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  • il y a 2 jours
Dans un contexte énergétique de plus en plus instable, certaines décisions prises ces derniers mois prennent une résonance particulière. Adoptée par décret, sans vote du Parlement, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) engage pourtant la France pour la prochaine décennie sur des choix industriels, économiques et stratégiques majeurs.
Pour Fabien Bouglé, essayiste spécialiste des politiques énergétiques, cette décision pose un problème de fond : celui d’un possible contournement démocratique dans un domaine qui touche directement la souveraineté nationale. Mais au-delà du débat institutionnel, c’est toute la stratégie énergétique européenne qui est interrogée.
Dépendance industrielle accrue, importations massives d’équipements, fragilisation du modèle énergétique français : la transition énergétique actuelle soulève des questions de plus en plus concrètes. Et alors que les tensions internationales récentes rappellent à quel point l’énergie reste un levier stratégique mondial, la question de la sécurité des approvisionnements revient au cœur du débat. Le détroit d’Ormuz, par exemple, reste un point de passage clé pour une part significative du pétrole et du gaz mondial, et la guerre provoque des chocs sur les prix et les flux énergétiques.
Dans cette émission d’Alerte Générale, Fabien Bouglé analyse les enjeux de la PPE3, les limites du modèle énergétique actuel et les conséquences économiques et démocratiques des choix opérés.
Une discussion de fond sur l’énergie, la souveraineté et les décisions qui engagent durablement l’avenir du pays.

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Transcription
00:06Musique
00:21Et bonsoir, bonsoir à toutes et à tous, bonsoir chers publics, bonsoir à vous derrière l'écran.
00:26C'est Alerte Générale, l'émission des gens qui en ont gros et on en a gros parce que ça
00:31y est, l'essence a dépassé les 2 euros.
00:33Et ce soir, on va parler d'énergie. Alors pas que de l'essence, on va parler bien sûr du
00:37nucléaire, de l'électrique, du renouvelable
00:39parce que cette émission est entièrement financée par des hamsters qui tournent dans des roues.
00:43Eh bien figurez-vous que le mix énergétique a été voté par décret par des technocrates, la PPE, la loi,
00:48la programmation pluriannuelle,
00:50PPE 3 qui fixe la stratégie énergétique de la France pour les années à venir. Eh bien ça a été
00:55fait par décret.
00:55Alors pour en parler ce soir, on a deux spécialistes du domaine de l'énergie. Fabien Bouglet, bonsoir.
01:01Bonsoir Alexis.
01:02Merci d'être avec nous. Vous êtes spécialiste de ces questions énergétiques, essayiste,
01:06et ça fait longtemps que votre voix porte pour montrer un peu les dérives dans la transition énergétique.
01:12Et à côté de vous ce soir également Jean-Luc Serdant, bonsoir.
01:14Bonsoir, ancien EDF, du génie atomique, où on va parler là de nucléaire en l'occurrence,
01:20puisque s'ouvre à Paris le G7 sur le nucléaire.
01:25Et donc vous voyez comme quoi l'énergie est un gros sujet.
01:27Mais avant de commencer, de rentrer dans le dur et de poser les questions à nos deux invités,
01:32c'est le moment de l'édito de Nicolas.
01:34Et je crois que tu es un peu chafouin.
01:36Ah bah oui, je suis toujours chafouin, mon cher.
01:38Plus que d'habitude encore.
01:39Ouais, mais vraiment plus que d'habitude. Allez, c'est l'édito.
01:47Chers amis, bienvenue dans l'Air Général, bien entendu.
01:50Alors les Français regardent les prix à la pompe grimper vers les sommets.
01:53Et le gouvernement a trouvé la solution, comme d'habitude d'ailleurs.
01:56Et accrochez-vous, ça va attaquer les molaires.
02:00Sébastien, le gros cornichon a annoncé 500 contrôles dans les stations-service.
02:03Oui, oui, 500 contrôles, car la DGSF, DGCCRF va débarquer dans les stations
02:09pour vérifier si les prix ne seraient pas trop élevés, bien entendu.
02:13Alors là, on touche à quelque chose d'extraordinaire.
02:16C'est formidable avec la Macronie.
02:17Parce que, rappelons un détail technique, minuscule, presque anecdotique,
02:21les prix du carburant sont libres en France.
02:24Et oui, ils sont libres les prix des carburants.
02:26Alors les stations-service fixent leur prix comme elles le veulent,
02:28dans un cadre bien sûr d'affichage et de transparence, nécessairement.
02:31Alors, mais si mon pompiste veut mettre le litre à 14 euros,
02:35et bien, en réalité, il le peut.
02:37Donc, la DGCCRF va faire quoi ?
02:39Va contrôler quoi exactement ?
02:41Alors, est-ce qu'ils vont recompter les MLM dans les sachets à la caisse ?
02:44Est-ce qu'ils vont vérifier si l'emballage des bountiers
02:46est conforme à la directive européenne sur la noix de coco durable ?
02:50Ou peut-être faire des pyramides avec les sandwiches,
02:52vous savez, les sandwiches triangles, sous vide,
02:54pour vérifier la solidité de la mayonnaise industrielle ?
02:57Non, parce que sur le carburant, en fait, les amis,
02:59ils ne peuvent rien contrôler.
03:01Aucune loi n'autorise l'État à sanctionner une station-service
03:04parce que son prix est jugé trop élevé.
03:06Donc, ce que nous voyons en ce moment n'est pas une politique,
03:09c'est une grosse escroquerie macroniste mensongère,
03:11car le vrai sujet, évidemment, n'est jamais prononcé, n'est jamais abordé.
03:15Il tient un seul chiffre brutal,
03:17environ 60% du prix des carburants en France correspond à quoi ?
03:22Correspondent aux taxes.
03:23Eh oui, eh oui, chers amis, eh oui, c'est ça qui est bon avec eux.
03:26Ils sont toujours bons, TICPE, TVA et la grande spécialité française.
03:31La TVA sur la TICPE, c'est comme une équation,
03:34mais en fait, il y en a quatre, inconnues.
03:35Eh oui, une taxe sur une taxe sur une autre taxe, c'est formidable.
03:39Une invention fiscale que même les plus gros escrocs
03:41que porte cette terre n'ont même pas osé utiliser.
03:44Résultat, quand vous faites le plein,
03:45plus de la moitié de ce que vous payez ne sert pas à acheter du pétrole.
03:49Cela sert à financer l'État.
03:50Chaque plein est devenu, en fait, un prélèvement obligatoire liquide,
03:53une pompe fiscale.
03:55Et voilà pourquoi le gouvernement préfère envoyer des inspecteurs
03:59contre les stations plutôt que de toucher aux taxes.
04:02Parce que ces taxes sont une machine à cash gigantesque.
04:05Et surtout, parce que la vérité est très embarrassante,
04:07mais ça, on le sait déjà, la France, en fait, est ruinée.
04:10Voilà, tout simplement.
04:10Donc, l'État est accro à cette fiscalité.
04:13Impossible de la baisser sans ouvrir un énième trou budgétaire gigantesque.
04:18Alors, on invente un coupable.
04:19C'est le pompiste, la station service,
04:21le petit gérant qui vend des sandwiches triangle et des Red Bull.
04:24Et pendant ce temps, le ministre Serge Papin,
04:26vous savez, le Robert de Niro du gazole premium frelaté,
04:29en lune de Noir, débarque d'une station service avec Maude Bréjon,
04:32avec son air grave et ses lunettes de soleil,
04:34pour faire du bruit avec sa bouche.
04:37C'est toujours pareil.
04:37Mais ce n'est pas la station service qui raquette le client.
04:40En réalité, c'est l'État.
04:41Et la vérité est toute simple.
04:43Quand 60% du prix du litre part en taxe,
04:45venir expliquer que le problème serait la station service,
04:48eh bien, c'est du grand art dans l'aplomb du mensonge.
04:51Alors, on agite les contrôles d'une main
04:52pendant que l'autre main continue de vider votre portefeuille à la pompe.
04:56Et pendant que les Français comptent leurs euros pour remplir le réservoir,
05:00le gouvernement compte sur une chose,
05:02que personne ne regarde trop attentivement qui tient réellement la pompe.
05:06Mais une chose est sûre, à force de raconter des histoires pareilles,
05:09on se perçoit toujours un peu plus que ces gens sont vraiment nés avant la honte.
05:20Et alors, l'essence, effectivement, c'est un sujet,
05:23mais on va plutôt rentrer dans le temps long
05:25et ces lois de programmation énergétique.
05:27En France, quand même, il y a quelque chose qui pose question.
05:30C'est qu'on a, à une époque où on avait un plan pluriannuel,
05:34décidé de faire le choix de l'énergie nucléaire,
05:36qui nous a permis aussi d'avoir la bombe,
05:37et une électricité qui devrait être peu chère.
