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  • il y a 2 mois
Chaque week-end, l’émission pilotée par Pauline Revenaz avec à ses côtés Dominique Rizet, consultant police/justice BFMTV, traite d’un événement majeur de la semaine, ainsi que d’autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène.

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Transcription
00:00C'est un meurtre par balle en plein Paris en mars 2022.
00:04Une bagarre d'abord, des armes ensuite, et puis les coups sont partis sur le trottoir.
00:07Fédérico Arambourou, 6 balles dans le corps, a perdu la vie.
00:10Avec nous en plateau, j'accueille l'avocat Yann Le Bras de la famille Arambourou.
00:14Bonjour, merci d'être avec nous maître.
00:16Merci de nous recevoir.
00:16Et Paul Conge, journaliste PJB FM TV, vous avez consacré un livre à cette affaire,
00:20Les Tueurs d'extrême droite, aux éditions du Rocher.
00:23Dominique, avant de comprendre tous les enjeux de cet assassinat en plein Paris,
00:27on va regarder ce sujet de Pierre-Louis Bousset pour se rappeler les faits.
00:32Le 19 mars 2022, au petit matin,
00:35Fédérico Arambourou se trouve avec un ami dans ce bar du boulevard Saint-Germain.
00:39Les deux hommes prévoient d'assister à un match de rugby le soir même.
00:43Mais juste avant 6h, une altercation éclate avec deux autres clients de l'établissement,
00:47Loïc Lepriol et Romain Bouvier, deux militants d'extrême droite, anciens membres du GUD.
00:53Des vigiles les séparent.
00:54Alors, Fédérico Arambourou et son ami quittent le bar à pied,
00:57avant d'être rattrapés quelques instants plus tard par Romain Bouvier à bord d'une Jeep.
01:01L'homme dégaine une arme et tire plusieurs fois sur le franco-argentin qui se dirigeait vers lui.
01:06Loïc Lepriol arrive à son tour sur les lieux.
01:08Et après une empoignade avec Fédérico Arambourou, ouvre lui aussi le feu.
01:12Il tire les 6 balles de son chargeur.
01:15Trois d'entre elles atteignent mortellement l'ex-rute Biman au dos.
01:19Un décès soudain et brutal qui plonge le monde du ballon ovale dans le deuil.
01:23C'est une personne généreuse, toujours avec le sourire, avec une énergie débordante toujours.
01:31C'est assez triste.
01:33Puis il était aimé, c'était un bon gars.
01:35Loïc Lepriol est arrêté en Hongrie, près de la frontière ukrainienne, quelques jours seulement après le meurtre.
01:41Romain Bouvier est de son côté interpellé dans une abbaye dans la Sarthe.
01:44Les deux hommes sont renvoyés devant la cour d'assises de Paris.
01:48Le premier pour assassinat, le second pour tentative d'assassinat.
01:52Doivent aussi comparaitre la petite amie de Loïc Lepriol ainsi qu'un complice ayant aidé Romain Bouvier à s'enfuir.
01:58Leur procès est prévu pour septembre 2026.
02:01Donc l'actualité c'est qu'il y a un procès qui va être programmé.
02:04Ce procès il aura lu en septembre 2026 devant la cour d'assises de Paris.
02:09Et comparaitront entre autres Loïc Lepriol, ancien du GUD, ex-commando marine.
02:14Et Romain Bouvier, l'un qui sera jugé pour assassinat et l'autre pour tentative d'assassinat.
02:18D'abord maître, première question très simple.
02:20Qu'est-ce que vous attendez de ce procès qui est donc audiencé en septembre prochain ?
02:24Alors je vais essayer plutôt de vous parler de ce que attend la famille.
02:31Puisque je représente les membres de la famille de Federico Martina Rambourou.
02:36Ils attendent d'essayer d'avoir au départ des explications qui soient plus cohérentes par rapport à la réalité des faits.
02:47Et qui collent aux qualifications qui ont été retenues.
02:50Mais cela, pour l'instant, aucun des accusés ne leur accorde.
02:57Et puis il y a de leur côté un besoin également, mais on pourra peut-être développer,
03:06de comprendre pourquoi sur ces militants d'extrême droite qui disposent de pas mal d'armes,
03:15qui sont fichés, qui sont sous contrôle judiciaire, pourquoi la surveillance n'était pas, était peut-être sous-évaluée.
