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Guerre au Moyen-Orient, flambée du pétrole, tensions sur les taux d’intérêt… et si tout cela annonçait une crise financière majeure ?
Dans cet épisode de "Politique & Eco", François Asselineau, président de l'UPR et ancien inspecteur des finances, analyse les conséquences du conflit avec l’Iran : explosion des prix de l’énergie, fragilisation de la dette française, risque de krach obligataire et choc économique en Europe.
- Quel rôle jouent les États-Unis de Donald Trump ?
- La Chine, la Russie et les BRICS cherchent-ils à affaiblir le dollar ?
- Et en toile de fond, l’affaire Jeffrey Epstein — symptôme d’un système plus large ?
👉 Sommes-nous à l’aube d’un basculement historique ?

A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée :"Quand tout part en vrille".
Pour téléchargez gratuitement le rapport spécial de Philippe Béchade :"Votre épargne face au spectre d’une nouvelle guerre mondiale" :
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Transcription
00:00:18Bonjour à tous, bienvenue dans Politique & Eco, ravi de vous retrouver comme d'habitude alors au sommaire de ce
00:00:25numéro.
00:00:25Une guerre qui pourrait faire exploser le prix du pétrole.
00:00:29Une crise financière qui menace et en toile de fond des scandales qui interrogent le fonctionnement même de nos démocraties.
00:00:38Coïncidence ou basculement historique ? Pour en débattre, je reçois François Asselineau. Bonjour monsieur.
00:00:45Bonjour Pierre Bergerot et bonjour à tous les auditeurs de TVL.
00:00:49François Asselineau, vous êtes le président de l'UPR, l'Union Populaire Républicaine.
00:00:54Vous êtes ancien inspecteur des finances. Avant de commencer cet entretien avec vous, monsieur Asselineau, je rappelle à nos téléspectateurs
00:01:03que certains essayent d'invisibiliser notre chaîne TV Liberté.
00:01:08Alors n'hésitez pas, mettez la gomme, cliquez sur ce pouce en l'air, commentez, partagez et abonnez-vous à
00:01:16TV Liberté si le cœur vous en dit.
00:01:18Alors François Asselineau, commençons maintenant. On va parler de cette guerre au Moyen-Orient, une guerre pour le pétrole, mais
00:01:25surtout une guerre monétaire.
00:01:28On verra pourquoi, mais pendant que je vous tiens, avant, j'aimerais vous entendre sur cette affaire Epstein.
00:01:37Pierre Jovanovitch nous en a livré les derniers scandales il y a quelques jours sur ce plateau avec Martial Bild
00:01:44et j'entendais récemment un enseignant à Sciences Po,
00:01:49Fabrice Eppelboin, interviewé sur BFM, expliqué à la grande surprise des journalistes qu'au fond, cette affaire décrit le fonctionnement
00:02:00quotidien des systèmes démocratiques,
00:02:03que c'est l'arbre qui cache la forêt et que, mais les pouvoirs, sexe, argent et criminalité est absolument
00:02:11banal, a-t-il dit cet homme.
00:02:13Donc la démocratie, les droits de l'homme, l'état de droit, on se serait moqué de nous, François Asselineau
00:02:19? Qu'est-ce que c'est que ces histoires ?
00:02:20Je pense qu'il pousse peut-être le bouchon un peu loin, mais il y a quand même effectivement une
00:02:25dérive extraordinaire qui s'est produite, à mon avis, depuis une quarantaine d'années.
00:02:32Ça va de pair avec la montée du cynisme en Occident, que personnellement j'ai un peu tendance à dater
00:02:38de toutes ces structures supranationales,
00:02:42du discrédit jeté sur les États-nations, de ces structures comme l'Union européenne, bien sûr, mais pas seulement,
00:02:51qui ont tendance à déposséder les peuples de leur vrai pouvoir et à favoriser l'apparition de catégories, de rastignacs,
00:03:00si j'ose dire,
00:03:01sans foi ni loi, qui veulent tout simplement s'en mettre plein les poches.
00:03:04Alors je ne parlerai peut-être pas au niveau mondial, parce qu'au niveau mondial, ce qui se passe en
00:03:08Occident est différent
00:03:09de ce que l'on trouve dans le reste du monde. Enfin l'Union européenne, à mon avis en tout
00:03:15cas, ressemble beaucoup à l'Union soviétique finissante.
00:03:20L'Union soviétique, c'était quoi ? C'était une création politique, alors qu'on aime ou qu'on n
00:03:25'aime pas, peu importe.
00:03:26Au début, elle avait été portée par des gens qui y croyaient. Et puis petit à petit, on s'est
00:03:32aperçu que la lutte contre les intérêts individuels,
00:03:38puisque c'était ça pour le collectif, produisait un petit peu partout, et notamment en URSS, une baisse de la
00:03:46productivité,
00:03:47parce que les gens qui travaillent bien ou qui travaillent mal, ils étaient récompensés de la même façon.
00:03:51Donc finalement, l'être humain étant ce qu'il est, il avait tendance à lever le pied. Et donc, en
00:03:57fait, c'était des sociétés
00:03:58qui devenaient assez inefficaces, assez improductives. Ça ne correspondait pas aux dogmes qui, au contraire, disaient
00:04:05qu'il y aurait de plus en plus pour tout le monde. Et donc ça impliquait progressivement un verrouillage des
00:04:11médias
00:04:12et l'installation d'une dictature. Et quand vous avez une dictature qui brasse énormément d'argent
00:04:17et qu'il est interdit de critiquer, ça attire, comme la lumière attire les falaines et les moustiques l'étaient,
00:04:24ça attire les escrocs. Et la fin de l'URSS, eh bien, c'était de l'entourage même de Brejnev.
00:04:32Elle était le gendre de Brejnev. Il y avait la mafia du coton d'Ouzbékistan. Enfin, c'était terminé.
00:04:37Lorsque l'URSS s'était fondée, d'ailleurs, une partie de la famille de Brejnev a été mise sous les
00:04:41verrous.
00:04:42C'était nos cynismes qui prévalaient. L'Union européenne, elle n'est pas fondée sur les mêmes présupposés.
00:04:49Ce n'est pas la lutte contre les intérêts individuels. Au contraire, on aurait tendance à exacerber
00:04:56l'intérêt individuel. C'est la loi de l'argent. Mais c'est la lutte contre les intérêts nationaux.
00:05:01Et donc, tout ce qui est la nation, quand on parle de nation, il y a évidemment quand même l
00:05:06'idée de dépassement de soi.
00:05:07Enfin, si l'on prend De Gaulle, par exemple, pour ne pas le citer, tout le monde sait que c
00:05:12'était quand même
00:05:12quelqu'un qui était habité par la passion de la France. Et lorsqu'il était à l'Élysée, il payait
00:05:17lui-même ses timbres postes.
00:05:19Et c'est... Voilà. À partir du moment où on est entré dans une union qui prétend, comme la construction
00:05:24du socialisme,
00:05:25la construction européenne prétend avoir la loi de l'avenir, ça ne marche pas.
00:05:29Parce que, de même que quand on casse les intérêts individuels, eh bien, ça aboutit à des sociétés
00:05:36qui sont en effondrement du point de vue de la productivité, du point de vue du moral, les gens n
00:05:41'ont plus envie de travailler.
00:05:42C'est un peu la même chose avec ce qu'à Bruxelles, on appelle les égoïsmes nationaux.
00:05:47Quand vous voyez en France, dans le nombre de domaines qu'on pourrait citer, y compris en ce moment, par
00:05:51exemple,
00:05:52où dans tous les domaines, le président de la République française, le gouvernement ne compte plus pour rien, en fait.
00:05:58Mais qui est-ce qui est intéressé par venir dans ce genre de sphère ?
00:06:02Évidemment, des gens qui sont des cyniques et qui savent que c'est incritiquable et qu'il y a beaucoup
00:06:08d'argent à faire.
00:06:09Donc les gens qui sont... Qui ont des valeurs un peu supérieures, des valeurs transcendantes, qui croient en la France.
00:06:15Par exemple, c'est une vieille lune. L'idée de croire en la France, l'idée de se battre pour
00:06:19son pays,
00:06:20l'idée de ne pas forcément gagner beaucoup d'argent, mais avoir le sentiment du devoir accompli,
00:06:25des hauts fonctionnaires émérites, des Marcel Boiteux, par exemple, qui avaient créé EDFGNF...
00:06:30– Ça a été complètement ringardisé.
00:06:32– Voilà, ça a été ringardisé avec la...
00:06:33– C'est le pouvoir de l'argent et on voit aussi que M. Epstein était quand même un banquier
00:06:38d'affaires.
00:06:39– Voilà. – Et qu'il était en relation avec la banque Edmond Rothschild, avec Ariane de Rothschild.
00:06:44– C'est cité 4000 fois, d'ailleurs, Mme de Rothschild.
00:06:47– C'est le régime bancaire qui s'effondre sous nos yeux avec cette affaire Epstein,
00:06:52ce régime bancaire qui dirige la France.
00:06:54– C'est pour ça qu'il y a un peu, je trouve, un peu la fin de l'Union
00:06:58soviétique finissante.
00:06:59C'est-à-dire que, de la même façon qu'à la fin de l'URSS, plus personne n'y
00:07:03croyait au dogme du marxisme-lénisme.
00:07:05Les gens avaient vu que ça ne marchait pas. Mais il restait. Il continuait à tenir un discours officiel.
00:07:11Et derrière, c'était des mafias qui se mettaient de l'argent dans les poches. On a la même chose.
00:07:16Aujourd'hui, quand toute porte capitonne est fermée, je peux vous assurer que la quasi-totalité des responsables politiques français,
00:07:23ils ne croient absolument plus dans la construction européenne. Simplement, ils savent qu'il faut faire ça pour passer à
00:07:29la télé,
00:07:29pour plaire à l'oligarchie euro-atlantiste, pour complaire aux donneurs d'ordre américains ou israéliens,
00:07:37le cas échéant, comme c'est le cas, par exemple, en Ukraine, comme c'est le cas vis-à-vis
00:07:41de l'Iran.
00:07:42Et donc, on voit apparaître des cyniques, en fait. Des gens qui sont complètement cyniques.
00:07:47C'est pour ça que je trouve que...
00:07:48– Mais c'est au cas du cynisme. C'est des criminels, quoi.
00:07:50– Alors, le cynisme entraîne la criminalité.
00:07:52– M. Macron est quand même cité dans les dossiers Epstein.
00:07:55– Oui.
00:07:55– Parait-il que M. Epstein comptait faire de lui un homme très puissant, en Europe et dans le monde.
00:08:02– Oui, mais ça, là, on touche à un autre problème, qui est l'aveuglement des Français.
00:08:07C'est-à-dire que les gens n'arrivent pas en France... On a gardé... Enfin, chez beaucoup de Français...
00:08:13– Ils n'arrivent pas à se mettre dans la tête d'une ordure.
00:08:15– Voilà. C'est ça. Il y a une certaine naïveté. Alors, je vois, il y a un sondage qui
00:08:21est sorti,
00:08:22je croyais, ou avant-hier, qui dit qu'il y a 46 ou 48% des Français qui n'ont
00:08:26plus confiance du tout dans les médias.
00:08:27Mais néanmoins, ils vont quand même écouter les médias. Voilà. Et donc on est... Enfin, on a des...
00:08:35Je ne sais pas comment le dire. Je sais que je vais peut-être choquer une partie de votre auditorat.
00:08:41Mais enfin, quand vous voyez que M. Bardella est présenté de façon crédible en France
00:08:46pour être président de la République, mais c'est inimaginable.
00:08:51Vous avez vu encore ce qu'ils ont sorti au Parlement européen, la géopolitique vue par M. Bardella
00:08:56dans une revue « Les cahiers de l'Europe », où vous avez une carte de géographie,
00:09:00où ils ont placé Moscou à la place d'Istanbul, ils ont placé Colombo, la capitale du Sri Lanka,
00:09:05ils l'ont placé à Java, ils ont rebaptisé la mer rouge « Golfe d'Hormuz »,
00:09:10ils ont placé le détroit d'Hormuz au détroit de Malacca,
00:09:12et le détroit de Malacca sur la côte nord-ouest de l'Australie.
00:09:14Et pour faire bonne mesure, l'océan Atlantique est à la place du Mali.
00:09:17Ils publient ça, le Rassemblement national.
00:09:20Et quand on dit « Mais ce monsieur est totalement incompétent »,
00:09:23moi je vois des gens qui disent « Ah non, non, non, il faut Bardella ».
00:09:25Mais c'est inouï, parce qu'il y a cette fascination des grands médias qui imposent un narratif.
00:09:31Pas besoin de vous dire d'ailleurs que l'oligarchie ne veut pas de Bardella.
00:09:35Il ne pousse Bardella que pour faire élire celui qui sera en face de lui.
00:09:39C'est-à-dire qu'on voit assez clairement Édouard Philippe.
