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  • il y a 2 ans
Au programme de cette édition, Zelensky enserré entre ses adversaires et ses alliés. Alors que Washington semble vouloir en finir avec son engagement auprès de Kiev, l’armée ukrainienne est de plus en plus en confrontation avec le président. Une situation qui devrait faire voler en éclat la présidence de Zelensky.

Nous reviendrons ensuite sur l’accord entre l'Etat et EDF annoncé par le ministre Bruno Le Maire.

Et puis nous irons au Royaume-Uni pour évoquer le remaniement ministériel. Rishi Sunak semble tourner la page de la droitisation du Parti conservateur. Un choix politique qui pourrait s’avérer nuisible sur le long terme.

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00:31 Madame, Monsieur, bonsoir.
00:33 Au programme de cette édition, Zelensky enserré entre ses adversaires et ses alliés.
00:38 Alors que Washington semble vouloir en finir avec son engagement auprès de Kiev,
00:42 l'armée ukrainienne est de plus en plus en confrontation avec le président.
00:46 Une situation qui devrait faire voler en éclats la présidence de Zelensky.
00:51 Nous reviendrons ensuite sur l'accord entre l'État et EDF annoncé par le ministre Bruno Le Maire.
00:57 Et puis nous irons au Royaume-Uni pour évoquer le remaniement ministériel.
01:01 Richie Sunak semble tourner la page de la droitisation du Parti conservateur.
01:06 Un choix politique qui pourrait s'avérer nuisible sur le long terme.
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01:13 L'étau se resserre autour de Volodymyr Zelensky.
01:16 Après avoir poussé son pays dans une guerre perdue d'avance, l'ancien comique est lâché de toutes parts.
01:21 Une atmosphère de fin de règne qui pourrait rimer avec la paix.
01:24 Le point tout de suite.
01:25 L'hiver de Zelensky se profile.
01:28 Plus de 20 mois après l'entrée des troupes russes en Ukraine, la situation pour Kiev se transforme en impasse.
01:33 Une impasse qui enferme en premier lieu le président.
01:37 En effet, après avoir été élu sur un programme de paix avec la Russie,
01:40 l'ancien comique Zelensky est rapidement devenu une sorte de héros de guerre sur la scène occidentale.
01:45 Un rôle pourtant à relativiser au vu des pertes colossales que les rangs de l'armée ukrainienne ont dû essuyer.
01:51 Un carnage que les troupes restantes supportent de moins en moins,
01:54 comme nous le relate le journaliste et historien militaire Sylvain Ferreira.
01:58 Aujourd'hui, on voit réapparaître sur les réseaux télégrammes ukrainiens
02:04 des vidéos qu'on avait vues notamment à l'été 2022,
02:09 où à la fois les familles protestent pour demander à ce que leur mari, leur frère, leur père puissent revenir en permission à l'arrière,
02:20 et puis des soldats qui se filment pour dire "voilà, on est engagés dans des conditions qui sont absolument inacceptables,
02:28 on n'a plus de munitions, on n'a plus assez de logistique au niveau des vivres,
02:33 on n'a plus d'évacuation sanitaire, etc. et on nous dit qu'on doit encore passer à l'attaque".
02:39 Et donc les soldats interpellent soit leur commandement supérieur, soit directement Zelensky,
02:46 pour dire qu'ils ne veulent plus combattre dans ces conditions-là.
02:51 En parallèle à ça, on assisterait à une vague de désertion de plus en plus importante.
02:57 En plus de ça, les Russes ont balancé une vidéo où on voit des soldats des forces combattantes russes
03:04 faire prisonnier une femme qui dit qu'elle est enceinte.
03:07 Ce serait une infirmière, mais qui aurait été acheminée jusque sur la ligne de front au sein d'unités combattantes ukrainiennes,
03:14 et qui se retrouve capturée par l'armée russe.
