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  • il y a 1 an
Ce mercredi 10 septembre, quelques valeurs boursières, dont Rubis, qui confirme ses objectifs financiers pour 2025, Inditex qui enregistre un chiffre d'affaires inférieur aux prévisions, et Novo Nordisk qui gagne quelques points à la Bourse de Copenhague malgré la perte de parts de marché, ont été abordées par Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Et Alain Dubrul, directeur général de Claresco de Finances, qui est avec nous.
00:05Bonjour Alain Dubrul, merci de nous accompagner.
00:07Pour revenir un petit peu quand même sur ce warning important ce matin de Novo Nordisk,
00:12comment vous regardez la situation ?
00:14C'est quand même le troisième avertissement sur résultat depuis le début de l'année.
00:18Oui, bonjour Étienne.
00:19Oui, ce qu'il faut comprendre pour Novo, c'est que c'est le leader mondial des traitements du diabète,
00:25suivi par l'américain Lily et le français Sanofi.
00:27Alors dans la lutte contre le diabète, le principal marché, c'est le diabète de type 2.
00:31Les personnes d'un certain âge qui n'ont plus assez d'activité,
00:34pour lesquelles l'insuline fonctionne de plus en plus mal.
00:37Donc le principal traitement contre le diabète, c'est évidemment l'insuline.
00:41Et la question, c'est lorsqu'on en injecte, comment est-ce qu'elle va pouvoir améliorer le taux de glycémie
00:47sans qu'il y ait un trop grand inconfort pour le patient ?
00:51Alors dans ces dernières années, on a vu l'émergence de nouveaux traitements qu'on appelle les GLP1,
00:54qui pour certaines d'entre elles nécessitent des injections qui ne sont que hebdomadaires,
00:59qui sont beaucoup plus efficaces, confortables pour le patient.
01:02Et le grand leader des GLP1, c'est précisément Novo Nordisk, suivi par l'américain Lily.
01:08Alors un des critères importants dans ces traitements, c'est le contrôle de la prise de poids,
01:12parce que souvent c'est un des effets secondaires désagréables.
01:14Or, les traitements Osempic et Végovi de Novo se sont avérés avoir des bénéfices élevés
01:20en termes de non-prise de poids, au point que certains patients non-diabétiques
01:25les utilisent maintenant uniquement dans ce but.
01:29Alors évidemment, ce potentiel sur la non-prise de poids a entraîné une demande phénoménale
01:34pour ces traitements, avec une difficulté à répondre à la demande,
01:37ce qui fait que Novo, mais également Lily, ont beaucoup augmenté leur capacité de production.
01:42Par exemple, en France, on se rappelle que Novo est en train de construire
01:45une très grande usine à Chartres pour produire ses médicaments.
01:49Mais le problème, en fait, c'est que de son côté, l'américain Lily a un traitement similaire
01:52qui s'appelle Maranjaro, qui connaît également un grand succès.
01:56Mais en fait, il s'avère progressivement, étude après étude,
01:59que ce traitement est légèrement, voire assez supérieur en fait à celui de Novo,
02:05si bien qu'il gagne des parts de marché.
02:07Et ça se traduit en fait depuis un peu plus de 12 mois pour Novo
02:10par un cycle de révision à la baisse des perspectives,
02:13parce que le marché est toujours là,
02:14mais Lily finalement gagne des parts de marché face à Novo,
02:19et du coup, les perspectives de croissance sont révisées à la baisse.
02:22Très clairement, parce que ce matin, on a un groupe qui parle d'une marge opérationnelle
02:24pour l'exercice 2025 de 4 à 10%,
02:27alors qu'en début d'année, ils avaient dit au marché, on va faire plus de 20%,
02:29donc c'est quand même un sacré directing.
02:32Oui, parce qu'en fait, le problème, il est multiple,
02:34c'est que d'une part, la croissance n'est pas au rendez-vous,
02:36d'autre part, pour ne pas trop perdre de parts de marché face à les livres,
02:41on est moins bon en prix,
02:43et puis de toute façon, le groupe est toujours quand même engagé
02:45dans cette phase de montée en puissance de la production,
02:47parce qu'il y a quand même de la demande,
02:49et donc il investit dans de nouvelles usines,
02:52et forcément, il y a un effet de ciseau,
02:53parce que s'il y a moins de ventes avec de moins bons prix,
02:55et que par ailleurs, les volumes sont toujours quand même importants,
02:58et qu'il faut investir dans les usines,
02:59ça nécessite un changement de braquet,
03:01qui est assez violent,
03:02c'est aussi la raison pour laquelle le groupe a annoncé le départ de son PDG en mai dernier,
03:08et donc, notons aussi qu'en général,
03:10quand il y a un changement de management,
03:11c'est l'occasion pour le nouveau management un peu de sucrer les fraises,
03:15et d'en rajouter.