03:23Et qu'il y avait de la dangerosité dans l'air qui n'a pas été assez évaluée.
03:32Dominique ?
03:32Oui, ces gens-là sont connus pour être des militants d'extrême droite.
03:36Mais pour autant, cette arme qu'ils détenaient, en tout cas, et on en parlait, on va y revenir,
03:42cette arme qu'ils détenaient n'était pas une arme déclarée.
03:44Et même si les autorités surveillent ces gens-là, et pardon pour ces gens-là,
03:50c'est vrai qu'à partir du moment où ils outrepassent la règle et qu'ils vont s'armer clandestinement,
03:59c'est difficile de les contrôler, de les surveiller.
04:02Alors, vous avez tout à fait raison, et on s'est rendu compte à travers ce dossier,
04:07et on mène une action auprès des parlementaires.
04:11Alors, l'actualité des parlementaires a été très mouvementée entre 2022 et aujourd'hui,
04:20pas tout à fait stable pour pouvoir travailler ces projets qui sont un peu annexes
04:24par rapport à tout ce qu'occupe le Parlement actuellement.
04:27Mais il y a ce qu'on pourrait appeler une sorte de trou dans la raquette sur les armes de collection,
04:31et nous essayons, notamment avec Christophe Cariot-Martin et Véronique Massy,
04:39qui sont les conseils de Chauné-Garty,
04:42de toucher les parlementaires et le ministère de l'Intérieur
04:46pour leur indiquer que le fait qu'il y ait des armes de collection
04:52qui peuvent être accumulées par des gens qui sont par ailleurs fichés
04:56ou sous contrôle judiciaire avec des interrogations de portée des armes,
05:00mériterait une attention toute particulière,
05:03sans doute avec une modification des décrets sur les armes ou de la loi sur les armes.
05:08Est-ce que peut-être, avant de vider ou fait,
05:10on peut peut-être parler de ces armes justement pour évacuer le sujet ?
05:13On va écouter la mère de Federico Aramburu,
05:15qui justement parle de cet arsenal qui a été trouvé en perquisition.
05:18« Ils n'avaient pas le droit de détenir d'armes,
05:22mais pourtant ils avaient un arsenal.
05:25Ils avaient des armes à la ceinture, dans leur voiture,
05:28des armes dans leur maison.
05:29Elles n'avaient jamais été réquisitionnées.
05:31Ils n'auraient jamais dû pouvoir agir ainsi.
05:36Je pense que l'État, les politiques ont échoué ici dans leur rôle principal,
05:40qui est de garantir la sécurité des citoyens. »
05:45Parce que, Paul, il faut le rappeler, à l'époque des faits,
05:47les auteurs présumés, ils sont sous contrôle judiciaire ?
05:50Oui, absolument, ils sont sous contrôle judiciaire,
05:51parce qu'ils sont accusés d'avoir tabassé un ancien leader du GUD.
05:55C'était en octobre 2015.
05:57Ils se sont, avec des comparses, rendus à son domicile
06:01et l'ont violenté très grièvement.
06:04Ils ont été mis en examen dans cette affaire
06:06et ils avaient interdiction, dans le cadre de ce contrôle judiciaire,
06:10de se voir.
06:10Il se trouve que le soir des faits, le soir où Federico Aramburu a été tué,
06:14ils étaient ensemble, ils avaient passé la soirée ensemble,
06:16donc ils n'avaient pas respecté les termes de leur contrôle judiciaire
06:18et en portant ces armes, ils n'ont aussi pas respecté ce contrôle judiciaire
06:22puisqu'ils avaient interdiction d'emporter.
06:25Maître, je sais que vous portez la famille Aramburu
06:28et notamment son épouse, Maria,
06:30que vous êtes en contact étroit avec elle,
06:32on a pu s'entretenir avec elle.
06:34On sent qu'il y a des questions qui peuplent encore son esprit.
06:37Qu'est-ce qu'elle, elle se demande ?
06:38Qu'est-ce qui lui revient à cœur de mettre en avant ?
06:44Si elle avait pu venir, elle serait là aujourd'hui
06:45dans cette thématique et dans cette optique du procès.