05:39Et malheureusement, peu chère, loin du compte,
05:43puisque nous sommes dans le marché européen de l'énergie,
05:45lié au prix du gaz, gaz qui explose,
05:48avec les Allemands qui font tout pour que l'électricité soit très chère.
05:51Pourquoi la France ne choisit pas son indépendance dans ce domaine énergétique
05:56et a accepté ces lois européennes de contrainte ?
05:59– C'est un peu compliqué parce qu'il faut revenir un peu à l'histoire
06:03et je vais juste faire un tout petit rappel historique.
06:07En 1956, il y a eu la nationalisation du canal de Suez
06:11et la Grande-Bretagne, la France et Israël sont partis
06:15pour renverser Nasser qui avait nationalisé le canal de Suez.
06:18Pourquoi c'était important ?
06:19Parce que c'était le lieu de passage obligé du pétrole
06:21et on le voit aujourd'hui avec le conflit en Iran,
06:23c'est exactement le même sujet.
06:25Et le canal de Suez est repris,
06:30mais les États-Unis et l'Union soviétique
06:36refusent le dessaisissement du pouvoir de Nasser.
06:41Et de ce fait, l'Union européenne, la communauté européenne
06:45se crée en 1957 à Rome
06:47avec le traité de la communauté européenne économique
06:50et le traité de la communauté européenne de l'énergie atomique.
06:54Pourquoi ? Parce qu'il fallait faire en sorte
06:56de pouvoir avoir une indépendance énergétique pour l'Europe.
06:59Et aujourd'hui, force est de constater que cette politique
07:03qui a initié la communauté européenne ne fonctionne pas
07:08puisque l'Europe dépend de 58% de ses importations d'énergie.
07:1258% de la consommation est importée.
07:15Alors il y a des pays comme la France, c'est 44%.
07:18D'autres pays comme l'Allemagne, c'est 65%.
07:21L'Italie, l'Espagne, 70%.
07:23Ce qui fait que face à la Russie et aux États-Unis
07:26qui sont autonomes énergétiquement,
07:28depuis 2019 pour les États-Unis
07:30et depuis très longtemps pour les Russes,
07:32eh bien l'Europe est dans une situation de grande faiblesse.
07:35Et évidemment, le conflit en Iran vient accentuer cette faiblesse,
07:39même si de ce fait, comment dire,
07:43l'Europe dépend moins du pétrole provenant du détroit d'Ambus.
07:47Ça, c'est le contexte géopolitique.
07:49Mais derrière, eh bien, il y a eu une tension européenne
07:52pour contrôler le système énergétique
07:55avec un bloc de l'Allemagne
07:57qui voulait imposer son énergie-22.
08:01C'est tellement beau, Fabien.
08:02Tu peux le redire ?
08:03L'énergie-22.
08:04– Ah, j'adore, moi.
08:05– Voilà.
08:05Et ça, c'est le pacte Schroder-Poutine.
08:09Donc le pacte Schroder-Poutine, Schroder chancelier allemand,
08:12il dit, on va installer plein d'éoliennes
08:15et on va le coupler avec le gaz russe.
08:17Et c'est le fameux Nord Stream
08:19qui permet de contourner la route historique du gaz.
08:22Le problème, c'est que ce modèle a explosé
08:25avec l'explosion du gaz du Nord Stream en 2022.
08:30Et le modèle allemand est une catastrophe économique
08:33puisqu'on le voit, l'industrie allemande est en échec retentissant.
08:36– Pourquoi les Allemands aussi choisissent ce suicide énergétique ?
08:40– Parce que ça renvoie à l'historique profond de la guerre froide
08:47où les enfants allemands ont été biberonnés à la guerre nucléaire.
08:52Et il y a eu une confusion entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire,
08:55ce qui fait qu'ils ont été apeurés par la bombe nucléaire
08:58qui allait venir de l'Union soviétique et inversement.
09:00Et donc cet esprit de tension a fait le nid anti-nucléaire
09:05et puis aussi parce que l'Allemagne a eu des financements
09:08de fonds de structures pétrolières
09:11qui étaient intéressés par le fait que l'Allemagne ne développe pas le nucléaire.
09:16– Les Américains surtout, qui ne voulaient pas d'une Allemagne indépendante.
09:19– Et en plus, voilà, exactement.
09:21Mais à côté, la France a réussi dans les années 70 avec le plan Mesmer,
09:26rappelons le plan Mesmer qui est vraiment essentiel et déterminant.
09:29En 73, il y a un nouveau choc pétrolier,
09:32le prix du gaz, le prix du pétrole est multiplié par 10 à peu près.
09:39On se rappelle, c'est la guerre du Kipour.
09:41La guerre du Kipour est gagnée par Israël et les États-Unis
09:45et en rétorsion, comme l'Iran actuellement avec le détroit d'Hormuz,
09:49les pays de l'OPEP font augmenter le prix du pétrole
09:54et diminuent la production.
09:55Ça fait une crise économique majeure pour les pays européens
09:58et pour contrer cette crise économique, Mesmer, le Premier ministre français,
10:03décide la construction du parc électronucléaire français
10:05qui fait qu'on a eu 58 réacteurs nucléaires
10:08et qui fait que 70% de notre électricité ici est produite
10:12grâce aux réacteurs nucléaires issus du plan Mesmer.
10:15Et ce qui a permis, in fine, de baisser drastiquement
10:19la facture d'électricité des Français jusqu'au début des années 2000.
10:23Et Alexis, le début des années 2000, c'est le début de la politique
10:27d'installation d'éoliennes en France.
10:29Et on voit la remontée de la facture d'électricité en 2001.
10:35C'est-à-dire…
10:35– C'est clair, c'est clair.
10:36– Justement, ici l'électricité est produite par des hamsters,
10:38comme je l'avais dit, pas du tout nucléaire.
10:41Et il y a eu ces paroles à propos de l'éolien, notamment,
10:45de Donald Trump qui se moquait des Européens.
10:48Disons, en Chine, je n'ai pas vu d'éoliennes.
10:50– Alors ça, ce n'est pas vrai, là c'est une fake news.
10:52– Non, bien sûr, c'est Trump, mais ce qu'il voulait dire,
10:54c'est quand même, c'est les Chinois qui ont la main mise
10:57sur la filière éolienne.
10:58– Alors, initialement, c'était les Allemands et les Danois.
11:00Et depuis 3-4 ans, il y a une crise économique majeure
11:04dans la filière énergétique éolienne européenne.
11:07Et c'est les Chinois qui sont en train de prendre le leadership,
11:10comme ils l'ont pris en matière de panneau solaire,
11:12où là, ils ont pris un leadership mondial.
11:14Donc ce qui fait qu'aujourd'hui, dans les 10 premiers constructeurs
11:17d'éoliennes mondiales, maintenant, le leadership a été acquis par la Chine.
11:21– Oui. – Mais Donald Trump se prend
11:23qu'il y a à peu près 200 000 éoliennes en Chine.
11:25– Oui, bien sûr.
11:25– Donc, non, non, qui se rassurent.
11:27– Mais cela étant, ils ont un territoire tellement énorme
11:30que ça n'impacte pas…
11:31– Comparé à nous, déjà nous, déjà sur le nucléaire,
11:34on a quand même beaucoup de centrales par rapport à la taille de la France.
11:36– On est un des pays qui, en termes de surface,
11:39a le plus de centrales au niveau mondial en surface.
11:42puisque le pays, l'Europe, la France a 58 réacteurs.
11:48On enlève les deux qui ont été sabotés économiquement et politiquement
11:51qui sont Sessenheim.
11:52On en rajoute un, c'est Flamanville 3 qui est en train de…
11:55Voilà, ça fait donc 57.
11:57Et par rapport à un tout petit territoire.
11:59Et après, vous avez la Chine, grand territoire,
12:02qui en a 50, mais qui va dépasser la France.
12:05Et les États-Unis.
12:06– Oui, mais qui est beaucoup plus grand.
12:06Justement, Jean-Luc, pourquoi il y a autant de centrales nucléaires en France
12:11vu la taille du territoire ?
12:12– Disons qu'il faut revenir au plan Messmer, effectivement.
12:15Et ce jour-là, je dirais qu'il y a eu une distribution de courage
12:18puisque, sans enquête publique, il faut le rappeler, Fabien,
12:24Pierre Messmer a décidé, a dit,
12:25la France se lance dans un programme de construction de centrales nucléaires,
12:30donc de réacteurs nucléaires.
12:31À l'époque, on en était à peu près, ça va vous faire bondir,
12:35à six réacteurs de construite par an.
12:38– Ah oui.
12:38– Un réacteur sortait de terre tous les mois et demi.
12:41– Et d'où venait l'argent ?
12:43Parce que là, on nous explique que c'est tellement cher,
12:45que ça fonctionnait.
12:47– Il y avait, je finis juste avec ce propos,
12:50il y avait à l'époque quand même cette notion de vrai pour le bien commun.
12:54– Oui.
