- il y a 7 mois
François Bayrou sollicite un vote de confiance à l'Assemblée nationale, lundi 8 septembre. LCP propose une édition spéciale pour suivre cet événement politique majeur.
Une heure avant la déclaration du Premier ministre François Bayrou, Elsa Mondin-Gava reçoit des députés en direct de la Salle des Pas Perdus et vous fera vivre cet événement en direct de l'Assemblée nationale et de Matignon, avec cinq points de duplex.
Une heure avant la déclaration du Premier ministre François Bayrou, Elsa Mondin-Gava reçoit des députés en direct de la Salle des Pas Perdus et vous fera vivre cet événement en direct de l'Assemblée nationale et de Matignon, avec cinq points de duplex.
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00:00Générique
00:00Bonjour à tous, bienvenue et surtout merci, merci de choisir LCP, Canal 8, pour suivre cette journée historique.
00:18Nous sommes ensemble en direct jusqu'à 22h, émission spéciale pendant 8h, ce 8 septembre, sur le Canal 8, évidemment.
00:25Alors vous le savez, François Bayrou va engager la responsabilité de son gouvernement, discours du Premier ministre à suivre, en direct, en intégralité, à 15h,
00:34puis la réponse des différents groupes politiques, et puis enfin évidemment ce vote, ce vote de confiance qui semble perdu d'avance.
00:41Alors vous aurez toutes les informations, vous ne manquerez rien de ce qui se passe aujourd'hui à l'Assemblée Nationale,
00:47regardez notre dispositif dans la salle des 4 colonnes, Stéphanie Despierre, Marco Pommier et Dario Borgogno pour toutes les réactions politiques.
00:56Clément Perrault est lui dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale, il nous expliquera le fonctionnement de ce vote crucial.
01:01Enfin, à moins d'un kilomètre de l'Assemblée, Thibaut Henoch est devant Matignon, où François Bayrou vit ses dernières heures.
01:08Alors, on va retrouver dans la salle des 4 colonnes, je vous le disais, Marco Pommier, c'est évidemment aujourd'hui un jour d'effervescence ici à l'Assemblée.
01:16Oui Elsa, vous savez, on reconnaît les grands jours de l'histoire parlementaire en fonction du nombre de journalistes présents à l'Assemblée Nationale.
01:24Et je peux vous dire qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de journalistes.
01:27Regardez ce mur de journalistes, de micros, de caméras dans cette salle des 4 colonnes.
01:33Plusieurs centaines de journalistes accrédités aujourd'hui, énormément de médias français, des dizaines de médias étrangers.
01:39L'accès a même été refusé à certains photographes face à l'affluence.
01:43Selon l'Assemblée, il y a au moins autant de journalistes que pour la motion de censure contre Michel Barnier en décembre 2024.
01:52C'était il y a moins d'un an.
01:54Aujourd'hui, nous allons vivre le 42e vote de confiance de la 5e République.
01:58Si François Bayrou n'obtient pas la confiance, ce qui semble plus que probable,
02:02il deviendra le premier chef de gouvernement à perdre ce type de vote.
02:06Une journée qui s'annonce donc historique.
02:09Merci beaucoup Marco Pommier.
02:11Beaucoup de monde, ça ne l'est pas perdu.
02:13Également, regardez, vous le voyez derrière moi, ici nous recevons de très nombreux invités.
02:17Mais tout de suite, on se déplace, on est à quelques centaines de mètres de l'Assemblée Nationale.
02:21On retrouve Thibaut Enoch.
02:22Vous vous trouvez à Matignon.
02:24Thibaut, évidemment, c'est un Premier ministre qui finit son discours,
02:28qui va avoir lieu dans moins d'une heure.
02:29Exactement Elsa, c'est un Premier ministre calme et serein, nous dit-on,
02:36qui est ici encore à Matignon, qui s'apprête à quitter pour rejoindre l'Assemblée,
02:40peu avant 15h, et jouer ce qui va être son va-tout politique.
02:43On sait que François Bayrou a travaillé son discours jusqu'à la dernière minute
02:48avec son proche entourage.
02:51Il s'agit d'adresser un message d'alerte, nous dit-on,
02:53sur la dette du pays et sur les déficits,
02:56à défaut d'avoir réussi à convaincre les parlementaires.
02:59Le Premier ministre veut marquer les esprits des Français
03:02et mettre les députés face à leur responsabilité,
03:05à leur égard, à cet égard.
03:06François Bayrou va évoquer, nous dit-on,
03:09une crise non seulement politique, mais aussi démocratique.
03:12Voilà pour le message qu'en tôt, il sera, nous dit-on, solennel.
03:15On attend la sortie du Premier ministre a priori en voiture
03:18pour rejoindre le Palais Bourbon situé à 1 km,
03:21pour ce qui sera donc très probablement sa dernière prise de parole
03:24en tant que Premier ministre, 269 jours après sa nomination à Matignon.
03:29Et signe qui ne trompe pas, François Bayrou a déjà préparé la suite
03:33avec un pot de départ préparé ici à Matignon pour 20h30 ce soir.
03:37Merci beaucoup.
03:40Thibaut Enoch, retour à l'Assemblée, dans cette salle des pas perdus.
03:43Il y a déjà beaucoup de monde, beaucoup de bruit,
03:44et on accueille nos deux premiers invités.
03:46Prisca Thévenot, bonjour.
03:48Député Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine,
03:50Benjamin Lucas Lardy, bonjour.
03:52Bonjour.
03:52Député écologiste et social des Yvelines.
03:54On peut le dire, les jeux sont faits, il n'y a pas de suspense.
03:58Alors, quelle est cette décision ?
03:59Comment vous l'interprétez ?
04:00Qu'est-ce que va faire François Bayrou ?
04:02C'est courageux de sa part ?
04:04Non, mais attendez, je pense qu'on va juste se remettre dans le temps actuel
04:08et l'enjeu pour notre pays.
04:10Ce qui va se passer aujourd'hui, pardon, il n'y a pas de suspense.
04:13Tout le monde a déjà dit depuis maintenant deux semaines
04:15ce qu'il allait voter, comment il allait voter.
04:17On s'en est même réjoui pour des raisons qui m'échappent encore.
04:20La vraie question, c'est et après ?
04:22Et après, on fait quoi ?
04:23Parce que le 31 décembre, il nous faudra quand même un budget pour le pays.
04:27Donc, plutôt que d'être dans du petit commentaire de ma part,
04:30moi, c'est plutôt un sujet de responsabilité.
04:32Nous sommes des députés à l'Assemblée nationale
04:33et nous nous apprêtons, après la 13e vestivale,
04:36à rentrer dans l'hémicycle,
04:38non pas pour travailler pour un budget,
04:39mais pour créer de l'instabilité.
04:41Donc, moi, je dis très bien, super, vous êtes contents.
04:44Maintenant, on fait quoi ?
04:45Alors, justement, on va se poser, évidemment, cette question de l'après,
04:47mais je reviens juste un tout petit peu, Benjamin-Luc Alain dit,
04:50sur ce choix du Premier ministre.
04:52Il dit, de toute façon, on allait me censurer à l'automne.
04:54Est-ce qu'il préfère choisir que subir, François Bayrou ?
04:58Écoutez, moi, je suis assez d'accord, pour le coup, avec Prisca Thévenot.
05:01Le sujet n'est pas la psychologie du Premier ministre.
05:03Alors, une question et après, promis, on passe à la suite.
05:05Sur laquelle, on n'a pas tout compris.
05:07Et puis là, il gesticule dans les médias abondamment,
05:09jusqu'à saturation depuis des jours.
05:11François Bayrou appartenait déjà au passé avant d'être nommé Premier ministre.
05:14Il y retourne aujourd'hui.
05:15Je crois que c'est une bonne chose parce que,
05:16et ça répond à votre question sur aujourd'hui,
05:18je crois que nous réparons une double injustice.
05:20La première, c'est l'injustice démocratique qui a été faite au peuple français
05:23après les élections législatives.
05:24Les Français ont dit très nettement qu'ils voulaient rompre
05:26avec la politique d'Emmanuel Macron.
05:27Et ils ont François Bayrou, macroniste avant même Emmanuel Macron lui-même,
05:31à Matignon, et injustice sur le fond.
05:33Parce que ce qui tombe aujourd'hui aussi, c'est un projet de budget
05:36qui consacre l'austérité, c'est-à-dire le sacrifice de nos services publics,
05:39d'un certain nombre de solidarités, de la transition écologique.
05:42Et ça, évidemment, nous ne pouvons pas l'accepter
05:43au regard de ce que sont les urgences quotidiennes que vivent nos concitoyens
05:46et leur cadre de vie, et puis des grands défis que nous avons à relever
05:50pour l'avenir de nos enfants.
05:51Priska Thévenot, vous avez parlé de l'instabilité politique
05:54que cette décision pouvait créer, mais les oppositions,
05:56Benjamin-Luc Alain dit, mais d'autres disent, en fait,
05:58le projet de budget de François Bayrou était mauvais,
06:01donc on le sanctionne aujourd'hui.
06:03C'est lui aussi qui a décidé, par ce vote de confiance,
06:05d'accélérer un peu les choses.
06:06Non mais, moi, je suis assez étonnée.
06:09Vous parlez effectivement de la gauche, je le dis de façon assez simple.
06:12Ça fait maintenant deux ans, un an avec la dissolution
06:16et cette assemblée d'autant plus diverse et variée,
06:18que j'entends la gauche nous dire qu'ils sont prêts à travailler avec personne,
06:22mais qu'ils invectivent tout le monde pour qu'on travaille avec eux.
06:24Je pense qu'à un moment, ça suffit.
06:26Mais est-ce que François Bayrou voulait travailler avec eux ?
06:29On ne va pas refaire, évidemment, les épisodes de l'été,
06:31mais est-ce qu'il y a eu une négociation ?
06:32Attendez, on passe notre temps depuis maintenant un an
06:35à se tourner soit vers l'Elysée, soit vers Matignon.
06:37Est-ce qu'on peut, deux secondes, regarder ce qui se passe à l'Assemblée nationale ?
06:40Si vous faites aujourd'hui un plateau délocalisé à l'Assemblée nationale,
06:43c'est bien que c'est là que ça se joue.
06:44Ça ne se joue pas à Matignon, ça ne se joue pas à l'Elysée,
06:47ça se joue ici à l'Assemblée nationale.
06:48Nous avons des commissions, des salles de commissions,
06:50qui sont vides.
06:51Elles devraient être pleines en ce moment de députés
06:53qui parlementent et qui discutent du débat.
06:55Il n'est pas bon le...
06:56Attendez, moi, je vais vous le dire très clairement,
06:58M. Benjamin Lucas.
06:59Est-ce que le budget est parfait ?
07:00Non.
07:05Trôle de parlementaire d'aller débattre de ça
07:07dans l'Assemblée nationale, en commission,
07:09que devant Benjamin Lucas à lundi ?
07:11Là, c'est le président de la République
07:13qui va renommer un Premier ministre.
07:14Est-ce qu'il n'y avait pas possibilité,
07:16pour les groupes d'opposition notamment,
07:18d'essayer d'amender ce budget,
07:20de le transformer, de forcer la main de François Bayrou ?
07:22D'abord, nous sommes en désaccord avec l'orientation de ce budget.
07:24C'est légitime, mais moi, je n'invective personne.
07:26Simplement, aujourd'hui, on est convoqué pour un vote de confiance.
07:29Ce n'est pas moi qui ai choisi ce vote de confiance.
07:31Moi, j'étais pour une motion de censure.
07:32La question qui nous est posée aujourd'hui, revenons-en à cela,
07:35avez-vous confiance ou pas dans le gouvernement de François Bayrou ?
07:37C'est une question constitutionnelle.
07:39Le Premier ministre a eu recours à un article de la Constitution qui est précis.
07:41C'est une question binaire.
07:42On a ou on n'a pas confiance.
07:43Vous n'allez pas me demander de voter la confiance
07:44envers un gouvernement et quelqu'un en qui je n'ai pas confiance,
07:47pour plein de raisons.
07:47Je n'ai pas confiance parce que je suis en désaccord
07:49avec l'orientation politique qui est inverse
07:51à celle pour laquelle j'ai été élu par mes concitoyens.
07:53C'est quand même bien en démocratie de respecter
07:54le mandat qui nous a été donné par nos concitoyens.
07:57Et je n'ai pas confiance quand je vois
07:58de M. Retailleau, ministre de l'Intérieur,
08:00dans un parti qui appelle à faire l'Union jusqu'à Reconquête
08:02et donc à la frange la plus raciste de la vie politique française.
08:04Je n'ai pas confiance, je vote donc contre la confiance.
08:06On est sur quelque chose de très basique aujourd'hui.
