui émergent un petit peu sur le marché.
15:18En un mot, l'Asie,
15:19vous accompagnez le mouvement ou pas ?
15:21Très vite, en Shanghai,
15:22on est à plus de 30 depuis le début de l'année.
15:23On l'accompagne, oui.
15:24C'est un secteur,
15:25c'est une zone qu'on apprécie.
15:27Maintenant, il faut être prudent
15:28puisqu'on a eu des discours
15:29du gouvernement central.
15:30Nous indiquons aux investisseurs
15:32qu'il ne fallait pas
15:33que ça aille trop vite non plus.
15:35Ils ne souhaitent pas
15:35qu'il y ait un marché
15:36qui fasse 50% cette année.
15:38Donc ils vont peut-être
15:39utiliser des moyens
15:40pour ralentir ce marché.
15:42Ils ne veulent pas non plus
15:43le détériorer
15:44et que ça se retourne.
15:44Donc on a quand même
15:45une influence majeure
15:46du gouvernement central
15:47sur les marchés actions asiatiques
15:49et chinois en particulier.
15:50On en parlait hier,
15:50d'ailleurs à 9h30,
15:51si ça intéresse,
15:52nos auditeurs et téléspectateurs
15:53dans le focus du jour.
15:55Le mot de la fin pour vous,
15:56Olivier Ringer,
15:56par rapport à l'Asie,
15:57on ne peut pas passer à côté
15:58quand même aujourd'hui.
15:59Il y a des choses qui se passent
16:00du côté de la Chine notamment.
16:01Il se passe beaucoup de choses
16:03et il faut effectivement
16:03être investi sur cette zone.
16:05Il faut rester investi
16:05sur cette zone.
16:06Olivier Ringer,
16:07donc chef investment officer
16:08chez Neuflis OBC
16:09avec Geoffroy Lenoir,
16:10co-directeur de la gestion collective
16:11d'OFI Invest Asset Management.
16:14...
16:16...
16:19...
16:19...
16:23...
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations