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  • il y a 4 mois
Ce mardi 30 septembre, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, et Laurent Deydier, directeur général délégué et directeur de l’Asset Management chez Banque Hottinguer, se sont penchés sur le poids de la menace de shutdown sur les marchés, la hausse des offres d'emploi en août aux États-Unis, la propulsion de Wall Street par la tech, la matière première d'avenir, et le bilan de septembre contrasté en Bourse, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Laurent Dédier, bonsoir Laurent, bienvenue.
00:07Bonsoir Guillaume.
00:08Directeur général délégué, directeur de l'Assept Management de Banque Autingre
00:11et François Meunier en fil rouge.
00:13Bonsoir François.
00:14Bonsoir.
00:15Directeur de la rédaction d'Investir, on est ravis de vous retrouver messieurs.
00:18Vous nous expliquez tout à l'heure François, pourquoi Total Energy n'arrivera sans doute jamais
00:21à trouver la même valorisation que les majors américaines.
00:24Vos arguments sont à retrouver en replay sur notre application.
00:27Mais c'est vrai que Total Energy aujourd'hui est plus forte baisse.
00:29À nouveau du CAC 40, ça devient une mauvaise habitude, moins 3%.
00:32Et alors on regardait le classement des plus grosses CAPI dans le CAC,
00:35Total Energy n'est plus que la huitième.
00:37Huitième !
00:38Alors que le groupe était resté pendant des années première CAPI.
00:41C'était ancré, c'était installé, c'était fixe.
00:43On se disait c'est le destin du CAC, avoir Total Energy à sa tête.
00:46Ben non, c'est plus que la huitième capitalisation aujourd'hui.
00:48Oui, et là on voit que dans le domaine de l'énergie,
00:50finalement c'est Schneider Electric qui est le leader,
00:53avec une podération de l'ordre de 7%.
00:56Schneider est dans le top 3 et en tête,
00:58on a LVMH à 7,2%.
01:00Donc si aujourd'hui on veut jouer l'énergie,
01:03les data centers,
01:04Schneider Electric qui a la plus grosse,
01:06en tout cas la plus grande influence sur le CAC 40.
01:08Il faut savoir que dans le CAC 40,
01:10les écarts de pondération sont assez considérables.
01:12On va de 0,4% avec du carrefour
01:15et on monte jusqu'à plus de 7%.
01:17Donc tout le monde n'a pas le même poids, la même valeur.
01:20Effectivement, ça bouge et ça tourne extrêmement vite.
01:23En attendant de savoir si un shutdown va nous tomber dessus.
01:25Alors aujourd'hui, les marchés sont calmes,
01:27hier aussi, on ne sent pas d'inquiétude particulière,
01:29mais pas d'élan non plus.
01:30On attend de voir effectivement si on va avoir un shutdown,
01:33on le saura à minuit heure de Washington,
01:35donc 6h du matin, demain matin heure française.
01:37La question, c'est s'il va y avoir un shutdown
01:39ou plutôt combien de temps il va durer ce shutdown,
01:41d'après vous, Laurent ?
01:42Je crois qu'aujourd'hui, on est plutôt sur la question
01:43du combien de temps, parce que si,
01:45bien évidemment, on ne peut pas exclure
01:46qu'il y a un accord au dernier moment au niveau du Sénat
01:49avec un ralliement de quelques démocrates
01:51qui manquent aujourd'hui.
01:52Mais très clairement, c'est plutôt sa durée.
01:55Et quand on regarde un petit peu l'histoire des shutdowns,
01:57on voit bien que c'est surtout un one-off temporaire
01:59avec souvent, alors il y a des estimations
02:01qui se baladent aujourd'hui sur une semaine
02:03entre 0,1 et 0,2 par différentes banques américaines.
02:05Mais on voit bien qu'il y a un rattrapage
02:07très rapide derrière.
02:09Donc voilà, la question, elle est plutôt sur la durée
02:11que sur la probabilité.
02:12J'ai l'impression que la probabilité, aujourd'hui,
02:14quand on regarde les différents sites,
02:15c'est plutôt autour de 80%.
02:16Donc on est vraiment proche de la certitude.
02:19Oui, et selon la durée, un shutdown peut quand même
02:21avoir un impact économique, un impact sur les marchés
02:24ou finalement, ça n'aura pas de vrai impact
02:26dans la mesure où le jour où shutdown s'arrêtera,
02:28il sera très vite rattrapé, compensé,
02:30la perte de croissance sera très vite rattrapée, compensée ?
02:33Alors, la probabilité que ça ne dure pas très longtemps
02:36est élevée et donc il y a un rattrapage
02:38qui est toujours assez important.
02:40Après, on peut peut-être rentrer aussi
02:41dans un shutdown nouveau avec quelque chose
02:44qui s'arrêterait de nombreuses semaines,
02:46voire au-delà.
02:46Donc c'est vrai que c'est difficile de pronostiquer.
02:49On sent qu'il y a un désaccord profond.
02:50Il y a une espèce de prise d'otage,
02:52entre guillemets, des deux camps
02:53qui s'observent avec cette neutralité négative aujourd'hui.
02:57Voilà, on est plutôt aujourd'hui dans un scénario
02:59qui aura un accord probablement
03:01dans le courant de la semaine ou de la semaine prochaine.
03:04Quels impacts possibles d'un shutdown ?
03:06Alors, le rapport sur l'emploi que tout le monde attend vendredi
03:08sera probablement reporté en cas de shutdown,
03:10c'est même certain,
03:11si bien que l'enquête JOLS sur l'emploi aujourd'hui
03:13sera peut-être, peut-être,
03:15la seule donnée sur l'emploi de la semaine
03:16qui aura réussi à être publiée.