00:09:42Édouard Philippe, dont je me permets, je fais un petit peu de politique politicienne,
00:09:45mais de rappeler quand même qu'il a fait un score très supérieur à ce qui était attendu,
00:09:50et de rappeler que dans toute la région haute et basse Normandie,
00:09:53la ville du Havre est la seule ville où tous les bureaux de vote sont équipés
00:09:57de machines à voter électroniques,
00:09:59sans qu'il y ait un seul bureau de vote où il y ait un vote à l'urne.
00:10:03C'est quand même bizarre.
00:10:04C'est d'autant plus bizarre que je vous rappelle que depuis maintenant plusieurs années,
00:10:06il y a eu un moratoire sur l'installation des machines à voter.
00:10:10On ne peut plus en installer.
00:10:12On ne retire pas celles qui ont été installées.
00:10:14On ne peut plus en installer de nouvelles.
00:10:15S'il y a ce moratoire qui a été décidé par le législateur, c'est…
00:10:20Passons à la guerre en Ukraine avec vous, François Asselineau.
00:10:25Nous enregistrons cet entretien le jeudi 26 mars.
00:10:27Tout peut se passer d'ici à lundi, jour de diffusion de politique et éco,
00:10:32puisqu'on le sait, le président Trump va de volte-face en déclarations erratiques,
00:10:37ce qui affole complètement les marchés.
00:10:40Est-ce que ces volte-face, selon vous, c'est de l'impréparation, du bluff,
00:10:44les deux à la fois, ou est-ce que ça cache quelque chose d'autre ?
00:10:47Écoutez, ce que je pense, c'est que les gens se perdent en conjecture.
00:10:52Il y en a qui disent, d'un côté, c'est un type absolument génial,
00:10:57avec qui l'aurait pour objectif secret, caché, en définitive,
00:11:00de lutter contre l'influence israélienne, notamment aux États-Unis.
00:11:04C'est d'ailleurs, en fait, une des conséquences que l'on constate.
00:11:07C'est l'effondrement de l'image d'Israël et de ses relais d'influence aux États-Unis.
00:11:12Il y en a d'autres qui disent, au contraire, il est complètement siphonné,
00:11:15c'est un Alzheimer précoce, il ne sait plus du tout ce qu'il fait,
00:11:19il dit tout et n'importe quoi.
00:11:20Et puis, entre ces deux opinions extrêmes, vous avez tout un dégradé.
00:11:24Il y a des gens qui disent, en fait, il est tenu par les dossiers Epstein.
00:11:27Vous savez que sur les réseaux sociaux aux États-Unis,
00:11:30la guerre en Iran est souvent appelée Epstein War,
00:11:33c'est-à-dire la guerre d'Epstein, comme s'il s'était agi pour le président des États-Unis,
00:11:38de camoufler cette affaire en donnant satisfaction à Netanyahou.
00:11:42Et Netanyahou, qui est allé 5 ou 6 fois aux États-Unis au cours de l'année 2025,
00:11:47lui aurait peut-être montré qu'il avait des fiches.
00:11:50Ce sont des hypothèses.
00:11:51Et puis, il y a une dernière hypothèse encore, qui est apparue récemment.
00:11:55Alors ça, c'est peut-être le pompon, si j'ose dire.
00:11:57Enfin, c'est le plus invraisemblable.
00:11:59C'est que M. Trump, en fait, lui, ou s'approche parentèle, ou son fils, Baron Trump,
00:12:06eh bien, il en profite pour faire des coups en bourse.
00:12:09Parce qu'on l'a déjà vu au moment du Venezuela, il y avait déjà eu des affaires bizarres qui
00:12:14s'étaient produites
00:12:16avec des prises de position à terme, vous savez, sur les marchés financiers,
00:12:19des gens qui avaient anticipé qu'il allait y avoir une intervention militaire américaine,
00:12:23et puis qui savaient à l'avance quand est-ce que ça se passerait.
00:12:26– Ça s'appelle du délit d'initié.
00:12:28– Oui, ça s'appelle du délit d'initié.
00:12:29Or là, lorsque Trump, d'un seul coup, dit qu'il va aller bombarder sous 48 heures
00:12:35les installations en Iran, vous avez aussitôt une augmentation phénoménale
00:12:40du prix du pétrole et une baisse non moins phénoménale.
00:12:45– Ça a été aussi le coup des discussions sérieuses, entre guillemets,
00:12:48avec l'Iran qui ont entraîné une chute des prix du pétrole
00:12:51et tirer les intérêts boursiers vers le haut.
00:12:53– Voilà, donc si vous voulez, on a une espèce de phénomène de courbe en V,
00:12:57le pétrole qui bondit et puis qui retombe, et puis les actions qui s'effondent
00:13:01puis qui remontent.
00:13:02Donc vous avez quelqu'un qui le sait à l'avance ce qui va se passer,
00:13:05peut effectivement jouer à terme à la hausse ou à la baisse
00:13:08et gagner des centaines de millions de dollars.
00:13:11Or, il est avéré maintenant que ça s'est produit.
00:13:13Et donc il y a quand même de plus en plus de gens qui regardent d'où ça pourrait venir.
00:13:17L'entourage de Donald Trump lui-même est quand même sous le feu de la rampe.
00:13:22Alors si on en est là, si vous voulez, si le monde occidental en est,
00:13:25à ce que le président des États-Unis fait des coups en bourse
00:13:28sur des sujets qui concernent quand même la vie de milliers de personnes
00:13:32et potentiellement peut-être, il y a un dérapage vers une troisième guerre mondiale,
00:13:35alors là on ne sait plus où on en est.
00:13:37Il y a quand même un peu, c'est un peu comme si l'Occident,
00:13:40de façon au sens large, était saisi un peu de folie.
00:13:44Moi, ce que j'aimerais comprendre, François Asselineau,
00:13:46c'est pourquoi le président des États-Unis s'est lancé dans cette guerre
00:13:51qui va à l'encontre de ses promesses de campagne
00:13:54et alors qu'il est autosuffisant en pétrole.
00:13:58Qu'est-ce qu'il est allé foutre dans ce bourbier ?
00:14:03On ne peut pas faire l'économie de ce que fait Israël.
00:14:07Il faut bien voir...
00:14:07On va y venir, on va y venir.
00:14:09La réponse, elle est fondamentalement là.
00:14:12La réponse, c'est qu'Israël est dirigé par une équipe avec Netanyahou
00:14:17et avec Assa...
00:14:19Enfin, c'est dirigé par l'extrême droite du Likoud.
00:14:23Et d'ailleurs, je voudrais dire quelque chose ici.
00:14:24C'est qu'en France, dès qu'on commence à parler de ces sujets,
00:14:27il y a une espèce de tétanie.
00:14:29Le rayon paralysant, dit Jean-Luc Mélenchon.
00:14:31Oui, le rayon paralysant.
00:14:32À part Jean-Luc Mélenchon, il faut le reconnaître,
00:14:34mais tous les partis politiques, et notamment, même ceux qui se réclament du gaullisme,
00:14:39d'un seul coup, sont tous en rang serré pour soutenir Netanyahou.
00:14:42C'est comme si, en France, si vous commencez à critiquer Netanyahou, le Likoud
00:14:46et la politique menée par Israël, c'est comme si, d'un seul coup, vous êtes antisémite.
00:14:51Mais c'est incroyable.
00:14:52Si vous allez regarder les médias israéliens, il y a une pluralité de la presse,
00:14:57ils sont beaucoup plus libres et beaucoup plus démocratiques en Israël qu'en France.
00:15:02Le journal Ares, qui est plutôt très, très à gauche,
00:15:05mais aussi dans Times of Israel ou dans le Jerusalem Post,
00:15:08vous avez des articles au vitriol contre Netanyahou,
00:15:13y compris des articles qui mettent en cause ce qui s'est passé le 7 octobre 2023
00:15:17et qui laissent entendre que Netanyahou était parfaitement tout courant des attentats,
00:15:21si c'est même pas lui qui les avait organisés.
00:15:22On trouve ça dans la presse israélienne.
00:15:25A la Knesset, il y a eu, ces jours-ci, le parti de Lapide,
00:15:32qui a été premier ministre israélien, qui est à la tête d'un parti qui est un peu centriste.
00:15:37L'une de ses députées a dénoncé à la Knesset le terrorisme juif
00:15:44contre les chrétiens et les palestiniens, plus généralement, de Cisjordanie.
00:15:48– Oui, les Libanais, les chrétiens du Sud-Liban, là, ils en ont pour leur argent.
00:15:54– Mais aussi, en Cisjordanie, vous savez qu'ils sont martyrisés en ce moment par des colons juifs.
00:15:58– Oui, on les voit arriver armés jusqu'aux dents et mettre le flanc sous le nez des Palestiniens.
00:16:03– Voilà, il y a quatre généraux à la retraite de Tzahal
00:16:06et le chef d'état-major des armées israéliennes
00:16:10qui ont tiré la sonnette d'alarme, les quatre généraux à la retraite israéliens,
00:16:14des juifs israéliens, de l'armée, des généraux qui ont dénoncé les pogroms
00:16:19qui sont commis contre les Arabes palestiniens en Cisjordanie par des colons juifs.
00:16:27Mais vous diriez ça sur CNews.
00:16:29Vous êtes aussitôt traité d'antisémite.
00:16:32C'est-à-dire qu'en France, les médias sont tenus, je dis bien,
00:16:36il faut obéir aux narratives de l'extrême droite israélienne.
00:16:39C'est quand même incroyable.
00:16:40Et c'est d'ailleurs, à mon avis, très dangereux parce qu'il y a énormément de juifs.
00:16:45En Israël, avant le 7 octobre 2023, Netanyahou, il avait 30% de popularité.
00:16:51Il devait dégager. Il était poursuivi pour corruption, etc.
00:16:54Donc il y a en Israël – et je ne parle pas des Arabes israéliens,
00:16:57je parle aussi des juifs israéliens.
00:16:58Il y avait beaucoup de juifs israéliens qui sont contre et qui étaient contre Netanyahou.
00:17:02Et les juifs de la diaspora, c'est pareil.
00:17:04En France, vous avez des voix qui sont un peu trop rares.
00:17:06Mais Finkielkraut, sur Radio Gilles, autrefois, il a fait des déclarations.
00:17:11Il a dit qu'il avait honte de ce qui se passait.
00:17:13Vous avez Elie Barnavi, qui a été ambassadeur d'Israël en France au début du 21e siècle.
00:17:18Moi, je l'avais rencontré à cette époque, qui est un type très, très bien,
00:17:22qui était quelqu'un de très mesuré, d'être éposé.
00:17:24Donc on a ce problème-là.
00:17:26Et ça vient, pour répondre à votre question, ça vient polluer la question de la guerre en Iran.
00:17:33Parce qu'en France, vous vous rendez compte que M. Bardella, M. Macron, M. Barrault, M. Zemmour,
00:17:41n'en parlons même pas, Mme Knafow, M. Philippe,
00:17:46Tout ce petit monde n'a même pas osé dire la vérité.
00:17:51C'est que la guerre qui a été lancée contre l'Iran, c'est une agression qui est contraire au
00:17:56droit international.
00:17:58On condamne la réaction de l'Iran, mais on ne condamne pas la réaction de l'agresseur.
00:18:04C'est quand même incroyable.
00:18:05C'est d'autant plus incroyable que nous sommes isolés même en Europe.
00:18:08Vous avez vu les positions du Premier ministre espagnol, Sanchez, qui a pris des positions.
00:18:15Je crois qu'il est même allé jusqu'à rappeler l'ambassadeur d'Espagne en Israël.
00:18:20Vous avez peut-être vu, c'était il y a quelques jours, c'était avant-hier,
00:18:24la déclaration du président Steinmeier, le président ouest-allemand.
00:18:28Enfin, allemand, pardon.
00:18:31Président allemand, vous savez qu'en Allemagne, tout le monde parle du chancelier,
00:18:34qui a effectivement le pouvoir exécutif concret.
00:18:36Mais comme en Italie, ou comme c'était en France du temps de la Quatrième République,
00:18:42il y a le chef de l'État qui est au-dessus, qui n'a pas de pouvoir réel.
00:18:46Mais ce n'est pas tout à fait uniquement honorifique.
00:18:48C'est aussi quelqu'un dont la parole est respectée.
00:18:51Et Steinmeier, c'est quelqu'un qui est respecté.
00:18:53Mais Steinmeier, il a fait des déclarations extraordinaires au sens propre du terme,
00:19:00avant-hier, en disant qu'il fallait que cette décision des États-Unis d'intervenir était une décision,
00:19:09c'était une erreur politique désastreuse,
00:19:12que la confiance entre les États-Unis et l'Allemagne était rompue de façon définitive.
00:19:20Et il a dit qu'il s'agissait d'une agression contraire au droit international.
00:19:25Il est même allé plus loin.
00:19:26Il a dit qu'on ne gagnerait pas, on ne rendrait pas notre politique étrangère davantage crédible
00:19:32si nous n'appelions pas une agression contre le droit international,
00:19:36une agression contre le droit international.