03:17 Alors bien sûr, on ne peut pas savoir si c'est un montage des services russes ou pas,
03:22 mais on a de plus en plus l'impression que les Ukrainiens font les "fonds de tiroirs" comme la Wehrmacht en 1945,
03:30 avec tout ce qui leur passe sous la main pour pouvoir tenir coûte que coûte.
03:33 Un cercle vicieux avec une armée qui se réduit tout en étant de moins en moins qualifiée,
03:38 et on comprend pourquoi, de moins en moins combative.
03:41 Un des aveux que Zelensky rencontre également dans la hiérarchie militaire et dans son entourage politique.
03:47 Et pour cause, la semaine dernière, le président avait annoncé qu'il reportait s'inédier la tenue de la future élection présidentielle.
03:54 Une déclaration qui avait visiblement passablement agacé ses poursuivants.
03:58 Parmi eux, le général Zalouzhny, chef d'état-major de l'armée ukrainienne, qui aurait pu être tenté par l'aventure.
04:05 Ce dernier s'était d'ailleurs laissé aller dans les colonnes de The Economist à raconter la quasi-déroute de son armée.
04:11 C'est dans ce contexte que des rumeurs de limoges de trois généraux parmi les proches de Zalouzhny ont circulé ces derniers jours.
04:18 Cette rumeur a été démentie, dégonflée pourrait-on dire ce matin, mais néanmoins on voit qu'il reste en filigrane
04:27 une tension permanente entre l'armée ukrainienne et notamment le général Zalouzhny qui la commande,
04:33 et le pouvoir politique qui semble s'enfermer de plus en plus dans une volonté jusqu'au boutiste
04:40 de mener une guerre dont il n'a plus les moyens.
04:43 Et donc on se demande si on n'est pas à l'aube soit d'un limoge violent, puisque n'oublions pas,
04:51 la semaine dernière on a quand même un des adjoints de Zalouzhny qui a été "liquidé" par un colis piégé,
04:57 soit des atteintes à la sécurité physique des officiers supérieurs de l'armée ukrainienne,
05:04 soit un coup d'état d'une partie de l'armée contre Zelensky pour s'en débarrasser.
05:09 Un Zelensky encombrant pour l'appareil d'état ukrainien, mais pas seulement.
05:13 En effet, dans un contexte de déroute de l'armée ukrainienne difficile à cacher et de conflits au Proche-Orient,
05:20 les Etats-Unis aimeraient sans doute calmer les ardeurs du président ukrainien pour qu'il se rende à la table des négociations
05:26 sans affubler Washington d'un fiasco militaire face à la Russie.
05:30 Ainsi, plusieurs médias américains ont rapporté ces derniers jours que Washington négociait directement avec Moscou
05:36 pour sortir de cette crise. Une clarification de la situation qui s'accompagne d'un coup de pression contre Volodymyr Zelensky.
05:43 En effet, le Washington Post est revenu sur les attentats contre les gazoducs Nord Stream en septembre 2022
05:49 en expliquant qu'ils avaient trouvé le responsable, une sorte de colonel des forces spéciales ukrainiennes,
05:55 proche de Jalouzny, sans que ce dernier n'ait prévenu Zelensky.
05:59 Il faut prendre du recul par rapport à ce que nous dit le Washington Post.
06:02 Le Washington Post fait porter toute la responsabilité sur l'Ukraine.
06:06 Il faut rester serein. Il est tout à fait envisageable que ce soit un officier supérieur des forces spéciales ukrainiennes
06:14 qui soit derrière le commandement de l'opération, mais en termes de moyens pour la mettre en œuvre, de moyens matériels.
06:22 Ça ne pouvait pas venir de l'armée ukrainienne et encore moins de sa marine,
06:26 puisque cette opération a engagé des moyens marins et sous-marins très importants.
06:31 Il faut bien comprendre que le Washington Post essaye aussi de dédouaner Washington.
06:36 C'est-à-dire qu'il est évident que techniquement, cette opération, même si elle était sous commandement ukrainien,
06:42 pourquoi pas, elle a été faite avec des moyens américains ou au moins des moyens de l'OTAN,
06:48 puisque aucun autre pays, et surtout pas l'Ukraine, n'a à sa disposition les moyens nécessaires pour la mener à terme.
