- il y a 1 an
Mardi 2 septembre 2025, retrouvez Jean-Jacques Friedman (Directeur de gestions déléguées, Vega IS), Florent Wabont (Économiste, ECOFI) et Thierry Le Clercq (Président – Fondateur, Alphajet Fair Investors) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Trois experts sont avec nous, ils sont sérieux, ils ont mis la cravate pour cette rentrée.
00:16On est ravis d'accueillir Florent Vabon.
00:18Bonjour Florent.
00:18Bonjour Fabrice.
00:19Économiste chez Ecofi, bienvenue à vous, à vos côtés Jean-Jacques Rimmel.
00:23Bonjour Jean-Jacques.
00:24Bonjour Fabrice.
00:25Directeur des gestions déléguées chez Vega IS comme Investment Solutions.
00:29Exactement.
00:30Bienvenue.
00:31Et enfin Thierry Leclerc.
00:32Bonsoir Thierry.
00:33Bonsoir Fabrice.
00:33Président d'AlphaJet Fair Investors.
00:36AlphaJet ça fait très… vous n'êtes pas un vendeur d'avion, on est d'accord ?
00:41Non, non, non, c'est bien l'alpha, le terme alpha qui est recherché sur les marchés, c'était plutôt ça le clin d'œil.
00:49Souvent cherché, parfois trouvé.
00:51Voilà.
00:51On va voir justement comment faire de l'alpha ce soir.
00:54On va commencer d'abord avec la macroéconomie.
00:56Avec vous, Florent, avec une séquence de rentrées chargées, en tout cas en ce qui concerne la France.
01:04Jusqu'ici, c'est peut-être le fait qu'il n'y avait pas beaucoup encore d'investisseurs sur les marchés,
01:08mais on voit qu'il y a un vrai effet sur les taux, une inquiétude, peut-être même une défiance,
01:12quand on voit que le spread sur les taux est en train d'augmenter.
01:16Comment vous regardez cette situation ?
01:18Je nuancerai quelque peu le côté alarmiste, entre guillemets, du mouvement de ce matin.
01:25Je pense que la situation impose trois grilles de lecture.
01:27La première, elle est politique.
01:29On en parlait juste avant d'entrer sur le plateau.
01:31Ce n'est évidemment pas ici qu'on va traiter la question, de savoir si François Bayrou va être remplacé,
01:35et si oui par qui.
01:36Et ce qui nous importe le plus, c'est évidemment ce qui se passe sur les marchés financiers.
01:38Et donc ce matin, effectivement, on a assisté à une remontée des taux d'intérêt,
01:42mais qui s'est effectuée, Pauline l'a rappelé, partout en Europe, y compris en Allemagne.
01:46Ce qui veut dire que l'écart de taux entre la France et l'Allemagne n'a pas forcément énormément augmenté.
01:50Il a légèrement augmenté au moment où François Bayrou a fait son annonce en disant qu'il allait demander le vote de confiance.
01:57La semaine dernière.
01:58Voilà, se soumettre à ce vote, mais pas dans des proportions que l'on a connues, par exemple,
02:02au moment de la dissolution ou au moment de la chute du gouvernement Barnier.
02:06Mais ce qu'il faut se dire, c'est que les marchés, d'une certaine manière, c'est un peu une machine froide.
02:11Et de ce point de vue-là, à partir du moment où il y a déjà des précédents,
02:15on réagit toujours un peu moins fortement quand c'est quelque chose qu'on connaît déjà.
02:18Elle met un prix, finalement, la machine finance sur ce risque, sur ce risque France.
02:22Alors, est-ce qu'elle augmente réellement ?
02:23Je pense qu'on est tous d'accord autour de la table pour dire que la trajectoire des finances publiques,
02:29en tout cas telle qu'elle est perçue par les marchés financiers, exige un rendement supplémentaire.
02:33C'est-à-dire que quand on prête à la France, on demande une prime par rapport à l'Allemagne.
02:37C'est ce qui s'exprime sur cet écart de taux.
02:39Il augmente.
02:40Et je rajouterais même que, finalement, c'est un mouvement global.
02:44Ce à quoi on assiste aujourd'hui, parce que vous n'avez pas parlé des taux anglais, par exemple.
02:47Les taux anglais ont aussi fortement remonté ce matin.
02:49Pour des raisons à peu près similaires, la situation budgétaire se dégrade au Royaume-Uni.
02:54Et donc, les investisseurs exigent un rendement supplémentaire.
02:57C'est la même chose en France.
02:58Donc, globalement, les investisseurs exigent que l'environnement se dégrade, peut-être ?
03:01Ou ça va coûter plus cher, en tout cas, de prêter ?
03:05En fait, la grande question qu'il faut se poser, c'est est-ce que,
03:07sachant que la dette française est détenue à environ 55% par des investisseurs étrangers,
03:12est-ce que ces investisseurs étrangers vont arrêter de nous prêter ?
03:15On pense, par exemple, aux assureurs japonais, aux fonds de pension en zone euro, etc.
03:20A priori, ils ont assez peu de raisons d'arrêter d'investir en France,
03:26si ce n'est qu'ils vont demander un rendement plus cher.
03:29Et donc, de ce point de vue-là, ça va augmenter le coût de la dette pour la France.
03:32Et donc, la troisième grille de lecture, elle est économique.
03:35Et là, je suis un tout petit peu plus inquiet.
03:37C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a atteint des niveaux qui sont...
03:40Enfin, on a dépassé les records que l'on a vus ces trois dernières années,
03:44depuis le moment où la BCE a commencé à augmenter ses taux,
03:47et où ensuite, elle a voulu les baisser.
03:49Donc, aujourd'hui, on est sur un plus haut, sur le taux à 10 ans français,
03:52si on ne prend que celui-ci.
03:53Et donc, forcément, pour un marché que vous...
03:55Enfin, pour des acteurs que vous connaissez bien,
03:57que vous avez l'habitude de côtoyer, le marché de l'immobilier,
04:00typiquement, jusqu'à présent, on voyait que les taux de prêts immobiliers
04:03pratiqués par les banques étaient en train de diminuer,
04:05tout doucement, très peu, mais quand même.
04:08Aujourd'hui, le risque, c'est que le coût du crédit pour l'économie française augmente.
04:11Et quand on sait qu'aujourd'hui, les Français ont un des taux d'épargne
04:16les plus élevés d'Europe,
04:17on peut se dire que ça ne va pas arranger les choses d'un point de vue économique.
04:20C'est un peu le serpent qui se mord la queue.
04:22Si vous ne créez pas de croissance,
04:24vous ne pouvez pas avoir des recettes supplémentaires
04:26et améliorer la trajectoire du déficit,
04:28mais les taux augmentent.
04:30C'est très clair.
04:31Et pour expliquer, je pense que ceux qui nous regardent le savent, évidemment,
04:35mais c'est vrai qu'on pourrait se dire,
04:36avec une BCE qui continue à baisser ses taux,
04:39ça devrait baisser.
04:39Or là, comme il y a des tensions sur notre pays,
04:42évidemment, ça reste de coûter plus cher au niveau des crédits.
04:44Jean-Jacques Fittman, vous êtes d'accord avec le constat fait par Florent
04:49sur cette montée du risque,
04:51le fait que peut-être demain,
04:52les investisseurs vont nous faire conscience
04:54ou demander une prime supplémentaire ?
04:56La prime, elle a commencé
04:57dès, finalement, il y a un an,
05:00au moment de la distribution de l'Assemblée.
05:01Et là, c'est passé à 80.
05:03Et à ce moment-là,
05:04comme justement, c'était la première fois où il y avait la nouvelle,
05:06on disait que le risque est asymétrique,
05:08qu'il pouvait y avoir un emballement,
05:09et qu'on aille au-delà de 80.
05:11Et ça, ce n'est pas passé à ce moment-là.
05:12Donc, il y a une forme d'accoutumance, c'est vrai.
05:14Il y a quand même une exigence plus forte
05:15parce qu'on voit bien que le 30 ans,
05:17la courbe se pontifie,
05:19c'est-à-dire qu'on est inquiet pour la suite.
05:21Donc là, la prime, elle est double à ce niveau-là.
05:25Ce qui est intéressant, c'est qu'en termes de flux,
05:26la première fois qu'on a touché ces niveaux,
05:28il y a vraiment eu une demande forte
05:30sur les emprunts français,
05:31c'est-à-dire qu'au niveau de 3,5,
05:32a déclenché de la part des non-résidents une vraie demande.