00:19:38Ça veut dire que vous avez des pays en Europe qui sont là pour faire respecter le droit.
00:19:43En France, qu'est-ce que vous voulez ? On est tenus par un narratif.
00:19:47Alors pas moi, parce que moi, depuis que je fais de la politique,
00:19:51on a fêté nos 19 ans d'ailleurs il y a quelques jours.
00:19:5419 ans de l'UPR.
00:19:55Depuis que je fais de la politique, je me suis fixé pour objectif,
00:19:59pour règle de conduite, d'être comme je suis d'ailleurs,
00:20:01c'est-à-dire de dire la vérité, quoi qu'il en coûte,
00:20:03c'est-à-dire de dire aux gens la vérité, toute la vérité, de façon posée, pondérée,
00:20:08et contrairement à ce que l'on pourrait dire,
00:20:10eh bien insister sur le lobby pro-israélien qu'il y a en France ou aux États-Unis
00:20:15sur ce déclenchement de la guerre en Irak, c'est pas du tout être antisémite,
00:20:18c'est au contraire, c'est pas terminé, c'est au contraire avoir une juste vue
00:20:23de ce que le fait que l'État d'Israël aujourd'hui
00:20:27est tombé dans les mains d'une mafia d'extrême droite.
00:20:30Je dis bien les choses, même Tzipi Livni, vous savez qu'il y avait été une femme israélienne,
00:20:37qui a été ministre des Affaires étrangères,
00:20:41peut-être la femme qui a été la plus puissante en Israël depuis Goldamer.
00:20:45Elle a fait des déclarations aujourd'hui, vous l'avez vu,
00:20:48qui disent exactement ce que je dis, c'est-à-dire qu'en fait,
00:20:51c'est plus possible que l'État de droit...
00:20:53Justement, François Asselineau, est-ce que pour les États-Unis,
00:20:57Israël cesse d'être rentable ?
00:21:00Que pense l'Américain moyen de l'alliance militaire entre leur capitale Washington et Tel Aviv ?
00:21:06Vous avez bien vu que, si vous regardez les réseaux sociaux,
00:21:11si vous regardez la presse américaine, parce qu'aux États-Unis,
00:21:14ils sont très jaloux de leurs institutions,
00:21:17et vous connaissez évidemment le très célèbre premier amendement de la Constitution américaine,
00:21:22qui impose la totale liberté d'expression aux États-Unis.
00:21:27Et donc, maintenant, vous avez des propos qui tomberaient sous le coup de la loi en France,
00:21:30mais qui font florès aux États-Unis.
00:21:32Justement, il y a, à mon avis, un effondrement de l'image de l'État d'Israël,
00:21:37parce que pendant des années, des années,
00:21:39les États-Unis soutenaient Israël, bien entendu,
00:21:42mais avec un très fort soutien de l'opinion publique,
00:21:44qu'elle fût républicaine ou démocrate.
00:21:46Or, ça, ce truc est en train de s'effondrer à toute vitesse.
00:21:49Et donc, c'est pour ça que je trouve...
00:21:51– Et l'alliance judéo-protestante.
00:21:52– Oui. Et c'est pour ça que je trouve que les Juifs de la diaspora,
00:21:56comme les Juifs israéliens,
00:21:58parce qu'il y en a beaucoup qui sont des gens censés,
00:22:00devraient faire très attention à cette dérive.
00:22:03Et nous, notre devoir, enfin, en tout cas,
00:22:04c'est comme ça que je conçois le devoir d'un chef d'État en France,
00:22:08ça n'est pas de se plier au narratif exigé par Sinus,
00:22:14de se plier au narratif pour passer à la télé.
00:22:16Et il faut résister à toutes les manœuvres d'intimidation et se placer...
00:22:20Moi, souvent, ce que je me dis dans ma tête, c'est
00:22:22comment De Gaulle aurait réagi à ça ?
00:22:25Voilà. Rappelez-vous comment De Gaulle avait réagi en 1967 ?
00:22:28Il avait prononcé l'embargo vis-à-vis des armes vis-à-vis de l'État d'Israël.
00:22:33La France est devenue un pays, un peu comme les États-Unis,
00:22:36où on a l'impression que, désormais,
00:22:40on a des dirigeants qui ne sont plus là pour servir les intérêts des Français,
00:22:43mais d'abord les intérêts des États-Unis,
00:22:45ou plus exactement de l'État profond américain et d'Israël.
00:22:48Et ça n'est pas moi uniquement qui le dit,
00:22:50parce qu'autre scandale qui a eu lieu ces jours-ci,
00:22:53dont la grande presse n'a pas parlé,
00:22:54c'est quand même pourtant assez gratiné,
00:22:56le vice-président de la Commission européenne de la précédente,
00:23:00l'ancien vice-président de la Commission européenne,
00:23:03qui s'appelait Joseph Borrell,
00:23:04qui était le haut représentant de la politique étrangère de sécurité et de défense,
00:23:08donc évidemment du ministre des Affaires étrangères,
00:23:11qui a été à ce poste éminent,
00:23:13sous la présidence de von der Leyen,
00:23:15pendant la première commission von der Leyen,
00:23:17jusqu'en décembre 2024.
00:23:19Donc je ne parle pas d'un brontosaure,
00:23:23je ne parle pas du pléistocène,
00:23:24je parle de quelque chose qui vient de se terminer.
00:23:27M. Borrell a fait des déclarations devant le magazine Politico,
00:23:32qui est un magazine américain qui a été racheté par le groupe Springer,
00:23:35et il a dit quoi ?
00:23:36Il a dit que Mme von der Leyen et les gens qui l'entouraient
00:23:40ne servaient plus les intérêts des Européens,
00:23:42mais ils avaient un billet systématique en faveur des États-Unis et d'Israël.
00:23:48Et il a dit qu'on ne pouvait pas continuer comme ça,
00:23:50que la plupart des dirigeants en Europe avaient un double standard
00:23:54pour l'application du droit international,
00:23:56et que c'était en gros que l'UE allait au désastre.
00:24:01On ne peut pas faire quelqu'un de plus légitime pour lui dire que...
00:24:04Moi, c'est ce que j'avais dit quand je disais que les États-Unis étaient derrière l'Union européenne.
00:24:09Je ne sais pas si vous avez de la mémoire,
00:24:10mais quand j'étais candidat à l'élection présidentielle en 2017,
00:24:13que j'avais été reçu par Gilles Boulot au TF1 20h,
00:24:17la première chose qu'il m'avait dit devant 8 millions de téléspectateurs,
00:24:21c'était « Ah non, M. Assino, les Français ne vous connaissent pas beaucoup ».
00:24:23Effectivement, on m'avait caché pendant des mois.
00:24:25« Les Français ne vous connaissent pas beaucoup.
00:24:26On dit de vous que vous êtes complotistes et conspirationnistes.
00:24:31Et notamment, vous voyez la CIA partout, même derrière la construction européenne.
00:24:35Je ne sais pas si vous vous rappelez cette anecdote.
00:24:36– Vous aviez sorti l'Historia sur la CIA.
00:24:39– Ça a été la panique.
00:24:40– Le journal a été retiré.
00:24:43– Le site d'Historia.
00:24:44Mais il faut bien voir ce que ça veut dire.
00:24:46C'est qu'en fait, ce que je disais était vrai.
00:24:48Et au même moment, bien entendu, vous aviez M. Gilles Boulot,
00:24:52quand il recevait Macron, il devait lui dire un truc du style.
00:24:55« Alors, M. Macron, on dit de vous que vous êtes peut-être le nouveau Kennedy.
00:25:00Mais d'où tirez-vous une telle énergie ?
00:25:02Vous êtes le Mozart de la finance. »
00:25:04C'est comme ça qu'on oriente, évidemment, l'opinion des Français.
00:25:06– Est-ce que, François Asselineau, vous pensez que Trump,
00:25:09à l'heure actuelle, est complètement grillé ?
00:25:10Est-ce qu'il a encore aujourd'hui un moyen de s'en sortir par le haut de cette guerre
00:25:14?
00:25:14Et puis de remporter son objectif politique en novembre, l'élection des mid-terms ?
00:25:19– Alors, il y a plusieurs questions dans ce que vous dites.
00:25:21Déjà, moi, je ne me hasarderais pas à tabler sur la fin de la guerre.
00:25:26Je ne sais pas comment elle va se terminer.
00:25:28Parce que quand on lit, quand on écoute beaucoup d'intervenants,
00:25:33il y a une chose qui est certaine, c'est que l'Iran a fait preuve d'une résilience,
00:25:39d'une capacité de défense et d'attaque qui avait été très, très largement sous-estimée,
00:25:44à la fois par la CIA et par le Mossad.
00:25:46Ça, c'est certain.
00:25:47Il pensait qu'il tirerait quelques missiles qui seraient très rapidement neutralisés
00:25:51par le dôme de fer et puis que ça se terminerait en 48 heures.
00:25:54Ils n'avaient pas vu qu'en fait, l'Iran...
00:25:57Il y a eu un changement dans la stratégie iranienne.
00:26:00Ils ont envisagé de faire une bombe nucléaire à la fin du XXe siècle, début XXIe.
00:26:06Et puis ils ont changé, notamment...
00:26:08– Oui, Rameney avait posé une fatwa interdisant
00:26:11parce que la bombe atomique dans l'islam, c'est haram, c'est malsain, c'est mauvais.
00:26:16Voilà. Donc ça, c'est quelque chose qu'il ne faut jamais oublier.
00:26:18Je vois que vous le connaissez, mais c'est important.
00:26:20L'ancien guide suprême, un jour, avait donc pris un décret religieux pour interdire ça.
00:26:26– Et développer le balistique.
00:26:27– Voilà. Alors je pense que les voix du Coran sont impénétrables.
00:26:31Je pense qu'il y avait peut-être un raisonnement politique qui était derrière cette fatwa.
00:26:35Mais d'après la IEA, d'après les observateurs, d'après la CIA elle-même,
00:26:40qui avait fait un rapport en 2007, l'Iran avait abandonné sa poursuite d'un armement nucléaire.
00:26:46Moi, je cite mes sources.
00:26:47En revanche, ils se sont focalisés sur, d'une part, la fabrication de drones
00:26:52et, d'autre part, la fabrication de missiles balistiques, mais de très nouvelles générations,
00:26:57des missiles faisant du Mach 5, Mach 6, faisant, je ne sais pas, des vitesses du site 4 000, 5
00:27:02000 km heure.
00:27:03Et non seulement ça, mais avec deux autres particularités, à changement de trajectoire brutale.
00:27:08Donc ce n'est pas le missile balistique de grand-papa, si vous voulez,
00:27:12on pouvait calculer d'où est-ce qu'il avait passé avec une heure à l'avance.
00:27:16Il peut changer brutalement.
00:27:17C'est une progression considérable dans la capacité de pénétrer un système antimissile.
00:27:25Et enfin, le fait qu'avant d'arriver, il explose en sous-munitions,
00:27:30en sous-missiles ou en sous-munitions, qui se répandent jusqu'à 80.
00:27:34On l'a vu dans le ciel de Tel Aviv ou de Haïfa récemment.
00:27:38Et donc là, ils n'avaient pas vu le coup venir.
00:27:41Donc, de ce point de vue-là, il y a eu une évolution de la part des Iraniens, technologique majeur.
00:27:49Deuxièmement, ils ont également préparé leur coup à l'avance.
00:27:51Les Iraniens, je rappelle souvent que c'est dans cette zone du monde, aux confins de l'Iran et de
00:27:58l'Inde,
00:27:59qu'a été inventée au début du premier millénaire après Jésus-Christ,
00:28:04le jeu du Chaturanga, qui est l'ancêtre de notre jeu d'échecs.
00:28:08Et donc, les Indiens comme les Iraniens sont des joueurs d'échecs.
00:28:12Et les spécialistes, enfin les diplomates, savent en général que la diplomatie iranienne
00:28:17est une diplomatie très sophistiquée.
00:28:19Ils voient le coup deux, trois coups à l'avance.
00:28:21On n'a pas l'impression que ce soit la diplomatie de Trump.
00:28:24On a l'impression que ça...
00:28:25– Diplomatie de Bourin, oui.
00:28:27– Voilà.
00:28:30On a l'impression que c'est des trucs à l'emporte-pièce.
00:28:35On a l'impression que c'est une politique du comptoir.
00:28:38– C'est des enfants, ils ont 200 ans d'existence, les États-Unis.
00:28:41– Oui, ils se mesurent à une civilisation plus millénaire.
00:28:43– Dans la 2500, voilà.
00:28:45Oui, vous savez ce qu'était le bon mot, paraît-il, d'Einstein,
00:28:48qui avait dit que les Américains étaient la seule civilisation,
00:28:50le seul peuple qui était passé de la barbarie à la décadence
00:28:53sans connaître la civilisation.