06:56 Et donc ça finit de déchirer encore un peu le torchon entre Washington et Zelensky.
07:00 Et ça remet encore des problèmes supplémentaires dans la gestion des rapports entre Zelensky et Zelensky,
07:08 puisqu'on aimerait nous faire croire que Zelensky n'a pas eu la grâce de prévenir le président ukrainien qu'il était à la tête
07:15 et qu'il était au courant de cette opération.
07:17 Une opération large de démonétisation de la personne de Zelensky, alors même qu'il était pourtant porté au nu pendant des mois.
07:25 De quoi comprendre que la guerre en Ukraine devrait connaître un véritable retournement d'ici peu.
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07:34 Les tarifs de l'électricité font l'objet de toutes les manipulations.
07:38 Le ministre Bruno Le Maire a confirmé un accord avec EDF, un sujet d'Olivier Frèrejac avec des explications de Philippe Meurer.
07:45 70 euros par mégawatt-heure, c'est le tarif annoncé par le ministre de l'économie Bruno Le Maire après des tractations entre l'État et EDF.
07:53 Ce prix de référence est celui de l'électricité nucléaire.
07:57 Philippe Meurer nous explique à quoi correspondent ces 70 euros.
08:01 En France, il y a EDF qui produit l'électricité et des fournisseurs d'électricité qui n'en produisent pas,
08:07 des fournisseurs alternatifs qui ne produisent pas d'électricité, qui ne distribuent pas d'électricité, qui ne produisent que des factures.
08:12 Donc pour faire simple, ces 70 euros, ça concerne les prix d'échange de l'électricité entre EDF et les producteurs de factures
08:20 et non entre EDF et les ménages.
08:23 Donc de dire que ça va faire baisser les prix de l'électricité pour les Français, ça me paraît tout à fait un souhait de Bruno Le Maire,
08:30 mais je ne vois pas en quoi aujourd'hui.
08:32 Pour vous donner un exemple, les fournisseurs d'électricité, ils achètent l'électricité d'EDF à 4 centimes d'euro le kilowatt-heure.
08:37 Ils la revendent 6 fois plus chère à 23 centimes au consommateur et grosso modo à 30 centimes au PME.
08:43 Vous voyez que ça a quand même assez peu de rapport et d'ailleurs Bruno Le Maire a augmenté de 10% les prix de l'électricité en janvier,
08:50 de 15% en juillet et de 10% normalement en février pour les consommateurs.
08:56 Donc on ne voit pas trop le rapport entre ce qu'il dit et la réalité.
08:59 Des prix de l'électricité qui ne cessent d'augmenter et une action politique finalement assez superficielle
09:04 avec des fournisseurs qui accroissent les bénéfices et un bouclier tarifaire dont les jours sont comptés.
09:09 Il est bridé à la fois par son logiciel idéologique qui est l'Union européenne et par l'Union européenne.
09:14 Je vous donne un exemple. Bruno Le Maire a dû accepter en début d'année par la commission de régulation d'énergie qui applique les cadres de l'Union européenne,
09:22 c'est Emmanuel Wagon qui la dirige, qu'en fait l'État verse aux fournisseurs d'électricité dont EDF 14 centimes d'euro par kilowatt-heure
09:29 pour chaque kilowatt-heure que vous consommateur vous consommez. Vous comprenez ?
09:33 Donc en fait non seulement EDF vend à 6 centimes, les fournisseurs à 23 mais on leur donne en plus 14.
09:39 Donc ils vendent à 37 et ils font énormément d'argent.
09:41 Tout ça c'est ça qui est appelé le bouclier d'électricité et qui coûte 30 milliards d'euros par an à l'État alors que ça ne sert à rien.
09:48 Ça sert juste à appliquer le logiciel européen et c'est 37 centimes d'euro le kilowatt-heure.
