- il y a 4 mois
Vendredi 29 août 2025, retrouvez gilles bonnenfant (Président, Eurogroup Company), Gérard Déprez (PDG, Loxam), Corinne Massin (Présidente, Alliance pour le Mécénat de compétences) et Florence Louppe (Directrice Générale, Diot-Siaci Corporate Solutions) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:00Retrouvez Bsmart sur la REF avec Diociassi, leader européen du conseil et du courtage d'assurance dédié aux entreprises.
00:15Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Smart Impact toujours au cœur de la REF 2025, la rencontre des entrepreneurs de France,
00:23organisée par le MEDEF ici à Roland-Garros dans le temple du tennis français.
00:28Dans cette émission, on parlera des défis que les assureurs doivent relever face à la multiplication des épisodes climatiques extrêmes.
00:37Le grand entretien du jour, ce sera avec Gérard Després, le président de l'OXAM, leader européen de la location de matériel.
00:44On verra notamment comment il finance la transition énergétique de son groupe.
00:48On aura un débat qui sera consacré au mécénat de compétences et évidemment, comme tous les jours, notre rubrique start-up,
00:55les start-up éco-responsables chaque jour dans Smart Impact.
00:58Voilà, c'est parti pour cette émission depuis la REF ici à Roland-Garros.
01:08L'invité de ce Smart Impact depuis la REF 2025 à Roland-Garros, c'est Florence Loupe, la DG de Diociassi Corporate Solutions.
01:15Plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2024, plus de 7000 collaborateurs dans le monde.
01:22Et une question pour poser un peu le décor.
01:25Vous êtes présent dans combien de pays ?
01:27Alors aujourd'hui, Diociassi, nous accompagnons nos clients chefs d'entreprise dans plus de 165 pays.
01:33Nous sommes directement présents en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie.
01:38Et nous continuons à travailler notre empreinte locale.
01:41Notre ambition, c'est d'accompagner les chefs d'entreprise, pro, PME, ETI, mais aussi grands comptes.
01:46Nous sommes le premier courtier du CAC 40 pour tous leurs risques et partout de par le monde.
01:51Donc partout dans le monde, votre premier marché, c'est quand même l'Europe ou pas forcément ?
01:54Bien sûr.
01:54Et c'est surtout notre ambition, c'est-à-dire de bâtir avec Diociassi un leader européen d'envergure mondiale.
02:01Avec une question qui est évidemment centrale, dès qu'on parle d'assurance, et ce n'est pas la première fois dans cette émission,
02:07c'est le changement climatique qui s'accompagne d'une multiplication d'épisodes climatiques extrêmes que vous devez assurer.
02:16Est-ce que ça veut dire que le modèle économique de l'assurance est en péril ?
02:19En tout cas, le modèle économique de l'assurance est en changement.
02:22Vous le disiez, multiplication des événements climatiques extrêmes.
02:25On peut penser au feu en Californie en début d'année, au feu en Europe pendant l'été,
02:29aux températures extrêmes, plus de 50 degrés enregistrés aux Émirats Arabes Unis, en Turquie il y a encore quelques semaines,
02:36mais aussi la multiplication des petits risques du quotidien, les événements de grêle, etc.,
02:41qui fragilisent les chefs d'entreprise et qui posent question aux assureurs.
02:45Et donc finalement, ce sujet du changement climatique, il est clé pour nous,
02:48entre des clients qui se posent des questions sur comment préserver leur activité pour demain,
02:52et des assureurs pour qui effectivement le risque réalise vraiment un changement de paradigme assez massif.
02:59Est-ce que, alors c'est une question qui peut être une question collective,
03:02mais qui est particulièrement intéressante pour le monde de l'assurance,
03:05est-ce qu'on a sous-estimé finalement le coût de ces épisodes climatiques ?
03:10Parce qu'il y avait des prévisions qui ont été faites il y a une dizaine, une quinzaine d'années,
03:16et évidemment vous, vous avez tenté d'anticiper sur ce que coûterait les risques climatiques.
03:20Est-ce qu'on l'a un peu sous-estimé ?
03:22Au-delà de sous-estimé, je pense que c'est la façon de compter, de voir l'évolution des choses qui changent.
03:27L'assurance a toujours été un monde où on regarde derrière, on regarde les tendances et on prédit l'avenir.
03:32Ça, à l'aube du changement climatique, ça ne fonctionne plus.
03:35Et ça ne fonctionne plus pour trois raisons.
03:37Déjà, le changement climatique, il est évolutif, mais il est inertiel.
03:41C'est-à-dire que quoi qu'on fasse aujourd'hui, la trajectoire, elle est déjà partiellement écrite.
03:46Le second sujet, c'est que vous le disiez, il y a des événements climatiques majeurs à certains endroits,
03:50mais leur impact, il est systémique.
03:53Une usine qui brûle en Inde, c'est potentiellement le marché de l'industrie auto qui va manquer de pare-chocs pendant 18 mois.
03:59Et donc ça, c'est un changement aussi très différent à appréhender pour les assureurs.
04:05Et puis enfin, c'est une évolution qui n'est pas linéaire.
04:07C'est-à-dire que dans le changement climatique, il y a des effets de seuil qui impliquent des changements brutaux et très difficiles à anticiper.
04:13Alors on va évidemment longuement parler de ce modèle de l'assurance et puis des services que vous proposez à vos clients, aux chefs d'entreprise.
04:21Mais il y a quand même un événement majeur pour l'entreprise, c'est le fonds d'investissement Ardian qui devient l'actionnaire principal de Duo Ciasi.
04:27C'est tout simplement la plus grosse opération française de private equity depuis le début de l'année.
04:32À quel point c'est un virage important ?
04:35Simplement en écoutant ce que je viens de dire, on comprend que c'est un virage important.
04:38Mais pour vous de l'intérieur, à quel point c'est un virage important ?
04:40Alors Duo Ciasi est et demeure un groupe indépendant.
04:43La famille Burrus ainsi que le management ensemble, nous sommes majoritaires dans le capitale de Duo Ciasi.
04:49Et c'est ce qui nous permet de garder notre colonne vertébrale et de bâtir notre projet d'entreprise.
04:54L'arrivée d'Ardian à nos côtés, c'est une formidable nouvelle pour nous parce qu'elle va nous permettre de pouvoir continuer à bâtir notre feuille de route,
05:01à nous doter toujours de nouveaux pays, de nouvelles compétences pour toujours mieux accompagner nos chefs d'entreprise
05:06et bâtir un champion européen d'envergure mondiale du cortège.
05:10Ça veut dire que ce n'est pas forcément une nouvelle stratégie, c'est une continuation de la stratégie mise en place, mais avec plus de moyens ?
05:15On peut dire ça comme ça ?
05:16Absolument. Et tous les talents autour de la table pour nous y accompagner et accélérer encore dans ce monde en mutation.
05:22Alors, je voudrais bien que vous nous expliquiez les services. Comment vous évaluez les risques ?
05:27Un chef d'entreprise vient vous voir et on dit « Ok, je sais qu'il y a de plus en plus d'épisodes climatiques. »
05:32Comment je m'assure ? Comment vous évaluez les risques pour vos clients ?
05:35Alors, la première étape, c'est la cartographie des risques. Ce risque nouveau du changement climatique, il doit être déjà appréhendé.
05:42Donc, ce qu'on fait déjà, c'est des accompagnements de nos chefs d'entreprise pour identifier les risques.
05:46Les risques du climat, lesquels sont-ils pour les entreprises ? Mais auxquels sont-ils les plus vulnérables ?
05:52Une entreprise peut être soumise aux vagues de chaleur, mais pour certaines, ça veut dire fermer une usine trois jours. Pour d'autres, c'est sans impact.
05:59Donc, on va travailler sur ce sujet de vulnérabilité, de dimensionnement. Et après, on va scénariser les choses en se disant, par exemple, en fonction des scénarios du GIEC,
06:07à horizon 15 ans, en fonction des scénarios, plus 2,5, plus 3,5 de température, ça donne quoi ? Et est-ce que le risque, il est toujours soutenable pour l'entreprise ?
06:16Le second sujet, c'est aussi les risques de transition. C'est-à-dire, cette transition climatique, elle va apporter de nouveaux risques,
06:22mais aussi de nouvelles opportunités. Et donc, là encore, aux côtés du chef d'entreprise, notre objectif, c'est de cartographier ça.
06:29Est-ce qu'une évolution de réglementation peut mettre à mal le business model d'une entreprise ? Est-ce que les nouveaux comportements des consommateurs
06:36peuvent être soit un risque, soit, au contraire, une opportunité pour conquérir de nouveaux marchés ?
06:41Avec ce qu'on appelle notamment les solutions d'assurance paramétriques. Alors, on en a déjà parlé dans l'émission, mais tout le monde ne connaît pas forcément la subtilité.
06:50Qu'est-ce que ça change, les solutions d'assurance paramétriques ?
06:53Alors déjà, la cartographie des risques, c'est vraiment l'étape préalable. Et c'est vraiment la base à pouvoir faire la suite.
06:58Et la suite, ça passe bien sûr par l'assurance, et j'y viendrai dans un instant, mais ça passe d'abord par la feuille de route d'adaptation de l'entreprise.
07:05L'adaptation, c'est d'abord de la prévention. C'est les comportements humains du quotidien face à une réalité un petit peu différente.
07:11C'est de l'adaptation au travers de la technique, les techniques de construction, qui vont permettre d'être plus résilients à certains événements.
07:18La technique de la nature aussi, c'est la revégétalisation, c'est l'adaptation des semences.
07:23Mais c'est aussi toutes les nouvelles technologies qui ne sont pas forcément chères et qui sont à la disposition des entreprises pour les prévenir plus en amont ou mieux les préparer à ces événements.
07:33Et une fois qu'on a fait tout ça, c'est là qu'on a tous les atouts pour travailler avec les assureurs.
