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  • il y a 5 mois
Chaque week-end, l’émission pilotée par Dominique Rizet, consultant police/justice BFMTV, et Pauline Revenaz, traite d’un événement majeur de la semaine, ainsi que d’autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène.

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Transcription
00:00On accueille à présent une femme, un repère dans le procès Mazan,
00:03Maître Béatrice Zavaro, qui a défendu et qui défend toujours Dominique Pellicot.
00:09C'est notre invité.
00:10Le titre de son ouvrage, merci Maître, merci d'être là avec nous.
00:14Défendre l'indéfendable, c'est aux éditions Mareuil.
00:18Ce que je trouve remarquable dans votre livre,
00:21c'est la pudeur avec laquelle vous racontez l'épreuve que vous avez traversée.
00:25On ne se rendait pas compte, quand on voyait les images à la télévision,
00:29que vous étiez si seule.
00:32Et ça commence par un choix.
00:33Parce qu'au départ, lorsque vous prenez la défense de Dominique Pellicot,
00:36vous allez nous le raconter, vous vous demandez si vous allez pouvoir le faire seule.
00:40Et lui vous demande de rester seule face au monde.
00:44Vous êtes lui et vous face au monde.
00:46Quels sont les mots qu'il a choisis et comment ça s'est noué, ce pacte de défense ?
00:49Cette expression, c'est plutôt moi qui l'ai choisie et qui le lui est dite.
00:55Mais c'est au fur et à mesure que l'instruction grossit,
00:58que le nombre d'accusés grossit.
01:01Je lui dis, monsieur Pellicot, peut-être qu'il serait de bon ton qu'on soit deux à votre défense.
01:06Et il me dit, j'ai accordé ma confiance, je vous ai accordé ma confiance,
01:09je ne l'accorderai pas à quelqu'un d'autre.
01:10Et à ce moment-là, je lui dis, alors je pense que ce sera vous et moi contre le monde entier.
01:14Et c'est ce qui s'est passé ?
01:16Bien sûr, bien sûr que c'est ce qui s'est passé.
01:18Tout à fait.
01:19C'était vertigineux.
01:21Mais c'était vertigineux, mais vertigineux sur le long cours.
01:24C'est-à-dire qu'on s'en est rendu compte qu'on arrivait progressivement à quelque chose
01:27qui était en train de presque nous dépasser.
01:30Donc voilà.
01:31Pellicot, c'est mon Everest, vous dites ?
01:33Ah oui.
01:34Et il reste des sommets à franchir, on va y revenir ?
01:36Oui, je crois que c'est le plus haut et l'Everest, il me semble.
01:38Je veux dire, il y a des étapes de montagne à franchir pour aller jusqu'au sommet.
01:43Bien sûr.
01:44Vous vous dites, finalement, comment défendre l'indéfendable, comment défendre Pellicot ?
01:49Nous, on voudrait vous poser la question autrement, comment est-ce qu'une femme peut défendre Pellicot ?
01:53Et c'est une question qu'on vous a souvent posée.
01:55Et que M. Rizet m'avait déjà posée.
01:57Et quand même, on va vous la reposer parce que vous avez peut-être évolué depuis, ou changé.
02:00Ah non, je ne crois pas.
02:02Alors ?
02:02Voilà.
02:03Non, je ne suis pas un avocat reste un avocat, il n'est pas genré.
02:07Je ne me suis pas positionnée en tant que femme dans la défense de Pellicot.
02:11Alors, bien évidemment, j'ai ma sensibilité, j'ai mon expression, j'ai ma façon d'être, qui est celle d'une femme.
02:17Mais pour autant, j'étais avocat, j'avais ma robe et je n'étais pas genré.
02:22J'ai accepté ça sans me dire, tu es une femme, est-ce que ça va poser une difficulté ?
02:27Ça en a posé à certains, qu'on soit clair.
02:30En ayant conscience, maître, que quand vous vous leviez pour le défendre,
02:34il valait mieux que ce soit une femme avocat, avocate, vous préférez le terme avocat,
02:39il valait mieux que ce soit une femme avocat qui sait, plutôt qu'un homme.