09:53 En fait c'est d'ailleurs le prix que devront payer les consommateurs quand le bouclier d'électricité aura été enlevé par Bruno Le Maire.
09:59 C'est une demande de l'Union Européenne depuis juillet de cette année.
10:02 Il va être enlevé et donc c'est le prix final que payeront les consommateurs français qui auront vu ainsi le prix d'électricité doublé en quelques années.
10:08 L'action politique en matière d'électricité est pourtant possible et deux pays de l'Union Européenne ont déjà montré la voie.
10:14 Il s'agit de l'Espagne et du Portugal.
10:17 La seule chose que peut faire Bruno Le Maire, mais c'est quelque chose de très simple,
10:21 c'est de faire comme l'Espagne, de prendre appui sur le fait que l'Espagne et le Portugal sont sortis du marché européen de l'électricité,
10:28 de faire sortir la France du marché européen de l'électricité, de l'arène.
10:31 Et là, vous faites baisser sans problème les factures de 40% pour les ménages et de 50 à 60% pour les entreprises.
10:38 Et EDF gagne de l'argent et tout se passe bien.
10:41 Mais la religion européiste de Bruno Le Maire lui fait préférer le sacrifice des Français et des entreprises françaises plutôt que de sortir du cadre de l'Union Européenne.
10:49 Normalement, on n'a pas le droit de sortir du marché européen de l'électricité.
10:53 C'est absolument impossible, c'est le droit européen.
10:55 C'est impossible. Simplement, tout le monde a vu que l'Espagne a eu une dérogation parce que c'est un niveau énergétique qui est très peu relié à l'Europe.
11:01 Et donc, Bruno Le Maire peut s'appuyer sur l'opinion publique pour forcer la Commission européenne à accepter que la France sorte du marché européen de l'électricité.
11:08 Une mesure politiquement possible, mais idéologiquement incompatible avec la majorité au pouvoir.
11:14 La facture va donc continuer d'augmenter pour les ménages, mais aussi pour les entreprises.
11:19 Selon Bely, dans le paysage énergétique français, le risque de pénurie et de pannes généralisées s'est éloigné.
11:25 Le risque de crise d'électricité est assez faible parce que pour la France, déjà, les réacteurs nucléaires ont été grosso modo réparés.
11:32 Donc, il n'y a pas trop de problèmes.
11:34 Les réservoirs de gaz sont absolument pleins.
11:36 Après, si on en était très froid, il peut effectivement y avoir des problèmes.
11:41 Mais ce n'est pas le scénario central.
11:47 Changement de cap en Angleterre avec le renvoi de Suela Braverman et le rappel de David Cameron.
11:52 Richie Sunak semble renouer avec une tendance révolue du Parti conservateur.
11:56 Un choix risqué. Le point avec Renaud de Bourleuf.
11:59 Virage au centre pour Richie Sunak.
12:02 Lundi, le Premier ministre britannique a démis de ses fonctions son secrétaire d'État à l'intérieur, Suela Braverman.
12:08 Cette figure de l'aile droite du Parti conservateur était dans le viseur de sa hiérarchie depuis plusieurs mois.
12:14 Farouchement anti-woke et anti-immigrationniste, elle s'exprimait de façon très directe,
12:19 comme lorsqu'elle déclarait que les femmes trans n'avaient pas leur place dans les services pour femmes,
12:23 ou lorsqu'elle décrivait l'immigration illégale comme une invasion.
12:26 Sur ce sujet, elle est régulièrement passée outre la ligne modérée du gouvernement Sunak en fustigeant les institutions internationales.
12:33 En tête dans sa ligne de mire, la Cour européenne des droits de l'homme, qu'elle a renommée la Cour étrangère de Strasbourg,
12:39 est décrite comme une structure politisée et interventionniste se mêlant de leur politique intérieure.
12:44 Suela Braverman s'était d'ailleurs ouvertement demandé si le Royaume-Uni ne devait pas quitter la Convention européenne des droits de l'homme.
