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  • il y a 4 mois
Ce mercredi 17 septembre, les particularités des subordonnées financières bancaires, ont été abordées par Alain Krief, responsable de la gestion obligataire chez Edmond de Rothschild Asset management, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00C'est le focus du jour, avec notamment le marché obligataire qui est à l'honneur chaque mercredi dans Good Morning Market
00:05et Alain Krièf qui est avec nous, responsable de la gestion obligataire chez Edmond Rothschild, Asset Management.
00:10Bonjour Alain Krièf.
00:11Bonjour Etienne.
00:11Merci d'être avec nous ce matin sur BFM Business pour regarder ce marché obligataire qui se tient très bien,
00:17malgré les incertitudes ambiantes, notamment sur les baisses de taux géopolitiques, etc.
00:21Et on va faire un focus avec vous sur les subordonnées financières qui offrent du rendement, encore et toujours, décidément.
00:27Juste avant, ce sont des obligations un peu particulières, mais expliquez-nous, juste pour nos éditeurs et téléspectateurs,
00:33les particularités de ces subordonnées financières, bancaires.
00:36Alors, en effet, ces subordonnées financières sont là pour répondre aux régulateurs, pour avoir un capital,
00:43pour absorber les pertes si jamais il y en avait au sujet des banques.
00:47Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'elles sont subordonnées, c'est-à-dire qu'elles viennent sur un rang après les seniors,
00:53c'est-à-dire qu'en fait, si jamais il y a des soucis, elles sont là pour absorber les pertes.
00:57Donc forcément, ce sont des obligations plus risquées, en effet,
01:02et à ce titre, elles offrent un rendement supérieur aux obligations seniors.
01:09Avec notamment des obligations qui sont émises par des grandes banques, des assureurs,
01:14comme vous l'avez dit, pour se couvrir des risques.
01:16Alors on reproche souvent au marché européen de ne pas assez être consolidé,
01:22de ne pas avoir de grands acteurs.
01:23Alors bon, j'imagine que pour vous, c'est une certaine forme d'opportunité,
01:25dans le sens où il y a des centaines d'émetteurs en Europe, sur ces subordonnées bancaires financières.
01:30Si on doit prendre un exemple de banque, d'assurance, ça donne quoi en termes de maturité, en termes de rendement ?
01:35Alors ce sont des dettes perpétuelles, mais qui ont des calls.
01:37C'est-à-dire que l'émetteur peut rappeler sa dette, justement, à un moment donné.
01:42Et donc on va parler de à quelle date elles peuvent le rappeler.
01:45On va prendre l'exemple de BNP ou de Société Générale, ou même de Deutsche Bank.
01:48Donc BNP, par exemple, sur 2030, ça offre encore du 4,7%.
01:54Société Générale, dès qu'on va un petit peu plus loin, c'est au-dessus, c'est pratiquement du 6% si on va sur 2032.
02:03Donc vous voyez, vous avez des rendements significatifs sur des maturités qui ne sont pas si lointaines,
02:09et notamment pour des grandes banques.
02:10Si vous allez sur du Deutsche Bank, vous avez même un peu plus.
02:12C'est des rendements qui sont proches des dividendes de ces banques en question,
02:18à l'exception près que, là, vous ne détenez pas une action, mais donc une obligation.
02:22Donc c'est un risque qui est un peu plus faible.
02:26En termes de part de risque, comment vous le mettez, vous, sur l'échelle de ces obligations,
02:30ces subordonnées financières ?
02:32Alors, c'est quand même l'obligation la plus risquée, juste avant de passer aux actions.
02:37Puisqu'en fait, aujourd'hui, on a ce qu'on appelle des dividendes stoppers.
02:43C'est-à-dire qu'en fait, si jamais la BNP, par exemple, ou la Société Générale ne voulaient plus payer son coupon,
02:53donc ce fameux 5% autour, il ne pourrait pas payer de dividendes.