06:50Oui, merci de le rappeler puisque
06:51nous avions programmé ensemble cette émission
06:56pour que Maria, Martina Aramburu
06:58puissent aussi s'exprimer.
07:01et je crois que sa parole, elle est importante,
07:04elle est forte, mais la douleur,
07:08presque trois ans et demi après,
07:10elle est encore très vivace.
07:13En réalité, pour elle, comme pour la famille,
07:17il y a deux ajouts à la douleur
07:20de la disparition de cet homme solaire,
07:23père de trois jeunes enfants à seulement 42 ans.
07:27il y a d'appréhender la particularité
07:31de la procédure française
07:32qui a une longueur bien supérieure
07:36à celle qui est pratiquée en Argentine
07:38sur les affaires criminelles.
07:40Juste pour faire un moment de droit à comparer,
07:44on l'a vu avec...
07:45On est déjà plus de trois ans après les faits
07:47et le procès va se passer quatre ans.
07:48Les affaires criminelles en Argentine
07:51s'instruisent en trois mois,
07:53pouvant être rallongées de trois mois,
07:55encore rallongées de trois mois
07:56et généralement avec un procès,
07:59l'équivalent du procès d'assises,
08:01en un an.
08:02Donc il y a, dans la longueur de notre procédure,
08:06mais ça doit nous éveiller, nous réveiller,
08:09parce que c'est une famille extraordinaire
08:13et c'est une famille de juristes.
08:15Le frère de Federico est actuellement procureur
08:17à Buenos Aires et le père de Maria
08:20a été juge d'instruction dans sa carrière.
08:23Donc les lenteurs de la justice française,
08:24ils ont du mal à intégrer ça.
08:25Donc cette longueur, je ne peux pas l'enlever.
08:29Si je dois exposer quelque chose, je dois le dire.
08:32D'autant plus que nous avons eu une instruction
08:35qui a été dans un temps tout à fait correct
08:39et qui a rempli avec beaucoup de densité
08:42tous les éléments dont la cour d'assises aurait besoin.
08:44Mais on a aussi eu une phase procédurale post-instruction
08:49avec une chambre de l'instruction,
08:51un passage à la chambre criminelle de la cour de cassation
08:53et un retour encore à la cour d'appel
08:55qui vient de se terminer.
08:58Donc on a ce temps procédural qui a été un peu étiré,
09:01qui n'est pas simple.
09:02Et puis il y a cette douleur initiale.
09:05Au-delà de la sidération totale de se dire
09:09« Mais qu'est-ce qui a pu bien se passer pour qu'on tue
09:11Federico Martina Ramburu ? »
09:14Pour qu'on s'acharne sur lui avec deux tireurs,
09:17deux pistolets, deux chargeurs vidés
09:18à quelques instants près.
09:22Qu'est-ce qui a pu se passer ?
09:23Et là, ils se rendent compte qu'ils ont affaire
09:26à des personnages qui étaient fichés pour leur dangerosité
09:31et qui étaient par ailleurs sous contrôle judiciaire
09:35avec interdiction d'être ensemble
09:36et interdiction de porter une arme.
09:38Donc double violation du contrôle judiciaire.
09:40Ça, ça crée chez eux, depuis le départ,
09:47une incompréhension ou une amertume.
09:51Une amertume sur le dysfonctionnement.
09:53On l'a parfaitement entendu dans les mots de Cécilia.
09:57Paul, la réponse est dans la question.
09:59Vous dites « ça va plus vite là-bas,
10:02trois mois, plus trois mois, plus trois mois.
10:04Chez nous, à l'évidence, pas assez vite, cinq ans.
10:07Mais entre les deux, il y a une période où vous dites
10:09« qu'est-ce qui a bien pu se passer ? »
10:11Il faut plus de trois mois et plus de six mois
10:13pour comprendre ce qui a pu se passer dans cette affaire.
10:16Il faut un peu de temps quand même, pas cinq ans.
10:18Mais je voudrais, Paul, raconter-nous un peu
10:20tous les mystères de cette affaire.
10:24Parce qu'au départ, c'est une engueulade,
10:26le matin à six heures.
10:27Et qu'est-ce qu'il raconte aussi, je rajoute,
10:28qu'est-ce qu'il raconte l'ami qui était présent avec lui
10:30ce soir-là sur les faits précisément ?
