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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:00Ma chère, félicité.
00:00:01Je vous les donne tout de suite. Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:00:05Fin de cavale pour Joën Soudron, un des narcotrafiquants français les plus recherchés.
00:00:10Le Guadeloupéen de 46 ans a été interpellé au Panama pour son implication dans un vaste trafic de cocaïne par
00:00:16conteneur entre les Antilles et l'Hexagone.
00:00:19Depuis son évasion en décembre 2018, au cours d'une permission de sortie, il jonglait avec plusieurs fausses identités de
00:00:25différentes nationalités,
00:00:26parvenant ainsi à échapper aux avis de recherche à l'international.
00:00:29Une procédure d'extradition est en cours et un procès l'attend en juin à Paris.
00:00:34Neuf adolescents de 14 à 16 ans soupçonnés d'avoir participé au saccage de la mairie de Fresnes vendredi dernier
00:00:40ont été interpellés et placés en garde à vue.
00:00:44Quatre autres personnes sont encore recherchées.
00:00:46La mairie avait été attaquée par des tirs de mortier d'artifice, des dégradations et des pillages.
00:00:51Le nouveau maire de la commune, Christophe Carlier, avait dénoncé un préjudice colossal pour le fonctionnement des services, selon lui,
00:00:58lié à son élection.
00:00:59Entre 10% et 30% des enseignants étaient en grève ce mardi.
00:01:04Plusieurs milliers d'entre eux ont quitté leur pupitre pour la rue.
00:01:07Ils protestent contre les suppressions de postes et les fermetures de classes et pour la revalorisation des salaires.
00:01:134000 postes totales sont concernés dans le public et le privé pour la rentrée 2026.
00:01:17Ils réclament également une revalorisation salariale.
00:01:20Enfin, l'Elysée s'est étonnée des dernières reproches de Donald Trump sur son réseau social Truth.
00:01:25Le gouvernement a aussitôt répondu au président américain en affirmant ne pas avoir changé de position sur l'interdiction du
00:01:31survol du territoire d'avion américain destination d'Israël.
00:01:34Le président américain critiquait ouvertement le rôle de la France dans la guerre contre l'Iran en la jugeant comme
00:01:39très peu coopérative et ajoutant qu'il se souviendra de leur choix.
00:01:43Et on termine avec l'Iran et des frappes américaines qui ont endommagé un bâtiment religieux musulman au nord-ouest
00:01:48du pays.
00:01:48Et plusieurs autres sites militaires ont été visés dans le centre.
00:01:52Des explosions à Téhéran ont provoqué d'importantes coupures d'électricité.
00:01:56D'autres bombardements ciblés ont eu lieu dans le site industriel disparant à la bombe anti-bunker.
00:02:01De nouvelles attaques qui surviennent après les menaces renouvelées de Donald Trump à l'Iran si les discussions n'aboutissaient
00:02:07pas rapidement.
00:02:09Merci ma chère, félicité au sommaire ce soir.
00:02:12Donald Trump critique sévèrement les alliés européens, la France et le Royaume-Uni pour leur manque de soutien.
00:02:19Allez chercher votre propre pétrole, on ne vous aidera pas, dit le président américain.
00:02:24Face à l'info ce soir, nous accueillerons Joel Rayburn, ancien conseiller de Donald Trump au Moyen-Orient,
00:02:31colonel retraité de l'Amérique américaine.
00:02:33Il a servi en Irak, en Afghanistan, en Bosnie.
00:02:37Nous lui demanderons son regard sur la stratégie de Donald Trump sur le front de la guerre en Iran, avec
00:02:42les questions de Marc Menand.
00:02:45Alors que plusieurs nouveaux élus ARN ont retiré leur drapeau européen des frontons des mairies,
00:02:51en quoi ce retrait est-il un geste politique ?
00:02:54Ces maires contestent une Europe perçue comme dominante, là où leurs opposants dénoncent une hypocrisie.
00:02:59Est-ce le bon combat que comprendre derrière la polémique ?
00:03:03L'édito de Mathieu Boccote.
00:03:05Tout ce qui touche à l'espace public est-il devenu terrain de bataille idéologique ?
00:03:10Dans le Pas-de-Calais, une mère et reine retire une plaque honorant.
00:03:14Georges-Ibrahim Abdallah, cet homme condamné à la prison à vie pour complicité, pour assassinat terroriste.