07:38Et effectivement, au-delà de l'assurance classique, il y a de nouvelles formes d'assurance, donc paramétriques, c'est-à-dire une assurance qui va déclencher une indemnité en fonction de l'avènement ou pas d'un indice.
07:51Ça peut être une température à un endroit donné, une hauteur de vague, un manque d'enneigement.
07:57Est-ce que vous voyez déjà des décisions stratégiques mises en œuvre par vos clients basées finalement sur cette cartographie des risques que vous leur proposez ?
08:07C'est-à-dire des sites qui vont fermer ou qui vont construire ailleurs, etc.
08:11Bien sûr, fort de ces cartographies, nous intervenons de plus en plus dans les comex des groupes pour présenter ces cartographies, confronter les points de vue.
08:21Et ces cartographies souvent s'accompagnent de plans d'OPEX, de CAPEX, d'investissement pour l'avenir.
08:26Et donc effectivement, l'avenir d'un site industriel qui va être proche des côtes, très lié à certains événements climatiques, ne va pas forcément être privilégié et plutôt travailler sur un autre.
08:38Donc tout ça, ça implique les conditions d'investissement des entreprises à l'avenir.
08:43Est-ce qu'il faut encore, je ne sais pas quel terme employer, mais je vais dire évangéliser ?
08:47Est-ce qu'il faut encore convaincre parfois ou plus du tout ?
08:50Est-ce que vous avez le sentiment que cette étape, elle est derrière nous ?
08:53Des arguments à trouver pour convaincre un comex ou un chef d'entreprise ?
08:59Il y a probablement deux choses.
09:01C'est-à-dire, il y a la réalité du changement climatique et il y a la vitesse de l'adaptation.
09:06Et effectivement, le chef d'entreprise, pour lui, en particulier dans le contexte économique qu'on connaît aujourd'hui, des investissements supplémentaires pour un bénéfice dans quelques dizaines d'années, c'est compliqué.
09:18Donc effectivement, il y a un dialogue, mais c'est un sain dialogue.
09:22Mais aussi une entreprise, sa première envie, c'est de se préserver pour l'avenir et préserver son business model, c'est être résiliente à tous ces mouvements-là.
09:32Et c'est aussi sa capacité d'attirer les talents.
09:34Et une entreprise qui ne se soucie pas de ces sujets-là aujourd'hui, c'est une entreprise qui n'attirera pas de talents.
09:39Oui, parce que vous assurez aussi le capital humain, les salariés des entreprises, pas seulement les sites, les locaux, j'imagine.
09:45Absolument, nous couvrons les risques à 360 degrés pour les entreprises.
09:51Et puis dernière chose, on parle toujours des risques liés au climat.
09:54Mais il y a des opportunités liées au climat.
09:56Allons-y, vive le discours positif, dites-nous.
09:58Toutes les innovations que réalisent nos entreprises, parce qu'accompagner les entreprises face au changement climatique, c'est aussi convaincre les assureurs d'assurer toutes ces innovations climatiques.
10:07Parlons de choses basiques, les panneaux photovoltaïques, d'accord, ça paraît basique comme ça.
10:12Aujourd'hui, assurer certaines installations de panneaux photovoltaïques, c'est encore un défi technologique majeur.
10:17C'est compliqué pour les pompiers d'intervenir quand ces panneaux prennent feu, etc.
10:21Et donc tout ça, on a de formidables technologies en France.
10:25Il faut qu'on continue le travail pour les implanter et sécuriser leur couverture assurantielle.
10:29Alors, je vous posais la question de la réception, de l'évangélisation, parce que c'est vrai qu'on est dans un climat de bâclage, de retour en arrière aux États-Unis, bien sûr.
10:36Mais en Europe aussi, on voit que les ambitions affichées par l'Europe, notamment sur le bilan extra-financier, sur la CSRD, il y a un retour en arrière qui est réel.
10:47Qu'est-ce que vous en dites ? Est-ce que vous dites qu'il y avait un besoin de simplification ?
10:50Les 800 pages de la CSRD, c'était quand même trop compliqué ou qu'on est en train de dangereusement jouer avec le risque climatique futur ?
10:58Comment vous réagissez face à ça ?
11:00Alors, soyons honnêtes, c'est vrai que la CSRD a été un élan majeur pour inciter les entreprises à faire une cartographie de risque.
11:06Avec comme objectif de fournir ce reporting.
11:10La CSRD, elle est en place pour la première tranche des entreprises.
11:13Elle est décalée pour les autres.
11:16Est-ce que ça a arrêté les choses ?
11:17Ça a probablement freiné la mise en place des plans, en particulier dans le contexte économique et géopolitique actuel.
11:24Néanmoins, ça a aussi un effet vertueux.
11:26C'est-à-dire que plutôt que d'en faire un outil pour faire un rapport, on en fait un outil pour s'adapter, se transformer et réfléchir sur l'avenir.
11:33Donc, en ce sens, il y a aussi un effet bénéfique à cet inversement de tendance.
11:38Mais je vais un peu plus loin parce que c'est ce qu'on entend beaucoup dans les années de la REF.
11:43Il y a des chefs d'entreprise qui disent « mais nous, on avait défini un cap, on ne va pas changer de cap parce qu'il y a eu des élections aux États-Unis ou des élections européennes ».
11:52Est-ce que vous êtes dans cet état d'esprit ? Est-ce que vos clients sont majoritairement dans cet état d'esprit ?
11:57Oui, modulo, les impacts de l'évolution du coût de l'énergie, etc., qui peuvent remettre en question...
12:03Oui, il y a des principes de réalité qui font qu'il y a un moment, on n'a plus les moyens de ces investissements.
12:07Exactement, on change ces investissements et c'est l'objectif d'une feuille de route.
12:11Un point peut-être supplémentaire qu'on verra poindre dans les mois à venir, c'est l'évolution du cadre juridique turbulent de cette transition climatique.
12:19Parce qu'aux États-Unis, vous le soulignez, le cadre a changé.
12:22Les attentes de l'État fédéral l'ont également changé.
12:25Mais à contrario, on a toujours autant d'associations, d'associations locales qui vont aller réclamer contre les entreprises, les collectivités pour inaction climatique.
12:34Et donc notre rôle, c'est d'accompagner le chef d'entreprise à trouver le juste baril centre entre cette trajectoire dans la transition climatique et un environnement réglementaire un peu mouvant en ce moment.
12:45Effectivement, merci beaucoup Florence Loupe et bonne REF 2025.
12:49A bientôt sur Bsmart4Change.
12:51Merci beaucoup.
12:52On passe tout de suite à notre débat, le mécénat de compétences en question.
13:01Le débat de ce Smart Impact.
13:04On est toujours évidemment à la REF 2025 dans les allées de Roland-Garros.
13:08Et on parle du mécénat de compétences avec Corinne Massin.
13:10Bonjour.
13:11Bonjour.
13:11Bienvenue.
13:12Vous êtes la présidente de l'Alliance pour le mécénat de compétences, également directrice du mécénat chez Servier.
13:18Gilles Bonenfant, bonjour.
13:19Bonjour.
13:19Le président d'Eurogroupe Compagnie.
13:22On va peut-être démarrer en présentant l'AMC en quelques mots, tout simplement.
13:26Dites-nous.
13:27Très bien.
13:27Bien sûr, l'Alliance pour le mécénat de compétences, c'est une aventure collective depuis 2019 qui a réuni une quinzaine de chefs d'entreprise au siège des échos pour signer un manifeste de cet engagement qui était à l'époque de s'engager à mettre en place ou à déployer le mécénat de compétences,
13:47à le développer, à le promouvoir et à faire des études sur le sujet qui était quasi inexistante.
13:54Donc voilà, ça a démarré comme ça et maintenant on est à peu près 30 entreprises.
13:58On vient de sortir un livre blanc, on va en parler et il y aura la signature d'un nouveau manifeste.
14:04On va parler de ce livre blanc, de ce manifeste.
14:06D'ailleurs, ces présidents, ils sont réunis à l'occasion de l'AREF.
14:09Vous êtes en train de les réunir, c'est ça ?
14:11Alors, nous les avons réunis ce matin tous ensemble.
14:15Il y a eu des tables rondes où ils ont parlé, se sont enrichis par l'écoute de chacun.
14:20Et bien sûr, le sujet phare, c'était le mécénat de compétences à impact dont nous parlons maintenant dorénavant.
14:27Oui, on va évidemment l'évoquer.
14:28Et l'un de ces présidents, qui est aussi un pionnier, on peut le dire, c'est vous Gilles Bonenfant.
14:33Pourquoi ? Parce que Eurogroup Compagnie fait du mécénat de compétences depuis combien de temps ?
14:37Alors, nous, on a démarré il y a presque 23 ans.
14:40On n'employait même pas ces termes-là.
14:42Alors, on en a fait sans le savoir.
14:43Mais en fait, l'idée est venue au moment de la loi sur les 35 heures.
14:49Et dans les discussions que nous avons eues avec le comité d'entreprise,
14:53on a dit, finalement, bien évidemment, on va s'inscrire dans cette logique des 35 heures.
14:58Mais on va trouver une forme de compensation.
15:00Et on a créé le mécénat de compétences avec une équipe qui a lancé ça.
15:04Donc, je vous dis, depuis bientôt 23 ans.
15:06On a accéléré ça au travers d'une fondation pour les 35 ans d'Eurogroup.
15:11J'ai proposé aux associés de créer une fondation qui assurait la pérennité de cet événement, de cet élan d'origine.
15:18Donc, 23 ans qu'on en fait, qu'on réunit des jurys.
15:20Et c'est au cœur de l'activité d'Eurogroup, génération après génération.
15:27Moi, je préside un groupe de conseil.
15:29Donc, par définition, il y a du turnover.
15:30Et ça me fait plaisir d'ailleurs de retrouver ce matin, dans la réunion des présidents,
15:35des anciens d'Eurogroup qui sont dans des entreprises.