02:42En fait, la question, peut-être, on pourrait la poser aussi à Mme Pellicot,
02:45qui a choisi deux hommes pour la défendre.
02:47Donc, je veux dire, on était...
02:50Un farche au bal au centre.
02:53Voilà.
02:54Qu'est-ce que vous gardez de ces semaines d'audience ?
02:56On découvre dans ce livre les coulisses du procès à travers vos yeux.
02:59On découvre la distance de vos confrères, votre isolement, votre concentration.
03:04Votre compagnon dit que vous êtes un moine soldat.
03:06Est-ce que vous avez traversé cette épreuve avec autant de densité et de concentration ?
03:11Et qu'est-ce qui vous a fait le plus souffrir ?
03:13Est-ce que le regard de vos pères a été difficile ?
03:16Non, le regard de mes pères n'a pas été difficile, parce que je m'y attendais quelque peu.
03:21Je savais qu'en préparant cette affaire, je disais toujours à mes proches,
03:26je disais, il faut que je sois armée, parce que j'ai en face de moi 35-40 avocats
03:31qui ne vont pas me louper.
03:33Je suis sur un fil, écrivez-vous, on me traite d'avocat de général.
03:35Ma position n'est ni facile à assumer, ni confortable.
03:38C'est ça, cette impression ?
03:39Bien sûr. Non, non, mais complètement.
03:41Si vous voulez, je savais tout ça, mais ce qui a complètement changé la donne,
03:46cette phrase-là, elle est vraiment l'expression de mon sentiment.
03:48Mais au départ, le 2 septembre 2024, je sais que ça va être compliqué.
03:52Je sais que ça va être un combat un peu âpre entre les uns et les autres.
03:56Mais je n'imagine pas, en fait, d'abord, je n'imagine pas que Mme Pellicot
04:00ne demandera pas lui clos, la publicité étant un principe, donc pas de difficulté.
04:04Mais quand Mme Pellicot nous dit qu'elle ne demandera pas lui clos,
04:08je sens que là, les choses bougent.
04:10Nous aussi, ça nous a tous dépassés.
04:12Voilà, il y a un vrai virage qui est en train d'être amorcé.
04:15Et donc, après, oui, peut-être fort de la présence de la presse,
04:19les uns et les autres se sont un petit peu déchaînés, quoi.
04:22Donc, c'était âpre.
04:24Oui, effectivement, le combat était âpre.
04:25Et je me suis...
04:28J'étais encore un peu plus isolée que ce que je pouvais l'imaginer
04:32avant le début de cette audience.
04:34Les gens qui viennent vous en parler aujourd'hui au restaurant, dans la rue, vous disent quoi ?
04:39Maintenant que le procès est terminé, la condamnation est tombée, la vie continue ?
04:43Ils me disent merci, les femmes.
04:45Certaines femmes me disent merci, beaucoup d'ailleurs.
04:49Les autres me disent quel courage.
04:52Mes pères me disent tu as représenté la profession et tu as fait honneur à la robe.
04:57Des magistrats me saluent.
05:00J'ai eu un retour extrêmement bienveillant.
05:03Parce que la ligne était ténue, vous étiez quand même sur une ligne de crête pas facile.
05:08J'étais sur une ligne de crête parce que, je l'ai dit souvent, je l'ai écrit,
05:13Madame Pellicot n'était pas mon adversaire.
05:16Oui, ça sort dans le livre d'ailleurs.
05:18Ça sort.
05:19Et puis, Madame Pellicot, ce n'est pas elle qui déclenche l'action publique.
05:23Ce n'est pas elle qui va se plaindre de viol.
05:26Ce n'est pas elle qui pousse la porte du commissariat pour dire
05:28j'ai été victime d'un viol, je viens le dénoncer.
05:31Alors, on le rappelle, c'est d'abord le vigile de ce centre Leclerc qui...
05:34Oui, c'est le vigile qui découvre M. Pellicot en train de filmer.
05:38Les enquêteurs qui ont la bonne idée d'aller voir les disques durs et de remonter tout matériel informatique.
05:41Oui, puisque le matériel informatique est saisi.
05:44C'est comme ça que ça démarre ?