05:35Donc ça, c'est assez intéressant.
05:37Ce qui inquièterait le marché,
05:38alors on voit bien qu'on n'arrive pas à résoudre
05:41notre problème de déficit,
05:42mais on n'est quand même pas dans un gouvernement
05:45qui aurait une politique en se disant
05:46qu'on va pratiquer une politique de relance, par exemple.
05:49Et c'est ça qui, à un moment donné,
05:50s'il y avait un enchaînement, une dissolution,
05:53et là, un nouvel gouvernement,
05:54un peu comme le moment Listros qui est souvent cité,
05:57si là, on était à ce stade-là,
05:58à un moment donné, le marché s'inquiéterait
05:59et vraiment pourrait se dégrader.
06:01Là, il est revenu un peu à la case départ
06:03et il a déjà pressé une note,
06:05notamment de Fitch, bientôt plus faible
06:07que ce qu'il y a à l'heure actuelle.
06:09C'est-à-dire que la note actuelle des agences de notation,
06:11c'était lié à la capacité de l'État français
06:13de lever des impôts,
06:14et ça, hélas, on l'a prouvé,
06:17et c'était lié à la stabilité politique.
06:19La stabilité politique, ça a vraiment disparu.
06:21Donc, finalement, il y avait déjà une dégradation de la note
06:24qui anticipe presque une dégradation possible
06:27de des agences de notation.
06:28Donc, s'il y a des gradations des agences de notation,
06:30ça se fait, on ne peut pas revenir à la case départ,
06:33donc ça peut encore un peu remuer.
06:35Mais sur le papier, il n'y a pas,
06:38c'est plutôt un long englouement
06:40que je pense un effet de défiance particulier
06:42avec une attaque qu'il va y avoir.
06:44On voit qu'on n'arrive pas à résoudre le problème,
06:45mais on n'en rajoute pas.
06:47Et c'est cet élément-là qui, politiquement,
06:48pourrait vraiment provoquer la volatilité du marché.
06:51Si vraiment il y avait un gouvernement...
06:52Si on va plus loin, une politique du pire,
06:54alors là, on pourrait avoir des taux encore plus élevés.
06:57Ah oui, il y a 80, bien sûr.
07:00Bien sûr, on casse.
07:01Et voilà, s'il y avait vraiment cet élément-là,
07:03c'est l'élément qui accélérait.
07:07Il faut différentes étapes.
07:08Pour l'instant, le marché n'y croit pas,
07:10mais ce n'est pas un scénario impossible par la suite, bien sûr.
07:13Thierry Leclerc, justement, sur ces sujets,
07:15alors plus, peut-être moins sur la macro,
07:18mais sur cette séquence assez inédite,
07:21on l'a dit, pas si inédite que ça,
07:22parce qu'il y a exactement un an,
07:23on était dans la même situation.
07:24On se souvient de ce long été,
07:27marqué pas aux Jeux olympiques,
07:28heureusement, mais surtout par la recherche d'un Premier ministre,
07:30finalement, avec tout un tas de noms qui étaient sortis,
07:33puis finalement, voilà,
07:35Michel Barnier, au final, qui n'a pas tenu longtemps.
07:38On en est aujourd'hui, avec ce risque politique,
07:40on a l'impression que, voilà,
07:41on ne sort pas de cette situation,
07:43et que ça inquiète en tout cas les acteurs économiques,
07:45même les sociétés.
07:46Il faut dire que ça a des impacts très réels
07:48sur les sociétés, sur la vie des entreprises,
07:50qui attendent des décrets,
07:51qui attendent une stabilité et des mesures,
07:53et surtout un budget.
07:55Oui, le terme clé que vous avez mentionné,
07:56c'est stabilité, évidemment,
07:58pour tout le monde,
07:59pour tous les agents économiques,
08:00on a besoin de stabilité.
08:02Après, on voit quand même
08:03qu'il y a une certaine rationalité.
08:04On a parlé tout à l'heure
08:05du taux d'épargne qui augmentait.
08:07Taux d'épargne qui augmente,
08:08la lecture, ça peut être aussi
08:10qu'on s'attend à une augmentation des impôts.
08:13Donc, voilà.
08:14Tous les acteurs sont rationnels
08:16et savent quand même s'adapter rapidement,
08:17et notamment les sociétés,
08:20puisque c'était votre question,
08:22et qui sont...
08:24Ce n'est jamais évident
08:25de tirer des comparaisons
08:26entre les sociétés et les États,
08:28mais en tout cas,
08:29ce qui est sûr,
08:29c'est que les sociétés sont agiles,
08:32pragmatiques,
08:33savent s'adapter,
08:34et puis, pour la plupart,
08:36quand même,
08:37ne sont pas forcément
08:40que sur la France.
08:42En tout cas,
08:42les sociétés cotées,
08:43même sur le CAC, etc.,
08:45une très grosse partie
08:47de leur chiffre d'affaires
08:47est fait hors France.
08:49Donc, elles arrivent quand même
08:50à trouver des bouffées
08:52d'oxygène ailleurs.
08:53Mais c'est vrai
08:53que c'est toujours
08:54un élément inquiétant
08:55et la stabilité
08:58dont on parlait,
09:00on ne l'a pas actuellement
09:01et ça manque.
09:02Ça manque aux agences de notation,
09:04ça manque aux sociétés,
09:07parce qu'elles aussi,
09:08elles ont quand même compris
09:10qu'elles allaient certainement
09:11devoir passer par la case
09:12impôts à un moment,
09:13en tout cas que les impôts
09:14qui avaient été mis en place
09:15qui étaient censés être transitoires,
09:17ils vont certainement
09:17rester plus longtemps.
09:19Les ménages s'adaptent,
09:20donc tout le monde s'adapte.
09:20Les ménages s'adaptent.
09:21En gros, les économies,
09:22on va arriver à un taux
09:23pratiquement d'épargne
09:24à la chinoise à 30%,
09:25on est déjà pratiquement
09:26à 20%, on est à 19%.
09:27Les entreprises,
09:28ça passe souvent par,
09:29justement,
09:30faire des économies,
09:30c'est aussi par recruter.
09:32C'est peut-être décaler des commandes,
09:33c'est-à-dire vivre sur son stock.
09:35Ça veut dire que la machine économique,
09:36elle se grippe finalement.
09:37Oui, alors,
09:38c'est vrai qu'il faut,
09:40le moment clé,
09:42c'est toujours les annonces de résultats
09:44et les conférences call
09:46qui sont organisées
09:47avec les sociétés
09:48sur lesquelles
09:49on a quand même
09:50beaucoup d'échanges.
09:51Donc là,
09:52c'est vrai que la séquence
09:53très récente,
09:54on n'a pas encore vraiment
09:55de retour de leur part
09:56puisque ça date de fin août.
09:58Donc la période des résultats,
10:01c'était plutôt fin juillet,
10:02début août.
10:03Donc on n'a pas vraiment
10:03eu d'échanges encore
10:04très, très clairs avec elles
10:07sur ce qu'elles allaient mettre
10:09en place par rapport à ça.
10:10Mais oui,
10:11de toute manière,
10:12les recettes,
10:14il n'y a pas de mystère,
10:16il n'y a pas beaucoup de mystère
10:17sur ce qui peut être.
10:18Quand on manque de visibilité,
10:20on ne va pas avoir forcément
10:21tendance à investir,
10:23à recruter.
10:25On affale un peu les voiles,
10:26on attend que ça passe.
10:27On a eu,
10:28vous aurez vos rencontres
10:30d'analystes évidemment
10:30avec les patrons.
10:31On a vu quelques patrons
10:32en Superbourse
10:33et Bsmart
10:34étaient au rassemblement
10:36des entreprises de France.
10:38Tout à fait.
10:38La diversité du MEDEF
10:39et là déjà,
10:39on est aperçu
10:40avec des chambres d'entreprises
10:41relativement inquiets
10:42qui se disent
10:43qu'on n'ait pas besoin de ça.
10:44On commençait à peine
10:46finalement à sortir un peu
10:47la tête hors de l'oeil
10:48avec cette longue séquence
10:49qu'on a eue l'an dernier
10:50qui a pénalisé le business.
10:52On voit même
10:53que l'emploi était en partie,
10:55on a eu les chiffres
10:55et là,
10:57de nouveau coup d'arrêt.