15:37Et alors, ça existe toujours, ça existe encore plus.
15:41Ça s'est développé, ça a donné de l'ampleur et voilà.
15:44Et donc, ça représente quoi en chiffres, en heures déployées et peut-être en compétences proposées ?
15:52J'ai été marqué ce matin par des chiffres d'abord importants, de plus en plus d'entreprises.
15:57On le voit dans les statistiques et dans les baromètres qui ont été portés par Corinne et les équipes.
16:03Nous, c'est entre 12 et 15 jours par an par collaborateur qui est engagé.
16:06Ce qui est très, très au-dessus des moyennes qu'on a évoquées.
16:11Nous, on est une ETI, je rappelle, on est un groupe de conseil, 3000 personnes dans le monde, 500 en gros en France.
16:19Et c'est un lien, c'est un lien entre toutes les équipes avec un phénomène nouveau.
16:22C'est qu'avant, au départ, c'était essentiellement les consultants et maintenant, on a nos fonctions corporate
16:26parce que toutes les compétences sont nécessaires pour les associations qu'on accompagne.
16:31Donc, alors moi, je ne suis pas friand des KPI de cette nature-là,
16:34mais quand je vois la façon dont nos collaborateurs nouveaux s'engagent,
16:38tous profils confondus et à la fois les associations qui postulent aux appels à candidatures qu'on fait,
16:44je me dis qu'on doit être dans les bons ratios.
16:46Oui, effectivement. Corinne Massin, est-ce qu'on vous demande encore,
16:49mais c'est quoi exactement le mécénat de compétences ?
16:51Eh oui, oui.
16:52Ça me surprend un peu, mais bon, non, pas les membres de l'AMC,
16:55mais par exemple des gens que vous croisez ici à l'ARES ?
16:57Oui, tout à fait, tout à fait.
16:58Des entreprises qui viennent nous voir, qui disent,
17:01on sent que c'est un sujet RH important,
17:03que ça peut donner du sens, etc., mais qu'est-ce que c'est concrètement ?
17:06Donc, en fait, le mécénat de compétences,
17:08c'est la possibilité donnée par l'entreprise au collaborateur,
17:12quel que soit le collaborateur,
17:13de s'engager sur son temps de travail,
17:15sur des missions d'expertise professionnelle
17:17ou de savoir-faire personnel.
17:21Voilà, c'est ce qui réactérise ce dispositif.
17:24Et ce qui est essentiel, c'est d'exercer finalement le métier qu'on fait,
17:29quel qu'il soit dans les entreprises,
17:31au service d'associations qui en ont vraiment besoin,
17:34de mélanger les expériences.
17:36Et ça peut permettre aussi, de temps en temps,
17:38de faire un peu retomber certains de nos équipes
17:41sur la réalité du terrain, sur ce besoin permanent.
17:44Et je vous le disais tout à l'heure,
17:46plus de 20 ans d'expérience.
17:48Nombreux de nos collaborateurs sont maintenant membres
17:50des conseils d'administration,
17:51de certaines petites associations prolongées,
17:53d'ailleurs, même en quittant un regroupe.
17:56Donc, ça crée ce lien.
17:58Ce qu'a démontré le baromètre, le livre blanc,
18:00tout ce qui a été évoqué ce matin,
18:02c'est que ça peut être porté par des grands groupes,
18:05bien évidemment, mais aussi par des ETI et des PME
18:07et sur le territoire.
18:09Et je crois qu'il faut franchir une étape.
18:11On l'a évoqué dans les conférences précédentes.
18:13Donc, ça ne passe simplement peu, ça doit être porté.
18:17Nous devons le faire parce que la société en a besoin,
18:20les collaborateurs en ont besoin.
18:21Et ce n'est pas simplement une question de sens,
18:23c'est une question d'appartenance.
18:24C'est une question de...
18:25Nous, on fait des jurys, deux fois par an.
18:28J'ai plaisir à voir sur des projets qui sont portés.
18:30C'est un jury qui est porté par les collaborateurs.
18:34Tout ça, c'est fait par les collaborateurs d'Eurogroupe,
18:37qui apporte, qui source des associations.
18:39Il y a un jury, on choisit parmi ces jurys-là.
18:41Et quand les collaborateurs avec les associations
18:43viennent pitcher devant un jury pour présenter le projet,
18:47et puis six mois après, quand le projet a été fait,
18:50on fait le bilan.
18:51Est-ce qu'on est dans les résultats qui étaient attendus ?
18:53Et ça, on le fait en co-équipe avec les associations
18:57et avec toutes les ressources nécessaires
19:00par rapport à l'expertise qui est attendue sur un thème donné.
19:02Oui, effectivement, Corinne Massin.
19:03Quelle leçon vous tirez ?
19:04On va parler du livre blanc, mais déjà, ce baromètre.
19:06Vous publiez tous les ans un baromètre du mécénat d'entreprise.
19:13Est-ce qu'effectivement, il n'y a pas assez de PME ?
19:15Est-ce que c'est l'une des leçons qu'on peut tirer ?
19:17Ou est-ce qu'au contraire, vous voyez le nombre de PME
19:19s'emparer du mécénat de compétences augmenter ?
19:22Alors d'abord, je rectifie, c'est le baromètre Admical
19:25qui est l'association du mécénat d'entreprise de manière globale.
19:31Et cette année, nous avons collaboré sur le focus mécénat de compétences.
19:35C'est bien ça.
19:36Pour la première année.
19:37Donc, ce que l'on peut constater,
19:39c'est que sur les 172 000 entreprises mécènes,
19:44ce qui représente 9 %,
19:47il y a 16 % de ces entreprises qui pratiquent le mécénat de compétences,
19:53qui l'ont mis à disposition de leurs collaborateurs.
19:55C'est en progression, mais ça reste quand même,
19:59on va dire qu'il y a encore de la marge pour progresser.
20:01Effectivement, il y a une belle marge.
20:02Et c'est d'abord des grands groupes ?
20:03Alors, c'est essentiellement encore des grands groupes à 84 %,
20:0756 % d'ETI et 30 % d'EPM.
20:15D'accord.
20:15Donc, il y a aussi une marge de progression pour les PME.
20:17Il y a une volonté d'en faire plus.
20:20Et ce que je trouve remarquable,
20:21c'est que les ETI et les PME s'y mettent.
20:23Parce que vu d'un dirigeant de petite entreprise,
20:26ce n'est pas tout à fait la même chose.
20:28Et ce qui est évoqué au travers de ce qui est évoqué...
20:30beaucoup de bras de Shiva à mobiliser sur autre chose.
20:34Oui, mais ils ont aussi besoin d'être attractifs.
20:36Ils ont aussi besoin de créer de l'attractivité et de la présence
20:41et éviter des turnovers.
20:42Voilà, donc tout ça, c'est important de le faire.
20:44Il y a un phénomène nouvel depuis deux ans,
20:46c'est que les administrations aussi doivent fournir cet effort
20:50sur le mécénat de compétences.
20:51Et là, je trouve que c'est faible.
20:53C'est faible, je crois que c'est 20 %, vous disiez tout à l'heure,
20:56d'administrations qui pratiquent le mécénat de compétences.
21:00Alors, c'est vrai que c'est ouvert depuis peu.
21:02Il y a une loi cadre qui leur a offert un pilote
21:05sur une expérimentation de trois ans.
21:07C'est récent, ça fait moins de deux ans.
21:10Ce qui fait que maintenant, d'ailleurs, ils viennent nous demander,
21:12nous, on ne sait pas faire, comment doit-on faire ?
21:15Mais comme ils sont en phase pilote, ils se disent, d'ailleurs,
21:17on n'est pas sûr que ce soit conservé à terme.
21:20Donc, il y a des hésitants, il y a ceux qui ont déjà collaboré avec nous
21:24sur des webinaires, sur, voilà, essayer d'acculturer un petit peu
21:27le mécénat de compétences au sein de l'administration générale
21:32et territoriale, je précise, pas hospitalière.
21:35Mais en tout cas, c'est un sujet qui concerne maintenant tout le monde.
21:38Il nous reste un peu moins de ça.
21:39Allez-y rapidement, parce que je voudrais qu'on parle du mécénat à impact.
21:42Il faudrait aller plus loin, parce que par ailleurs,
21:43dans les codes de marché public, on a des restrictions
21:46et des obligations aujourd'hui de clauses de réinsertion.
21:48Donc, le juste équilibre entre le privé et le public,
21:51c'est peut-être aussi qu'ils se saisissent du sujet,
21:53parce qu'ils enverraient à la fois l'intérêt
21:55et peut-être la difficulté de mise en œuvre.
21:57Et puis montrer l'exemple.
21:58Oui, tout à fait.
21:59Sur le mécénat à impact, c'est le thème du livre blanc
22:03que vous avez partagé avec les présidents ce matin.
22:08Est-ce que c'est une demande importante, plus importante qu'auparavant,
22:14de s'emparer finalement de ces thématiques de transition environnementale
22:17dans le cadre du mécénat de compétences ?
22:20Alors, d'abord, le mécénat de compétences à impact,
22:22c'est lié à une étude que nous avons faite avec Kimso
22:26et Pro Bonolab pour écouter le ressenti association,
22:30qui était quand même un peu nouveau chez les entreprises.
22:33Et nous avons défini un mécénat de compétences à impact,
22:36c'est-à-dire qu'il y a une utilité sociale.
22:39Pas seulement environnementale, évidemment.
22:41Pas seulement environnementale, qui concerne tous les sujets de société
22:44et qui commence par écouter les besoins de l'association
22:48et non pas avoir des préoccupations RH en interne,
22:52mais aller vers les associations et comprendre leurs besoins.
22:54Mais pardon, je vous interromps, parce qu'un mécénat de compétences,
22:57c'est forcément un impact social.
22:59Vous voyez ce que je veux dire ?
22:59On va aider une association ?
23:01Non. Non ? Pourquoi ?