00:28:55Alors, ce qui est vrai, c'est que face à ça,
00:28:57les Iraniens avaient prévu les trucs à l'avance.
00:28:59Et ce qui n'avait pas été prévu, à part les Américains, semble-t-il,
00:29:03et les Israéliens, c'est que non seulement ils auraient ces nouveaux armements,
00:29:07mais qu'ils commenceraient de façon très méthodique,
00:29:10un, par détruire les quatre gros radars, vous savez,
00:29:13qui étaient les yeux et les oreilles, pour voir ce qui se passait.
00:29:16Donc ils ont aveuglé les systèmes antimissiles des États-Unis et d'Israël,
00:29:20première chose, avec des cibles très bien ciblées,
00:29:23parce qu'on commence à le comprendre.
00:29:25Ils ont eu les informations radars par satellite des Russes,
00:29:30et peut-être des Chinois.
00:29:31Il faut bien comprendre que les Russes donnent des informations
00:29:33sur comment viser très précisément.
00:29:35Et puis deuxièmement, une fois qu'ils ont fait ça,
00:29:38ils ont attaqué les bases militaires qu'il y a dans les pétro-monarchies.
00:29:42Et là, de ce point de vue-là, c'est un coup terrible pour les États-Unis,
00:29:45puisque les gens se rendent compte,
00:29:48les pétro-monarques,
00:29:50le roi du Bahreïn,
00:29:52puis c'est un roi maintenant,
00:29:53l'émir du Qatar,
00:29:55les émirs des différents émirs arabes unis,
00:29:57de Sharjah, d'Abu Dhabi, de Dubaï, etc.
00:30:00Ils avaient accepté la présence militaire américaine,
00:30:04et une base à Abu Dhabi,
00:30:06il y a la phase de la cinquième flotte américaine à Manama,
00:30:09qui est la capitale du Bahreïn.
00:30:10Ils s'étaient dit,
00:30:11c'est une réflexion un peu simplète,
00:30:14enfin qui paraît de bon sens,
00:30:15dans la mesure où je vais avoir une base militaire américaine chez moi,
00:30:19je suis peinard,
00:30:20je suis protégé.
00:30:22Et le roi du Bahreïn a très précisément,
00:30:24il y a des raisons d'avoir peur,
00:30:26parce qu'il est musulman sunnite,
00:30:28alors que le peuple au Bahreïn est à 70% chiite,
00:30:31du haut décime comme en Iran,
00:30:33parce que le Bahreïn fut autrefois,
00:30:35pendant plus de deux siècles,
00:30:36une possession de l'Empire persan.
00:30:38Or, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:30:39Il s'est passé que l'Iran, à surprise générale,
00:30:42a attaqué les bases, notamment au Bahreïn.
00:30:45Premièrement.
00:30:46Deuxièmement, qu'est-ce qu'ont pu constater les Bahreïnis ?
00:30:49C'est que non seulement la base a été attaquée et détruite,
00:30:52mais qu'ont fait les Américains ?
00:30:53Ils ont pris la poudre des scampettes.
00:30:55Ils sont partis tout de suite.
00:30:55Ils ne sont plus capables de défendre leurs alliés.
00:30:57Donc, du coup, les gens se rendent compte,
00:30:59c'est la fameuse parole, vous savez, de Kissinger,
00:31:03c'est être l'adversaire des Américains est dangereux,
00:31:10être leur allié est mortel.
00:31:12C'est-à-dire que vous avez des conséquences géopolitiques
00:31:15qui sont potentiellement négatives pour les Américains,
00:31:18qui risquent de perdre l'influence.
00:31:21Certains, François Asselineau,
00:31:22j'aimerais qu'on avance et qu'on revienne un petit peu à l'économie,
00:31:25qu'on avance que cette guerre des États-Unis contre l'Iran
00:31:29serait une guerre monétaire pour empêcher la Chine et les autres pays de BRICS
00:31:35de mettre en place cette monnaie dont ils parlent depuis plusieurs mois,
00:31:40alternative au dollar.
00:31:42Est-ce que c'est seulement une guerre pour le pétrole, cette guerre,
00:31:45ou aussi c'est pour mettre des bâtons dans les roues monétairement à la Chine ?
00:31:48– Je crois que c'est d'abord une guerre à la demande d'Israël.
00:31:53Je crois que les autres, ce sont, si j'ose dire, des sous-produits
00:31:56ou des rationalisations à postériori.
00:31:59Parce qu'effectivement, comme vous l'avez dit en préambule,
00:32:02les États-Unis, ils n'achètent rien par le détroit d'Hormuz, en gros.
00:32:06Donc le fait que ça bloque le détroit d'Hormuz...
00:32:08D'ailleurs, Trump l'a dit récemment.
00:32:09Il a dit, finalement, c'est aux Européens,
00:32:11parce que c'est eux que ça gêne, c'est à eux de s'en occuper.
00:32:13Bon, c'est-à-dire qu'on a l'impression
00:32:15qu'il y a des conséquences induites
00:32:18qui ne sont pas la motivation première.
00:32:20Mais alors, effectivement, si ça atténue,
00:32:24si ça bloque le détroit d'Hormuz,
00:32:27qui va être pénalisé ?
00:32:28Pas les États-Unis.
00:32:29Ceux qui vont être pénalisés, ce sont les Européens,
00:32:32l'industrie européenne et puis éventuellement la Chine.
00:32:34– Parce qu'il faut savoir que les bateaux,
00:32:37les navires qui transportent du pétrole,
00:32:39style chinois, eux, peuvent passer.
00:32:41On nous parle d'un détroit d'Hormuz bloqué,
00:32:43ce n'est pas du tout vrai.
00:32:44– Non, c'est un filtrage.
00:32:45– Oui, c'est un filtrage, exactement.
00:32:47– C'est un filtrage.
00:32:48D'ailleurs, ils ont dit, les Iraniens,
00:32:50qu'ils laissaient passer les navires espagnols,
00:32:52si j'ai bien compris,
00:32:53parce que l'Espagne a pris des positions,
00:32:56justement, pour dénoncer l'agression
00:32:59américano-israélienne contre eux.
00:33:01Ils laissent passer les navires chinois.
00:33:04Bon, il y a un problème derrière ça,
00:33:06c'est que ce n'est pas uniquement eux qui décident.
00:33:07Il y a aussi le problème des assurances.
00:33:09Et il y a quand même un certain nombre d'assurances
00:33:11qui rechignent à assurer des navires
00:33:15qui vont franchir le détroit d'Hormuz.
00:33:16Bon, mais effectivement, ça peut être un moyen
00:33:19d'étrangler un certain nombre de concurrents économiques.
00:33:23Il y a le problème monétaire que vous avez dit.
00:33:25D'ailleurs, vous avez vu que l'Iran,
00:33:27maintenant, se fait payer en yuan,
00:33:30c'est-à-dire la monnaie chinoise.
00:33:32Donc, il y a effectivement une inquiétude
00:33:35qu'on peut comprendre,
00:33:36parce que la puissance des États-Unis
00:33:38vient d'abord avant tout du dollar.
00:33:40– Du pétrodollar, oui.
00:33:41– Du dollar, d'ailleurs, de façon plus générale,
00:33:43c'est-à-dire de cette monnaie
00:33:44qui, depuis les accords de Bretton Woods, en 1944,
00:33:47est acceptée comme monnaie internationale
00:33:49de paiement et de réserve,
00:33:51mais qui était assujettie jusqu'en 1974,
00:33:58était assujettie à un lien avec l'or.
00:34:00C'était l'État-loi, enfin, le 30-CTF,
00:34:05c'était un lien fixe entre l'or.
00:34:06– 71, oui.
00:34:07– Et puis, jusqu'en 71, effectivement,
00:34:10Nixon ronde ça.
00:34:12On aboutit aux accords du Plaza, je crois,
00:34:14c'est en 74.
00:34:15Et à partir de ce moment-là,
00:34:16on a un État qui se permet d'émettre de la monnaie
00:34:20sans qu'il n'y ait rien derrière.
00:34:23Et cette monnaie est acceptée universellement
00:34:25comme une monnaie internationale de réserve et de paiement.
00:34:28Ça veut dire quoi ?
00:34:29Ça veut dire qu'en fait,
00:34:30les Américains ont inventé la pierre philosophale.
00:34:34Ils leur suffisent de mettre des dollars
00:34:35pour que ça soit accepté comme monnaie.
00:34:37Donc c'est ce qui a permis...
00:34:39On sous-estime de façon considérable
00:34:42le fait que si les États-Unis sont devenus
00:34:45la première puissance mondiale,
00:34:47c'est d'abord grâce à ça.
00:34:49C'est comme si vous jouiez au Monopoly
00:34:51avec un des joueurs qui a une règle du jeu
00:34:54tout à fait particulière.
00:34:55C'est-à-dire que lui, s'il tombe par exemple
00:34:57sur un hôtel rue de la Paix
00:35:00qu'il ne possède pas,
00:35:02au lieu de prendre le pliocher dans ses réserves,
00:35:04il donne de l'argent tiré directement...
00:35:06– Oui, il a la banque avec lui.
00:35:07– Donc au bout du compte,
00:35:08jour, tour après tour,
00:35:09vous finissez toujours par gagner.
00:35:11Or ça, ce qui est nouveau,
00:35:12enfin c'est nouveau,
00:35:13c'est connu depuis bien longtemps,
00:35:15mais ce qui est nouveau,
00:35:16c'est que désormais,
00:35:16la montée en puissance de la Russie,
00:35:18de la Chine et des BRICS
00:35:20remettent ça effectivement en cause.
00:35:21Donc vous avez raison,
00:35:22ça peut être aussi un des éléments
00:35:24qui sont attendus.
00:35:26Mais tout ça,
00:35:27j'en reviens à la question
00:35:28auquel je n'ai pas fini de répondre tout à l'heure,
00:35:30c'est qu'on ne sait pas
00:35:31comment ça va se terminer.
00:35:32Parce qu'il y a ceux qui disent
00:35:34que finalement l'Iran a encore
00:35:35des mois et des mois et des mois
00:35:37de munitions,
00:35:38c'est possible.
00:35:39C'est possible aussi
00:35:40que ce soit du bluff
00:35:41et que finalement,
00:35:42d'après ce que les Américains disent,
00:35:44ils auraient déjà neutralisé...
00:35:45Enfin déjà,
00:35:45on en est à la quatrième semaine
00:35:47de conflit quand même,
00:35:47mais qu'ils auraient neutralisé
00:35:49les deux tiers ou les trois quarts
00:35:50des lanceurs de missiles.
00:35:52Donc voilà.
00:35:52– Oui, la propagande joue
00:35:54dans les deux camps.
00:35:54– Dans les deux sens.
00:35:55à chaque fois,
00:35:55c'est la guerre,
00:35:56c'est comme ça.
00:35:57– Ce qui est certain,
00:35:58c'est qu'Ali Laridjani,
00:36:01qui était quasiment le...
00:36:03On a un premier ministre
00:36:04sous l'autorité du guide suprême,
00:36:07a été assassiné.
00:36:09C'était, vous savez,
00:36:09un spécialiste d'Emmanuel Kant,
00:36:11c'était quand même un intellectuel.
00:36:12Il a été remplacé par un général
00:36:14qui fait partie des gardiens
00:36:15de la Révolution,
00:36:15qui a fait toute sa carrière.
00:36:16Donc il a été remplacé
00:36:17par un dur.
00:36:18Et les dernières déclarations
00:36:19au moment où on part,
00:36:20c'est que vous avez Trump
00:36:22qui explique qu'il est
00:36:24en négociation de paix,
00:36:25que les Iraniens sont
00:36:26tout à fait d'accord, etc.
00:36:28Et puis l'Iran dit,
00:36:29mais pas du tout,
00:36:30il a fumé la moquette,
00:36:32on ne veut pas du tout
00:36:33de ces négociations.
00:36:35Alors là-dedans,
00:36:35on ne sait plus très bien
00:36:36à quoi penser.
00:36:38Mais on n'a pas l'impression
00:36:39que l'Iran soit disposé
00:36:42à une réédition.
00:36:44Alors le plan de Trump,
00:36:45il a sorti un plan 15 points,
00:36:47je ne sais pas s'il est vrai,
00:36:48mais enfin il circule sur Internet,
00:36:50c'est un plan qui est
00:36:51totalement inacceptable
00:36:52pour l'Iran,
00:36:54pour les Iraniens.
00:36:55Et les Iraniens,
00:36:56ils ont fait un contre-plan
00:36:57qui est totalement inacceptable
00:36:58pour les États-Unis,
00:37:00on prend en 5 points.
00:37:01Donc pour l'instant,
00:37:02on va aux toutes dernières nouvelles,
00:37:04il serait question que Trump,
00:37:06j'espère qu'il ne va pas le faire,
00:37:08mais qu'il envoie des GIs,
00:37:10des parachutistes,
00:37:11sur l'île de Cargue.