10:59En fait,
11:01ce qui avait été dit
11:02il y a un an
11:03par Emmanuel Macron,
11:04c'est qu'il avait
11:06une volonté
11:06de clarifier la situation.
11:08C'est les termes exacts
11:12qui ont été employés
11:13par François Bayrou
11:14en parlant
11:14de clarification
11:15avec un vote
11:16de confiance
11:17le 8 septembre.
11:19On peut se douter
11:19que ça va produire
11:20à peu près
11:21les mêmes résultats,
11:21c'est-à-dire
11:22plutôt une défiance
11:22qu'un soutien.
11:26Et donc,
11:26tout ça pour dire
11:27que dans cet environnement-là,
11:30effectivement,
11:31ça fait un an
11:32qu'on pouvait prendre
11:34ponctuellement
11:34les boîtes
11:36en se disant
11:36bon,
11:37OK,
11:37on va s'adapter.
11:38Mais là,
11:38on est en train
11:39de se rendre compte
11:39que ça dure
11:40et qu'à chaque fois,
11:42c'est à peu près
11:43les mêmes choses,
11:44les mêmes éléments.
11:45On a besoin de clarifier.
11:46Mais bon,
11:46le problème,
11:46c'est que l'Assemblée,
11:47elle est telle qu'elle est
11:48et qu'à moins
11:49qu'il y ait une dissolution,
11:50on est parti
11:51pour un corps
11:52en presque un an et demi
11:54comme ça.
11:55Donc,
11:55il n'y aura pas
11:56de clarification.
11:57C'est vrai que c'est
11:58un nouveau coup de massue.
11:59On pouvait,
12:01marcher français,
12:01les indices,
12:03on voit bien,
12:03ils ont repris
12:05un petit peu de leur retard
12:06en début d'année
12:07en se disant
12:07que finalement,
12:08peut-être,
12:08on allait pouvoir
12:09avoir un peu
12:10cette fameuse vérification
12:11que François Bayrou
12:13allait arriver
12:14à tenir un peu plus longtemps
12:15que juste une année.
12:18Et puis là,
12:18patatras,
12:19ça retombe.
12:19Donc là,
12:20on commence à vraiment
12:21être dans un cycle
12:22plus long.
12:23On change un petit peu
12:24de philosophie.
12:25C'est ce que vous ont dit
12:26effectivement les entrepreneurs.
12:28Et c'est vrai
12:28que les petites boîtes
12:29là-dessus,
12:29elles sont,
12:29elles,
12:31c'est vraiment
12:31leur écosystème
12:32franco-français
12:33et elles marquent
12:35encore plus le coût
12:35que les grands groupes
12:36Côte-Saint-Bourg.
12:37Sans bouffer d'oxygène
12:38à l'étranger finalement
12:39pour des raisons de croissance
12:40quand on est local,
12:41c'est compliqué.
12:43Florent,
12:44réaction sur ce qui vient
12:45d'être dit.
12:45Bon,
12:46la séquence,
12:46elle est claire.
12:47On a l'impression
12:48quand même
12:48qu'on a une chronique
12:49d'une démission
12:51annoncée
12:52et que ça va créer
12:54de nouveau des turbulences.
12:55Le marché
12:56l'a sanctionné
12:56la semaine dernière.
12:57On a eu une baisse
12:57de 3,5%
12:58en une semaine.
12:59Ça continue
12:59à baisser un petit peu.
13:00Et c'est vrai
13:01qu'on a perdu
13:01toute l'avance finalement
13:02le capital confiance
13:03qu'on avait emmagasiné.
13:04Souvenez-vous,
13:05en début d'année,
13:05on était même devant les US.
13:07On parlait de rattrapage,
13:09on parlait de la revanche
13:09de l'Europe.
13:10Sur les marchés d'action,
13:12vous voulez dire ?
13:12Oui,
13:13alors après,
13:13il faut toujours regarder
13:14aussi dans quelle devise
13:15on investit.
13:16Pour un investisseur en euros,
13:17la surperformance
13:18des actions européennes,
13:19elle demeure
13:19par rapport aux Etats-Unis.
13:20Parce que le billet vert
13:21a failli.
13:22C'est considérablement.
13:24Mais bon,
13:24on peut couvrir,
13:25on peut faire des choses.
13:26Moi,
13:26ce que je retiens aussi
13:27de ce que j'ai dit
13:28et ce qui a été rajouté
13:29par Jean-Jacques,
13:30c'est que d'une certaine manière,
13:32il y a une forme
13:33de stabilité
13:35dans l'instabilité.
13:36C'est la raison
13:37pour laquelle
13:37les marchés
13:38n'évaluent pas encore
13:39le scénario extrême.
13:41Une accoutumance,
13:42finalement,
13:43une resilience des marchés.
13:44Après,
13:45l'autre sujet,
13:46c'est qu'il ne faut jamais
13:47dans ces cas de figure
13:48raisonner toutes choses
13:49égales par ailleurs.
13:50Ce qui se passe aussi
13:51dans le monde
13:51a une influence
13:52sur ce qui se passe en France,
13:53sur les taux français,
13:54sur les taux européens.
13:55Partout dans le monde,
13:56vous avez ce qu'on appelle,
13:57on vient d'en parler,
13:58ce qu'on appelle
13:58la prime de terme.
13:59C'est ce surcroît
14:00de rendement
14:01qui est exigé
14:01par les investisseurs
14:02pour investir à long terme.
14:04Parce qu'à long terme,
14:05il peut se passer
14:05beaucoup de choses.
14:06De l'incertitude
14:07sur l'inflation,
14:08de l'incertitude
14:08sur les finances publiques,
14:10de l'incertitude
14:10sur les émissions de dettes,
14:12tout un tas de choses.
14:13Et la prime de terme
14:14a augmenté partout
14:15dans le monde.
14:15Aux Etats-Unis,
14:17au Royaume-Uni.
14:18Elle a augmenté aussi
14:19par rapport au fait
14:20qu'ils ont un peu plus
14:20d'inflation, etc.
14:21Mais ça a augmenté
14:23partout dans le monde.
14:23La France n'y échappe pas.
14:24Florent,
14:24j'ai l'impression que vous dites
14:25quand on se regarde,
14:26on se désole,
14:27quand on se compare,
14:28on se console.
14:28Non, mais c'est important.
14:29C'est important.
14:30C'est pas mieux.
14:31En Angleterre,
14:32vous le signalez,
14:32c'est pas beaucoup mieux.
14:33Les Etats-Unis,
14:34ils sont extrêmement endettés,
14:35mais ils ont la croissance.
14:37Finalement,
14:37on a à peu près
14:38les mêmes conséquences.
14:38Peut-être pas pour longtemps,
14:40mais on y reviendra
14:41peut-être après
14:41sur les Etats-Unis.
14:42Mais sur la France,
14:43effectivement,
14:44le sujet que l'on a,
14:45c'est que quand on regarde
14:46les enquêtes d'opinion
14:47en Allemagne
14:47du sentiment des entreprises,
14:49ça repart.
14:50Parce que le plan en Allemagne
14:51a été annoncé
14:51sur l'infrastructure,
14:53la défense, etc.
14:54Mais vous avez l'Italie
14:55qui crée quand même
14:56un peu de croissance,
14:56qui a un solde primaire positif.
14:59Et effectivement,
15:00la France,
15:01forcément,
15:02on a les droits de douane,
15:03on a la politique domestique intérieure.
15:06Les entreprises françaises,
15:07quand elles répondent
15:07au questionnaire de l'INSEE,
15:09elles se montrent
15:09assez pessimistes
15:10et on peut les comprendre.
15:11Et c'est pareil
15:12pour les consommateurs.
15:13La confiance du consommateur
15:14est aussi assez basse
15:15en France.
15:16Donc il y a
15:16des phénomènes mondiaux
15:19qui se rajoutent
15:20à des phénomènes locaux.
15:21En tout cas,
15:22c'est vrai qu'on avait,
15:24il y a encore quelques années,
15:25des taux extrêmement bas,
15:27voire négatifs.
15:28On a fermé cette parenthèse,
15:30cette anomalie,
15:30peut-être,
15:31pour de bon.
15:33Pourtant,
15:33on voit que,
15:35en contrepartie,
15:36l'inflation a baissé.
15:37C'est plutôt une bonne nouvelle.
15:38En tout cas,
15:39on est sur notre cible,
15:40finalement,
15:40des 2%.