23:02Alors, pourquoi je l'ai vécu, moi, dans mon entreprise ?
23:05Au début, nos partenaires nous disaient,
23:08pour mettre en place le mécénat de compétences,
23:10qu'est-ce qui ferait plaisir à vos salariés ?
23:12D'accord.
23:12Et moi, au début, je dis, c'est vrai que je sais
23:15qu'ils aimeraient bien être au contact des bénéficiaires.
23:18Ah, on va vous trouver quelque chose qui vous fasse plaisir.
23:21Parce qu'ils ont peur, quelque part,
23:22que le mécène ne finance pas dans l'avenir.
23:26Et finalement, maintenant, ce que l'on dit
23:29dans ce mécénat de compétences à impact,
23:31c'est, attention, ce n'est pas le sujet.
23:33On vous écoute, faites bien l'inventaire de vos besoins.
23:35Et nous, on est là pour y répondre.
23:37Si ça ne matche pas, tant pis.
23:39Vous avez d'autres mécènes.
23:40Mais en tout cas, ce n'est pas le sujet.
23:43C'est gentil, mais ce n'est pas le sujet.
23:45Il faut vraiment répondre à vos besoins.
23:48Et ça, ce n'était pas acquis.
23:49C'est pour ça qu'on a mis un jury.
23:50On présente le projet, un jury.
23:53On choisit l'association en se disant deux choses.
23:55Ils ont vraiment besoin de nous.
23:57Et nous, on peut vraiment les aider.
23:59Oui.
24:00Et six mois après ou trois mois après,
24:02suivant la formule qu'on a adoptée en fonction du besoin,
24:05on fait un bilan, résultat obtenu, pas résultat obtenu.
24:07Les résultats sont multiples.
24:09Et c'est là où on a une logique d'impact.
24:11On a une logique de preuve.
24:12On s'est engagé à faire.
24:14D'ailleurs, on demande aux associations d'être disponibles.
24:16Ils ne ressourcent pas chez nous un travail.
24:19Il faut le faire avec eux.
24:20Parce qu'à la fin, il faut qu'ils grandissent.
24:22Est-ce qu'il y a beaucoup de projets
24:23autour de la transition environnementale ?
24:25Alors ça, ça dépend en fait des axes d'engagement
24:28de chaque entreprise dans son mécénat.
24:30Chez nous, chez Servier par exemple,
24:32on est dans l'accès à la santé, l'éducation, l'insertion sociale.
24:35D'autres entreprises vont être sur l'environnement, etc.
24:37Chez nous, l'environnement, c'est traité par la RSE.
24:39Donc c'est naturel.
24:41Mais en fait, ça dépend vraiment de l'approche mécénat de chaque entreprise.
24:46Dernière question, il nous reste un peu plus d'une minute sur la professionnalisation.
24:50Est-ce que vous pratiquez le mécénat de compétences chez Rougou Compagnie depuis plus de 20 ans ?
24:56Vous nous l'avez dit.
24:57Est-ce que vous avez ressenti parfois la nécessité de mettre un peu plus de cadre,
25:02de professionnaliser la mise en œuvre tout simplement ?
25:05Régulièrement, on s'interroge.
25:06C'est-à-dire sur le fait, est-ce qu'on est dans les canons de beauté ?
25:09Est-ce qu'on est, voilà, comme tous les métiers, ils évoluent, le nôtre évolue.
25:13Donc l'accompagnement évolue.
25:15On s'est des fois trompé.
25:16On s'est trompé sur des associations qu'on a choisies.
25:18Il faut quand même le reconnaître.
25:21Donc oui, on s'interroge là-dessus.
25:23Le métier, le rôle qu'on doit vôner.
25:25Vous évoquiez tout à l'heure la transition énergétique.
25:28Nous, les sujets qu'on a beaucoup, c'est des sujets de déploiement sur le territoire.
25:32C'est-à-dire, finalement, on se rend compte que beaucoup d'associations,
25:35alors on a plutôt, on va dire, un sourcing Île-de-France,
25:40mais beaucoup de ces associations, comme Ardé, veulent aller sur le territoire.
25:43Donc on a beaucoup d'aides à apporter sur un déploiement territorial.
25:47Donc ça, c'est une autre nature d'approche.
25:49Comme on vit dans nos clients qu'on accompagne finalement au quotidien,
25:52dans notre métier de consultant, l'Eurogroupe le fait au travers du mécénat.
25:56Oui, il faut s'intéresser.
25:57D'ailleurs, on a créé d'autres natures d'accompagnement au travers de la flotation
26:00qui sont des mécénats parfois de courte durée.
26:02On parlait de séminaires tout à l'heure,
26:04mais des fois, on fait des interventions très courtes
26:08où on challenge la direction d'une association pour les mettre dans une logique.
26:12C'est quoi votre trajectoire ?
26:13Vous savez, il y avait tout un tas d'associations autour du SIDA.
26:16Et puis, il y a tout un tas d'évolutions qui ont été tournées.
26:19Alors, Serville, on parlerait mieux que moi vu le sujet que j'évoque.
26:23Et finalement, on est allé beaucoup plus loin
26:24que simplement traiter le sujet proprement parlé du SIDA.
26:27Tout ça doit évoluer avec l'économie et les besoins associatifs qui naissent.
26:33Merci beaucoup à tous les deux.
26:34Très vite, alors on a dépassé le temps.
26:36Oui, juste rajouter que le livre blanc, ça s'adresse à l'écosystème, bien sûr, du mécénat,
26:41mais ça s'adresse aussi au pouvoir public
26:42à un moment où on est dans un contexte de prochain examen de la loi de finances.
26:47Et que là, le message que je voudrais passer,
26:49c'est que fragiliser le mécénat, c'est aussi fragiliser les solidarités.
26:52Merci beaucoup à tous les deux.
26:55Et bonne REF 2025.
26:58Je vous laisse repartir dans les allées de Roland-Garros.
27:00On passe tout de suite au grand entretien de cette émission avec le patron de Loxam.
27:08Prêt pour l'impact, c'est notre rendez-vous quotidien
27:11avec une personnalité qui compte dans l'économie française.
27:15On est toujours à la REF 2025 à Roland-Garros.
27:18Je reçois Gérard Després. Bonjour.
27:21Bonjour.
27:21Vous êtes le président de Loxam, géant mondial de la location de matériel.
27:25Je vais donner quelques chiffres.
27:27Le chiffre d'affaires 2024, c'est 2,6 milliards d'euros.
27:30Près de 12 000 collaborateurs.
27:32Plus de 1 000 agences réparties dans 30 pays.
27:34Leader européen, 4e au niveau mondial.
27:39Avec quoi ? Le BTP, l'industrie ?
27:41C'est quoi votre premier marché ?
27:42S'il y en a un, d'ailleurs.
27:43Alors, il y a un premier marché qui était historique.
27:45Des entreprises de génie civil.
27:47Qui avaient besoin de matériel.
27:49Les chantiers ne sont jamais à côté de leur siège social.
27:52Donc, elles ont trouvé beaucoup plus facile.
27:55Parce qu'elles utilisent, on va dire, des engins plus encore que le monde de la construction.
27:58Mais je vais vous dire.
27:59Elles trouvaient beaucoup plus facile de trouver des engins sur place plutôt que de les déplacer, plutôt de les entretenir.
28:04Donc, elles ont été nos premiers clients.
28:06Et je dirais, ça a été les grandes entreprises qui avaient les moyens d'acheter du matériel, qui ont été les premiers utilisateurs des matériels en location.
28:14D'accord.
28:15Et ensuite, ça a essaimé.
28:17Et aujourd'hui, ça reste le premier marché ?
28:20Alors, aujourd'hui, il reste un marché important.
28:25Ensuite, on s'est ouvert à tout le monde de la construction du bâtiment.
28:28Mais il faut savoir que dans le bâtiment, le monde des bâtiments met en œuvre des matériaux et utilise peu de matériel.
28:35Ceux du génie civil utilisent peu de matériel, mais beaucoup de matériel.
28:39Donc, même si la part du génie civil est plus petite que celle de la construction, dans notre activité, c'est à peu près équivalent.
28:46Ce qui reste encore une très bonne clientèle, bien que nous soyons diversifiés de façon importante dans d'autres activités autres que la construction.
28:56Oui.
28:56Et vous dites d'ailleurs que l'Oxam, c'est bien plus que de la location.
28:59Alors, au-delà de la formule, ça veut dire quoi pour vous, ça ?
29:02Alors, on intervient dans la chaîne logistique.
29:05Il faut le prendre comme ça, on intervient dans la chaîne de valeur.
29:08On est support logistique à ceux qui font de la construction, à ceux qui font des événements, à ceux qui interviennent dans l'industrie.
29:14On n'est pas au cœur de leur métier.
29:17On est ce qui leur facilite la chaîne de valeur.
29:20C'est pour ça que c'est plus que de la location, on peut mettre en place des matériels, on peut adapter les services.
29:25C'est ce que l'on a fait notamment pour les JO, où on a fait beaucoup plus que mettre des matériels.
29:31On a apporté tout un service de logistique complet aux organisateurs.
29:35On y reviendra, parce qu'il y a eu les Jeux Olympiques, il y a eu Notre-Dame de Paris aussi, quand même, de participation emblématique.
29:41Mais on y reviendra un peu plus tard, si vous voulez bien, parce que je voudrais qu'on reste un peu sur les chiffres.
29:46On va donner le chiffre d'affaires de 2024, de 6 milliards d'euros.
29:49La tendance 2025, elle est bonne ? C'est une tendance en croissance ?
29:53Alors, le métier est en croissance, incontestablement.
29:56Le recours à la location est de plus en plus important.
29:59Néanmoins, on subit les effets de l'activité et de la conjoncture.
30:02Le secteur de la construction, aujourd'hui, est un petit peu à la peine, en particulier dans ce qu'on appelle le résidentiel neuf, pour être l'air le logement.