00:37:12Parce que s'il y a vraiment
00:37:14des soldats américains
00:37:16qui sont une espèce d'invasion terrestre
00:37:18de l'Iran...
00:37:20Bonne chance.
00:37:21Bonne chance, oui.
00:37:22On en vient aux conséquences économiques
00:37:24de cette guerre en Iran.
00:37:26Pour l'Europe,
00:37:28j'entendais,
00:37:28c'était le directeur général
00:37:30de l'Agence internationale
00:37:32de l'énergie,
00:37:33Fatih Birol,
00:37:34qui dit ceci,
00:37:35que la crise énergétique
00:37:36que nous connaissons
00:37:37est la plus grande crise énergétique
00:37:39de l'histoire,
00:37:40l'équivalent réuni
00:37:42de la crise de 1973
00:37:44et du deuxième choc pétrolier.
00:37:46Les Saoudiens ont dit
00:37:48que si la guerre n'est pas terminée
00:37:49avant la fin avril,
00:37:50le baril montera à 180 dollars.
00:37:53Tout ça pour dire
00:37:54que selon certains analystes financiers,
00:37:56cette guerre au Moyen-Orient
00:37:57devrait donc accoucher
00:37:58d'une crise financière internationale
00:38:01cette année.
00:38:02Et dans le viseur des indices,
00:38:03c'est le taux d'intérêt à 10 ans
00:38:05des obligations d'État
00:38:07qui est monté,
00:38:07c'était le 23 mars dernier,
00:38:09à 3,87%,
00:38:11le plus haut niveau
00:38:12exactement pour la France,
00:38:14le plus haut niveau
00:38:15depuis 2009.
00:38:15On est revenu,
00:38:16je regardais ça hier,
00:38:18à 3,67%.
00:38:20Ce taux des intérêts
00:38:22à 10 ans
00:38:22des obligations d'État,
00:38:24est-ce que c'est un bon indicateur
00:38:26pour se projeter,
00:38:28pour anticiper
00:38:29un krach obligataire ?
00:38:30– Oui, on va,
00:38:32enfin, je ne veux pas jouer
00:38:33les cassandres,
00:38:35mais comme vous le savez
00:38:36dans la tragédie grec,
00:38:37Cassandre qui a annoncé
00:38:38des malheurs,
00:38:38malheureusement,
00:38:39elle avait raison.
00:38:40Ce qui est en train
00:38:42de se passer,
00:38:42vous vous prêtez du doigt
00:38:43l'un des phénomènes
00:38:44les plus importants
00:38:45qui soient,
00:38:45en effet,
00:38:46c'est que les taux d'intérêt
00:38:47se tendent
00:38:48dans le monde entier
00:38:49et en Europe,
00:38:51dans la zone euro,
00:38:53ils se tendent
00:38:53de façon différenciée
00:38:54comme toujours.
00:38:55C'est-à-dire qu'il y a
00:38:56une augmentation
00:38:57des taux d'intérêt
00:38:57sur le Bund allemand,
00:38:58l'obligation allemande,
00:38:59mais une augmentation
00:39:00beaucoup plus importante
00:39:02sur l'OAT française
00:39:04à 10 ans.
00:39:04Donc ce que l'on appelle
00:39:05le spread,
00:39:06c'est-à-dire la différence
00:39:07entre le taux allemand
00:39:08et le taux français,
00:39:09par exemple,
00:39:10se tend.
00:39:10Alors plus un spread se tend,
00:39:12plus les marchés financiers,
00:39:15traditionnellement,
00:39:15que ce soit entre
00:39:16les OAT françaises
00:39:18et allemandes
00:39:18ou que ce soit
00:39:18avec d'autres cas,
00:39:20anticipent
00:39:21une crise financière
00:39:22pouvant aller
00:39:23jusqu'à l'effondrement
00:39:24du système.
00:39:25Donc aujourd'hui,
00:39:27la montée en puissance
00:39:28des taux d'intérêt
00:39:30menace directement
00:39:30la survie
00:39:31de la zone euro.
00:39:31Et ce n'est pas tout.
00:39:33C'est qu'en France,
00:39:35M. Macron,
00:39:37comme moi,
00:39:37j'étais présenté,
00:39:40comme je l'ai dit
00:39:40tout à l'heure,
00:39:41par Gilles Boulot
00:39:42comme complotiste,
00:39:43le même Gilles Boulot
00:39:44présentait M. Macron
00:39:45comme le Mozart
00:39:46de la finance.
00:39:47Ce sont des gens
00:39:48qui portent
00:39:48une responsabilité colossale
00:39:49à l'égard du pays.
00:39:50Macron nous a endettés
00:39:51de plus de 1 000 milliards
00:39:52d'euros.
00:39:54Vous savez ce que
00:39:55Rex et Cod
00:39:55vient de sortir
00:39:56un rapport là,
00:39:57c'était avant-hier.
00:40:00Actuellement,
00:40:00on paye plus de 60,
00:40:02je crois c'est 60,
00:40:0362 milliards d'euros
00:40:06par an
00:40:07de remboursement
00:40:07pour la dette.
00:40:08De rembourser
00:40:09les intérêts
00:40:10de la dette.
00:40:10De rembourser les intérêts,
00:40:11c'est le service
00:40:11de la dette.
00:40:1362 milliards
00:40:14en 2025.
00:40:16François Villeroi de Gallo,
00:40:17le gouverneur
00:40:18de la Banque de France,
00:40:18dit 100 milliards
00:40:19d'ici 2030.
00:40:21Alors le Rex et Cod
00:40:22vient d'avancer les trucs.
00:40:23Il dit 100 milliards
00:40:24d'ici 2028
00:40:26ou 2029,
00:40:28ça pourrait être
00:40:28120 milliards
00:40:29en 2030.
00:40:30Le double.
00:40:34Là,
00:40:34la France est en faillite.
00:40:36Donc on est
00:40:37vraiment
00:40:38dans une situation
00:40:39apocalyptique.
00:40:40Et ça n'est pas...
00:40:41Vous savez,
00:40:41en France,
00:40:42il y a un premier ministre,
00:40:43on l'a oublié,
00:40:44on l'a laissé
00:40:44dans un coin,
00:40:45je ne sais pas
00:40:45où est-ce qui est devenu,
00:40:47qui s'appelle
00:40:47le cornu.
00:40:48Il a disparu,
00:40:49complètement disparu,
00:40:50c'est une circulation,
00:40:50le cornu.
00:40:51Il a son truc,
00:40:52ça a été de faire voter
00:40:53un budget
00:40:54avec un déficit
00:40:55qui est encore
00:40:56un déficit
00:40:56de l'ordre
00:40:57de 5% du PIB.
00:40:58Mais c'est démentiel,
00:41:00en fait.
00:41:01Et donc là,
00:41:01on va voir en 2027
00:41:03ce qui va se passer.
00:41:04Mais la France,
00:41:05elle va tout droit
00:41:06vers la crise financière
00:41:07suraiguë.
00:41:08Et puis,
00:41:08ce n'est pas tout.
00:41:08C'est que par ailleurs,
00:41:09tout ceci s'accompagne,
00:41:10comme vous l'avez dit,
00:41:11d'une augmentation
00:41:13probable,
00:41:13potentielle,
00:41:14en tout cas,
00:41:14si le conflit
00:41:16se poursuit,
00:41:17une augmentation considérable
00:41:19du prix du barol
00:41:20de pétrole,
00:41:21qui a franchi
00:41:22les 100,
00:41:22les 110,
00:41:23les 120,
00:41:23pour redescendre,
00:41:25mais qui pourrait bondir.
00:41:26Les Iraniens eux-mêmes
00:41:26avaient prévu
00:41:27que ça pourrait monter
00:41:28à 200 dollars le baril.
00:41:29Mais si c'est 200 dollars
00:41:30le baril,
00:41:31est-ce que vous voyez
00:41:31les conséquences
00:41:32pour la vie quotidienne
00:41:34des Français ?
00:41:34Ça veut dire
00:41:35que le prix
00:41:36de l'essence à la pompe
00:41:37pourrait monter,
00:41:37je ne sais pas,
00:41:38à 3 euros le litre,
00:41:40on n'en sait rien.
00:41:41Ça veut dire
00:41:42que tous les gens
00:41:43qui n'habitent pas
00:41:44à côté de leur domicile
00:41:45vont avoir
00:41:45des factures énormes.
00:41:46Ça veut dire
00:41:47que le prix du kérosène
00:41:48va exploser.
00:41:49Ça veut dire
00:41:50que le tourisme
00:41:51va s'effondrer.
00:41:52C'est-à-dire que les gens
00:41:53qui vivent du tourisme
00:41:53en France,
00:41:54qui est quand même
00:41:54une des grandes activités
00:41:55de service en France,
00:41:57risquent de faire triste mine.
00:41:58On va avoir
00:41:59de moins en moins
00:42:00de touristes.
00:42:00Enfin, on est entré
00:42:01dans un...
00:42:02J'entendais d'ailleurs
00:42:02Charles Sanna
00:42:03que j'avais déjà reçu
00:42:05et que je recevrai bientôt,
00:42:06l'analyste financier
00:42:08qui nous promet
00:42:09des confinements énergétiques
00:42:12dans les prochaines semaines
00:42:13si la guerre
00:42:14ne s'arrête pas
00:42:15fin avril, début mai.
00:42:16On sait que l'Agence
00:42:21internationale de l'énergie
00:42:22a débloqué
00:42:23quelques 400 millions
00:42:24de barils
00:42:25qu'ils ont en réserve
00:42:26sur les 1 200 millions
00:42:28qu'ils ont.
00:42:28Mais les 400 millions
00:42:30de barils en réserve
00:42:32qui sont utilisés
00:42:34actuellement,
00:42:34nous n'utiliserons
00:42:35que ceux-là.
00:42:36Le reste restera
00:42:38pour l'armée,
00:42:39pour assurer
00:42:40les services publics.
00:42:41Mais une fois
00:42:42qu'on aura utilisé
00:42:43ces 400 millions
00:42:44de barils,
00:42:44ça sera terminé.
00:42:45Et l'agence,
00:42:47l'agence actuellement,
00:42:48l'AIE,
00:42:49donne des mesures,
00:42:51le télétravail,
00:42:52rouler moins vite
00:42:53qu'au voiturage.
00:42:53Donc on est en train
00:42:54de nous préparer
00:42:55à un espèce
00:42:56de second Covid
00:42:58avec...
00:42:59– Un confinement énergétique,
00:43:00oui, c'est ça.
00:43:01C'est ça.
00:43:02Et avec des réductions
00:43:03dans la consommation.
00:43:05Enfin,
00:43:05on ne va pas
00:43:06vers des beaux jours
00:43:07si l'affaire continue
00:43:08comme ça.
00:43:09De ce point de vue-là,
00:43:12l'inconséquence,
00:43:13l'inconséquence
00:43:14de la France,
00:43:15l'inconséquence
00:43:15des Européens
00:43:16face à ces évolutions.
00:43:18L'Europe aurait dû
00:43:19taper du poing
00:43:19sur la table
00:43:20contre cette agression
00:43:22américano-israélienne.
00:43:24L'Europe devrait,
00:43:25par ailleurs,
00:43:26essayer de favoriser
00:43:27le développement local.
00:43:28Vous avez vu...
00:43:29– Oui,
00:43:29ils se sont insurgés
00:43:30contre une attaque
00:43:31éventuelle
00:43:32contre le Groenland,
00:43:33mais contre l'Iran,
00:43:34non.
00:43:34– Non, non,
00:43:35ça, c'est...
00:43:36Il n'y a aucun problème.
00:43:37Il y a aussi
00:43:38tous ces accords
00:43:39de libre-échange.
00:43:40Le Mercosur,
00:43:41vous avez vu que
00:43:42Mme von der Leyen
00:43:44a décidé
00:43:45de mettre en œuvre
00:43:47le fameux accord
00:43:48avec le Mercosur,
00:43:48alors que le Parlement européen,
00:43:50on nous avait expliqué
00:43:51que c'était un grand triomphe
00:43:52du Parlement européen
00:43:53parce qu'ils avaient déféré
00:43:55l'accord signé
00:43:56devant la Cour de justice
00:43:57de l'Union européenne.
00:43:58Moi, j'avais tout de suite dit,
00:43:59d'ailleurs,
00:43:59dans mes directs,
00:44:00je fais un direct
00:44:00tous les mercredis
00:44:01sur UPR TV,
00:44:03j'avais tout de suite dit
00:44:04que c'était une arnaque
00:44:05parce qu'il y avait une clause
00:44:06qui permettait à la Commission
00:44:08de mettre en œuvre
00:44:11le traité tout de suite.
00:44:12C'est ce qu'elle fait, en fait.
00:44:13Donc on ne va pas attendre
00:44:14la déclaration,
00:44:15la décision de la CJUE
00:44:16d'ici un an et demi,
00:44:17qui d'ailleurs
00:44:19ne changera rien,
00:44:20ne changera 3 points, virgule.