08:08C'est pas moi qui ai convoqué cette réunion, c'est vous ?
08:10C'est ma prochaine question, mais avant cela,
08:12détour par la salle des quatre colonnes,
08:13puisqu'on va vous proposer différents groupes politiques
08:16qui vont donner justement leur opinion sur cette journée historique.
08:19Stéphanie Despierre est aux côtés de Paul Christophe,
08:21c'est le président du groupe Horizon.
08:23Bonjour Paul Christophe,
08:24votre groupe a décidé de soutenir François Bayrou, pourquoi ?
08:27Bonjour, effectivement, nous sommes là en soutien
08:30non pas de François Bayrou, mais du diagnostic
08:31qui est proposé au travers de la question
08:33qu'il nous adresse cet après-midi,
08:35un diagnostic dont nous avons touché déjà les contours
08:38lors des dernières discussions budgétaires
08:39et qui est encore plus présent aujourd'hui
08:41et ce besoin de redresser les comptes du pays.
08:43Est-ce qu'il faut un gouvernement
08:45avec un socialiste à sa tête ?
08:47Je crois que si on commence par se dire qui,
08:49on va se tromper.
08:50À mon sens, il faut d'abord se mettre d'accord sur quoi ?
08:52Quelles sont finalement, non pas les lignes rouges
08:54des uns et des autres, sinon on ne fera jamais rien ?
08:56Est-ce que vous pourriez soutenir un gouvernement
08:57où il y a des socialistes ou dirigés par un socialiste ?
09:00Moi, je souviens d'un gouvernement
09:01qui me proposera donc une vision du pays
09:03propre à redresser la situation comptable
09:05et à permettre de répondre aux aspirations de nos concitoyens.
09:08Edouard Philippe, le président de votre parti,
09:09a indiqué qu'il pensait qu'une dissolution était inéluctable.
09:13Pourquoi ça paraît sans solution, cette crise ?
09:16Il a effectivement précisé qu'en cas de blocage complet,
09:19la dissolution serait fatalement inéluctable.
09:21Mais bien évidemment, nous n'appelons pas à la dissolution
09:23qui est un facteur à nouveau déstabilisant pour le pays
09:26au moment où on a besoin, au contraire, d'être solidaires
09:28et puis surtout de pouvoir travailler ensemble
09:31à la construction d'une réponse.
09:33Merci beaucoup.
09:35Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
09:37Prisca Thévenot, le après.
09:39Après, c'est le choix du président de la République
09:42de nommer un prochain ou une prochaine
09:44première ministre à Matignon.
09:46Je vous vois froncer les sourcils.
09:47Vous vouliez peut-être parler du fond avant,
09:48mais la question de la personne à Matignon, c'est hyper important ce que vous dites.
09:51Mais oui, bien sûr.
09:53Mais encore une fois, je le dis,
09:54on pourrait faire des plans sur la comète,
09:56sur quel profil pour Matignon,
09:58quel type de famille politique, etc.
10:00Moi, ce que j'interroge aujourd'hui,
10:02c'est est-ce qu'on va avoir une partie de l'hémicycle
10:04à l'Assemblée nationale, donc les parlementaires,
10:07qui vont changer d'état d'esprit ?
10:08Est-ce qu'enfin, on pourra avoir confiance
10:11en l'Assemblée nationale
10:12pour faire ce pour quoi elle a été élue,
10:15à savoir ne pas créer de l'instabilité
10:16alors que nous sommes au milieu de préoccupations majeures,
10:19et vous venez de le rappeler,
10:20monsieur le député, chers collègues,
10:22mais plutôt se mettre à travailler ?
10:23Oui, ça sera dur.
10:24Oui, nous sommes d'accord.
10:25Pas sur tout, et je vous l'accorde.
10:27Mais est-ce qu'on n'est pas capable de débattre ?
10:29Au moins, initier ce débat.
10:30Au moins.
10:31Benjamin, Lucas, lundi, par exemple.
10:32Est-ce que, allez, on va dire
10:34qu'on ne fait pas de plans sur la comète,
10:36sur l'identité de futur ou de la future première ministre,
10:38mais si il invite tous les groupes politiques
10:40à dire, allez, dites-moi,
10:42une ou deux lignes rouges,
10:43on essaye d'avancer ensemble,
10:44dans quel état d'esprit seront les écologistes ?
10:45Pardon, mais d'abord, madame Thévenot,
10:46vous vous moquez du monde.
10:48Enfin, qui a dévalué le rôle du Parlement ?
10:49Qui nous a empêché de voter
10:50tous les budgets depuis 2022 ?
10:52Qui a refusé qu'ici,
10:53on puisse voter pour l'abrogation,
10:55je ne vous ai pas interrompu,
10:56pour qu'ici, on puisse voter
10:56pour l'abrogation de la réforme des retraites ?
10:58Ne mentez pas, ne mentez pas.
10:58On n'en serait pas là,
10:59on n'en serait pas là
11:00si vous ne vous étiez pas entêtés
11:01et qu'avec Emmanuel Macron,
11:02ce ne soit pas toujours mon bilan,
11:04rien que mon bilan, tout mon bilan.
11:05Ça, c'est la première chose.
11:14On a cru au macronisme,
11:14à cette idée qu'on pouvait dépasser la gauche.
11:16Mais qui sont incompatibles
11:16dans le sens où il n'y a pas un chemin
11:18où vous pouvez vous retrouver les uns les autres ?
11:20Eux, ils considèrent,
11:21et c'est légitime, c'est leur droit,
11:22c'est une école de pensée économique et politique,
11:24ils considèrent qu'il faut baisser la dépense publique
11:26pour faire des économies.
11:27Nous, nous considérons qu'il faut
11:28répondre aux besoins urgents des Français
11:30en matière de services publics, de protection,
11:31et que pour cela,
11:32et y compris pour réduire les déficits,
11:33il faut aller chercher du côté des recettes
11:35et notamment des plus fortunés de ce pays.
11:37Donc, rétablir l'ISF,
11:38donc instaurer la taxe Zuckman sur les hauts patrimoines,
11:41donc taxer les super profits, les super dividendes.
11:44Vous vous y êtes toujours opposés.
11:45C'est vous qui n'avez pas voulu discuter.
11:46Sur ces deux reproches que vous font les oppositions.
11:49D'une, vous demandez toujours
11:50à ce que les autres négocient,
11:51mais vous n'êtes pas prêts à négocier.
11:53C'est pas vrai.
11:53Et le deuxième reproche,
11:55c'est de dire de toute façon,
11:56c'est incompatible,
11:57nos visions sur le budget sont tellement éloignées
11:59que c'est incompatible.
12:00Je vais rejoindre M. Benjamin Lucas.
12:02Regardez, trois propositions,
12:04trois propositions, c'est taxe, taxe, taxe
12:06et encore taxe.
12:07Et je vais vous le dire honnêtement.
12:08Il y a des impôts aussi.
12:09Voilà. Taxe, taxe, taxe et impôts.
12:10Vous avez raison de me compléter
12:11et vous m'avez parfaitement corrigé.
12:13Est-ce qu'aujourd'hui,
12:14la France a l'air d'être un paradis fiscal, monsieur ?
12:17Non.
12:17Je pense qu'on peut avoir
12:19une démarche beaucoup plus réformatrice
12:21pour avoir des démarches plus long-termistes.
12:23Et ça ne veut pas dire
12:24qu'on va désengager l'investissement
12:26sur les services publics,
12:28sur l'éducation,
12:29sur la santé,
12:29sur nos armées.
12:30Au contraire,
12:31et c'est ce que nous avons fait
12:32au cours des...
12:32Vous voulez voler deux jours de salaire
12:34aux Français
12:37parlons du fond et avec grand plaisir.
12:39Parlons du fond.
12:40Mais sur l'état d'esprit,
12:41est-ce qu'on peut juste accepter
12:42de dire
12:43on est contre le président de la République,
12:44on est contre Macron,
12:45on est contre...
12:46Non, non.
12:46Moi, je vous dis juste
12:47d'être pour la France.
12:48C'est parce que je vous dis,
12:48je vous ai parlé de sujets concrets.
12:49Est-ce que vous êtes prêts ou pas
12:50à revenir sur les cadeaux,
12:51sur les offrandes qui se calent ?
12:52Vous avez fait aux plus riches
12:53et aux grandes entreprises
12:54sans contrepartie.
12:55La réponse est non.
12:56Donc vous voyez bien
12:56qu'on n'est pas compatible.
12:57On continue le débat dans un instant.
12:58Mais je vous ai promis
12:59que sur LCP Canal 8,
13:01aujourd'hui,
13:01on vous ferait vivre
13:02cette journée
13:02comme si vous y étiez.
13:04Eh bien, justement,
13:04Marco Pommier,
13:05racontez-nous ce qui se passe
13:06dans la salle des 4 colonnes.
13:07Vous avez beaucoup,
13:07beaucoup de monde
13:08autour de vous, Marco.
13:09Ah oui, Elsa,
13:09c'est vraiment l'ambiance
13:11des grands jours.
13:12Preuve en image.
13:12Regardez cette salle
13:13à des 4 colonnes
13:14qui se remplit
13:15de plus en plus.
13:16Des journalistes
13:17un peu partout,
13:18murs de caméras,
13:19de micros.
13:20Et il y a tellement de monde.
13:21Vous voyez que
13:22certains photographes,
13:23que certains caméramans
13:24sont obligés
13:24d'avoir des petits escabeaux
13:26pour passer au-dessus
13:27des autres caméras.
13:29La place est difficile
13:31ici,
13:31dans cette salle
13:32des 4 colonnes.
13:35Merci beaucoup,
13:36Marco Pommier.
13:36Évidemment,
13:37tout le monde veut être
13:37le mieux placé.
13:38C'est un endroit stratégique.
13:39Vous y passerez
13:40dans quelques instants,
13:41Prisca Téveno,
13:41Benjamin Lucas,
13:42lundi,
13:42pour suivre justement
13:44tout ce qui va se passer.
13:44Alors, vous l'avez dit,
13:45l'un comme l'autre,
13:46il n'y a pas tellement suspense.
13:47Stéphanie Despierre,
13:48ce n'est pas pour ça
13:48qu'on ne va pas suivre
13:49toute l'après-midi
13:50les différents discours.
13:51Qu'est-ce qu'on va observer
13:53chez qui
13:54dans l'hémicycle
13:54tout à l'heure, Stéphanie ?
13:56Eh bien, d'abord,
13:56on va écouter François Bayrou
13:57pour son très probablement
13:59dernier discours
14:00à l'Assemblée nationale
14:00comme Premier ministre.
14:02Depuis deux semaines,
14:02il a enchaîné les interviews
14:04pour tenter de convaincre
14:05les Français
14:05et surtout les partis politiques
14:07que sa potion budgétaire
14:09pour la France
14:09est la bonne
14:10et la seule possible.
14:11On va regarder également
14:13ce que votent
14:13les Républicains.
14:14Ils étaient déchirés
14:15sur l'attitude à tenir
14:16vis-à-vis de François Bayrou,
14:18bien qu'il participe
14:19au gouvernement.
14:20Le ministre Bruno Retailleau
14:21appelle à soutenir.
14:22Laurent Wauquiez
14:22était plus dubitatif
14:24et une partie,
14:24peut-être presque la moitié
14:26du groupe,
14:26les Républicains,
14:27pourraient refuser
14:28d'accorder la confiance
14:29à François Bayrou
14:30et de manière générale.
14:31En dehors des résultats du vote,
14:33on va regarder les mots,
14:34les réactions,
14:35on va scruter,
14:36les apporter dans l'hémicycle
14:37car tout le monde
14:38a déjà une question en tête.
14:41Qui ?
14:41À Matignon.
14:42Après François Bayrou
14:43et avec quelle majorité ?
14:45Merci beaucoup,
14:47Stéphanie Despierre.
14:48Prisca Thébnaud,
14:49qu'est-ce que vous attendez
14:50de cette prise de parole
14:51du Premier ministre ?
14:52Il va évidemment accuser
14:53les uns et les autres
14:54mais que doit-il dire
14:55pour essayer justement
14:56de construire pour la suite
14:58une forme de négociation ?
15:00Je pense que si le Premier ministre
15:02François Bayrou
15:03n'est plus Premier ministre
15:04à la fin de la journée,
15:05je pense que la question
15:06se pose plutôt sur l'après
15:07et je le dis encore une fois,
15:08je pourrais faire tous les plans
15:09sur la comète,
15:10sur ce qu'on attend
15:10de son discours.
15:12La vraie question,
15:12c'est qu'est-ce qu'on attend
15:13et qu'est-ce qu'on souhaite
15:14de la part de celles et ceux
15:15qui seront assis en face de lui ?
15:17Et c'est ça aujourd'hui.