30:10Donc, on subit dans une tendance lourde de progression, des vagues, je dirais, de haut et de bas.
30:17Actuellement, on est sous un petit aspect d'activité, en France comme ailleurs, d'ailleurs en Europe.
30:22Mais ça ne remet pas en cause le fondamental de notre métier et cette croissance du métier.
30:27Est-ce que votre métier est concerné, impacté par la guerre commerciale qui a été allumée, rallumée par Donald Trump ou pas trop, finalement ?
30:36Alors, je dirais moins que d'autres, pas trop.
30:40Parce que nous avons une activité très locale.
30:43Nous intervenons très localement, c'est une zone géographique très courte.
30:46C'est pour ça qu'on a un grand réseau d'agences, on a plus de 1200 agences.
30:49Parce que notre rayon d'action moyen est de l'ordre de 30 km sur une ville en province ou d'une demi-heure, trois quarts d'heure, quand on parle en termes de temps pour d'autres.
30:58Donc, on n'est pas impacté par cela.
31:00Nos matériels viennent de France, d'Europe, un peu de Chine, très peu des États-Unis.
31:07Donc, on n'a pas d'impact dans notre métier, pas d'impact direct.
31:10Alors, on va évidemment passer beaucoup de temps dans cette interview à parler de bilan carbone, de verdissement de votre activité.
31:19Déjà, puisque vous dites bien plus pour la location, je me suis dit, il y a par exemple dans les services que vous proposez à vos clients, un suivi de la consommation énergétique des machines louées.
31:29Alors, pourquoi vous l'avez mis en place ?
31:30Est-ce que déjà, c'était une demande de vos clients qui eux-mêmes veulent pouvoir afficher un bilan carbone en amélioration ?
31:36Alors, déjà, nous, dans notre scope, le scope que nous avons sur nos propres activités, scope 1, scope 2, sur laquelle on travaille beaucoup, représente peu par rapport au bilan carbone complet,
31:48qui est le scope 3, qui est celui qui s'adresse à nos clients.
31:50C'est logique, quand on est loueur de matériel.
31:52Voilà, donc, on s'occupe d'abord de cette zone qui est la plus importante, sur laquelle on a pris des engagements de réduction du bilan carbone.
32:01Cette réduction sur laquelle on travaille bénéficie à nos clients.
32:04Si nous, on fournit des matériels qui sont moins consommateurs d'énergie, le bilan carbone de notre propre client va s'améliorer.
32:12Donc, si ça améliore par les matériels eux-mêmes, sur lesquels on travaille beaucoup, et par le fait de la chaîne de valeur, qui vous n'oubliez, sur laquelle on y contribue.
32:20Plutôt qu'une entreprise achète des matériels dont elle peut avoir peu besoin, grâce à la location, elle peut être sous-équipée, parce qu'elle trouvera des matériels de location aisément,
32:30parce que nos matériels sont beaucoup plus utilisés en intensité.
32:34Donc, la chaîne de valeur, l'organisation logistique contribue à cela entre l'achat et la location.
32:40Et à l'intérieur de la location, on travaille beaucoup à la diminution de l'empreinte carbone avec nos fournisseurs, dans les consommations.
32:47Et donc, c'est un double effet.
32:51D'une part, la location vous permet d'économiser de 30 à 50 % de gains carbone.
32:58Et le fait des matériels que l'on met en place, parce qu'on a une gamme qui va être plus verte, contribue encore à descendre sur cette chaîne-là.
33:05Vous faites de l'économie circulaire avant qu'on ait parlé d'économie circulaire.
33:08En fait, par principe, la location, c'est de l'économie circulaire.
33:10Exactement, exactement, comme je dirais, on en faisait sans le savoir, on ne va pas reprendre l'expression que tout le monde connaît.
33:17Oui, oui, c'est bien ce qui rend cette chaîne virtueuse d'une part, parce que ça coûte bien moins cher économiquement.
33:23Bien sûr.
33:23Et deuxièmement, écologiquement, c'est bien moins cher.
33:26Donc, effectivement, maintenant, alors que c'est bien passé à mode, les gens comprennent beaucoup mieux les enjeux de la location et rentrent dedans et nous prennent véritablement comme une alternative sérieuse à ces projets-là.
33:37C'est-à-dire qu'il n'y a plus besoin de convaincre, d'une certaine façon, ou c'est plus facile de convaincre aujourd'hui que ça ne l'était il y a quelques années ?
33:43C'est plus facile de convaincre, parce qu'il y a tout un environnement écologique qui est pris en compte, donc c'est plus facile, mais c'est un travail qui n'est pas fini.
33:52Il reste encore des réticences, il y a des habitudes professionnelles.
33:55Des réflexes d'achat, quoi.
33:56Il y a des réflexes, on va dire déjà, culturels.
33:59Les gens préfèrent être propriétaires que loués, ils ont l'impression qu'ils vont enrichir quelqu'un d'autre, alors que c'est totalement l'inverse.
34:05Ils ne se rendent pas compte, ça leur coûte bien moins cher que d'acheter, entretenir, etc.
34:10Mais qu'est-ce que vous voulez ? C'est comme ça, on garde un peu des habitudes.
34:14Ensuite, il y a des habitudes, on va dire, législatives aussi, qui sont des habitudes.
34:19On a l'impression que quand on fait un investissement CAPEX, c'est beaucoup mieux que si on fait un investissement en charge.
34:27Donc si on prend le bilan, non, il vaut mieux avoir une charge qu'un CAPEX.
34:32Mais il y a tellement d'habitudes, dans le public d'une part, mais dans le privé aussi, parce qu'on parle d'EBITDA, dans le privé, on veut avoir le plus gros EBITDA, le plus gros EBITDA.
34:39Il vaut mieux acheter, alors que ce qui compte, c'est la performance écologique ou la performance de l'entreprise aussi, dans son unique.
34:46Parce que vous avez des professionnels, vous êtes beaucoup plus efficace.
34:50Mais qu'est-ce que vous voulez ? C'est long, c'est long.
34:52Ça fait 50 ans, 60 ans que ça a mis le travail.
34:55Et la France est un des pays qui en fait partie encore des plus développés, si vous voulez, dans les pays...
35:01Dans le réflexe de location, quoi.
35:03Dans le réflexe de location, oui.
35:04L'Angleterre, les Etats-Unis et la France.
35:08Et les pays scandinats sont en avance, si je prends par rapport au reste du monde.
35:12Donc vous imaginez encore tout le territoire qui reste encore à convaincre pour nous, professionnellement.
35:17Oui, bien sûr.
35:18Quels sont les pays, justement, où il y a le plus de marge de progression ?
35:21Où il faut vraiment casser une forme d'habitude culturelle de l'achat ?
35:25Oui, alors il reste encore les pays d'Europe du Sud.
35:28D'accord.
35:29Les entreprises, le comportement reste encore à l'achat, beaucoup plus que d'autres.
35:36Je parle pour l'Europe.
35:37Après, il y a tous les autres pays, évidemment, dans le monde, qu'il faudrait pouvoir convaincre.
35:43Avec une marge de progression.
35:44Si je reviens sur vos objectifs, objectif 2030, donc c'est vraiment dans peu de temps,
35:49moins 50% sur vos émissions de gaz à effet de serre sur les scopes 1 et 2,
35:53et moins 30% sur les indirects, donc sur le scope 3, donc 2030, c'est dans 5 ans.
35:58Vous y serez ?
36:00Ça va être difficile.
36:01On y sera.
36:02On y sera.
36:02On a fait un plan qui a été approuvé par un organisme qui a validé notre trajectoire.
36:11Donc notre trajectoire nous y conduit.
36:13Après, dans une trajectoire générale, il y a la vie, il y a des hauts, il y a des bas.
36:17Il est vrai que la mise en place de l'électrification, des bornes, les problèmes de batterie font qu'on va moins vite que ce qu'on pensait.
36:27Mais il ne faut pas désespérer parce qu'il y aura un rattrapage qui se fera.
36:31Il y a une montée en puissance qui va se faire.
36:33Donc la courbe, elle va être de nature exponentielle.
36:36Donc aujourd'hui, on n'est pas sur une courbe linéaire.
36:38Mais on y sera en 2030.
36:39Ça veut dire que c'est une question d'infrastructure ?
36:42Il y a beaucoup de choses.
36:43C'est une chaîne de valeur.
36:45Si vous voulez, moi, je peux fournir à des clients des matériels électriques si j'ai des fournisseurs qui les font.
36:51Oui.
36:52Et s'ils ont des bornes pour les recharger ?
36:53Parce que sinon, ils ne vont pas vous les prendre.
36:55Et s'ils ont des moteurs qui puissent être efficaces, qui puissent se faire.
36:59Rien que dans les batteries, regardez les progrès qui ont été faits.
37:01Jusqu'à présent, il y a encore quelques années, on parlait de voitures.
37:05Ça devient délicat parce qu'avant, c'était plutôt flatteur de parler de la Zoé de chez Renault.
37:10Et aujourd'hui, on ne peut plus parler de la Renault parce qu'on a fait tellement de progrès.
37:13Mais avant, une voiture électrique, elle faisait très peu de kilomètres sur très peu de temps.
37:17Donc c'était vraiment un circuit urbain.
37:19Aujourd'hui, les voitures, elles arrivent à 600 000 kilomètres en peu de temps.
37:24Donc je dirais, il y a deux choses.
37:25C'est que la technologie nous permet d'accéder à des moteurs plus puissants, de permettre des choses plus nouvelles
37:30et de le faire connaître.
37:32Donc c'est une montée en puissance.
37:33Quand il y a des moteurs électriques qui se font, les constructeurs font ces matériels.
37:38Quand ils les font, on peut les acheter.
37:39Et quand on peut les acheter, on peut les mettre à la disposition de nos clients.
37:42Donc en fait, on n'est pas tout seul.