00:44:23Mme von der Leyen
00:44:24lance à partir du début avril,
00:44:26je crois,
00:44:27elle lance l'application
00:44:29du Mercosur.
00:44:30Mais ce n'est pas tout.
00:44:31Vous avez vu que là,
00:44:32personne n'en parle
00:44:33dans la grande presse
00:44:34avant-hier,
00:44:35comme une grande,
00:44:36toute seule,
00:44:37là,
00:44:37elle a décidé de signer
00:44:39avec Anthony Albanese,
00:44:40c'est le Premier ministre australien,
00:44:43elle est en ce moment
00:44:43en Australie,
00:44:45elle a décidé de signer
00:44:46un accord de libre-échange
00:44:47entre l'Union européenne
00:44:48et l'Australie.
00:44:49Et qu'est-ce qui c'est ?
00:44:51C'est quoi les conséquences ?
00:44:53C'est la même chose
00:44:54que le Mercosur.
00:44:55On va importer du boeuf,
00:44:57l'importation de boeuf
00:45:00australien
00:45:01en Union européenne
00:45:02va être multiplié
00:45:03par 10,
00:45:04les volumes,
00:45:05et les agneaux.
00:45:06Et en échange de quoi,
00:45:07on va pouvoir vendre
00:45:08des voitures de luxe
00:45:09à l'Australie ?
00:45:09Ça veut dire
00:45:10qui va bénéficier ?
00:45:11Mercedes,
00:45:12BMW,
00:45:13Porsche,
00:45:13l'Allemagne.
00:45:14Qui va être pénalisé ?
00:45:15La France.
00:45:16La France,
00:45:16les agriculteurs,
00:45:17les éleveurs.
00:45:18La même chose
00:45:19que pour le Mercosur.
00:45:20Et qui en France proteste ?
00:45:23Est-ce que vous avez entendu
00:45:24qui que ce soit
00:45:25sur la scène politique
00:45:26ayant accès aux grands médias ?
00:45:28Moi, j'ai l'impression
00:45:29d'être la voix clamant
00:45:30dans le désert.
00:45:31Mais que fait l'opposition ?
00:45:33C'est incroyable.
00:45:34C'est-à-dire qu'on est
00:45:36en train d'assassiner
00:45:37purement et simplement
00:45:38la paysannerie française
00:45:39et la France ne bouge pas,
00:45:41ne fait rien.
00:45:42Mais c'est pas tout,
00:45:42François Asselineau,
00:45:43parce qu'après avoir
00:45:44sanctionné la Russie,
00:45:45puissance exportatrice
00:45:47de gaz en Europe,
00:45:48Ursula von der Leyen
00:45:49a reconnu au début
00:45:50du mois de mars
00:45:50que l'arrêt du nucléaire
00:45:52en Europe
00:45:53avait été une erreur stratégique.
00:45:55Alors est-ce que
00:45:55l'Union,
00:45:56en tant que l'Union
00:45:57européenne,
00:45:58en tant qu'institution,
00:45:59a de quoi s'inquiéter
00:46:00pour son avenir ?
00:46:01Est-ce que cette crise
00:46:04internationale,
00:46:04cette crise financière
00:46:05peut déboucher
00:46:06sur un éclatement
00:46:06de l'Union européenne ?
00:46:07Alors ça,
00:46:08vous savez ce que je pense.
00:46:10Ça fait 19 ans
00:46:10que je dis que de toute façon
00:46:11ceci finira par un feu
00:46:12d'artifice général
00:46:13et qu'on ferait mieux
00:46:15d'en sortir le plus vite.
00:46:16Si les Français
00:46:17m'avaient élu en 2017,
00:46:20excusez,
00:46:20excusez de voir
00:46:21à quel point
00:46:22on se rendrait
00:46:23en meilleure position maintenant
00:46:24et on n'aurait pas
00:46:25les 1 000 milliards
00:46:26d'euros supplémentaires
00:46:27et on aurait repris
00:46:28notre souveraineté,
00:46:30notre indépendance
00:46:30et on aurait une politique
00:46:32agricole conforme
00:46:33à l'intérêt
00:46:33des agriculteurs français,
00:46:35on aurait une politique
00:46:36industrielle conforme
00:46:36à l'intérêt
00:46:37des industriels français,
00:46:38on aurait une politique
00:46:39énergétique, etc.
00:46:40Tout ça conforme
00:46:41aux intérêts français.
00:46:43Mais vous avez dit
00:46:43quelque chose
00:46:44qui est vraiment important
00:46:45parce que je trouve
00:46:46que c'est vraiment intéressant,
00:46:47c'est ce qu'a dit
00:46:47Mme von der Leyen.
00:46:48Une erreur stratégique
00:46:50qui a coûté,
00:46:50rappelons-le,
00:46:51des milliers
00:46:52de milliards d'euros.
00:46:53Voilà, ça c'est ce
00:46:54qui explique notre
00:46:55Philippe Béchal,
00:46:56il a raison.
00:46:57Ça c'est quelque chose
00:46:57d'important
00:46:58parce que c'était
00:47:02ce que David Hume
00:47:03qui était un philosophe
00:47:04des Lumières britannique
00:47:05au 18e siècle,
00:47:07il avait participé
00:47:08à un concours
00:47:08entre académies,
00:47:09c'était ce qui avait fait
00:47:10la grandeur de l'Occident,
00:47:11enfin de l'Europe.
00:47:12Et il avait pointé du doigt
00:47:14quelque chose d'important,
00:47:15c'est que ce qui avait fait
00:47:16la grandeur
00:47:17des pays de l'Europe,
00:47:18pourquoi est-ce que
00:47:18l'Europe avait dominé
00:47:19le monde à partir
00:47:20de Henri le Navigateur
00:47:21au début du 15e siècle,
00:47:22le roi de Portugal
00:47:23jusqu'au 18e siècle
00:47:25et puis le 19e
00:47:26allait continuer,
00:47:28c'était la concurrence
00:47:29entre les États-nations
00:47:30qui avaient chacun
00:47:31une voie différente
00:47:32dans le développement.
00:47:34Et il expliquait
00:47:35que c'était la différence
00:47:36par rapport aux empires
00:47:37parce que les empires,
00:47:40statistiquement,
00:47:40un dirigeant ne peut pas
00:47:41toujours prendre
00:47:42une bonne décision.
00:47:44Donc lorsqu'un empire
00:47:45prend une mauvaise décision,
00:47:47c'est tout l'empire
00:47:48qui s'effondre.
00:47:51Mme von der Leyen
00:47:51vient de l'expliquer.
00:47:52S'il n'y avait pas eu
00:47:53de politique, par exemple,
00:47:54de marché de l'énergie,
00:47:56la France,
00:47:57elle a fait le choix
00:47:58depuis De Gaulle,
00:48:00Pompidou,
00:48:01Gisca,
00:48:01d'avoir un parc électronucléaire.
00:48:04C'est ce qu'avait fait
00:48:05la force de la France.
00:48:06En fait, la France
00:48:07avait fait le bon choix,
00:48:09comme on dit Gisca,
00:48:10le bon choix.
00:48:11Mais c'était ça.
00:48:12Alors que l'Allemagne,
00:48:13taraudée par les mouvements
00:48:14verts écologistes,
00:48:15avait refusé
00:48:16de faire du nucléaire
00:48:17et s'était mis
00:48:18sur la limite.
00:48:19Bon, au bout
00:48:20de plusieurs décennies,
00:48:21on s'aperçoit
00:48:22que c'était la France
00:48:22qui avait fait le bon choix.
00:48:24Eh bien, qu'est-ce
00:48:25qu'on nous reproche aujourd'hui ?
00:48:26On nous reproche...
00:48:28Maintenant, la Commission
00:48:29vient de décider
00:48:30que la France
00:48:31ne peut pas elle-même
00:48:32construire un nouveau EPR2,
00:48:34un nouvel central nucléaire.
00:48:35Il faut l'autorisation
00:48:36de la Commission européenne.
00:48:38Mais on marche...
00:48:38C'est un pays...
00:48:39On marche sur la tête.
00:48:40C'est-à-dire qu'en réalité,
00:48:42la construction européenne,
00:48:44loin de faire...
00:48:45On nous dit
00:48:46l'Union fait la force.
00:48:47Non, pas du tout.
00:48:48Sa force...
00:48:49Ce sont des apparats chics
00:48:50qui, statistiquement,
00:48:52ne peuvent pas toujours
00:48:53prendre de bonnes décisions.
00:48:54Et quand ils en prennent
00:48:54une mauvaise,
00:48:55c'est une catastrophe complète.
00:48:56Alors que toute l'histoire
00:48:58de l'Europe,
00:48:59ça a été que lorsqu'un pays
00:49:00faisait un mauvais choix,
00:49:01il y en avait un autre
00:49:02à côté qui faisait
00:49:02un meilleur choix,
00:49:03et les autres pays
00:49:04finissaient par rallier
00:49:06celui qui avait fait
00:49:07le bon choix.
00:49:08Par exemple,
00:49:10l'Espagne,
00:49:11l'Espagne de Philippe II,
00:49:13après Charles K,
00:49:14commence à vivre
00:49:15sur ses rentes
00:49:16venant d'Amérique.
00:49:18Bon.
00:49:18Elle va commencer
00:49:19à décliner
00:49:20parce qu'en fait,
00:49:21elle ne produit plus rien.
00:49:22Elle ne vit que sur
00:49:22l'exploitation des mines
00:49:24d'argent
00:49:26en Amérique du Sud.
00:49:27Apparaît une nouvelle puissance,
00:49:30la France.
00:49:31La France de Louis XIV
00:49:32qui invente
00:49:33le capitalisme d'État,
00:49:35si l'on peut dire,
00:49:36qui invente
00:49:36le plan,
00:49:37qui invente
00:49:38le colbertisme.
00:49:40Bon.
00:49:40Et puis après ça,
00:49:41il y a d'autres puissances
00:49:42qui vont apparaître.
00:49:43Vous avez les Pays-Bas
00:49:44qui, eux,
00:49:45vont inventer
00:49:46l'aménagement du territoire
00:49:48avec les polders
00:49:48qui vont inventer
00:49:49le début du capitalisme.
00:49:51Et puis après ça,
00:49:51vous avez l'Angleterre
00:49:53qui va inventer
00:49:54le capitalisme,
00:49:55les trade unions.
00:49:56Et à chaque fois,
00:49:57on voit ce qui marche le mieux.
00:49:59Et les uns,
00:50:00finalement,
00:50:01vont là-haut.
00:50:02Alors que si vous aviez eu,
00:50:03si Charles Quint
00:50:04avait réussi son coup
00:50:06contre François 1er,
00:50:07si l'ensemble de l'Europe
00:50:09était passé
00:50:09sous la coupe de Charles Quint
00:50:11et de Philippe II,
00:50:12on aurait végété
00:50:13parce qu'on aurait attendu
00:50:13que le métal arrive
00:50:15de l'Amérique du Sud.
00:50:17J'espère que je me fais bien comprendre.
00:50:19C'est très, très important
00:50:20à comprendre
00:50:20le vice de raisonnement
00:50:25fondamental
00:50:25qu'il y a dans l'idée
00:50:26que faire un État-continent
00:50:29serait une bonne chose.
00:50:30C'est le contraire qui est vrai.
00:50:31C'est ce qu'avait découvert
00:50:32David Hume
00:50:32au milieu du XVIIIe siècle.
00:50:34Enfin, les Américains
00:50:35ont prouvé
00:50:35le contraire,
00:50:36mais en tout cas,
00:50:36ils partaient d'une terre vierge.
00:50:38Alors, c'est très différent.
00:50:39Ils ont conçu,
00:50:41vous savez,
00:50:41eux, ils ont conquis ça
00:50:43d'abord en liquidant
00:50:46les autochtones,
00:50:46les Indiens américains,
00:50:47et en se répandant
00:50:49là-dessus
00:50:50comme un seul corps civil.
00:50:52Ils l'ont dit,
00:50:52c'était la déclaration
00:50:53des pèlerins du Mayflower.
00:50:55Donc, il faut bien comprendre
00:50:56que ça n'est pas du tout
00:50:57le même fonctionnement
00:50:58que la construction européenne,
00:50:59dont je rappelle,
00:51:00vous savez,
00:51:00je crois que vous l'avez
00:51:01déjà dit ici,
00:51:02ce qu'on disait De Gaulle,
00:51:03que ça ne pouvait pas marcher
00:51:04parce qu'il disait,
00:51:05on ne peut pas faire
00:51:09une omelette
00:51:09avec des œufs durs.
00:51:11Voilà.
00:51:11C'est très juste.
00:51:13L'Europe,
00:51:13c'est des œufs durs.
00:51:14– C'est des nations.
00:51:15– Elles ont des nations
00:51:15qui ont 2000 ans d'âge
00:51:16ou 1500 ans d'âge
00:51:17ou 1000 ans d'âge.