03:17Si bien que cette enquête JOLS aujourd'hui,
03:19elle prend une importance peut-être un peu plus forte
03:21que d'habitude,
03:22puisque les autres données de l'emploi
03:23seront sans doute reportées.
03:24Et cette enquête JOLS nous montre une relative amélioration.
03:27Alors, en soi, c'est bon signe pour l'économie américaine,
03:29c'est peut-être un moins bon présage pour les baisses de taux.
03:32Ça explique que Wall Street recule légèrement.
03:34L'enquête JOLS est un peu meilleure qu'attendue.
03:36Quel serait l'impact d'un shutdown pour vous, François ?
03:38Est-ce que vous attendez cette éventuelle échéance
03:40d'un shutdown avec inquiétude ?
03:42On est obligé de la commenter,
03:43parce qu'on se dit que si jamais ça dérapait,
03:44on aurait raté un événement important.
03:46Donc, parfois, c'est peut-être contre-intuitif,
03:48mais en tout cas, tout le monde se penche sur le sujet,
03:52parce que le jour où on rate cet événement-là,
03:54on pourrait être accusé d'avoir raté un événement important.
03:59Mais ce qui est sûr, c'est qu'il n'y aura pas forcément
04:01d'inquiétude ou de nervosité pour les investisseurs
04:03si ça dure moins de deux semaines.
04:05À part entre deux semaines et un mois,
04:07là, on va commencer à se dire,
04:09finalement, s'il n'y a pas d'accord, ça va être gênant.
04:11Et au-delà d'un mois, il y aura un stress sur le marché.
04:14Mais pour l'instant, on reste persuadé,
04:17comme à chaque fois, que c'est l'intérêt de tout le monde,
04:19que ça se passe bien et que les salaires soient versés
04:22pour qu'on puisse avoir des statistiques,
04:24pour que l'économie américaine puisse tourner,
04:27fonctionner normalement.
04:28Donc, pour l'instant, pas vraiment d'inquiétude,
04:30parce qu'on en a trop eu, en fait.
04:32C'est à force de crier au loup que, finalement,
04:34on ne croit plus vraiment que le loup va arriver.
04:36Donc, on ne croit pas non plus que le Shundown
04:38va geler pendant deux, trois mois l'économie américaine.
04:42Mais quand vous dites que c'est dans l'intérêt de tout le monde
04:43que tout se passe bien,
04:44est-ce que ce n'était pas dans le monde d'avant, ça ?
04:46Et dans le monde de Donald Trump, c'est l'inverse.
04:48Est-ce que ce n'est pas dans son intérêt ou dans celui des démocrates
04:50de voir que tout se passerait mal à un an, maintenant,
04:53les élections de mid-terme, pour reporter la faute sur l'autre ?
04:57Justement, personne ne voudra être accusé
04:59d'avoir pénalisé l'économie américaine.
05:01Donc, tout le monde a intérêt à ce que, finalement, ça se passe bien,
05:03parce que ça peut être, justement, un prétexte pour dire
05:06« Vous avez vu, ou c'est les démocrates, ou c'est les républicains
05:08qui ont pénalisé, qui ont créé du chômage, qui ont détruit de la croissance.
05:13Donc, c'est l'intérêt de tout le monde que ça marche.
05:15Il faut se trouver un autre combat pour gagner le mid-terme. »
05:17Oui, ça montre aussi l'absence de compromis,
05:20l'absence de capacité à trouver des compromis,
05:22de plus en plus difficile, les compromis là-bas aux États-Unis,
05:24une vie politique qui se radicalise de plus en plus,
05:27de plus en plus antagonique.
05:29C'est un sujet, ça.
05:30Les marchés, ils suivent, ils regardent l'état des démocraties,
05:33l'état, la capacité à construire du compromis,
05:36ou ça, pour les marchés, c'est de la philosophie,
05:37et finalement, ça n'a pas de véritable importance ?
05:40Le compromis, on le voit qu'il est de plus en plus difficile,
05:42parce qu'il y a une fracturation, on le voit en France aussi,
05:44qu'on n'est toujours pas de gouvernement,
05:47parce qu'il y a un problème de compromis.
05:49Là, les experts du compromis, c'est en Allemagne,
05:51même si on voit qu'annoncer le plan de relance,
05:55il avait été annoncé en début d'année,
05:57il ne va pas vraiment que fonctionner à partir de 2026,
05:59ça prend du temps, tout prend du temps,
06:01et les compromis sont de plus en plus difficiles à trouver,
06:04parce que nos démocraties ont tendance un petit peu à se disloquer,
06:08et on voit émerger quand même des blocs plutôt qui se radicalisent,
06:13et ça, ça n'incite pas à des compromis.
06:15– Oui, et les marchés, ils sont sensibles,
06:17ils en sont conscients, mais ils y sont sensibles aussi,
06:19c'est-à-dire qu'ils le prennent,
06:19on voit même qu'au Japon, le Premier ministre a dû démissionner,
06:22il va y avoir des élections ce week-end au Japon,
06:24et les taux japonais, notamment le 30 ans,
06:26ont battu des records récemment.
06:28Vous voyez un lien, vous tracez un lien,
06:32entre certaines tensions qu'on voit notamment sur le marché obligataire
06:35et l'instabilité politique, plus que la question des dettes,
06:38l'instabilité politique en elle-même, Laurent, ou pas ?
06:40– Non, je crois qu'il ne faut pas exagérer l'impact réel
06:43dans l'esprit et la psychologie des investisseurs.