03:16C'est peut-être aussi pour ça, d'ailleurs,
03:17que même si les perspectives sont sensiblement revues à la baisse,
03:21le titre aujourd'hui, en fait, monte légèrement,
03:23parce qu'on se dit qu'on est probablement en train d'adresser
03:25peut-être plus agressivement les difficultés,
03:28et que ça va permettre au groupe de stabiliser plus vite son activité.
03:31Plus 2,6% pour ce titre Novo Nord Disque,
03:34avec donc la suppression de 9000 emplois,
03:36ça représente tout de même un peu plus de 10% de sa masse salariale.
03:39On est toujours à moins 45% depuis le début de l'année sur ce titre Novo Nord Disque.
03:43Est-ce qu'Alain Dubrul, c'est un couteau qui tombe,
03:46ou est-ce que c'est un dossier qui peut se regarder ?
03:49Disons que c'était une valeur de croissance,
03:52ça devient plutôt maintenant une valeur de recovery,
03:53mais cela dit, il faut quand même se rappeler que les multiples,
03:57enfin le titre avait été multiplié par 5 pratiquement entre 2022 et 2024,
04:02et donc là on a divisé par deux certes,
04:05mais on n'est pas sur des multiples de valorisation cadeau,
04:08enfin on est à 15 fois 2025,
04:10et ce qu'il faut c'est que le résultat se stabilise à partir de 2026,
04:14alors on peut penser que sur ce niveau actuel,
04:16ça peut commencer à s'envisager.
04:18Mais moi personnellement, je reste prudent.
04:22347 couronnes pour ce titre Novo Nord Disque.
04:25Beaucoup de publications ce matin en Europe.
04:27Dans un instant, nous parlerons de Inditex,
04:29la maison mère de Zara qui gagne plus de 5% à Madrid,
04:31mais avant quand même un mot de Rubis qui perd 1,7%.
04:35Dossier intéressant, 3 milliards de capitalisation boursière,
04:38mais on voit notamment Vincent Bolloré qui essaye de casser la commandite depuis des mois.
04:42Comment vous regardez cette publication ce matin de Rubis ?
04:45La publication est un petit peu no news,
04:48disons que les résultats sont à peu près comme attendus,
04:51relativement stables, plutôt corrects en marge,
04:55mais pas flamboyants non plus.
04:57Il faut se rappeler, chez Rubis,
04:58c'est qu'on est sur des métiers de distribution de produits pétroliers,
05:01de bitume dans des pays émergents.
05:04Ce qui est le principal intérêt du dossier,
05:06c'est qu'il n'est vraiment pas cher,
05:07et qu'il y a une forte génération de cash.
05:10Ça, ça reste inchangé.
05:11Du côté gouvernance, effectivement, c'est une commandite
05:14qui essaye d'être un peu challengée par de nouveaux actionnaires,
05:17type Vincent Bolloré, mais pas que.
05:19Pour l'instant, ils ont été musclés, mais pas trop agressifs.
05:23On sent quand même du côté de la société une volonté de faire évoluer la gouvernance.
05:27Alors la commandite est toujours là,
05:30mais il y a de nouveaux associés gérants,
05:32et on sent qu'il y a une volonté quand même
05:33d'être un petit peu plus,
05:35de travailler pour l'ensemble des actionnaires,
05:37et pas uniquement les commandités.
05:39Mais typiquement, c'est le genre d'histoire
05:41qui va mettre un certain nombre de temps,
05:44un peu dans l'histoire Bolloré d'ailleurs,
05:46à se développer.
05:47Je dirais que les résultats n'avaient rien d'extraordinaire,
05:49ils étaient plutôt en ligne.
05:50Mais sur les niveaux actuels,
05:51c'est plutôt une valeur de fond de portefeuille,
05:53parce qu'elle n'est pas chère,
05:54elle sert à un gros dividende,
05:55et ses perspectives de génération de cash sont tout à fait solides.
05:58Si on regarde les grosses caps désormais,
06:00les méga caps,
06:01on a notamment Inditex,
06:02c'est l'une des plus grosses capitalisations
06:03à la bourse de Madrid.
06:05Des résultats qui étaient en dessous des attentes.
06:07Un discours assez prudent quand même
06:09concernant la consommation sur Zara.
06:11Néanmoins, le marché achète la valeur,
06:12plus 6%.
06:13Oui, alors Inditex,
06:15c'est un vaisseau amiral,
06:16c'est une très belle société,
06:17des très belles marques que chacun connaît.
06:20Le titre a déçu sur les 2-3 derniers trimestres
06:24avec des publications de résultats
06:25qui étaient un tout petit peu en dessous des attentes.
06:27On voit que Inditex, malgré sa force,
06:30était également touché par le ralentissement de la consommation.
06:34Alors là, on a des résultats qui sont en ligne
06:36plus ou moins selon les éléments qu'on regarde.
06:40Moi, c'est ce que je craignais un petit peu,
06:41mais pourtant,
06:42comme ça reste une belle société,
06:44ça fait plusieurs trimestres que ça déçoit,
06:46le marché est en attente de lueurs d'espoir
06:49pour se dire maintenant c'est le moment de revenir.
