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  • il y a 1 an
Ce vendredi 5 septembre, Olivier Lévy, président de Levy Capital Partners, et François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, parlent des rentrées mouvementées aux États-Unis et en France, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Face à face ce matin avec Olivier Lévy, président de Lévy Capital, partenaire, et François Monnier qui fait son retour sur BFM Business en cette rentrée, directeur de la rédaction d'Investir.
00:11Merci à tous les deux d'être là, bonjour messieurs, avec notamment une rentrée qui est agitée en France, on le verra notamment lundi avec un vote de confiance,
00:19agitée également du côté des Etats-Unis avec le marché qui n'attend qu'une chose, c'est que Jérôme Poel, le patron de la Fed, baisse ses taux.
00:26François Monnier, comment vous avez traversé l'été ? C'est vrai que si on regarde les indices, bon ok, le S&P 500 est sur un record une nouvelle fois,
00:33le CAC 40 il est pénalisé une nouvelle fois par rapport aux autres indices européens, mais in fine là, il y a des sujets là, il y a des pages à remplir chez Investir pour cette rentrée.
00:41Il ne fallait surtout pas faire le bilan trop tôt puisque une semaine avant la fin du mois d'août, on aurait pu dire excellent été puisqu'on a eu des publications extrêmement rassurantes,
00:51des indices qui étaient extrêmement bien orientés et puis patatras avec ce vote de confiance qui a fait perdre près de 3% au CAC 40 en quelques séances
01:01et qui montre qu'on rattaque septembre avec un haut niveau d'incertitude, sachant que septembre, vous le savez très bien, c'est le plus mauvais mois boursier statistiquement.
01:11Donc il y a un petit peu d'appréhension, cette appréhension elle se manifeste bien sûr dans les cours de bourse,
01:15où on voit que la bourse de Paris se comporte moins bien que les autres places financières, elle se manifeste également par des taux d'intérêt plus élevés,
01:23notamment des taux à long terme, le 10 ans, le 30 ans, qui a connu quand même des plus hauts.
01:28Il faut voir qu'à Paris, on est revenu sur le 30 ans au niveau quasiment de Lehman Brothers, 15 septembre 2008,
01:37on avait des taux à 30 ans en France à 4,80, on a frôlé les 4,50 cette semaine, donc on voit que les taux longs font une petite alerte,
01:50cette alerte n'est pas uniquement en France, elle est aussi en Europe, en Allemagne on a des taux à 30 ans qui reviennent sur les niveaux de 2011,
01:56la même chose aux Pays-Bas, au Royaume-Uni c'est 98 le taux de référence, au Japon on n'a jamais vu ça,
02:02on n'a jamais eu des taux aussi élevés, donc on voit que tension sur le marché obligataire, pas de panique,
02:08mais quand même on prend la mesure que la température elle a augmenté, et bien sûr on est extrêmement alerte et agile
02:15sur le marché actions, qui pour l'instant, j'ai envie de dire, encaisse très très bien les nouvelles politiques.
02:20Oui c'est vrai que vu le nombre de mauvaises nouvelles, le CAC 40 est stable, pour l'instant en l'espace d'un mois,
02:25ce qui est quand même pas si mal. Olivier Lévy, par rapport à ce 10 ans français, bon 3,5, on revient sur les plus hauts du mois de mars.
02:30Hier l'agence France Trésor a réussi à émettre de la dette à 11 milliards, la demande était là un peu moins présente que ces derniers mois néanmoins.
02:37Oui, je pense qu'il ne faut pas s'enorgueillir d'avoir trouvé effectivement des investisseurs pour notre dette,
02:44elle n'a pas été sursouscrite comme à l'époque, les taux augmentent, la pontification se poursuit sur les taux longs,
02:51donc les taux longs, le 30 ans là aussi on est à 4,50, on est à 3,50 mais on était à 3,60 sur le 10 ans français.