15:41On est juste au-dessus,
15:42Jean-Jacques Friedman.
15:43Oui,
15:43ce qui laisse penser
15:44qu'alors que tout le monde
15:45s'attend à ce que ça soit fini
15:47au niveau de la BCE,
15:48vu le discours,
15:50qui peut être un élément négatif
15:51sur la croissance,
15:52que ça peut redémarrer,
15:53qu'il peut y avoir de nouveau
15:54l'anticipation d'une reprise
15:55des baisses des taux.
15:56Ce n'est pas du tout impossible.
15:57C'est-à-dire que là,
15:58par rapport au discours
15:59de Christine Lagarde,
15:59le marché a clôturé,
16:00finalement,
16:01cette séquence,
16:02alors qu'elle peut très bien
16:03reprendre,
16:03justement,
16:03par rapport à tout ce qu'on dit
16:04sur la tenue,
16:06finalement,
16:07de beaucoup de marchés européens.
16:09C'est un élément
16:10qui,
16:10à un moment donné,
16:11peut redonner un petit peu,
16:12peut-être,
16:12de peps au marché.
16:16Du côté des États-Unis,
16:18cette fois,
16:20alors on a toujours
16:21des trumptitudes,
16:23on va dire,
16:23avec,
16:24voilà,
16:25Donald Trump
16:25qui casse le thermomètre
16:26quand ça ne lui plaît pas.
16:27On a vu Limogé,
16:28effectivement,
16:29le directeur
16:30du bureau des études statistiques.
16:33Et puis là,
16:33il y a des stats de nouveau
16:34qui vont sortir.
16:35Ce sera vendredi.
16:35Est-ce qu'il pourrait,
16:36de nouveau,
16:37comme ça,
16:37si ça ne lui plaît pas,
16:38rechanger,
16:40ce qui n'a pas,
16:40finalement,
16:41grand intérêt ?
16:42Il pourrait toujours dire
16:43que c'est du fait
16:44de la précédente personne
16:45qui était à la TBLS.
16:46Ah oui,
16:46c'est bien chargé
16:47donc ils sont partis.
16:48Voilà.
16:49Moi,
16:49je suis assez inquiet
16:50de cette situation.
16:51Oui.
16:51Parce que licencié,
16:55directrice de la statistique publique,
16:57en sous-entendant
16:58que les chiffres sont truqués,
17:00pour la première puissance mondiale,
17:01ça me semble être
17:02quelque chose d'assez grave
17:03et ça me semble
17:04être un tournant majeur.
17:07Encore une fois,
17:07si on se place du côté,
17:08si on met de côté
17:10l'émotionnel politique
17:11ou citoyen,
17:13etc.,
17:13si on regarde
17:14d'un point de vue
17:14des marchés financiers,
17:15ce que l'on constate,
17:16c'est que les marchés financiers,
17:17notamment les marchés de taux
17:18aux Etats-Unis,
17:19sont de plus en plus sensibles,
17:21en tout cas,
17:22la perception qu'ils ont
17:22des statistiques
17:23sont de plus en plus sensibles
17:24au marché de l'emploi,
17:25aux statistiques
17:25qui paraissent
17:26sur le marché de l'emploi.
17:27Si d'un coup d'un seul,
17:28ils perdent encore
17:28en fiabilité,
17:30parce qu'on a des doutes
17:32sur le fait
17:32que la personne
17:33qu'il a mis à la tête
17:34du LLS
17:35puisse soit interrompre
17:37la statistique,
17:38comme c'est ce qu'il avait évoqué
17:39d'ailleurs
17:39quand il a annoncé
17:41sa prise de position,
17:42il a dit,
17:43la personne qui a été remplacée,
17:45qui est un proche
17:46du président,
17:47a dit,
17:47il est possible
17:48que si ça ne fonctionne pas,
17:50on arrête de publier
17:50les statistiques de l'emploi.
17:53Ça me semble être
17:53un problème,
17:54d'autant plus
17:55que ça s'agglomère
17:55avec les attaques
17:57et les interférences
17:58qu'il y a avec la Fed.
18:00Donc ça veut dire
18:00que l'indépendance
18:02des institutions américaines
18:03est remise en question,
18:05l'indépendance de la Fed
18:06est aussi remise en question.
18:08Dans un contexte
18:10où il y a une défiance
18:12vis-à-vis de la politique
18:12de Donald Trump
18:13et où on parle
18:14de baisse du dollar,
18:15etc.,
18:16je pense que c'est des choses
18:17à envisager
18:17et c'est aussi une des raisons
18:18pour lesquelles
18:19le taux à 10 ans américain
18:20n'a pas beaucoup diminué.
18:22Les investisseurs,
18:23encore une fois,
18:25exigent d'avoir un rendement
18:27pour toute cette incertitude.
18:29C'est vrai que dans cette
18:30première séquence
18:31à Donald Trump,
18:31parce que c'est vrai que
18:32finalement quelques mois
18:33qu'il est là,
18:33on a l'impression
18:33qu'il y a déjà plus d'années,
18:35même si on l'a subi
18:36lors d'un premier mandat,
18:38on a l'impression
18:38d'un Donald Trump
18:39vraiment omnipotent
18:40qui pouvait décider
18:41Urbi et Orbi.
18:43Et là, on voit quand même
18:43qu'il y a des forces de rappel,
18:45notamment la Cour fédérale
18:46qui a déclaré illégale
18:47la plupart des taxes
18:48imposées par Donald Trump.
18:49Qu'est-ce que ça nous dit ?
18:51Est-ce que ça a des chances
18:51d'aboutir ?
18:53On pourrait remettre en question
18:55les tarifs.
18:56En tout cas,
18:57ce qui est gênant
18:58pour rebondir,
18:59c'est que ça me fait penser
19:00un peu à la Chine
19:00où à un moment donné,
19:01ils avaient cassé
19:02les statistiques
19:02justement pour le chômage
19:04des jeunes.
19:05Donc ça, c'est grave.
19:07Et surtout,
19:07de parler comme ça,
19:08ça ne fait pas du bien.
19:10Il n'aide pas.
19:11C'est-à-dire que la Fed,
19:11par exemple,
19:12si à un moment donné,
19:13elle doit baisser ses taux,
19:14il y aura toujours
19:15une suspicion de pression
19:16alors qu'il y a nécessité
19:18sans doute de baisser les taux
19:19et les taux ne sont pas
19:20au niveau finalement
19:21où ils devraient être.
19:23Et en plus,
19:24d'être tellement extrême,
19:25ça empêche de poser
19:26vraiment un débat,
19:29je dirais,
19:30tempéré sur le fait
19:32qu'il y a des erreurs
19:32qui ont quand même
19:33été commises par la Fed.
19:34Donc finalement,
19:35d'arriver comme ça
19:35et tout de suite de critiquer,
19:37parce que non plus,
19:38il ne faut pas qu'il soit
19:38omniscient
19:39et qu'il soit dans un colloque
19:41fermé, etc.
19:42On peut quand même
19:43débattre de ça,
19:44mais d'arriver aussi fortement,
19:46ça n'a que des conditions
19:47et des effets négatifs.
19:49Donc c'est le point.
19:52C'est vrai qu'on est habitué
19:53aujourd'hui à un roman feuilleton
19:56dans tous les aspects
19:57qui est absolument extraordinaire.
19:59Et là aussi,
20:00il y a une forme d'accoutumance
20:01aussi finalement,
20:02parce que se fier à quoi ?
20:04C'est-à-dire qu'on a l'impression
20:05d'être dans un univers
20:06de post-vérité
20:07dès qu'on touche à quelque chose.
20:09Donc sur ce point-là,
20:10ça me semblerait quand même
20:11c'est curieux,
20:12mais ça dénote quand même
20:13que dans l'équation politique
20:15pour au moins
20:17de nouvelles baisses d'impôts
20:18ou consolider
20:20les baisses d'impôts précédentes,
20:21les 300 milliards,
20:22on va dire,
20:23qui étaient nés
20:24de ces taxations
20:25étaient absolument nécessaires
20:26pour rentrer finalement
20:28dans la gestion
20:29de l'équilibre budgétaire.
