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  • il y a 3 mois
Ce vendredi 7 novembre, Marc Riez, directeur général de Vega Investment Solutions, et François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, ont abordé la prise de profit sur les valeurs de la tech américaine, l'explosion des actions dans la tech sous l'impulsion de l'IA, et les résultats trimestriels dans ce domaine, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Vous connaissez le rendez-vous, deux acteurs de marché chaque matin à 9h40 sur BFM Business
00:05pour partager un petit peu leur vision et une nouvelle fois, beaucoup de sujets ce matin,
00:09avec vous l'avez vu ces dernières heures, à nouveau des interrogations sur OpenEI.
00:13Pour parler de tous ces sujets, François Meunier, directeur de la rédaction d'Investir.
00:16Bonjour François.
00:17Bonjour Etienne.
00:17Merci d'être avec nous ce matin en compagnie de Marc Riez, directeur général de Vega Investment Solutions.
00:23Bonjour Marc.
00:24Bonjour Etienne.
00:25Merci à tous les deux d'être là.
00:26L'intelligence artificielle, quels sujets, on en parle tous les jours ou presque.
00:31Et là, ces dernières heures, il y a à nouveau des petits niveaux de stress.
00:34Marc Riez sur OpenEI, la directrice financière qui dit non mais une introduction en bourse,
00:39ce n'est pas pour tout de suite.
00:40Et puis, pourquoi pas avoir une sorte de backlog, avoir un petit coussin de sécurité
00:44avec l'État américain sur notre financement.
00:48Samad Man hier a dit non, non, il n'en est pas du tout question.
00:50En tout cas, ces petits cafouillages, ça ne plaît pas trop au Nasdaq, moins 2% hier à la clôture.
00:54Il y a beaucoup de choses en fait qui inquiètent un peu évidemment parce que les valorisations maintenant sont très tendues
01:00et donc le marché guette absolument tout signe qu'il amènerait à vouloir alléger un peu ses positions
01:10et tout signe de déception surtout par rapport à ce qu'il pouvait espérer.
01:15On l'a vu effectivement avec les petits cafouillages des dirigeants d'OpenEI hier
01:19et puis on le voit sur les résultats d'AMD, de Palantir, etc.
01:23Donc effectivement, c'est...
01:25Ce qui est intéressant de voir, c'est que malgré des résultats au-delà des attentes,
01:29ces titres ont été vendus.
01:30C'est-à-dire que Palantir, AMD ont publié des trimestriels au-delà, des perspectives convaincantes
01:35et encore hier, ces deux valeurs qui ont pris 8% de baisse.
01:38Oui, c'est ça.
01:39Alors AMD, ça reste quand même une très belle boîte.
01:42On rappelle que c'est le principal concepteur de puces pour l'IA.
01:45Et en fait, ce qui s'est passé hier, c'est qu'effectivement, ils ont annoncé un chiffre d'affaires trimestriel
01:49en augmentation de 36% par rapport au même trimestre de l'année dernière, ce qui était colossal.
01:55Et en fait, c'était même plus que ce que les analystes attendaient.
01:59Mais ils se sont focussés sur autre chose, qui est que pour le quatrième trimestre,
02:05en revanche, ils n'attendent plus que, entre guillemets, 25% de croissance par rapport à l'année dernière.
02:11Donc le marché se dit, tiens, finalement, cette croissance, elle n'est pas aussi forte
02:16qu'au trimestre actuel, pardon, elle ralentit un peu.
02:20Et le deuxième point, c'est qu'effectivement, autant sur les data centers, ça patine un peu,
02:28la croissance est un peu moins forte.
02:30Et par contre, c'est sur les puces que là, la croissance s'est beaucoup concentrée,
02:36en particulier, et surtout ce qui sert au gaming, bon, mais voilà, ça, ça...
02:41Là aussi, le marché se dit, mais oui, mais alors, mais les data centers,
02:44est-ce que peut-être, finalement, il n'y a pas autant de demandes que ce qu'on espérait ?
02:49Donc oui, c'est, malgré des super résultats, le marché attend tellement qu'il est très exigeant.
02:55C'est un peu pareil pour ne pas mentir.
02:57En tout cas, il ne fallait pas publier cette semaine, François.