06:46L'investisseur, il n'aime pas être surpris la première fois,
06:49et donc quand il y a un événement qui arrive pour la première fois,
06:51que ce soit une guerre, un conflit, des attaques terroristes, etc.,
06:55on voit bien que les marchés réagissent toujours très fortement.
06:57Et malheureusement, ils prennent vite l'habitude de ces événements
07:01qui peuvent revenir à répétition,
07:02et donc le brouhaha politique,
07:05ou en tout cas l'incapacité à trouver des accords
07:07et à « fédérer » sur des projets communs,
07:11aujourd'hui ça devient un petit peu quelque chose
07:12qui est potentiellement tarte à la crème.
07:15Et on voit bien que des deux côtés, aux États-Unis,
07:18il n'y aura pas de gagnants.
07:19Moi, j'ai envie de dire aussi que globalement,
07:21on voit bien que sur One Big Beautiful Act,
07:23ils sont capables de trouver des compromis pour continuer à avancer,
07:26c'était plutôt favorable aux Républicains,
07:28alors ils avaient aussi la capacité à avancer,
07:30presque tout seuls, j'ai envie de dire,
07:32mais il n'y a pas eu de facteur de blocage du côté des démocrates.
07:35Donc voilà, n'exagérons pas l'impact,
07:37je pense que les marchés,
07:38ils sont plus potentiellement aujourd'hui inquiets,
07:41c'est sur les conditions des trajectoires de dette,
07:45et la dynamique politique qu'on peut déterminer dans certains pays.
07:48Alors on voit bien qu'il y a des incertitudes en France,
07:50ça crée un peu d'écartement du spread,
07:52on voit bien ce qui se passe au UK,
07:54j'ai envie de dire,
07:55ça fait maintenant deux ans qu'on vit avec un marché anglais
07:57sur lequel il y a de la sensibilité
07:58et une certaine nervosité sur les marchés de taux,
08:01ou sur le forex,
08:03et donc c'est probablement ça qui est le plus scruté aujourd'hui
08:05par les investisseurs,
08:06c'est la trajectoire budgétaire.
08:08Shutdown ou pas,
08:09d'après Bancafé America,
08:10l'impact d'un shutdown par semaine de shutdown,
08:13c'est-à-dire que chaque semaine de shutdown
08:14aurait un impact de 0,1 point de PIB
08:17sur l'économie américaine.
08:18Le dernier shutdown,
08:19c'était déjà sous Donald Trump,
08:20premier mandat,
08:21il avait duré 34 jours celui-là,
08:23donc cinq semaines,
08:24ce sera peut-être le benchmark
08:25que le marché suivra
08:26les cinq semaines du précédent shutdown.
08:28François,
08:28vous vouliez ajouter un mot là-dessus ?
08:29Oui,
08:29la bonne nouvelle quand même pour les marchés,
08:31c'est qu'on le voit,
08:32la situation politique
08:34est mauvaise à peu près partout.
08:37Donc finalement,
08:39le marché,
08:39il faut que l'argent aille quelque part,
08:42et on ne va pas dire,
08:42finalement on quitte la France
08:43pour aller au Japon,
08:45là aussi il y a un problème de démocratie,
08:48il y a un problème de gouvernement.
08:51Aux Etats-Unis,
08:52on voit que la situation n'est pas simple,
08:53il y a le shutdown,
08:54on voit qu'au Royaume-Uni,
08:56la situation politique,
08:57elle est fragile.
08:58Par contre,
08:58quitter la France pour aller en Italie,
09:00parce que là,
09:00oui,
09:00il y a de la stabilité politique,
09:01ça devient possible.
09:02Ça devient possible,
09:04on a des rendements obligataires
09:05qui se sont un petit peu détendus en Italie,
09:07mais ça reste quand même élevé,
09:08la dette reste élevée,
09:09tout n'est pas résolu en Italie,
09:11donc il va falloir voir sur la durée
09:12s'il y a toujours de la performance,
09:14parce qu'ils ont quand même bénéficié
09:16d'une aide importante
09:17de la Commission européenne,
09:19ce qui n'est pas le cas de la France.
09:21Donc,
09:21il faut aussi relativiser,
09:22mais on voit,
09:23en fait,
09:23le fait que la situation soit plutôt,
09:25s'est dégradée un petit peu partout,
09:27ça évite des crises focalisées sur un pays.
09:33Antoine,
09:33je vais sampler John Plassard,
09:34et pendant ce temps,
09:37Nvidia gagne 2,68%,
09:40et bienvenue dans un monde
09:41où Nvidia devient la première société
09:44de l'histoire à passer le cap
09:46des 4 500 milliards de dollars
09:49de capitalisation,
09:51nouveau record absolu.
09:51Ça y est, c'est fait là ?
09:52C'est fait.
09:53Je crois qu'ASML est en train
09:54de devenir aussi à nouveau
09:55la première capitalisation européenne
09:57aujourd'hui.
09:59À franchir les combien ?
10:00Ouh là !
10:01Non, non, on n'est plus dans la même...
10:04Attendez,
10:04ils ont vécu un super mois de septembre à ASML,
10:06c'est vrai,
10:06super mois de septembre d'ASML,
10:08mois de septembre magnifique pour Kering,
10:10Thales est revenu aussi au mois de septembre,
10:12on a eu un certain nombre de comebacks,
10:14et alors,
10:14puisque vous parlez d'Nvidia,
10:15Antoine et ASML,
10:17François,
10:17on continue d'appuyer sur les thématiques tech
10:19où on se dit,
10:20attendez, c'est un peu trop cher là,
10:21ça va trop vite,
10:22trop haut,
10:23surtout trop fort,
10:24Laurent ?