20:32Après,
20:33vous l'avez dit au démarrage,
20:34aux États-Unis,
20:35il y a vraiment une croissance,
20:36donc j'ai l'impression
20:37qu'à choisir,
20:39la situation serait peut-être
20:40plus grave en France
20:41où il n'y a vraiment
20:41pas de croissance
20:42qu'aux États-Unis,
20:44où là, pour l'instant,
20:45le marché,
20:46mis à part l'aspect
20:47change
20:48qui peut avoir
20:49des conséquences,
20:50c'est-à-dire que si vraiment
20:51des investisseurs
20:51anticipent une baisse
20:53du dollar,
20:54ils pourraient
20:54reporter
20:56leurs achats de bonds,
20:59d'autant plus
20:59que dans les autres pays,
21:01Japon en tête,
21:03il y a eu finalement
21:03cette montée aussi
21:04des taux.
21:05Et donc tout le mouvement
21:06qui était avant
21:07un mouvement de carry trade,
21:08on pouvait emprunter
21:09sur du Yen à zéro,
21:11anticiper une montée
21:12du dollar
21:12et donc acheter des bonds
21:13en se disant
21:13en plus on va gagner
21:14et sur le change
21:15et sur un taux de portage
21:16intéressant,
21:17aujourd'hui il est fini.
21:18Cette stratégie est terminée.
21:18Cette stratégie est terminée.
21:20Donc il y a
21:20une épée de Damoclès
21:21supplémentaire
21:22qui n'existait pas
21:23auparavant,
21:24sur les bonds aussi.
21:26Mais en termes
21:26de situation économique pure,
21:28il y a une énorme différence.
21:29Nous en France,
21:29on a actionné
21:30tous les recettes fiscales,
21:32etc.
21:32Je pense qu'aux États-Unis,
21:34d'ici quelques temps,
21:34ce ne sera pas Trump
21:35qui le fera,
21:36mais il y a une possibilité
21:37de monter des impôts
21:38qui n'existent pas en France.
21:40Le diagnostic
21:41est totalement différent
21:42entre France et États-Unis
21:43de ce côté-là.
21:43Tout à fait.
21:44Thierry Leclerc,
21:45justement,
21:46on le disait tout à l'heure,
21:47c'est vrai qu'on est
21:47dans un monde globalisé,
21:49imbriqué,
21:49donc les décisions des uns,
21:51notamment de ce qui se passe
21:51aux États-Unis,
21:52première puissance mondiale,
21:53ça compte.
21:54Comment on voyait
21:55justement cet effet,
21:57au-delà de l'effet train,
21:58parce qu'il crée
21:59beaucoup de volatilité,
22:00beaucoup d'incertitude,
22:01là aussi.
22:02C'est vrai qu'on a l'impression
22:05que c'est le mieux normal,
22:06finalement.
22:06Il faut s'habituer
22:07à cette turbulence.
22:09Oui,
22:09comme toujours,
22:10les marchés sont quand même
22:11bien clairvoyants
22:13puisqu'en fait,
22:13il y avait eu des modèles
22:15qui avaient tourné
22:17avant les...
22:19au moment de la mise en place
22:20des tarifs,
22:21des premières salves,
22:22donc début avril
22:23aux États-Unis,
22:24par Trump.
22:25On voyait qu'il y avait
22:26à peu près un impact
22:27de 4%
22:28sur les résultats opérationnels
22:29au global
22:31des sociétés européennes.
22:33Et là,
22:34quand on regarde
22:34quelques mois plus tard,
22:36donc 5 mois plus tard,
22:37on se rend compte
22:38que les résultats opérationnels
22:40ont été coupés
22:40de 4,4%.
22:41Donc,
22:42on est en ligne.
22:43On est en ligne.
22:44Et si on prend en compte...
22:45C'est hors
22:45le secteur des matériaux
22:47et de l'énergie.
22:49Et si on prend
22:49ces deux secteurs-là,
22:50on est à 6%,
22:51puisqu'ils sont plus impactés
22:53que les autres secteurs.
22:54Donc,
22:54tout ça pour dire
22:55que finalement,
22:58c'est vrai
22:58que ça semble illisible
23:01ce qui se passe
23:02avec des rebondissements
23:04quasi quotidiens.
23:05Mais finalement,
23:07quand il s'agit
23:08de la sphère financière
23:09et comptable,
23:11on arrive quand même
23:11à savoir
23:12quel est l'impact
23:12sur les sociétés
23:14et à bien le modéliser
23:16et à bien le suivre.
23:17Donc après,
23:18ça a quand même
23:18un impact.
23:19Donc la modélisation,
23:21elle tenait compte
23:22finalement qu'on arrive
23:22à un point d'équilibre
23:23entre 10 et 15%
23:24de taxation.
23:25On est arrivé sur 15%.
23:26Oui, c'est ça.
23:27Exactement.
23:28Oui, pardon,
23:29j'ai oublié de préciser
23:29tout à l'heure,
23:30les 4%,
23:31c'était pour 15%
23:32de tarification.
23:33Donc voilà,
23:34on y est.
23:35Là, maintenant,
23:36si effectivement
23:36la Cour fédérale
23:37et ou la Cour suprême
23:40s'y met,
23:40bon,
23:40ça va redonner
23:41de l'instabilité là-dedans.
23:43Bon,
23:44ça sera plutôt
23:44quand même positif,
23:45a priori,
23:45si ça devait être
23:46mis en cause,
23:47les tarifs.
23:48Mais bon,
23:49ce qu'il faut retenir,
23:50c'est que le marché
23:51se cale quand même
23:52sur ce qui est mis en place,
23:54même s'il semble
23:55qu'il y a une volatilité
23:56très importante au quotidien.
23:57D'accord,
23:58on va faire un tour
23:58de la micro dans un instant.
24:00Juste une dernière question,
24:01messieurs,
24:02pour la Fed,
24:03avec une équation délicate.
24:05On est sur une baisse
24:07annoncée,
24:08a priori,
24:08de 17 septembre.
24:10Et pourtant,
24:10quand on voit
24:11ce qui s'est passé,
24:12c'est-à-dire
24:12des taux qui repartent
24:14à la hausse,
24:15une inflation induite
24:16justement par ces tarifs,
24:18est-ce que la Fed
24:19n'est pas dans un corner
24:19un petit peu bloqué,
24:20plus la pression
24:21en plus de la Maison-Blanche ?
24:22Si,
24:23mais le souci,
24:24c'est qu'on tarde
24:26à percevoir
24:27les effets des droits
24:27de douane
24:28sur l'inflation,
24:29bien qu'on commence
24:30à les identifier.
24:31On voit qu'il y a
24:31une transmission
24:32des droits de douane
24:33dans les catégories
24:34concernées,
24:35dans l'inflation.
24:36Néanmoins,
24:36les entreprises ont commencé
24:37à faire des stocks
24:38avant la mise en place
24:39des droits de douane.
24:40Il y a eu des négociations
24:41avec les fournisseurs,
24:42etc.
24:43Donc,
24:43on n'en a pas encore
24:44la certitude,
24:45si je puis dire,
24:46que l'inflation
24:47va d'une part
24:48survenir,
24:50en plus de celle
24:50qui a déjà eu lieu,
24:52et que surtout,
24:53elle va durer.
24:54Donc,
24:54la Fed a choisi son camp.
24:55Elle s'est dit
24:55qu'il ne fallait plus
24:57attendre
24:58de voir
24:59ces effets arriver.
25:01Et elle a choisi son camp
25:01parce qu'elle a laissé
25:03sous-entendre
25:03que cette hausse
25:04de l'inflation
25:05serait transitoire.
25:06Et la raison
25:07pour laquelle
25:07Jérôme Powell
25:08a indiqué
25:08qu'il ouvrait
25:09d'une certaine manière,
25:10il l'a sous-entendu,
25:11qu'il ouvrait la porte
25:12à des baisses de taux,
25:13c'est parce que
25:13le marché de l'emploi
25:14se détériore.
25:16Et donc...
25:16Donc,
25:16il regarde finalement
25:17moins l'inflation
25:17que l'emploi.
25:19Plutôt l'emploi
25:19que l'inflation.
25:21Et je reviens
25:21sur ce qui a été dit,
25:22c'est à partir du moment
25:23où il y a un doute
25:24sur les intentions
25:25de Jérôme Powell
25:26et ce qui l'influence,
25:29est-ce que c'est parce
25:30que Donald Trump
25:31exerce une pression
25:32sur lui
25:32via, par exemple,
25:34des membres de la Fed
25:35qu'il a décidé
25:36d'envisager
25:38la possibilité
25:39de baisser les taux
25:39ou est-ce que c'est
25:40parce qu'il est guidé
25:40par les données économiques ?
