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A la une de cette édition, les États-Unis réfléchissent à une opération terrestre pour débloquer le détroit d’Ormuz. Une opération risquée, aussi bien militairement que politiquement.

Amérique toujours mais côté Caraïbes avec un autre scénario hollywoodien sur une opération de Washington à Cuba !

Et enfin, une ultime page municipales avant le second tour de dimanche !

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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. A la une de cette édition, les États-Unis réfléchissent à une opération terrestre pour débloquer le
00:20détroit d'Hormuz.
00:20Une opération risquée aussi bien militairement que politiquement.
00:23L'Amérique toujours, mais côté Caraïbes avec un autre scénario hollywoodien sur une opération de Washington à Cuba.
00:30Et enfin, une ultime page municipale avant le second tour de dimanche.
00:39Donald Trump pourra-t-il se sortir du bourbier proche-oriental ?
00:42Les Iraniens poursuivent leur stratégie de blocage de l'énergie dans la région, notamment du détroit d'Hormuz,
00:48ce qui pourrait contraindre les Américains à une opération au sol.
00:51Nicolas de Lamberterie.
00:52Le conflit iranien se poursuivra-t-il avec une intervention au sol ?
01:00Plus les jours passent et plus on se demande bien comment Donald Trump va se sortir de cette guerre
01:08dans laquelle il s'est lancé avec Israël le 28 février.
01:12En effet, l'Iran, qui semblait plus que préparer à cette guerre,
01:16semble mener une stratégie qui met en péril l'économie mondiale et sous pression les États-Unis,
01:23peut-être dans des proportions qu'il n'avait même pas envisagées.
01:27Et malgré les éliminations en série de dirigeants iraniens,
01:31le régime de la République islamique d'Iran ne semble pas particulièrement affaibli
01:37et affiche au contraire une détermination surprenante en affirmant que la sortie de conflit
01:43ne peut pas se faire avec un retour à la situation d'avant-guerre,
01:47mais bien avec une situation nouvelle où les Iraniens seraient la nouvelle grande puissance régionale.
01:54Un cessez-le-feu ne semble pas à l'ordre du jour ni même acceptable pour Téhéran à l'heure
01:59actuelle.
02:00En témoignent notamment les déclarations du président du Parlement iranien,
02:03M. Mohamed Kholibov, dans un entretien accordé à Al Arabi le 17 mars dernier.
02:08Je cite,
02:09« Nous ne pourrons accepter de cesser le feu que lorsque l'ennemi se sera véritablement repenti de son attaque,
02:14nous nous sommes préparés à une guerre de longue durée. »
02:16Il précise également, et cela est fort important, je cite,
02:19« Cette guerre transformera profondément les rapports régionaux
02:22et il n'y aura pas de retour aux conditions d'avant-guerre. »
02:25Il est clair que l'Iran refuse un retour à la situation d'avant-guerre
02:29avec une présence américaine menaçante.
02:31D'ailleurs, un projet de loi a été déposé devant le Parlement iranien
02:34qui s'intitule l'Assemblée consultative islamique.
02:37Ce projet de loi visant à instaurer des droits de passage
02:40pour les navires traversant le détroit d'Hormuz.
02:43Et plus les jours passent, plus la situation des États-Unis semble périlleuse,
02:48étant donné que les cours du pétrole continuent d'augmenter avec constance.
02:52Les Iraniens ont d'ailleurs frappé le terminal pétrolier de Yonbu en Arabie Saoudite,
02:58ce qui empêche pour le moment les Saoudiens d'exporter leur pétrole par la mer Rouge.
03:03Et étant donné que le porte-avions USS Gerald Ford est retourné en Méditerranée
03:08pour suivre des opérations de maintenance,
03:11il n'y a désormais plus de flotte américaine pour contribuer à la défense de l'Arabie Saoudite.
03:17Dès lors, on s'orienterait donc vers une guerre longue.
03:20Mais si la guerre dure, cela risque de faire dérailler l'économie mondiale
03:25dans des proportions incalculables et impossibles à maîtriser.