12:54– Le bien commun pour l'avenir.
12:56Et on en profite encore aujourd'hui.
12:57– Oui, oui.
12:58– D'accord ?
12:58Premier réacteur qui a divergé, Fessenheim.
13:02Récemment, on l'a mis à mort.
13:03Je vais faire un commentaire là-dessus après.
13:06– Donc, s'est construit le parc nucléaire,
13:09parce qu'on avait donc déjà toutes les connaissances.
13:14L'ingénierie nucléaire était bien installée.
13:16Alors, il y a eu la génération 1 qui s'est arrêtée
13:21avec les réacteurs graphiques de gaz.
13:23La génération 2 est née.
13:24La génération 3, c'est le PR d'aujourd'hui,
13:27où il a fallu 20 ans et 12 milliards de plus pour le construire.
13:31– Pourquoi c'est devenu si cher ?
13:32– C'est devenu si cher, tout simplement,
13:33parce que Fabien Mbouglet va peut-être commenter ce point-là.
13:38Au début des années 2000, il y a eu cette peur, en fait,
13:43c'est vrai, du nucléaire.
13:44Mais il y a aussi, le discours était tellement anxiogène
13:48que les industriels, en fait, commençaient, je dirais,
13:51à battre pavillons vers la fuite.
13:55Et les jeunes, au lieu de s'orienter vers les ingénieurs,
13:59au lieu de s'orienter vers les filières d'excellence,
14:00telles que le nucléaire, il y a le spatial, il y a l'aviation, etc.,
14:03eh bien, ils se sont dit, je ne vais pas prendre de risques.
14:05Donc, du coup, on n'a plus de personnel compétent.
14:08Alors, après, il y a une petite guéguerre aussi sur,
14:11parce que c'était un, comment dire, un réacteur franco-allemand.
14:17Donc, les Français se sont retrouvés plutôt seuls,
14:19à un moment donné.
14:20Donc, ça a posé un certain nombre de difficultés,
14:22je passe là-dessus.
14:24Donc, 20 ans, voilà.
14:25Et ça, c'est plus acceptable.
14:27– Ce qui est important de comprendre,
14:28c'est que Mitterrand voulait faire un Airbus du nucléaire.
14:32Et donc, le Flamandville III était construit
14:37par un consortium franco-allemand.
14:39Mais progressivement, les Allemands…
14:41– Ah bon ?
14:42– Je connais la fin, je suis sûr qu'ils ont encore fait de la merde.
14:45– Dans un souci, bien compris,
14:49on accentue les règles de sûreté à un tel niveau
14:52que là où on mettait un tuyau comme ça,
14:54il a fallu mettre un tuyau comme ça.
14:55Je caricature.
14:56Donc, on a eu un double phénomène.
14:58D'abord, un phénomène d'ingérence industrielle de l'Allemagne
15:05qui a complexifié les choses.
15:07Et puis, on a eu aussi un second phénomène,
15:09c'est que les autorités de sûreté nucléaire
15:11qui étaient à la manœuvre, dont certaines…
15:15Il y en avait deux, l'IRSN,
15:17l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire,
15:20et la SN, Autorité de Sûreté Nucléaire,
15:23pour certaines manières, étaient infiltrées par les antinucléaires.
15:28– Oui.
15:29– Et donc, les antinucléaires instrumentalisaient la sûreté nucléaire
15:33pour accentuer les soucis, les récriminations.
15:40Et donc, en fait, là où il fallait un mois d'habitude
15:45pour construire quelque chose,
15:47là, il fallait trois mois, quatre mois, cinq mois, six mois.
15:50Et donc, on a fait perdre beaucoup de temps
15:51pour des raisons de sûreté nucléaire.
15:53– Voilà pourquoi, juste un commentaire au Fabien,
15:56voilà pourquoi le PR2 est né.
15:59Pour réduire, en fait, les coûts…
16:01– Il n'y a jamais eu un projet franco-allemand
16:04qui a fonctionné, ça a toujours été un fiasco,
16:06on va dire, un parambus éventuellement.
16:08– Quand j'entends parler de coupes franco-allemands,
16:11je m'esclave, j'ai envie de…
16:12– Oui, c'est ça.
16:12– Il n'y a pas de coupes franco-allemands.
16:13– Non mais de toute façon, il faut bien le savoir.
16:15– Il faut bien comprendre qu'en matière de souveraineté énergétique,
16:18il n'est pas possible de travailler avec l'Allemagne.
16:21– Non.
16:22– Voilà.
16:22Et d'ailleurs, il y a eu deux alliances
16:24qui se sont créées au niveau européen.
16:26Il y a eu l'alliance du nucléaire,
16:28qui représente 14 pays,
16:29et la Grande-Bretagne, qui est sortie de l'Europe,
16:31s'est installée dans l'alliance du nucléaire,
16:34qui a été donc…
16:35qui justement permet la relance du nucléaire au niveau européen.
16:39Et on a une autre Europe, l'alliance des renouvelables,
16:42constituée de l'Allemagne, de l'Autriche, du Danemark, de l'Espagne.
16:46Et d'une certaine manière, on reconstruit l'histoire un peu historique.
16:51Et c'est fascinant, parce que l'Allemagne n'a qu'une peur,
16:57c'est que le nucléaire français permette à la France
17:01à la fois de rétablir un leadership économique et industriel
17:04en ayant une électricité pas chère.
17:06Et d'autre part, qui dit une électricité pas chère,
17:09dit, et ça c'est la géopolitique globale,
17:12dit un pouvoir politique européen et une domination européenne.
17:16– Bien sûr, une vraie indépendance énergétique que l'Europe n'a pas.
17:18– Voilà.
17:18– Alors, indépendance avec un bémol quand même,
17:20puisque le nucléaire français dépend,
17:23et ça Macron ne s'en vende pas quand même,
17:24de la filière russe concernant…
17:26– Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
17:30– Là, je vais couper, excusez-moi, Fabien, si je peux commenter.
17:35En ce moment, depuis un moment, il y a un bruit qui court,
17:38comme dans tous les bobards de guerre, évidemment,
17:41parce que ça vient de là, qu'on serait dépendants.
17:43Hier, j'étais au Sénat dans un colloque,
17:46des personnes imminentes quand même, connaissant un peu le sujet,
17:49ont parlé de 35% de dépendance, j'avais envie de bondir.
17:52– C'est ce qu'on voit dans la presse.
17:53– Non, voilà, mais ce sont des mensonges.
17:55– Non, je vais préciser, les Russes sont devenus spécialistes
18:00du retraitement de l'uranium et de l'enrichissement de l'uranium.
18:04Ça ne veut pas dire qu'on dépend des Russes,
18:06ça veut dire simplement que pour des raisons économiques,
18:09les Russes le font moins cher.
18:10Mais attention, les États-Unis, c'est un milliard de dollars par an.
18:15Pendant la guerre en Ukraine, moi j'ai dévoilé sur Sud Radio
18:19avec André Berkov un document qui était la levée des sanctions
18:24économiques entre la Russie et les États-Unis
18:26dans tout ce qui concernait le domaine énergétique.
18:29C'est-à-dire que pendant la guerre, le business continuait
18:31sur le gaz, sur l'uranium, etc.
18:33Donc ça c'est…
18:35Et d'ailleurs il y a eu Greenpeace qui a fait une opération
18:37de guérilla économique en dénonçant la France qui travaille…
18:42Non, on ne dépend pas des Russes,
18:44la France diversifie ses approvisionnements en uranium enrichis
18:49et en plus…
18:51Attendez, il y a quelque chose d'important.
18:52Non, mais attendez, il y a quelque chose de très important.
18:56La filière industrielle nucléaire nécessite des relations internationales.
19:01Bien sûr.
19:01Nous travaillons avec les Chinois, les Américains.
19:03Même, nous vendons notre ingénierie et nos turbines arabelles,
19:08les fameuses turbines arabelles, aux Russes.
19:10Donc si vous voulez, il y a des échanges et du business
19:13qui fait qu'effectivement le nucléaire civil crée une interdépendance économique,
19:17mais c'est aussi ce qui fait les relations géopolitiques saines
19:21entre des pays industrieux.
19:22Alors, je vais juste redire un peu les choses différemment sur les ordres de grandeur.
19:27Alors oui, c'est vrai, il faut de la diversification, c'est normal.
19:30Une entreprise ne peut pas dépendre que d'une seule source d'énergie.
19:33Pour l'uranium naturel, c'est le cas.
19:35Pour l'uranium naturel, c'est le cas.
19:37Là, la France, on va dire, n'a quasiment pas d'uranium.
19:39Peut-être 3 000 tonnes qui doivent être quelque part, je ne sais où.
19:46Ensuite, la France, pour ses réacteurs nucléaires, dispose d'usines d'enrichissement
19:51dont la capacité de production est pratiquement le double des besoins français.
19:57Le double, le double.
19:59Avec Georges Besse II, qui a été inauguré il n'y a pas longtemps.