15:18Les socialistes notamment ?
15:20L'ensemble des députés,
15:21les 577 députés,
15:23nous avons tous une légitimité,
15:24celle du suffrage universel direct.
15:26Et en ça,
15:27qu'on soit de l'opposition
15:28ou pas de l'opposition,
15:29pardon,
15:30notre rôle ici
15:30à l'Assemblée nationale,
15:32c'est d'essayer de bâtir
15:33un budget pour le pays.
15:34Est-ce qu'on va y arriver ?
15:35Forcément,
15:35je ne sais pas,
15:36mais au moins donnons-nous
15:37la chance d'y arriver.
15:38Benjamin,
15:38Lucas,
15:39il y a effectivement
15:40ce mur du budget.
15:41Il faut un budget à la France
15:42avant le 31 décembre,
15:44même si on a vu
15:44qu'il peut y avoir
15:45des lois spéciales.
15:46Qu'est-ce que vous allez faire après ?
15:47Censurer tout gouvernement
15:49qui ne correspondrait pas
15:50à vos attentes,
15:51quitte à déclencher quoi ?
15:52C'est la dissolution,
15:53la démission du chef de l'État ?
15:55Ce n'est pas à nos attentes,
15:57c'est aux attentes des Français
15:58qui ont dit clairement,
15:59le 9 juin au moment
16:00des élections européennes,
16:00puis aux élections législatives,
16:02on ne veut plus la politique
16:03d'Emmanuel Macron,
16:03comme ils avaient dit en 1997,
16:05on ne veut plus la politique
16:06un résultat fracturé en trois blocs,
16:08c'est aussi difficile
16:09à la lecture du résultat.
16:11Il y a un projet très clair
16:11du président de la République
16:13qui par ailleurs aujourd'hui
16:13est à 14 ou 15%
16:15de côte de confiance
16:16dans les sondages.
16:17Moi, j'ai fait comme beaucoup
16:18la tournée des forums
16:19des associations
16:20dans ma circonscription
16:21des différents événements
16:22ce week-end.
16:22Il y a une colère
16:23contre le président de la République.
16:24Madame Thévenot parle
16:24de ce qui va se passer
16:25à l'Assemblée nationale.
16:26On verra bien.
16:27Ce que je sais,
16:28c'est que ce soir,
16:28c'est à l'Élysée
16:29que ça va se décider.
16:30C'est le président de la République
16:30qui va avoir le choix
16:31entre continuer à vouloir
16:32perpétuer sa politique,
16:33nommer à nouveau l'un des siens
16:35un membre de son clan à Matignon
16:36ou enfin accepter l'idée
16:37qu'il faut une cohabitation nette,
16:39évidemment dans une assemblée
16:40qui est compliquée,
16:41mais enfin,
16:41ça je pense que nous saurons faire.
16:43Vous aussi, Prisca Thévenot,
16:44comme tous les députés,
16:44vous avez fait la tournée
16:45de la journée des associations.
16:46Qu'est-ce que vous disent les gens ?
16:48Est-ce que c'est les autres
16:49les responsables ?
16:50Est-ce qu'on vous dit
16:50oui, mais peut-être que vous aussi,
16:52vous avez vos torts,
16:53vous n'avez pas tout bien fait ?
16:54Écoutez,
16:56on peut se dire toute la journée
16:57qu'on a nos torts,
16:57qu'on n'a pas tout bien fait,
16:58mais la question aujourd'hui
16:59qui est posée,
17:00c'est quel budget pour le pays ?
17:01Je suis désolée,
17:02franchement,
17:02quand on est parlementaire,
17:04on sait que le moment
17:04que nous avons là
17:05d'un point de vue calendrier,
17:06c'est le budget.
17:07Alors avec qui vous le construisez
17:08ce budget, Prisca Thévenot ?
17:09Encore une fois,
17:10la question...
17:10Vous n'aurez pas les 577 députés
17:12pour construire le budget,
17:13vous le savez bien.
17:13Bien sûr,
17:14est-ce que j'attends
17:15d'avoir les mêmes avis
17:17que la France Insoumise
17:17ou que le Rassemblement National ?
17:19Non.
17:19Mais je pense qu'une fois
17:20qu'on a enlevé ces deux extrêmes,
17:21il y a de quoi faire.
17:22Et je le dis assez simplement,
17:23il ne faut pas me laisser croire
17:24qu'au cours de l'année passée,
17:25je ne parle pas d'il y a deux ans,
17:26au cours de l'année passée,
17:27nous n'avons pas réussi
17:28à faire passer des textes.
17:29J'en ai porté moi-même un
17:30sur les personnes
17:31en situation de projet parentaux,
17:33PMA.
17:34Ce texte est arrivé dans l'hémicycle
17:35sans dépôt d'amendement
17:36et voté à l'unanimité.
17:38Donc oui,
17:38c'est possible,
17:39mais ça veut dire aussi peut-être
17:40qu'on passe un peu moins de temps
17:42à débattre du fond
17:43sur les plateaux télé
17:45et qu'on se préoccupe
17:47de ce qui se passe
17:47en commission
17:48et à l'Assemblée Nationale.
17:49Et ensuite,
17:50on viendra expliquer aux Français
17:51ce que nous avons permis
17:51de faire pour eux.
17:53Je vous le redis encore une fois,
17:54moi, je ne vais pas chicailler
17:55sur les attentes
17:56des uns et des autres.
17:57Elles sont toutes légitimes.
17:58Est-ce que les Français
17:59sont en colère ?
18:00Oui.
18:00Et la première de leur colère,
18:01c'est de dire
18:02OK, ce soir,
18:03M. Bayrou tombe
18:04et il se passe quoi après ?
18:06En un mot,
18:07Benjamin K.
18:08Le premier ministre aurait pu
18:10ne pas attendre
18:11la fin de la session parlementaire
18:12il aurait pu nous dire
18:12provoquer ce vote de confiance
18:14dès le mois de juillet
18:15en disant
18:15voilà mes orientations budgétaires
18:16avez-vous ou pas confiance ?
18:17Et donc,
18:18on aurait épargné
18:19deux mois perdus
18:20pour construire le budget.
18:20On aurait eu
18:21ce gouvernement
18:22qui serait tombé au mois de juillet
18:23et on aurait gagné l'été.
18:24Donc, ce chantage à la stabilité,
18:25par exemple,
18:25la stabilité,
18:26c'est comme le cholestérol.
18:27Il y a la bonne et la mauvaise.
18:27La stabilité avec vous,
18:29la stabilité avec M. Retailleau,
18:30la stabilité avec un mauvais budget,
18:31pour nous, c'est non.
18:32Allez,
18:32on va passer évidemment
18:33à un autre groupe politique.
18:35On va voir ce que pense
18:35l'UDR de tout ça.
18:37Le député Charles Aloncle
18:38est dans la salle
18:38des quatre colonnes
18:39au micro de Stéphanie Despierres.
18:41Bonjour.
18:41Vous, vous allez voter
18:42contre la confiance
18:43à François Bayrou.
18:44Pourquoi ce n'était plus possible
18:45d'avoir François Bayrou
18:46comme Premier ministre ?
18:47Je pense que tout le monde l'a vu.
18:49Ça fait huit ou neuf mois
18:50que François Bayrou
18:50est à Matignon,
18:51qu'il avait un certain nombre
18:52de leviers.
18:53Il disposait de l'administration,
18:55il disposait d'un certain nombre
18:56de leviers,
18:56notamment réglementaires,
18:57pour réduire la dépense publique.
18:59Il nous propose,
19:00dans le plus grand secret,
19:01estival,
19:04ce n'est pas faute
19:06de lui avoir proposé
19:06un plan de réduction massive
19:08de la dépense publique
19:09de 100 milliards à l'UDR.
19:10Ce n'est pas faute,
19:11avec nos alliés
19:11du Rassemblement National,
19:13d'être allé voir Eric Lombard,
19:14de l'avoir vu lui à Matignon,
19:15d'avoir vu un ensemble de ministres.
19:17Il ne nous a pas écoutés.
19:19Alors, on pensait que le calendrier,
19:20on ne savait pas
19:21que le calendrier serait aussi précipité.
19:22On pensait qu'il entamerait
19:24sa discussion budgétaire
19:25au moins jusqu'au mois de novembre.
19:26Il décide de jouer
19:28sa confiance aujourd'hui.
19:29Ça nous a un peu surpris.
19:30Mais je pense que l'immense majorité
19:32des Français aujourd'hui
19:34c'est celui de tourner la page
19:36de 8 ans de macronisme
19:37auquel lui a participé
19:38dès les premiers jours.
19:39Merci beaucoup.
19:42Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
19:44Je vous rappelle qu'on suit ensemble
19:46cette journée historique
19:47ici à l'Assemblée Nationale.
19:48Discours de François Bayrou
19:49autour de 15 heures.
19:51Réponse des groupes et vote.
19:52Clément Perrault,
19:53vous êtes dans l'hémicycle
19:54de l'Assemblée Nationale.
19:55Justement, c'est un vote crucial.
19:56Comment tout cela va se passer, Clément ?
20:00Alors, François Bayrou
20:01va donc activer l'article 49.1
20:03de la Constitution
20:04pour solliciter le vote
20:06de confiance des députés.
20:07Il sera le premier
20:08à prendre la parole,
20:09le Premier ministre.
20:10Il va aller à la tribune.
20:12Il aura face à lui
20:13un hémicycle plein comme un neuf
20:14et il va prononcer
20:15un discours de politique générale
20:17très axé sur ses préconisations
20:19budgétaires.
20:21Cet hémicycle,
20:22il sera plein
20:22mais il sera aussi bruyant.
20:24On peut penser que
20:24de nombreux députés
20:25de l'opposition notamment
20:26chercheront à le déstabiliser.
20:28A noter qu'il y aura aussi
20:29dans la tribune
20:30des personnalités politiques
20:31qui ne sont pas des parlementaires,
20:33notamment Marine Tondelier
20:35ou encore Jean-Luc Mélenchon.
20:37Après ce discours
20:38de François Bayrou,
20:39que va-t-il se passer ?
20:39Ce seront les groupes politiques
20:41qui auront la parole
20:42avec chacun.
20:43Un orateur,
20:44on retrouvera notamment
20:45Marine Le Pen
20:45pour le Rassemblement National
20:46ou Gabriel Attal
20:47pour le Bloc Présidentiel.
20:49Une fois que chaque groupe
20:50se sera exprimé,
20:51François Bayrou pourra
20:52revenir à la tribune
20:53pour répondre.
20:54Ensuite,
20:55ce sera l'heure du vote.
20:56Justement,
20:57ce vote,
20:57ce vote crucial,
20:58Clément,
20:59comment tout cela
20:59se passe-t-il à l'Assemblée ?
21:02Alors,
21:03le vote n'a pas lieu
21:04dans l'hémicycle.
21:05Il se fait dans les salons
21:06qui se trouvent
21:07juste à côté.
21:08Il se fait de façon informatique.
21:09Il y aura plusieurs ordinateurs
21:11qui sont déjà installés
21:12pour recevoir les votes
21:13des députés.
21:14Un vote qui fonctionnera
21:15avec un système
21:15de code barre.
21:17Ça va prendre
21:1730 à 45 minutes.
21:19Ensuite,
21:19viendra l'heure
21:20de la proclamation
21:21solennelle des résultats.
21:23Il s'agit d'un vote
21:24à majorité simple,
21:25des suffrages exprimés.
21:26C'est assez simple.
21:27Soit il y a plus de pour
21:29que de contre
21:30et alors le gouvernement
21:31sauvera sa peau.
21:32Soit il y a plus de contre
21:34que de pour
21:34et alors François Bayrou
21:36devra remettre sa démission
21:37ainsi que celle
21:38de son gouvernement.
21:40Merci beaucoup Clément Perroux.
21:41On va rejoindre
21:42justement l'hôtel Matignon,
21:44la résidence du Premier ministre
21:45François Bayroux.
21:45Vous vous trouvez,
21:46Thibaut Hénocq.
21:47Ce sont les dernières minutes
21:48de François Bayroux.
21:50Il viendra bientôt
21:51dans cette Assemblée nationale.
21:52Oui, d'ici une trentaine de minutes,
21:56la voiture du Premier ministre
21:57quittera l'hôtel de Matignon
21:59pour rejoindre le Palais Bourbon
22:00à un kilomètre d'ici pour l'heure.
22:02Eh bien, François Bayroux
22:03est toujours dans son bureau.
22:04Il profite jusqu'au dernier moment
22:05son discours.
22:06On nous décrit
22:07un Premier ministre
22:08dans un état d'esprit
22:09calme,
22:10serein,
22:10résolu,
22:11lucide,
22:11évidemment,
22:12sur l'état du vote.