03:29La situation sur le marché de l'énergie est tellement tendue
03:33que les Américains ont levé un certain nombre de sanctions pétrolières
03:37non seulement contre la Russie, mais aussi, tenez-vous bien, contre l'Iran.
03:42En effet, en dépit de sa complexité technique,
03:45ce marché fonctionne bon an mal an comme un marché d'offres et de demandes.
03:49Et on a donc besoin des matières premières iraniennes
03:52pour rester stable et ne pas voir les cours du pétrole échapper à tout contrôle vers la hausse.
03:58Une situation aux apparences ubuesques,
04:02mais confirmée par les critiques de Donald Trump
04:05à propos de la frappe israélienne contre le gisement gazier en mer iranien South Sparse,
04:11le plus important du monde.
04:13En effet, Donald Trump a affirmé qu'il ne savait rien de ses frappes israéliennes sur ce gisement,
04:17avant toutefois de menacer de le détruire intégralement
04:20si les frappes iraniennes contre le Qatar se poursuivent.
04:23Dès lors, dans les cercles américains de pouvoir,
04:26on évoque de plus en plus la possibilité d'une intervention américaine au sol,
04:32notamment pour prendre le contrôle de l'île de Harg,
04:35afin de faire pression sur l'Iran.
04:37Pour rappel, les États-Unis et Israël ont déjà bombardé cette île,
04:41sur laquelle se trouve le principal terminal pétrolier iranien.
04:44C'était dans la nuit du 13 au 14 mars dernier.
04:47Cette île abrite, nous l'avons dit, le principal terminal pétrolier de l'Iran,
04:50qui représente à peu près 90% des exportations pétrolières iraniennes,
04:55donc quelque chose dont Téhéran ne peut absolument pas se passer pour assurer ses revenus.
05:00Difficile toutefois de voir comment les Américains pourraient atteindre cette île
05:04sans au préalable avoir une maîtrise très sérieuse de la côte iranienne au préalable.
05:09Et s'ils prenaient le contrôle de cette île,
05:12cette dernière pourrait se faire régulièrement pilonner de drones iraniens,
05:15ces derniers bénéficiant d'une bonne profondeur stratégique.
05:19Quant à une opération au sol de plus grande envergure, cela semble peu probable.
05:24Pour rappel, la coalition emmenée par les Etats-Unis pour envahir l'Irak en 2003
05:29comptait près de 200 000 soldats pour un pays alors peuplé d'environ 26 millions de personnes.
05:35On ne voit pas comment une telle opération pourrait être reproduite,
05:39de surcroît dans un contexte de politique intérieure américaine explosif,
05:44à quelques mois des élections de mi-mandat.
05:46Malgré leur évidente supériorité militaire et économique sur l'Iran,
05:51il n'est donc pas à exclure que la guerre en Iran se termine en un nouveau Vietnam
05:54pour les Etats-Unis de Donald Trump.
05:57Mais entre-temps, quoi qu'il advienne,
06:00la boîte de Pandore du chaos économique et énergétique mondial a été ouverte,
06:05et Dieu seul sait ce qu'elle contient, et surtout, pour combien de temps.
06:12Et un tel scénario est-il envisageable à Cuba ?
06:15Donald Trump prétend prendre le contrôle de l'île.
06:18Des propos ambiguës qui laissent planer le doute d'une intervention armée.
06:22Renaud de Bourleuf.
06:24Je pense que Cuba a fait son temps.
06:26Vous savez, toute ma vie, j'ai entendu parler des Etats-Unis et de Cuba.
06:30Quand les Etats-Unis vont-ils passer à l'action ?
06:33Je crois que j'aurai l'honneur de prendre Cuba.
06:36C'est un grand honneur.
06:37Prendre Cuba d'une manière ou d'une autre, oui.
06:40Je veux dire, que je la libère ou que je la prenne,
06:43je pense que je peux en faire ce que je veux, si vous voulez la vérité.
06:47C'est une nation très affaiblie en ce moment.
06:53Cuba est-il au bord d'une invasion ?
06:55Lundi, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a affiché ses ambitions.