37:44Quand on s'est inscrit dans un premier plan, on s'est tous inscrit dans un schéma d'arrêter des moteurs thermiques.
37:50Puis ensuite, on est tombé sur un principe de réalité, des choses qui vont moins vite.
37:54Des entreprises comme Northworld qui ont déposé le bilan.
37:57Tout ça a pu freiner, il faut se ressaisir.
37:59Mais le trend, il est là.
38:01Le trend, il est là.
38:02C'est inscrit 2030.
38:03Et on sera dans notre ligne 2030.
38:05Je dirais juste à temps, ce que je pense un peu aujourd'hui.
38:08Mais aujourd'hui, on ne sort pas de notre ambition.
38:12On n'a pas changé notre cap.
38:13D'accord.
38:13Vous n'avez pas changé de cap et d'ambition.
38:14Non.
38:15Avec une gamme spécifique qui est identifiée par un logo vert.
38:18Ça s'appelle Logs Green.
38:19Donc c'est quoi ?
38:20Alors c'est du matériel, j'imagine, électrique, hybride, hydrogène éventuellement ?
38:24Ce qu'on a appelé Logs Green, c'est des matériels qui ne sont plus à consonance de moteur thermique.
38:29D'accord.
38:30Voilà.
38:30Qui peuvent être hybrides, qui peuvent être usés avec le HVO, qui peuvent être beaucoup électriques.
38:36D'accord.
38:37Mais ça représente quel pourcentage de votre...
38:39Aujourd'hui, c'est 20% de nos achats de matériel.
38:42D'accord.
38:42Voilà.
38:43Et on est encouragé pour le faire.
38:46Et on inscrit dans nos plans que ce 20% doit monter.
38:50Il va monter et il montera.
38:52Est-ce que l'hydrogène, ça fait encore partie des technologies ?
38:56Ou ça pourrait faire partie des technologies sur lesquelles vous misez ?
38:59Ou vous dites, finalement, la filière n'est pas mature encore ?
39:02Alors, l'hydrogène, on a eu beaucoup d'idées qui ont été émises au début, on va dire, il y a 4-5 ans.
39:07Maintenant, c'est beaucoup mieux ce qu'on va pouvoir faire avec chacune des énergies.
39:10Il restera de l'énergie diesel parce qu'elle restera encore probablement la meilleure combinaison.
39:16L'hydrogène, on s'aperçoit que ce n'est pas tellement adapté pour des petits moteurs.
39:20Ce sera beaucoup mieux pour des cargos, pour des gros camions qui vont descendre en puissance.
39:26Ce sera adapté à certains de nos gros engins, mais on ne les trouvera pas sur des petits engins.
39:31C'est difficile à transporter, c'est difficile à faire vivre.
39:35Donc, l'hydrogène existera.
39:37Mais on sait mieux maintenant les besoins futurs où l'hydrogène sera bien, où le bi-énergie sera bien.
39:44On a une meilleure clarté des choses.
39:45En fait, ça complique votre stratégie.
39:48Il faut aussi se dire quelle technologie est mature avant de se lancer.
39:52Quand vous lancez un investissement sur du matériel, c'est pour une expérience.
39:56Je ne vais pas vous dire, mais c'est un gros problème que l'on a.
40:00Comment allons-nous revendre des matériels avec des batteries qui ne se font plus,
40:07qui ont une durée de vie courte ?
40:09Et comment une partie de nos matériels sont quand même recyclés aussi hors Europe ?
40:13Est-ce qu'ils ont des ventes aussi pour l'électrique ?
40:16Donc, on n'est pas certain que nos matériels, si ce n'est de rentrer la durabilité des matériels,
40:21c'est-à-dire qu'il faudra qu'on les rétrofite avec des nouvelles batteries.
40:24Mais on n'est pas tout à fait certain de notre équation économique.
40:28C'est la vie, c'est l'innovation.
40:30Et comme on est poussé quand même à faire attention aux besoins économiques, on y travaille.
40:33Voilà, je vous dis, est-ce qu'on va les rétrofiter ?
40:37Est-ce qu'on va changer de batterie ?
40:38Est-ce qu'on va équiper certaines de nos agences allure ?
40:41C'est une préoccupation, mais c'est ce qui crée le dynamisme, d'une part dans la transition écologique,
40:46et surtout pour arriver à trouver un bilan économique positif.
40:49Bien sûr.
40:50On n'y arrive pas toujours, mais on pourrait être aussi aidé à le faire, sans que ça coûte.
40:55On ne fait peut-être pas encore assez d'essais.
40:58On devrait imposer toujours peut-être un minimum d'utilisation de matériel avec des carburants en JVO,
41:06ce qui obligerait à en avoir, ce qui nous permettrait de faire une fourniture.
41:09Donc vous attendez une réglementation un peu plus précise ?
41:12Alors moi, je n'attends pas de réglementation.
41:13Ça m'étonnait que vous disiez ça.
41:15Non, je n'attends pas de réglementation.
41:17Il y a du bon sens qui se fait.
41:19Il y a beaucoup de gens qui travaillent, pas besoin de réglementation pour avancer sur l'écologie.
41:23Tous les chefs d'entreprise comprennent les enjeux de l'environnement et autres.
41:27Mais on est tenu à des préoccupations économiques.
41:30Mais si on met une dose d'essai systématiquement, puis qu'on s'oblige à une dose d'essai,
41:34qu'on s'oblige, je ne vais pas dire qu'on m'oblige, on le fait.
41:37Moi, je ne suis pas obligé de rien.
41:38J'ai mis la trajectoire que j'ai voulu, j'ai mis la ligne que j'ai voulu, j'ai mis le bilan que j'ai voulu.
41:43Je me suis auto-contraint.
41:44Ça a suivi pour avancer.
41:46Et je m'aperçois que nos clients ont la même préoccupation.
41:50Ils ont aussi des salariés, ils ont aussi des ouvriers, ils ont aussi des clients.
41:53Nos fournisseurs ont la même préoccupation.
41:55Leur bureau d'études, ils travaillent.
41:56Il n'y a pas besoin de contraintes pour le faire.
41:59J'entends le message.
42:01Je vais vous citer.
42:02Vous disiez aujourd'hui, plus personne ne conteste le bien fondé d'une politique élichante de RSE.
42:08Désormais, la problématique n'est plus la prise de conscience.
42:10Je vais prendre la fin de la phrase.
42:11Je suis certain qu'on peut changer nos habitudes et transformer notre environnement.
42:15À nous de vouloir un monde plus sûr et plus vert, nous aurons un monde plus sûr et plus vert.
42:19Alors là, on est dans le volontarisme, si je vous lis bien.
42:23À nous de vouloir un monde plus sûr et plus vert, on aura un monde plus sûr et plus vert.
42:26Est-ce que ça suffit, la volonté ?
42:28Oui, parce qu'aujourd'hui, vous êtes jugé.
42:30La performance économique, elle est essentielle.
42:33C'est la base.
42:33Mais le choix se fait aussi sur les critères RSE que vous avez.
42:38Donc, si vous n'avez pas de critères RSE, c'est comme si demain, vous n'étiez pas dans le digital.
42:43Vous n'exitez plus.
42:44D'accord ?
42:45C'est aussi simple que ça.
42:46Si vous voulez avancer, si vous voulez être devant, si vous voulez être référencé, si vous voulez travailler avec des banques,
42:49si vous voulez travailler, vous êtes quand même obligé de présenter une entreprise virtueuse.
42:54Donc, vous ne pouvez pas obliger de mettre ces objectifs-là.
42:58On se donne, par exemple, des objectifs très élevés en matière de sécurité du personnel.
43:02Personne ne nous oblige à le faire.
43:04Autant de formation, autant de sécurité, autant de prévention, autant de déplacement, autant d'analyse de presque accident.
43:10Personne ne nous oblige à le faire.
43:11Mais c'est un désir de l'entreprise.
43:14C'est bon, bien entendu, pour nos salariés.
43:16Je préfère qu'un salarié soit une journée en formation plutôt qu'une journée en accident.
43:21Évidemment.
43:22Et c'est une façon aussi de les fidéliser ou de les recruter plus facilement.
43:26Quand vous écrivez un objectif comme ça, effectivement, vous obtenez des performances extraordinaires.
43:32Par rapport à notre profession, on a quatre fois moins d'accidents.
43:37C'est-à-dire que quelqu'un qui est chez nous dans sa carrière, il n'y en a pas un sur deux qui aura un accident.
43:42Alors que dans la moyenne, ils auront deux accidents dans leur carrière.
43:45Donc, on passe de deux accidents, vous rentrez chez quelqu'un, vous dites deux fois dans ma vie, je risque d'avoir un accident.
43:50On est chez nous, on est un sur deux.
43:52Un salarié sur deux.
43:53Voilà.
43:54Mais on travaille pour arriver, et ça me paraît complètement improbable, on travaille pour arriver à zéro.
43:59Et on a des, notamment dans les pays du nord de chez nous, par exemple, sur les six derniers mois, sur un nombre de 3000 salariés, on a eu zéro accident.
44:12Donc, on y arrive. Ça, c'est purement, c'est notre choix. C'est notre décision. Personne ne va ni nous remettre ni main, il ne nous condamnera si on ne le fait pas.
44:20Donc, on arrive. Voilà. Et c'est une démarche. On n'est pas, je ne sais pas si on est devenu peut-être leader, c'est parce que, justement, on a été plus exigeants nous-mêmes sur un certain nombre de choses.
44:30C'est pour ça que je reviens. C'est plus que l'allocation.
44:33Oui, je reviens à la formule d'origine de cette interview avec ces enjeux de décarbonation dont on parle.
44:41Et vous y revenez toujours, et heureusement, avec l'impératif économique d'une entreprise.
44:47Comment vous financez cette décarbonation ? Est-ce que ça a été difficile de convaincre des banques ?
44:53Comment vous financez la décarbonation ? Parce que ça vous coûte d'abord de l'argent, forcément.
