- il y a 1 an
Ce mardi 9 septembre, François Dossou, directeur de la Gestion Actions chez Sienna IM-Listed Assets, et Wilfrid Galand, directeur stratégiste de Montpensier Arbevel, se sont penchés sur la nomination de Luca De Meo à la tête de Kering, les taux 10 ans de la France et de l'Italie qui sont au coude-à-coude, le marché de l'emploi aux États-Unis, le comportement des marchés qui anticipent plusieurs baisses, et le début de la keynote d'Apple ce soir, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00VFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Et donc ce club de la bourse avec ce soir, ils viennent de nous rejoindre François Dossou pour Siena IM.
00:09Bonsoir François.
00:10Bonsoir Guillaume.
00:11Bienvenue Wilfried Galland pour Montpensier Arbevel.
00:13Bonsoir Wilfried.
00:13Bonsoir Guillaume.
00:14Ravi de vous retrouver l'un et l'autre.
00:15Juste l'ironie du sort, il se trouve qu'aujourd'hui l'Assemblée Générale de Kering est réunie
00:20pour confirmer l'arrivée de Lucas Demeo à la tête du groupe.
00:23Kering est l'anterne rouge du CAC et Renault.
00:25Et Renault est la plus forte hausse.
00:26Oui, c'est vraiment un clin d'œil un peu sympa.
00:31Bienvenue Lucas, c'est vraiment...
00:32C'est un peu ça.
00:33Bon alors cela dit, les nouvelles de l'Assemblée Générale, il a donc été intronisé directeur
00:38général, l'Assemblée Générale qui s'est prononcée en faveur de sa nomination à la
00:42direction générale de Kering.
00:44Mais alors ses premiers commentaires, la situation actuelle renforce notre détermination à agir
00:48sans délai.
00:49Cela exigera des choix clairs et forts.
00:53Nous serons rapides, efficaces et décisifs.
00:56Nous allons consolider les fondations de la maison, bâtir un groupe de luxe encore plus
00:59intégré, plus agile et animé d'un esprit de conquête renforcé.
01:02Le futur directeur général a dit que ces décisions ne seront pas toujours faciles et ça prendra
01:08du temps.
01:09Il dévoilera sa feuille de route stratégique au printemps 2026.
01:13Donc vous voyez, d'ici là, on va avoir un peu de temps.
01:15Effectivement.
01:16Alors Kering réagit, on est en baisse de 2% sur Kering.
01:19Donc cette Assemblée Générale qui a eu lieu, qui se poursuit d'ailleurs.
01:23Et les premières déclarations du nouveau directeur général qui a été confirmée en
01:26AG aujourd'hui, Luca Demeo, Kering perd 2%.
01:28Lanterne rouge du CAC, Wilfrid, alors que Renault, dont vient Luca Demeo, signe la plus forte hausse.
01:32C'est le hasard des choses.
01:34D'un autre côté, quand le départ de Luca Demeo a été annoncé pour aller vers Kering,
01:39Kering a été la plus forte hausse et de très très loin.
01:41De mémoire, il y a eu à y avoir plus 8 ou plus 10% ce jour-là, alors que Renault
01:46était la plus forte baisse.
01:47Voilà, ça fait partie effectivement des clins d'œil du soir.
01:50Il ne faut pas l'interpréter davantage que ça.
01:53Bon, est-ce qu'on peut faire de la haute couture chez Kering comme on en a fait chez Renault ?
01:57Est-ce qu'on peut appliquer à Kering la stratégie qu'on a mise en place, le turnaround industriel
02:02que Luca Demeo avait réussi à mettre en place chez Renault, en soi ?
02:06Oui, sans pour autant mettre en cause la qualité du management de Luca Demeo.
02:13Je pense quand même qu'on est dans deux entreprises qui sont de structures différentes.
02:18Une qui est capitale intensive, avec un argument sur la réduction des coûts qui est cruciale,
02:25et une entreprise du luxe sur laquelle vous avez du pricing power.
02:29Vous êtes sur plus la recherche de la désirabilité d'une marque qu'une réduction des coûts.
02:36C'est parce que vous avez un bilan qui est lourd aujourd'hui chez Kering que la réduction
02:40des coûts devient un facteur déterminant, mais on est quand même dans le luxe.
02:44Et dans le luxe, ce qui compte, c'est la marque et la capacité à bien valoriser la marque.
02:51Et c'est ce que dit François-Henri Pinault, d'ailleurs, au terme de cette Assemblée Générale.
02:54Il le dit, Luca Demeo, c'est un homme de marque. Et c'est vrai que dans sa trajectoire au sein de l'industrie automobile,
03:00c'est quelqu'un qui a su excellemment bien gérer les marques.
03:04C'est lui qui a réinventé la Fiat 500 chez Fiat, qui en a fait une marque à part entière.
03:09Une 500, on ne dit pas une Fiat 500, on dit une 500.
03:13Même chose chez Cupra, quand il était à la tête de Cupra chez Seat.
03:17Qui aurait cru qu'un nom de finition chez Seat allait se vendre mieux que des Seat ?
03:23Il fallait quand même le faire.
03:24Lui, il y a cru. Et à chaque fois, il a accumulé des succès.
03:28La Renault 5, bien entendu, en capitalisant sur le côté Youngtimer et Nostalgie années 80.
03:34Non, non, il est très, très fort là-dessus.
03:36Alors, bien évidemment, l'industrie automobile, c'est d'autres paramètres financiers, d'autres considérations.
03:41Mais sur cette gestion des marques, il peut faire un travail très intéressant.
03:45Bon, on reprendra sur Kering, l'Assemblée générale, bien sûr, qui est en train de se conclure,
03:50avec vous, Antoine, pour suivre tout ça de l'intérieur, en fil rouge, bien sûr, votre œil vigilant.