06:58Le journal américain New York Times avançait même
07:00que des responsables de l'administration Trump
07:02auraient demandé à Cuba d'évincer le chef de l'État,
07:04sans pousser toutefois un renversement complet du gouvernement.
07:07Une rumeur démentie par le secrétaire d'État américain, Marco Rubio.
07:11Pendant ce temps, à la Havane, le Premier ministre Oscar Perez-Olivia Fraga
07:14annonçait que l'île accepterait bientôt les investissements étrangers,
07:17Cuba se préparait, selon lui, à avoir des relations commerciales fluides
07:20avec les entreprises américaines et avec les Cubains qui vivent aux Etats-Unis et leurs descendants.
07:24Plus tôt, vendredi 13 mars, c'était le président cubain Miguel Diaz-Canel
07:27qui confirmait être en négociation avec Washington.
07:32Ces conversations consistent à trouver des solutions par le dialogue
07:36aux différents bilatéraux qui opposent nos deux nations.
07:41De quoi se poser des questions sur un acharnement de Washington
07:44alors que Cuba ne représente plus un danger pour les Etats-Unis
07:46depuis un certain nombre d'années ?
07:48Nicolas Mirkovic pointe une tendance à l'impérialisme,
07:50au cas même de la fondation du pays de l'oncle Sam.
07:53Le simple fait que Donald Trump, quelques semaines après son élection,
07:56ait dit qu'il convoitait le Canada, le Groenland,
07:59qu'il dit qu'il veut gérer, qu'il veut régler une fois pour toutes le problème du Cuba,
08:03montre que, contrairement à ses promesses électorales,
08:06Donald Trump renoue avec cette volonté impériale des Etats-Unis
08:10de contrôler des territoires où, pourtant, se trouvent des Etats établis
08:15et des peuples qui ne se retrouvent pas dans le projet américain.
08:17D'ailleurs, c'était un signal déjà que Trump a envoyé.
08:21Il avait constitué un gouvernement assez large,
08:23avec d'un côté des personnes représentées à la base MAGA,
08:26comme Robert Kennedy, comme Tulsi Gabarn,
08:28mais également avec des personnes qui venaient du milieu néoconservateur,
08:32comme Scott Bessent, un ancien associé de Soros,
08:34qu'il avait mis à l'économie.
08:35Évidemment, Marco Rodio, qui, lui, est un faucon de guerre, un néoconservateur.
08:41Et le fait qu'il ait mis à ce poste de secrétariat d'État,
08:44c'était dans le ministère des Affaires étrangères,
08:45une personne qui a cette volonté impériale américaine,
08:49cette volonté de voir Washington gérer les affaires du monde
08:52et de garder et de faire en sorte que Washington soit le grand hégémon
08:56qui contrôle les affaires du monde,
08:58était déjà un signe, à vrai dire,
09:00et qui montrait que Trump n'allait pas vraiment se replier sur les Etats-Unis,
09:03contrairement à ce qu'il avait promis pendant sa campagne électorale.
09:06Rendre à l'Amérique sa grandeur, l'Amérique d'abord,
09:08autant de slogans qui semblaient annoncer la fin de l'ère néoconservatrice.
09:11Mais avec un tel revirement, c'est tout simplement le peuple américain qui en pâtit.
09:16N'oublions pas que les Etats-Unis ne sont pas dans une situation économique particulièrement favorable.
09:20Tous les empires, au bout de moment, s'écroulent
09:22parce qu'ils ont les yeux trop ronds pour le ventre.
09:24Et les Américains le ressentent très clairement aujourd'hui.
09:26Ils ont des problèmes sociaux très graves.
09:28Ils sont déchirés par le wokisme.
09:29Il y a 40% de la population qui est obèse.
09:31Ils ont des problèmes de drogue.
09:33Et ils ont des problèmes d'infrastructure.
09:35Et les Américains veulent qu'on s'occupe d'eux.
09:37Ils ne comprennent pas que des milliers de milliards de dollars
09:40soient utilisés par le gouvernement américain,
09:42notamment depuis la chute de l'URSS,
09:44pour mener des guerres en Afghanistan, en Irak, en Syrie.