20:04Là, il y a une extension qui est en cours.
20:06Alors, un dernier mot, parce qu'on est déjà en retard sur la rubrique d'après.
20:08Finissez.
20:09Oui, voilà.
20:10Et c'est simplement pour dire que les réacteurs nucléaires,
20:14quand ils consomment de l'uranium, cet uranium usagé,
20:20eh bien, on a eu l'idée de les envoyer en enrichissement,
20:23mais pas chez nous, parce que nos usines ne prévoient pas d'enrichir de l'uranium
20:26qui a subi la fission, l'irradiation des réacteurs.
20:32Et ça correspond à peu près à moins de 10% en moyenne par an,
20:36moins de 10% de nos besoins,
20:38mais parce qu'on a envie de se diversifier,
20:41mais c'est une option, ça n'est pas une obligation.
20:43C'est une option.
20:44Donc, il n'y a pas de dépendance comme ça.
20:46On n'est pas dépendant, contrairement à ce qu'on peut dire.
20:47Voilà.
20:48C'est ce que je voulais dire.
20:49Très bien.
20:49Et vraiment, c'est le message, je vais répéter.
20:51Voilà, c'est important.
20:52C'est important, on est là pour ça.
20:54Immédiatement, le grand déballage, allez.
21:02Chers amis, vous êtes toujours sur Alerte Générale.
21:04Bien sûr, vous le savez, partagez, likez, parlez de l'émission autour de vous.
21:09Là, on va aller sur un scandale.
21:11Vous le savez, je crois que Fabien Bouglet, elle en a beaucoup parlé,
21:14mais on va continuer à avancer là-dessus.
21:15C'est le scandale démocratique de la fameuse PPE 3, notamment.
21:20Et ça continue encore et encore, le scandale démocratique.
21:23On passe dessus, on s'essuie sur la démocratie, pardon.
21:28On fait en même temps le lapsus, c'est très bon.
21:29On peut dire s'asseoir et s'assuie.
21:30C'est la même chose, on fait les deux.
21:31Comme ça, c'est parfait.
21:32Parce que la Macronie, de toute façon, elle est multimodale.
21:34Notamment, Fabien, on en est où de ça, concrètement ?
21:37On en est où ?
21:38On va l'apprendre, concrètement.
21:39En décembre.
21:40On rappelle ce que c'est, quand même.
21:41Parce qu'il faut quand même bien rappeler ce que c'est.
21:42La programmation pluriale de l'énergie
21:44est le plan énergétique d'investissement
21:48pour les dix prochaines années, en gros.
21:50Ça nous engage beaucoup.
21:51C'est le troisième volet.
21:53Il y a eu la PPE 1, la PPE 2,
21:55qui est passée pendant le Covid complètement inaperçue.
21:58Et la PPE 2 prévoyait la sortie de la fermeture
22:03de 14 réacteurs nucléaires.
22:04C'est ça.
22:04Et la PPE 3, nous l'avons combattue.
22:07Nous l'avons combattue dans le point,
22:09on a fait une tribune avec dix anciens dirigeants
22:11de la filière énergétique,
22:12d'anciens présidents d'EDF, de RTE et compagnie,
22:17avec un jacuz énergétique qui s'appelait Nous dénonçons,
22:19en décembre 2024.
22:21Et nous avons réussi, par force d'opérations,
22:25par force d'alertes du cabinet du Premier ministre,
22:30des gouvernants, des élus,
22:31on a réussi à retarder d'un an et demi
22:33la programmation pluriannuelle de l'énergie,
22:35qui n'a pas été promulguée ni par François Bayrou,
22:40ni par Baroin, non pas Baroin, Barnier, pardon.
22:44Et il a fallu que Sébastien Lecornu passe en force.
22:49Donc il est passé en force…
22:50– Par décret.
22:51– Par décret, il y a trois semaines à peu près,
22:53en promulguant donc une programmation pluriannuelle
22:56qui prévoit une multiplication par quatre des panneaux solaires,
23:00une multiplication par huit des éoliennes en mer.
23:03– Mais ça n'a pas déclenché une opposition politique
23:06de première intensité, Fabien ?
23:07– Il y a eu des dépôts, des motions de censure.
23:10– Oui, mais bon, finalement, on en est où ?
23:12On en est dans la poubelle de l'Assemblée, quoi.
23:15– Voilà, alors de toute façon,
23:16la programmation pluriannuelle de l'énergie
23:18sera remise en cause par le futur gouvernement
23:20issu des élections présidentielles.
23:22Si élections présidentielles, il y a,
23:24parce qu'on pourrait imaginer que dans un contexte de guerre,
23:26il n'y en est pas, on peut tout à fait imaginer ça.
23:29– C'est une hypothèse que tu fais tienne.
23:32– On peut tout à fait imaginer qu'il y ait une guerre mondiale
23:35et que de ce fait…
23:36– C'est une feuille Nozolinsky, quoi.
23:37– Voilà, on peut l'imaginer, je ne dis pas que…
23:40– Non, non, si ça commence, il vaut mieux faire un vote avant,
23:42comme ça, on prend quelqu'un…
23:44– Non, la programmation pluriannuelle de l'énergie
23:46est donc un décret passé réglementairement,
23:50pas par la législateur, et c'est ça qui est terrible,
23:52parce qu'en fait, c'est là où ça outrepasse
23:55les grands principes du droit et de la déclaration
23:56des droits de l'homme et de la République,
23:58c'est que normalement, dès qu'il y a des décisions
24:01qui ont un impact budgétaire,
24:03ça doit être de la souveraineté de l'Assemblée nationale.
24:07C'est quand même ce qui a fait la Révolution française
24:09et ce qui a conduit les États généraux
24:11à se transformer en Assemblée nationale.
24:13– C'est un peu le projet.
24:14– Normalement, l'Assemblée nationale,
24:16elle est chargée de tout ce qui est finance.
24:18Or, la programmation pluriannuelle de l'énergie,
24:21elle a un impact de l'ordre de minimum 300 milliards d'euros
24:25pour les Français, c'est-à-dire 10% de la dette actuellement.
24:28Et on dit minimum parce que le gouvernement a contesté
24:32notre chiffre de 300 milliards.
24:34– Oui, parce que c'est ce que j'allais te dire.
24:34– C'est des chiffres sortis de nulle part.
24:36– Non, ils ne sont pas sortis de nulle part.
24:38J'en parle souvent.
24:39100 milliards de subventions aux énergies intermittentes,
24:43100 milliards de réseaux, 100 milliards Enedis,
24:45100 milliards RTE.
24:46Et on peut rajouter, en réalité, on est plus proche des 400 milliards
24:50parce que là, c'est les 300 milliards de la PPE 3.
24:54Mais aujourd'hui, il y a aussi les engagements passés
24:58qui vont avoir des conséquences futures.
25:00Et ça s'évalue à peu près à 100, 120 milliards.
25:03Donc, les énergies intermittentes, PPE 3 comprises
25:07et politiques énergétiques préalables,
25:10on est plutôt entre 400 et 450 milliards d'euros.
25:13– J'ai une question.
25:15Pourquoi et qui est derrière ces décisions
25:18qui visiblement n'ont ni queue ni tête ?
25:19– On l'a dans le magazine Transition et énergie.
25:23Alors ça, c'est le dernier numéro, écologie punitive, stop.
25:28Mais on avait fait le précédent qui s'appelait Éolienne la fin,
25:31où on avait parlé de l'infiltration de l'État
25:33par le lobby des éoliennes.
25:35On avait fait un dossier très complet,
25:37où on voit très bien qu'une grande partie des autorités de tutelle,
25:42une grande partie, la DGEC par exemple,
25:45la Direction Générale de l'Énergie et du Climat,
25:47pour préciser, c'est l'état profond de l'énergie
25:49au sein du ministère de l'Écologie et de l'Énergie,
25:52a quand même un lobby allemand qui s'appelle l'OFATE,
25:55l'Office franco-allemand de la transition énergie,
25:58qui comprend tous les lobbies de l'éolien.
25:59C'est-à-dire que vous avez au sein de l'autorité chargée
26:02d'écrire la programmation pluriannuelle de l'énergie,
26:06un lobby allemand qui, lobby de l'éolien,
26:10qui vient influer.
26:11– On retrouve ces lobbies allemands dans les partis politiques aussi,
26:15chez ELV, chez Place Publique.
26:17– Europe Écologie Les Verts, alors ça c'est très intéressant,
26:20vous avez raison Alexis, c'est très intéressant,
26:22parce que Europe Écologie Les Verts a fait une masterclass anti-nucléaire,
26:26et l'introduction de cette masterclass était faite
26:30par le représentant de la fondation Enrich Boll,
26:33et la fondation Enrich Boll,
26:35c'est la fondation correspondant au Grunen allemand.