05:44Bien sûr, complètement. Ça part d'une façon complètement, comment dire, anodine, on va dire.
05:50Puisque c'est anodine dans le contexte d'une procédure pénale qui démarre, matériel saisie, etc.
05:56Et il regarde et il découvre effectivement cette femme qui est dans différentes positions,
06:01avec différents hommes et on lui présente ça.
06:03Donc, en fait, même là, tout est inversé, tout est bouleversé dans ce dossier.
06:08Vous prêtez serment en 1996, c'est ça, on a regardé tout de suite.
06:11Oui, le 3 janvier 1996.
06:12Vous défendez Christine Devier-Jeoncourt.
06:14Avec Sophie Beauté.
06:16Là, vous défendez Dominique Pellicot. Est-ce que votre clientèle a changé depuis que vous l'avez défendu ?
06:20Est-ce que maintenant, vous avez des violeurs ?
06:22Est-ce que vous avez des dossiers, plus de dossiers comme ceux-ci qui viennent à vous ?
06:28Est-ce que ça a changé votre clientèle, l'affaire Pellicot ?
06:31Ça n'a pas forcément changé ma clientèle.
06:33Alors, il y a des gens qui sont venus me voir parce que, justement, j'avais défendu Dominique Pellicot.
06:36Mais, paradoxalement, dans un autre sujet que la matière pénale.
06:42Et, par contre, ça a changé ma vie professionnelle.
06:44C'est-à-dire que j'ai eu énormément de sollicitations pour des retours sur expérience.
06:50On m'a demandé d'intervenir à des conférences, à des facultés de droit.
06:54Ah oui, je trouvais ça très intéressant.
06:55Vous écrivez que vous avez voulu faire une conférence sur les traversées en solitaire de différents métiers.
07:00Et je trouvais que la métaphore était appropriée et jolie.
07:03Vous avez traversé ça, vous avez fait une transat, en fait.
07:05C'est ça, exactement.
07:07C'est l'Everest ou la mer ?
07:08C'est un peu les deux.
07:10Mais, en fait, ce dont vous parlez, madame, c'est l'atelier de la langue française à Aix-en-Pauvence,
07:16qui, dans le cadre de la semaine de l'éloquence, m'a demandé de venir parler de ma solitude à côté d'un navigateur et d'un ancien esprit.
07:22C'est malin.
07:23D'ailleurs, le trait commun de nous trois, c'était la grande solitude qui nous a habitées pendant nos traversées respectives.
07:29Moi, j'ai des questions sur Dominique Pellicot parce que l'histoire n'est pas terminée.
07:32Dans l'interview que vous accordez à nos confrères de Libération, vous vous sous-entendez qu'en fonction de son état, vous pourriez demander éventuellement un aménagement de peine.
07:40Comment va votre client aujourd'hui ? Comment est-il en détention ?
07:44Évidemment, on pense au Parti civil, on pense à Gisèle Pellicot, à toute la déflagration familiale qu'il y a eu, on en reparlera.
07:50Mais aujourd'hui, précisément, comment va-t-il ?
07:54Il va comme un homme qui est totalement à l'isolement.
07:57C'est-à-dire qu'il est isolé vraiment pendant l'instruction.
08:01Il a commencé à être isolé en mai 23 parce qu'il a subi des menaces en détention.
08:07Donc, il fallait absolument qu'on puisse l'isoler.
08:09Et ensuite, il est parti à l'isolement depuis le prononcé du verdict.
08:15Il est dans un régime d'intention seul.
08:18Et je ne suis que sa seule visiteuse et sa seule interlocutrice.
08:22Vous y allez une fois par semaine ? Deux fois par semaine ?
08:24Non. J'y vais une fois par mois, deux fois par mois, parce qu'il n'est pas dans le ressort de Marseille.
08:30Donc, c'est un peu plus compliqué en logistique.
08:32Mais c'est un homme qui est fatigué d'abord.
08:36Et puis, il prend son mal en patience.
08:39Est-ce qu'il a conscience de la déflagration d'abord de l'écho mondial qu'il y a eu sur ce procès ?
08:43Est-ce que ça, il en a conscience ?