03:54Parmi les grandes nouveautés du jour, et on a aussi ce 10 ans français qui est repassé au-dessus de 10 ans,
03:59enfin repassé, qui est passé, pour la première fois depuis la création de la zone euro, au-dessus du 10 ans italien.
04:04Ça, c'est quand même un fait important, juste symbolique ou pas ?
04:07On sait que François Bayrou a chuté, on attend la nomination d'un nouveau Premier ministre.
04:11Le 10 ans français au-dessus du 10 ans italien, on l'avait vu venir.
04:13C'est plus qu'un symbole ou c'est juste un symbole, Wilfried ?
04:17Je pense que c'est simplement acter le fait qu'aujourd'hui,
04:22avec une notation de BBB+, pour l'Italie, une notation de A+, pour la France,
04:29en fait, il n'y a pas de raison d'avoir des notations aussi différentes,
04:34et que les profils de dette aujourd'hui sont devenus comparables,
04:39même si la dette de l'Italie est encore supérieure à la nôtre comparée à leur PIB.
04:43Et donc, finalement, c'est logique que ça reconverge.
04:46Moi, ce que je note quand même davantage que ce symbole-là,
04:50c'est globalement la reconvergence des dettes de la zone euro.
04:55On est à à peine 80 points de base de différence avec l'Allemagne,
05:00et entre la France, l'Italie, la Grèce, l'Espagne,
05:05on a finalement très peu d'écarts.
05:07Donc, on retrouve en fait ce qu'on cherchait en zone euro.
05:09Je trouve qu'il n'y a pas vraiment de signal supplémentaire.
05:13Simplement, évidemment, il va falloir quand même qu'on fasse attention
05:15à ne pas décrocher.
05:17Je pense que le message qui nous est donné là,
05:19c'est attention à ne pas décrocher sur la partie française,
05:21attention à notre crédibilité.
05:24On est sous l'œil des marchés et sous l'œil des agences.
05:28Alors, j'entendais effectivement ce matin des commentaires disant
05:31« la France sans dette a des taux supérieurs ».
05:34Non, la France n'a pas émis de dette à 10 ans ce matin.
05:37Et donc, il s'agit juste d'une convention de marché
05:39qui donne le prix du risque.
05:42Le prix du risque, effectivement, est à peu près similaire aujourd'hui
05:44entre la France et l'Italie.
05:45« Ben voilà, c'est la réalité.
05:48À nous, maintenant, de faire le travail. »
05:49Oui, alors ça n'a pas duré longtemps, le taux français.
05:51Non, non, c'est une minute, je crois.
05:53Oui, voilà.
05:54Là, on est à nouveau en dessous.
05:55Le 10 ans français est à nouveau sous le 10 ans italien.
05:57Mais avec l'Espagne, ça va démarrer de la même façon.
06:00Ça va durer quelques minutes avant,
06:01dès le lendemain ou sur le lendemain, de s'ancrer.
06:02On est à 77 jours, maintenant,
06:05de taux français supérieurs au taux espagnol.
06:07Et vis-à-vis du Portugal, c'est pire.
06:09455 jours que les taux français de 10 ans
06:10sont au-dessus des taux portugais de 10 ans.
06:11C'est vrai, mais d'un autre côté,
06:13ce n'est pas non plus une course cycliste.
06:15Non, non, mais on ne commande pas
06:17ceux qui sont devant le peloton tout le temps en permanence.
06:19L'important, c'est de savoir
06:20est-ce que le marché est liquide ?
06:22Est-ce qu'on a la perspective d'un accident
06:25ou pas d'un accident sur les adjudications
06:28de la dette française ?
06:29Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
06:31Même s'il faut quand même noter
06:32que les appétits récents ont été légèrement
06:35en dessous de la moyenne
06:37sur les adjudications de la dette française.
06:39On est toujours largement supérieurs à deux fois,
06:40mais on n'est pas dans les 2,7, 2,8 qu'on a connus.
06:44Donc là aussi, ça nous montre qu'il y a une vigilance.
06:48Et on le sait, on a une vigilance des marchés.
06:50Et les marchés, une fois de plus,
06:52ils nous donnent des prix.
06:53Ils donnent le prix du risque
06:54que nous prenons, nous, Français,
06:57à ne pas contrôler nos finances publiques.
07:00Le risque d'avoir tout simplement
07:02une charge de plus en plus élevée
07:03et le prix à payer.
07:05Ils nous donnent simplement le prix à payer.
07:07Je trouve que c'est une indication extrêmement intéressante.
07:08Le prix, il est élevé
07:09et il pourrait devenir de plus en plus élevé.
07:11Ce n'est pas pour ça que c'est un drame.
07:13C'est juste quelque chose
07:14qu'il faut avoir en tête.
07:16Le prix de nos lâchetés,
07:19c'est aussi les marchés qui nous le donnent.
07:21Donc maintenant, il faut le prendre en compte,
07:23être courageux
07:23et permettre effectivement que le prix baisse.
07:26Oui, c'est ça.
07:27Le prix, les taux auxquels la France
07:29sera amenée à emprunter,
07:30c'est le poids des boulets
07:31qu'on aura au pied en quelque sorte.
07:32Et ce poids est amené à continuer de grandir.
07:34Alors, c'est la question qu'on pose
07:35sur X et LinkedIn,
07:36nos unités et téléspectateurs.
07:37On va vous la poser, François.
07:38Pour vous, la France va-t-elle vers
07:40une crise financière ?
07:41Première option,
07:41un très long et lent étouffement.
07:45Une prise de conscience ?
07:46Troisième option.
07:48Moi, je pense qu'on est dans un processus
07:49d'étouffement.