00:51:18Vous ne pouvez pas en un seul coup
00:51:19les mélanger comme ça.
00:51:21Bon.
00:51:21Alors que ce n'est pas
00:51:22tout le même problème
00:51:22des États-Unis.
00:51:23Et puis, par ailleurs,
00:51:25par ailleurs,
00:51:26cette fatalité des empires,
00:51:28c'était Durosell.
00:51:29Jean-Baptiste Durosell,
00:51:29l'historien qui disait
00:51:30tout empire périra,
00:51:31elle s'applique aux États-Unis.
00:51:33Parce qu'on voit bien
00:51:34que les États-Unis
00:51:35sont sur la dégringolade.
00:51:37Ils ont bénéficié
00:51:38du privilège dollar.
00:51:39J'en parlais tout à l'heure.
00:51:40Mais justement,
00:51:41en ce moment,
00:51:42ils sont sur la dégringolade.
00:51:43Et ça, ça prouve quoi ?
00:51:45Ça prouve que des grandes décisions
00:51:46qui ont été prises,
00:51:47des grandes décisions sociologiques,
00:51:48par exemple, sociétales.
00:51:50On est, je ne sais pas,
00:51:52le mouvement 68A,
00:51:54le capitalisme financier
00:51:55qui a gangrené les esprits.
00:51:57On parlait tout à l'heure,
00:51:58vous parliez de Epstein.
00:51:59L'idée du capitalisme financier,
00:52:02ce n'est plus du tout
00:52:03le capitalisme de grand-papa.
00:52:05Ça veut dire que les blue chips,
00:52:06les belles sociétés aux États-Unis,
00:52:09par exemple,
00:52:09doivent produire des États financiers
00:52:12tous les trimestres.
00:52:13Donc c'est de l'ultra,
00:52:14ultra court terme.
00:52:15Donc faire de l'ultra court terme
00:52:17pour produire le maximum d'argent
00:52:18met au détriment
00:52:20d'une vision à long terme.
00:52:21On a vu que c'est une catastrophe
00:52:23lorsqu'il s'agit de très grands équipements,
00:52:24comme par exemple
00:52:25des équipements électriques.
00:52:27Au même moment,
00:52:28au même moment,
00:52:30la Chine se développe
00:52:31de façon phénoménale
00:52:32parce qu'eux,
00:52:33ils n'ont pas adopté
00:52:35ce capitalisme financier.
00:52:37Ils conservent la volonté
00:52:39d'avoir une économie
00:52:41qui est pilotée en partie par l'État.
00:52:43Vous pensez que les Russes,
00:52:44aujourd'hui,
00:52:44les Chinois regardent les États-Unis
00:52:47se ramasser en Iran ?
00:52:49– Oui, évidemment.
00:52:50Évidemment.
00:52:51Mais regardez ce qui se passe
00:52:52d'un point de vue militaire.
00:52:54Si vous étiez chez Jinping,
00:52:57Pierre,
00:52:58qu'est-ce que vous feriez ?
00:52:59Vous vous diriez,
00:53:00c'est peut-être le bon moment
00:53:02pour attaquer Taïwan.
00:53:03– On disait ça déjà
00:53:05à l'époque de l'invasion russe
00:53:06en Ukraine.
00:53:07– Oui, mais maintenant,
00:53:09les États-Unis sont sur deux fronts.
00:53:11Je ne suis pas sûr
00:53:12que les Chinois feront ça.
00:53:13– Ils sont sur deux fronts en Ukraine.
00:53:14– Oui, quand même.
00:53:15Je ne suis pas sûr
00:53:16que les Chinois feront ça.
00:53:17Mais actuellement,
00:53:19la Chine produit chaque mois
00:53:22500 000 drones.
00:53:24Ils sont les spécialistes
00:53:25des essaims de drones.
00:53:26Vous savez,
00:53:27au moment des grandes fêtes nationales,
00:53:28on voit des essaims.
00:53:30ils ont fait des pas de géants
00:53:33en l'espace de cinq ans
00:53:34sur tout ce qui est robotique,
00:53:36intelligence artificielle.
00:53:37Mais les robots,
00:53:38les humanoïdes,
00:53:39on se croirait,
00:53:39vous savez,
00:53:40dans le film E-Robot,
00:53:41c'est très impressionnant.
00:53:44Mais demain,
00:53:46s'ils envahissent Taïwan
00:53:48avec des centaines
00:53:50de milliers de drones
00:53:51au-dessus de Taïwan
00:53:52et en envoyant une infanterie
00:53:54qui soit constituée de robots,
00:53:57on fait quoi ?
00:54:01Il y a une inconséquence occidentale
00:54:05face à ce qui se passe ailleurs.
00:54:06Et les Chinois,
00:54:07ils ont tout leur temps.
00:54:09Ils voient ça
00:54:10avec beaucoup de sagacité.
00:54:13En plus de ça,
00:54:15vous savez,
00:54:15ils sont pénétrés
00:54:16par une pensée
00:54:17qui est la pensée taoïste
00:54:18de la Ho Tse
00:54:19qui vivait à la même époque
00:54:21que Confucius,
00:54:22vers moins 500 avant Jésus-Christ.
00:54:24C'est ce qu'on appelle
00:54:25le Wu Wei,
00:54:26c'est-à-dire le non-agir.
00:54:28Donc ça,
00:54:29c'est une pensée très chinoise.
00:54:31Là,
00:54:31c'est un des 36 stratagèmes
00:54:33chinois de l'art de la guerre,
00:54:34aussi,
00:54:34c'est regarder l'incendie
00:54:36depuis la rive d'en face.
00:54:38Donc en ce moment,
00:54:39ils ont une posture
00:54:41d'observation.
00:54:41Le Kasechir,
00:54:42ils doivent donner
00:54:43des informations à l'Iran,
00:54:44un petit peu.
00:54:46Ils envoient des messages
00:54:47du style,
00:54:48n'embêtez pas trop l'Iran,
00:54:49mais ils reçoivent,
00:54:50parce qu'ils sont évidemment
00:54:51les grands bénéficiaires,
00:54:52parce que les États-Unis,
00:54:53ils sont en train de...
00:54:54Et l'Europe au milieu
00:54:55est la victime collatérale
00:54:57de l'effondrement américain.
00:54:59Il y en a aussi un
00:54:59qui, en ce moment,
00:55:00se frotte les mains,
00:55:01même si ça n'est pas
00:55:02totalement univoque
00:55:03parce qu'il y a du pour et du contre,
00:55:05mais l'envolée
00:55:06des prix des hydrocarbures
00:55:07facilite la tâche de Poutine
00:55:09de façon considérable.
00:55:11C'est-à-dire que vraiment,
00:55:12cette affaire de guerre en Iran,
00:55:14elle peut peut-être,
00:55:15en fait,
00:55:16être une accélération
00:55:18de la dégringolade
00:55:19du monde occidental
00:55:21et des États-Unis.
00:55:21Ça serait d'ailleurs
00:55:22un de ces paradoxes
00:55:23qu'aime bien l'histoire du monde.
00:55:25C'est quelqu'un
00:55:25qui a été élu
00:55:26sur le thème
00:55:27« Make America Great Again ».
00:55:29Ça va peut-être
00:55:30se transformer
00:55:31en « Make America Smaller Again »,
00:55:33encore plus petite
00:55:34que ce qu'elle est.
00:55:34– Merci à vous,
00:55:36François Asselineau.
00:55:37Merci à vous tous
00:55:38d'avoir suivi cet entretien.
00:55:40Merci pour votre fidélité.
00:55:42Et quant à nous,
00:55:43on se retrouve
00:55:44la semaine prochaine,
00:55:46mais tout de suite,
00:55:46après cette émission,
00:55:47vous pouvez retrouver
00:55:48la chronique économique
00:55:49et financière
00:55:50de Philippe Béchade,
00:55:51dont l'émission
00:55:52avec moi la semaine d'avant
00:55:55avait dépassé
00:55:55les 100 000 vues.
00:55:57Merci à vous,
00:55:57François Asselineau,
00:55:58et merci à vous tous.
00:55:59Salut, au revoir.
00:56:20Bonjour et bienvenue
00:56:22pour ce rendez-vous hebdomadaire
00:56:23de décryptage
00:56:24de l'actualité économique
00:56:25et géopolitique
00:56:26en mode affranchi.
00:56:28Je salue tous les abonnés
00:56:30de TV Liberté
00:56:31pour cet épisode
00:56:33que je vais intituler
00:56:34« Tout part en vrille
00:56:37et le pétrole ».
00:56:40Ce n'est pas le seul problème.
00:56:42Mais avant de commencer
00:56:44à évoquer la thématique pétrolière,
00:56:49je voudrais vous soumettre
00:56:50ces fortes sentences.
00:56:52La première,
00:56:54Dieu Tout-Puissant,
00:56:56déverse ta colère,
00:56:58brise les dents
00:56:59des mécréants.
00:57:01Ceux qui ne méritent pas
00:57:02ta miséricorde,
00:57:04nous serons sans merci
00:57:06avec l'Iran.
00:57:08Cette déclaration émane
00:57:12du ministre de la guerre américain,
00:57:16Peter Exect.
00:57:19Phrase suivante.
00:57:21« L'Iran m'a proposé
00:57:24le poste de guide suprême,
00:57:26mais j'ai refusé.
00:57:29Personne ne souhaite diriger
00:57:31l'Iran par peur,
00:57:32peur de mourir,
00:57:34soit d'une bombe,
00:57:36soit assassiné
00:57:38par son propre peuple.
00:57:40Alors les Iraniens m'ont dit
00:57:42« Nous voulons faire de vous
00:57:44le prochain président. »
00:57:46Et j'ai dit
00:57:47« Non, merci. »
00:57:49Voici une des dernières
00:57:51déclarations de Donald Trump
00:57:53qui vient compléter
00:57:55un dialogue avec Dieu
00:57:57dont il a rendu compte
00:57:58sur son canal
00:58:00« Truth Social »
00:58:01en expliquant
00:58:02que Dieu l'avait remercié
00:58:04d'être un aussi bon chrétien
00:58:07et de défendre
00:58:09de façon aussi efficace
00:58:12et admirable
00:58:13les valeurs de la chrétienté.
00:58:16Ce même Trump qui déclarait
00:58:18« En aucun cas,
00:58:21je n'autoriserai une guerre stupide
00:58:24comme la guerre d'Irak
00:58:25ou d'Afghanistan ».
00:58:26Ça, c'était il y a
00:58:28une quinzaine d'années.
00:58:32Alors, on se demande aujourd'hui
00:58:34quels sont les véritables buts
00:58:36de la guerre.
00:58:38Trump d'ailleurs précise
00:58:39qu'il appelle ça une opération
00:58:41car il l'avoue
00:58:43s'il avait appelé ça une guerre,
00:58:45il n'aurait pas pu la déclencher
00:58:47parce qu'il lui aurait fallu
00:58:48l'aval du Congrès.
00:58:51Quel aveu !
00:58:51Bon, je referme cette parenthèse
00:58:53pour en revenir au but de la guerre
00:58:55qui était un moment
00:58:56de renverser le régime iranien.
00:58:58Trump nous dit
00:59:00que ce n'est plus la peine
00:59:01puisque ce régime n'existe plus.
00:59:03Enfin, ce n'est pas
00:59:04qu'il n'existe plus,
00:59:05c'est qu'on les a tous tués
00:59:06et nous n'avons pratiquement
00:59:08plus personne
00:59:09avec lequel discuter.
00:59:12À aucun moment,
00:59:13il ne semble supposer
00:59:14que le logiciel du régime
00:59:17reste intact,
00:59:18même s'il y a maintenant
00:59:20beaucoup de monde
00:59:21six pieds sous terre.
00:59:23Et pendant qu'il prétend
00:59:25dialoguer avec des Iraniens,
00:59:28qui le supplie de négocier
00:59:31car ils ont envie
00:59:31de se rendre,
00:59:33car ils ont été battus,
00:59:35écrasés,
00:59:35comme jamais aucun pays
00:59:37n'a été autant vaincu.
00:59:39L'Iran est d'ailleurs
00:59:40beaucoup plus vaincu
00:59:42qu'il y a dix jours,
00:59:43encore plus vaincu
00:59:44qu'il y a trois jours.
00:59:45Et par rapport à la veille,
00:59:47alors là,
00:59:47la défaite est encore plus écrasante.
00:59:49Mais pour finir le boulot,
00:59:52Trump menace de déchaîner
00:59:56les enfers pour le week-end
00:59:57qui s'approchent.
01:00:00On est habitué à ça,
01:00:02en fait,
01:00:03depuis le 28 février.
01:00:05Chaque vendredi,
01:00:06Trump escalade les menaces.
01:00:10Et le lundi,
01:00:11il publie une déclaration,
01:00:15un tweet apaisant,
01:00:16pour essayer de faire retomber
01:00:19le prix du baril de pétrole.
01:00:22J'en reviens au but de la guerre.