10:24Il y a plusieurs questions
10:25et façons de répondre à cette
10:27première interrogation.
10:29Trop vite,
10:29première question.
10:30Trop vite,
10:30tant qu'on est dans un momentum bénéficiaire
10:32qui est sur cette séquence,
10:33il n'y a pas de raison de dire
10:34que ça va trop vite,
10:35globalement,
10:35on voit qu'il y a un très fort mimétisme
10:37entre l'évolution du cours de bourse
10:38et les révisions des bénéfices,
10:40donc sur ce point-là,
10:42il n'y a pas de côté exubérant
10:44dans l'expansion du multiple de valorisation.
10:47Est-ce que c'est trop haut ?
10:48Bah trop,
10:49la réponse est la même,
10:50la vraie question,
10:51c'est qu'on rentre un petit peu
10:52dans une économie circulaire
10:53et je crois que c'est des sujets
10:54qui ont déjà été abordés,
10:56mais si tout d'un coup,
10:56on voit qu'NVIDIA
10:57commence à faire une espèce
10:58de financement vendeur,
11:00vendeur financing,
11:01qu'on a pu voir dans l'aéronautique
11:03par le passé
11:03et dans plein d'autres secteurs,
11:05dans les télécoms
11:07au début des années 2000,
11:08clairement,
11:09la question de l'évolution du momentum
11:11pourra être une vraie question des marchés,
11:14donc trop aujourd'hui, non,
11:17mais je commencerai à introduire
11:19un degré de méfiance
11:20à partir de maintenant.
11:22François, trop vite, trop haut
11:23ou trop fort les trois ?
11:24Disons que la hausse,
11:25elle est tout à fait justifiée.
11:26Au début de l'année,
11:26on pensait que le marché de l'IA,
11:30en tout cas de l'équipement,
11:30la phase d'équipement,
11:31allait être décélérée.
11:32on avait eu une phase de croissance
11:34de 44% en 2024.
11:36Au début de l'année,
11:37on pensait que les investissements
11:39des data centers
11:40allaient plutôt croître
11:41à un rythme de 20%
11:42et on se rend compte
11:43que ce sera 50%
11:44et on a encore une belle visibilité
11:46pour le premier semestre
11:47de l'année prochaine.
11:48Donc, la phase d'équipement
11:49dure plus longtemps
11:50et les investissements consacrés
11:52sont plus élevés que prévus.
11:54Donc, évidemment,
11:55les acteurs comme Nvidia
11:57en profite.
11:59Ce qu'on regarde,
12:00c'est que cette croissance
12:01phénoménale du cours de bourse
12:03s'accompagne d'une croissance
12:04tout aussi forte des bénéfices.
12:06Donc, résultat, aujourd'hui,
12:07vous avez Nvidia
12:07qui se paye 40 fois.
12:0840 fois, ce n'est pas élevé.
12:10On a un tasso-système
12:11avec beaucoup de moins de croissance
12:12qui, dans le passé,
12:13s'était déjà payé 40 fois.
12:14Donc, même en France,
12:14on a des sociétés
12:15qui ont eu ce niveau de valorisation.
12:19Ce qu'on ne sait pas,
12:20c'est à quel moment
12:21ça va décélérer.
12:22Et lorsque ça va décélérer,
12:23évidemment, Nvidia
12:25va perdre son statut
12:26de première capitalisation.
12:27mondiale au détriment
12:28d'autres acteurs.
12:29Donc là, il y aura probablement
12:30du remous.
12:30Mais pour l'instant,
12:32la fête est fort sympathique.
12:34Simplement, elle va se terminer.
12:35La question, c'est quand ?
12:37Oui, c'est comme le shutdown.
12:39Il y en aura probablement un.
12:40La question, c'est combien de temps ?
12:41On en parle,
12:42on réaborde ces sujets
12:42dans un instant.
12:43On anticipera le quatrième trimestre
12:45aussi qui s'ouvre demain
12:46sur les marchés.
12:47Mais auparavant,
12:4817h20 quasiment,
12:49on est à 15h de la clôture,
12:51on accélère.
12:52Et le CAC 40 est toujours en baisse.
12:53En ce moment, notre CAC
12:54qui sous-performe
12:55les autres marchés européens,
12:56une toute petite baisse
12:57vraiment symbolique,
12:58moins 0,05.
12:59Et l'Eurostox,
13:00lui, gagne 0,3%.
13:01Cette petite baisse du CAC,
13:02elle est due à Total Energy
13:03dont on a beaucoup parlé
13:04tout à l'heure.
13:05Le titre perd encore 3%
13:07avec des cours du pétrole
13:08encore orientés également
13:09à la baisse.
13:10ArcelorMittal perd 2,6%.
13:11Kering, enfin recule.
13:13Après un super mois de septembre,
13:15Kering recule de 2,5% aujourd'hui.
13:16Puis avec Hermès aussi,
13:17on a un secteur du luxe
13:18qui pèse sur le CAC.
13:19A la hausse,
13:20Publicis gagne 1,9%.
13:21Vinci, Schneider Electric
13:23gagne également 1,4%.
13:26On en parle donc ce soir
13:27avec nos deux experts,
13:29Laurent Dédier
13:29et François Meunier.
13:30A Schneider Electric
13:31qui monte d'1,4%.
13:32Là aussi,
13:33on est dans l'électricité,
13:34dans les data centers,
13:35dans l'optimisation
13:36de la production
13:37et de la consommation énergétique.