02:59D'après moi, bon, l'été a été très chaud, la température monte, pour reprendre cette expression,
03:05mais il faut mettre de la crème sur les marchés, il faut se protéger du soleil,
03:10parce que ça va être effectivement un peu nerveux, la volatilité va revenir,
03:14d'ailleurs tout est toujours très cher, les valorisations, oui les résultats sont plutôt bons du côté des Etats-Unis,
03:21mais je les trouve moins bons du côté européen.
03:23En termes de perspective, les dirigeants d'entreprises sont plutôt timorés, très conservateurs,
03:29il n'y a pas de visibilité, donc on investit comment ?
03:33Et puis surtout la France, la France, cette incertitude qui peut emmener l'Europe,
03:37puisque je le rappelle, la France est dans l'Europe, la monnaie est commune,
03:41les taux sont différents, la réglementation est spécifique,
03:46donc nous on est toujours très agiles, et on se protège contre les risques,
03:53puisque le stress n'est pas très bien pricé, n'est pas très bien valorisé dans ce marché-là,
03:58puisque la géopolitique est toujours là,
04:02la question autour de l'indépendance de la banque centrale américaine est toujours là,
04:05les tarifs douaniers sont toujours là,
04:08et puis après il y a les risques idiosyncratiques, la France,
04:11est-ce qu'on aura la possibilité d'avoir un budget en 2025 ?
04:15Pour vous François Meunier, le risque France est pricé,
04:17ou non il y a encore une jambe baissière possible,
04:20en fonction de ce qui va se passer la semaine prochaine ?
04:23Parce que malheureusement cette incertitude politique,
04:25on est dedans depuis plus d'un an, depuis juin 2024.
04:28Oui, une partie bien sûr est dans les cours,
04:31après il faut quand même suivre l'actualité de près,
04:35mais ce qu'on peut voir c'est que d'abord les entreprises,
04:37un, elles sont bien gérées,
04:38deux, elles sont de plus en plus internationales,
04:39donc la dépendance au marché domestique,
04:42à la croissance économique en France,
04:45elle devient de plus en plus marginale à l'intérieur des entreprises du CAC 40,
04:49ce n'est pas tout à fait le cas pour les entreprises plus modestes,
04:51de taille, je veux dire petite,
04:53ce qu'on appelle les PME, les ETI, les small cap dans le jargon financier.
04:58Après il ne faut pas surestimer le risque politique non plus,
05:01parce qu'on l'a vu au moment du Brexit,
05:03on a dit c'est la fin du monde, et quelques jours,
05:06quelques semaines après, les indices avaient retrouvé leur niveau
05:08après encaisser la nouvelle donne.
05:11On l'a vu au moment de la dissolution,
05:13où le CAC 40 avait l'annonce de la dissolution la veille,
05:16si on regarde par rapport à en juin 2024,
05:19on a eu un CAC 40 qui a perdu 11%,
05:21quelques mois après il avait tout repris,
05:25et voilà, donc ce qu'on voit c'est que les marchés sont capables de s'adapter,
05:29simplement il faut qu'on arrive à comprendre quelle va être la nouvelle donne,
05:33et pour l'instant, même s'il y a de la nervosité sur le marché,
05:36tout le monde est convaincu, en tout cas sur les prêteurs,
05:38ceux qui prêtent de l'argent à la France,
05:40qu'il n'y a pas d'autre solution que de réduire le déficit.
05:42Donc le scénario central aujourd'hui,
05:45c'est le déficit va revenir sous les 5%,
05:47quelle que soit la couleur politique du prochain gouvernement.
05:49Ça c'est le scénario central, ce qui fait que ça tient.
05:53Après, il ne faudrait pas que les déficits,
05:55le prochain gouvernement se dise finalement,
05:58le déficit ce n'est pas un sujet,
06:00et on va aller à nouveau creuser pour relancer de la croissance,
06:04et aller sur du 7 ou du 8%.