00:03:21Pour les uns, c'est un retour à la dignité.
00:03:24Pour les autres, une provocation.
00:03:25Comment en est-on venu à célébrer des assassins qui décident aujourd'hui des héros que la France doit célébrer
00:03:31?
00:03:31L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:03:33Des enfants de 3 et 5 ans victimes de viols.
00:03:37La campagne des municipales est finie à Paris, mais le scandale continue.
00:03:41Le nouveau maire promet des mesures, mais les parents demandent surtout des comptes.
00:03:46Des alertes ont été ignorées pendant des années.
00:03:49Des parents crient leur désespoir.
00:03:51Qui est responsable et quand la vérité éclatera-t-elle ? Le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:03:58Les sondages pour la présidentielle s'enchaînent et un nom s'impose.
00:04:02Édouard Philippe, en quoi est-ce la mécanique classique du système politico-médiatique,
00:04:07celui de fabriquer un candidat pour contrer le Rassemblement national ?
00:04:12Le scénario tiendra-t-il face au réel et au vote des Français ?
00:04:16L'analyse et l'édito de Mathieu Bocoté.
00:04:19Et puis, tout ce qui faisait la fête populaire semble aujourd'hui devenir un terrain de destruction à Marseille.
00:04:25Le carnaval sauvage de la plaine a de nouveau dégénéré cette année.
00:04:29Comme un pas de plus vers le chaos, violences, policiers, blessés, dégradations.
00:04:34Une minorité qui impose ce chaos née après année.
00:04:37Jusqu'à quand toléra-t-on que la violence prenne le pas sur la fête ?
00:04:41Franck Alizio, député des Bouches-du-Rhône, est l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:04:45Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire.
00:04:48Essuions tous sans tabou, c'est parti.
00:05:01D'abord, il était très attendu à la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:05:07Patrick Sébastien était entendu, il a accusé son ancienne présidente de France Télévisions d'être intouchable.
00:05:15Écoutez-le.
00:05:16Je sais que vous faites au mieux, mais je ne pense pas que ça change grand chose.
00:05:20Parce que, de mon point de vue à moi, des gens comme Madame Ernotte et ceux qui sont autour sont
00:05:25intouchables.
00:05:26Et je pense que la politique à avoir là-dedans, en tout cas jusqu'aux prochaines élections, on a besoin
00:05:31d'elle.
00:05:32Alors, je m'excuse de mettre le côté politique là-dedans, mais vous aurez Patrick de Carolis dans quelques jours.
00:05:40Il vous confirmera qu'à son époque, Sarkozy avait demandé ma tête et qu'il ne la lui a pas
00:05:45donnée.
00:05:46Là, ils l'ont eu.
00:05:47Voilà, Patrick Sébastien qui a été auditionné avec Michel Becker à la commission d'enquête.
00:05:52Mathieu Bocoté, les nouveaux maires RN ont voulu marquer d'un symbole fort le basculement de leur ville dans le
00:05:59camp national
00:06:00en retirant de la devanture de leur mairie le drapeau européen.
00:06:04Plusieurs au centre s'en indignent.
00:06:06Que comprendre de cette polémique ?
00:06:08Alors, nous sommes devant une séquence qui nous permet de savoir quel est notre rapport à l'Europe aujourd'hui.
00:06:13Qu'entendons-nous par rapport à l'Union européenne et que cherche-toi à contester lorsqu'on retire le drapeau
00:06:20?
00:06:20Alors, le point tournant, il faut se rappeler, l'apparition massive du drapeau européen dans la vie politique française, c
00:06:26'est surtout 2007.
00:06:272007, c'est-à-dire deux ans après le rejet de la constitution européenne par les Français,
00:06:32Nicolas Sarkozy, tout juste élu, décide, donc dans sa photo de présidente, d'avoir, avec le drapeau français et le
00:06:38drapeau européen.
00:06:38Il avait annoncé qu'il signerait par ailleurs une forme de mini-traité, on s'en souvient, sans passer par
00:06:44les urnes.
00:06:44On le sait aussi, mais ça parle de référendum.
00:06:46Donc, quoi qu'il en soit, Nicolas Sarkozy décide en 2007 de dire le drapeau européen sera de plus en
00:06:52plus présent en France.