13:40Et c'est une question
13:40qu'on pose à nos experts
13:41de plus en plus.
13:42On est dans un monde
13:43en accélération
13:44avec de plus en plus
13:45de matières premières nécessaires.
13:46Le numérique
13:47n'avait pas besoin
13:47de beaucoup de matières premières.
13:48L'IA nous ramène à la Terre.
13:50Elle nous ramène à la Terre.
13:51Voilà.
13:53Et donc,
13:54la question est la suivante.
13:55Quelle matière première
13:55sera la matière première d'avenir ?
13:57Est-ce que ce sera
13:58encore le pétrole finalement ?
13:59Parce qu'on va encore beaucoup
14:00en consommer du pétrole.
14:01Est-ce que ce sera l'électricité ?
14:03Est-ce qu'il est associé
14:04le cuivre, le nickel, etc. ?
14:05Est-ce que ce sera l'or
14:06la matière première d'avenir ?
14:07On a un nouveau record
14:08sur l'or aujourd'hui.
14:093 865 dollars.
14:11Parmi ces matières premières-là,
14:13laquelle incarne le mieux
14:14l'avenir d'après vous, Laurent ?
14:16C'est une très bonne question.
14:18Je pense qu'on peut y répondre
14:20avec probablement deux aspects
14:21sur les matières premières.
14:23Il y a le côté valeur-refuge de l'or
14:24et je pense qu'il ne faut pas le négliger
14:25dans un monde d'incertitude
14:26et on en a parlé juste avant,
14:28politique.
14:29L'or, ça fonctionne toujours très bien
14:31sur la valeur-refuge.
14:32En revanche,
14:33ce qui m'intéresse
14:33dans les métaux orifères,
14:35c'est plutôt la fonction opérationnelle
14:37et industrielle.
14:38Dans ces conditions,
14:39je m'intéresserais probablement plus
14:40à l'argent.
14:41L'argent semble être aujourd'hui
14:42une matière première
14:43qui est probablement
14:44alors moins sous les radars,
14:45mais qui a été longtemps
14:46sous les radars
14:47et qui me semble très intéressante.
14:49Pas juste pour des raisons spéculatives,
14:50industriellement aussi,
14:51ça fait sens de voir
14:52l'argent encore progresser.
14:54Aujourd'hui,
14:54dans des panneaux solaires,
14:56vous avez environ besoin
14:56de 20% de composition d'argent.
14:58Donc l'argent,
14:59c'est un métal qui est
14:59très conducteur
15:00et qui est très utile
15:01dans cette transition énergétique
15:03qui est aujourd'hui,
15:05j'ai envie de dire,
15:05en marche en Europe
15:06et pas seulement en Europe.
15:07Après,
15:08sur les métaux,
15:09j'ai envie de dire,
15:09de la transition,
15:10tactiquement,
15:11il y a une fenêtre
15:11qui vient de s'ouvrir
15:12assez formidable,
15:13potentiellement,
15:14sur le cuivre.
15:15Je pense qu'on a déjà commenté
15:16ces sujets autour
15:17de Frippot-Mark Moran
15:19et cette situation à Grasberg.
15:23Donc globalement,
15:23vous avez 1% de la production
15:25modale qui va disparaître.
15:26Vous êtes sur un marché
15:27qui est très tendu
15:28entre offre et demande.
15:30Et donc aujourd'hui,
15:30dans ces conditions,
15:31on ne regarde plus
15:31le coût marginal de production,
15:33mais le marché va éliminer
15:34l'acheteur marginal
15:35et donc repricer le métal
15:37à un moment où globalement,
15:39les acheteurs
15:39ne vont pas pouvoir suivre
15:40en disant,
15:40moi,
15:40je n'ai plus d'économics possible
15:42dans ces conditions.
15:43Et donc je pense que ce sujet
15:44est intéressant.
15:45Alors l'aborder,
15:46c'est compliqué.
15:47Il faut aller sûrement
15:47sur des valeurs
15:48un petit peu hors des sentiers battus.
15:51Donc certainement,
15:52au Tofagasta au Royaume-Uni,
15:54qui est une valeur très cuivre.
15:56Si on ne peut pas faire
15:56du Freeport
15:57parce qu'elle souffre,
15:58Capstone au Canada
15:59est un très beau dossier.
16:01Donc j'ai envie de dire
16:01que le métal cuivre,
16:02aujourd'hui,
16:03il m'intéresse
16:03parce qu'il y a un choc exogène,
16:05il y a une situation spécifique.
16:07Et donc dans ces conditions,
16:08je regarde le cuivre.
16:09On en a besoin du cuivre
16:10dans les éoliennes,
16:11évidemment,
16:11dans le solaire également.
16:13Et alors là-dessus,
16:14parce que c'est aussi
16:14un enjeu d'indépendance énergétique
16:16pour l'Europe,
16:17développer davantage
16:18l'éolien,
16:18le solaire.
16:20C'est impressionnant.
16:21Il y a des chiffres
16:21absolument dingues
16:22que vous nous avez apportés
16:23aujourd'hui
16:23pour mesurer
16:24à quel point,
16:25finalement,
16:25si on le décide,
16:26l'avenir à nous,
16:26européens,
16:27peut aussi nous appartenir.
16:28Laurent ?
16:29Oui,
16:29je crois qu'aujourd'hui,
16:30il y a des solutions,
16:30alors des solutions
16:31qui sont complexes,
16:32mais clairement,
16:32aujourd'hui,
16:33les énergies renouvelables,
16:35mais pas que les énergies renouvelables,
16:36quand on sait l'irradiation du soleil
16:38chaque seconde sur la planète,
16:40on parle de 173 000 terawatts,
16:42c'est-à-dire la consommation
16:43de la planète
16:44multipliée par 10 000.