07:50Parce qu'en fait,
07:51ce qui se passe,
07:52c'est que la France,
07:53à travers le taux
07:54et à travers la prime de risque
07:55qui est demandée par les investisseurs,
07:57rentre dans le tir groupé
07:58des pays
08:00qui sont plus semblables
08:02en termes de ratio de dette sur PIB.
08:05Donc, quand vous parliez
08:07de l'Italie,
08:09il se trouve que l'Italie,
08:09en fait,
08:10vous avez plus de croissance économique,
08:11vous avez une réduction
08:13de leur déficit,
08:16vous avez quand même
08:17un pays
08:18qui a fait
08:19les réformes nécessaires
08:21pour pouvoir
08:21tirer les fruits
08:22en termes de primes de risque
08:25sur le marché.
08:26Je ne crois pas que vous allez...
08:27Je pense que je ne cède pas
08:28au catastrophisme
08:29qui consiste à dire
08:30que la France est tellement
08:31le mauvais élève de l'Europe
08:32que finalement,
08:34il faut s'attendre au pire.
08:36Par contre,
08:36je pense que dans votre question,
08:38il y a aussi une prise
08:39de conscience
08:40à avoir
08:41parce que,
08:43quelque part,
08:45le mouvement,
08:46il est enclenché.
08:47Il est enclenché
08:48et les marchés,
08:50après la période Covid
08:51où l'argent était gratuit,
08:53aujourd'hui,
08:53je pense que les investisseurs
08:54vont devenir de plus en plus sélectifs
08:56et ils vont aller vers des dettes,
08:58certes,
08:59qui rapportent
08:59et c'est peut-être
09:00l'avantage de la France,
09:01c'est-à-dire qu'avec des taux
09:02qui montent,
09:03compte tenu des obligations
09:04réglementaires
09:05de certaines
09:06des financières,
09:08vous n'avez pas
09:09vraiment de choix
09:10et il faut rappeler
09:11qu'en fait...
09:12Même si la note de la France,
09:13par exemple,
09:14vendredi était dégradée
09:15par Fitch
09:15et que d'un point de vue
09:16réglementaire,
09:17l'autorité pousse
09:19les institutionnels
09:20à acheter moins de dettes françaises,
09:21en réalité,
09:21vu que le taux français monte,
09:22la dette française
09:23sera en fait plus attractive,
09:24même si d'un point de vue
09:25de notation,
09:26c'est moins bien.
09:26À un moment où
09:27vous voyez bien
09:28qu'il y a une défiance
09:29sur les actifs américains,
09:32notamment sur la dette américaine,
09:34et donc que les investisseurs
09:35sont aussi
09:36à la recherche
09:37de diversification.
09:38Donc,
09:38si vous voulez,
09:39sur la dégradation potentielle,
09:42ce qu'on peut dire aussi,
09:43c'est que quand vous regardez
09:44sur un graphe,
09:45vous regardez les notations
09:46et que vous les mettez
09:47en face des rendements
09:48qui sont payés
09:49aujourd'hui par les États,
09:50vous trouvez
09:50une certaine cohérence
09:52avec une anticipation
09:53de cette dégradation
09:54qui justifie en fait
09:56qu'il y ait
09:56une légère tension
09:57sur la dette.
09:58Oui,
09:59enfin,
09:59sauf que la semaine dernière,
10:00tous nos experts nous disaient
10:01non,
10:02non,
10:02mais ça y est,
10:02l'abaissement de la note
10:03par Fitch,
10:03peut-être Standard & Poor's,
10:04on verra,
10:05tout ça,
10:05c'est déjà dans les cours.
10:06Oui,
10:07oui,
10:07sauf que depuis,
10:08il se trouve que la situation
10:09française sur le marché
10:10de la dette,
10:10c'est encore dégradé
10:11puisque c'est aujourd'hui
10:12que le 10 ans français
10:13est passé au-dessus
10:13du 10 ans thalien.
10:14On ne sait pas jusqu'où
10:15ça va aller.
10:15À partir de qu'un niveau,
10:17on pourra se dire
10:17oui,
10:17l'abaissement de la note,
10:18ça y est,
10:18c'est dans le niveau de dette,
10:19c'est dans le taux
10:20auquel on est en train
10:21d'évoluer.
10:22Je pense quand même
10:23qu'on a beaucoup,
10:24beaucoup de mal
10:24à casser cette barre
10:26des 80 centimes
10:27par rapport
10:28au taux allemand.
10:29À l'Allemagne.
10:29Donc,
10:29on reste toujours
10:30entre 70 et 90.
10:31Après,
10:32on peut toujours...
10:33La marée monte
10:33pour tout le monde.
10:34Voilà.
10:35En fait,
10:36je pense que ce que
10:36les investisseurs
10:37aussi attendent,
10:38c'est quelle va être
10:39la position de la BCE,
10:40elle va être probablement,
10:41enfin,
10:41très certainement
10:42interrogée là-dessus
10:43jeudi.
10:47à propos de Christine Lagarde
10:48la semaine dernière,
10:49je crois,
10:50qui était interrogée
10:52sur la dette française
10:53en disant
10:54je suis de façon
10:56très étroite
10:57l'évolution
10:58du spread franco-allemand.
11:00Qu'est-ce que ça veut dire
11:01je suis de façon
11:02très étroite ?
11:02Est-ce que ça veut dire
11:03que le fameux mécanisme
11:04de transmission
11:04de la protection
11:05de la politique monétaire,
11:08est-ce qu'elle est
11:08sur le point
11:09de se déclencher ou pas ?
11:10Quelles sont les règles
11:11qui vont être suivies ?
11:13C'est très important.