06:05Là ça ne tiendra pas, on l'a vu l'exemple très bien
06:07avec l'East Trust au Royaume-Uni il y a quelque temps,
06:10mais pour l'instant, on est dans un scénario qui est plutôt modéré,
06:14peut-être qu'il y aura un nouveau Premier ministre,
06:15c'est la situation la plus probable,
06:16mais on aura toujours quand même une trajectoire
06:19qui semble plus ou moins crédible,
06:21même si bien sûr il faut se méfier,
06:23ça explique aussi les tensions sur les taux,
06:24c'est que si on promet une réduction du déficit
06:26uniquement par des hausses d'impôts,
06:28on voit bien que là on perd en crédibilité,
06:30et tout de suite on paye plus cher la dette.
06:31Avec notamment l'Allemagne qui va massivement s'endetter l'année prochaine,
06:35ça François Monnier...
06:36C'est un fait nouveau,
06:38et ça on n'avait pas l'habitude,
06:39et ça fait que les taux allemands ont tendance à monter,
06:41et ça entraîne dans leur sillage les taux français,
06:44les taux français qui sont aussi entraînés,
06:47non seulement parce qu'il y a une méfiance à l'égard de la France,
06:49mais par les taux américains,
06:50parce que aux Américains,
06:51la perte potentielle d'indépendance de la Fed,
06:54c'est un enjeu majeur.
06:56Si la Fed devient,
06:57je veux dire,
06:58le bras armé de Donald Trump,
06:59ça veut dire qu'elle perd en crédibilité,
07:01et donc les investisseurs,
07:02quand ils vont acheter de la dette à long terme américaine,
07:05ils vont demander une rémunération supérieure.
07:089h47 sur BFM Business,
07:09je vous rappelle la tendance à la Bourse de Paris,
07:10un CAC 40 qui se cherche depuis l'ouverture,
07:13plus 0,4% après avoir perdu du terrain il y a une vingtaine de minutes,
07:16Sanofi qui a perdu plus de 8% hier,
07:18tente de se stabiliser à 78 euros,
07:21L'Oréal qui perdait du terrain hier,
07:22est la plus forte baisse du CAC 40,
07:24moins 0,8% sur la barre des 400,
07:26quand à l'inverse,
07:27ST Microelectronics gagne un peu plus de 4,5%,
07:30Brodcom a publié hier des résultats supérieurs aux attentes,
07:32ça porte l'ensemble du secteur technologique,
07:34et puis une valeur à suivre aujourd'hui,
07:36c'est Safran qui est sur un record historique à 284 euros,
07:38avec des informations du FT qui évoquent
07:40que Safran pourrait vendre ses activités d'intérieur d'avion,
07:45des activités qui sont valorisées plus d'un milliard d'euros.
07:48Pour continuer ce face-à-face,
07:49François Meunier,
07:50donc directeur de la réduction d'Investir,
07:52et Olivier Lévy,
07:53président de Lévy Capital Partner.
07:56Quand vous regardez les indices boursiers aux Etats-Unis,
07:59Olivier Lévy,
08:00on l'a encore vu hier avec Brodcom
08:02qui a publié des résultats au-dessus des attentes,
08:04bon pour les fournisseurs de puces,
08:05les fondeurs de puces,
08:06ça va,
08:06par contre on l'a vu avec Salesforce en milieu de semaine,
08:08et encore hier,
08:09moins 8 en séance,
08:10c'est compliqué de monétiser l'IA,
08:12ça c'est quand même un sujet qui pour l'instant
08:13est un petit peu ignoré par le marché.