16:46On peut répéter juste ?
16:47173 000 terawatts
16:49de production
16:50à la seconde
16:52qui est envoyée
16:53par le rayonnement du soleil
16:54sur la planète.
16:54Il envoie chaque seconde
16:55sur la Terre,
16:56le soleil,
16:5610 000 fois nos besoins.
16:57Exactement.
16:59Donc là,
16:59il y a des solutions.
17:00Il y a probablement
17:01un peu d'ingéniosité à avoir,
17:03probablement d'autres choses
17:04à développer.
17:05Les panneaux sont une solution,
17:07mais clairement,
17:07on peut aussi imaginer
17:08une planète
17:09avec moins d'émissions
17:10après-demain.
17:11Oui.
17:12Pour vous,
17:12c'est quoi la matière première
17:13d'avenir ?
17:15On enterre tout le temps
17:15le pétrole,
17:16on aura toujours besoin
17:18beaucoup de pétrole à l'avenir.
17:19Est-ce que c'est le pétrole ?
17:20Est-ce que c'est l'électricité ?
17:21Est-ce que c'est l'or
17:21qui bat de nouveaux records ?
17:22François ?
17:23Oui,
17:23je suis d'accord
17:23avec la thématique
17:25de dire
17:25l'or va continuer
17:26de progresser,
17:27le cuivre,
17:28on aura de plus en plus besoin
17:29et on risque d'en manquer.
17:30Et je rajouterai l'uranium.
17:32Il faut voir
17:33que les centrales nucléaires,
17:35alors c'est vrai
17:35qu'en France,
17:36on a un EDF
17:37qui ne va pas très bien,
17:38qui a été nationalisé,
17:40mais on a
17:41des parcours boursiers,
17:42des compagnies
17:43de centrales nucléaires
17:45aux Etats-Unis
17:46qui réalisent
17:46des parcours
17:47assez sympathiques.
17:49On le voit,
17:50les besoins
17:51des data centers
17:52sont monstrueux.
17:53Alors il n'y aura pas
17:54que le nucléaire,
17:55mais le nucléaire
17:55y contribue
17:56et on voit
17:58que dans les problématiques
17:58c'est où est-ce que
17:59j'installe
18:00mes nouveaux data centers.
18:02Généralement,
18:02c'est quand même
18:03pas très loin
18:03d'une centrale nucléaire
18:05qui puisse fournir
18:06une énergie
18:06assez constante.
18:08Et quand on voit
18:08les parcours
18:09de titres comme
18:10Constellation
18:11aux Etats-Unis,
18:12c'est vraiment impressionnant.
18:14Donc on aura
18:15toujours besoin,
18:16je pense,
18:16du nucléaire,
18:17même si ce serait
18:18une très bonne chose,
18:18que le soleil
18:19parvienne à supplanter
18:21toutes les autres
18:22sources d'énergie.
18:23Je suis bien sûr
18:24très favorable,
18:25mais en attendant,
18:26on vit dans le monde
18:27un peu concret
18:27et on a encore besoin
18:29des centrales nucléaires.
18:30Et l'once d'or
18:31qui bat aujourd'hui,
18:31vous allez dire
18:32que j'insiste sur l'or,
18:33mais nouveau record aujourd'hui,
18:34on est à 3860 dollars
18:35sur l'once d'or
18:36qui est en train
18:37de signer son meilleur mois,
18:38l'once d'or,
18:39en 16 ans.
18:40C'est lié au shutdown,
18:42au possible shutdown
18:42ou voilà,
18:44ça vient rajouter
18:44un peu de spéculation
18:45ou vous voyez
18:46d'autres raisons fondamentales
18:47de cette accélération quand même.
18:48On a franchi d'un coup,
18:49on était à 3008,
18:50on a franchi pour la première fois
18:51les 3008 avant-hier.
18:53On est déjà à 3860 aujourd'hui.
18:55Laurent,
18:55comment ça,
18:56vous l'expliquez ?
18:56Très court terme,
18:57oui,
18:58c'est clairement
18:58le reflet de l'incertitude
19:00liée au shutdown
19:01et des minutes
19:02qui s'égrènent
19:02et qui vont vers
19:03cette issue
19:04quasi certaine aujourd'hui.
19:06Après,
19:06je pense que
19:07si on se pose la question
19:08à moyen terme,
19:09le pourquoi du commande
19:10s'est envolé
19:11ces derniers temps,
19:12je crois qu'il y a
19:13une des grandes réponses,
19:14c'est l'achat
19:14des banques centrales,
19:15des pays émergents.
19:16Et je pense qu'on pourrait
19:17avoir un débat très longtemps
19:18sur est-ce que demain,
19:20la Chine veut devenir
19:20une monnaie de réserve
19:22avec le yuan ou pas.
19:23En tout cas,
19:23la seule certitude que j'ai,
19:25c'est qu'ils achètent
19:25des tombeaux d'or
19:27tout le temps
19:27par la banque centrale.
19:29Et à un moment,
19:29à un autre,
19:29quand on veut devenir
19:30une devise internationale,
19:31il faut avoir quand même
19:32son pendant en or.
19:33Voilà,
19:33il faut quelque chose
19:34dans les coffres.
19:34François,
19:35plus que jamais,
19:35l'or,
19:36c'est de l'argent,
19:36ça rapporte...
19:37Oui,
19:37mais je ne pense pas
19:38qu'à court terme,
19:38ce soit le shutdown.