00:06:53Il ne sera pas le seul, il sera repris ensuite, relayé, que dis-je, par François Hollande en 2012,
00:06:59qui lui aussi dit que le drapeau européen est désormais indissociable du drapeau français.
00:07:05Et plus encore, Emmanuel Macron, qui a fait de la construction européenne le cœur de son identité politique, a poussé
00:07:11ça encore plus loin.
00:07:12Donc, on est ici devant quelque chose de transpartisan.
00:07:15Tous les partis qui se veulent partis de gouvernement ont décidé de placer le drapeau européen au cœur de l
00:07:21'espace symbolique et public français.
00:07:24Ensuite, ce drapeau, ce n'est pas simplement un bout de tissu, ce n'est pas un chiffon.
00:07:28À quoi réfère-t-il?
00:07:30Eh bien, on peut dire que depuis 25 ans à peu près, on pourrait dire depuis Maestridge, mais ça s
00:07:34'est accéléré ces dernières années,
00:07:36le projet européen s'est concrétisé comme jamais.
00:07:39C'est-à-dire qu'un transfert de souveraineté qui s'est opéré.
00:07:42On est passé d'une association d'État à la construction d'un ordre d'abord fédéral et néo-fédéral
00:07:48et de plus en plus unitaire, bien qu'il ne dise pas son nom.
00:07:51Donc, je voudrais vous donner quelques exemples.
00:07:53Le primat du droit européen sur le droit national, la constitution d'une forme de souveraineté européenne revendiquée par plusieurs,
00:07:59la revendication d'un peuple européen, on entend la formule de plus en plus.
00:08:03On a cette idée que la volonté de construire une défense européenne qui dépasserait peu à peu les défenses nationales,
00:08:11on parle de la mutualisation possible de l'arme nucléaire, ne l'oublions pas,
00:08:14et on a vu la souveraineté des États se rétrécir peu à peu devant la souveraineté européenne nouvelle.
00:08:19Pourquoi je rappelle tout ça?
00:08:21Pour comprendre ce à quoi s'opposent les maires RN qui décident de décrocher le drapeau européen de leur mairie.
00:08:28Il faut dire, soit dit en passant, que sous la présidence de Claude Bartholone à l'Assemblée et ensuite de
00:08:32Gérard Larcher au Sénat,
00:08:33on a rajouté le drapeau européen au cœur des institutions nationales françaises.
00:08:36En 2022, je m'en souviens, on en avait parlé ici sur ce plateau au tout début d'année,
00:08:42sous l'arc de triomphe, drapeau européen seulement, sans drapeau français,
00:08:45pour marquer le début de la présidence française du Conseil de l'Union européenne.
00:08:48Ça avait beaucoup choqué.
00:08:50Et en 2023, ne l'oublions pas, à l'Assemblée nationale, une loi a été votée pour rendre obligatoire le
00:08:56drapeau européen sur les mairies,
00:08:57mais elle n'a pas encore été ratifiée par le Sénat.
00:09:00Donc quoi qu'il en soit, il y a une volonté d'imposer partout, de rendre obligatoire en quelque sorte
00:09:05le drapeau européen.
00:09:06Devant cela, plusieurs disent, nous sommes en rupture en quelque sorte.
00:09:10Cet ordre qui s'impose à nous, on ne refuse pas l'Europe comme civilisation,
00:09:13on refuse le machin bureaucratique européen qui s'est imposé à nous depuis 25 ans, depuis 30 ans,
00:09:20d'autant qu'il est de moins en moins démocratique, pensons à la séquence du Mercosur.
00:09:23Avec le Mercosur, l'Union européenne se permet d'imposer un choix diplomatique à la France
00:09:29que la France refuse au nom de ses intérêts vitaux.
00:09:31Rappelez-vous qu'au moment de la crise du Mercosur, dans certaines mairies,
00:09:34on a retiré notamment le drapeau européen.
00:09:37Donc on envoyait le signal que l'Europe et les intérêts de l'Europe et les intérêts nationaux français
00:09:43deviennent contradictoires.
00:09:44Alors qu'ont dit les députés, pardonnez-moi, les maires RN ?
00:09:48Par exemple, Christophe Barthès dit, le maire de Carcassonne,
00:09:52« Dehors les drapeaux européens à la mairie, place au drapeau français ».