02:57Donc vous voyez qu'il y a quand même un lien sur ces deux éléments, equity et action et obligataire.
03:03Donc en fait, c'est-à-dire qu'en fait, c'est pour ça qu'on peut dire que l'obligataire est juste devant en termes de séniorité par rapport aux actions.
03:12Après, ça reste l'obligation la plus, j'allais dire, la plus risquée dans le monde obligataire.
03:18Avec notamment aujourd'hui un produit qui est utilisé en termes de diversification dans des marchés obligataires,
03:23ce n'est pas un marché pour du retail.
03:24C'est-à-dire qu'aujourd'hui, un auditeur, téléspectateur qui écoute l'antenne, ça l'intéresse, il se dit,
03:28tiens, je peux avoir du 5-6% avec des obligations bancaires, il ne faut pas les acheter directement ?
03:33Non, c'est compliqué.
03:34Déjà, la souche minimale est quand même de 100 ou de 200 000 euros, déjà.
03:40Donc c'est quand même un sacré montant.
03:43Et puis de toute façon, c'est vrai que ce ne sont pas des outils pour du retail, en effet, pour le particulier.
03:48Alors, nous avons, nous, chez Edmond Rothschild Asset Management, nous offrons un fonds qui a jusqu'à 50% de ses obligations.
03:57Et le fait d'en avoir que 50% permet d'offrir, justement, aux particuliers la possibilité d'acheter ce type d'obligation.
04:06Donc jusqu'à 50%.
04:07Et donc, ça permet de se couvrir en cas de retournement sur ce secteur bancaire.
04:11Bon, néanmoins, si on regarde ces 15-20 dernières années, depuis la crise notamment de la zone euro,
04:16comment aujourd'hui ça se passe pour ces subordonnées financières,
04:20sachant qu'on a quand même un secteur bancaire qui aujourd'hui n'a rien à voir avec ce qu'il a pu être il y a 20 ans ?
04:25Et même il y a 20 ans, est-ce que les subordonnées financières ont été remboursées ?
04:29Alors, il y a eu toutes sortes d'épisodes.
04:31On peut se rappeler, il n'y a pas longtemps, Crédit Suisse qui a connu des déboires.
04:34Et à partir de ce moment, ces subordonnées financières ont été effacées complètement.
04:39Donc tout à fait.
04:40Mais sinon, j'allais dire, ça se passe justement très bien.
04:43Pourquoi ? Parce que c'est très régulé.
04:44Le régulateur veille au grain, j'allais dire, par rapport au remboursement et à la perpétuité,
04:50je veux dire, la réémission de ce type d'obligation pour, encore une fois,
04:54c'est une demande du régulateur pour faire face au capital.
04:57Donc on a besoin de cet excess capital pour répondre aux besoins du régulateur.
05:01Donc toutes les banques doivent le faire.
05:03Et à partir de là, aujourd'hui, on a des facilités de remboursement de ces dettes de la part des banques
05:12qui permettent d'ancrer un peu plus justement ce remboursement.
05:18À partir de là, c'est pour ça que ce qu'on appelle les primes de risque crédit sur ces obligations
05:23est relativement plus petit que ce qu'on a connu aujourd'hui.
05:27Mais ça reste, si vous rajoutez, en fait, si vous regardez le rendement total de ce type d'obligation,
05:33il reste quand même encore très attractif par rapport à ce qu'on a connu auparavant.
05:37De l'ordre de 5 à 6 %, c'est quand même encore très attractif par rapport au taux d'État notamment.
05:41Et surtout par rapport au monétaire qui est en train de voir ces taux se réduire avec les baisses de taux des banquiers centraux.
05:47Merci beaucoup de nous avoir accompagné ce matin à l'Incriève, responsable de la gestion obligataire
05:50chez Edmond Rothschild Asset Management pour faire un point sur le marché obligataire.
05:54Vous en avez l'habitude chaque mercredi sur BFM Business à 9h30.
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