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  • il y a 5 mois
Chaque week-end, l’émission pilotée par Dominique Rizet, consultant police/justice BFMTV, et Pauline Revenaz, traite d’un événement majeur de la semaine, ainsi que d’autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène.

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00:00Demain, il devra faire face à 156 partis civils. Frédéric Péchier, l'anesthésiste star de Besançon, est accusé de 30 empoisonnements, dont 12 mortels.
00:14La semaine dernière ici, nous recevions sa défense. Aujourd'hui, place au parti civil. Avec Dominique, j'accueille sur ce plateau Maître Stéphane Jurana.
00:22Merci d'être avec nous. Maître Frédéric Berna, merci d'être avec nous. Et Sandra Simard, merci aussi d'être là.
00:28Vous êtes partie civile et présidente de l'association des victimes de Frédéric Péchier. Vous êtes en quelque sorte celle qui fait démarrer cette affaire.
00:35Vous êtes la première et vous êtes la survivante. Nous vous expliquerez ça dans un instant.
00:39Mais tout d'abord, avant de plonger dans ce dossier, voyons d'abord comment se déroule cette affaire Péchier.
00:44Quelle date, quelle étape faut-il avoir en tête dans cette affaire, Sabine ?
00:47Oui, en effet, l'affaire Frédéric Péchier éclate le 7 février 2017.
00:52Le parquet de Besançon ouvre une information judiciaire des chefs d'empoisonnement.
00:56Cet anesthésiste réputé de Besançon est mis en examen pour 7 empoisonnements avec préméditation.
01:02La justice le soupçonne en effet d'avoir manipulé des poches de perfusion provoquant des arrêts cardiaques inexpliqués chez plusieurs patients.
01:10Deux ans plus tard, donc le 16 mai 2019, l'affaire prend une toute autre ampleur puisque de nouveaux signalements apparaissent.
01:16Frédéric Péchier est donc de nouveaux mis en examen pour 17 autres faits d'empoisonnement commis entre 2008 et 2016.
01:23Il est placé sous contrôle judiciaire et interdit d'exercer sa profession.
01:28Le temps de l'instruction est long finalement puisque le 5 août 2024, après 7 ans d'enquête, des milliers de pages d'expertise,
01:34plusieurs témoins entendus et des familles des victimes qui attendent la vérité,
01:38les juges ordonne son renvoi devant la cour d'assises du Doubs pour ses 30 empoisonnements présumés, dont 12 mortels.
01:44Un an plus tard, donc ce 8 septembre 2025, après 7 ans d'enquête, des milliers de pages d'expertise,
01:54s'ouvre son procès à Besançon dans une salle historique spécialement réaménagée pour l'occasion.
01:59Un procès hors normes prévu pour durer plus de 3 mois jusqu'au 19 décembre prochain.
02:04Frédéric Péchier en cours, la réclusion criminelle à perpétuité.
02:06Merci beaucoup Sabina pour toutes ces lumières.
02:09Alors vous Sandra Simard, ces dates, ces étapes, évidemment vous les connaissez par cœur,
02:12mais vous pourriez aussi rajouter une autre date, celle de votre opération du dos,
02:15c'était le 11 janvier 2017 et son issue, un arrêt cardiaque.
02:19Racontez-nous d'abord dans quelle disposition vous allez à cette opération et comment ça se déroule ?
02:24Alors je vais me faire opérer du dos pour une prothèse discale.
02:27Je rentre la veille, le 10 janvier, et je me fais opérer le 11 janvier au matin.
02:34Je suis la première patiente du matin.
02:36Et je m'endors et je vais me réveiller 5 jours plus tard, le lundi 16 janvier.
02:42Quelles séquelles vous gardez aujourd'hui ?
02:44Aujourd'hui, les séquelles, elles sont physiques et cognitives.
02:48Donc physiques parce qu'au niveau du dos, je n'ai pas pu commencer ma rééducation
02:53et la faire correctement surtout.
02:56Donc il a quand même fallu attendre un certain temps avant de pouvoir être mise sur pied.
03:02Et d'un point de vue cognitif, on s'est aperçu beaucoup plus tard
03:06que j'avais des lésions cérébrales qui impactaient ma mémoire,
03:10ma concentration et beaucoup de fatigue.
03:14Alors votre arrêt cardiaque, Sandra, il reste d'abord sans explication.
03:17Et c'est l'intervention de Frédéric Péchet qui va interpeller l'établissement.