26:39Et la fondation Enrich Boll, on a mené des opérations
26:43de guerre informationnelle contre le nucléaire,
26:46avec par exemple le magazine d'extrême-gauche Alternative Économique,
26:50qui fait des dossiers spéciaux anti-nucléaire.
26:52Donc il y a véritablement des opérations de guerre informationnelle
26:56qui sont financées par l'Allemagne,
26:58en liaison avec les partis frères et les fondations allemandes.
27:02Donc on a des institutions de lobbying au sein de nos institutions,
27:07on a des officines de guerre informationnelle.
27:11Maintenant on a même Côte à Climat,
27:14qui est une officine financée par la filière éolienne,
27:16qui est chargée de censurer nos propos lorsqu'on passe dans les médias mainstream.
27:21– Vous avez été la cible d'une fatwa climatique.
27:24– Tout à fait, j'en suis très fier d'ailleurs.
27:28Mais derrière, Côte à Climat, quand on regarde les financements,
27:32c'est le groupe Valorem qui est un des principaux groupes d'éoliens,
27:35c'est la fondation Mirova qui est une fondation d'exploitants éoliens,
27:39on a l'Arcom, on a même l'Arcom qui finance une officine chargée de le saisir.
27:48On a la fondation France…
27:49– C'est super bien fait, parce que le problème,
27:50ce n'est pas tant ces associations qui sont financées,
27:53c'est l'État qui obéit,
27:55c'est la censure qui s'installe sur les voies dissidentes,
27:59pour dire on ne touche pas à ça parce qu'il faut faire absolument cette transition énergétique.
28:03– Vous avez une autre structure qui s'appelle l'ADEME.
28:05– Oui, oui, l'ADEME, vous savez, vous mettez son slip.
28:09– Mais gâche-toi, on s'en rappelle.
28:11– Comme ton slip, exactement.
28:13Ça, on s'en rappelle.
28:13– D'ailleurs, ils n'ont plus fait de tableau depuis le moment.
28:16– Oui, oui.
28:16– Ils ont renfermé leur tableau.
28:18– Je précise que l'ADEME, c'est 1 000 salariés,
28:20et qu'ils sont passés d'un budget de 1 milliard d'euros à 4 milliards d'euros.
28:23– C'est bon ça.
28:24– Alors, l'ADEME, pour remettre sur le plan de ton slip,
28:28l'idée c'était, tu mets un slip dans ton jardin
28:29pour voir s'il y a des vers de terre qui tuent ton slip.
28:32Et l'autre tuto de l'ADEME, qui est quand même important,
28:34c'est de savoir combien de fois par semaine il faut laver son slip aussi.
28:37– Non, mais ça, c'est 4 milliards d'euros.
28:39– C'est une structure para-étatique, l'ADEME.
28:41C'est un établissement industriel et commercial,
28:43public industriel et commercial.
28:45C'est-à-dire qu'ils ont une fonction.
28:46Donc, on a l'ADEME, la DGEC, les officiers.
28:48Et donc, vous avez tout cela,
28:51et financé par des fonds publics,
28:53des fonds parapublics, par nous,
28:56et pour assurer…
28:57– Il y a des contribuants dans le public.
28:59On voit qu'il y a des contribuants dans le public.
29:00– Ils ont raison de s'en offisquer.
29:02– Ils ont raison de s'en offisquer.
29:04Parce que derrière,
29:06cette politique énergétique
29:07qui est favorisée par toutes ces officines,
29:11elle va à l'encontre des intérêts des Français.
29:13– Mais pourquoi les décideurs politiques
29:15choisissent d'aller à l'encontre des intérêts des Français ?
29:17C'est ça la question.
29:18– Ce qui vient d'être dit là, en fait,
29:20c'est la démonstration par le résultat,
29:22c'est que je pense que les antinucléaires sont en fin de règne.
29:26Donc, ils sont de plus en plus agressifs.
29:28Ils sortent leur dernière carte.
29:29– La censure.
29:30– Exactement.
29:31Pourquoi ?
29:32Si vous regardez un dernier sondage qui est assez récent,
29:3574% des Français plébiscitent le nucléaire.
29:3974%.
29:40Est-ce que vous pensez que les antinucléaires
29:43qui siègent à l'Assemblée
29:45représentent électoralement les 74% ?
29:48Je ne le crois pas.
29:49– Non.
29:49– Voilà.
29:50Donc, ils font tout et ils sont prêts
29:52et ils seront prêts un jour.
29:54Et Fabien Bouglet l'a déjà dit,
29:55là, vous venez de le dire,
29:56et vous l'avez dit dans une autre chronique,
29:58je m'en souviens,
29:59et vous avez tout à fait raison,
30:00c'est qu'il n'est pas impossible
30:02qu'ils nous pondent une loi
30:03qui vous interdise, je dirais,
30:06de dire que l'éolien et le PV,
30:10enfin, tout ce qui est ENR non pilotable,
30:12est une catastrophe.
30:13On n'aura pas le droit de le dire.
30:14– Oui.
30:14– Voilà.
30:15– C'est possible, ça, concrètement ?
30:17C'est le chemin qu'on prend en ce moment ?
30:19– Oui, oui.
30:21– Il faut savoir que l'ARCOM…
30:21– L'ARCOM est intervenu,
30:23donc si l'ARCOM intervient,
30:25c'est-à-dire qu'en fait, je dis,
30:27je suis sur ce plateau, Nicolas,
30:31ce plateau est blanc.
30:32Oui, ben non, il faut qu'il y ait
30:33quelqu'un à côté de vous
30:34qui vienne dire que le plateau est marron.
30:36– C'est bien ça.
30:37– C'est génial.
30:38– J'ai été épinglé par l'ARCOM,
30:41Sud Radio a été épinglé par l'ARCOM,
30:43non pas sur des questions techniques,
30:46scientifiques liées au climat,
30:47c'est qu'ils ont considéré
30:50que c'était climato-sceptique de dire
30:52que l'État était infiltré
30:54par des anti-nucléaires.
30:56C'est-à-dire le fait de dire
30:57que des anti-nucléaires pro-éoliens
31:00ont infiltré l'État,
31:02ça, c'est pas bien de le dire.
31:03– Non, parce que c'est une ingérence étrangère
31:04qui n'est pas écoresponsable.
31:06– Exactement.
31:06– C'est tout, c'est comme ça.
31:09– Ou alors, c'est ce qu'on appelle
31:11plus communément la corruption pour noble cause.
31:14C'est-à-dire qu'on a le droit d'être corromptu.
31:17– Tiens, à propos que c'est pour sauver la planète.
31:19– C'est très bon ça.
31:20– À propos de corruption.
31:22– La corruption pour noble cause.
31:24– Je prends la balle au bon,
31:25puisque le regretté…
31:27– Et co-responsable la balle.
31:28– En responsabilité.
31:30Le regretté, Olivier Marlex avait parlé
31:33de pacte de corruption concernant l'affaire Alstom,
31:36où là, on a quand même un exemple qui revient
31:38et le fait que Macron œuvrait à l'époque
31:42sous François Hollande pour faire en sorte
31:45que les Américains achètent à bas prix
31:47une filière stratégique avec Alstom,
31:50y compris dans le domaine du nucléaire.
31:53Là encore, un dossier brûlant
31:56où Macron a mis les pieds dedans,
31:58où on parle d'ingérence étrangère,
32:00où on parle de corruption.
32:01Encore une fois, il faut se référer
32:03au livre d'Olivier Marlex.
32:06Pourquoi pas plus ?
32:07Même si aujourd'hui, Anticor veut relancer
32:09cette affaire Alstom,
32:11est-ce qu'on arrivera au bout
32:12et est-ce qu'on saura ce qui s'est vraiment passé ?
32:14– Je crois que le problème,
32:15c'est qu'il y a eu tellement d'acteurs,
32:16de banquiers, d'intermédiaires intervenus dans l'affaire,
32:19c'est que c'est un tabou français au plus haut niveau.
32:23Il y a beaucoup de gens qui ont fait beaucoup d'argent
32:25dans cette affaire, sans rentrer dans les détails.
32:28Et en plus, elle est explosive parce qu'elle touche
32:31le cœur industriel de la France.
32:34Donc, c'est un péché originel de la Macronie,
32:37en quelque sorte.
32:39Et Olivier Marlex avait soulevé ce point-là,
32:42sans en tirer les conclusions d'ailleurs.
32:44Parce qu'en tant que président de groupe LR,
32:45je le rappelle, il n'avait pas appelé la censure
32:48du gouvernement lorsqu'il était patron des LR.
32:51On s'était un peu disputé avec lui sur Twitter
32:53sur cette question.
32:54C'est-à-dire que quand on a dévoilé des choses aussi importantes
32:57qu'un pacte de corruption de la Macronie,
32:59on censure la Macronie lorsqu'elle doit être censurée
33:03à l'Assemblée nationale.
33:04Il faut être cohérent.
33:06Mais sa dénonciation était bien vue.