44:57Oui. Alors, avoir des banques, il y a l'encouragement. Les gens sont dedans, les banques le comprennent.
45:03Mais je vais donner, symboliquement, la BEI, la Banque Européenne d'Investissement, nous a fait un prêt.
45:11C'est un prêt, ce n'est pas un don, ce n'est pas un cadeau, ce n'est pas une subvention.
45:15C'est un prêt qu'ils ont fait et qu'ils sont venus se rajouter aux autres prêts qui nous ont permis d'accélérer un peu parce que ce prêt, il est affecté.
45:23Il est fait quand même pour acheter des matériels qui sont verts.
45:25Donc, ça favorise, c'est un certain nombre de choses, une réaffectation des ressources.
45:30Quand je veux acheter un engin, je peux l'acheter thermique ou pas thermique.
45:34Voilà, c'est une affectation quand même qui se fait.
45:37Donc, peut-être tout est à la marge, mais à force d'être à la marge, on finit quand même par arriver à des performances.
45:44Est-ce que pour vous, c'est un investissement, le fait d'acheter du matériel, par exemple électrique, malgré les incertitudes dont vous parliez tout à l'heure ?
45:54C'est-à-dire, c'est un investissement à risque ?
45:56Il y a un peu de conviction.
45:59Puis après, quand on s'aperçoit quand même qu'on a acheté des matériels qui valent quatre fois plus chers qu'un autre et que personne ne veut les louer,
46:05on s'interroge s'il ne faut peut-être pas l'acheter deux fois plus cher, qu'il n'y a que quatre.
46:10S'il ne faudrait quand même pas aussi aider les clients quand même à faire le test et à changer d'habitude,
46:16parce que ça change plusieurs habitudes parfois.
46:18Il ne suffit pas juste de changer d'engin, changer d'habitude.
46:21Donc, on remet un peu les commerciaux, on refait des promotions.
46:24Voilà, il faut le faire.
46:26Et puis aussi, l'aiguillon naturel de la concurrence.
46:29Chacun essaie de dire qu'il est peut-être un peu plus vert que son voisin.
46:33Donc, vous ne voulez pas perdre cette course-là non plus.
46:35C'est un phénomène naturel de concurrence.
46:39Donc, on est balancé entre l'image, la rentabilité économique, le positionnement de l'entreprise.
46:46C'est une dynamique d'innovation.
46:47Il nous reste un peu plus de cinq minutes dans cet entretien.
46:50Et je voudrais qu'on revienne quand même surtout sur les Jeux Olympiques.
46:53Qu'est-ce que ça a représenté pour l'Oxam comme défi à relever ?
46:57Et quel a été votre rôle dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ?
47:01Oui. Les Jeux Olympiques, c'était un défi d'abord entrepreneurial.
47:07On va commencer comme ça.
47:09Il n'y a pas eu de Jeux Olympiques en France pendant un siècle.
47:13Moi, j'ai un certain âge.
47:15Je ne les reverrai jamais.
47:16Moi non plus.
47:17C'est ce que je me suis dit.
47:17C'est pour ça que j'ai acheté des places, notamment pour voir des matchs ici à Roland-Vérosse.
47:21Je ne les reverrai jamais.
47:23Ils ont lu à Paris.
47:24Il faut se réjouir.
47:25Il se passe quelque chose.
47:27Quelque chose de grand.
47:28Donc il fallait en être.
47:29Il fallait en être.
47:29Il faut y en être.
47:30D'accord.
47:30Il n'y a pas de problème.
47:32On doit s'y inscrire.
47:33Notre entreprise doit s'y inscrire.
47:35On doit l'être.
47:35D'autant plus que quand on se prétend être numéro 4 mondial, on ne va quand même pas laisser passer un marché à d'autres alors qu'on peut le faire.
47:45C'est vrai qu'on n'a pas tellement d'antériorité à ce niveau-là.
47:48On travaille dans l'événementiel.
47:49On en a déjà une depuis 10 ans.
47:50On travaille sur beaucoup d'événements, Fashion Week, des festivals et autres.
47:55Mais là, c'est quand même grandiose.
47:57Mais des marchés comme ça, vous n'avez pas l'occasion de vous aguerrir souvent.
48:01Parce que la fois précédente, c'était au Japon.
48:05Très difficile pour nous.
48:06Et donc, c'était une première.
48:08C'était se mettre le pied à l'étrier, cette force à y aller et de dire on va réussir ce chantier.
48:13Quoi qu'il nous coûte, quoi qu'il en soit.
48:16Et le gros bénéfice, ça a fait évoluer l'état d'esprit de l'entreprise.
48:19De se mettre un défi plus grand que soi, avec une challenge.
48:23Mais c'était la même chose pour M.
48:24Tony Estanguet, j'imagine.
48:27C'est grand, c'est gros, mais on n'a pas le droit d'échouer.
48:29On n'a juste pas le droit d'échouer.
48:31Voilà.
48:31Donc, on a fait ce qu'il faut pour ne pas échouer.
48:33Donc, vous êtes d'abord bataillé pour avoir le marché.
48:36Ça, on l'a compris.
48:37Oui, il faut batailler pour avoir le marché.
48:38Ça a fait force, forcément.
48:39Et puis après, qu'est-ce que ça a représenté en termes de défi ?
48:42Parce que c'est un défi, on ne l'a jamais fait.
48:44Être le prestataire de location de matériel des Jeux Olympiques, c'est ce que je comprends bien.
48:48Donc, pour vos équipes, qu'est-ce que ça signifiait ?
48:51Ça signifiait qu'on est face à une pêche-banche et qu'il va falloir qu'on y arrive.
48:55Donc, ça va dépendre des équipes, mais de l'angoisse.
49:00Mais on n'a jamais fait ça.
49:01Mais comment est-ce qu'on va faire ça ?
49:03Et puis, petit à petit, en travaillant, en équipe, en faisant appel à des gens qui avaient des compétences,
49:09même dans d'autres domaines, on a fait appel aussi à des gens qui n'avaient jamais fait non plus les Jeux Olympiques,
49:14mais qui avaient d'autres compétences dans certaines de nos filières étrangères.
49:16On a dit, est-ce que vous pouvez nous donner un coup de main ?
49:19Est-ce que vous pouvez avoir votre savoir-faire ?
49:21Et là, il y a un enthousiasme.
49:23Les gens sont enthousiables.
49:25Ils ne comptent pas leurs heures, ils ne comptent pas leurs jours, ils ne comptent pas leurs déplacements.
49:28Ils viennent pour aider, pour le faire.
49:30Parce que tous ceux qui ont participé, même ceux qui étaient des volontaires,
49:33je ne parle pas de ces gens de l'Oxam, c'est un souvenir de sa vie.
49:37De sa vie.
49:38Aujourd'hui, on l'a fait.
49:39Est-ce qu'il y a un peu de nostalgie au sein des équipes de l'Oxam qui ont participé ?
49:43Ah ben oui, ça cache.
49:44Parce que moi, j'ai la nostalgie en tant que spectateur, donc j'imagine.
49:47Oui, alors, qu'est-ce qu'il faut faire ?
49:48Il y en a certains, effectivement.
49:51Les autres, qui recherchent quelque chose, et les autres, quand ils ont repris leur travail,
49:56ils ont essayé de remettre dans leur travail le dynamisme, l'ambition, de changer leur routine.
50:04Ça leur a cassé la routine, et quand ils sont revenus dans leur travail, ils ont eu un certain élan.
50:09Aujourd'hui, ils ont gardé ce dynamisme.
50:11Ils étaient très fatigués, ils ont gardé ce dynamisme.
50:13Mais quand on les interroge, on leur dit, bon, si ça se représente, vous le refaites ?
50:18Parce que quand ils ont quitté, ils ont dit, plus jamais, on ne va pas revier de tes angoisses.
50:22Aujourd'hui, vous interrogez, ça se représente, vous le faites ?
50:24Évidemment.
50:25Oui, bien sûr.
50:26Et alors, Notre-Dame de Paris, quel a été le rôle de l'Oxam ?
50:29C'est moins important ?
50:30Alors, techniquement, en tant que marché, c'est moins important.
50:34Bien sûr.
50:35Et ce n'est pas de même nature.
50:36Dans la ville de Paris, c'est un mécénat.
50:39Un mécénat en nature, puisqu'on a fourni un certain nombre d'équipements, un certain nombre d'abris,
50:44et en particulier, les bâtiments de bureaux pour toutes les équipes,
50:51de M. Philippe Joste et du général Georges Jolin.
50:55Non, là, c'est un mécénat qui s'inscrit.
51:01Ce n'est pas un défi technique et managérial.
51:07Mais je voulais lier les deux, parce que c'est les deux grands succès français de l'année 2024, quand même.
51:13Et bon, alors, moi, je pense qu'on n'a peut-être pas assez fait cocorico autour de ces succès.
51:20Est-ce qu'il y a une leçon commune, le fait de s'être exonéré d'un certain nombre de règles ?
51:25Comment le fait ? Quelle leçon vous tirez de ces deux succès français, comme chef d'une grande entreprise française ?
51:32Bien que la France a des entreprises, parce que c'était pratiquement entièrement fait par les entreprises françaises,
51:38les entreprises sont à la hauteur.
51:41Dans tous les domaines, il y a des entreprises qui sont de taille mondiale.
51:44On a bien vu la présence de Louis Vuitton, Orange qui met aussi ses lignes, EDF qui a fourni l'énergie.
51:53Il n'y a pas eu de problème.
51:55Donc, il y a des grandes entreprises qui sont de taille mondiale et qui savent faire des choses extraordinaires.
52:00Voilà.
52:01Et donc, pour Notre-Dame, ils ont beaucoup investi sur des métiers, des savoir-faire qu'on pensait perdu et qu'on a su retrouver, malgré tout.
52:10Voilà.
52:10Il y a une capacité d'innovation dès lors qu'on laisse faire.