02:59Ah oui, mais pour ces acteurs de la tech, à hasard de calendrier, ce n'est pas le bon timing.
03:03D'autant plus que le patron d'Nvidia a dit que c'est la Chine qui allait gagner la course à l'IA.
03:07Oui, on se met à douter, mais c'est plutôt sain qu'on se met à douter.
03:12Ce qu'il faut voir, c'est que lorsqu'on a un phénomène comme la intelligence artificielle,
03:15c'est un peu le même phénomène qu'on a observé il y a quelques années avec Internet,
03:20vous avez des différents séquençages.
03:23La première phase, vous avez une croissance du marché qui est plutôt sain,
03:27qui repose sur une croissance bénéficiaire.
03:28Et là, c'est ce qu'on a pu observer depuis le lancement de ChatGPT il y a quasiment presque trois ans,
03:34puisque c'était lancé le 30 novembre 2022.
03:36Donc on avait un Nasdaq, des valeurs liées à l'IA qui progressaient de façon harmonieuse,
03:42justifiées par la croissance bénéficiaire.
03:43Si on regardait le cours de Nvidia, ça a été multiplié par 11,
03:47mais ces bénéfices ont été aussi multipliés par 11.
03:49Donc c'était plutôt une tendance vertueuse, saine, solide.
03:53Et puis depuis septembre, on a vu que le marché s'est emballé.
03:57On a commencé à quitter notre zone de confort pour acheter du rêve.
04:03Et ce rêve, il a été poussé, matérialisé, construit par OpenAI,
04:07qui nous a épatés, bluffés, surpris par des méga contrats,
04:12300 milliards avec Oracle, encore 38 milliards avec Amazon.
04:15Bref, ça dépense, ça dépense, ça dépense.
04:18Et finalement, on a eu quand même du mal à appréhender la rentabilité des projets.
04:24D'abord, OpenAI n'est pas coté, sa structure de gouvernance n'est pas simple.
04:28Et puis il y a eu aussi des échanges d'actions avec AMD, etc.
04:30Donc la rentabilité du modèle, on a commencé à quitter notre zone de confort.
04:35Et ça, ça nous rappelle aussi ce qui s'était passé il y a 25 ans avec Internet,
04:40où on a quitté notre zone de confort à partir du moment où on a arrêté de suivre vraiment la croissance bénéficiaire
04:45et qu'on a raisonné en multiples d'abonnés.
04:47Donc à l'époque, la martingale, c'était de dire, regardez pas tout de suite la rentabilité.
04:51Ce qui compte, c'est combien d'abonnés on arrive à séduire.
04:54Comme en 1848, lors de la bulle du rail, c'était le nombre de kilomètres de voies ferrées qu'on est en train de poser.
05:01Donc à partir du moment où on commence à quitter ce qu'on appelle la croissance bénéficiaire,
05:05ou ce que j'appelle SKM, les analystes et les gérants, la croissance du BNPA, bénéfice net par action,
05:10eh bien on rentre dans une zone d'incertitude.
05:12Et là, nous sommes dans une zone d'incertitude où à partir du moment où il y a des zones de stress,
05:16eh bien on peut avoir un marché qui baisse de 2, 3, voire 5, 10%.
05:20Avant l'éclatement de la bulle Internet, donc la bulle Internet, le sommet c'est le 10 mars 2000,
05:26on a eu un mois de janvier extrêmement nerveux, où le Nasdaq perdait 10%,
05:30il repartait de plus belle, il reperdait 5%, il remontait encore de façon fulgurante,
05:35il reperdait 8%, et ça continuait comme ça.
05:37Mais cette dernière phase où on quitte un petit peu les critères comptables
05:41et qu'on rentre un petit peu dans du rêve, ça incite à la nervosité.
05:46Et là, ce qui s'est passé quand même cette semaine, c'est que le contrat de 38 milliards
05:50avec Amazon poussé par OpenAI, ça n'a pas fait rêver,
05:54en tout cas dans tout l'écosystème d'intelligence artificielle,
05:57ça n'a pas généré un regain d'intérêt.
06:00Donc, il y a un peu plus de méfiance, on rentre peut-être dans une zone
06:03où la bulle est là, est-ce qu'elle va exploser tout de suite ?