03:21Et l'anesthésiste en charge de l'intervention comprend que le collègue
03:25a pu avoir l'intention d'administrer précisément un médicament spécifique.
03:29Ma question, elle est assez simple, vous n'avez au début évidemment aucun soupçon
03:33sur le docteur Péchet, comment ça se passe ?
03:35Absolument pas.
03:36C'est lui qui vous sauve d'une certaine manière ?
03:38Oui, mais je ne l'ai jamais rencontré.
03:40Et puis moi, quand je me réveille, je suis au CHU de Besançon.
03:44Donc je ne sais absolument pas ce qui s'est passé.
03:46Et on ne me dit rien, on ne me donne pas d'explication,
03:48puisque de toute façon, il n'y en a pas.
03:51On ne sait pas ce qui s'est passé.
03:52Même les médecins du CHU n'ont aucune information à ce niveau-là.
03:56Donc moi, je suis dans l'attente.
03:58C'est un an, vous restez cinq jours, cinq jours avant de vous réveiller,
04:02on ne vous explique rien du tout.
04:03On n'a pas d'explication à vous donner.
04:04Non, non, c'est dans l'attente et c'est surtout dans l'attente
04:06de savoir si à nouveau je vais refaire un arrêt cardiaque ou pas.
04:10C'est ça qu'on appelle un événement, comment, un EIG ?
04:13Un événement indésirable grave, oui.
04:14Oui, c'est ça ? Vous en êtes un, si je puis dire ?
04:17Oui.
04:17Enfin, ce qui vous est arrivé, ça y ressemble ?
04:18Ça en fait partie, oui, oui, ça en est un.
04:20Pourquoi vous secouez la tête, maître ?
04:22Parce que c'est le cas.
04:23Oui.
04:26Je dirais que c'est plus que grave, c'est dramatique, mais oui, oui, exactement.
04:30Et quelle réponse vous attendez de ce procès ?
04:33Parce que là, l'actualité, c'est que demain matin, vous allez lui faire face.
04:35Demain matin, il va vous paraître libre, ce docteur Péchis.
04:38Comment est-ce que vous vous préparez ?
04:40Comment est-ce que vos avocats vous préparent à ce face-à-face ?
04:42Ça fait huit ans qu'on se prépare.
04:44Ça fait huit ans, déjà, on a attendu un certain nombre d'années
04:47que l'enquête soit terminée.
04:48On a attendu aussi également de savoir si on allait avoir un procès.
04:52Le jour où ça a été dit, on était quand même soulagés.
04:55Parce que ce qu'on attend, en fait, c'est des réponses, c'est la vérité.
04:58Ce qu'on attend, c'est d'avoir les arguments, puisque M. Péchis nous dit qu'il est innocent.
05:03On aimerait savoir quels arguments il va pouvoir nous apporter pour nous le prouver.
05:07Et vous êtes en fait, en quelque sorte, je sais qu'à ce moment-là, vous étiez inconsciente,
05:12mais vous êtes une lanceuse d'alerte parce que sans votre cas, il n'y a pas d'ouverture d'enquête.
05:15Il n'y a pas de procès si on tire le raisonnement jusqu'au bout.
05:18Et aujourd'hui, vous prenez en plus la tête de l'association.
05:22Comment est-ce que vous gérez tout ça ?
05:24Et comment est-ce que vous avez conscience de ce rôle moteur départ dans l'affaire ?
05:28Alors, moi, je ne le vois pas tout à fait comme ça parce que je me dis que de toute façon,
05:32si ça n'avait pas été moi, ça aurait été la prochaine personne.
05:35Exact.
05:35Donc, il fallait bien que ça tombe sur quelqu'un.
05:39Alors, je co-préside l'association avec Amandine qui a perdu son papa en 2008.
05:43C'est elle qui est présidente et moi, je suis vice-présidente de l'association.
05:47Amandine que j'ai rencontrée à la police judiciaire, c'est eux qui nous ont présenté,
05:50qui nous ont mis en contact et avec laquelle on a décidé très rapidement de créer cette
05:54association pour pouvoir regrouper toutes les victimes, pour qu'il y ait un soutien tant
05:59psychologique, j'ai envie de dire, un accompagnement.
06:03Et là, vous êtes combien en partie civile ?
06:04On est dans l'association, environ 70 personnes.
06:07D'accord.