00:09:56Brian Masson, de Cagnes-sur-Mer, dit de la même manière qu'il refuse le drapeau européen dans sa mairie.
00:10:03Anthony Gareno-Grinkowski, j'espère ne pas massacrer son nom,
00:10:05quant à lui, a décidé dans sa mairie de retirer et le drapeau européen et le drapeau ukrainien.
00:10:11Donc ce qu'on comprend, et c'est un principe qui se défend d'un point de vue national,
00:10:15seul le drapeau français doit être présent sur les mairies.
00:10:18Et si on décide de retirer le drapeau européen, c'est une manière d'envoyer un signal fort
00:10:23qui dit ce qui s'est construit depuis 25 ans, 30 ans, nous a fait plus de mal que de
00:10:27bien.
00:10:28Nous voulons restaurer le primat du référent français plutôt que le référent de l'empire européen.
00:10:34Donc dès lors, on retire le drapeau, d'autant que le drapeau, c'est toujours un symbole
00:10:38pour marquer la prise de pouvoir ou quelquefois déplacer le pouvoir ailleurs.
00:10:42Êtes-vous pour ou contre ce retrait ?
00:10:44Hashtag face à l'info.
00:10:45Plusieurs centristes, Mathieu Bocoté, attachés à la construction européenne,
00:10:49se sont montrés très sévères envers ces retraits.
00:10:52Quels sont leurs arguments ?
00:10:53Et là, on arrive au cœur du sujet.
00:10:55Parce que fondamentalement, pour ou contre le retrait, je comprends spontanément
00:10:59celui qui dit qu'il ne doit y avoir que le drapeau de mon pays à la mairie.
00:11:03Ensuite, à Bruxelles, ils auront ce qu'ils voudront.
00:11:05Mais, que se passe-t-il ? Quel est l'argument des centristes pour dire
00:11:08que vous ne retirerez pas ce drapeau qui est désormais fondamental pour nous ?
00:11:12Eh bien, le premier argument a été utilisé par Benjamin Haddad,
00:11:15qui n'est pas le plus mauvais ministre en la matière.
00:11:17Benjamin Haddad qui dit, à propos de M. Barthès,
00:11:21M. le maire et les 3,4 milliards de fonds européens pour l'hôpital de Carcassonne,
00:11:28on les rend aussi, sans parler des fonds pour les écoles de la ville,
00:11:31pour la rénovation du quartier du Viguier ou de l'IUT,
00:11:34du populisme de bas étage contre l'intérêt des Français.
00:11:37Ça, c'est intéressant ici.
00:11:39Donc, on nous dit finalement, vous prenez l'argent,
00:11:41donc vous devez prendre le drapeau.
00:11:43Ce à quoi plusieurs répondent à l'instant.
00:11:45Ce n'est pas de l'argent de l'Europe.
00:11:46C'est l'Europe qui est venue prendre l'argent dans nos poches.
00:11:49L'Europe prend l'argent des Français,
00:11:51garde sa part pour construire sa bureaucratie,
00:11:54la redistribuer aux uns et aux autres en fonction, d'ailleurs,
00:11:57de ses intérêts,
00:11:58et à la fin, il nous rend une partie de ce qu'il nous a pris ou volé ou confisqué.
00:12:03Et là, le commun des mortels dit un instant,
00:12:04à quel moment c'est l'argent de l'Europe?
00:12:06C'est notre argent que vous nous rendez en moins grande quantité.
00:12:09Il y a quand même des limites à se faire plumer comme un crétin.
00:12:12On pourrait dire que c'est le principe de l'impôt.
00:12:15Mais c'est la taxe européenne.
00:12:18Or, c'est intéressant parce que les Français, avec raison,
00:12:21peuvent dire que la France est contributrice nette au budget de l'Union européenne.
00:12:25Nous payons davantage que nous recevons.
00:12:28Donc là, il faut quand même beaucoup d'imagination de la part des européistes
00:12:31pour dire que l'argent qui vous revient,
00:12:33c'est l'Europe qui vous le donne généreusement.
00:12:35Quoi qu'il en soit, ils osent le dire.
00:12:37Ensuite, ça va un peu plus loin.
00:12:38Mme Valérie Ayé, que nous connaissons,
00:12:41nous dit à propos du retrait des drapeaux.
00:12:43Dans un geste pseudo-patriotique,
00:12:46les nouveaux maires-aiennes retirent les drapeaux européens et ukrainiens
00:12:48des frontons de leur mairie.