08:15Oui, oui,
08:16c'est certain,
08:17vu les montants d'investissement
08:19que nécessite effectivement l'IA,
08:22l'infrastructure,
08:23les data centers,
08:24il va falloir s'armer de patience,
08:27et le marché est rarement patient,
08:29il veut de la visibilité,
08:30mais le marché américain continue à concentrer
08:34toutes les technologies,
08:36le Nasdaq c'est 22 triards de capitalisation boursière,
08:4022 000 milliards,
08:42comparé à un petit 4 000 milliards
08:44pour le CAC 40,
08:47les indices français,
08:48donc je pense que là aussi,
08:51on va avoir des grandes déconvenues,
08:53puisqu'on a beaucoup trop d'attentes,
08:56qui sont d'ores et déjà,
08:57pour certains dossiers pricés,
09:00donc là aussi,
09:01il faut raison garder,
09:03on a eu des bonnes nouvelles
09:05cette semaine avec Alphabet,
09:08où on nous dit,
09:10ils vont rester avec le moteur de recherche en interne,
09:15donc ça c'est très intéressant.
09:16Un juge américain a dit,
09:17il n'y a pas besoin de vendre Google Chrome,
09:18donc il n'y a pas besoin de démanteler,
09:19et ça fait porter la valeur
09:20de plus de 6-7% avant-hier.
09:22Oui, enfin 6-7%,
09:23c'est 3 000 milliards de capitalisation boursière,
09:26c'est trois triards,
09:27donc ça reste effectivement
09:29un incontournable,
09:32puisque les gens continuent à utiliser
09:33le moteur de recherche,
09:34mais moins,
09:35ça représente toujours 60%
09:36du chiffre d'affaires de Google,
09:38qui a des leviers de croissance
09:39extraordinaires avec le cloud,
09:41avec l'IA,
09:42qui aurait pu créer plus de valeur
09:44en divisant,
09:46en spin-offant ses activités,
09:48je pense notamment
09:49à la session de YouTube,
09:51qui est sur le papier
09:53depuis un certain temps,
09:54pour créer plus de valeur,
09:55c'est un dossier qui traite
09:57entre 27 et 26 fois
09:58les résultats,
09:59qui n'est pas endetté.
10:01Vous êtes positif,
10:02vous, sur Alphabet ?
10:03Nous, on a été très positif,
10:04et on commence à réduire la voilure,
10:06parce qu'elle vient de 20 fois les résultats,
10:07elle est à 27 fois les résultats.
10:09Donc là aussi,
10:09en bonne question,
10:10on sait prendre nos bénéfices,
10:13il faut savoir prendre ses bénéfices,
10:14il faut pouvoir surfer sur,
10:16là aussi,
10:16les modes,
10:17l'IA,
10:17quelle IA ?
10:18Celle qui va être très génératrice
10:21de cashflow,
10:22ou celle où il faut encore investir
10:24des kilotonnes de dollars
10:25pendant 2,
10:263,
10:265 ans ?
10:26François Monnier,
10:27comment vous regardez ce sujet
10:28de l'IA,
10:28avec d'un côté,
10:30et bien,
10:31il y a l'IA qui n'en finit plus
10:32de toucher des records,
10:334 000 milliards désormais
10:34de valorisation boursière.
10:35Je disais que j'ai peut-être mis
10:37des lunettes un peu roses,
10:38mais je suis extrêmement optimiste
10:39sur l'IA.
10:41Pour moi,
10:41ce n'est pas vraiment une mode,
10:42comme le vient de dire Olivier,
10:43je pense que c'est vraiment
10:44une révolution.
10:46Et il y a deux types de sociétés
10:49qui profitent de l'IA.
10:50Il y a des acteurs
10:51comme Microsoft.
10:52Microsoft est en train
10:53de réduire ses effectifs,
10:55comme ça ne va pas échapper
10:57en France,
10:58mais aussi à l'international.
10:5910 % ?
11:0010 %,
11:00ça n'est pas rien,
11:01alors que l'entreprise va bien,
11:02elle est en croissance,
11:03il y a des belles marges,
11:04mais il s'avère que,
11:05dans tout ce qui est codage,
11:07déjà 20 à 30 % du code
11:09est fait par de l'IA.
11:10Donc là,
11:10on est vraiment encore
11:11sur des gains de productivité.