19:39Pour moi,
19:39c'est plutôt le contexte
19:40géopolitique qui se dégrade.
19:42Le fait que le Danemark,
19:43les aéroports soient survolés
19:45par des drones,
19:46qu'au même moment,
19:47Donald Trump dit
19:47qu'il faudrait abattre
19:49un avion russe
19:50si jamais il survolait
19:51un territoire de l'OTAN,
19:52on voit qu'on change
19:53de dimension.
19:53Et plus il y a de drones
19:54qui survolent le Danemark,
19:55plus il y a un risque
19:56qu'un des drones tombe
19:58et fasse des victimes.
20:01Donc, on est dans une situation
20:02où géopolitiquement,
20:04on a du mal,
20:05alors qu'on manipule
20:05des tas de données,
20:06qu'on parle d'IA,
20:08vous vous rendez compte
20:09que dans un pays européen,
20:10il y a des drones
20:11qui survolent régulièrement
20:13un pays,
20:14des aéroports
20:14qui sont censés être sécurisés
20:15et on ne sait toujours pas
20:16d'où ils viennent.
20:17Donc, ça rend un peu humble
20:19sur est-ce qu'on maîtrise
20:21toutes les datas,
20:21est-ce qu'on est suffisamment
20:22au niveau technologique
20:24bien performant.
20:26En tout cas,
20:26ça rend humble
20:28et ça montre
20:29qu'il y a un vrai risque géopolitique
20:31et cet achat d'or
20:32coïncide quand même
20:33avec les déclarations de Trump
20:34et ces survols
20:36assez mystérieux.
20:38Et ces drones,
20:38c'est l'effet de la mouche
20:40qui tourne autour de l'éléphant
20:41et qui peut à elle seule
20:42la mouche
20:43rendre dingue l'éléphant
20:44et finir par le faire vaciller.
20:45Il y a un côté un peu comme ça
20:46dans ces drones effectivement
20:47et on voit d'ailleurs
20:48puisque vous en parlez,
20:49François,
20:49les acteurs des drones
20:50en bourse ont encore progressé.
20:51C'est tellement tous les jours
20:52qu'on n'en parle plus
20:52mais effectivement,
20:53le mouvement il est profond
20:54et il se confirme.
20:55Dronevolt aujourd'hui,
20:56il gagne.
20:56Alors c'est spéculatif,
20:576% de plus,
20:58Lemi Bird plus 3,
20:59Parrot plus 3,
21:00on a aussi Exel plus 4 aujourd'hui.
21:03La défense continue de monter
21:04effectivement.
21:05Oui, bien sûr.
21:06Et là,
21:06on ne parle pas
21:07ou de la Pologne
21:08ou de l'Ukraine
21:08ou de la Roumanie.
21:09On parle du Danemark
21:10et on se dit
21:12pourquoi Danemark ?
21:12Enfin bref,
21:13il y a beaucoup de questions
21:14qui se posent
21:14et ces incertitudes font
21:16que l'or,
21:17c'est la valeur refuge.
21:20Chris,
21:20notre réalisateur,
21:21participe à ce rendez-vous
21:22Le Club chaque soir.
21:23Chris,
21:24vous écoute messieurs
21:24et vous interroge en direct.
21:26Chris,
21:26on t'écoute.
21:27Oui,
21:28bonsoir les experts du club.
21:30Alors ma question,
21:30elle est simple et concise.
21:32On parle du mois de septembre
21:33qui a été un bon mois.
21:34Comment sentez-vous
21:35donc celui d'octobre ?
21:37Après un bon mois de septembre,
21:39encore assez estival
21:39en bourse.
21:40On parle bien en bourse septembre.
21:41Est-ce qu'octobre
21:42pourrait être un peu plus mitigé ?
21:43Comment vous voyez la suite ?
21:44Laurent ?
21:45On peut avoir
21:46une petite respiration
21:47en octobre
21:48parce qu'on va rentrer
21:49dans la séquence de publication
21:50des entreprises
21:51troisième trimestre.
21:52En général,
21:53c'est quand même une période
21:54où il y a beaucoup de warning
21:55parce que les entreprises
21:57se rendent compte
21:57qu'en arrivant
21:58à la dernière ligne droite
21:59des chiffres,
21:59les résultats ne seront pas au rendez-vous.
22:01Puis j'ai quand même à l'esprit
22:02que plus de 40%
22:04des entreprises européennes
22:05nous ont dit
22:05au premier semestre
22:06qu'environ
22:06les résultats ne seraient pas atteints
22:09à cause des devises
22:09et que les chiffres
22:10étaient un petit peu décevants.
22:11Le dollar,
22:12il a continué à glisser
22:13au troisième trimestre.
22:14Il va y passer
22:15d'un 13-14 vers les 1-17-1-18
22:17et donc on va quand même
22:18encore avoir
22:19un peu de pression.
22:20Le marché n'a probablement
22:21pas fait son travail
22:22donc on en risque
22:23d'avoir pour la zone euro
22:24encore un lot de déceptions
22:25sur les publications.
22:26Et une sous-performance
22:27par rapport à Wall Street
22:28qui pourrait s'aggraver.
22:30On l'a déjà vu
22:30au mois de septembre
22:31où le S&P en septembre
22:32a gagné 4%,
22:33l'Eurostock 50 seulement
22:342,5%.