06:07Ce n'est pas sûr, mais ça incite quand même à la prudence.
06:11D'autant plus que le parcours des indices américains est spectaculaire.
06:15Si on regarde le Nasdaq Composite depuis son point bas du mois d'avril,
06:18c'est 50% en ligne droite, donc il ne faut pas oublier d'où on vient non plus.
06:21C'est pour ça qu'en fait, le fait qu'il y ait ces corrections, pour moi,
06:24ce n'est pas encore le signe de « on est à la veille du grand soir »,
06:29c'est vraiment qu'effectivement, on a énormément monté sur ces valeurs-là
06:32et que ce n'est pas illogique que pour le coup, les investisseurs prennent un peu des profits.
06:37Moi, je ne ferai pas pour l'instant, comme Vincent, le parallèle avec cette crise
06:40que j'ai également bien connue des années 2000,
06:48c'est que là, il y a quand même beaucoup de générations de cash flow
06:51des grandes entreprises de la technologie.
06:54On voit qu'elles génèrent quand même énormément de profits, de trésos
06:59et qu'elles peuvent financer comme ça les capex qui sont nécessaires pour faire face à ça.
07:04Alors effectivement, sur l'intelligence artificielle spécifiquement,
07:07c'est vrai que le business model, qu'est-ce qui va rentabiliser finalement,
07:12in fine, les investissements des grandes valeurs technologiques là-dessus,
07:17ce n'est pas encore vraiment très clair.
07:19C'est comment, voilà.
07:20Alors, on comprend qu'il y aura des gains de productivité,
07:22donc des charges de personnel plus faibles ou des économies,
07:25mais c'est vrai que c'est difficile à chiffrer
07:29et donc ça remet un peu en cause, si vous voulez, le financement de tout ça.
07:35Mais moi, ce qui me rassure quand même par rapport à cet éclatement de bulle,
07:39c'est que des entreprises comme Amazon, qui ont des profits colossaux,
07:42des trésoreries colossales et tout ça,
07:44on n'est pas du tout dans le cas des valorisations qu'on voyait en mars 2000,
07:50où effectivement on valorisait 100 fois rien,
07:54et ça faisait toujours rien,
07:56et où vraiment il n'y avait pas du tout de business model.
08:00Donc c'est sûr que cette marche vers la I, elle va avoir des hauts et des bas.
08:05Il faut qu'on s'attende à ce qu'effectivement il y ait un peu de volatilité,
08:08surtout vu les niveaux de valorisation.
08:10Vous êtes directeur général de Vega IS, vous faites quoi du coup dans votre portefeuille aujourd'hui ?
08:12Eh bien écoutez, pour l'instant, vous voyez, nous on reste encore surpondérés.
08:16Alors c'est vrai qu'on a réduit l'exposition sur les valeurs américaines.
08:20Ce qu'il faut vous dire, c'est que sur les dernières années,
08:24là sur les cinq dernières années,
08:26ces valeurs, c'est si magnifique en fait, si on exclutait cela,
08:30on gagnait 2400%.
08:32Donc elles ont été multipliées en gros par 25.
08:36Donc c'est quand même un parcours qui est absolument stratosphérique, colossal,
08:41et donc là on a préféré, disons, effectivement prendre des profits sur ces valeurs-là.
08:48Pour autant, on ne voit pas aujourd'hui vraiment d'explosion de bulles encore.
08:53Et si demain ça baisse de 5-10, toutes choses égales par ailleurs, vous rattrapez ?
08:59Oui, parce que, si vous voulez, je pense que là où il ne faut pas rattraper,
09:02c'est quand on pense que vraiment on est dans la phase d'explosion de la bulle.
09:05Parce que là, ça peut perdre 20-30-40%, oui.
09:09Là, je ne sens pas le marché mûr encore pour se dire finalement,
09:13cette histoire d'IA, c'était une invention, c'était une fabrication ou c'est trop tôt,
09:21et ça n'a pas de vraie valeur.
09:23Je pense qu'on est encore sur quelque chose qui est crédible aujourd'hui,
09:28avec effectivement des valeaux tendus, ça c'est clair,
09:32mais je ne nous vois pas à la veille d'un éclatement de bulles encore.