06:07Ce que j'aimerais comprendre, c'est comment, entre le moment où vous vous réveillez
06:11et le moment où on en arrive au docteur Péchier, à vos avocats, à l'association,
06:15combien de temps s'est passé, s'est écoulé et qu'est-ce qui s'est passé ?
06:19Deux mois.
06:20Qu'est-ce qu'il vous dit un jour, voilà le docteur Péchier ?
06:22Il s'est passé deux mois, la veille de sa mise en examen, j'ai été contactée.
06:29Non, c'était le jour de sa mise en examen, pardon.
06:31J'ai été contactée par la police judiciaire qui m'a informée qu'il y avait quelqu'un
06:35qui avait été mis en examen.
06:36Donc j'ai demandé qui c'était, on m'a expliqué que c'était un médecin de la clinique,
06:39un anesthésiste.
06:39Encore 2017 ?
06:40Voilà, c'était en mars et moi j'avais été opérée le 11 janvier,
06:45donc très peu de temps avant.
06:47Vous vous souvenez quand est-ce que vous réalisez tous les deux l'ampleur
06:51et le nombre potentiel de victimes, c'est vertigineux ?
06:54Oui parce que le hasard a fait que quand Sandra Simard a pris contact avec moi,
06:59dès le début, juste après ce qu'elle vient de vous dire,
07:01j'avais déjà une autre personne du même dossier qui avait pris contact avec moi.
07:06Et en fait, c'est un hasard incroyable et quand je prends conscience et connaissance
07:12de ces deux clients et que tout de suite j'essaye d'obtenir des informations
07:16parce que ça va très vite, il y a une audience qui est programmée
07:18sur la détention de M. Péchier, je me rends compte immédiatement
07:21qu'on est en train d'ouvrir un dossier qui est extraordinaire
07:25par son ampleur, par sa teneur.
07:29C'est vertigineux dès le départ pour moi, pourtant j'ai un peu d'expérience,
07:31mais c'est vertigineux tout de suite.
07:33Parce qu'ils vont reprendre en fait les dossiers, ils vont remonter,
07:35et ils vont se rendre compte, grosso modo pour les téléspectateurs,
07:38que le dénominateur commun de tous ces événements graves,
07:41c'est le docteur Péchier.
07:43Moi, depuis le départ, je suis l'avocat de la famille Yellen
07:46qui ont perdu leur père et leur époux en 2008.
07:49On est en 2017.
07:51Et il y a toujours l'information judiciaire qui est ouverte depuis 2008
07:55dont on sait qu'on a retrouvé, moi je ne vais pas donner de nom de médicament,
07:59le poison dans le corps de M. Yellen et on ne l'explique pas.
08:03Parce que personne ne peut imaginer qu'un médecin anesthésiste.
08:11À la réputation solide.
08:12À la réputation solide, on en parlera pendant le procès, on va voir.
08:16Mais un médecin anesthésiste puisse être à l'origine d'un empoisonnement.
08:19Donc on a des gens qui sont décédés, on n'arrive pas à s'expliquer,
08:24on sait qu'il y a du poison puisqu'on a fait des prélèvements sur eux,
08:28mais on ne sait pas d'où ça vient.
08:29Alors au départ, tout le monde pense à des erreurs, des surdosages.
08:33Sauf que le poison, ce n'est pas les médicaments qui sont utilisés dans le cadre de l'anesthésie.
08:38Donc on se dit que c'est des erreurs, on a inversé des ampoules.
08:41Sauf que ça se répète, et ça se répète, et ça se répète de manière inexpliquée.
08:45Et à chaque fois, le docteur Péchier est dans l'hôpital, il est là.
08:48Mais c'est... Vous savez, les enquêteurs ont fait un travail de fourmi dans ce dossier.
08:53Le docteur Péchier, il dit, ce n'est pas moi.
08:55Dont acte. Il a le droit de le dire, et il faut le respecter.
08:57Oui, rappelons la présence de son innocence, et il clame son innocence depuis le début.
08:59Ce n'est pas moi qui vais vous dire qu'il ne faut pas respecter la présence de son innocence.
09:01Non, non, mais moi je le répète.
09:02Évidemment. Mais les enquêteurs ont fait un travail de fourmi.
09:07Le docteur Péchier va travailler dans deux établissements.
09:10Polyclinique et clinique. D'accord ?
09:13Il va travailler dans une polyclinique pendant six mois.
09:17Pendant ces six mois, il y a des cas.
09:19Avant, il n'y en a pas. Après, il n'y en a plus.
09:22À Saint-Vincent, quand il est à la polyclinique, il n'y a plus de cas.