33:09Je crois que vous soulevez là quelque chose de fondamental
33:14sur la déconnexion totale des élites par rapport au bien commun
33:18et par rapport à l'importance vis-à-vis de notre tissu industriel.
33:24On a l'impression, et moi qui côtoie ce milieu,
33:28l'État profond, des gouvernants, des politiques,
33:31de tout courant politique confondu,
33:33je mesure à quel point ils n'ont plus de référence historique.
33:38Ils n'ont plus de référence au patriotisme économique.
33:42Ils n'ont plus de vision de bien commun du pays.
33:46Donc, toutes les racines qui formaient un mesmer,
33:50un mesmer qui avait été résistant,
33:52qui avait œuvré avec le général de Gaulle,
33:55qui avait été impliqué dans la guerre,
33:58il prend une décision qui a un impact 50 ans après.
34:01Et là, aujourd'hui, on a des gars qui se disent,
34:04je vais passer sur TikTok,
34:06quel est l'effet de ce que je vais dire demain
34:07pour les électeurs, etc.
34:09Le résultat…
34:10– Ces gens-là sont aussi sélectionnés par des cercles atlantistes
34:12depuis tout jeunes.
34:13– Voilà.
34:14– Les Young Global Leaders, c'est un programme qui a été fait
34:16pour connaître à la tête de nos États des traîtres.
34:18– Justement, il y a un Young Leader qui est célèbre.
34:22Il y a un Young Leader qui est célèbre et connu.
34:24En 2020, on a euthanasié Fessenheim.
34:29Et deux ans après, étonnamment, il y a le discours de Belfort.
34:33Moi, j'ai l'impression qu'on joue avec l'avenir des Français.
34:35– Mais il n'y a pas d'avenir, en fait.
34:37Parce que le but, c'est l'Europe, c'est l'Union européenne.
34:39– Oui. Alors, on joue avec l'avenir des Français.
34:41– C'est qui commande et qui pilote ? Effectivement, vous l'avez dit, Alexis, l'Europe.
34:45Fessenheim, juste, je voulais dire un petit mot par rapport à la PPE 3,
34:49où, certes, on donne une petite carotte au nucléaire.
34:52Bon, allez, on est gentil.
34:54Allez, on en prévoit 6 et puis éventuellement une option 8 de plus.
34:58Très bien.
34:59Seulement, à côté, on nous cache la multiplication par au moins 2 ou 3 des éoliennes.
35:06C'est à regarder de près.
35:07– 2 pour les éoliennes terrestres et 8 pour les éoliennes en mer.
35:10– Et les éoliennes en mer.
35:11Bon, après, il faut regarder en bilan, en gigawatts installés.
35:16Ce qu'il faut comprendre, c'est que Fessenheim, ça représente quoi ?
35:19Je me tourne vers le public, qui va être certainement étonné.
35:23Ça représente quoi, Fessenheim, en éolienne ?
35:27Ah, combien faut-il d'éolienne ?
35:30– Terrestre, hein ?
35:31– Terrestre, terrestre, terrestre.
35:32Vous avez raison de le préciser.
35:33– Vous avez une heure, les amis.
35:35On revient.
35:35– Allez, 900 kilomètres d'éoliennes alignées.
35:40300 mètres, distance réglementaire.
35:42– C'est faisable, c'est faisable.
35:43– Comment c'est faisable ?
35:44– Ah non, mais la destruction de la France ?
35:46– Non, mais c'est…
35:47– Là, voilà un grand chantier.
35:48– Alexis, il a déporté de main.
35:50– La destruction de la France, le fonçoivement de la France, c'est possible.
35:54Ça, c'est vrai, c'est fou.
35:55– Mais en fait, il faut bien réaliser…
35:57– Et on continue.
35:58Et la durée de vie d'une éolienne, c'est quoi ?
36:00– C'est 15 ans.
36:01– 15 ans.
36:02– Bon, 15-20 ans.
36:03– Alors, il faut bien préciser, je voudrais un tout petit peu reprendre
36:06un tout petit peu de hauteur, parce qu'on est dans les événements…
36:09– On tombe bien avec les éoliennes, c'est parti, c'est parti, c'est parti.
36:12– Il faut préciser quand même, un événement qui est passé complètement inaperçu aux
36:18États-Unis en février 2025, ça a un an, c'est que le président Donald Trump, il a
36:25créé le Conseil national de la domination énergétique.
36:29– Rien, au moins avec lui, c'est clair.
36:32– Les choses sont claires.
36:33Et tout s'explique, le Venezuela, le Groenland, l'Iran, c'est limpide en fait, de comprendre
36:40ça.
36:41Donc, il se fout un peu de notre gueule, il est venu au moment de Davos, il dit,
36:45ah, vous voulez mettre des éoliennes, continuez à les mettre, vos éoliennes, moi je vais
36:49vous vendre du gaz naturel liquéfié, vous pensez que c'est l'absence des éoliennes.
36:52Non, mais c'est ça qu'il nous dit en mi-mot.
36:54– En réalité, alors il est contradictoire Donald Trump, parce qu'il dit d'un côté,
37:00comment dire, il faut que vous arrêtiez vos éoliennes, mais en même temps, il est
37:02bien content de nous vendre du gaz et de rendre l'Europe dépendante.
37:05Donc, il y a une contradiction dans son propos.
37:07Ce qui est clair, c'est que la PPE 3 n'est que la conséquence de grands jeux d'influence.
37:13Les Russes, qui ont intérêt à dominer énergétiquement l'Europe, et on le voit avec Vladimir Poutine,
37:19qui au cœur de la guerre en Iran, a dit, je rappelle aux Européens que je peux
37:24leur fournir du gaz.
37:26Les États-Unis, qui veulent aussi contrôler l'Europe, parce qu'ils savent très bien
37:30avec ces 58% d'importation, que contrôler l'Europe énergétiquement, c'est la contrôler
37:35politiquement.
37:36Donc, même Trump, il est en train de dealer avec Poutine pour que le gaz qui passe par
37:41Nord Stream devienne du gaz américain avec un péage du gaz américain par Nord Stream,
37:46c'est dire.
37:47Et les Allemands, dans l'affaire, qui pactisent un coup avec les Russes et un coup avec les
37:53américains, qui ont intérêt à s'allier avec ces deux empires pour pouvoir empêcher
37:58la France de prendre le leadership sur le nucléaire.
38:01Et donc, on comprend que la France est au cœur de ce dispositif issu du général de Gaulle,
38:09c'est que si la France déploie son nucléaire massivement, eh bien, elle entache et le plan
38:15de Poutine et le plan de Trump.
38:17C'est pour ça que le nucléaire civil français est une cible géopolitique de tout le monde.
38:22On a tout le monde contre nous.
38:24– Et alors, on parle du civil et le nucléaire militaire, puisqu'il y a eu ce discours d'Emmanuel
38:29Macron à Lille-Longue.
38:30Je rappelle que Macron, lorsqu'il était à la commission Attali, pensait que la dissuasion
38:35nucléaire française… – 4 milliards.
38:36– Il fallait la mettre à la poubelle, comme ça on gagnait 4 milliards par an environ.
38:39Bon, il a changé de braquet, mais justement, est-ce qu'on peut faire confiance à Emmanuel
38:46Macron pour le futur de la dissuasion nucléaire française, compte tenu de son discours ?
38:51Vous en avez pensé quoi de ce discours ?
38:52– Moi, je pense que d'abord, Emmanuel Macron, c'est un homme qui aime la puissance.
38:57– Et on voit d'ailleurs dans la décision la puissance marketing, la puissance de communication.
39:06Et quand on voit cette puissance, il va sur le Charles de Gaulle, il va à Brest, il va à
39:11tout…
39:12Moi, je trouve que le discours de Macron est très gaullien, il est dans le « en même temps ».
39:17– C'est un copycat.
39:19– Voilà, en même temps, je dis que nous allons avoir une dissuasion nucléaire forte,
39:23et en même temps, j'ai dit tout à fait le contraire, qu'il fallait la vendre.
39:26Voilà, donc, en même temps, j'ai fermé Fessenheim, et j'ai demandé la fermeture de 14 réacteurs,
39:33et en même temps, des années après, parce que c'est opportun politiquement, je relance le nucléaire.
39:39Mais une chose est certaine, la France, on voit là, les deux bras militaires et économiques du nucléaire
39:53sont essentiels pour la France.
39:55Le nucléaire est un patrimoine absolument déterminant pour la défense nationale.
40:01Et là-dessus, on ne peut que louer, je le dis sincèrement ou pas sincèrement,
40:07le discours d'Emmanuel Macron et le fait qu'on ait notre dissuasion nucléaire qui soit mise en action.
40:15– Ah, c'est l'appel du château.
40:17– Ah, c'est les comptes.
40:19– Allô ?
40:21– Oui, bonsoir, monsieur le conseiller, comment allez-vous ?
40:31Combien ?