52:14C'est vrai qu'on s'est un peu affranchis de quelques réglementations qu'il y a eu pour les JO.
52:18Enfin, le cadre était strict quand même.
52:20Oui, oui.
52:21Et ça a permis d'aller plus vite.
52:22Et il y avait aussi des obligations d'insertion de personnel.
52:24Ça n'a pas empêché, même en libérant certaines choses, de garder l'esprit RSE.
52:30Et quand ils ont fait Notre-Dame de Paris, je me souviens très très bien, le général Georges-Jean, de dire le plomb, tout ce qui se passe au plomb.
52:37On a plus de contraintes.
52:38Il y a moins de plomb au moment où on travaille dans la cathédrale qu'il y en a à l'extérieur dans Paris.
52:43On a plus de contraintes, il faut prendre des deux chez autres.
52:45On a su garder un certain nombre de contraintes, malgré tout, passer ces contraintes et réaliser quelque chose dans des délais où nous remions cause.
52:54Il n'y a pas une bavère en paix sur Notre-Dame.
52:56Donc voilà, je pense que la France peut faire n'importe quel type de projet.
53:03On fait des plus grands ponts du monde.
53:05Je le dis pour nos clients, il y a rarement une entreprise française qui ne soit pas sur un grand projet dans le monde.
53:12Il y a beaucoup de savoir-faire, beaucoup de choses.
53:15Il faut juste, je dirais, qu'on ne perde pas ses capacités.
53:19Il ne faudrait pas que les Jeux Olympiques reviennent dans un siècle.
53:21Parce que tout ce qu'on a appris à travailler ensemble, à remettre des compétences, si on laisse se diluer ça, il faudra recommencer à zéro.
53:29Le encouragement, c'est de dire redonnez-nous quelque chose, une Coupe du Monde, les Jeux Olympiques, pour qu'on garde tout ça.
53:35On est preneur, merci beaucoup Gérard Desprez.
53:39Bonne REF 2025, je vous dis à bientôt sur Be Smart for Change.
53:42On passe tout de suite à notre rubrique Smart Ideas.
53:50Smart Impact, toujours à la REF 2025, l'université d'été du MEDEF.
53:55On va parler innovation tout de suite avec Oledi Bondy.
53:57Bonjour.
53:58Bonjour.
53:58Vous êtes la présidente de Calisteo, vous êtes déjà venue dans l'émission.
54:02Mais là, on se retrouve dans ce cas à Roland-Garros.
54:04Est-ce que c'est un rendez-vous important pour une chef d'entreprise, la REF, forcément ?
54:08Alors la REF, forcément, c'est un événement hyper important.
54:11On retrouve tout le monde de l'entrepreneuriat français se réunit sur deux jours.
54:16On est dans un contexte particulier au niveau politique, donc avec une certaine inquiétude pour la part des entreprises.
54:22C'est important pour nous de pouvoir échanger avec des entreprises, discuter finalement de comment ils voient les choses et qu'est-ce qu'on pourrait faire dans ce contexte.
54:31Donc pour nous, c'est super important d'être là.
54:33On va parler de Calisteo, évidemment, mais vous êtes aussi co-président de French Tech Côte d'Azur.
54:38Il y a un enjeu de financement de l'innovation aujourd'hui en France ?
54:42Oui, il y a un grand enjeu de financement de l'innovation.
54:44On a vu qu'il y a eu des mesures fiscales envers le crédit d'impôt recherche, les jeunes entreprises innovantes, le financement des jeunes docteurs.
54:53C'est important de savoir que ces mécanismes ont permis à de nombreuses entreprises innovantes de naître.
54:58Sans ces mécanismes-là, Calisteo ne serait peut-être pas là aujourd'hui.
55:02Donc ça a créé une grosse vague d'angoisse dans toutes les entreprises innovantes.
55:05Et nous, on l'a vraiment ressenti au sein de la French Tech.
55:08On a eu beaucoup d'inquiétudes de la part de startups.
55:10Donc c'était un peu soudain pour eux, puisque finalement, ils ont été habitués à tous ces mécanismes.
55:16Voilà, on sait que l'innovation est hyper importante en France.
55:19Et est-ce que c'est vraiment là qu'il faut faire des économies ?
55:21Exactement.
55:22Bon, mais la difficulté, c'est qu'un peu tous les secteurs d'activité disent
55:26« Ben oui, il faut faire des économies, mais pas chez nous ».
55:29C'est ça.
55:29Bref, il y a quand même quelques choix à faire.
55:31Calisteo qui fait ses 15 années d'existence cette année.
55:34Vous en avez tout de votre déploiement.
55:36Il y a eu une levée de fonds importante il y a deux ans, c'est ça ?
55:39Plus de 5 millions annoncés, plus de 5 millions d'euros.
55:41Vous en avez tout de votre déploiement aujourd'hui ?
55:42Alors aujourd'hui, Calisteo, nous, on accompagne les entreprises industrielles
55:46dans la réduction de leur consommation d'énergie et leur décarbonation.
55:50Et on est dans plus de 40 pays.
55:51On travaille des grands groupes industriels internationaux, français et internationaux.
55:55Ça se passe bien.
55:56Oui, oui.
55:57Avec quelles solutions techniques ?
55:58Comment vous faites baisser la facture énergétique finalement de vos clients ?
56:03Alors nous, on a développé une innovation technologique qui est basée sur un système
56:07de mesure innovant qui permet de mesurer en temps réel de façon très simple et non
56:11intrusive toutes les données qui sont disponibles sur un site industriel.
56:16On a rajouté de l'IA et grâce à ça, en fait, on déploie une sorte de Big Brother
56:20de l'énergie.
56:20On voit absolument tout ce qui se passe sur un site.
56:22Et quand on voit tout ce qui se passe, on voit aussi tout ce qui se passe mal.
56:25Et ça permet de faire des économies d'énergie.
56:26Donc nos clients font en général entre 10 et 20 % d'économies d'énergie en France.
56:31Et quand on est à l'international, sur certaines zones géographiques, on peut monter jusqu'à
56:3540 %.
56:36Et donc on voit que c'est un vrai levier d'économies d'énergie, mais aussi d'économies
56:40d'empreintes carbone.
56:41Et l'année dernière, on a fait économiser 11 000 tonnes de CO2 à nos clients.
56:44Alors vous me disiez juste avant que l'interview démarre que vous êtes en train de vous
56:47déployer en Irak.
56:48Alors c'est pas banal ça.
56:49C'est quel marché, quelle entreprise ?
56:51Alors on travaille beaucoup dans l'oil and gaz.
56:53Et donc on est déjà présent au Moyen-Orient, en Arabie Saoudite par exemple.
56:58Et donc là, on a finalisé notre premier projet en Irak.
57:01On est super content.
57:02Oui.
57:02Avec des...
57:03Alors pardon, c'est vraiment une question qui est peut-être à côté de la plaque, mais
57:05des enjeux sécuritaires plus importants qu'ailleurs ?
57:08Alors c'est vrai que finalement, on a travaillé avec des entreprises irakiennes pour réaliser
57:12ce projet.
57:13On n'a évidemment pas envoyé nos équipes.
57:15On était assez étonnés.
57:16C'était finalement assez simple.
57:17La sécurité est vachement mieux organisée.
57:20Et c'est un projet qui est important pour nous parce que Caïsto, c'est une entreprise
57:22à impact.
57:23Et nous, on veut vraiment...
57:24On fait un bilan à la fin d'année sur les économies de CO2.
57:28Et dans les pays comme l'Irak, finalement, l'énergie vient du pétrole.
57:33Et donc ce sont des sites industriels qui sont très, très, très carbonés.
57:36Oui, évidemment.
57:37Et donc demandeurs de solutions, d'économies.
57:41On est quand même en pleine guerre commerciale rallumée par Donald Trump avec un deal passé
57:47au niveau européen.
57:48Est-ce que ça impacte votre métier ou pas ?
57:51Alors, pour nous, c'est impactant parce qu'on a beaucoup de clients sur le marché nord-américain.
57:56J'étais encore hier avec des clients pour discuter de cela.
57:59Donc on avait la volonté de créer Caïsto US.
58:04Et finalement, ça va s'accélérer.
58:06Donc quelque chose qu'on imaginait pour 2027.
58:08On va essayer de le faire en 2026.
58:10L'idée, c'est vraiment de créer l'entité américaine et de délocaliser la production
58:14pour le marché américain aux Etats-Unis.
58:15Ça vous donne aujourd'hui 500 sites équipés dans le monde.
58:20Vous êtes présente dans 37 pays.
58:23Donc ça vous donne la possibilité peut-être de comparer.
58:24Est-ce que vous dites que la France est plutôt en avance ou en retard sur justement
58:29cette volonté de verdir un peu son industrie, d'économiser son énergie dans les sites industriels ?
58:33Alors, en fait, je pense que la France est hyper en avance et hyper innovante sur la partie
58:37maîtrise de l'énergie.
58:39En fait, on est dans un pays de grands énergéticiens avec des grands groupes comme Engie et EDF.
58:44Et nous, ça fait plus de 15 ans qu'on sait que les sujets d'économie d'énergie sont sur la table.
58:48Et en fait, quand on va sur une industrie française, elle est vraiment énormément en avance
58:53par rapport à d'autres marchés où on a l'impression qu'on est en l'âge de pierre de l'énergie.
58:57Merci beaucoup, Elodie Bondy.
59:00Bonne REF 2025.
59:02Je vous laisse retourner dans les années de Roland-Garros et profiter de cet événement
59:05organisé chaque année par le MENEF et dont Bsmart4Change est partenaire cette saison.
59:11Merci à toutes et à tous de votre fidélité à la chaîne du business,
59:14à la chaîne des audacieux et les audacieuses.
59:16Salut !
59:18Retrouvez Bsmart sur la REF avec Diociassi,
59:21leader européen du conseil et du courtage d'assurance dédié aux entreprises.
59:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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