09:48Et ont besoin qu'ils veulent un gouvernement qui s'occupe des Américains.
09:52Et c'est pourquoi Trump a été élu par une grande majorité d'Américains.
09:56Et il avait un tapis rouge pour mettre en place un programme
09:59qui servait l'Amérique en premier.
10:01Et s'il y a autant de personnes qui n'étaient pas républicaines avant
10:05qui ont voté pour Trump,
10:06c'est parce que, justement, ils se sont retrouvés dans ce projet
10:08où, enfin, Washington allait s'occuper des priorités des Américains
10:12et défendre les intérêts des Américains
10:14avant de faire la guerre dans le monde entier
10:16ou d'organiser des révolutions de couleur.
10:18Et ça, Donald Trump, de manière tout à fait paradoxale,
10:20ne l'a pas fait.
10:21Est-ce que Donald Trump a été retourné ?
10:23Est-ce qu'il a été contraint ?
10:24Ou est-ce que c'est un menteur ?
10:25L'histoire nous le lira un jour.
10:27Mais cette politique est assez incompréhensible
10:29parce que c'est une politique impériale particulièrement agressive
10:31qui va finir par faire de l'ombre à George Bush
10:34s'il continue comme ça.
10:36Même Biden ou Obama n'est pas aussi belliqueux
10:39que Donald Trump qui a déjà quand même bombardé
10:40plus de sept pays en quasiment un an.
10:42Pendant ce temps, les Cubains subissent le durcissement
10:44de l'embargo décrété dans les années 1960.
10:46La situation est devenue critique avec l'enlèvement
10:48du président vénézuélien Nicolas Maduro par les Américains,
10:51privant l'île d'approvisionnement en pétrole.
10:54Donald Trump a durci l'embargo en menaçant de sanctionner
10:56tout pays et dans Cuba.
10:57L'île se retrouve quasiment sans carburant,
10:59multipliant coupures d'électricité et mesures d'urgence.
11:21Il est très peu probable qu'il touche à Cuba.
11:25C'est impossible.
11:26Je peux vous l'assurer, Trump ne va pas toucher à Cuba.
11:29Il ne va pas y toucher.
11:31D'ailleurs, les Américains ont toujours dit
11:33que nous, les Cubains, sommes des protestataires.
11:36Ils l'ont toujours dit.
11:38Remarquez que tous les présidents le disent, le disent,
11:40mais n'agissent pas.
11:45Les bombes n'ont pas de nom.
11:47Et les conflits, d'une manière ou d'une autre,
11:48on touche tous.
11:50Que Dieu pose sa main et que tout aille bien.
11:53C'est ce qu'il faut.
11:56Mais si Washington espère retourner les Cubains
11:58contre leurs dirigeants, la stratégie pourrait se retourner contre eux
12:00alors que le président Miguel Díaz-Canel
12:02a annoncé être prêt à une résistance indestructible.
12:05Cuba est sous sanctions américaines
12:07de manière discontinue depuis les années 60.
12:10Malgré cela, il n'y a pas de rébellion de la part des Cubains.
12:14Je pense que tous ces efforts qui cherchent à contraindre un peuple,
12:18que cela soit par des sanctions,
12:19que cela soit par des bombardements,
12:20que cela soit par des opérations de manipulation de l'opinion,
12:24se retournent contre ceux qui les organisent.
12:27On voit bien que d'un point de vue militaire,
12:29l'historien américain, TAP,
12:31avait dit que c'était le fait contraire lors des bombardements.
12:34Chaque fois que les Américains ont cherché
12:35à retourner une population par des bombardements,
12:37la population s'est soudée à son gouvernement.
12:40Même si, à l'origine,
12:42cette population n'était pas forcément favorable au gouvernement,
12:44c'est la même chose avec les sanctions
12:45et toute pression extérieure.
12:47Parce que les peuples, intrinsèquement,
12:50préfèrent régler leur compte, leurs problèmes entre eux,
12:53plutôt que d'être sous la domination d'un autre peuple.
12:55Une leçon que Donald Trump semblait avoir comprise
12:57avant d'emboîter le pas à ses prédécesseurs.