00:12:49Ils s'opposent à l'Union européenne
00:12:51et veulent mettre fin à la contribution française
00:12:53un véritable Frexit qui ne dit pas son nom.
00:12:57Alors, c'est intéressant, ça, c'est l'autre argument qui arrive, le Frexit.
00:13:00Le Frexit, jusqu'à présent, on pensait que c'était sortir de l'Union européenne.
00:13:05Frexit, on sort de l'Union européenne, c'est plutôt logique.
00:13:07Mais ce qu'on comprend, c'est qu'il y a une redéfinition du Frexit
00:13:10chez les européistes qui nous disent
00:13:11« Le Frexit, ça consiste à ne pas se plier pleinement
00:13:15aux exigences de l'Union européenne
00:13:18telles qu'elles se définissent aujourd'hui. »
00:13:20Donc, l'Union européenne, version van der Leyen,
00:13:22c'est ça, l'Union européenne.
00:13:22Et si vous n'êtes pas d'accord avec ça,
00:13:24vous êtes un frexiteur caché.
00:13:26Donc, c'est intéressant.
00:13:27Donc, si vous dites, par exemple,
00:13:28« La Cour européenne des droits de l'homme, ça va trop loin.
00:13:30Prima du droit national sur le droit européen,
00:13:32mais néanmoins, on reste dans l'Union européenne.
00:13:34Ah, vous êtes un frexiteur. »
00:13:36Si vous dites, « Un instant, on va baisser notre contribution
00:13:38à l'Union européenne, vous êtes un frexiteur. »
00:13:41Donc, on comprend que la notion de frexit aujourd'hui,
00:13:43ça ne veut pas dire sortir de l'Union européenne.
00:13:45Ça veut dire ne pas suivre le rythme de Mme von der Leyen.
00:13:49Ce que nous dit aussi, soit dit en passant,
00:13:51M. Marc Ferracci, qui est une figure importante de la Macronie,
00:13:54et qui nous dit, « Au-delà du symbole,
00:13:56le programme du RN suppose le Frexit.
00:14:00Même Marine Le Pen et Jordan Bardella ne l'assument pas.
00:14:02Sortir du marché européen de l'énergie. »
00:14:04Donc, sortir du marché européen de l'énergie,
00:14:05c'est le Frexit désormais.
00:14:07C'est intéressant.
00:14:08Sortir de la CEDH,
00:14:10« Moindre contribution de la France au budget de l'Union européenne. »
00:14:13Donc, si vous voulez diminuer la contribution de la France
00:14:15au budget de l'Union européenne,
00:14:16vous êtes désormais un partisan du Frexit.
00:14:19Alors là, ça commence à être compliqué quand même.
00:14:21Donc, on est obligé d'être pour l'Europe,
00:14:23version Mme Hayé, M. Ferracci,
00:14:26ou encore Mme von der Leyen,
00:14:28ou alors en un vilain souverainiste frexiteur.
00:14:30C'est quand même étonnant.
00:14:31Et devant cela, devant cela,
00:14:34plusieurs ont dit,
00:14:35j'ai vu sur les réseaux sociaux de manière assez amusée,
00:14:37« Les députés centristes ne s'indignent pas
00:14:38lorsque le drapeau français brûle en banlieue ici et là,
00:14:42mais quand on retire le drapeau européen des mairies,
00:14:44soudainement, il s'active et il s'agite. »
00:14:47J'ai vu un autre argument passer,
00:14:48le Jean-Noël Barraud, soit dit en passant,
00:14:49qui est une figure importante de la Macronie,
00:14:51qui a vu là-dedans une trahison.
00:14:53Donc, vous voyez que le concept de trahison
00:14:54peut s'appliquer aujourd'hui en politique.
00:14:56Ce n'est pas un concept à bannir,
00:14:57mais qui sont les traîtres aujourd'hui ?
00:14:59Ce sont ceux qui retirent le drapeau de l'Europe des mairies
00:15:02et non pas ceux qui font passer la souveraineté française
00:15:04sous la souveraineté européenne.
00:15:06Inversion de la trahison, peut-être.
00:15:08L'Europe, pour les Français,
00:15:10n'est pas qu'un cadre juridique,
00:15:12c'est aussi, Mathieu, une civilisation.