08:44Complètement.
08:45Et, à micro-échelle, qui n'est pas la moindre, du vertige que ça a donné dans sa propre famille
08:51et des séquelles encore béantes, si je puis dire, aujourd'hui,
08:56puisque Caroline Darian, sa fille, a porté plainte.
09:00Elle ne parle plus à sa mère.
09:01Elle explique que sa mère n'est pas une icône et qu'elle ne pourra jamais lui pardonner.
09:04Et tout ça, pour commun, c'est lui.
09:07Il a conscience de ce qu'il a fait, des fractures qu'il a pu ouvrir.
09:12Alors, il est conscient, effectivement, de cette déflagration familiale.
09:16Il est conscient des conséquences des actes commis.
09:18Ça, je pense qu'il n'a pas attendu le procès.
09:21Il le savait d'ores et déjà.
09:22Ce qui est très triste, c'est cette rupture mère-fille.
09:27Ce qui est très triste, c'est qu'il est face à sa fille,
09:33qui est convaincue d'avoir subi quelque chose.
09:35Mais est-ce que vous le croyez, vous, quand il dit qu'il n'a jamais touché sa fille ?
09:38Bien sûr.
09:39Vous le croyez ?
09:40Il faut quand même se rappeler qu'au procès d'Avignon,
09:43madame l'avocat général, quand elle prend la parole pour son réquisitoire,
09:47dit, textuellement, je vais essayer de reprendre ces mots,
09:51dit, j'entends, nous entendons au parquet,
09:56la souffrance de madame Pellicot, Caroline,
10:01mais nous n'avons pas, de façon très objective,
10:04les éléments nécessaires à la poursuite de Dominique Pellicot.
10:07Mais elle a déposé plainte en mars, donc...
10:10Affaire suivante.
10:11Affaire suivante, si on peut dire.
10:12Est-ce qu'il nous parle de...
10:13Ça va être difficile de s'appeler Dominique Pellicot, de ressortir.
10:16Il ne va pas faire 20 ans.
10:17Il va faire quoi ? 14, 15 ?
10:19Donc, il sortira bientôt.
10:20En quelques années.
10:21Mais vous avez quand même les deux tiers de sûreté.
10:23Oui, il y a deux tiers de sûreté.
10:24Quand on fait...
10:24Oui.
10:25Vous savez, même la période de sûreté, vous le savez mieux que moi,
10:28elle est révisable.
10:28Quand on a fait les deux tiers de sa sûreté,
10:30on peut demander la révision de sa sûreté,
10:32si elle est accordée,
10:34sur une demande de sortie.
10:35Donc, Uzi Blanc, il va bien se tolire en prison,
10:38donc il aura un bon dossier.
10:40Est-ce qu'il vous parle parfois de ce qu'il a l'intention de faire après ?
10:43Est-ce qu'il va partir très loin ?
10:45Il a d'abord d'autres dossiers.
10:47Est-ce qu'il va aller s'enfermer dans un monastère
10:48comme Jean-Claude Romand ?
10:50Alors, qu'est-ce qu'il...
10:51Effectivement, il y a d'abord l'affaire des call cases
10:54qui va falloir gérer.
10:56Donc, on le rappelle, il a deux dossiers,
10:57deux mises en examen.
10:58Les agents immobiliers.
10:59Il y en a une pour laquelle il a...
11:00C'est la même mise en examen pour les deux dossiers.
11:02Oui, pardon.
11:02Une même mise en examen.
11:03Il a avoué pour l'un, mais il a nié pour l'autre.
11:05Il a avoué partiellement pour l'un, 99,
11:08et il conteste absolument 91.
11:10Mais du coup, l'instruction est toujours en cours.
11:12L'instruction est toujours en cours.
11:14Il a un statut de libre dans cette affaire,
11:16puisque le mandat de dépôt n'a pas été renouvelé.
11:19Donc, l'instruction est en cours.
11:22Il y a des choses à faire.
11:23Il y a des choses qui sont faites
11:24et qui ne sont pas intéressantes.
11:26Au contraire.
11:27Donc, c'est une fois que peut-être tout ça
11:30sera évacué, entre guillemets,
11:33qu'on pourra envisager la suite.