06:51Moi, je pense que c'est encore un petit peu tôt,
06:52mais ce qui soutient le titre aujourd'hui,
06:54enfin ce matin,
06:55c'est les tendances de vente du mois d'août
06:57qui étaient à plus neuf.
06:58Donc là, pour le coup,
06:59très sensiblement au-dessus des tendances précédentes,
07:01même si l'ensemble du trimestre est moyen.
07:04Et c'est ça, je pense,
07:05qui aide la société à rebondir,
07:07même si elle a bien précisé
07:08que le marché n'est pas encore extraordinaire
07:10et qu'il y aura aussi un effet de change
07:12qui va peser,
07:13puisque c'est une société qui est globale,
07:14qui est présente également aux États-Unis,
07:16et donc qui subit la baisse du dollar.
07:17Donc, moi, je ne dirais pas encore
07:18complètement sortie du guet,
07:20mais lueur d'espoir ce matin.
07:21Plus 6% pour ce titre Inditex,
07:24plus de 140 milliards de valorisation boursière à Madrid.
07:27Un dernier mot quand même sur Chargeur.
07:29Alors là, on revient sur les small et mid-cap.
07:31C'est un dossier qui est présent dans beaucoup,
07:34notamment de secteurs,
07:35que ce soit dans le luxe indirectement,
07:38les musées,
07:38puis également les films plastiques.
07:40D'ailleurs, là-dessus,
07:40ils ont confirmé vouloir réfléchir
07:42à céder cette activité.
07:44Oui, Chargeur,
07:45c'est un petit conglomérat
07:47présent sur les activités industrielles,
07:48mais pas que.
07:50Et effectivement,
07:50depuis 5-7 ans que le groupe a été contrôlé
07:53par Michael Fribourg,
07:55qui est un financier,
07:56on sent une volonté, en fait,
07:58de changer progressivement le périmètre.
08:01Donc, ça s'est traduit notamment
08:02par des acquisitions
08:03dans les activités culturelles,
08:06dans ce qu'il s'appelle Museum Studio,
08:07qui organise des expositions dans les musées.
08:10Quelques petits investissements
08:11dans le luxe également.
08:13Le changement de nom de la société,
08:14qui s'appelle maintenant Chargeur Invest,
08:15donc ils assument complètement
08:16le côté holding.
08:18Et, bon, pour l'instant,
08:20depuis un ou deux ans,
08:21les résultats de la partie industrielle
08:22sont un peu difficiles,
08:24notamment dans les films plastiques,
08:25comme on le voit encore ce matin.
08:26Mais, quelque part,
08:28la partie service,
08:30l'âge, luxe, l'âge, culture
08:31prend une part croissante
08:33dans l'activité.
08:34Et on sent bien
08:35que la volonté du management,
08:37c'est de migrer dans cette direction.
08:38En fait, il y a une tendance,
08:39une stratégie un peu la pinot,
08:41où on sort des métiers industriels
08:43et de distribution,
08:43et on va de plus en plus
08:44vers des métiers
08:46à forte valeur ajoutée,
08:47avec des marges élevés,
08:48type luxe, etc.
08:49Et c'est dans ce contexte
08:50qu'ils ont annoncé,
08:51même si c'est loin d'être fait,
08:53qu'ils envisageaient peut-être
08:54de céder l'activité de Novacel,
08:56donc l'activité industrielle principale
08:57de Fintasic.
08:59Alors, on parle de multiples de sessions,
09:00rien n'est fait,
09:01de 5, 6 fois l'Ebida,
09:03qui n'ont rien d'extraordinaire,
09:05mais qui sont compatibles
09:06avec la valorisation boursière
09:07actuelle de ces divisions.
09:10et c'est surtout en fait
09:10un changement de profil du groupe
09:12qui pourrait être un élément
09:14à moyen terme
09:15pour driver la valorisation.
09:17Pour l'instant,
09:18c'est loin d'être fait
09:19et les résultats sont
09:20un petit peu moyens,
09:20donc le cours décale ce matin,
09:22ce n'est pas complètement illogique.
09:23En effet, prudence ce matin
09:24sur ce titre de la part des marchés,
09:26moins 2,8%
09:27pour ce titre chargeur
09:28à 11,20€,
09:29avec donc le groupe
09:30qui réfléchit à céder Novacel
09:33après la manifestation
09:34de plusieurs concurrents.
09:36Merci beaucoup Alain Dubrul
09:38de nous avoir accompagné ce matin,
09:39directeur général délégué
09:40de Claresco Finance,
09:41de nous avoir accompagné
09:42pour évoquer le cas de Rubi,
09:44de Chargeur,
09:45de Inditex
09:45et donc de Novo Nordisk
09:47qui, malgré avoir revu
09:48à la baisse des perspectives,
09:50gagne 2,8%
09:52du côté de Copenhague.
09:53Donc,
09:55merci beaucoup,
09:57à moi-même.
09:59J'y ai donc
10:05...
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