12:50 Autre coup d'éclat notable lors de son passage d'un an à l'intérieur, des propos tenus en octobre 2022 au congrès des Tories à Birmingham.
12:58 Elle y faisait part de son rêve de voir un avion rempli de clandestins décoller pour le Rwanda.
13:02 Je voudrais avoir une page de frontière de la télégraphie avec un avion qui décolle pour le Rwanda. C'est mon rêve.
13:10 Quand va-t-il arriver ?
13:11 Toujours est-il que fin octobre, peu de temps après ses déclarations, Richie Sunak la nomme à nouveau à l'intérieur
13:17 alors qu'elle vient de démissionner de l'éphémère gouvernement Listerus.
13:20 Fraîchement arrivée au disdain Street, Richie Sunak souhaitait probablement ménager l'aile droite de son électorat
13:26 afin d'éviter un retour de Boris Johnson tapis dans l'ombre.
13:29 Une ligne droitière qui semble désormais abandonnée.
13:32 Richie Sunak paraît oublier que les territoires du nord de l'Angleterre, historiquement travaillistes et se sentant abandonnés par la gauche,
13:39 ont été récupérés par la tendance eurosceptique, dite populiste, du Parti conservateur.
13:43 Un virage au centre pourrait être dommageable à peine plus d'un an avant les prochaines élections générales.
13:48 Pour ce scrutin prévu en décembre 2024 ou janvier 2025, les travaillistes sont donnés largement gagnants.
13:55 De plus, le renvoi d'un ministre bénéficiant d'une importante popularité pourrait se retourner contre le gouvernement.
14:00 Suela Breverman peut compter sur le soutien des membres du Common Sense Group,
14:04 un groupe informel d'une soixantaine de députés de l'aile droite du Parti conservateur.
14:08 Après Boris Johnson, Richie Sunak a désormais un nouveau rival interne
14:12 qui pourrait affaiblir sa légitimité lors des prochaines élections.
14:15 Pour l'instant, Suela Breverman ne s'est pas encore exprimée
14:18 et la tension médiatique est tournée vers le nouveau secrétaire d'État aux affaires étrangères,
14:21 l'ancien Premier ministre David Cameron.
14:24 A la surprise générale, l'ancien chef du Parti conservateur, démissionnaire en 2016, revient par la grande porte.
14:30 La diplomatie britannique sera menée par un nostalgique de l'Union européenne
14:34 qui avait dû quitter le pouvoir après avoir échoué à maintenir le pays dans l'UE.
14:37 Un choix paradoxal à première vue.
14:40 Toujours est-il que David Cameron est en parfaite adéquation avec la ligne géopolitique du Parti conservateur,
14:44 une forte russophobie et un soutien inconditionnel à Israël, à l'image du positionnement américain.
14:50 Ainsi, David Cameron et Régis Funak devraient s'entendre pour mener la traditionnelle ligne atlantiste du Royaume-Uni.
14:55 Sur le plan interne, le terrain peut être mal préparé pour la prochaine élection.
14:59 Le retour du Premier ministre démissionnaire suscite des réactions mitigées chez les Britanniques.
15:04 Je pense que ça peut amener la réputation internationale de la Bretagne envers nous.
15:09 Il était déjà Premier ministre et je pense que c'est bien d'avoir un Premier ministre qui a six ans de présidence dans le pays à l'échelle internationale.
15:16 Mais je pense que ça peut être un retour, mais je ne sais pas qui d'autre on va apporter à ce moment-là,
15:21 parce que je pense que tout le monde est assez mauvais dans le Parti conservateur.
15:24 David Cameron est quelqu'un que j'ai voté pour dans le passé, je ne voterais probablement pas encore.
15:29 Il a été apporté comme un bon couple de mains.
15:34 Je pense qu'ils ont sorti d'idées, et qu'ils ont sorti de gens crédibles pour prendre les quatre positions de plus en plus élevées dans un cabinet.