11:14On sait que si jamais
11:15il y a
11:15de la contagion
11:17à la zone euro
11:17et une des interprétations
11:19également
11:19qui est faite
11:21et vous l'avez mentionné
11:22Guillaume à l'instant
11:23c'est la marée monte
11:24pour tout le monde.
11:25Est-ce que justement
11:25le fait que la marée monte
11:27pour tout le monde
11:27est-ce que ça ne va pas inciter
11:28à un moment donné
11:29la Banque Centrale Européenne
11:30au minimum
11:31à ralentir
11:33le rythme
11:34de baisse de son bilan
11:35sans même aller
11:37jusqu'à déclencher
11:38les mécanismes
11:39justement
11:39exceptionnels
11:40de protection
11:42sur la politique monétaire
11:43on sait qu'elle baisse
11:45aujourd'hui
11:45très très vite son bilan
11:46et donc ça fait
11:47une pression
11:48à la hausse
11:49sur les taux longs
11:51qui est une pression
11:52qui commence à être importante.
11:54Est-ce que justement
11:54la situation française
11:55ne va pas inciter
11:55la BCE
11:56à mettre peut-être
11:57un petit peu l'eau là
11:58et à ralentir les choses ?
11:59Puis vous vous rappelez
12:00Christine Lagarde
12:01qui s'exprime
12:02sur les spreads
12:03je surveille ça attentivement
12:04il y a quelques années
12:05elle disait
12:05moi je ne suis pas là
12:06pour résoudre ce genre de problème.
12:07C'était sa première conférence de presse.
12:09Mais c'était un spread
12:09avec l'Italie.
12:11Moi je ne suis pas là
12:11pour réduire les spreads.
12:13La réaction des marchés
12:14avait été immédiate
12:14et tout de suite
12:15on avait eu un contre-feu.
12:16Oui les paradigmes
12:17changent à une vitesse
12:18enfin à une vitesse
12:19de banque centrale
12:19mais quand même
12:20Juste d'un mot
12:22parce qu'on va de plus en plus
12:23se comparer désormais
12:24à l'Italie
12:24est-ce que la comparaison
12:25de la France
12:26sur le marché de la dette
12:26et de l'Italie
12:27n'est pas un peu biaisée
12:28dans la mesure où l'Italie
12:29elle bénéficie
12:30de beaucoup plus
12:31de fonds européens
12:32que la France
12:33et c'est le cas aussi
12:34de l'Espagne
12:34et du Portugal
12:36est-ce que là
12:37on n'est pas en train
12:37de mélanger
12:38de faire un deux poids
12:39deux mesures en fait
12:40on est en train
12:41de mesurer la France
12:42comme si elle était
12:42dans la même situation
12:43vis-à-vis de l'Europe
12:43et des fonds européens
12:44que les pays du Sud
12:45qui en bénéficient
12:46beaucoup plus
12:47en l'occurrence
12:48ce qui est peut-être
12:49très bien
12:50c'est une façon
12:51d'égaliser l'Europe
12:51c'est très très bien
12:52mais je veux dire
12:52est-ce qu'on n'est pas
12:53en train là
12:53d'un point de vue marché
12:55d'adopter une attitude
12:57un petit peu injuste
12:58vis-à-vis de la France
12:58parce que la France
12:59bénéficie de moins
13:00de fonds européens
13:00objectivement
13:02aucune situation
13:03n'est comparable
13:05de façon
13:06de façon
13:06identique
13:08n'est identique
13:09les unes avec les autres
13:11points de comparaison
13:11l'Italie a profité
13:13effectivement
13:13et profite
13:14de fonds européens
13:15parce que l'Italie
13:16a aussi
13:17des problématiques
13:18structurelles
13:18extrêmement importantes
13:20et donc
13:21on oublie aussi
13:23beaucoup
13:24que l'Italie
13:24certes
13:25on parle
13:25beaucoup du fait
13:26que le PIB
13:27par habitant
13:28en Italie
13:28a rejoint
13:29et est en train
13:30de dépasser
13:30le PIB par habitant
13:31en France
13:31c'est parce qu'ils ont
13:32quand même
13:33de très gros problèmes
13:33démographiques
13:34donc quand vous diminuez
13:35vos nombres d'habitants
13:36c'est effectivement
13:37un petit peu plus facile
13:37d'avoir un PIB
13:38par habitant
13:39qui progresse
13:39donc l'Italie
13:41a aussi des problèmes
13:41structurels
13:42et c'est normal
13:42que l'Europe
13:43compense
13:44ces problèmes
13:44structurels
13:44après c'est à nous
13:45de faire le travail
13:46enfin voilà
13:47soyons quand même
13:48un petit peu
13:48prudents
13:50sur ces comparaisons
13:50et alors là-dessus
13:51un auditeur réagit
13:52nous écoute
13:52ils sont de plus en plus
13:53nombreux
13:53et on vous remercie
13:54vous tous qui nous suivez
13:55à la radio
13:55à la télé
13:56en podcast
13:56en replay
13:57il s'appelle
13:57Servi Cadeau
13:58sur X
13:58et il nous écrit
13:59en nous disant
14:00vous inquiétez pas trop
14:00de la hausse des taux
14:01français
14:01des problèmes de déficit
14:02et de dette
14:03les français
14:03dit-il
14:04vont retrouver
14:04de l'argent
14:05rapidement
14:05la France
14:06va vivre
14:06le plus grand
14:07transfert de richesse
14:07de son histoire
14:08sur les 15 prochaines années
14:10ajoute cet auditeur
14:119000 milliards d'euros
14:139000 milliards
14:14vont être transmis
14:15par les générations
14:15les plus vieilles
14:16à leurs enfants
14:16et petits-enfants
14:17et bien on a regardé
14:19ce chiffre
14:19c'est le chiffre
14:20de la fondation
14:20Jean Jaurès
14:21dans les 15 prochaines années