11:13En revanche,
11:13quand vous regardez,
11:14analysez Selfforce,
11:15le problème de Selfforce,
11:16c'est qu'une partie
11:17de leur activité
11:18est menacée par l'IA.
11:19Donc il y a des sociétés
11:20qui sont obligées,
11:22j'ai envie de dire,
11:23de mettre de l'IA
11:23parce qu'autrement,
11:24leur business,
11:25leur modèle économique
11:26risque d'être
11:27fortement concurrencé.
11:29Donc ces acteurs-là,
11:29il faut les regarder
11:30avec un autre regard
11:32que ceux qui vont
11:33vraiment profiter.
11:34Nvidia,
11:34c'est un acteur
11:35qui profite absolument
11:36du boom de l'IA.
11:37Microsoft profite
11:38pleinement
11:39de l'exploitation de l'IA.
11:40Mais il y en a d'autres
11:41qui agrègent de l'IA
11:43pour essayer de continuer
11:45d'avoir une belle histoire,
11:46une belle equity story
11:46à raconter aux investisseurs.
11:48Pour l'instant,
11:49ça ne fait pas rêver.
11:49Le secteur des logiciels
11:50ne profite pas trop de l'IA.
11:51On voit que le secteur
11:52des logiciels
11:52est en difficulté.
11:55SAP,
11:56qui était porté au nu,
11:57on voit en ce moment,
11:58est en train de caler.
12:00Et là,
12:00ils essaient de raconter
12:01une nouvelle histoire.
12:02Ils l'ont dit
12:02cette semaine
12:03en disant
12:04on va investir
12:0520 milliards
12:05dans le cloud
12:06pour avoir un cloud européen
12:08parce qu'ils sentent bien
12:09que leur activité logicielle
12:11potentiellement
12:12peut être disruptée,
12:14concurrencée fortement
12:15par le domaine de l'IA.
12:18Donc,
12:18le logiciel
12:19est un secteur à part
12:20et pour l'instant,
12:22le seul grand gagnant
12:23dans ce domaine-là,
12:24c'est Microsoft.
12:25Chez vous,
12:25chez Investir,
12:26vous préférez quoi ?
12:27Les vendeurs de pioches,
12:28les NVIDIA,
12:28les Broadcom,
12:29les TSMC
12:30ou plutôt,
12:31à la fin,
12:32les clients de l'IA ?
12:33Nous,
12:34on préfère Microsoft
12:34qui va être
12:35le grand exploitant
12:36de cette grande révolution
12:38et ça,
12:39pour nous,
12:40c'est la valeur.
12:41Si on ne veut en avoir qu'une,
12:43c'est Microsoft
12:43qu'il faut avoir en portefeuille
12:44parmi les grands GAFAM.
12:45Ce qui est intéressant
12:46cette semaine,
12:47c'est de voir
12:47que ce sont
12:48dans les sociétés
12:49qui sont plutôt sous-valorisées.
12:51Vous avez Sanofi en France
12:52qui est sous-valorisée
12:53par rapport aux autres laboratoires
12:54et vous avez Alphabet
12:55qui est sous-valorisée
12:56par rapport aux autres
12:57grands GAFAM
12:58ou sept magnifiques.
12:59Et Alphabet
13:01a réussi à convaincre
13:02avec sa sous-valorisation
13:04et le fait
13:04qu'il n'y aura
13:05pas de démantèlement,
13:06il n'y aura pas
13:07de vente de chrome
13:07à rebondir
13:08et vous aviez Sanofi
13:10en France
13:11qui a une décote
13:12de 20 à 30%
13:13par rapport à ses concurrents
13:14qui n'a toujours pas
13:15de relais de croissance
13:15et qui dévisse.
13:16On en parlera dans un instant
13:17où il y a Sanofi.
13:19Pardon ?
13:19Non, non, non,
13:19je vous laisse finir
13:20sur la tech.