15:43 Donc oui, c'est tout, en ce qui me concerne, mais je pense qu'ils sont dans leurs derniers jours.
15:50 Après 13 ans au pouvoir, les conservateurs pourraient bien avoir du mal à redorer leur image et devraient se préparer à revenir dans l'opposition.
15:56 À ce moment-là, la tendance souverainiste représentée par Boris Johnson et Suellem Reverman serait en bonne posture pour reprendre la main sur le Parti.
16:04 Et repartons en présent en compagnie d'Olivier Frèrejac pour le tour de l'actualité en bref.
16:12 Le conflit israélo-palestinien s'installe durablement dans le paysage politique français.
16:18 Alors que le ministre des Armées Sébastien Lecornu a entamé une visite au Proche et Moyen-Orient,
16:23 l'Assemblée nationale a jugé utile de diffuser ce mardi un film sur l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre dernier en Israël,
16:30 à partir d'images de caméras embarquées et de téléphones portables.
16:34 Des images atroces qui ne devraient pas pour autant faire oublier la détresse des hôpitaux de Gaza, toujours sous les bombes de Tsaïl.
16:41 Selon le directeur du complexe médical d'Al-Shifa, 179 corps ont dû être enterrés dans une fosse commune,
16:48 dont 7 bébés prématurés privés de leur couveuse, faute d'électricité, à l'instar de deux personnes en soins intensifs et sous respirateur artificiel.
16:56 Selon un journaliste de l'AFP, l'atmosphère de l'hôpital est irrespirable à cause de l'odeur des corps en décomposition.
17:02 Tzal a réuni ses chars sur les lieux, considérés par les autorités israéliennes comme un repère de terroristes.
17:08 En milieu de journée, le porte-parole de l'armée israélienne déclarait avoir pris le contrôle de plusieurs institutions du Hamas à Gaza.
17:14 Tel Aviv considère que son opération doit continuer.
17:17 Joe Biden, le président américain, a toutefois appelé à la retenue.
17:21 Du côté du président français, il a fallu joindre son homologue israélien pour clarifier ses propos sur Gaza,
17:26 qui auraient causé, en demandant un cessez-le-feu, je cite, "beaucoup de douleur et de contrariété en Israël".
17:31 Par ailleurs, Tel Aviv a dû se résoudre à annoncer la mort d'une membre de Tzal parmi les otages.
17:36 Noah Marciano, 19 ans, avait été enlevé par le Hamas le 7 octobre.
17:40 Une photo avait été diffusée par les ravisseurs pour annoncer qu'elle avait été tuée dans les bombardements israéliens,
17:46 une information que personne ne pourra confirmer.
17:48 Cela fait 38 jours que les otages sont retenus prisonniers, parmi lesquels plusieurs Français.
17:53 60 banques, sociétés d'investissement et compagnies d'assurance suspectées d'être impliquées dans les tensions qui secouent le Soudan du Sud.
18:00 L'ONG Global Witness accuse ainsi, dans un rapport publié le 14 novembre, des poids lourds de la banque et l'assurance,
18:07 à l'image de la Deutsche Bank, du groupe Allianz ou encore d'ING.
18:10 Les cinq premiers groupes bancaires français sont aussi visés par ces accusations.
18:13 Il est reproché à ses entreprises privées de financer deux groupes pétroliers chinois et malaisiens
18:18 mis en cause dans des violences touchant le Soudan du Sud, pays en guerre civile depuis dix ans.
18:23 C'est donc une responsabilité très indirecte qui est ici envisagée,
18:26 puisque les groupes sont accusés de traiter avec des partenaires dont les revenus permettraient l'achat d'armes.
18:32 Par ailleurs, les établissements français interrogés ont majoritairement annoncé n'avoir plus de relations commerciales avec les groupes pétroliers en question.
18:40 L'UE contre les boîtes de Camembert et de Mondor.
18:43 Bruxelles s'attaque à ces petites boîtes en bois typiques, car celles-ci n'auraient pas de filière de recyclage adaptée.