14:23effectivement
14:23du fait de la génération
14:24Baby Boom
14:25qui finira par passer son tour
14:279000 milliards
14:27vont revenir
14:28d'après la fondation
14:29Jean Jaurès
14:29aux actifs
14:30et aux petits-enfants
14:31ce qui résoudrait
14:33une grande partie
14:33des problèmes
14:33de nos sociétés occidentales
14:34et 9000 milliards
14:35c'est rien qu'à l'échelle
14:36de la France
14:36François
14:37Oui mais à part que
14:38le capital ne tourne pas
14:39en fait la difficulté
14:40c'est que vous n'êtes pas
14:42sur du capital productif
14:43et à la limite
14:45on peut considérer
14:46que l'État
14:46à travers la taxation
14:47ça va régler
14:48une partie de sa problématique
14:50de dette
14:51et de déficit
14:52mais quelque part
14:53vous n'êtes pas
14:53non je pense que
14:54la problématique
14:56de la BCE
14:57par rapport
14:58à la France
14:59qui aujourd'hui
15:01est un peu en retard
15:03par rapport
15:04à ces réformes
15:05je pense qu'il est
15:05prématuré
15:06pour la BCE
15:07d'intervenir
15:09et que quelque part
15:10vous avez
15:11une convergence
15:13comme le disait tout à l'heure
15:14Wilfried
15:14une convergence
15:15qui est naturelle
15:16même si
15:17d'accord
15:17l'Italie bénéficie
15:18davantage
15:19mais quelque part
15:20perdons pas de vue
15:22non plus
15:22que la cohérence
15:24des taux d'intérêt
15:25c'est un des objectifs
15:26des banques centrales
15:26et quelque part
15:27je pense que
15:29ça doit amener
15:30à relativiser
15:31les situations
15:33de stress
15:33sur le marché
15:34obligataire
15:35ça ne veut pas dire
15:36qu'il ne faut pas
15:37faire des efforts
15:37mais quelque part
15:39peut-être que
15:40d'ici quelques temps
15:41on ne mesurera plus
15:42le spread
15:43que par rapport
15:43à l'Italie
15:44et qu'on oubliera
15:45on arrêtera
15:46de regarder
15:46le spread français
15:47par rapport
15:48à l'Allemagne
15:49Thibaut Prébé
15:49qui nous accompagne
15:50régulièrement
15:50dans ce rendez-vous
15:51aussi
15:51résume les choses
15:52en disant
15:53la France
15:53c'est effectivement
15:54une voiture sans frein
15:55qui fonce vers la falaise
15:56mais cette falaise
15:56est à des milliers
15:57de kilomètres
15:57la direction
15:58peut encore changer
15:59d'ici là
16:00pas mal
16:00mais parfois
16:02les objets
16:02peuvent être
16:04plus proches
16:04qu'ils n'apparaissent
16:05et on peut finir
16:06par manquer de carburant
16:06aussi
16:07quand la route
16:07est trop longue
16:08Thibaut là
16:09s'il nous écoute
16:11s'il nous écoute
16:11il nous accompagne
16:13toutes nos amitiés
16:13allez
16:13toutes nos amitiés
16:14à Thibaut
16:14il est 17h20
16:16dans un quart d'heure
16:17la clôture
16:17on accélère
16:18ah ben justement
16:18dans la dernière ligne droite
16:19de cette séance
16:20on ne va pas vers la falaise
16:21non au contraire
16:21on monte
16:22c'est une route ascendante
16:23le CAC 40
16:24gagne 0,2% en ce moment
16:257753 points à Paris
16:28Renault est en tête
16:29on le disait tout à l'heure
16:29plus 3%
16:30on a aussi Hermès
16:31plus 2,3
16:32d'Asso Système
16:32plus 2,3 aussi
16:33en repli Kering
16:35l'Assemblée Générale
16:35qui se conclut
16:36et Lui Alomeo
16:38qui a été confirmé
16:39à la direction générale
16:40de Kering
16:40le titre perd 2,2%
16:41on n'aura le détail
16:43du plan stratégique
16:44qu'au printemps prochain
16:44voilà ce qu'a annoncé
16:45tout à l'heure
16:45la direction de Kering
16:47il faudra donc rester patient
16:48le titre qui reculait déjà
16:49de 2% avant l'AG
16:52STM aussi perd 1,5
16:53Capgemini moins 1,5
16:55aussi pas de jaloux
16:56on anticipe
16:57les évolutions de marché
16:58avec ce soir
16:59nos deux experts
17:00François Dossou
17:01et Wilfried Galland
17:02à suivre aussi
17:03dans quelques jours
17:04la Fed
17:04ça c'est peut-être
17:05plus important
17:06que le disait en français
17:06en l'occurrence
17:07pour la trajectoire des marchés
17:08la Fed
17:09aujourd'hui on a une révision
17:10massive
17:11du nombre de créations
17:12de postes des Etats-Unis
17:13sur un an
17:13900 000 créations de postes
17:15qui avaient été annoncées
17:16mais en fait
17:16n'ont pas eu lieu
17:17on n'avait jamais vu
17:18une telle révision des chiffres
17:19et en plus à la baisse
17:20Wilfried
17:21ce qui se passe
17:22quand on regarde
17:25le processus de révision
17:26pourquoi est-ce qu'on a
17:27ces révisions-là
17:28en fait on a
17:28tous les mois
17:29on a une enquête téléphonique
17:31auprès des ménages
17:33d'une part
17:33pour déterminer
17:33le taux de chômage
17:34et auprès des entreprises
17:35d'autre part
17:35pour déterminer
17:36le nombre de créations d'emplois
17:37et puis au bout d'un certain temps
17:39vous envoyez des formulaires
17:40aux entreprises
17:41en disant
17:41finalement
17:42donnez-nous
17:44et le terme est important
17:45donnez-nous
17:46les employés
17:47qui sont rentrés
17:48les employés qui sont sortis
17:49avec leur numéro
17:50de sécurité sociale