25:42À partir du moment
25:43où vous avez
25:43une suspicion
25:45qu'il y a
25:46un exercice
25:48d'une pression politique,
25:49des interférences,
25:50pardon,
25:50effectivement,
25:51c'était le mot
25:51que je cherchais,
25:53c'est problématique.
25:54Alors,
25:54à court terme,
25:55à mon sens,
25:57nous,
25:57on avait déjà
25:58envisagé le fait
25:59qu'ils allaient baisser
26:00les taux cette année
26:01parce que vous voyez
26:01le marché de l'emploi
26:02se détériore,
26:02et ça va continuer
26:04selon vous ?
26:04Eh bien,
26:05c'est justement là
26:05où on s'inscrit
26:06en,
26:07je dirais,
26:08en différenciation
26:09par rapport au marché.
26:10Les marchés
26:10anticipent un enchaînement
26:12de baisse de taux.
26:13Vous avez même
26:14à horizon janvier 2027,
26:16je n'ai pas regardé
26:16tout à l'heure,
26:17mais je pense que
26:17c'est encore
26:18à peu près au même niveau,
26:19des taux directeurs
26:20prévus en dessous de 3%,
26:22contre 4,5%
26:23aujourd'hui.
26:23Donc,
26:23ça fait quand même
26:24beaucoup de baisse de taux
26:25pour une situation
26:26où il y a beaucoup
26:26d'incertitudes quand même
26:27sur l'inflation.
26:28Moi,
26:28je continue de penser
26:29qu'elle va augmenter
26:30encore dans les mois
26:31qui viennent
26:31parce qu'on n'a pas encore
26:32vu tous les effets
26:33des droits de douane
26:34sur les produits concernés.
26:37Je serais assez d'avis
26:37de dire que cela
26:39ne va pas durer,
26:40mais on n'en sait rien.
26:41C'est très incertain.
26:42Et donc,
26:42la Fed ne peut pas
26:43se permettre non plus
26:44d'uniquement favoriser
26:45l'emploi
26:45si cela se fait
26:47au détriment
26:47de son autre mandat
26:48de l'inflation.
26:49Donc,
26:49à mon sens,
26:50les baisses de taux
26:51vont se faire
26:52pour des raisons
26:53d'un ajustement
26:53de politique monétaire
26:54à court terme,
26:55mais à moyen long terme,
26:57voire plutôt
26:57à moyen terme,
26:57en réalité,
26:58c'est beaucoup plus flou
26:59et je suis assez décalé
27:01par rapport au marché.
27:01D'accord.
27:02Bon,
27:02on vous écoute avec attention
27:03puisqu'il y a eu
27:04votre scénario
27:04de divergence transatlantique
27:05dans l'analyse
27:06qui avait pas mal fonctionné.
27:08Donc,
27:09voilà,
27:09on vérifiera là aussi
27:10si c'est le cas.
27:12Jean-Luc Crimen
27:12l'a juste sur la Fed
27:13pour terminer
27:13cette séquence.
27:17Voilà,
27:17elle est dans un corner.
27:19Jerome Powell,
27:20là,
27:20il subit les pressions
27:22ou il est convaincu
27:23de ce qu'il fait ?
27:24Oui,
27:25temporaire.
27:25Je pense qu'il est convaincu
27:26de ce qu'il fait
27:26parce que sur l'inflation,
27:28c'est vrai qu'il a dit
27:28qu'il privilégie la croissance
27:29et c'est toujours comme ça.
27:30Quand il y a un doute,
27:31on privilégie toujours
27:32les statistiques
27:32sur l'emploi et la croissance
27:33mais ces statistiques
27:34elles-mêmes,
27:35on parlait tout à l'heure
27:36du limogéage,
27:38il y a le fait aussi
27:38qu'il y a une politique
27:39migratoire totalement différente
27:41et dont ça impacte aussi
27:42ces statistiques-là.
27:44Sur l'inflation,
27:44jusqu'à présent,
27:45on voit que finalement
27:46quand on regarde,
27:47il pourrait y avoir
27:47un effet psychologique
27:48mais si c'était juste
27:49un effet mécanique
27:50du pourcentage
27:51dans le PIB
27:53d'importation
27:53de biens extérieurs
27:55et de la transmission,
27:58les modèles
27:59dirait que ça ne pèse pas
28:00énormément
28:01sur l'inflation globale
28:02mais il peut y avoir
28:03un effet psychologique
28:04c'est-à-dire que
28:04des entreprises
28:05qui ont des inputs
28:06qui n'ont rien à voir
28:07avec des achats extérieurs
28:09pourraient se dire
28:09on fait quand même
28:10passer des hausses de taux
28:11mais mécaniquement,
28:13théoriquement
28:13et d'ailleurs on le voit,
28:15les chiffres d'inflation
28:16aujourd'hui sont plus
28:16sur les services
28:17finalement que sur les biens
28:18donc quelque chose
28:18qui n'a rien à voir
28:19encore avec les
28:20qui doivent d'entrée.
28:21Donc nous on croit
28:22vraiment que
28:23on ne s'arrêtera pas
28:24à cette première baisse des taux
28:25ça paraît excessif aussi
28:27d'aller jusqu'à 3
28:28voilà
28:28mais qu'il peut y avoir
28:302 ou 3 baisses des taux
28:31dans l'année à venir
28:32nous semble tout à fait
28:32c'est notre scénario.
28:34Sauf à considérer
28:35que Donald Trump
28:35réussit son coup
28:36et contrôle la Fed.
28:39Et là,
28:40on repart avec des taux à zéro.
28:41Là c'est un monde
28:41qui change.
28:42On verra.
28:43mais le marché
28:46douterait
28:46et ça quantifierait
28:48extrêmement la courbe
28:49mais il n'y aurait
28:50aucun effet bénéfique
28:51pour l'économie.
28:51C'est le sujet.
28:52C'est un truc
28:52complètement raté.
28:54On passe à la microéconomie
28:56avec vous Thierry Leclerc.
28:58On se penche
28:58sur le secteur du luxe,
29:00le secteur en forme
29:01du moment
29:01alors qu'il a beaucoup baissé
29:03au cours des derniers
29:0412-18 mois.
29:06Ça se reprend
29:06avec un bel été
29:07pour le luxe
29:08et ça se confirme
29:10puisqu'on voit
29:10que le luxe
29:11est à contre-tendance
29:12plutôt positif
29:13en cette rentrée compliquée.
29:16Oui.
29:17Je vais prendre
29:18le cas spécifique
29:19de LVMH
29:20comme ça,
29:20ça servira.
29:21Oui,
29:21c'est notre chouchou.
29:23Exactement.
29:23Il est de retenir
29:24une première capitalisation.
29:25Voilà.
29:26Et ça sert
29:26à bien représenter
29:28le luxe.
29:28Je pense qu'ils sont présents
29:29partout
29:30sur tous les métiers.
29:31Donc le titre
29:32a baissé de 43%
29:34depuis avril 2023
29:37en un peu plus de deux ans.
29:39Et les résultats,
29:41eux,
29:42attendus à 12 mois,
29:43donc on les fait
29:44à chaque fois
29:44sur les 12 prochains mois,
29:46ont baissé de 31%.
29:47Donc ce que je veux dire
29:49par là,
29:49c'est que le titre
29:50LVMH
29:51a plus ou moins suivi
29:53la baisse
29:53des résultats
29:55qui étaient générés.
29:57Pour donner
29:58un autre ordre
29:59de grandeur,
30:00on attendait
30:00à peu près
30:0133 euros
30:02de résultats
30:03par action
30:03pour LVMH.
30:04cette année,
30:06il y a un an,
30:08aujourd'hui,
30:08on est plutôt
30:09à 22 euros.
30:10Donc vous voyez,
30:11il y a quand même
30:11eu des coupes
30:11très significatives
30:12sur les résultats
30:13de ce leader.
30:16Donc le titre
30:17n'a pas baissé
30:18dans le vent.
30:19C'est ça mon message.
30:20C'est que
30:20quand on regarde
30:21dans le...
30:22C'est pas une bulle spéculative.
30:23Non,
30:23il n'y a pas...
30:24C'est vraiment
30:25que...
30:26Les moteurs principaux,
30:28Chine,
30:28Etats-Unis,
30:29c'est ça qui sont tombés
30:29en panne quelque part ?