11:34Mais en tout cas, pour répondre à votre question...
11:35On respecte et on s'applique la présomption d'innocence.
11:38Bien sûr.
11:39Donc, supposons qu'il sorte là bientôt.
11:41Est-ce qu'il vous dit...
11:41Est-ce qu'il a un projet ?
11:43Partir loin ?
11:44Oui, je pense que c'est ça.
11:45Forcément obligé.
11:45De toute façon, il n'y a plus grand-chose
11:47s'il le retient.
11:47Mais pas forcément obligé,
11:50mais il a envie.
11:50On voudrait vous poser une question brutale.
11:52Je vous en prie.
11:53Jacques Vergès,
11:54qu'on a connu et qu'on aimait beaucoup,
11:57un jour avait répondu à une question...
11:59On disait,
12:00qui auriez-vous aimé défendre
12:02l'indéfendable ?
12:03Il avait répondu, Hitler.
12:06Vous, qui auriez-vous aimé défendre ?
12:07En dehors de Dominique Pellicot.
12:10Mon Dieu, vous me posez une...
12:12Vous avez dit, mon Dieu.
12:13Vous auriez aimé défendre Dieu.
12:15C'est une question vicieuse,
12:15c'est Pauline qui l'a imaginée.
12:18Donc, c'est une question vicieuse.
12:20Alors, qui ?
12:22Des gens passés de l'histoire ?
12:23Oui, des gens de l'histoire.
12:24Des gens,
12:25des horribles personnages de l'histoire.
12:27Guy Georges.
12:28Guy Georges.
12:31Guy Georges.
12:32On a la réponse à votre question.
12:34Mais je crois que...
12:36Oui, oui, Guy Georges.
12:37Guy Georges.
12:37Vous avez été...
12:39Vous me regardez très...
12:42Non, non, mais expliquez-vous.
12:43Non, non, pas du tout.
12:44Non, non, non, mais ce que je veux dire,
12:45c'est qu'en fait, oui, parce que c'est tellement complexe.
12:49Je regarde avec beaucoup d'admiration,
12:51parce que je voulais défendre ces gens-là.
12:52Merci beaucoup.
12:53Mais c'est tellement complexe.
12:56C'est ça qui est passionnant dans le métier.
12:59C'est quand vous avez affaire à une personnalité complexe.
13:02Moi, quand je rencontre Dominique Pellicot,
13:04vous avez tellement un écart.
13:08Écart, c'est encore trop faible.
13:10Entre sa vie de famille,
13:12ce qu'il représente,
13:13ce que les gens savent de lui,
13:14et ce qu'on va découvrir,
13:16c'est ça qu'il faut explorer.
13:18On est sur une logique de reconnaissance des faits,
13:20donc il n'y a pas de démonstration de la matérialité des faits.
13:23Mais donc, c'est ça qui est passionnant.
13:25C'est ce que j'ai voulu essayer de faire à la cour criminelle,
13:29c'est-à-dire dire,
13:30attention, vous jugez un homme.
13:31Et pour juger, il faut comprendre,
13:33ce n'est pas de moi, vous le savez bien.
13:34Mais voilà, donc, c'est ça qui est passionnant.
13:37C'est cette complexité de personnalité qui est passionnant.
13:40Vous jugez un homme, il n'y a pas de monstre.
13:42Je dis, vous jugez un homme,
13:44parce qu'il n'y a pas de monstre.
13:45Les monstres, c'est dans les espoirs pour faire peur aux enfants.
13:47Il fait partie de notre humanité.
13:48Il y a des hommes dans la société.
13:49Il fait partie de notre humanité,
13:51parce que personne n'est à l'abri d'un parcours délinquantiel.
13:56Donc, on rappelle le titre de votre livre,
13:58Défendre l'indéfendable,
13:59c'est dans la moisson des livres post-mazan.
14:01C'est un livre très éclairant,
14:03qui est édité chez Mareuil Édition.
14:05Alors, à quoi un film de cinéma
14:07sur le procès ou sur votre client ?
14:09On voit dans le livre que vous avez été approchée
14:11par de grands producteurs américains.
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