13:21Donc, ce qui est important,
13:22c'est bien sûr
13:22de regarder la valorisation
13:23et là,
13:24on peut avoir
13:24des bonnes nouvelles.
13:25Donc, ce n'est pas
13:25parce que vous êtes gros
13:26que vous ne pouvez pas
13:27être capable
13:28en une seule séance
13:29de gagner 7, 8, 9,
13:31voire 10%.
13:31Ou à l'inverse
13:32de les pertes
13:32comme Sanofi hier.
13:33Olivier Lévy,
13:34sur le secteur de l'IA.
13:35Oui, je voulais juste
13:35un droit de réponse
13:36parce qu'évidemment,
13:37quand je parlais de mode,
13:38je parlais de la mode boursière.
13:40L'IA est la plus grande
13:41révolution technologique
13:42depuis Internet.
13:44On y est largement investi
13:45en tant qu'utilisateur.
13:47Elle se propage
13:47à vitesse de la lumière.
13:48Il y a ceux
13:49qui y seront dedans
13:49et les laisser pour compte.
13:51Donc, évidemment,
13:52les grands oligopoles américains,
13:53Microsoft,
13:54Nvidia,
13:55Tesla,
13:56Amazon,
13:57Apple,
13:57qui investissent massivement,
13:59continueront à avoir
13:59un temps d'avance
14:00et donc,
14:01on se doit d'en être,
14:02évidemment.
14:02Après, la mode,
14:03je parlais plutôt
14:03de la mode boursière.
14:04C'est-à-dire que là aussi,
14:05n'importe quelle société
14:06sous prétexte que
14:07je fais de l'IA,
14:08ça me rappelle la bulle Internet
14:09ou moi,
14:10j'ai un site Internet.
14:12Donc, évidemment,
14:13il faut en être.
14:14La question,
14:15c'est comment l'exploiter,
14:16comment la valoriser
14:17et à quel prix ?
14:18Parce que toute chose
14:18a un prix.
14:19Là aussi,
14:19les kilotonnes,
14:20je répète,
14:20de capex pour,
14:22en français,
14:23le capital expenditure,
14:24les investissements,
14:25comment ils vont être
14:26rentabilisés
14:27et sous quelle forme ?
14:29Sachant qu'on n'a pas encore
14:30de vraie visibilité
14:31de la nouvelle cartographie
14:32dans trois ou cinq ans.
14:34Dernier mot quand même
14:34sur Sanofi,
14:35François Monnier,
14:36moins huit tiers,
14:37un titre qui perd 25%
14:38l'espace d'un an,
14:38ça vaut 100 milliards,
14:39ça s'est fait doubler
14:40par Safran,
14:40par Essilor,
14:42ça n'arrive plus à convaincre.
14:43C'est dingue quand même
14:43cette histoire.
14:44C'est un laboratoire
14:44qui n'arrive qu'à du mal
14:45avec sa recherche.
14:46Donc, quand vous n'avez
14:47pas de recherche,
14:48la seule façon,
14:49c'est de faire
14:49des grosses acquisitions.
14:50Mais quand vous avez
14:51une capitalisation
14:52qui recule
14:53année après année,
14:55c'est de plus en plus dur
14:56par rapport aux autres
14:56laboratoires,
14:58notamment les laboratoires
14:59américains,
14:59de passer en mode
15:00offensif
15:01et d'acheter
15:02des grandes biotech
15:03qui ont déjà
15:04des produits
15:05et des solutions
15:06entre guillemets
15:06miracles.
15:07Là, on a une société
15:08d'où toute la valorisation
15:10repose sur un produit,
15:11le Dupixent.
15:12Et s'il n'y a pas
15:13de relais de croissance
15:14à ce Dupixent,
15:15dont le brevet
15:17va tomber
15:18en 5-6 ans,
15:20en 2031,
15:22il n'y a plus vraiment
15:23d'histoire boursière.