18:49 Une proposition de loi sur le recyclage émanant de la Commission
18:52 pourrait ainsi entraîner le remplacement de ces emballages en bois par du plastique recyclable à l'horizon 2030.
18:58 Ce sont donc des boîtes en bois qui peuvent être fabriquées chez nous,
19:01 qui pourraient être remplacées par du plastique fabriqué avec du pétrole saoudien.
19:05 La présidente de la Fondation de la Mer, Sabine Roux de Bézieux, a dénoncé un changement aberrant.
19:11 C'est l'apartheid à l'envers.
19:13 L'Afrique du Sud a décidé d'interdire à certaines exploitations agricoles d'exporter leurs produits vers l'Union Européenne,
19:19 ni vers le Royaume-Uni, si elles ne se conforment pas aux exigences d'autonomisation économique des Noirs.
19:25 Concrètement, cette politique consiste à renforcer la participation des Noirs dans l'économie sud-africaine.
19:30 Une mesure plus facile à appliquer dans des entreprises que dans des exploitations agricoles reposant souvent sur de petites structures familiales.
19:37 La nouvelle mesure concerne les exploitations dont le chiffre d'affaires annuel est supérieur à l'équivalent de 500.000 euros.
19:43 La plupart des agriculteurs sont donc concernés.
19:45 Un problème alors que le Royaume-Uni et l'Union Européenne représentent 25% des exploitations de produits agricoles sud-africains.
19:52 Les groupes de pression d'agriculteurs déplorent un risque pour la sécurité des investisseurs, la création d'emplois et la création de croissance dans le secteur agricole du pays.
20:00 Par ailleurs, l'opposition dénonce la politique gouvernementale fondée sur la race,
20:04 qui n'a pas réussi à faire progresser la participation des Noirs à la vie économique du pays, un pays en plein déclin économique.
20:10 L'Académie de médecine, pas loin de découvrir le principe de souveraineté, face à un coût de plus en plus exorbitant des traitements contre le cancer,
20:17 l'institution s'interroge sur la pertinence d'une production publique de certains traitements pour limiter les dépenses de la sécurité sociale.
20:24 En effet, dans le cadre d'immunothérapie et des cellules CAR-T, un procédé de modification des cellules lymphocytaires,
20:31 l'injection peut coûter entre 300.000 et 400.000 euros.
20:35 L'Académie de médecine propose donc de faire produire ces cellules CAR-T à des structures publiques pour baisser les coûts,
20:41 mais aussi multiplier l'offre, une piste qui ne devrait pas faire l'impasse sur les besoins de prévention du cancer,
20:47 avec une véritable politique de santé publique qui ne se résume pas à une obsession vaccinale.
21:09 Et voilà, nous approchons déjà de la fin de cette édition. Dans un instant retrouvé le zoom du jour,
21:14 Axelle Hubert nous présente son dernier ouvrage, "Le deuil, une odyssée".
21:18 Lorsqu'elles étaient vraiment au creux de la vague et au maximum de la douleur et de ce vécu dépressif, c'est comme ça qu'on l'appelle,
21:26 eh bien, ne pouvaient pas imaginer que si, oui, elles allaient s'en sortir, un jour, elles allaient traverser le bout du tunnel
21:34 et qu'un jour, elles reconnaîtraient que cette épreuve a pu les transformer et qu'elles se préfèrent même à la fin de cette odyssée qu'au départ.
21:47 Également au programme de votre soirée, un nouveau numéro de "Passé-présent".
21:50 Guillaume Ficke reçoit les historiens Renald Seychère et Jacques Villemin pour évoquer la question du génocide vendéen.
21:56 À présent, c'est le moment de retrouver le directeur de l'Observatoire des journalistes, Claude Chollet,
22:00 pour un portrait piquant de la journaliste Léa Salamé. C'est à présent la fin de cette édition.
22:05 Merci à tous pour votre fidélité. On se retrouve demain, même mieux, même heure. Bonne soirée et portez-vous bien.
22:11 (Générique)
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