13:03C'est le sprint final avant le second tour des élections municipales dimanche.
13:07Avant même les résultats,
13:08certaines tendances se dessinent.
13:10Édouard Cheneau.
13:12Selon une étude Odoxa pour le Figaro,
13:15les Français vivent mal,
13:16les tambouilles partisanes
13:18et surtout les accords PS et LFI
13:20dans plusieurs villes symboliques,
13:21notamment à Nantes, Limoges,
13:23Brest, Clermont et bien sûr Toulouse,
13:25où le LFiste François Piquemal,
13:28rejoint par le socialiste François Briançon,
13:30menace le maire sortant d'hiver droite,
13:32Jean-Luc Moudinque.
13:3467% des personnes sondées
13:35dénoncent une incohérence,
13:37voire une trahison socialiste.
13:39Ils sont en conséquence 71%
13:41à refuser de voter pour ces unions locales des gauches.
13:45Mais toutefois, 53% des sympathisants socialistes
13:48approuvent ces ententes.
13:49C'est une majorité, mais fragile.
13:51Mélenchon attire autant qu'il révulse.
13:54Gagnant au jeu des ralliements
13:56ou en position de faiseur de roi,
13:58son parti LFI est en bonne position.
14:00David Guiraud pourrait l'emporter à Roubaix,
14:02Damien Maudet à Limoges,
14:04François Piquemal donc à Toulouse.
14:06Des mairies pourraient être conquises
14:07par la gauche radicale,
14:08mais la France verra sans doute une vague
14:10de centaines de conseillers insoumis.
14:12A Marseille, Sébastien Delogus est retiré
14:15pour faire barrage au RN,
14:16tout comme Anaïs Belouassa chérifié à Lyon.
14:19Un soutien décisif face au centriste Jean-Michel Aulas,
14:22qui peine à convaincre face à Grégory Doucet.
14:25A Paris, Sofia Chikirou s'est maintenue
14:27après avoir obtenu 12%.
14:29Elle divise la gauche,
14:30mais fera vraisemblablement une entrée fracassante
14:33au Conseil de Paris,
14:34qui ne comptait jusque-là qu'un seul siège insoumis.
14:37Une progression donc remarquable,
14:39tandis que le RN s'installe discrètement,
14:41mais sûrement.
14:42Le parti de Marine Le Pen,
14:44qui a remporté 24 communes,
14:46presque deux fois plus qu'en 2020,
14:48est bien placé dans 60 d'entre elles,
14:50comme à Draguignan dans le Var,
14:52où Philippe Chrec pourrait l'emporter,
14:54ou à Toulon,
14:54où Laure Lavalette est en pôle position.
14:57Un premier tour globalement positif,
14:59comme l'estime le porte-parole Andréa Cotarac.
15:01Le premier tour, c'est globalement positif,
15:03d'abord parce que les élus du RN
15:06ont été tous réélus,
15:08dès le premier tour,
15:09et on oublie beaucoup aussi le fait
15:11qu'on a gagné des villes dès le premier tour.
15:13Je pense à d'énombrables villes dans le nord,
15:15mais je pense aussi à Brian Masson dans le sud,
15:17qui l'a emporté dès le premier tour.
15:19Maintenant, on a beaucoup de villes à gagner.
15:23Il faut transformer l'essai au second tour.
15:24Je pense à Toulon, je pense à Nîmes,
15:26je pense à des grandes villes comme Marseille,
15:28où tout reste à faire ce dimanche
15:30si on arrive à mobiliser nos électeurs.
15:31Les critiques du parti lui reprochent bien sûr
15:34d'être cantonnés au sud et au nord du pays
15:37et soulignent des échecs dans les métropoles,
15:39notamment à Paris bien sûr,
15:41Lyon, Bordeaux ou Strasbourg,
15:43où les candidats à Rassemblement national
15:44ont été éliminés dès le premier tour.
15:47Le parti n'est présent au second tour
15:48que dans 95 villes moyennes,
15:50contre 112 en 2014,
15:52avec peu de nouvelles conquêtes hors bastion.
15:54Mais Andréa Cotarac relativise ses attaques.