15:24Donc, c'est quasiment
15:25une option
15:26où vous dites
15:27qu'ils ont une visibilité
15:28jusqu'en 2031,
15:29mais en 2031,
15:30il y a un mur
15:31et ça,
15:32si ce Dupixent
15:33devient un générique,
15:34il faut absolument
15:34que d'ici là,
15:35Sanofi ait trouvé
15:37une solution,
15:38un produit,
15:38un médicament
15:39plus efficace
15:40que le Dupixent.
15:41Et votre avis
15:41chez Investir
15:43sur Sanofi ?
15:44Nous, on reste
15:44à l'achat,
15:46mais on est,
15:46j'ai envie de dire,
15:47plutôt déçus
15:48par le comportement
15:49du titre.
15:50Et là,
15:51d'autant que
15:51la direction
15:52nous avait plutôt expliqué
15:54que l'année
15:552025,
15:55ce serait une année
15:56fatidique,
15:57importante,
15:58où il y aurait
15:58beaucoup d'annonces.
15:59Et là,
16:00pour l'instant,
16:00il faut reconnaître
16:01que c'est un flop.
16:01Il y a un nouveau mercato,
16:02là,
16:02en plus du départ
16:03de Luca Di Mio,
16:04de Renault vers Kering.
16:07On a appris hier soir
16:08que désormais,
16:09c'est Fréic Oudea,
16:09le président du conseil
16:10d'administration
16:11de Sanofi,
16:12qui allait faire son arrivée
16:13chez les Revoluts,
16:14la banque britannique,
16:16et il va garder
16:16les deux étiquettes.
16:18Sur le dossier Sanofi,
16:19Olivier Lévy ?
16:20Oui,
16:20nous,
16:20on le perçoit plutôt
16:21comme une obligation,
16:22je le rappelle.
16:23Elle se dévalorise,
16:24là,
16:24votre obligation ?
16:25Elle se dévalorise
16:26complètement
16:26parce qu'elle n'a plus
16:26de blockbuster.
16:28On avait de la visibilité
16:30sur les vaccins
16:31et sur les anti-inflammatoires,
16:32on a 5% de rendement,
16:33ça traite 11 fois
16:34les résultats.
16:35C'est une machine
16:36à acquérir des sociétés,
16:38des brevets,
16:39des molécules
16:39qui se transformeront.
16:41Hier,
16:41c'était Ron Poulenc,
16:42Aventis,
16:43ils ont acheté,
16:44une cesse d'acheter
16:45des sociétés.
16:46Le sujet,
16:47c'est le retour
16:47sur investissement
16:48et c'est un peu
16:49comme il y a.
16:49Et c'est un peu
16:50comme l'ARM Messenger,
16:52c'est-à-dire,
16:52est-ce qu'ils ont
16:52l'usine,
16:54la plateforme,
16:55pour pouvoir développer
16:56demain des molécules
16:57qui seront porteurs
16:58là où il y a
16:59des grandes parts
17:00de marché à prendre ?
17:00Donc nous,
17:01on est effectivement
17:01moins sereins
17:02sur cette obligation,
17:04mais on attend
17:05de voir,
17:06là aussi,
17:06parce qu'on se doit,
17:09qu'on le veuille ou non,
17:10en tant qu'investisseur,
17:11quand on a une allocation
17:12au global,
17:13d'être dans la thématique
17:13de la santé.
17:14Et rappelez-moi,
17:15à part les grands
17:15laboratoires suisses,
17:17quels sont les autres
17:18grands laboratoires européens
17:19qu'on a ?
17:20JSK ?
17:21Non, ça vous fait pas ?
17:22Européen ?
17:23Oui, c'est européen.
17:24Merci.
17:25C'est européen
17:26au sens continent.
17:28Merci beaucoup,
17:28messieurs,
17:29de nous avoir accompagnés
17:29ce matin.
17:30Olivier Lévy,
17:31président de Lévy Capital Partner
17:32et François Monnier,
17:33directeur de la rédaction
17:34d'Investir.
17:35Merci.
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