17:50américain
17:52le problème c'est
17:54quand vous faites ça
17:55les entreprises
17:56ne peuvent pas
17:57déclarer
17:58les employés
17:59qui n'ont pas
18:00de numéro
18:00de sécurité sociale
18:01et
18:03on a
18:04pas mal de secteurs
18:05qui révisent
18:06massivement à la baisse
18:07parce que
18:07ils sont un petit peu embêtés
18:09comprenez
18:09les papiers n'étaient peut-être pas
18:11totalement en règle
18:11au moment où ils étaient là
18:13et donc
18:14on a aujourd'hui
18:15dans le cadre
18:15de la politique
18:16d'immigration américaine
18:18une pression
18:18quand même extrêmement forte
18:19oui mais là
18:20c'était de mars à mars
18:21c'est-à-dire que
18:22Donald Trump
18:22n'avait pas encore
18:23mis en place
18:23tout à fait
18:24mais même
18:25avec Joe Biden
18:26on savait qu'on commençait
18:27à avoir des pressions
18:28et de toute manière
18:29les entreprises
18:29ne voulaient certainement
18:30pas apparaître
18:31comme étant des entreprises
18:33qui employaient des gens
18:34qui n'avaient pas
18:35l'intégralité
18:35de leurs papiers
18:38et donc
18:40on sait que
18:40l'immigration
18:41a été un point
18:42extrêmement important
18:43sous Joe Biden
18:44pour justement
18:45compenser
18:46les problèmes
18:47d'effet d'offre
18:47sur le marché du travail
18:48donc ça ne veut pas dire
18:49qu'il n'y avait pas
18:50des gros problèmes
18:50de méthodologie
18:51au sein du BLS
18:51c'est sûr
18:52il y avait aussi
18:52des problèmes de méthodologie
18:53mais voilà
18:54il y a quand même
18:55toute une partie
18:56justement
18:56liée justement
18:58à la structure
18:58du marché du travail américain
19:00je pense que c'est intéressant
19:00justement
19:01quand on fait l'analyse
19:02du marché du travail américain
19:03sur justement l'impact
19:04que peut avoir aujourd'hui
19:05la politique d'immigration
19:06de Donald Trump
19:06cette révision à la baisse
19:08c'est aussi lié au fait
19:09que effectivement
19:10vous aviez un marché du travail
19:11qui fonctionnait
19:12d'une manière
19:13on va dire
19:13à double face en fait
19:15et donc c'est une révision
19:16François historique
19:18c'est une révision historique
19:18on attendait 700 000
19:19on attendait 700 000
19:21créations de postes
19:22finalement révisées
19:23finalement c'est 900 000
19:24en l'occurrence
19:25oui
19:25moi je pense que
19:26ce qui est important
19:27c'est vraiment la tendance
19:28on voit bien quand même
19:29que le marché
19:30de l'emploi aux Etats-Unis
19:32est en train de se détériorer
19:33il est en train de se détériorer
19:36d'une manière
19:36encore plus importante
19:37que ce qu'on nous annonçait
19:39ça veut dire peut-être
19:40que ça remet encore
19:41un peu plus de pression
19:42sur la Fed
19:43et sur les baisses de taux
19:44qui sont anticipées
19:45et ça réduit quelque part
19:46un peu le risque
19:47par rapport au marché
19:48qui aujourd'hui
19:49est relativement confiant
19:51sur ces baisses de taux
19:52je pense que ça apporte
19:53un peu plus d'eau
19:55au moulin de Paol
19:56pour pouvoir baisser les taux
19:58ceci dit
19:59je pense que
20:00c'est quand même pas
20:00une bonne nouvelle
20:01parce qu'aujourd'hui
20:03vous avez des marchés
20:03qui sont quand même
20:04particulièrement
20:05bien valorisés
20:07avec des indicateurs économiques
20:09on a vu
20:10qu'ils commencent
20:11à se détériorer
20:12sans pour autant
20:14mettre trop de
20:15je pense qu'on donne
20:16beaucoup de poils
20:16aux baisses de taux
20:17parce que la problématique
20:18du marché américain
20:19quelque part
20:20quand vous regardez
20:21les entreprises
20:21qui font avancer
20:23c'est des entreprises
20:24qui n'ont pas besoin
20:25de financement
20:25et donc quelque part
20:26elles sont moins sensibles
20:27aux baisses de taux
20:29on a eu justement aujourd'hui
20:30le moral des petites entreprises
20:31américaines
20:31il est au beau fixe
20:32au mois d'août
20:32alors que les taux
20:33étaient au plus haut
20:34ce qu'elles attendent
20:35c'est des baisses d'impôts
20:36c'est ça
20:36des baisses d'impôts
20:37une consommation
20:38qui continue à bien se tenir
20:40et surtout
20:42en fait une croissance économique
20:43qui continue
20:45leur capacité
20:46à faire des bénéfices
20:47quelque part
20:48c'est plus
20:49parce qu'aujourd'hui
20:51vous êtes sur le marché américain
20:52avec une croissance
20:53de bénéfices
20:54à deux chiffres
20:54donc un ralentissement
20:56trop brutal de l'économie
20:57pourrait mettre en cause
20:59cette perspective de bénéfices
21:00en Europe
21:01on en a beaucoup moins
21:01donc on est moins inquiet
21:03parce qu'on a une croissance
21:04qui est proche de zéro
21:05donc on n'a pas ce sujet
21:07mais aux Etats-Unis
21:09il y a quand même
21:10aujourd'hui dans les valorisations
21:11en dehors de la problématique
21:13de taux
21:13qui pour moi
21:14ne va pas faire changer
21:15évoluer beaucoup
21:17les marchés et actions
21:17je pense que c'est plus
21:19du côté de la croissance