09:36D'autant plus que là, aujourd'hui, on a eu tous les résultats trimestriels,
09:39notamment à Paris, Euronext a fermé le bal hier soir,
09:43plus 3% pour ce titre Euronext ce matin.
09:46François Meunier, est-ce que vous, à investir, vous dites,
09:48bon, maintenant qu'on a tous les résultats d'entreprise,
09:51on réalloue un petit peu les recommandations,
09:54on revoit un petit peu le portefeuille type ?
09:56Oui, nous, on recommande un peu de réduire la part de la tech,
10:00parce qu'on pense que, un, ça a beaucoup monté,
10:04et qu'on n'est pas à l'abri de nouveaux soubresauts.
10:06En fait, le sujet, là, vraiment, aujourd'hui,
10:10c'est vraiment la tech qui, en fonction de la tech,
10:13vous mettez un peu plus de valeur value, un peu plus de valeur européenne,
10:17donc vous changez non seulement l'allocation géographique,
10:20mais aussi thématique, voire sectorielle.
10:23Et ce qu'on peut observer, c'est quand même,
10:25c'est qu'il y a toujours un écart entre les attentes
10:28et le timing de la bourse et le timing des entreprises.
10:31Si on reprend l'exemple d'Internet,
10:32ce qui est intéressant, c'est qu'on a eu le sommet,
10:36l'euphorie boursière jusqu'en mars 2000,
10:39mais les grands gagnants d'Internet sont arrivés beaucoup plus tard.
10:43Les réseaux sociaux avec Facebook, c'est février 2004.
10:47Donc, quatre ans plus tard, on a eu l'arrivée des réseaux sociaux,
10:50qui profitent et qui sont aujourd'hui les grands gagnants de l'Internet.
10:53Autre grand gagnant d'Internet, c'est la mobilité, c'est l'iPhone.
10:57Et l'iPhone, c'est 2007, sept ans après.
10:59Donc, peut-être qu'aujourd'hui, tout va s'accélérer,
11:02mais il est possible que les grands gagnants, on les cherche encore.
11:05Peut-être que Marc les a trouvés, mais on a quelques idées.
11:11Mais en fait, on les cherche encore.
11:12Alors, bien sûr, on dissémine.
11:13Ce qu'on a pu voir, c'est que tous les acteurs des centrales nucléaires,
11:17par exemple aux États-Unis, ont profité.
11:19Parce que quand on construit un data center, que font les gérants ?
11:21Ils regardent quels sont les fournisseurs d'électricité autour du data center.
11:27Donc, les constellations énergie ont flambé.
11:29Donc, on voit que ça dissémine.
11:30Mais attention, ça va peut-être un petit peu vite.
11:33Le grand est un bon exemple, François de ça.
11:35Pardon ?
11:35Le grand est un bon exemple.
11:36Oui, absolument, oui.
11:37Avec un titre hier qui a perdu 10% parce que la croissance était légèrement en deçà.
11:41Si on sort de l'IA, on fait quoi aujourd'hui ?
11:43Si on sort de l'IA, je pense qu'il faut être bien positionné sur la finance.
11:50Là, nous, ce qu'on recommande, c'est d'avoir un peu plus d'assurance que par le passé.
11:53Parce que la thématique banque a plutôt bien fonctionné.
11:56Donc, regarder du côté de l'assurance, ça nous paraît être intéressant.
11:59Il faut de l'industrie.
12:01La santé, les Elililis ne sont peut-être pas morts.
12:04En tout cas, ils ont tué le match avec nos Nordisk.
12:06Et à un moment donné, on s'est dit qu'il y a deux grands gagnants.
12:09Et là, on voit que le marché prend position sur un acteur.
12:13On voit aussi que lors de ses publications, finalement, les réactions sont plutôt violentes, voire très violentes.
12:19Encore une fois, la bourse, elle ne dit pas « j'aime » ou « j'aime pas », c'est « j'adore » ou « je déteste ».
12:24On a vu Essilor Luxottica gagner 12% en une séance, quand Dassault Systèmes a perdu près de 14%.
12:32Et à France, moins 15 hier.
12:34Voilà, donc les réactions, elles sont extrêmement violentes.
12:36Le grand 12.
12:37Donc ça, c'est intéressant.