09:26Il y en a avant, il y en a après.
09:28Depuis mars 2017, il n'y en a plus.
09:31Et sur 1514 personnes, 1514, on n'est pas une chance sur deux, une chance sur trois.
09:39Il y a 1514 personnes, le seul dénominateur commun.
09:42Qui travaillent, qui travaillaient dans les unes et dans les autres des deux cliniques.
09:46Tout le personnel, voilà.
09:48On a étudié le personnel des deux établissements.
09:52D'accord.
09:52Il y a un dénominateur commun, un seul.
09:56Péchier.
09:57Pour ce dossier, tous les chemins mènent à Péchier.
10:00Stéphane Juriana, moi je vous pose la question de son avocat.
10:02Quel intérêt a-t-il ?
10:03C'est un anesthésiste, jusqu'ici, c'est un anesthésiste.
10:06Pauline l'a dit, c'est vrai.
10:07Plutôt brillant, qui ne pose pas de problème.
10:09Quel intérêt un anesthésiste a-t-il à empoisonner ses patients ?
10:13Ça n'a pas de sens.
10:14Le mobile ne fait pas le crime, premièrement.
10:16Mais c'est quoi le mobile ?
10:17Deuxièmement, le mobile, il y a des mobiles qui sont assez clairement établis aujourd'hui par le dossier.
10:25Il y a une conjonction.
10:26Systématiquement, quand le docteur Péchier a maille à partir avec un de ses collègues,
10:31ses collègues immédiatement prennent des EIG.
10:33Le hasard sur 8 ans, et de cette façon, c'est impossible.
10:38Mais le dossier le démontre sans difficulté.
10:40Ce que vous soupçonnez, donc, vous, c'est que le docteur Péchier cause du tort à des collègues...
10:47Donc mobile de vengeance.
10:48Mobile de vengeance à des collègues qu'il n'aime pas,
10:50et donc qu'il empoisonne les poches de sang quand ses collègues interviennent, c'est ça ?
10:54C'est ce que nous soupçonnons, et de manière terrible, d'ailleurs...
10:56Alors comment vous expliquez qu'il en sauve certains ?
10:58Non, mais ce n'est pas ce qu'on soupçonne, c'est ce qu'on prouve.
11:00C'est ce qu'on prouve.
11:01Il en sauve, et il y en a qui sauvent, et qui réempoisonnent dans la foulée.
11:05Vous allez voir ce dossier.
11:06On ne peut pas tout évoquer devant vous.
11:07Mais vous allez voir à la cour d'assises, il y a énormément de choses...
11:09Il y a énormément de choses qui vont être révélées,
11:13et ça va être très impressionnant, je vous le dis.
11:14Sandra, moi j'ai une question très précise.
11:16Il va comparaître libre, on le rappelle, il a fait de la garde à vue,
11:18mais il n'a jamais fait de détention provisoire, le docteur Péchier.
11:21Est-ce que c'est compliqué pour vous de le voir arriver chaque matin
11:24avec son petit cartable, je ne sais pas comment il va arriver,
11:27enfin libre, avec cette charge vertigineuse,
11:30puisqu'on le rappelle, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité ?
11:33Vous, le voir libre de ces mouvements tous les jours,
11:35aller dans le tribunal, comment vous appréhendez ça ?
11:37C'est une décision qu'on n'a pas comprise au départ,
11:40quand la question de la détention provisoire s'est posée,
11:43quand on n'est pas dans la justice, quand on ne connaît pas ce milieu-là,
11:46on ne comprend pas pourquoi il n'est pas mis en détention.
11:48On l'a compris par la suite, parce qu'effectivement,
11:50il y a des motifs pour lesquels, qui doivent être remplis.
11:56Troubles à l'ordre public, communication avec certaines parties.
11:58Il y a six motifs, je ne vais pas vous les énumérer,
12:00parce que de toute façon, je ne les ai pas tous en tête.
12:03Ces motifs-là n'étaient pas remplis.
12:05Donc aujourd'hui, on le comprend tout à fait,
12:07et de toute façon, une détention provisoire,
12:09elle ne peut pas durer huit ans, c'est impossible.
12:11Comment est-ce que vous avez préparé ?
12:12Il y a des mots que vous avez...
12:13Vous allez aller à la barre, vous allez vous adresser à lui,
12:16il y a des mots que vous avez préparés ?
12:18Oui, en quelque sorte.
12:20Après, il y a des grandes lignes.