21:20qu'il faut regarder aujourd'hui
21:21que du côté de la baisse de taux
21:22quand même
21:23maintenant le marché
21:24anticipe trois baisses de taux
21:25aux Etats-Unis
21:25d'ici la fin de l'année
21:26trois baisses
21:27la première dès la semaine prochaine
21:28et trois baisses
21:29encore l'an prochain
21:30c'est-à-dire qu'on reviendrait
21:31dans l'ère de l'argent facile
21:33en l'occurrence
21:34ça nous amènerait
21:34les Fed Funds
21:35à 2,83
21:36contre 4,21 aujourd'hui
21:37pour les marchés
21:38la configuration d'aujourd'hui
21:39elle est parfaite
21:40c'est-à-dire
21:40vous avez une croissance
21:41qui demeure positive
21:43même si elle est un peu
21:44en ralentissement
21:45et elle se fragilise
21:46et vous avez
21:48un coût du financement
21:49qui baisse
21:49et pour pas mal de sociétés
21:52c'est quand même intéressant
21:53d'avoir un coût de financement
21:55qui baisse
21:55la question qui se pose
21:56aujourd'hui
21:57à tous les opérateurs
21:58de marché
21:58tous les investisseurs
21:59c'est
22:00on est quand même
22:01sur une ligne de crête
22:01c'est-à-dire en fait
22:02il ne faudrait pas
22:03qu'on tombe
22:03dans les baisses de taux
22:06pour compenser
22:07un risque de récession
22:08trop important
22:08là aujourd'hui
22:10on est dans des baisses de taux
22:11pour revenir
22:13sur des excès
22:15potentiellement
22:16de hausses
22:17qui n'ont pas été compensées
22:18jusqu'à présent
22:18est-ce qu'il y a une raison
22:20pour laquelle
22:20les taux sont à 4,25
22:22aujourd'hui aux Etats-Unis
22:23des taux directeurs
22:23probablement pas
22:25c'est probablement
22:25beaucoup trop élevé
22:26quand on voit
22:27quand on voit la croissance
22:28même le niveau de l'inflation
22:29franchement 4,5
22:304,5 c'est quand même beaucoup
22:32maintenant voilà
22:33quand on revient
22:35vers la normale
22:35dans un contexte positif
22:37c'est formidable
22:37pour les marchés
22:38si on revient
22:39vers la normale
22:39en disant
22:40attention
22:40on a un risque de récession
22:41là les marchés
22:42pourraient être
22:42beaucoup plus inquiets
22:43donc je suis totalement d'accord
22:44avec ce que l'a dit François
22:44il faut vérifier
22:46la croissance des entreprises
22:48la croissance également
22:49globalement de l'économie
22:50on sait que ça a quand même
22:51un lien
22:51et donc par rapport à ça
22:53on est très content
22:54d'avoir des baisses de taux
22:55c'est très favorable
22:56en particulier
22:57aux valeurs
22:57technologiques de pointe
22:59ce sont des valeurs
23:01qui en profitent beaucoup
23:02mais ça ne suffira pas
23:04si jamais on a
23:05un ralentissement économique
23:06trop fort
23:06alors en ce moment
23:07Wall Street est en train
23:08de progresser
23:09on est ensemble en direct
23:1011h27 à New York
23:11alors que le CAC 40
23:12gagne 0,2%
23:13l'USNP gagne 0,1%
23:14le Nasdaq lui est en baisse
23:15avec Apple qui perd 0,6%
23:17et alors Wilfried et François
23:19Chris notre réalisateur
23:20fait désormais partie
23:22du club
23:23il rejoint la bande
23:24Chris
23:24toi aussi tu as une question
23:25à poser
23:26on t'écoute
23:26bonsoir les clubbers
23:27alors ce soir
23:28il y a Apple
23:29qui fera sa keynote
23:30est-ce que vous sentez
23:31le titre sur le point
23:32de peut-être se réveiller
23:33Apple ce soir
23:35la keynote
23:3519h30 d'ailleurs
23:36à suivre sur BFM Business
23:37émission spéciale
23:38est-ce que ça va réveiller
23:39le titre
23:39oui ou non
23:39c'est toujours un événement
23:40je ne sais pas ce que
23:41François pense
23:41c'est un addict d'Apple
23:44Chris
23:44donc il ne faut pas le décevoir
23:45mais c'est toujours
23:46en tout cas Apple
23:47est tellement important
23:48pour la consommation
23:50aussi américaine
23:51pour l'image américaine
23:52et pour les chaînes de valeur
23:53qu'on va l'écouter
23:54avec beaucoup d'attention
23:55c'est évident
23:56c'est évident
23:57après on sait
23:59qu'ils ont beaucoup d'issues
24:00sur ces derniers mois
24:01sur l'intelligence artificielle
24:03sur leur capacité
24:04à intégrer
24:04ces nouveaux outils
24:05malgré tout
24:06ils continuent à vendre
24:08énormément d'iPhone
24:09ils continuent à être
24:10une des marques
24:11les plus désirables au monde
24:12Apple sait gérer sa marque
24:14Apple sait gérer
24:15admirablement aussi
24:16son niveau de marge
24:17ses flux financiers
24:18sa chaîne logistique
24:19on va voir comment
24:20est-ce qu'ils vont continuer
24:21à alimenter cette désirabilité
24:23ça restera un événement
24:25et une des preuves
24:26c'est que ce soir
24:27vous faites une émission spéciale
24:29sur la keynote d'Apple
24:30en direct à 19h30
24:31vous ne pourriez pas
24:32nécessairement ça
24:33pour n'importe quelle autre marque
24:34qui ferait une présentation
24:36de smartphone
24:36on a fait une émission spéciale
24:39pour la nouvelle Clio de Renault
24:40elle est drôlement importante
24:43et aujourd'hui
24:43qu'est-ce qui monte en bourse ?