10:31Voilà, c'est l'éthique qui ont bu et qui s'engueulent.
10:33Voilà, au départ.
10:34Ça débarque comme une altercation très tard,
10:37très tôt le matin ou très tard dans la nuit,
10:39sur la terrasse d'un bar.
10:40Donc il est six heures du matin ?
10:41Il est six heures du matin.
10:42Il y a des mots qui sont échangés sur la terrasse,
10:45des mots qui ne plaisent pas à Fédérico Arambourou,
10:47à Sean et Garty, qui l'accompagne.
10:51Fédérico Arambourou, lorsque le bar ferme,
10:53tire sèchement sur la capuche de Loïc Lepriol
10:56qui tombe par terre, s'ensuit une bagarre
10:58très violente sur la terrasse du bar,
11:01si violente que les agents de sécurité interviennent,
11:03les séparent.
11:05Et à ce moment-là, Fédérico Arambourou et Sean et Garty,
11:07ils s'en vont, ils sont un peu sonnés,
11:09mais pour eux, la bagarre est terminée,
11:10ils veulent rentrer se coucher à l'hôtel.
11:12Sauf que Loïc Lepriol et Romain Bouvier
11:14en ont décidé autrement.
11:15ils parviennent à desserrer le taux des videurs
11:18et puis ils se lancent à leur trousse
11:20pour les rattraper.
11:21C'est Romain Bouvier, le premier,
11:22qui arrive à bord d'une Jeep.
11:25Il dégonnera son arme
11:26et tirera à plusieurs reprises
11:28en dernière élection de Fédérico Arambourou.
11:29Et ensuite, Loïc Lepriol, alerté par les tirs,
11:32lui qui était parti à leur poursuite à pied,
11:34reviendra sur ses pas
11:35et violentera partir dans une empoignade
11:39avec Fédérico Arambourou,
11:41qui a donc à ce moment-là deux balles dans le corps.
11:43Une nouvelle empoignade
11:44qui dure quelques secondes,
11:46il dégonna son tour, son arme
11:47et vide son chargeur.
11:48C'est ça qui se passe.
11:49Donc deux temporalités ?
11:51C'est vraiment, oui,
11:51alors c'est en deux temps.
11:52Il y a d'abord Romain Bouvier
11:53qui s'est enfui après ses tirs
11:55et ensuite Loïc Lepriol
11:56qui finit le travail, si j'ose dire.
12:00Ils seront attrapés, on l'a dit,
12:01dans le sujet quelques jours plus tard
12:02au terme d'une cavale.
12:03Loïc Lepriol, lui, pour expliquer ce geste,
12:05il explique qu'il était acculé,
12:07qu'il se sentait en infériorité,
12:09qu'il a eu un réflexe reptilien,
12:11ce sont ses termes.
12:12Il voulait faire cesser la menace.
12:14Fédérico Arambourou avait le dessus.
12:16Il y avait Sean Lagarty qui était là.
12:17Il s'est senti en infériorité.
12:19À la sortie de son arme, il a tiré.
12:20Il allègue aussi d'un stress post-traumatique
12:22parce que c'est un ancien militaire.
12:24Il donne toutes ces explications-là
12:26devant les juges pour expliquer
12:27pourquoi, à ce moment-là, il a tiré.
12:30Alors, évidemment, les juges
12:30n'ont pas forcément tout retenu.
12:33Mais, Yann Lebrard, je pense que vous avez aussi
12:34quelques éléments là-dessus.
12:36Il plaît de la légitime défense.
12:38Qu'est-ce que vous, vous en pensez ?
12:39Et puis, attention, les juges d'instruction
12:41considèrent aussi qu'il y a assassinat,
12:42donc préméditation,
12:43et qu'ils se sont concertés après altercation
12:46pour mettre ce dessin criminel à exécution, c'est ça ?
12:49Tout à fait.
12:50Tout à fait.
12:51Et c'est rapporté par des témoins.
12:57On a ce personnel du Mabillon
12:59qui a réussi à s'interposer
13:02entre deux anciens rugbymans
13:05et deux militants d'Ugud
13:07qui s'empoignaient
13:09et qui se sont mis des coups de poing.
13:11Parce que la réalité de cette bagarre
13:14devant le Mabillon,
13:18elle est totalement anodine.