01:00:23Donc le régime,
01:00:24ça y est,
01:00:25il est changé.
01:00:26Alors qu'est-ce qu'on cherche
01:00:27à désarmer l'Iran ?
01:00:30C'est totalement inutile
01:00:32puisque d'après les dires
01:00:33de Donald Trump,
01:00:34de Peter Hicksey,
01:00:35les Iraniens n'ont plus rien,
01:00:37plus de marine,
01:00:38plus d'aviation.
01:00:39Et c'est à peine
01:00:40si l'infanterie
01:00:42ose mettre le nez dehors.
01:00:44Ah ben,
01:00:45puisque l'infanterie iranienne
01:00:48est aussi timorée,
01:00:50ben ça va être facile,
01:00:51évidemment,
01:00:52d'envahir quelques îlots
01:00:54dans le détroit d'Hormuz,
01:00:56voire de se saisir
01:00:58de l'île de Karg,
01:00:59par lequel l'Iran charge
01:01:0280% du pétrole
01:01:05à destination,
01:01:06notamment de la Chine,
01:01:07de l'Inde,
01:01:07du Pakistan.
01:01:10donc on s'en va peut-être
01:01:12vers une opération terrestre,
01:01:15mais c'est quand même curieux
01:01:17puisque les Iraniens
01:01:18ont envie de se rendre.
01:01:20Pourquoi irait-on
01:01:21les envahir ?
01:01:23Eh bien,
01:01:24la logique,
01:01:25c'est effectivement
01:01:25d'aller jusqu'au bout
01:01:28de l'opération.
01:01:29Et ça,
01:01:30c'est par contre
01:01:31le discours
01:01:32que soutient
01:01:34Benjamin Netanyahou.
01:01:35On ira jusqu'au bout.
01:01:37Et du coup,
01:01:38ce n'est pas Donald Trump
01:01:40qui est le maître
01:01:41des horloges,
01:01:42c'est Israël
01:01:43qui décidera
01:01:44quand on arrête la guerre.
01:01:46Donc même si
01:01:47Donald Trump
01:01:48annonçait
01:01:48avant la fin du mois
01:01:49que la guerre
01:01:51est terminée,
01:01:51pour Israël,
01:01:52elle va continuer.
01:01:55Alors,
01:01:56quand je vous parlais
01:01:57de la problématique
01:01:58pétrolière
01:01:59dans le titre,
01:02:00eh bien,
01:02:01figurez-vous
01:02:01que le problème
01:02:02n'est plus aujourd'hui
01:02:03circonscrit
01:02:04au golfe Persique
01:02:07ni au détroit
01:02:07d'Hormuz.
01:02:08Car les Ukrainiens
01:02:10sont tout heureux
01:02:11d'annoncer
01:02:12qu'ils ont envoyé
01:02:13une salve
01:02:14de drones
01:02:16sur les raffineries
01:02:18sibériennes.
01:02:19Et il semblerait
01:02:20effectivement
01:02:21que les exportations
01:02:23de brutes russes
01:02:24aient chuté
01:02:25de 30%.
01:02:26Alors,
01:02:2730%
01:02:28du pétrole mondial
01:02:29qui passe par Hormuz
01:02:31et qui passe maintenant,
01:02:32si j'ose dire,
01:02:32au compte-gouttes,
01:02:33plus des installations
01:02:35sibériennes détruites,
01:02:37là,
01:02:37il faut s'attendre
01:02:38effectivement
01:02:38à une disruption
01:02:40de l'approvisionnement
01:02:41pétrolier,
01:02:42quand bien même
01:02:43la guerre
01:02:44cesserait
01:02:44si jamais
01:02:46Israël
01:02:46y consentait.
01:02:48Et là,
01:02:49le pétrole
01:02:50commence
01:02:51à manquer.
01:02:53L'Inde
01:02:53n'aurait plus
01:02:54que 9 jours
01:02:55de réserve.
01:02:56Le Pakistan,
01:02:57il lui en resterait
01:02:583.
01:02:59Le Sri Lanka
01:03:00est déjà
01:03:01en train
01:03:02de mettre
01:03:03en place
01:03:03des mesures
01:03:05d'économie.
01:03:06On ne travaille
01:03:07plus désormais
01:03:08que 4 jours
01:03:09sur 5.
01:03:10Les écoles
01:03:11sont fermées,
01:03:12donc plus de ramassage
01:03:13scolaire,
01:03:13ça économise
01:03:14du carburant.
01:03:15Le Pakistan
01:03:16devrait également
01:03:17adopter,
01:03:18dès cette semaine,
01:03:20le principe
01:03:20de 4 jours
01:03:21sur 5.
01:03:22Les Philippines
01:03:23ont déjà
01:03:24tiré le signal
01:03:24d'alarme
01:03:25et déclenché
01:03:25le plan
01:03:26d'urgence
01:03:27énergétique.
01:03:28Là aussi,
01:03:29on limite
01:03:30les déplacements
01:03:31au minimum.
01:03:31Pour les Philippines,
01:03:33c'est compliqué
01:03:33car c'est un archipel
01:03:34et les bateaux
01:03:35ont besoin
01:03:36évidemment
01:03:36d'aller
01:03:37d'île en île
01:03:37pour les ravitailler.
01:03:40Le Sri Lanka
01:03:41est aujourd'hui
01:03:43peut-être
01:03:44l'exemple
01:03:45de ce qui attend
01:03:46d'autres pays
01:03:48puisque souvent
01:03:49le Sri Lanka
01:03:50est un
01:03:51laboratoire
01:03:52de crise.
01:03:53On se souvient
01:03:54que lors
01:03:54du Covid,
01:03:56c'était le Sri Lanka
01:03:57qui avait été
01:03:58le pays
01:03:58qui verrouillait
01:03:59le plus
01:04:00ses frontières
01:04:02et son économie.
01:04:04Et puis,
01:04:05en Allemagne,
01:04:06en France,
01:04:06le prix du carburant
01:04:07a pris
01:04:08près de 30%
01:04:09avec une hypothèse
01:04:11de baril
01:04:11à 100 dollars.
01:04:13Imaginez que
01:04:14demain,
01:04:14on prenne en compte
01:04:17ce manque
01:04:18de livraison
01:04:20russe
01:04:21et là,
01:04:22on pourrait
01:04:22facilement
01:04:22passer à 120
01:04:24avec ou sans
01:04:25intervention
01:04:26américaine
01:04:27sur le sol
01:04:28iranien.
01:04:29La plupart des
01:04:29stratèges
01:04:30pensent que
01:04:31ce sera
01:04:31une catastrophe
01:04:32d'ailleurs
01:04:33dans un jeu
01:04:34de guerre
01:04:35qui remonte
01:04:35je crois
01:04:36à 2003
01:04:37mais peut-être
01:04:38que certains
01:04:38qui me suivent
01:04:40retrouveront
01:04:41les dates exactes.
01:04:43Une simulation
01:04:44de l'invasion
01:04:45d'une partie
01:04:46de l'Iran
01:04:47s'était soldée
01:04:48par un
01:04:48véritable
01:04:50désastre
01:04:50pour les troupes
01:04:52américaines
01:04:52et pour la marine
01:04:53américaine
01:04:54puisqu'il faut bien
01:04:54aller débarquer
01:04:55les troupes
01:04:57porte-avions
01:04:58coulés,
01:05:00des navires
01:05:01de ravitaillement
01:05:01également
01:05:03détruits,
01:05:03des destroyers
01:05:04détruits
01:05:05et on était
01:05:07parvenu à la conclusion
01:05:08qu'il ne fallait
01:05:08surtout pas
01:05:09aller sur le terrain.
01:05:11Oui,
01:05:11mais il se trouve
01:05:12que dans l'entourage
01:05:13de Donald Trump
01:05:14il y a des Peter Exek
01:05:16il y a un Jared Kushner
01:05:18son gendre
01:05:19il y a un Lindsey Graham
01:05:21qui pousse
01:05:22Trump
01:05:23à aller
01:05:24au bout
01:05:26pour sécuriser
01:05:28entre guillemets
01:05:28le détroit d'Hormuz.
01:05:30Et il est vrai
01:05:30que si les Etats-Unis
01:05:32en perdaient le contrôle
01:05:33au profit
01:05:33de l'Iran
01:05:34et que les pays
01:05:36du Golfe
01:05:36se rendent compte
01:05:37que la protection
01:05:40américaine
01:05:40ne vaut pas grand-chose
01:05:41puisqu'aujourd'hui
01:05:42ils sont complètement
01:05:42démunis
01:05:43face aux frappes
01:05:45iraniennes
01:05:46alors qui serait
01:05:47la vraie puissance
01:05:49dominante
01:05:50dans le Golfe Persique ?
01:05:51Est-ce que ça ne serait
01:05:52pas l'Iran
01:05:53et indirectement
01:05:54au travers de l'Iran
01:05:55la Chine ?
01:05:56Eh bien oui,
01:05:57bien sûr
01:05:58puisque l'Iran
01:06:00demande
01:06:02pour offrir
01:06:03un libre passage
01:06:04demande que le pétrole
01:06:05qui transite
01:06:06par Hormuz
01:06:07soit payé
01:06:07en yuan.
01:06:10De son côté,
01:06:12Donald Trump
01:06:13lui rançonne
01:06:14les monarchies
01:06:15du Golfe
01:06:16et expliquait
01:06:18jeudi dernier
01:06:18qu'il avait obtenu
01:06:20la promesse
01:06:21de 6 milliards
01:06:22de dollars
01:06:23de la part
01:06:23des Émirats,
01:06:24du Qatar
01:06:24et de Bahreïn.
01:06:25Oui, ça veut dire
01:06:26que ces pays
01:06:27sont mis à l'amende
01:06:28pour être protégés
01:06:30par les États-Unis
01:06:31sachant que
01:06:32de toute façon
01:06:32des missiles
01:06:34hypersoniques
01:06:35iraniens
01:06:35traversent
01:06:36toutes les défenses
01:06:37existantes.
01:06:38donc ils vont verser
01:06:39chacun 2 milliards
01:06:41pour en fait
01:06:42ne pas pouvoir
01:06:43protéger
01:06:44leurs installations
01:06:45pétrolières.
01:06:46Et puis ce qui est
01:06:47à mon avis
01:06:48le plus
01:06:49inquiétant
01:06:50c'est que s'il y a
01:06:50une opération
01:06:51au sol
01:06:52un débarquement
01:06:54américain
01:06:54une tentative
01:06:55de s'emparer
01:06:56de l'île
01:06:57de Cargue
01:06:57alors
01:06:58toutes les installations
01:06:59pétrolières du Golfe
01:07:00seraient touchées
01:07:01et là
01:07:02on pourrait avoir
01:07:03pour des mois
01:07:05des trimestres
01:07:06des années
01:07:06une disruption
01:07:09des approvisionnements
01:07:10et une crise pétrolière
01:07:11telle qu'on n'en a
01:07:12même pas connu
01:07:13en 1973
01:07:14car en 1973
01:07:15les pays arabes
01:07:16et notamment
01:07:17l'Arabie saoudite
01:07:17avaient juste
01:07:18fermé
01:07:19le robinet
01:07:20
01:07:21si vous détruisez
01:07:22l'outil d'extraction
01:07:23et bien là
01:07:24pour le coup
01:07:25il n'y a plus de pétrole
01:07:25et là
01:07:26l'économie mondiale
01:07:27risque de sombrer
01:07:29et avec elle
01:07:31avec elle
01:07:31le dollar
01:07:32le système
01:07:33basé sur le
01:07:35pétrodollar
01:07:36et effectivement
01:07:36si les Etats-Unis
01:07:37perdaient
01:07:38le contrôle du Golfe
01:07:39Persique
01:07:39ça veut dire que
01:07:40le pétrodollar
01:07:42ne serait plus
01:07:43la base du système
01:07:45on pourrait payer
01:07:46son pétrole
01:07:46en yuan
01:07:47en devise
01:07:48locale
01:07:49et les Etats-Unis
01:07:50perdraient ainsi
01:07:51leur financement
01:07:53donc je vous le dis
01:07:54ça part en vrille
01:07:57quand on écoute
01:07:57les déclarations
01:07:59lunaires
01:08:00de Trump
01:08:01et de son entourage
01:08:02et ça risque également
01:08:03de partir en vrille
01:08:05dans une fuite
01:08:06en avant
01:08:07qui est probablement
01:08:09jouée
01:08:09à l'échec
01:08:10pour vous remercier
01:08:11de votre fidélité
01:08:12nous vous invitons
01:08:13à télécharger gratuitement
01:08:15notre rapport spécial
01:08:16qui contient
01:08:17notre solution
01:08:18pour préserver
01:08:19votre épargne
01:08:20face à la montée
01:08:22des tensions géopolitiques
01:08:23et qui pourrait même
01:08:25déboucher sur une nouvelle
01:08:26guerre mondiale
01:08:27il vous suffit de cliquer
01:08:28sur le lien
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