30:30Oui,
30:31alors surtout la Chine
30:32puisque c'était quand même
30:33un moteur incroyable
30:34post-Covid,
30:35enfin déconfinement,
30:36etc.
30:37Donc c'est vrai
30:37que ça a...
30:38Pendant deux ans,
30:39ça a tiré
30:41tout le secteur.
30:42Et là,
30:43c'est vrai qu'il y a plus
30:43des questions existentielles
30:44sur le luxe.
30:45Est-ce qu'on veut vraiment
30:46toujours son sac ?
30:48Ou est-ce qu'on est plus
30:48dans l'expérience ?
30:50Donc c'est plus...
30:50Ça serait plus des hôtels,
30:52etc.,
30:52des moments ?
30:54C'est une vraie question existentielle
30:55et aujourd'hui,
30:56on n'a pas vraiment la réponse.
30:57Il faut être complètement...
30:58Existenciel,
30:59à un certain niveau de revenu quand même.
31:01Oui,
31:01oui,
31:02non,
31:02pour les acheteurs
31:03de ce type de produit,
31:04évidemment.
31:04Alors ce qu'on veut savoir,
31:05c'est par rapport justement
31:06à ce titre,
31:07c'est vrai qu'il y a le VMH
31:08qui est fond de portefeuille,
31:10maintenant comme vous voyez,
31:11il est dans toutes les gestions,
31:12c'est la première population,
31:13il est dans tous les ETF.
31:15C'est vrai qu'on se demande,
31:17peut-être,
31:17comme les moteurs
31:18ne se sont pas encore allumés,
31:19notamment en Chine,
31:20est-ce qu'il y a des perspectives
31:21qui sont en cours d'amélioration ?
31:22Alors,
31:23il y a une note aujourd'hui,
31:24c'est ce qui a fait rebondir
31:25d'une banque
31:27qui est pour le coup
31:28très réputée
31:29pour son expertise
31:31sur le secteur.
31:33Donc l'analyste est passé
31:34à l'achat sur LVMH
31:36et Kering
31:36et a dégradé par contre
31:37sur Hermès.
31:39Et donc en gros,
31:40ce qu'il dit,
31:41simplement,
31:41c'est que,
31:42alors ce n'est pas du tout
31:43pour dénaturer son propos,
31:44mais j'essaie de le résumer
31:46d'une phrase,
31:46c'est qu'en gros,
31:47on arrive à la fin,
31:48au bout du tunnel.
31:49Pour LVMH,
31:51en gros,
31:51sur la Chine,
31:53il y a plus de perspectives
31:54que ça rebondisse,
31:55que ça continue
31:56de se dégrader.
31:57Et puis aux États-Unis,
31:58bon an, mal an,
31:59bon,
31:59le consommateur,
32:00il n'a pas complètement disparu.
32:02Et bon,
32:03on n'attend rien de spécial,
32:04mais ça ne va pas
32:05se dégrader plus.
32:06Voilà,
32:06donc c'est ce qu'il dit.
32:08Moi,
32:09je suis un peu plus circonspect
32:10là-dessus.
32:11Je trouve que la valo,
32:12elle n'est pas encore
32:12vraiment folichonne.
32:14hyper attractive,
32:15on est à 22 fois
32:16à peu près les résultats
32:18attendus sur les 12 prochains mois.
32:19En moyenne historique,
32:20sur très long terme,
32:21on est plutôt autour
32:22de 20 fois,
32:23donc on ne peut pas dire
32:23non plus...
32:24Ce n'est pas encore
32:25bon marché.
32:25Oui,
32:26ruez-vous dessus,
32:27c'est vraiment...
32:28Là,
32:29il y a eu une décote
32:29très substantielle
32:31sur le titre.
32:32Et puis,
32:33l'argument que oui,
32:34ça va arrêter de baisser,
32:37je ne sais pas.
32:39Aujourd'hui,
32:39ça continue de baisser.
32:41Quand on regarde
32:41les révisions,
32:42c'est pour ça que
32:42j'en ai parlé tout à l'heure,
32:43ça ne fait que baisser.
32:45Et là,
32:46aujourd'hui,
32:46j'ai regardé,
32:47ça a continué de baisser
32:48ces dernières semaines.
32:49Au niveau des prévisions ?
32:50Au niveau des prévisions
32:51de résultats attendus.
32:52Donc,
32:52vous aviez dit tout à l'heure,
32:53effectivement,
32:54en général,
32:54il n'y a pas de fumée sans feu.
32:55Quand on baisse,
32:56c'est qu'il y a baisse,
32:57et quand il y a baisse,
32:57il y a baisse du titre,
32:58il est assez cohérent.
32:59Exactement.
33:00Donc,
33:00on price peut-être
33:01un mieux
33:03ou un arrêt de la baisse.
33:05Ce qui est certainement probable,
33:07c'est que le marché
33:10a besoin d'un rebond.
33:11Et donc,
33:11c'est pour ça aussi
33:12que j'ouvrais mon commentaire
33:14avec des questions
33:15un peu existentielles.
33:16Est-ce que finalement,
33:17l'achat du luxe
33:19tel qu'il a été fait
33:20ces 10 ou 15 dernières années
33:22est toujours d'actualité ?
33:24Ça,
33:24je n'ai pas la réponse.
33:25Donc,
33:26il faut quand même...
33:27Après,
33:27je pense qu'il y a un biais
33:28psychologique
33:28que personnellement,
33:29je peux avoir.
33:30C'est vrai que
33:30c'est des marques prestigieuses,
33:31c'est des marques
33:32assez iconiques.
33:33On parle dans les vins,
33:35les champagnes,
33:36etc.
33:36C'est vrai qu'il y a
33:37un seul terroir comme ça.
33:38Ça ne peut pas être remplacé.
33:39Ça ne peut même pas être copié
33:40alors qu'on voit des copies,
33:41des accessoires,
33:42bien évidemment,
33:42un petit peu partout.
33:43Donc,
33:43on a envie de se dire
33:44que peut-être,
33:44peut-être pas tout de suite,
33:45mais dans les années à venir,
33:46quelqu'un qui garderait
33:47finalement ces titres.
33:49Je ne vais pas faire
33:50de recommandation.
33:51Ce n'est pas mon boulot,
33:53ici en tout cas.
33:54Mais simplement,
33:56moi,
33:56ce discours-là,
33:57je l'ai entendu très souvent
33:58et quand même,
33:59LVMH,
33:59entre le plus haut
34:00et le plus bas,
34:01il a perdu 50%.
34:02Donc,
34:03la valeur fond de portefeuille
34:04qui ne bouge pas
34:05et on est sûr,
34:05on en a mis.
34:06Nous,
34:06par rapport au biais psychologique,
34:07ne pas tomber amoureux de cette it.
34:09Voilà.
34:10La bourse,
34:11c'est aussi savoir investir
34:11au bon moment.
34:14Donc là,
34:15en gros,
34:15l'analyste,
34:16il dit
34:16la baisse est derrière nous.
34:18Je pense que
34:19ça ne peut pas aller
34:20beaucoup plus bas.
34:21Donc,
34:21quelque part,
34:22à un moment,
34:22ça va rebondir.
34:23Moi,
34:23je dis quelque part,
34:24ça va rebondir.
34:25Je ne sais pas
34:26quand ça sera.
34:27Donc,
34:27ce n'est peut-être pas le moment
34:28avec une valo
34:29qui n'est pas complètement
34:30hyper attractive.
34:32Ce n'est peut-être pas le moment
34:33de se ruer dessus
34:33pour ceux qui avaient réussi
34:34à sortir au bon moment.
34:36Autre secteur
34:37qui a,
34:37pour le coup,
34:38énormément rebondi
34:39toute cette année
34:40et qui subit,
34:41justement,
34:41le problème
34:43de cette rentrée politique compliquée,
34:44ce sont les banques,
34:45banques françaises en particulier,
34:47alors qui ont été touchées.
34:48Mais c'est vrai
34:48qu'après des parcours
34:49assez exceptionnels,
34:50notamment la banque en rouge et noire,
34:51la société générale
34:52qui a cartonné,
34:53vous vouliez nous parler
34:53des banques européennes
34:55plus largement.
34:55Oui,
34:55simplement,
34:56c'est ça,
34:57c'est pour dire que
34:57aussi quand on regarde
34:58dans le rétroviseur,
35:00le secteur a progressé
35:02de 150 %
35:03en trois ans.