15:57Non, c'est faux.
15:59On m'a même dit sur les plateaux
16:00qu'à Lens, on s'était complètement voté.
16:03Bon, à Lens, on fait 47%.
16:05Si ce voté, c'est faire 47%,
16:07j'aimerais bien voté davantage.
16:10Après, on a des villes comme Marseille.
16:12Je souhaite que Franck Alizio l'emporte
16:14sur la ville de manière centrale,
16:16mais on a aussi la possibilité
16:18de l'emporter dans d'innombrables secteurs,
16:19c'est-à-dire des arrondissements marseillais.
16:21En bref, les grandes villes commencent,
16:23elles aussi, à se libérer
16:25avec le Rassemblement national.
16:26Reste que cette campagne électorale
16:28se révèle aussi un désastre pour certains.
16:31Pour les élus macronistes, bien sûr,
16:33le bloc central n'ayant obtenu
16:34que des scores marginaux,
16:36exception au Havre avec Edouard Philippe
16:38et ses 43%
16:39ou François Beroux à 34% à Pau.
16:42À voir à Paris,
16:44si Rachida Dati pourra créer la surprise
16:45face à Emmanuel Grégoire
16:47grâce au retrait de Sarah Knaffo.
16:49Mais la palme du ridicule
16:50peut d'ores et déjà être décernée
16:52à Christian Estrosi,
16:53menacé de non-réélection
16:55par Éric Ciotti à Nice.
16:56Le maire sortant mange à tous les râteliers
16:58pour combler ses 15 000 voix de retard,
17:00jouant maintenant la carte multiculturelle
17:03après celle du sionisme.
17:05La candidate EELV, PS, PCF,
17:08Juliette Chesnel-Leroux
17:09a accusé dans Nice Matin
17:10Christian Estrosi
17:11d'avoir tenté d'acheter son soutien
17:12avant le second tour
17:14ou plus précisément
17:15de proposer des postes
17:17dont une présidence de l'Opéra
17:19ou de Côte d'Azur Habitat
17:20voire encore
17:21de la Commission des Finances.
17:26Passons à présent
17:27à l'actualité en bref
17:28en France.
17:32Les énergies intermittentes,
17:34un gouffre financier,
17:35maintenant c'est la Cour des comptes
17:36qui le dit.
17:37Dans un rapport intitulé
17:38« Le soutien aux énergies renouvelables
17:39à travers les charges
17:40de services publics de l'énergie »,
17:42publié mercredi,
17:43les juges de la rue Cambon
17:44affirment que le coût
17:45pour les finances publiques,
17:46des subventions
17:47et des aides aux renouvelables intermittents
17:48est extrêmement élevé,
17:49près de 11 milliards d'euros
17:51en 2025.
17:52Et selon la Cour des comptes,
17:53la tendance devrait être
17:53à l'augmentation
17:54pour les prochaines années.
17:55Un rapport qui tombe mal
17:56pour le gouvernement Lecornu
17:57quelques semaines
17:58après la publication
17:59par décret
17:59de la programmation
18:00pluriannuelle de l'énergie,
18:01la PPO3.
18:02Notons que Sébastien Lecornu
18:03avait court-circuité
18:04les débats au Parlement
18:05et ignoré les avis
18:06de nombreux experts.
18:08Une bonne fête
18:09pour les porteurs
18:09de Trisomie 21.
18:11Demain samedi
18:11a lieu la journée mondiale
18:12de la trisomie.
18:13A cette occasion,
18:14Foucault,
18:15jeune adulte trisomique
18:16de 22 ans,
18:17s'est exprimée jeudi
18:17à la tribune de l'ONU
18:18à Genève,
18:19affirmant que les personnes
18:20en situation de handicap
18:21ont les mêmes droits
18:22et la même dignité
18:23que tous les autres êtres humains.
18:24La fondation Jérôme Lejeune,
18:25qui a préparé Foucault
18:26à cette prise de parole,
18:27lance l'alerte
18:28sur les dangers
18:29autour de la légalisation
18:30de l'euthanasie
18:30pour les personnes
18:31les plus vulnérables.