13:20Il n'y a pas les coups moches,
13:23les coups de pied sur un homme au sol.
13:26C'est une bagarre de barres.
13:27C'est une simple bagarre de barres,
13:29d'une banalité affligeante.
13:33Et avec, qui est immédiatement sopée
13:35par l'ensemble du personnel de cette brasserie,
13:38le Mabillon.
13:39Et ça s'arrête là.
13:42Ça doit s'arrêter là.
13:43Et puis, il y a un conciliabule,
13:45en tous les cas,
13:46qui fait la qualification de préméditation,
13:49qui s'opère à proximité.
13:53Vous avez dit, Paul Conge,
13:54qu'ils avaient obtenu de desserrer l'étau.
13:58Ils exhibent un brassard police.
14:01C'est incroyable à quel point
14:03ils ont, dans chacun des moments
14:06et chacun des signes,
14:08la démonstration qu'ils sont déterminés
14:11à continuer.
14:11Et un des serveurs d'Iram,
14:16ils sont montés dans un taxi
14:17pour essayer de faire diversion
14:19et que tout s'arrête.
14:21Voilà.
14:22Et malheureusement,
14:23ça ne s'est pas passé comme cela.
14:24Ils ont continué leur poursuite,
14:30là où tout aurait dû s'arrêter.
14:33Ils partent en cavale, tous les deux ?
14:35Ensuite ?
14:35Alors, il y a cette double scène de tir
14:38qui est là, pour le coup,
14:40totalement exceptionnelle
14:44par rapport aux autres faits divers.
14:46Parce que des tirs à la sortie
14:48d'une boîte de nuit ou d'un bar,
14:49ça existait à peu près partout.
14:51Mais la double scène, non.
14:53Vous avez raison.
14:54Mais deux tireurs qui vident leur chargeur,
14:56c'est très particulier.
14:58C'est même quasiment insolite.
15:02Parce que sinon,
15:03on tombe sur des commandos
15:05qui ouvrent le feu,
15:06la terrasse des Marronniers
15:08sur le sud de la France.
15:10Etc.
15:11On se retrouve dans une autre configuration.
15:14Mais là, vous vous retrouvez avec
15:16deux personnages
15:17qui sont tous les deux armés
15:19et qui vont vider leur chargeur.
15:21Et vont toucher à hauteur d'homme
15:23pour caractériser
15:25ce qui fait leur intention au missile.
15:27C'est un peu pour ça que je vous disais tout à l'heure,
15:29pardon, mais trois mois, six mois,
15:31ça ne suffit pas pour instruire une affaire pareille
15:33et pour la comprendre.
15:34Alors moi, on se demande avec Pauline,
15:35en préparant l'émission,
15:36pourquoi l'un auteur
15:38et l'autre complice ?
15:40Pourquoi ?
15:41Alors, ce n'est pas tout à fait
15:42auteur et complice.
15:43Un pour complicité et l'autre...
15:45Il y en a un qui est renvoyé pour assassinat,
15:46comme auteur principal,
15:47l'autre pour tentative d'assassinat.
15:49Pour tentative.
15:49Moi, j'appelais ça la complicité, pardon,
15:51la tentative.
15:52La complicité, elle est sur la jeune femme.
15:54Oui.
15:55C'est parce que les juges d'instruction
15:56ont estimé que ce n'était pas
15:58une scène unique de violence.
16:00C'est un peu technique,
16:00c'est un peu juridique,
16:01mais en gros, ça consiste à dire
16:02que Romain Bouvier a tiré le premier,
16:06il est parti ensuite,
16:07et Loïc Lepriol arrive en second,
16:09Romain Bouvier n'est plus présent sur la scène,
16:10donc on a quelque part
16:11deux scènes de crime
16:12qui se superposent dans le temps,
16:14mais qui ne se déroulent pas
16:15au même moment,
16:15ce qui justifie que l'un,
16:16le coup mortel émanerait a priori
16:19de l'arme de Loïc Lepriol,
16:20donc c'est lui qui est envoyé
16:21pour assassinat
16:21et Romain Bouvier pour tentative.
16:23Merci beaucoup à tous les deux.
16:24Merci pour vos lumières, évidemment.
16:25On suivra ce procès en septembre 2016
16:27qui est audiencé, je le rappelle,
16:28aux Assises à Paris.
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