12:38Et ce qui est surtout intéressant dans la période dans laquelle nous vivons,
12:41c'est qu'on est dans une industrie qui est devenue de momentum.
12:44La grande différence avec ce que disait Marc, qui a bien connu Internet,
12:49c'est qu'aujourd'hui, lorsqu'une société déçoit sa publication,
12:53il y a peu de chances qu'elle réussisse à remonter rapidement,
12:56en tout cas avant la prochaine publication.
12:58Alors qu'il y a quelques années, c'était l'inverse.
13:02On avait beaucoup de gérants actifs qui disaient
13:03« là, il y a excès de sanctions sur Dassault Systèmes qui perd 14%.
13:08Allez, je m'y mets. »
13:09Et finalement, quelques séances après, il y avait un rattrapage.
13:13Aujourd'hui, ce rattrapage fonctionne moins, voire pas du tout.
13:17Et souvent, quand vous ratez un exercice, une publication trimestrielle,
13:21vous perdez trois mois.
13:22Marc-Pierre, les portefeuilles aujourd'hui.
13:24Est-ce qu'à l'occasion de cette saison de résultats,
13:27vous avez réalloué un petit peu certains secteurs,
13:29certaines zones géographiques ?
13:31Alors oui, effectivement, on le disait,
13:34on est un peu plus sortis de l'Amérique
13:36parce qu'on voit que c'est quand même le marché qui a été très porteur
13:39jusqu'à septembre, qu'il est un peu moins aujourd'hui.
13:42Ce qui dit sortir de l'Amérique, forcément, ça implique sortir un peu de la techno.
13:46Parce que si on regarde les valeurs américaines hors technologie,
13:51et en particulier si on les regarde en euros,
13:53elles n'ont pas fait une année extraordinaire.
13:55Si on regarde par exemple le Dow Jones 30,
13:57depuis le début de l'année en euros, il est à moins 2.
14:00Ce n'est pas si brillant que ça.
14:04Il y a une corrélation très forte entre le marché américain
14:06et si magnifique, voire au Nasdaq.
14:10Donc ça, ça nous a amené effectivement à réduire à la fois l'Amérique et la techno.
14:16Et alors après, effectivement, de revenir plus sur l'Europe.
14:19Parce que là, on sent par contre que le momentum de résultats
14:22est plutôt dans une phase d'amélioration.
14:24Alors vous me direz...
14:25C'est modeste.
14:26C'est modeste et ça part de très bas.
14:28Donc c'est beaucoup moins difficile.
14:29Mais effectivement, ça permet quand même de se dire
14:35voilà, là on est sur des valorisations qui pour le coup sont beaucoup moins tendues.
14:38Alors on parlait du secteur de la finance tout à l'heure.
14:41Les banques européennes ont gagné 60% depuis le début de l'année.
14:46Alors ça peut continuer à monter,
14:47mais on peut penser aussi que l'essentiel du mouvement est quand même fait.
14:51et donc peut-être plutôt effectivement se porter sur des valeurs industrielles,
14:56sur des valeurs de conso qui, en Europe, elles, ont beaucoup plus souffert.
15:01Donc vous voyez, c'est plutôt ce switch Etats-Unis tech vers Europe et valeurs un peu moins...
15:09Et le luxe, par exemple, ça va dans la conso ?
15:10Alors le luxe, ça va dans la conso.
15:13C'est vrai que là, on a vu hier encore des fortes corrections sur le secteur du luxe.
15:18Ça a été entraîné par une déception autour de Puma,
15:20qui a perdu 15% dans la séance parce que les ventes étaient décevantes.
15:26Et ça, effectivement, ça reste quand même très très lié à la dynamique chinoise.
15:30Donc on n'est pas complètement, pour l'instant, rassuré sur ce secteur du luxe totalement aujourd'hui.
15:37Mais il y a effectivement des secteurs où là, il y a encore beaucoup à faire.
15:42Merci beaucoup à tous les deux.
15:43Marc Ries, directeur général de Vega IS,
15:46et François Meunier, directeur de la rédaction d'Investir
15:49pour avoir fait un petit point sur ce secteur technologique
15:52avec donc les doutes autour d'OpenIA
15:53et un petit peu les résultats d'entreprise
15:55avec ce petit bilan du troisième trimestre.
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