22:35Alors une partie de la réponse
22:36dépendra bien sûr
22:37de la dynamique
22:37des techs US
22:38qui ont été un moteur
22:40très puissant
22:41mais sur la séquence
22:42publication européenne
22:43voilà méfiance
22:44on rentre dans une période
22:45qui peut être chahutée
22:46et donc une petite respiration
22:47du marché
22:48pour avoir une accélération
22:49en fin d'année
22:50le fameux rallye de fin d'année
22:51me semble pas improbable.
22:53Alors ça y est
22:54vous êtes le premier
22:55de cette année 2025
22:56à parler de rallye de fin d'année.
22:58Voilà j'attendais justement
22:59à mesure qu'on approche
23:00du quatrième trimestre.
23:01Quel intervenant nous parlera
23:02d'un rallye de fin d'année à venir ?
23:03Vous êtes le premier
23:04à sortir,
23:04à utiliser ce terme effectivement.
23:06On espère pour le mois
23:07de novembre-décembre
23:08souvent ça démarre dès novembre
23:09mais pour ça
23:09il faudra peut-être passer
23:10par une phase de baisse.
23:12C'est l'idée.
23:12On n'aurait pas de rallye
23:13sans petite correction d'ici là.
23:15Oui ou une phase de neutralité.
23:17Pourquoi ?
23:17Parce que quand on regarde
23:18les projections de bénéfices
23:19pour l'année prochaine
23:20et la dynamique
23:21entre guillemets
23:22de la relance budgétaire
23:23en Allemagne en 2026
23:25on rentre dans le moment
23:27de vérité en 2026
23:29et je pense qu'il va falloir
23:30regarder à nouveau
23:31ces thématiques européennes.
23:32Est-ce que l'automne arrivera
23:33au mois d'octobre en bourse
23:34après un bon mois de septembre François ?
23:36Oui on aura peut-être
23:37probablement à nouveau
23:38des surprises
23:39lors des publications
23:40des résultats du troisième trimestre.
23:42On le sait
23:42les services
23:44parce que là
23:45comme on parle du troisième trimestre
23:46on parle des performances
23:47de cet été.
23:48L'activité tourisme
23:51a été plutôt morose
23:52globalement.
23:54On a déjà eu quelques chiffres
23:55qui montrent qu'il n'y a pas
23:56grande attente.
23:57Sur l'industrie
23:57le troisième trimestre
23:58ce n'est pas un trimestre extrêmement significatif
24:01donc on ne va pas trop se focaliser.
24:04En revanche
24:04si on regarde
24:05notamment le CAC 40
24:07ou les places
24:08financières européennes
24:11au niveau des financières
24:12il n'y a pas non plus
24:13d'inquiétude.
24:14Là on pourrait peut-être avoir
24:14des bonnes nouvelles
24:15au niveau des financières
24:17avec la pontification
24:18de la courbe des taux
24:19encore une fois
24:20ça c'est quelque chose
24:21qui est assez magique pour eux.
24:22Ils empruntent
24:23avec des taux très faibles
24:24ils vous prêtent
24:25avec des taux plus élevés
24:26donc mécaniquement
24:27ils gagnent de l'argent
24:28sans faire énormément d'efforts
24:30et ça
24:31ça va se ressentir
24:32au troisième trimestre.
24:34Après
24:34il faut voir que l'immobilier
24:36le fait que les taux ont monté
24:37il n'y a probablement
24:38pas de bonnes nouvelles
24:39à attendre
24:40on est sur un marché
24:41grand pause
24:41donc en fait
24:42ça va être un choix tactique
24:43et c'est très bien
24:43les bons gérants
24:45vont faire des bonnes performances
24:46et les moins bons
24:47ils vont souffrir.
24:49Bank of America
24:50pari sur le titre Airbus
24:52Bank of America
24:52voit ce titre Airbus
24:53encore gagné
24:54plus de 35%
24:55on y consacre un article
24:56bfmbourse.com
24:56et alors l'un d'entre vous
24:57auditeur téléspectateur
24:59de BFM Bourse
24:59Alexis nous écrit
25:00sur le fil xBFM Bourse
25:01et nous dit
25:02pas mal la perspective
25:03d'Airbus
25:04d'après Bank of America
25:04mais il y a encore mieux
25:05nous dit cet auditeur
25:06le leader allemand
25:07des satellites militaires
25:08OHB
25:09et il nous signale
25:10la hausse d'OHB
25:11depuis le début de l'année
25:11bien vu Alexis
25:12plus 118%
25:13pour ce titre OHB
25:14alors là on revient
25:14à la défense
25:15118% donc OHB
25:17alors qu'SES
25:18l'opérateur français
25:19de satellites
25:19lui gagne 112%
25:20l'allemand fait un peu mieux
25:21on n'en parle jamais d'OHB
25:23on est très
25:23EUTELSAT
25:24SES ici
25:25mais les allemands
25:25ils regardent OHB
25:26et c'est une hausse
25:27encore plus forte
25:28merci Alexis
25:28de nous avoir effectivement
25:29alerté
25:30et puis tout à l'heure
25:31dans valeur ajoutée
25:32nos experts étaient favorables
25:33sur le titre
25:34non
25:35on va pas vous donner
25:36le nom de la valeur
25:36on va simplement
25:37vous donner cet indice
25:38nos experts
25:39Hadoob
25:39Hadoob
25:40ce titre
25:40cette valeur américaine
25:41qui cote aux alentours
25:43350 dollars
25:44il l'Hadoob
25:44vous avez un indice
25:45si vous n'avez pas compris
25:46si vous n'avez pas trouvé
25:47la séquence
25:48le replay sont disponibles
25:49sur l'application BFM Business
25:50avec un bel objectif de cours
25:51d'ailleurs sur cette valeur
25:52américaine
25:53de la tech américaine
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