22:13Ça, c'est pour le côté yin,
22:14on va dire.
22:15Mais côté yang,
22:16certains décrivent aussi
22:16un Premier ministre
22:17qui a accumulé
22:18une forme de rancœur
22:19ces dernières semaines
22:20contre les oppositions,
22:21le Parti Socialiste notamment.
22:23Alors,
22:23ce discours d'adieu
22:24sera-t-il aussi
22:25parsemé de mise au point ?
22:26Hier,
22:27lors de sa dernière prise
22:28de parole médiatique,
22:29après une tournée médiatique
22:31en forme de chant du signe,
22:32le Premier ministre
22:32a fustigé
22:33les oppositions,
22:35les partis
22:35qui ne se mettent
22:36d'accord sur rien,
22:37sauf pour faire chuter
22:38le gouvernement.
22:39On verra si cette tonalité
22:40offensive se retrouve
22:41dans son discours.
22:42En tout cas,
22:43François Bayroux,
22:43nous dit-on ici,
22:45ne regrette rien.
22:46Le travail a été fait.
22:47Le travail de vérité
22:48est d'explication.
22:50Et puis,
22:50à noter aussi
22:51que dans un souci
22:51de responsabilité,
22:52on nous dit
22:53que le Premier ministre
22:53prépare déjà
22:54la suite
22:55des consignes
22:56qui ont été données
22:57aux conseillers,
22:58aux services
22:58pour que des notes
22:59soient préparées
22:59sur les dossiers
23:00pour faciliter
23:01les passations.
23:02Voilà un Premier ministre
23:03qui est déjà
23:04en partie dans l'après.
23:05Mais pour l'instant,
23:06c'est le temps du discours
23:07et François Bayroux
23:07le peaufine
23:08jusqu'à la dernière minute.
23:09Merci beaucoup Thibaut Hinoch
23:11et évidemment,
23:11on le suit en direct
23:12en intégralité
23:13sur LCP Canal 8.
23:15Je voulais parler avec vous
23:16du Rassemblement national
23:18d'ailleurs.
23:19On avait invité
23:20un député
23:20du Rassemblement national
23:21mais ils sont pris
23:22lors de leur réunion
23:23de groupe parlementaire
23:24autour de Marine Le Pen.
23:26Prisca Thévenot,
23:27là c'est censure,
23:28censure, censure.
23:29Vous avez le sentiment
23:29d'un changement de pied
23:30du Rassemblement national
23:31qui veut provoquer
23:32une dissolution ?
23:33Je pense qu'il n'y a pas
23:34de changement de pied
23:34du Rassemblement national.
23:36Ils ont envie
23:37d'avancer
23:38l'échéance présidentielle.
23:39Et je trouve ça
23:40assez étonnant
23:40pour un parti
23:41qui se dit patriote.
23:43Le premier des patriotismes
23:44c'est de respecter
23:45le fonctionnement
23:45de nos institutions.
23:46Le président de la République
23:47a été élu pour 5 ans
23:49et nous devons respecter cela
23:50et nous avons été élus
23:52nous parlementaires
23:53pour travailler
23:54sur un budget.
23:55Donc venons
23:56à l'Assemblée nationale
23:57pour cela
23:57et rien que pour cela.
23:58Benjamin,
23:59Lucas lundi,
24:00Prisca Thévenot
24:00ne s'étonnait pas
24:01à parler de pas forcément
24:02de changement de pied
24:03mais il y avait quand même
24:04une forme de main tendue
24:05du Rassemblement national
24:06qui voulait aussi
24:07se faire respecter
24:07comme tous les autres groupes.
24:09Là on a quand même
24:09le sentiment
24:09d'un changement
24:10de stratégie de leur part.
24:12J'en sais rien.
24:13Ce que je sais
24:13c'est que le Rassemblement national
24:14il est ému par ses propres intérêts
24:16par une forme de cynisme
24:17électoral en permanence.
24:18Je ne les trouve pas
24:19très reconnaissants
24:19parce qu'ils ont quand même
24:20eu en cadeau
24:20la loi immigration
24:21d'Armanin Ciotti
24:22dans la précédente législature
24:24qui était un copier-coller
24:24du programme de Marine Le Pen.
24:25Ils ont M. Retailleau
24:26au ministère de l'Intérieur
24:27qui se fait acclamer
24:28par une foule fanatisée
24:29au cri de « abat le voile »
24:30et qui reprend tous les slogans
24:32de la droite radicalisée
24:33et de l'extrême droite.
24:34Ils ont un Premier ministre
24:35qui a lui-même parlé
24:36de submersion migratoire
24:38ce terme qui jusque-là
24:38était réservé
24:39à la famille Le Pen
24:40donc je ne les trouve
24:41pas très reconnaissants.
24:42Ce qui est sûr
24:42c'est qu'il faut rétablir ici
24:43un barrage républicain
24:45et moi je m'étonne
24:46je regrette
24:46que trop souvent
24:47on ait assisté sur le fond
24:48à des compromissions
24:49entre ce bloc
24:50qu'on appelle « central »
24:51qui n'a plus rien de central
24:52qui est un bloc de droite
24:53aujourd'hui
24:53et l'extrême droite.
24:54J'espère que peut-être
24:55ça servira le leçon
24:56à nos collègues macronistes
24:57pour savoir qu'ils n'ont plus
24:58rien à faire
24:59ni avec cette droite radicalisée
25:00ni avec l'extrême droite.
25:01Alors...
25:02Pardon, je suis désolé
25:03mais écoutez
25:03on va se le dire franchement
25:09mais quand on s'assoit
25:10et quand on siège
25:12à côté du groupe parlementaire
25:14de Jean-Luc Mélenchon
25:15franchement on ne donne pas de leçon.
25:17Jean-Luc Mélenchon
25:17qui sera certainement
25:18dans les tribunes
25:19Priscate et Venot
25:19une question toute simple
25:21et c'est une question politique
25:22mais c'est peut-être
25:22une question que se posent
25:23aussi beaucoup de téléspectateurs.
25:25Emmanuel Macron
25:25il a essayé la droite
25:26avec Michel Barnier
25:27ça n'a pas marché.
25:28Le centre avec François Bayrou
25:29ça n'a pas marché.
25:30Mais il faudrait essayer la gauche.
25:32C'est ce que dit
25:32le parti socialiste
25:33mais c'est peut-être aussi
25:34ce que peuvent se dire
25:35une partie des Français
25:36en disant après tout
25:36il faut essayer quelque chose
25:37qu'on n'a jamais essayé
25:38pour l'instant.
25:39Je le dis assez simplement
25:41encore une fois
25:41c'est oui la gauche
25:43depuis maintenant
25:44un an ou deux ans
25:45si on repart de 2024
25:46et de manière générale
25:48que ce soit le NFP
25:48ou que le PS
25:49ou la LFI
25:50enfin la LFI
25:50je les enlève
25:51mais ou une autre partie
25:52de place publique
25:54je ne sais plus.
25:54Pourtant madame
25:54la France Insoumise
25:55elle a fait appel
25:55au barrage républicain.
25:56Beaucoup de députés
25:57Macronistes sont là
25:57parce que les insoumises
25:59sont résistés
25:59pour empêcher
26:00le gouvernement de l'enfant.
26:00Ne faisons pas les débats
26:01de 2024.
26:01Il a peur que Jean-Luc Mélenchon
26:04l'entende
26:04de ne pas l'inédiaté
26:05je n'ai peur de rien
26:07on continue
26:08parce qu'on ne s'entend plus
26:10parce qu'il y a déjà
26:10beaucoup de monde.
26:11Sur cette question
26:13pourquoi pas la gauche maintenant ?
26:15Mais c'est
26:15quelle gauche ?
26:16Quelle gauche encore une fois ?
26:18Cette gauche qui toute la journée
26:19nous explique
26:19qu'elle ne peut travailler
26:20avec personne
26:21et qu'elle vraiment
26:22incite tout le monde
26:23à travailler avec elle
26:24si demain ils sont au pouvoir
26:25ou cette gauche
26:27qui est complètement
26:27assujettie à Jean-Luc Mélenchon
26:30et regardez là
26:30la fébrilité
26:31j'ai le malheur
26:32de parler de Jean-Luc Mélenchon
26:33et tout de suite
26:34il faut m'expliquer
26:34que c'est le plus grand défenseur
26:35de Jean-Luc Mélenchon.
26:37Stop !
26:37Ce que vous représentez
26:38ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon
26:39ce que vous représentez
26:40c'est les gens
26:41de votre circonscription
26:42c'est les Français
26:43qui attendent des réponses
26:44sur l'écologie
26:45et ceux-là ils veulent tous
26:45que M. Macron s'en aille
26:46voyez-vous ?
26:47Ce qui me fait sortir
26:48de mes gonds
26:48pardon
26:48mais ce qui me fait sortir
26:49de mes gonds
26:49c'est quand même
26:50si la République
26:52a été sauvée de l'extrême droite
26:55c'est aussi parce que
26:55des candidats insoumis
26:56sont désistés
26:56Benjamin-Luc Alain dit
26:57sur la question de la gauche
26:58on dit essayez la gauche
27:00pourquoi pas
27:01vous facilitez pas la tâche
27:02on comprend pas très bien
27:03parce que c'est le PS
27:04mais c'est le PS
27:04sans LFI
27:05si c'est LFI
27:06si c'est le PS
27:07LFI peut censurer aussi
27:08il n'y a pas un front uni
27:10des parties de gauche
27:11aujourd'hui pour dire
27:12nous on est capable
27:12de proposer quelque chose
27:13d'alternatif tous ensemble
27:15je le regrette
27:15et moi je suis un unitaire
27:17pour 2, pour 3, pour 4, pour 10
27:18je pense qu'il faut
27:19que nous refassions bloc
27:20comme nous avons su le faire
27:21au moment du nouveau
27:21Front populaire
27:22autour d'un programme
27:25au changement
27:26et nous avons réussi
27:27il y a un an
27:27à nous mettre d'accord
27:28sur un programme
27:29des centaines de mesures
27:30est-ce que ces mesures
27:31ont été invalidées
27:31par la situation des Français ?
27:32Non, ils vivent moins bien
27:33qu'il y a un an encore
27:34les Français
27:34leur pouvoir d'achat s'est dégradé
27:35la pauvreté a augmenté
27:36le réchauffement climatique
27:38s'accélère
27:38et donc ce programme
27:39il est toujours d'actualité
27:40et nous nous sommes unis
27:41parce qu'il y avait une menace
27:42que l'extrême droite
27:42arrive au pouvoir
27:43est-ce que cette menace
27:44a disparu aujourd'hui ?
27:45Au contraire
27:45elle s'est renforcée
27:46et nous nous sommes unis
27:46parce que nous voulions
27:47que les macronistes
27:48s'en aillent
27:49quittent le pouvoir
27:49est-ce que cette volonté
27:51existe encore dans le pays ?