40:31– Disons, une dizaine de trous dans le slip plantés dans le jardin de l'Elysée.
40:34– Incroyable, ça marche, ça marche !
40:36– Ah, il y a beaucoup de verre !
40:38Ah, ben dis donc, ça marche !
40:39C'est vrai que l'ADEME, je suis d'accord, c'est tout à fait, tout à fait, tout à
40:42fait.
40:43Alors, que la PPE3 permet d'organiser la transformation du système...
40:47Oui, oui, oui, je note, je note, je note.
40:49Écoutez, on va poser la question à monsieur Bouglet.
40:52La transition, bien sûr.
40:53Ne pas dire du mal du climat ?
40:54Non, surtout pas, bien sûr.
40:56Mais écoutez, on va le faire.
40:58Je ne sais pas, je vais demander à Nicolas.
40:59Nicolas, tu as planté un slip, toi ?
41:00– Non, pas du tout.
41:01– Non ?
41:01– Non, non, non, moi j'ai fait un caleçon.
41:02J'ai été un peu plus ténueux, j'ai fait un caleçon.
41:04– Il y a bien un caleçon, mais il n'y a pas eu de trou.
41:05– Non, non, non, non.
41:06– C'est un caleçon au climat.
41:07– Mais je n'ai pas NEMO en même temps à la maison.
41:08– Eh, il n'y a pas NEMO, c'est ça.
41:09Ben écoutez, merci, mes hommages à madame, voilà.
41:12Et n'oubliez pas d'éteindre les lumières, c'est pas Versailles ici !
41:16Bon, alors, monsieur Bouglet, la transition énergétique,
41:22comment on peut la faire sans débat démocratique ?
41:25– Ben d'abord, il n'y a pas de transition.
41:27– Oui ?
41:27– D'abord, ce terme est un terme allemand.
41:32– C'est un terme en transition ?
41:33– NRGiven 2, la transition énergétique.
41:37Et oui, c'est le…
41:39Nous, notre transition énergétique et notre en même temps énergétique,
41:43nous l'avons fait avec Mesmer.
41:45– Oui, c'est ça.
41:45– Pourquoi ? Parce qu'ils nous disent, oui, mais…
41:48Parce que quand ils nous critiquent, ils nous disent,
41:51mais oui, cette guerre entre les renouvelables et le nucléaire.
41:54Et moi, je ne fais pas la guerre entre le renouvelable et le nucléaire.
41:57Moi, je suis pro-renouvelable non-intermittent et pro-nucléaire.
42:01Je suis pour le « en même temps ».
42:03Sauf que ce que je ne veux pas, c'est de renouvelables intermittents.
42:06Moi, je suis pour les barrages hydroélectriques.
42:09Mais les Allemands n'aiment pas nos barrages hydroélectriques.
42:12– Non, mais d'ailleurs, on doit remettre les concessions en jeu
42:14avec les règles de concurrence européennes.
42:17– Ce qu'on veut, c'est éviter les énergies intermittentes.
42:19Et d'ailleurs, c'est problématique d'un point de vue financier,
42:22on en a parlé, mais c'est aussi problématique
42:24pour la santé technique de nos réacteurs nucléaires.
42:27Il y a eu un rapport sur la modulation du nucléaire,
42:30c'est-à-dire le fait de moduler l'activité des réacteurs nucléaires
42:33en fonction de l'activité des éoliennes,
42:35parce qu'on discrimine nos réacteurs nucléaires.
42:38On fait passer l'électricité éolienne et solaire avant,
42:41et puis on dit au nucléaire, passez votre chemin, etc.
42:45Mais sauf que ça, ça abîme nos fameux réacteurs nucléaires.
42:48Et donc, c'est la santé et la durabilité de nos réacteurs nucléaires
42:52qui est en jeu, non seulement d'un point de vue économique,
42:54mais aussi d'un point de vue technique.
42:56Et c'est pour ça qu'il n'y a pas besoin de transition énergétique.
43:00En revanche, tout ça, c'est très important.
43:04Est-ce qu'on peut en dire un mot, rapidement ?
43:05Oui, alors un petit mot.
43:07Je vais essayer de faire la liaison avec la PPE 3
43:09et faire un petit commentaire.
43:11S'il y avait de vrais écologistes,
43:13ils penseraient à une chose,
43:14et il faudrait donner juste des ordres de grandeur tout simples
43:17que le public et les auditeurs et les téléspectateurs le retiennent.
43:21Le nucléaire, en termes d'impact environnemental,
43:24ça représente à peu près 3 grammes de CO2 par kilowattheure.
43:29Les éoliennes, 15.
43:33Le photovoltaïque, 45.
43:35Le gaz, 500.
43:37Le charbon, 1000.
43:39Est-ce que tout le monde a bien entendu ?
43:40Donc, quand on revient sur les éoliennes installées
43:43de manière massive en Allemagne,
43:46qu'est-ce qui se passe quand il n'y a pas de vent ?
43:48Qu'est-ce qui se passe quand il n'y a pas de soleil ?
43:49Des usines à charbon.
43:51Ou gaz.
43:52D'accord ?
43:53Et voilà pourquoi l'Allemagne,
43:55alors sous l'influence des Grenoines
43:58voulant nous donner des leçons sur l'environnement,
44:01produisent à peu près entre 10 et 15 fois plus de gaz à effet de serre que la France.
44:06La France est un des pays les mieux placés,
44:08pour ne pas dire, dans le top 5.
44:10Je n'ai peut-être pas regardé les derniers chiffres,
44:12mais on est très bon.
44:14L'avenir, si je peux continuer là-dessus.
44:17Rapidement.
44:17L'avenir, tout à fait.
44:19Ça serait de mettre en place des réacteurs nucléaires sur générateur.
44:23Donc ?
44:24Aujourd'hui, mais c'est très important pour l'indépendance énergétique de la France.
44:29Aujourd'hui, on a 350 000 tonnes d'uranium appauvri qui dort dans nos stocks.
44:33Avec les réacteurs nucléaires sur générateur,
44:36on n'importe plus d'uranium et on en a pour 8 500 ans d'autonomie.
44:41Je le répète, 8 500 ans d'autonomie.
44:45Pourquoi ?
44:45Il faut juste 40 tonnes de plutonium qui fissionnent par an pour alimenter la France dans un parc à 400
44:51TWh.
44:52Ça représente, vous faites la division, c'est très simple.
44:54C'est que des règles de 3.
44:56350 000 divisé par 40, vous tombez sur 8 500.
44:59Voilà.
45:00Et donc, c'est ça qu'il faut.
45:01Et dans pas longtemps, il y a un CPN, le Conseil de politique nucléaire.
45:03Ça, c'est très important.
45:04Enfin, je vous le dis pour vos futures émissions.
45:06Quand vous parlez de PPE 3 ou PPE, tout simplement,
45:09il faut associer avec le CPN, qui est le Conseil de politique nucléaire,
45:12qui a lieu à peu près tous les 6-8 mois.
45:14C'est là où sont prises les grandes décisions sur les orientations.
45:17C'est une PPE spéciale nucléaire.
45:20Bon, mais on ne peut pas.
45:20Non, il faut qu'on arrête.
45:21Là-dessus, l'heure des comptes, on parle d'équation, on parle de chiffres.
45:24Et bien, c'est justement l'heure des comptes, chers amis.
45:32Allez, des petites séquences, chers amis.
45:34Merci d'être là, partagez, likez.
45:35Vous l'avez oublié, faites-le dès maintenant.
45:37Et commentez, bien entendu, l'émission.
45:39C'est l'heure des comptes, on va aller sur des sujets un peu plus froufrous.
45:42Et pour la première séquence, c'est Laurence qui fait des bisous à Bribri.
45:47Vous allez voir, c'est que du bonheur.
45:48C'est franchement, ça nous remplit de joie et d'allégresse.
45:50Est-ce que tu leur expliques en anglais ?
45:52Ah, merde.
45:54Je vais vous dire un petit bonjour.
45:58Monique à la gaule, vous connaissez ?
46:03Bon, alors.
46:05Bonjour, madame.
46:06Là, c'est Céline.
46:07Bonjour.
46:08Elle a ton manteau.
46:09Avec mes manteaux.
46:10Alors, mon petit manteau.
46:12Bon, elle montre le manteau pour tout le monde.
46:14Elle montre les manteaux.
46:18Tiens, t'as Jaco, regarde.
46:19Jaco vient dire bonjour.
46:20Tu vois pas, mais il y a Jaco.
46:21Il y a Jaco.
46:25J'en sais rien.
46:26Voilà, une petite séquence.
46:28C'est une vidéo Paris Match.
46:30C'est les dessous des petites soirées à l'Elysée payées à nos impôts.
46:33Notamment, c'est Laurence Osière avec Brigitte Macron qui sont au téléphone par FaceTime.