35:04C'est un,
35:05on parle,
35:06il y a juste titre
35:06très souvent
35:07des sets magnifiques.
35:09Bon,
35:09nous,
35:09on avait,
35:10alors bon,
35:10ce n'est pas tout à fait
35:12la même chose,
35:12mais bon,
35:13on a quand même rajouté
35:141 000 milliards
35:15de capitalisations
35:16sur le secteur bancaire
35:18en Europe
35:18depuis un peu moins
35:20de trois ans,
35:21grosso modo.
35:22Donc,
35:23c'est quand même significatif
35:24ce qui s'est passé
35:25sur le secteur.
35:25les trois raisons,
35:26c'est que les résultats
35:27ont progressé,
35:29il y a eu des retours
35:30aux actionnaires
35:31qui ont été plus faciles
35:33puisqu'en gros,
35:34les banques
35:35avaient atteint
35:36les niveaux attendus
35:37de fonds propres,
35:39et puis un début
35:40de mouvement,
35:41de consolidation,
35:42donc on pense à
35:43Unicredit
35:44qui se positionne
35:45sur combien de banques,
35:45etc.
35:46donc voilà,
35:47qui s'est sur un secteur
35:48qui a quand même
35:49très,
35:50qui a été très marqué
35:53au fer rouge
35:54pendant dix ans,
35:55enfin,
35:56voire peut-être
35:56un peu plus
35:57depuis la grande crise,
35:58depuis la grande crise,
36:00et là,
36:00peut-être on ne l'a pas
36:01en tête,
36:02mais donc on est revenu
36:03quand même
36:03sur les niveaux,
36:05enfin,
36:05on n'est pas revenu,
36:06mais en tout cas,
36:06on atteint des plus hauts
36:07depuis 2008
36:08sur le secteur bancaire,
36:10donc c'est quand même
36:10très significatif,
36:12et juste pour donner
36:12un dernier élément,
36:13pour mettre les choses
36:15en perspective,
36:15sur la valorisation,
36:17on se paye aujourd'hui
36:18un petit peu moins
36:19d'un vergue de fois
36:20les fonds propres,
36:21et c'est aussi un plus haut
36:23depuis 2008,
36:24donc voilà,
36:25donc mon propos,
36:26c'est de dire,
36:27il y a eu une très forte
36:28progression du secteur
36:29depuis trois ans,
36:31à juste titre,
36:32aujourd'hui,
36:33la valorisation,
36:34elle semble un petit peu
36:35plus riche,
36:36en tout cas moins attrayante,
36:39et effectivement,
36:40quand on regarde,
36:40par exemple,
36:41on en a parlé
36:42en début d'émission,
36:42la courbe des taux,
36:44c'est vraiment
36:45le nerf de la guerre
36:46pour les banques,
36:47donc le différentiel
36:49entre le 10 ans
36:50et le 2 ans,
36:51qui était donc négatif,
36:53encore il y a un an,
36:55il s'est repentifié,
36:56il est redevenu
36:57en territoire positif,
36:59donc on a pris
36:59quand même 125 points
37:00de base,
37:01ce qui est vraiment
37:01très significatif
37:02pour le secteur bancaire,
37:04et là,
37:04aujourd'hui,
37:05on voit que
37:05des deux côtés,
37:07ça se stabilise,
37:09donc il y a peut-être
37:09moins d'éléments favorables
37:11pour le secteur bancaire,
37:12c'est ça mon propos,
37:13mais un rebond,
37:15c'est un peu
37:16le rebond invisible,
37:17on n'en parlait pas vraiment,
37:19c'est moins glamour,
37:20effectivement,
37:21de parler du secteur bancaire
37:22que des 7 magnifiques,
37:23mais ça compte d'un égard.
37:24Il n'y a pas d'avoir ce chiffre
37:25en tête plus de 150%
37:26en trois ans,
37:27on a vu,
37:27je crois qu'il y a des progressions
37:28pratiquement de 80%
37:29cette année,
37:30sur les banques,
37:30en tout cas celles qu'on connaît ici,
37:32et en bonne gestion,
37:33ça peut être intéressant
37:34de regarder,
37:34de se dire,
37:35les armes ne montent pas
37:36jusqu'au ciel,
37:37peut-être aussi
37:37prendre une part
37:38de ses bénéfices.
37:39Il nous reste très peu de temps,
37:40messieurs,
37:41réaction,
37:41alors peut-être pas
37:42sur les banques en particulier,
37:43mais c'est vrai
37:43que ça participe
37:44aussi à cette repentification,
37:46le fait qu'on soit sorti
37:46de cet écueil
37:47des taux zéros
37:48pour gagner un petit peu
37:49d'argent
37:49du côté des banques.
37:51Il y a deux éléments,
37:52c'est un,
37:53vraiment les arbitrages,
37:56ça c'est vraiment
37:56le rôle d'allocataire
37:57entre valeur de croissance
37:59qui bénéficie de taux faibles
38:01et qui souffre
38:02de la montée des taux,
38:03LVMH,
38:04et valeur value
38:05qui aime bien les taux,
38:06donc ça,
38:06et puis peut-être
38:07le deuxième élément
38:08plus circonstanciel,
38:09c'est que là,
38:10pendant quelques temps,
38:12le marché va privilégier
38:14plutôt les valeurs exportatrices
38:15et des valeurs
38:17moins domestiques.
38:18Et donc ça,
38:18ça concourt aussi
38:19à ce qu'on se dise,
38:20tiens,
38:20un secteur qui peut
38:22se faire fiscaliser,
38:23etc.,
38:24comme les banques
38:25ou comme des concessions,
38:26on va un peu les délaisser
38:28pendant quelques semaines.
38:29Donc voilà,
38:30il y a un élément fondamental
38:32qui est lié au taux
38:32depuis quelques années
38:33et puis il y a l'élément
38:35ponctuel aussi
38:36qui en rajoute,
38:37je pense.
38:37Oui,
38:38Laurent ?
38:39Sur les banques,
38:39rien à dire en particulier,
38:41mais peut-être
38:41sur les marchés d'action
38:42en Europe,
38:43ce que l'on constate
38:44depuis le début de l'année,
38:45si l'on fait la décomposition
38:46de la performance totale
38:48des marchés,
38:49c'est qu'aux États-Unis,
38:50la performance des marchés
38:51d'action a été guidée
38:52par la croissance
38:53des bénéfices,
38:54non pas par l'augmentation
38:55des multiples de valorisation
38:57parce qu'on était déjà
38:57très chers.
38:58Et à contrario,
38:59en Europe,
38:59ce sont les multiples de valorisation
39:01qui ont augmenté.
39:01Donc ça rejoint un peu
39:02ce qui vient d'être dit
39:03sur les banques
39:03parce que les banques,
39:04si je ne me trompe pas,
39:05je parle sous votre contrôle,
39:06c'est un des contributeurs majeurs
39:08de cette performance.
39:10En plus,
39:10avec le secteur de la défense
39:11aussi,
39:11me semble-t-il.
39:12Mais c'est intéressant
39:13de voir justement
39:14cette dichotomie,
39:15c'est-à-dire qu'aux États-Unis,
39:16il y a des croissances bénéficiaires
39:17très fortes
39:19qui guident la performance
39:20des marchés
39:20en dollars,
39:21pas en euros.
39:22Et en Europe,
39:23on a plutôt
39:24une expansion des multiples.
39:25Ce qui veut dire
39:26qu'il y a plus d'argent
39:26et revenus sur les marchés.
39:28C'est simplement
39:28une sorte de sentiment
39:29en se disant
39:31que ça va mieux
39:32et surtout que ce n'était pas cher
39:33et qu'il fallait y aller.
39:35Et la question,
39:35c'est de savoir
39:36si la croissance bénéficiaire
39:37va se reporter sur l'Europe.
39:39On en reparlera peut-être
39:40une prochaine fois.
39:41Exactement.
39:41En tout cas,
39:42les investisseurs
39:43rationnels
39:44sont allés là
39:45où ça se passait
39:45plutôt bien.
39:46En tout cas,
39:47un grand merci
39:47à nos trois experts.
39:49Grandement,
39:50merci,
39:50économiste chez Ecofish,
39:51Jean-Lacridman,
39:52Vega IS
39:53et Thierry Leclerc,
39:55pour AlphaJet
39:57faire Investor.
39:59On passe tout de suite
40:00à notre dernière séquence.
40:01On va parler
40:01crypto dans Smart Bourse.
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