12:22Maintenant, j'ai envie aussi de laisser place un peu à l'improvisation,
12:25et puis à dire ce que je ressens.
12:28En général, quand quelqu'un comparaît libre aux assises,
12:31qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité,
12:34même s'il est libre, le premier soir, il dort en prison.
12:36Ah non, c'est fini, M. Rizé.
12:38C'est terminé, c'est plus long avant M. Rizé.
12:40Ça fait dix ans que la loi a changé sur ce point.
12:42D'accord, ok.
12:43Alors, autant pour moi, mais pour sa propre sécurité,
12:46la sécurité du docteur Péchier,
12:49il va rentrer le soir dans sa voiture comme ça ?
12:51C'est un des critères de la détention provisoire.
12:54Article 144 du Code de procédure pénale,
12:57les juges peuvent placer en détention provisoire
12:59une personne mise en cause,
13:00notamment pour garantir sa sécurité ou sa santé.
13:04Oui, tout à fait.
13:05Et il m'est déjà arrivé, je vais vous dire,
13:06de demander le placement en détention d'un de mes clients
13:08qui comparaissait libre pour assurer sa sécurité
13:11parce qu'il était visé par des actes extérieurs.
13:15Mais ça peut être aussi quand une personne est suicidaire, par exemple.
13:18La semaine dernière, Boris Karlamov a réussi à gendre
13:20le docteur Péchier, qui dit ça,
13:22et je voulais vous faire réagir.
13:23Je comprends la haine des partis civils
13:24parce qu'on leur a vendu une fausse affaire.
13:26Je comprends qu'elle tienne à ce qu'il y ait
13:28une vérité d'empoisonnement.
13:29Qu'est-ce que vous pouvez répondre ?
13:30Oui, on leur a donné un os à ronger aussi.
13:33C'est ce qu'il a dit.
13:34Oui, c'est ce qu'il a dit.
13:34Donc, moi, j'ai envie de dire
13:35qu'on n'est pas des animaux assoiffés de vengeance.
13:39On veut un coupable, enfin, on veut le coupable,
13:41on ne veut pas un coupable, on veut le vrai coupable.
13:43Et après, en ce qui concerne le reste,
13:48je comprends la haine des partis civils.
13:51Est-ce que vous êtes animé par la haine ?
13:53Moi, je n'ai pas de haine aujourd'hui.
13:54Non, non, je n'ai pas de haine.
13:55Je veux juste la vérité.
13:58Et ça prendra du temps.
13:59Quatre mois d'audience, c'est une espèce d'endurance.
14:01Comment est-ce qu'on se prépare ?
14:03Il faut tenir sur la longueur.
14:04Comment est-ce que vous vous préparez ?
14:05Vous savez, devant une cour d'assises,
14:06tout peut arriver.
14:08Exactement.
14:09La seule règle pour un avocat,
14:11et je l'ai expliqué à Madame Simard,
14:13c'est de connaître parfaitement son dossier.
14:14Une fois que vous connaissez parfaitement votre dossier,
14:18vous êtes à l'abri de toutes les surprises.
14:19On va avoir des rebondissements,
14:21il y aura des incidents,
14:22il y aura effectivement sur trois mois et demi,
14:24parce que c'est long,
14:25des événements qu'on n'aura pas prévus,
14:28mais ce n'est pas grave.
14:29In fine, parce que c'est le dossier.
14:32Moi, je veux dire,
14:32M. Péchier peut médiatiquement dire qu'il est innocent.
14:35Moi, ça ne me pose pas de problème.
14:37Ce qui m'intéresse, c'est la vérité judiciaire.
14:39Et le dossier des centaines d'éléments à charge
14:45contre Frédéric Péchier,
14:47ce n'est pas un, ce n'est pas deux, ce n'est pas trois,
14:49c'est des centaines.
14:50Vous posiez la question tout à l'heure du mobile.
14:54Le mobile, il est pluriel dans le dossier.
14:56Mais ce qu'on sait, par exemple,
14:57c'est que quand il ne va pas bien,
14:59quand il a des problèmes au sein de son foyer,
15:01quand il a des problèmes avec ses collègues,
15:03quand il a des problèmes,
15:04et là, on a un pic.
15:06On a un pic d'empoisonnement.
15:07Merci beaucoup.
15:09Merci à tous les trois d'être venus.
15:10Merci, Sandra.
15:11Bon courage pour ce procès qui démarre.
15:12Donc, demain...
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