18:33Une Française
18:34championne du monde,
18:35Louja Monodon,
18:36biathlète française
18:36de 27 ans,
18:37a remporté jeudi
18:38la Coupe du monde de biathlon
18:39sur le site
18:39Dolmenkolen à Oslo.
18:45Un changement général,
18:45devançant la finlandaise
18:46Suvi-Minkinen,
18:48malgré une faute
18:48sur la dernière balle
18:49du tir debout.
18:50Avec seulement deux courses restantes
18:51et 180 points encore en jeu,
18:53elle ne peut plus être rattrapée.
18:54Native de Pontarlier
18:55dans le Jura,
18:56elle succède à l'allemande
18:57Francisca Preuss
18:58et devient la cinquième française
19:00à décrocher
19:01le gros globe de cristal.
19:02Deuxième,
19:03les saisons précédentes,
19:04elle avait pris le dossard jaune
19:05mi-saison au Grand Bornand
19:06et brillé au jeu
19:07de Milan Cortina
19:08avec quatre médailles.
19:10Une page perdue
19:11d'Archimède
19:12retrouvée à Blois.
19:13Une page manquante
19:14du palimpsèse du savant grec
19:15du troisième siècle avant Jésus-Christ,
19:17réutilisée au dixième siècle
19:18en livre de prière
19:18par les moines copistes,
19:20a été découverte par hasard
19:21au musée des Beaux-Arts de Blois.
19:23Le chercheur du CNRS
19:24Victor G. Sambert
19:25a l'a identifié
19:26dans les archives oubliées.
19:27Ce feuillet,
19:28page 123 du manuscrit,
19:30porte des schémas géométriques
19:31et un texte.
19:32Trois pages avaient disparu
19:33au vingtième siècle,
19:34celles-ci réapparaissent en France.
19:36La trouvaille,
19:36qualifiée d'inattendue,
19:38enrichit l'étude
19:38des textes antiques.
19:40Une face montre encore
19:41des prières recouvrant
19:42partiellement l'original.
19:43Cette redécouverte ravive
19:44l'intérêt pour ce joyau
19:45de l'antiquité.
19:49L'actualité internationale
19:51en bref.
19:55Encore une icône de gauche
19:57qui chute post-mortem.
19:58César Chavez,
19:59figure emblématique
20:00des ouvriers agricoles latinos
20:02dans les années 1970
20:03est aujourd'hui accusé
20:04de viol et d'agression sexuelle
20:06par une enquête
20:07du New York Times
20:07publiée le 18 mars.
20:09Le dirigeant syndical,
20:10mort en 1993,
20:10aurait abusé de femmes
20:12membres de United Farm Workers
20:15et de mineurs
20:16dont une fillette
20:16de 9 ans
20:17et une adolescente
20:18de 15 ans
20:18au siège du mouvement
20:19en Californie.
20:20Un CV qui lui permettrait
20:21aujourd'hui de travailler
20:22dans le périscolaire
20:23à la ville socialiste
20:25de Paris.
20:26Dolores Huerta,
20:27cofondatrice du syndicat
20:28et icône nationale
20:29âgée de 95 ans,
20:30a confirmé avoir subi
20:31deux relations non consenties
20:33avec lui
20:34dans les années 1960,
20:35aboutissantes à deux grossesses.
20:37Elle avait gardé le silence
20:38pour protéger le mouvement.
20:39Ces révélations provoquent
20:41un choc aux Etats-Unis.
20:42Plusieurs Etats,
20:43dont l'Arizona
20:43et le Texas,
20:44annulent les célébrations
20:45du César Chavez Day
20:47du 31 mars,
20:48instauré par Barack Obama
20:50en 2014.
20:51Statut voilé,
20:52portrait décroché,
20:53journée rebaptisée
20:54Farm Worker Day,
20:56marque la chute brutale
20:57de ce héros
20:58des droits civiques.
20:59Même un navire
21:00de la Navy américaine
21:01porte son nom.
21:03Les métaux à la peine,
21:04les métaux précieux
21:05et industriels,
21:06dévissent lourdement
21:07dans un contexte de crainte
21:08liée à la guerre
21:09au Proche-Orient.