46:39Franchement, ce sont des…
46:40Quand on parle de ces sujets-là et qu'on voit ce genre de démonstration de frou-frou payé avec
46:44notre pognon, franchement, ça n'a l'air de rien, mais tout de même, ça dit beaucoup de ce qui
46:48se passe dans ce pays quand même.
46:49Oui, oui, on est en décalage complet.
46:51On sent dans cette période où Louis XVI avait écrivé en 1789, le 14 juillet, dans son carnet de chasse,
47:02rien, ce décalage.
47:04Non, mais ça, mais c'est ça.
47:06Il avait peut-être des raisons, on n'avait pas les réseaux sociaux comme aujourd'hui, mais il y avait
47:10ce décalage entre la vie de la cour et ce qui se passait.
47:14Et on voit bien que la noblesse, moi j'habite Versailles, donc c'est un endroit historique important, on voit
47:22bien que cette noblesse d'ancien régime s'est reconstituée en un état profond d'un nouveau régime.
47:29C'est-à-dire qu'on a une programmation pluriannuelle de l'énergie qui est passée par décret avec un
47:35pouvoir exécutif.
47:36On a une non prise en compte de la voix du peuple.
47:41Et donc, d'une certaine manière, on a des gouvernants qui sont contre-révolutionnaires et qui ont rétabli une forme
47:47de monarchie.
47:48C'est assez drôle.
47:50Là-dessus, Jean-Luc, sur cette séquence, notamment, de…
47:54Moi, je trouve ça…
47:56J'ai du mal, quand même.
47:57Oui.
47:57J'ai du mal à digérer, j'ai l'os qui est encore coincé.
48:00C'est pour ça qu'on vous fait.
48:01Alors, on va vous changer la séquence, on va en mettre une autre, vous allez voir, vous allez vous régaler
48:05celle-ci.
48:06On part du côté, notamment, du gouverneur militaire de Marseille.
48:20Moi, je ne sais plus quoi vous dire.
48:21Là, on est prêts à faire un gars contre la Russie, contre Trump.
48:24C'est le gouverneur militaire de Marseille qui ouvre son compte TikTok.
48:27Donc, il a fait une petite vidéo.
48:28Voilà.
48:29Non, mais là, c'est bon, on vient de toucher, on vient d'avoir de l'uranium de schiste.
48:32On est descendu bien au fond, là.
48:33Ah, ben là, oui.
48:34Ah, ben là, je pense qu'on ne peut plus creuser, manifestement.
48:36Ah, ben c'est fini, là.
48:36On va passer de l'autre côté.
48:37Là, en dessous, je vous dis, c'est de l'uranium de schiste.
48:40C'est hallucinant.
48:41Alors, moi, au début, je l'ai regardé cette séquence, je lui ai dit, c'est pas possible, c'est
48:43un fake news.
48:44C'est ce qu'on appelle un fake.
48:44C'est un fake, c'est un IA.
48:46Et je me suis dit, non, non, non, non, non, c'est pas du tout.
48:47C'est vrai, non, non, c'est vrai.
48:48Donc, ces gens, finalement, se compromettent à ouvrir des comptes TikTok.
48:51Et on ne vous a pas mis toute la séquence, parce qu'il y a encore une autre séquence derrière.
48:54Moi, je me dis, mais on est arrivé là-haut aujourd'hui.
48:56Je pense qu'on risque d'être attaqué pour diffamation et peut-être complotisme quand on parle de bien commun.
49:02Je pense, quand on voit ça, voilà, c'est ça qui est regrettable.
49:06Non, mais il y a des pendants, il y a une armée qui agit, il y a le porte-avions
49:13qui est parti,
49:14avec des militaires qui agissent et qui ont des armes et qui se battent aujourd'hui.
49:19Il faut penser à tous ceux qui se battent en Iran et au large d'Israël et de Chypre.
49:26Vous avez raison de le noter, mais c'est encore plus effrayant quand on voit des gens qui l'ont
49:30fait contre TikTok, des gouverneurs.
49:31Parce que quand il y a des jeunes gens, des jeunes Français ou des Français qui se battent sur les
49:34terres d'opération,
49:36on a des gens qui font des TikTok, manifestement, je trouve ça.
49:39Mais est-ce qu'aujourd'hui, vraiment, est-ce que l'armée doit montrer cette image-là ?
49:43Je crois que c'est un symptôme plus global du décalage de nos gouvernants, de nos dirigeants.
49:49Ce n'est pas propre à l'armée, là, dans ce cas-là, mais on le voit, on l'a
49:53vu avec des ministres
49:55qui ont fait des TikTok absolument édifiants.
49:58Donc, c'est malheureusement la période actuelle d'un abétissement général.
50:04Le niveau global de nos dirigeants est très, très bas.
50:07Ah, ça !
50:09Non, non, mais...
50:10Non, non, mais...
50:11Non, non, mais c'est triste à dire.
50:13Vous savez comment ça s'appelle ?
50:15Il y a eu des thèses de société.
50:15Ça s'appelle la connerie, mais bon...
50:17Ça s'appelle la caquistocratie.
50:18Ah, la caquistocratie, oui, c'est ça.
50:19Voilà, la caquistocratie.
50:20Mais c'est peut-être aussi positif, parce que c'est le symbole, peut-être, d'une fin de règne
50:24d'un certain système qui est à bout de souffle.
50:25On sent qu'on est à bout de souffle.
50:26D'ailleurs, on arrive...
50:27En tout cas, hommage à nos militaires qui se battent pour la fin.
50:29Bien sûr, bien sûr, bien sûr, bien sûr, bien sûr, il fait bien.
50:33Allez.
50:34Et hommage aussi à nos médias mainstream.
50:37Ben oui.
50:37C'est la minute mainstream, quand même.
50:38Attends, je mets le casque, je mets le masque du média mainstream.
50:41Allez, c'est parti.
50:41Allez, c'est parti, minute mainstream.
50:49Bonsoir, Nicolas.
50:50Alors, nous parlons ce soir Énergie 22, transition écologique, slip enterré dans le jardin.
50:57Et nous avons raison, les Français ne font pas assez d'efforts.
51:00Ce n'est pas parce que le bouchon est attaché à la bouteille.
51:03Ce n'est pas parce qu'on respire une fois sur deux qu'on va sauver la planète.
51:05Est-ce qu'on devrait aller plus loin dans l'écologie punitive ?
51:08Ah oui, il faut aller beaucoup plus loin.
51:09Il faut continuer à trier.
51:11Il faut généraliser les composts.
51:13Partout, absolument, il faut interdire le diesel.
51:14Est-ce qu'on peut composter papy-mamie ?
51:16Oui, si on peut les recycler derrière et que ça nous fait une nouvelle génération de boomers
51:20qui permettront peut-être de payer nos impôts et nos retraites,
51:24pourquoi pas, on peut le tester, on peut le tester, mais manifestement…
51:26Est-ce qu'on peut coupler l'euthanasie au compost ?
51:30Ah ben oui, on peut tout faire à un moment donné.
51:31Vu qu'aujourd'hui, c'est open bar, on peut tout faire, manifestement, on peut y aller.
51:36Est-ce que l'euthanasie, ce n'est pas une loi finalement totalement de transition écologique
51:39qui permet d'économiser de l'air ?
51:41Mais vu comme ça, maintenant que tu le dis, effectivement,
51:44il y a quelque chose qui tient au sentiment-là.
51:46Enfin, on trouve un peu un sens à ce progressisme
51:50où parfois on peut se poser des questions quand même.
51:51Ben oui, mais bon, en tout cas, il faut aller dans cette voie.
51:54Plus de transition, plus d'éoliennes, beaucoup plus et moins de nucléaire, bien entendu, moins de nucléaire.
51:58Oui, oui, oui, le nucléaire, c'est sale.
52:00Parce que c'est sale, c'est très sale.
52:01C'est dangereux.
52:02C'est dangereux.
52:02Surtout pour la génération future.
52:03Très méchant nucléaire.
52:04Très, très méchant.
52:05Merci beaucoup.
52:05Merci Nicolas, merci à vous.
52:07Merci à vous.
52:08Merci et on va terminer cette émission.
52:11Évidemment, c'était Alerte Générale.
52:14On était avec vous deux, experts de l'énergie.
52:18Et je crois qu'on a fait le tour de la question rapidement.
52:21Est-ce que vous avez un mot de la fin, peut-être ?
52:24Non, je dirais que l'enjeu énergétique est fondamental pour les années à venir
52:29et qu'il faut vraiment que les Français comprennent que c'est une question clé
52:33et j'espère que ce sera une question de l'élection présidentielle
52:36si elle a lieu en 2027.
52:38Ah, me foutez de dire ça.
52:40Elle aura lieu, coûte que coûte.
52:42Merci à vous.
52:42Merci beaucoup, en tout cas, messieurs, d'être venus.
52:44Merci à vous.
52:45Merci à vous.
52:45Merci à vous.
52:45Merci beaucoup.
52:46Au revoir.
52:46Bonne soirée à vous.
52:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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