27:52Plus que jamais
27:52donc je crois que
27:53les ressorts de notre union
27:54sont toujours là
27:55et moi j'aspire à une union
27:56de toute la gauche
27:56et des écologistes
27:57comme nous avons su le faire
27:58en 2022 et en 2024
27:59Écoutez Jean-Luc Mélenchon
28:00lui-même
28:00lui-même enterré
28:01qui sera là normalement
28:02dans un instant
28:03écoutez votre coup
28:04Merci beaucoup
28:07Prisca Thévenot
28:08merci à vous
28:10Benjamin Lucas Lundi
28:11d'avoir été
28:11nos deux invités
28:13nos premiers invités
28:14d'une longue série
28:15pour la journée
28:16Il est 14h31
28:19Restez sur LCP
28:20évidemment
28:21Merci
28:21Si vous nous rejoignez
28:22sur le Canal 8
28:23je vous rappelle
28:23qu'on est ensemble
28:24en direct
28:25jusqu'à 22h
28:26on suit cette journée
28:28historique
28:2915h
28:29déclaration
28:30discours du Premier Ministre
28:31réponse des groupes parlementaires
28:33et ensuite
28:33le vote crucial
28:35journée exceptionnelle
28:36dispositif
28:37exceptionnel évidemment
28:38comme on dit
28:39nous serons partout
28:40si vous voulez
28:41tout savoir
28:41tout comprendre
28:42vous êtes au bon endroit
28:43regardez
28:43salle des 4 colonnes
28:44Stéphanie Despierres
28:45Marco Pommier
28:46et Dario Borgogno
28:48sont présents
28:49Clément Perrault
28:50et lui aussi
28:50dans l'hémicycle
28:51de l'Assemblée Nationale
28:52et puis
28:52allez à moins d'un kilomètre
28:54de l'Assemblée Nationale
28:55Thibaut Henoch
28:55on vous retrouvera
28:56près de Matignon
28:57justement
29:00Thibaut
29:00on vous retrouve
29:01allez c'est à 900 mètres
29:02Matignon
29:02vous suivez
29:03les dernières minutes
29:04que François Bayrou
29:05passe à Matignon
29:06avant d'arriver ici
29:07à l'Assemblée Nationale
29:08oui nous sommes à 900 mètres
29:12du Palais Bourbon
29:12mais l'ambiance
29:13est beaucoup plus calme
29:14ici pour l'instant
29:15que là où vous vous trouvez
29:16Elsa
29:17Matignon
29:18où le Premier Ministre
29:19entouré de sa garde
29:20rapprochée
29:21nous dit-on
29:22met la dernière main
29:23son discours
29:23un discours qu'il
29:24a commencé à écrire seul
29:26il y a plusieurs jours
29:27mais depuis ce matin
29:28il est aux côtés
29:29de ses conseillers
29:29pour y mettre
29:30la dernière main
29:31et retoucher
29:32les dernières lignes
29:33un discours
29:33dont on annonce
29:34que la priorité
29:35sera
29:35et bien d'adresser
29:36un message d'alerte
29:37on s'en doute
29:38une nouvelle fois
29:39sur l'état
29:40de l'économie française
29:41la dette
29:42et les déficits
29:43à défaut d'avoir réussi
29:44à convaincre
29:45les parlementaires
29:46dont l'issue du vote
29:47ne fait guère de doute
29:48le Premier Ministre
29:48veut marquer
29:50les esprits des Français
29:51et mettre les députés
29:52face à leur responsabilité
29:54à leur égard
29:55François Bayrou
29:55qui va évoquer
29:57nous dit-on aussi
29:57une crise
29:58non seulement politique
29:59mais aussi démocratique
30:02voilà le Premier Ministre
30:03qui devrait quitter
30:03l'hôtel de Matignon
30:04d'ici une vingtaine
30:06de minutes
30:06en voiture
30:07pour rejoindre
30:08le Palais Bourbon
30:09Elsa
30:09Merci beaucoup
30:11Thibaut Henoch
30:12et nous retrouvons
30:14à présent
30:14Marco Pommier
30:15vous avez quitté
30:16la salle des 4 colonnes
30:17vous n'êtes pas loin
30:18vous êtes dans les jardins
30:19et vous attendez
30:20un invité
30:21qui justement
30:21s'est invité aujourd'hui
30:22pour le discours
30:23de François Bayrou
30:24Marco
30:24Oui Elsa
30:25effectivement
30:25je me trouve juste
30:26en fait à l'entrée
30:27de la salle des 4 colonnes
30:28car avec les autres
30:29journalistes
30:31ici présents
30:31nous attendons
30:32l'invité surprise
30:33on va dire
30:34Jean-Luc Mélenchon
30:35de la France Insoumise
30:36qui a décidé
30:36d'assister
30:38à la déclaration
30:39de politique générale
30:40de François Bayrou
30:40il l'avait déjà fait
30:42en décembre 2024
30:43pour assister
30:44à la déclaration
30:45de Michel Barnier
30:47avant que celui-ci
30:48ne soit censuré
30:50vous le voyez
30:51derrière moi
30:51il y a toujours
30:52beaucoup
30:52beaucoup de journalistes
30:53il y a même un bouchon
30:54de journalistes
30:55pour tout vous dire
30:55on ne peut même plus rentrer
30:56dans la salle
30:57des 4 colonnes
30:58nous attendons
30:59toutes et tous
31:00Jean-Luc Mélenchon
31:01l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon
31:04et voilà
31:04Jean-Luc Mélenchon
31:05qui a mis en scène
31:06justement
31:07cette arrivée
31:07dans l'Assemblée Nationale
31:08j'ai le plaisir
31:09dans cette salle
31:09des pas perdus
31:10de retrouver
31:10nos deux nouveaux invités
31:12Diana Badiop
31:12bonjour
31:13député socialiste
31:14des Yvelines
31:15Philippe Vigier
31:16bonjour
31:16député les démocrates
31:17d'Heure et Loire
31:18alors première question
31:20un peu provocatrice
31:21mais dans quelques heures
31:22la France va connaître
31:23un deuxième gouvernement
31:24qui chute
31:25en moins d'un an
31:26la faute à qui
31:27aux socialistes
31:28ou à François Bayrou
31:29Diana Badiop
31:30c'est surtout
31:30la faute
31:31au Premier ministre
31:33qui n'a pas été en capacité
31:34de trouver
31:34le moyen
31:35de discuter
31:36avec les parlementaires
31:38et notamment
31:38les socialistes
31:39nous lui avions
31:40tendu la main
31:41à la précédente
31:42justement mouture
31:44du budget
31:44puisque nous avons refusé
31:45de voter la censure
31:47contre des engagements
31:48malheureusement
31:49ils n'ont pas été tenus
31:50ils demandent la confiance
31:52nous ne l'avons plus
31:53donc nous votons contre
31:54Philippe Vigier
31:55Diana Badiop
31:56dit c'est simple
31:57on a donné sa chance
31:58et puis on s'en trahit
31:59donc maintenant
31:59on ne vote pas la confiance
32:01non mais
32:02la situation
32:02dans laquelle on assiste
32:03cet après-midi
32:04il y a un Premier ministre
32:05aujourd'hui
32:06on verra dans quelques minutes
32:07ce qui se passera
32:07si à la fin de l'après-midi
32:10il y a un vote négatif
32:11ça veut dire
32:11qu'il devra remettre
32:12sa démission
32:13c'est quasiment acquis
32:13Philippe Vigier
32:14on est bien d'accord
32:15on sait que ça va être
32:15très difficile
32:16mais permettez-moi
32:17d'avoir un peu d'espoir
32:18jusqu'à la dernière seconde
32:19les élus vont réfléchir
32:20le moment que nous vivons
32:24François Bayrou au moins
32:25il a eu le courage
32:26le mérite
32:26l'acharnement
32:28de vouloir faire en sorte
32:29que ce moment
32:30soit compris par les uns
32:31et par les autres
32:31et par le peuple de France
32:32maintenant
32:32il y a un chemin
32:33pour y arriver
32:34ce chemin malheureusement
32:35il n'est pas arrivé
32:36à convaincre pour le moment
32:36les uns et les autres
32:38des mesures que l'on devait prendre
32:39parce que
32:39ce qui est dommage
32:40c'est que le débat parlementaire
32:41qui allait avoir lieu
32:42quelque part il est tronqué
32:44parce que cet après-midi
32:45il y a ce vote de confiance
32:46qui n'a pas été compris
32:47ce que vous voulez François Bayrou
32:48vous l'avez bien compris
32:49cher collègue
32:49c'était qu'ensemble
32:51on constate
32:52qu'il y a ce fossé
32:53qu'il faut combler
32:54et qu'ensemble
32:55on soit en capacité
32:56justement de trouver
32:57des solutions
32:57et je vous décris
32:58ce qu'on voit
32:59l'image pour ceux
32:59qui n'ont pas encore
33:00visité l'Assemblée Nationale
33:02on est dans les jardins
33:03de l'Assemblée Nationale
33:04donc c'est juste à côté
33:05de la salle des 4 colonnes
33:06beaucoup de journalistes présents
33:08pourquoi ?
33:09parce qu'on nous a annoncé
33:09que Jean-Luc Mélenchon
33:10allait assister au discours
33:12de François Bayrou
33:12et allait donc passer
33:13par ces jardins
33:14on suivra cette image
33:15et on vous la fera vivre
33:16évidemment en direct
33:17Diana Badiop
33:18ce que dit Philippe Vigier
33:20et ce que dit François Bayrou
33:21c'est moi la dette
33:22je considère que c'est très important
33:24qu'on ne doit pas la laisser
33:25à nos enfants
33:25car à un moment
33:26il faut prendre ses responsabilités
33:27et oui avoir un budget
33:28un petit peu difficile
33:30mais peut-être pour souffler derrière
33:31et là vous n'êtes pas d'accord
33:33vous les socialistes
33:33sur ce sens-là ?
33:34Nous ce que nous disons
33:34c'est qu'il y a d'autres chemins
33:36et c'est d'ailleurs la raison
33:36pour laquelle nous ne sommes pas d'accord
33:38avec François Bayrou
33:39nous avons fait une présentation
33:40d'un contre-budget
33:41lors de la clôture
33:42de nos universités d'été à Blois
33:44nous sommes conscients
33:45que la situation
33:47nécessite des économies
33:48mais la différence
33:50avec François Bayrou
33:51et la majorité
33:53justement du gouvernement
33:55c'est que nous nous disons
33:56il y a d'autres personnes
33:57qui doivent contribuer
33:58les très hauts patrimoines
33:59et vous dites surtout
34:00moitié moins
34:01vous 44 milliards
34:02c'est non c'est 22
34:03Pourquoi moitié moins ?
34:04Parce que nous nous disons
34:04il faut aussi de la relance
34:06il faut redonner de l'espoir
34:07aux Françaises et aux Français
34:09c'est pour ça que nous souhaitons
34:10faire des investissements
34:11qui permettront aux plus modestes
34:13de vivre mieux
34:14nous n'acceptons pas par exemple
34:16que 380 000 ménages
34:18qui aujourd'hui
34:19ne sont pas imposables
34:20le soit
34:21et nous n'acceptons pas
34:22non plus
34:23de laisser
34:24celles et ceux
34:25qui ont vu
34:25leur patrimoine doublé
34:26en 7 ans
34:27continuer
34:27de ne pas contribuer
34:29à la hauteur
34:29qu'il faut
34:30dans un moment
34:30aussi difficile
34:31Philippe Vigier
34:32vous l'avez dit
34:33et c'est vrai
34:33qu'on va attendre
34:34les résultats du vote
34:35mais le plus probable
34:36vous me l'accorderez
34:37c'est que François Bayrou
34:38doit rendre sa démission
34:39tout à l'heure
34:39qu'est-ce qu'on fait après ?
34:41Est-ce qu'il y a encore
34:42des négociations possibles
34:43avec les socialistes
34:44pour se mettre autour d'une table
34:45voire les lignes rouges
34:46des uns des autres
34:47avancer pour que la France
34:48ait un budget
34:48d'ici la fin de l'année ?
34:50Écoutez
34:50on ne va pas laisser
34:51la France à l'arrêt
34:51il y a 3400 milliards
34:53d'euros de dettes
34:53François Bayrou
34:54Premier ministre aujourd'hui
34:55demain
34:55si c'est un autre Premier ministre
34:56homme ou femme
34:57il y aura toujours cette dette
34:58le sujet central c'est quoi ?