21:10L'or perd plus de 6%,
21:11l'argent chute de 13%
21:13et l'aluminium dégringole
21:14de plus de 8%
21:15sur la bourse
21:16des métaux de Londres.
21:17Sa plus forte baisse
21:18en séance depuis 2018.
21:19Les investisseurs redoutent
21:21que la flambée
21:21des prix de l'énergie
21:22retarde les baisses
21:23de taux des banques centrales
21:25renforçant le dollar
21:26et les obligations
21:27valeurs-refuges
21:28concurrentes
21:29des métaux précieux.
21:30Les métaux industriels
21:31sensibles à la croissance mondiale
21:33souffrent également
21:34des incertitudes géopolitiques.
21:36Ces mouvements brutaux
21:37illustrent la volatilité
21:39des marchés
21:39face à l'escalade
21:40des tensions
21:40au Proche-Orient
21:41qui pèsent déjà
21:42sur les perspectives
21:43économiques mondiales.
21:45L'euthanasie débranchée
21:47par les Écossais
21:48mardi à Édimbourg.
21:49Le Parlement local
21:50a rejeté
21:51le texte de loi
21:52instaurant le suicide
21:53assisté à 69 voix
21:54contre 57.
21:56Après de longs débats,
21:57de nombreuses inquiétudes
21:58ont été mises
21:59sur la table.
21:59Manque de garantie
22:00pour une véritable
22:01objection de conscience,
22:02crainte d'un mauvais signal
22:03vis-à-vis des personnes
22:04vulnérables.
22:05Le rejet par le Parlement
22:06local d'Écosse
22:07pourrait même entraîner
22:08par ricochet
22:09l'échec de la légalisation
22:10de l'euthanasie
22:11sur l'ensemble
22:11de la Grande-Bretagne.
22:13A l'heure actuelle,
22:14un texte de loi
22:14est débattu à Londres
22:15pour l'Angleterre
22:16et le Pays de Galles.
22:17La Chambre des Lords
22:18bloque le projet
22:19avec de nombreux amendements.
22:21Une telle désunion
22:22entre Écosse et Angleterre
22:23sur un sujet aussi grave
22:24que la fin de vie
22:25paraît difficilement envisageable
22:27et Londres
22:27pourrait donc abandonner
22:29l'idée de légaliser
22:30la piqûre mortelle.
22:32On le pensait immortel
22:34et il nous a finalement quitté.
22:36Chuck Norris,
22:36l'acteur légendaire
22:37de Walker Texas Ranger
22:39est mort à l'âge
22:40de 86 ans.
22:41Ce patriote américain
22:42est décédé jeudi 19 mars
22:44à Kauai
22:45dans l'archipel hawaïen
22:46et c'est sa famille
22:47qui l'a annoncé
22:48ce vendredi.
22:49La famille préfère d'ailleurs
22:50garder les circonstances
22:51précises de son décès
22:53privé
22:53mais précise
22:54qu'il était entouré
22:55de ses proches
22:55et qu'il était en paix.
22:57Cet artiste martial,
22:58acteur
22:59et symbole de force
23:00et de dorature
23:01avait été hospitalisé
23:02la veille
23:03après un malaise.
23:04L'ancien champion
23:04du monde de karaté
23:05et star des films d'action
23:07des années 80
23:07avait fêté ses 86 ans
23:09le 10 mars
23:10en publiant une vidéo
23:11d'entraînement
23:12avec la citation suivante
23:13« Je ne vieillis pas,
23:14je passe au niveau supérieur ».
23:20Demain, pour le samedi politique,
23:22Élise Blaise reçoit
23:22le colonel Jacques Augard
23:24pour évoquer
23:24la guerre américano-israélienne
23:26contre l'Iran.
23:27Dimanche,
23:27les conversations
23:28et terre de mission.
23:29Lundi, dès 7h,
23:30un Zoom
23:31avec le professeur Didier Raoult.
23:32C'est la fin de cette édition.
23:34Merci de votre fidélité.
23:35À lundi.
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