24:45la Renault
24:45voilà
24:46il faut suivre
24:48BFM Business
24:48comme ça
24:49c'est l'indicateur BFM Business
24:50alors qu'Antoine
24:51c'est peut-être le signe
24:52que personne n'écoute
24:53je n'en sais rien
24:53Antoine a pas arrêté
24:54de dire que la nouvelle Renault
24:55était absolument immonde
24:56le titre gagne 3%
24:58je vais arrêter de parler
25:00dans ton émission
25:01est-ce que tu racontes
25:02non
25:02le groupe est bien
25:04figure-toi que
25:05si elle avait un physique
25:06passe-partout
25:08on n'en aurait pas parlé
25:08de cette voiture
25:09pour le coup
25:10c'est bien vu
25:11c'est plutôt bien
25:12et bien répondu
25:12pas passe-partout du tout
25:13et particulière
25:14intéressant
25:15non mais sur Apple
25:17non il y a un truc intéressant
25:18c'est de tout le monde
25:19oh là là
25:19on espère qu'ils vont annoncer
25:20un truc sur l'IA
25:21non
25:22qu'est-ce qu'Apple a besoin
25:23de l'IA
25:25l'IA intégrée dans un téléphone
25:28si les autres en font
25:29qu'ils n'en font pas
25:29on va moins l'acheter
25:30mais l'IA est à l'autre bout
25:31sur un serveur chez Apple
25:32et si c'est une IA
25:33qui est achetée
25:34bonne et fiable
25:35l'important c'est
25:36de vendre du téléphone
25:37et c'est de vendre du téléphone
25:38qui a un intérêt
25:39pour le coup
25:40le coup du téléphone
25:41de l'iPhone pliant
25:42me fait beaucoup plus stiquer
25:45que
25:45est-ce qu'ils vont enfin
25:46intégrer l'IA à l'iOS
25:48ça pourrait être
25:49une autre annonce
25:50aujourd'hui
25:50il faudrait peut-être
25:52que Tim Cook
25:52fasse une sorte d'annonce
25:54en disant
25:55mais l'IA
25:55pour Nvidia
25:57c'est crucial
25:57pour Dell
25:58c'est crucial
25:59pour Microsoft
26:00c'est crucial
26:00pour Apple
26:02est-ce que l'IA
26:02est vraiment crucial
26:04je me pose juste la question
26:06François
26:06ce soir la keynote
26:07vous attendez sur l'IA ou pas ?
26:08je pense que quand même
26:09aujourd'hui
26:10on ne peut pas
26:11un acteur comme Apple
26:13ne peut pas se passer d'IA
26:14et on parle du contenu
26:15et quelque part
26:16quand vous voyez la dépendance
26:18qu'il a vis-à-vis
26:19aujourd'hui de Google
26:20je pense que
26:21l'antitrust
26:22la décision de l'antitrust
26:24de la semaine dernière
26:25a quand même
26:26permis à Google
26:28de partager ses données
26:29avec des acteurs concurrents
26:31mais ça coûtera
26:32de l'argent à Apple
26:33ça lui coûtera quand même
26:3420%
26:35de ses revenus
26:38sur les services
26:38c'est pas négligeable
26:39non moi j'attends
26:40plutôt de la part
26:41d'Apple
26:42qui se positionne
26:43est-ce que quelque part
26:44ils vont aller chercher
26:45un acteur plus petit
26:45comme perplexité
26:47ou ils vont
26:48développer
26:49ils vont continuer
26:50à développer
26:51des partenariats
26:52avec du Google
26:53Gemini
26:53ou avec du OpenAI
26:55mais je pense
26:56qu'ils ne peuvent pas
26:56faire l'impasse
26:57sur l'intelligence artificielle
26:59parce que c'est un acteur
27:00de logiciel
27:01un acteur
27:02ce que tu dis Antoine
27:03c'est pas nécessairement
27:03d'interne
27:04voilà exactement
27:05oui oui c'est ça
27:06on est d'accord
27:06je pense que ça peut se faire
27:08aussi sous forme de partenariat
27:09exactement
27:09c'est la belle endormie
27:11dans les 7 magnifiques
27:12Apple en bourse
27:12depuis quelques mois
27:13c'est quand même
27:13une belle endormie
27:14à plus de 3000 milliards de dollars
27:15toujours
27:15c'est la belle endormie
27:16qui dort dans un jet
27:17à 3000 km heure
27:18oui puis ça
27:18ça s'est redressé
27:21quand même
27:21ces dernières semaines
27:22donc ça fait partie
27:23des 7 magnifiques
27:25qui ont bien tenu
27:26les tontons répliqueurs
27:27ils nous suivent
27:27fidèlement régulièrement
27:28il interagit
27:29oui oui
27:29c'est son pseudo
27:30magnifique
27:31j'adore
27:31il nous dit sur Apple
27:33Apple ils vont vendre
27:34un nouvel iPhone
27:34il n'y aura rien de bien neuf
27:35mais le marché va encore
27:36vouloir y croire
27:37bon lui il a l'air
27:38un peu désabusé
27:39Apple gagne aujourd'hui
27:40recule aujourd'hui
27:41de 0,8%
27:42voilà on continuera
27:43d'en parler
27:43et cette spéciale
27:4419h30 ce soir
27:45de Tech & Co
27:46consacrée à la keynote d'Apple
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