35:01C'est que le modèle social
35:02de la France
35:02le plus redistributif
35:03de toute l'Europe
35:04pour se soigner
35:05pour les retraites
35:06d'ailleurs les socialistes
35:06le savent
35:07sur les retraites
35:08lorsque la réforme tourenne
35:09a été votée
35:09parce qu'il avait bien compris
35:11qui n'était pas financier
35:11François Bayrou
35:12a essayé de porter
35:13les mots forts
35:13mais après on sait
35:14que les groupes politiques
35:16les partis politiques
35:17font une sorte
35:18de surenchère permanente
35:19les insoumis
35:20le spectacle auquel on assiste
35:21c'est un spectacle
35:23totalement désastreux
35:24ce qui veut dire
35:25que demain
35:25protéger ce
35:27naturellement
35:28la protection sociale
35:29peut-être qu'on la connaît
35:30protéger ce modèle social
35:31c'est ce qui est en jeu
35:32parce que les intérêts
35:33de la dette
35:34on va continuer de les payer
35:35aujourd'hui
35:36demain
35:36après demain
35:37et quand on paiera
35:38100 milliards
35:38vous savez
35:39le 12 septembre
35:40tout le monde a les yeux
35:41fixés sur le 10 mai
35:42le 12 septembre
35:43c'est l'agence de notation
35:44si nous sommes déclassés
35:46c'est quelques milliards
35:47qui partent en fumée
35:48alors le fait
35:48qu'il vaille travailler plus
35:49qu'il vaille travailler mieux
35:50qu'on fasse en sorte
35:52que plus de Français travaillent
35:53la réforme de l'assurance chômage
35:55c'est quelque chose
35:56qui est indispensable
35:56pour mieux protéger
35:58les plus faibles
35:58Diana Badiop
35:59ce qu'on entend beaucoup
36:00quand on discute
36:01avec les députés
36:02c'est
36:02les socialistes
36:03ils ont besoin
36:04de faire tomber
36:05François Bayrou
36:05mais ensuite
36:06par responsabilité
36:08ils iront
36:09à la table
36:09des négociations
36:10est-ce que c'est vrai
36:11est-ce que
36:12comme la dernière fois
36:13vous avez censuré
36:14Michel Barnier
36:14et vous avez épargné
36:16François Bayrou
36:16est-ce qu'on ne peut pas
36:17se permettre
36:18de faire tomber
36:18deux premiers ministres
36:20coup sur coup
36:21et je vous montre
36:22à l'image
36:22on voit
36:23la garde républicaine
36:24qui s'installe
36:25on vous fait vivre tout
36:25en direct aujourd'hui
36:26sur LCP
36:27la différence
36:27la différence
36:28c'est que vous savez
36:28nous les socialistes
36:29justement par esprit
36:30de responsabilité
36:31nous avons fait
36:32la proposition
36:32d'un contre-budget
36:33il ne suffit pas
36:34de s'opposer
36:35ou de faire tomber
36:36un gouvernement
36:37il faut être aussi
36:38être en capacité
36:39de proposer
36:40une alternative
36:40nous sommes prêts
36:41à remplacer
36:42le gouvernement actuel
36:43et donc
36:43c'est la raison
36:44pour laquelle
36:45nous voulons
36:45changer de méthode
36:46nous sommes les seuls
36:47à dire
36:47on renonce au 49-3
36:49parce que nous voulons
36:50reparlementariser
36:51et nous voulons
36:51que chaque député
36:52mon cher collègue
36:53prenne ses responsabilités
36:55moi je crois qu'il faut aussi rappeler
36:56que la dette abyssale
36:57qui est la nôtre
36:58et la gravation
36:59de 1000 milliards
37:00c'est aussi le bilan
37:01de 8 ans
37:02d'exercice du pouvoir
37:03d'Emmanuel Macron
37:04et de ses gouvernements
37:04successifs
37:05donc moi
37:06je suis totalement d'accord
37:08pour dire qu'il y a un constat
37:09nous avons des dettes
37:10nous nous avons un chemin
37:11qui est différent du vôtre
37:12pour pouvoir
37:13regarder à l'image
37:14Philippe Vigier
37:15je vous propose de regarder
37:16cette image évidemment
37:17qui va compter
37:18aujourd'hui
37:19Jean-Luc Mélenchon
37:20entouré
37:21des députés
37:22de la France Insoumise
37:23on reconnaît évidemment
37:24la présidente du groupe
37:25Mathilde Panot
37:26il y a également
37:26Éric Coquerel
37:27président de la commission
37:28des finances
37:28Daniel Obono
37:29Louis Boyard
37:30Jean-Luc Mélenchon
37:31qui va assister
37:31au discours
37:32de François Bayrou
37:34et qui a donc scénarisé
37:35son arrivée
37:36à l'Assemblée Nationale
37:38on le voit donc
37:39nous sommes dans les jardins
37:40de l'Assemblée Nationale
37:41c'est donc un passage
37:42qui permet ensuite
37:43de passer dans la salle
37:44des 4 colonnes
37:45ce qui pourrait donner lieu
37:46à une grande bousculade
37:47je vais vous redonner la parole
37:48Philippe Vigier
37:48on va juste attendre peut-être
37:49un petit instant
37:50voir si Jean-Luc Mélenchon
37:52s'exprime
37:52ou s'il va traverser
37:54le mur
37:54des caméras
37:55et des journalistes
37:56voilà on le voit
37:59énormément de monde
38:00c'est une des images
38:01on est d'accord
38:02on n'est pas d'accord
38:03mais qui retiendra
38:04qu'on retiendra
38:04évidemment aujourd'hui
38:05comment le jour de censure
38:08donc très bien
38:09on vous voit où mercredi
38:10devant un lycée
38:12pas de son
38:12pas de déclaration
38:13de Jean-Luc Mélenchon
38:15on poursuit
38:16sur notre
38:17c'est intéressant
38:18c'est-à-dire qu'il y a
38:19le guide suprême
38:19le chef suprême
38:20monsieur Mélenchon
38:21qui pilote tout
38:22et puis les députés
38:23derrière suivent
38:24ce que dit le chef
38:24vous savez
38:25ce moment est un moment
38:26très important
38:27je dis à ma collègue
38:28avec l'esprit de responsabilité
38:29je sais que c'est un esprit
38:30de responsabilité
38:31qui l'anime
38:31dans le cadre
38:32de sa fonction de député
38:34on va devoir trouver des solutions
38:36on va pas laisser ce pays
38:37dans l'instabilité
38:38qui dit instabilité
38:39dit plus de confiance
38:40plus de confiance
38:41peut refaire les chefs d'entreprise
38:42et qui est-ce qui va trinquer
38:43toujours les mêmes
38:44les plus faibles
38:45donc trouvons sur les retraites
38:46trouvons sur le pouvoir d'achat
38:48trouvons sur le sujet
38:49de l'immigration
38:50trouvons sur toutes ces questions-là
38:51des points d'accord
38:52c'est essentiel
38:54ne surtout pas laisser
38:55le pays à l'arrêt
38:56on finit sur cette image
38:57donc Jean-Luc Mélenchon
38:58qui va traverser
39:00qui va rentrer
39:00dans l'hémicycle
39:01de l'Assemblée nationale
39:02dans des tribunaux
39:02il doit regretter
39:03de ne plus être député
39:04c'est lui qui aurait pu
39:05avec ses saillies habituelles
39:06intervenir à l'Assemblée
39:07mais c'est pas
39:08vous voyez
39:08c'est pas le régime des partis
39:09c'est les parlementaires
39:10qui votent là
39:11et chacun
39:12en son âme et conscience
39:13tout à l'heure
39:14prendra la décision
39:15qu'il veut prendre
39:16mais après
39:16il faudra bien trouver un chemin
39:17justement
39:18on va parler des scénarios
39:19je vous laisse juste répondre
39:20Diana Badiop
39:20Philippe Vigier
39:21on le voit
39:22vous vous apprêtez
39:22à voter contre
39:23son premier ministre
39:24entre guillemets
39:25mais il vous dit encore
39:25il y a peut-être un chemin
39:26il y a peut-être des compromis à faire
39:28est-ce que c'est possible
39:29de la droite
39:30au parti socialiste ?
39:31il y aura un chemin possible
39:32c'est ce que nous proposions
39:33en renonçant au 49-3
39:35nous allons discuter
39:36avec notre opposition républicaine
39:37si le président de la république
39:40qui est le seul
39:40à le décider
39:41appelle aux responsabilités
39:43un premier ministre de gauche
39:44il est temps
39:45parce que je crois
39:46que sincèrement
39:47nous pouvons être la clé
39:48pour justement
39:49débloquer une situation
39:50que plus personne
39:51justement
39:52qui ne doit pas rester
39:55en l'état
39:55alors comment sortir
39:56de l'impasse
39:57qui semble devant nous
39:59Stéphanie Despier
39:59on va vous retrouver
40:00il y a différents scénarios
40:01différents mots
40:02dont on parle beaucoup
40:03quels sont-ils Stéphanie ?
40:05alors d'abord
40:05il va falloir trouver
40:06un nouveau premier ministre
40:07le président de la république
40:08prendra-t-il son temps
40:09comme il a l'habitude
40:10de le faire
40:10ou ira-t-il plus vite
40:11parce qu'il y a
40:11un calendrier budgétaire
40:13urgent à trouver
40:14pour l'instant
40:14on l'ignore
40:15il pourrait nommer
40:16un nouveau premier ministre
40:18venu du bloc central
40:19du camp macroniste
40:20mais qui aurait eu
40:21des discussions
40:22un peu plus avancées
40:23avec les socialistes
40:24pour être sûr
40:24qu'il ne censure pas
40:25dans les prochaines semaines
40:27ou dans les prochains mois
40:28ce nouveau gouvernement
40:29il y a aussi
40:30l'hypothèse
40:31d'un premier ministre
40:32socialiste
40:33le parti socialiste
40:34y croit
40:35mais ils sont un peu seuls
40:36en tout cas
40:37Olivier Faure
40:37le premier secrétaire
40:38a fait aveu
40:40de candidature
40:41et puis
40:42il va falloir
40:43que ce gouvernement
40:44tienne
40:44il faut donc
40:45trouver un premier ministre
40:46mais également
40:46trouver une majorité
40:48un nombre suffisant
40:49de députés
40:50pour le soutenir
40:51pour pas qu'il ne soit
40:51trop éphémère
40:53et puis d'autres
40:54groupes politiques
40:55ici
40:56demandent
40:57une dissolution
40:58c'est le cas
40:59notamment
40:59de Marine Le Pen
41:01qui veut une dissolution
41:01ultra rapide
41:02merci beaucoup
41:03Stéphanie Despierres
41:04un peu bousculée
41:05dans cette salle
41:05des quatre colonnes
41:06on le voit
41:06pendant que vous parliez
41:07à l'image
41:07le convoi
41:08quitté
41:09Matignon
41:10pour ceux qui ne sont pas
41:11forcément parisiens
41:11ni habitués
41:12Matignon assemblé
41:13voilà ça se fait
41:14en un kilomètre
41:15on se demandait
41:15si François Bayrou
41:16allait venir à pied
41:16a priori il a choisi
41:17de venir en voiture
41:18on suivra son arrivée
41:19puisqu'on sera
41:20dans la cour d'honneur
41:21c'est un des points
41:22d'entrée
41:22de l'Assemblée Nationale
41:23nous sommes la seule
41:24caméra présente
41:25à ce moment-là
41:25on vous l'a dit
41:26je le redis un peu
41:27sur LCP Canal 8
41:28aujourd'hui
41:28on essaye vraiment
41:29de vous faire vivre
41:29au plus près
41:30de tout vous raconter
41:31ce qui se passe
41:31à l'Assemblée
41:32et donc sur ce scénario
41:33sur la suite
41:34le problème
41:36c'est la droite
41:37on va voir ce que
41:38eux sont prêts à accepter
41:39Jean-Didier Berger
41:40et nos micros
41:40de Stéphanie Despierres
41:41celle des 4 colonnes
41:43Jean-Didier Berger
41:44une partie des députés
41:45Les Républicains
41:46ne vont pas aujourd'hui
41:47voter le soutien
41:48à François Bayrou
41:49alors que vous participez
41:50au gouvernement
41:51c'est assez incompréhensible
41:52pour vos électeurs
41:53écoutez moi je comprends
41:54ceux de mes collègues
41:55qui font ce choix
41:56parce que c'est vrai
41:57que ceux qui nous demandent
41:58de voter au trite
41:59de la stabilité
41:59sont les premiers
42:00à mettre l'instabilité
42:01dans le pays
42:02avec la dissolution
42:03d'une part
42:03et le vote de confiance
42:04et pour ma part
42:05j'ai choisi de voter pour
42:06par cohérence
42:07parce que justement
42:08nous faisons partie
42:09de ce gouvernement
42:10et même le président
42:10de notre parti
42:11fait partie de ce gouvernement
42:13on a déjà eu
42:14dans l'histoire de la République
42:15le soutien sans participation
42:17par contre la participation
42:18sans soutien
42:18ça serait un peu paradoxal
42:20et donc c'est par souci
42:21de cohérence
42:22parce qu'au fond
42:22rien n'a changé
42:23depuis le lendemain
42:24de la dissolution
42:25nous sommes toujours
42:26une des clés
42:27de déverrouillage
42:28des institutions
42:28dans notre pays
42:29et je pense qu'il vaut mieux
42:31pour nous
42:31participer à l'action
42:33au service des Français
42:34et faire des compromis
42:36plutôt que d'être
42:36dans une situation
42:37de blocage
42:38merci beaucoup
42:38merci Stéphanie Despierres
42:41on suit toutes les réactions
42:42à celle des 4 colonnes
42:43avec vous Stéphanie
42:43avec Marco Pommier
42:44Dario Borgogno
42:45évidemment
42:46on va écouter
42:47les Insoumis
42:47on l'a vu à l'image
42:48entrée avec Jean-Luc Mélenchon
42:50Daniel Obono
42:51est au micro
42:51de Marco Pommier
42:52celle des 4 colonnes
42:54oui du côté
42:54de la France Insoumise
42:55on parle beaucoup
42:56déjà de l'après
42:57Bayrou
42:58demain d'ailleurs
42:59la France Insoumise
43:00déposera une motion
43:01de destitution
43:01contre Emmanuel Macron
43:02alors c'est une procédure
43:03très complexe
43:05déjà vous avez essayé
43:05l'année dernière
43:06mais ça n'a pas marché
43:07pourquoi ça fonctionnerait
43:08cette fois ?
43:09parce qu'il faut que ça fonctionne
43:10on est dans une situation
43:11de crise sociale et politique
43:13désormais
43:14on va assister
43:15à la chute
43:16d'un deuxième gouvernement
43:17en moins d'un an
43:18c'est historique
43:18dans l'histoire
43:19de la 5ème République
43:20et le verrou
43:21c'est ni à l'Assemblée
43:23ni à Matignon
43:24mais véritablement
43:25à l'Elysée
43:26qu'il se trouve
43:26et c'est Emmanuel Macron
43:28nous préférions
43:29qu'Emmanuel Macron
43:30tire les conséquences logiques
43:31du désaveu
43:32que l'Assemblée nationale
43:33va infliger à son Premier ministre
43:35et à son gouvernement
43:35et qu'il parte
43:36qu'il se rende compte
43:37que ça ne sert à rien
43:39de s'obstiner
43:40ça fait déjà 8 ans
43:41que le pays
43:41subit les politiques de malheur
43:43qu'il veut
43:44gouvernement après gouvernement
43:45premier ministre
43:46après premier ministre
43:47imposé aux Français
43:48et Françaises
43:48et on voit l'état
43:49dans lequel se trouve le pays
43:50il devrait tirer des conclusions
43:51et s'en aller
43:52mais nous craignons
43:53qu'il s'entête
43:54et c'est la raison
43:55pour laquelle nous déposons
43:56effectivement cette motion
43:57de destitution
43:58qui déjà
43:59l'année dernière
44:00avait franchi
44:00les étapes institutionnelles
44:03jusqu'à ce que
44:04l'extrême droite
44:05sauve Emmanuel Macron
44:06je pense que
44:07désormais
44:07ils sont dans une situation
44:08un peu différente
44:09et s'ils devaient
44:11à nouveau
44:11sauver
44:12Emmanuel Macron
44:13il serait très clair
44:14qu'en vérité
44:15ils sont d'accord avec eux
44:16ils font vraiment partie
44:17du système
44:18qui fait du mal
44:18aux Français
44:19et aux Françaises
44:19depuis trop longtemps
44:20merci beaucoup
44:21Daniel Obono
44:22pour cette réaction
44:23merci beaucoup
44:24Marco Pommier
44:25vous voyez à l'image
44:27les ministres qui arrivent
44:28le premier d'entre eux
44:29François Bayrou
44:31qui vient d'arriver en voiture
44:32il salue le député du Rhône
44:33Cyril Isaac Sibyl
44:34François Bayrou
44:36qui le sait
44:37il va prononcer
44:38un discours
44:39à l'Assemblée Nationale
44:40mais le vote
44:40il n'y aura pas de suspense
44:42aujourd'hui
44:43les oppositions
44:43ont été très claires
44:44nous sommes donc
44:46dans la cour d'honneur
44:47de l'Assemblée Nationale
44:48ce sont des images
44:48exclusives LCP
44:49nous sommes
44:50la seule caméra présente
44:51et nous avons vécu
44:55on voit les conseillers
44:56également
44:56du premier ministre
44:57François Bayrou
44:58qui est arrivé assez tôt
44:59on est à 10 minutes
45:01de sa prise de parole
45:02dans l'hémicycle
45:02parfois le premier ministre
45:03arrive 2-3 minutes avant
45:05peut-être qu'il va
45:05rencontrer des proches
45:07les uns les autres
45:08Philippe Vigier
45:09on a entendu
45:10la droite
45:11et c'est intéressant
45:12puisque le prochain
45:13ou la prochaine
45:14première ministre
45:15devra ouvrir à gauche
45:16sans fermer le jeu
45:18à droite
45:18c'est à dire
45:19essayer d'avoir
45:20au moins la non-censure
45:21de la droite républicaine
45:23au PS
45:23c'est possible
45:24et qui ?
45:25en tout cas non seulement
45:26c'est possible
45:26mais c'est une exigence
45:27sinon ce pays
45:28va rentrer
45:29dans un vertu
45:30d'instabilité
45:31on se fera attaquer
45:32sur les marchés
45:33l'Europe
45:33nous allons la riser
45:34la riser du monde
45:35au moment où jamais
45:36la compétitivité
45:37a été cruciale
45:38pour nos entreprises
45:39et on voit bien
45:39comment M. Trump
45:40joue avec nous
45:41avec les taxes
45:42tous les jours
45:42donc il va falloir trouver
45:43je le dis très clairement
45:45entre la droite républicaine
45:46le centre
45:46et la gauche du gouvernement
45:48et bien
45:49qu'un esprit
45:50de responsabilité
45:51nous anime
45:51et qu'on trouve
45:51les voies de passage
45:52et là
45:53il ne faut pas s'envoyer
45:54à la figure des anathèmes
45:55il faut simplement
45:56que les uns
45:56et les autres
45:57on dise
45:58ce qui est souhaitable
45:59ce n'est pas tout à fait
46:00ce que je pensais au départ
46:01et ça
46:02c'est une exigence
46:03qu'il faut porter
46:03il faudra que la personnalité
46:05qui sera première ministre
46:05femme ou homme
46:06connaisse bien l'Assemblée
46:08son fonctionnement
46:09pour bien le respecter
46:10comme vous l'avez dit
46:11tout à l'heure
46:11chers collègues
46:11et puis soit capable
46:12justement de parler
46:13avec les uns et les autres
46:14et de trouver cela
46:15sur un accord
46:16qui nous permette
46:16de boucler un budget
46:17parce que quand il n'y a plus de budget
46:18comment on fait
46:19pour payer les fonctionnaires
46:20comment on fait
46:21pour faire tourner les hôpitaux
46:22comment on fait
46:22pour aider nos collectivités
46:24nos communes
46:24ça ne marche pas
46:25allez je vous rappelle
46:26que nous sommes sur LCP ensemble
46:28émission spéciale
46:29on est en direct
46:29jusqu'à 22h
46:31vous avez choisi
46:32le canal 8
46:32pour suivre cette journée historique
46:33vous avez bien fait
46:34on est partout
46:35on essaye de vous donner
46:36toutes les informations
46:37toutes les images
46:38pour suivre cette journée historique
46:39comme si vous y étiez
46:40Diana Badiop
46:42vous en avez conscience aussi
46:43il faut qu'il puisse conserver
46:45la droite
46:45le futur
46:46ou la future prochaine
46:47premier ministre
46:48il ne peut pas s'en passer
46:50il ne peut pas non plus
46:50vous dire à vous
46:51je suis votre programme
46:52et du coup
46:53c'est la droite
46:53qui censure derrière
46:54est-ce que ça
46:55vous êtes prêt
46:55à ces compromis
46:56au parti socialiste
46:57nous ce que nous disons
46:58c'est que nous avons
46:58parfaitement conscience
46:59qu'il n'y a pas de majorité
47:01à l'Assemblée nationale
47:02nous sommes des parlementaires
47:04Olivier Faure
47:05par sa voix
47:06nous avons fait entendre
47:07que le parti socialiste
47:07est pleinement conscient
47:08de la situation
47:10que nous vivons
47:10en tant que parlementaires
47:12c'est la raison pour laquelle
47:13on change de méthode
47:14pas de 49-3
47:15on va chercher des majorités
47:17texte par texte
47:18nous discuterons avec
47:19toute notre opposition républicaine
47:21si demain
47:22Emmanuel Macron
47:22choisit d'appeler
47:23un premier ministre
47:25ou une première ministre
47:26de gauche
47:26nous disons aussi
47:27qu'il y a des choses
47:29sur lesquelles
47:29nous pouvons discuter
47:31et c'est la raison pour laquelle
47:32nous avons dit
47:33que nous étions prêts
47:34à gouverner
47:35que nous étions prêts
47:35à remplacer
47:36le gouvernement actuel
47:38avec un premier ministre
47:39une première ministre
47:40de gauche
47:40un gouvernement de gauche
47:42mais une nouvelle méthode
47:43au parlement
47:43pour discuter
47:44avec toutes celles
47:45et tous ceux
47:45qui veulent bien
47:46prendre leurs responsabilités
47:47pour sortir notre pays
47:48de l'impasse
47:49et la sonnerie retentit
47:50dans la salle
47:50des pas perdus
47:51ça veut dire que
47:51dans 10 minutes
47:52ça commence
47:53et on voit Bruno Retailleau
47:54ministre de l'intérieur
47:56mais vous le savez
47:56quand le premier ministre
47:57va donner sa démission
47:58c'est tout le gouvernement
47:59qui démissionne
48:00même si après
48:01il peut aussi passer
48:02en affaires courantes
48:02Philippe Vigier
48:04et pourquoi pas la gauche
48:06on a essayé la droite
48:07avec Michel Barnier
48:08ça ne fonctionne pas
48:09le centre non plus
48:10qu'est-ce que vous répondez
48:11aux socialistes qui disent
48:11essayez-nous
48:12peut-être qu'on peut y arriver
48:13pourquoi pas une personnalité
48:14issue de la gauche
48:14mais pas avec un programme
48:15où par exemple
48:16on augmente les impôts
48:16de 20 milliards
48:17ça n'a pas de sens
48:18donc il faut
48:19donc sur la personnalité
48:20pourquoi pas
48:20il faut y avoir
48:21quelqu'un d'une sensibilité
48:22mais qui parle
48:22ça peut être une personnalité
48:23de droite
48:24qui parle à la gauche
48:25ça exige
48:25je suis désolé
48:26je pense à Gérald Darmanin
48:27qui est tout à fait capable
48:28de le faire
48:28donc il faut trouver
48:30celle ou celui
48:31qui sera en capacité
48:32de parler aux uns
48:33et aux autres
48:34et cela
48:34me semble que c'est exigeant
48:36et je souhaite également
48:36que le président de la république
48:37aille vite
48:37parce qu'on ne pourrait pas
48:38pendant 8 ou 10 jours
48:39ne pas avoir de gouvernement
48:40il va y avoir un sens
48:41en général de l'ONU
48:42on sait qu'il met généralement
48:43beaucoup de temps
48:43là vous lui dites
48:44il faut un premier ministre
48:45à Serpil
48:45comprendre que le président
48:46voulait aller vite
48:47et il a raison
48:47alors on voit
48:48dans la salle des pas perdus
48:50ça s'est un peu calmé
48:50c'est que la garde républicaine
48:52la se met vraiment
48:52vraiment en place
48:53c'est à dire qu'on est
48:54à quelques minutes
48:55d'entrer dans l'hémicycle
48:56et d'avoir le discours
48:57du premier ministre
48:57je vais vous proposer
48:58de retrouver Marco Pommier
48:59qui suit avec nous
49:00évidemment cette journée historique
49:02vous êtes
49:02pas seul Marco
49:03vous êtes
49:04dans la salle des pas perdus
49:05juste à côté de nous
49:06bien remplie cette salle
49:08juste à côté de vous Elsa
49:10justement
49:10on voulait vous proposer
49:11cette image
49:12de la salle des pas perdus
49:14un autre plan
49:15avec toujours
49:16ce mur
49:17de caméras
49:18de journalistes
49:19de micros
49:20alors bien sûr
49:21il y a pas mal de journalistes
49:22qui viennent se rassembler
49:23dans cette salle des pas perdus
49:24parce que c'est ici
49:25que Yael Broun-Pivet
49:26la présidente de l'Assemblée nationale
49:28va passer dans quelques minutes
49:29avant le début
49:30de cette séance
49:32qui s'annonce historique
49:33et puis vous voyez
49:34il y a une deuxième salle
49:35qui est dédiée
49:37aux journalistes
49:37dans cette Assemblée nationale
49:38c'est la salle bien sûr
49:39des quatre colonnes
49:41et là aussi
49:42c'est le même topo
49:44il y a beaucoup de journalistes
49:45alors certains jouent des coudes
49:47là on voit ici
49:47Eric Ciotti
49:49le député Eric Ciotti
49:50est président du groupe UDR
49:52à l'Assemblée nationale
49:54voilà quelques députés
49:55qui sont en train
49:56de passer encore
49:57pour rejoindre l'hémicycle
49:59quelques minutes
50:00avant cette séance
50:01qui s'annonce historique
50:02merci beaucoup
50:04Marco Pommier
50:05évidemment vous l'avez dit
50:06il y a beaucoup de monde
50:07souvent c'est à ça
50:08qu'on reconnaît
50:08qu'un gouvernement
50:09va chuter
50:09la dernière fois
50:10c'était sous Michel Barnier
50:11pour la motion de censure
50:13Diana Badiop
50:13il y a le fond
50:14il y a le programme
50:15mais il y a le non aussi
50:16est-ce que chez les socialistes
50:17vous avez des lignes rouges
50:18pour certains candidats
50:20dont on parle
50:20c'est non
50:21vous savez nous
50:22ce que nous disons
50:23c'est qu'il faut rappeler
50:25que le seul à pouvoir
50:26le décider
50:27c'est Emmanuel Macron
50:28c'est le président
50:29de la République
50:29qui a le pouvoir
50:30de nommer
50:30nous
50:31nous ne disons pas
50:32qu'il y a des lignes rouges
50:33ou des gens
50:33avec qui nous ne
50:36ne voulons même pas discuter
50:36nous nous disons
50:37nous sommes prêts
50:39à être justement
50:40celles et ceux
50:41qui remplacent
50:42le gouvernement actuel
50:42nous disons
50:43mais vous avez le scénario
50:43en tête
50:44où ce n'est pas
50:44Olivier Faure à Matignon
50:45mais dans ce cas-là
50:47nous verrons
50:47en fonction de la personnalité
50:48qui sera justement nommée
50:50quelles seront les voies
50:52qu'il choisira
50:53ou qu'elle choisira
50:54est-ce que cette personne
50:56choisira de se mettre
50:56dans les mains
50:57du Rassemblement National
50:58est-ce que cette personne
50:59viendra discuter
51:00avec la gauche
51:03avec son opposition républicaine
51:04est-ce qu'elle sera fidèle
51:06justement au Front Républicain
51:07que les Françaises
51:08et les Français
51:09ont fait le 7 juillet 2024
51:10en disant très clairement
51:12s'il y a un message
51:13à retenir
51:13c'est qu'ils ne veulent pas
51:14de l'extrême droite
51:15au pouvoir
51:15est-ce qu'ils ne seront fidèles
51:16à cela ou pas
51:17et bien ce sera
51:18à celui ou celle
51:19qui a été désignée
51:20de le décider
51:21On a vu le ministre
51:21de l'économie
51:22Eric Lombard
51:22passer sur la question
51:23du Rassemblement National
51:24parce qu'on a vu
51:25Marine Le Pen
51:25passer avant
51:26les députés Rassemblement National
51:28étaient en réunion de groupe
51:28juste avant
51:29là elle dit
51:30censure, censure, censure
51:32ce qu'il faut
51:32c'est une dissolution
51:33Oui parce que
51:34Madame Le Pen
51:34elle est sur une stratégie différente
51:36elle va savoir aujourd'hui
51:36quand est-ce qu'elle va être jugée
51:38On aura la date de son procès
51:39en appel dans l'après-midi
51:40Elle est empêchée
51:45Cassez les chaînes
51:46qui vous relient aux insoumis
51:47Cassez ces chaînes-là
51:48Soyez un parti de gouvernement
51:50Soyez en capacité
51:51au moins de soutenir
51:51un gouvernement
51:52C'est une date
51:53extraordinairement importante
51:54Vous savez
51:55la France
51:56l'Europe nous regarde
51:57le monde nous regarde
51:58La France c'est pas
51:58n'importe quel pays
51:59C'est un pays formidable
52:00C'est un pays dans lequel
52:02on a une créativité
52:03d'inventivité
52:03Je demande instamment
52:04à celles et ceux
52:05qui ont fait le Front Républicain
52:06au mois de juillet 2024
52:08et qui ont empêché
52:09l'extrême droite
52:10d'arriver au pouvoir
52:10d'être fidèles
52:11à ce qu'ils ont fait
52:12Alors sûr que ne vous mettez pas
52:15Non mais je vous le dis
52:15ne vous mettez pas
52:16dans les mains de l'extrême droite
52:17parce que M. Barnier
52:19c'est ce qu'il a fait
52:19la dernière fois
52:20on a vu où est-ce que ça l'a mené
52:21Nous nous disons
52:22nous sommes prêts à discuter
52:23Justement parce qu'on parle
52:24du Rassemblement National
52:25Eh bien nous verrons
52:26Allez Julien Audoul
52:27est au micro
52:28dans la salle des 4 colonnes
52:29député Rassemblement National
52:31au micro de Stéphanie Despierres
52:33Bonjour
52:33Pendant plusieurs mois
52:34vous avez laissé
52:35François Bayrou gouverner
52:36Désormais vous avez décidé
52:37de dire non
52:38à ce vote de confiance
52:39Pourquoi ?
52:41Parce que M. Bayrou
52:42n'a pas souhaité rompre
52:43avec le macronisme
52:44et je pense qu'il a considéré
52:46que le premier groupe d'opposition
52:48allait se soumettre
52:49à des choix politiques
52:51économiques
52:52totalement détestables
52:53des choix insensés
52:54qui visent à faire porter
52:56sur les Français
52:57qui travaillent
52:58toujours plus de responsabilité
53:00sur la situation économique
53:02de notre pays
53:02toujours plus de souffrance
53:04de maltraitance fiscale
53:05notamment avec cette année blanche
53:07et ces deux jours fériés supprimés
53:09M. Bayrou n'a pas souhaité
53:11visiblement qu'il y ait
53:12un débat budgétaire
53:14autour de ses propositions
53:15il a souhaité anticiper
53:17avec un suicide politique
53:18avec ce vote de confiance
53:19nous n'avons pas confiance en lui
53:21nous n'avons pas confiance
53:21dans le macronisme
53:22et c'est pour ça
53:23qu'aujourd'hui
53:24nous allons rejeter la confiance
53:26Ces derniers mois
53:27vous essayez de convaincre
53:28les milieux économiques
53:29de voter pour vous
53:30est-ce que là
53:31en créant de l'instabilité
53:32vous ne vous tirez pas
53:33une balle dans le pied
53:34et ne perdez pas
53:35peut-être de futurs électeurs ?
53:37Mais les milieux économiques
53:37ont bien compris
53:38que l'instabilité
53:39n'était pas de notre fait
53:40L'instabilité c'est qui ?
53:42C'est ceux qui sont responsables
53:43des 3 300 milliards d'euros de dettes
53:45c'est ceux qui sont responsables
53:47du chaos budgétaire
53:49que nous subissons
53:49c'est ceux qui sont responsables
53:50des pertes de souveraineté
53:51de la fuite de nos industries
53:53donc nous n'avons aucune responsabilité
53:55dans cette situation
53:56et c'est pour ça
53:57que nous pouvons redresser le pays
53:58Merci beaucoup
53:59Merci beaucoup Stéphanie Despierres
54:02Un dernier mot chacun
54:03puisque vous tenez
54:03et c'est normal
54:04à être présent dans l'hémicy
54:05quand François Bayrou rentrera
54:07il a précipité sa chute
54:08Philippe Vigée
54:09François Bayrou
54:09il se savait condamné
54:11à l'automne avec le budget
54:12il a voulu avancer les choses
54:14Il a montré une chose
54:14ce qu'il avait à dire
54:15qu'au message
54:15c'était si important
54:16cette dette abyssale
54:18que son sort importe peu
54:20ce qui importe
54:20c'est le sort de la France
54:21et maintenant
54:22cette France doit se relever
54:23Dernière question
54:24Diena Badiop
54:25les socialistes
54:26vous prévenez
54:27le futur locataire de Matignon
54:28vous pourrez faire tomber
54:29un autre gouvernement
54:31dans les prochains mois
54:32c'est pas un problème
54:33pour vous les socialistes ?
54:33Non ce n'est pas un problème
54:34à partir du moment
54:35où le futur
54:36ou la future locataire de Matignon
54:39ne tire pas
54:40les enseignements
54:41de ce qui s'est passé précédemment
54:42nous espérons que ce sera le cas
54:44et donc du coup
54:44nous attendons de voir
54:45ce que monsieur Emmanuel Macron
54:47notre président de la République
54:48décidera
54:49puisqu'il est le seul
54:49à avoir les clés en main
54:50aujourd'hui désormais
54:51Philippe Vigée
54:52Diena Badiop
54:53merci infiniment
54:54d'avoir été nos invités
54:55sur ce plateau aujourd'hui
54:56je vous propose
54:57de retrouver la cour d'honneur
54:58de l'Assemblée nationale
54:59Clément Perrou
55:00on a vu vos images
55:00vos images exclusives
55:02vous êtes le seul journaliste
55:03présent ici
55:03c'est par là que les ministres
55:05passent tout simplement
55:05et vous en avez vu
55:06vous avez vu défiler
55:07tout le gouvernement Clément
55:08Oui et notamment
55:11bien sûr
55:12François Bayrou
55:12qui est arrivé avec plus
55:13de 10 minutes d'avance
55:14d'habitude
55:14il arrive vraiment
55:15dans les derniers instants
55:17on a vu
55:18François Bayrou
55:19le visage très concentré
55:20avant lui
55:21j'ai pu voir arriver
55:22Manuel Valls
55:23Gérald Darmanin
55:24ou encore
55:24Rachid Haddati
55:26quasiment tous
55:27les membres du gouvernement
55:28sont présents
55:29donc sous un soleil
55:30très franc
55:31pour cette séance
55:32c'est François Bayrou
55:33qui sera le premier
55:34à prendre la parole
55:35dans l'hémicycle
55:36pour son discours
55:36de politique générale
55:37ensuite chaque groupe politique
55:39aura un orateur
55:40puis François Bayrou
55:41pourra lui répondre
55:41ensuite place au vote
55:43Merci beaucoup Clément Perrou
55:47au moment assez solennel
55:49dans cette salle
55:49des pas perdus
55:50il y a beaucoup moins de bruit
55:52pourquoi ?
55:53parce que tout le monde est prêt
55:54la garde républicaine
55:55est installée
55:56prête à tambouriner
55:57pour accueillir
55:59la présidente de l'Assemblée
56:00qui va traverser
56:01cette salle de pas perdus
56:02et qui va donner
56:03le top départ
56:03de cette séance
56:04qui devrait durer
56:05plusieurs heures
56:05avant le vote crucial
56:06Marco Pommier
56:07on vous retrouve
56:08dans la salle
56:08juste à côté
56:09la salle des 4 colonnes
56:11on a vu
56:11il y a beaucoup de monde
56:11aujourd'hui
56:12et cette effervescence
56:13ça veut dire
56:13que c'est un jour historique
56:14Marco
56:15Oui Elsa
56:16on retrouve un peu d'air
56:17dans cette salle
56:17des 4 colonnes
56:18car vous le disiez
56:19justement
56:19les journalistes
56:20sont davantage
56:21dans la salle
56:21des pas perdus
56:22juste à côté
56:22pour suivre l'arrivée
56:24de la présidente
56:25de l'Assemblée nationale
56:25on retrouve un peu d'air
56:27dans cette salle
56:27des 4 colonnes
56:28mais je peux vous dire
56:29qu'il y a quand même
56:29beaucoup d'effervescence
56:30on sent l'attention
56:31monter à quelques minutes
56:33de ce début de séance
56:35on l'a dit
56:35à plusieurs reprises
56:36c'est un jour historique
56:38qui s'annonce
56:39car dans quelques minutes
56:40François Bayrou
56:41montera à la tribune
56:43et visiblement
56:44n'obtiendra pas
56:45la confiance
56:46à la fin
56:47de la journée
56:48c'est le moment
56:49de vérité
56:50Elsa
56:50c'est le 42ème
56:52vote de confiance
56:53de l'Assemblée
56:53sous la 5ème République
56:55et il s'annonce historique
56:56Et oui
56:57dans son discours
56:59le Premier ministre
57:00prendra date
57:01pour le présent
57:02et pour l'avenir
57:03c'est ce que nous dit
57:04son entourage
57:05vous le savez
57:06il va prononcer un discours
57:07il pourra également
57:08répondre
57:09aux différentes interpellations
57:11des groupes parlementaires
57:13ça
57:13on suit tout
57:14en direct
57:15en intégralité
57:16sur LCP Canal 8
57:17on est ensemble
57:18jusqu'à 22h
57:20évidemment
57:21à la télé
57:22Canal 8
57:23mais aussi
57:23sur les réseaux sociaux
57:24vous pouvez avoir
57:25toutes les informations
57:26toutes nos équipes
57:28sont évidemment mobilisées
57:29on essaye vraiment
57:30de vous faire vivre
57:31cette journée
57:31comme si vous y étiez
57:32vous êtes sur le Canal 8
57:33vous avez bien raison
57:35je vous montre ici
57:36cette salle des pas perdus
57:37la garde républicaine
57:39et ses tambours
57:40et le passage
57:41de la présidente
57:42de l'Assemblée nationale
57:43Yaël Braun-Pibé
57:44le visage grave
58:03de la présidente
58:04de l'Assemblée nationale
58:05on connaît
58:07à peu près
58:07les résultats du vote
58:08même si
58:09on attend évidemment
58:10qu'il soit prononcé
58:11si le gouvernement
58:12de François Bayrou tombe
58:13ce sera le deuxième
58:14en moins d'un an
58:16on avait vécu
58:16la chute de Michel Barnier
58:18en direct sur LCP
58:18aujourd'hui
58:19journée historique
58:20on est ensemble
58:21jusqu'à 22h
58:23tous les discours
58:24en direct
58:24en intégralité
58:26sur LCP Canal 8
58:27et puis les analyses
58:28les interviews
58:29bonne séance à tous
58:30sur LCP Canal 8
58:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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