00:15:15Est-ce qu'il n'est pas normal
00:15:15qu'elle puisse brandir son drapeau ?
00:15:18Oui, et vous avez raison,
00:15:19parce que fondamentalement,
00:15:20je connais très peu de gens
00:15:21qui ne souhaitent aucune forme
00:15:23de coopération européenne institutionnelle.
00:15:26C'est-à-dire qu'il y a différentes formes possibles.
00:15:27La coopération inter-étatique.
00:15:29Certains souhaitent une forme impériale assumée.
00:15:31Certains souhaitent une forme
00:15:32de coopération inter-étatique plus.
00:15:34Il y a plein de formules possibles.
00:15:36Mais tous disent derrière cela
00:15:38qu'il y a une civilisation européenne.
00:15:40Une civilisation européenne
00:15:41dont le drapeau,
00:15:42avec sa dimension mariale, soit dit en passant,
00:15:43qui assume l'héritage chrétien de l'Europe,
00:15:45eh bien, cet héritage mérite d'être porté.
00:15:48Il est légitime en tant qu'Européen
00:15:50comme civilisation
00:15:50de créer une forme de patriotisme de civilisation.
00:15:53Et c'est un argument que l'on peut entendre.
00:15:55Je ne dis pas que j'applaudis.
00:15:56Je dis que c'est un argument qui est intelligible.
00:15:58Mais la réponse qu'on pourrait faire,
00:15:59c'est que l'Union européenne depuis 25 ans,
00:16:01est-ce qu'elle ne s'est pas construite
00:16:02sur la déconstruction de la civilisation européenne?
00:16:04Est-ce que l'européisme n'est pas le contraire
00:16:06de la civilisation européenne?
00:16:08Quand on décide d'ouvrir les frontières massivement
00:16:10avant de les refermer ces derniers temps,
00:16:12quand on décide de sacrifier la souveraineté nationale,
00:16:14quand on décide de sacrifier la culture,
00:16:15la mémoire, la tradition,
00:16:17quand on fait de l'ingénierie sociale à temps plein,
00:16:18on peut se demander
00:16:19si l'Europe des européistes
00:16:20ressemble à l'Europe civilisation.
00:16:22Devant tout cela,
00:16:23il me semble que le retrait du drapeau
00:16:25est une protestation que l'on peut entendre
00:16:27avant de l'applaudir ou non,
00:16:28plutôt que de la maudire.
00:16:29Il faut comprendre ce que les Français rejettent
00:16:31lorsqu'ils critiquent Bruxelles.
00:16:33Merci beaucoup, Mathieu Bocoté.
00:16:34Hashtag Face à l'info pour Contre le retrait.
00:16:36J'ai vu vos réponses.
00:16:37Les choses sont plutôt courtes.
00:16:39On marque une pause au revient
00:16:40avec Gabriel Cluzel,
00:16:41avec une mère et reine nouvellement élue
00:16:43qui a fait retirer cette fois une plaque
00:16:45en hommage aux militants communistes libalais pro-palestiniens.
00:16:49Georges Ibrahim Abdallah, on en parle.
00:16:56Marc Menon, on revient avec vous,
00:16:58avec votre invité.
00:17:00Donald Trump a critiqué sévèrement aujourd'hui
00:17:03les alliés européens,
00:17:04la France et le Royaume-Uni
00:17:06pour leur manque de soutien.
00:17:07Allez chercher votre propre étoile,
00:17:08on ne vous aidera plus,
00:17:09dit le président américain.
00:17:10Et donc, à l'info ce soir,
00:17:12votre invité est Joel Rayburn
00:17:15qu'on a ici à l'image,
00:17:16ancien conseiller de Donald Trump
00:17:18au Moyen-Orient,
00:17:19colonel retraité de l'armée américaine.
00:17:22Bonsoir, vous avez servi
00:17:23pendant 26 ans dans l'armée
00:17:25avec des déploiements en Irak,
00:17:26en Afghanistan, en Bosnie.
00:17:28Vous avez été envoyé spécial des États-Unis,
00:17:30notamment en Syrie.
00:17:32Marc Menon vous interroge ce soir.
00:17:33Bonsoir, merci d'être avec nous.
00:17:35Bonsoir, M. Rayburn.
00:17:36Merci d'être avec nous.
00:17:37Alors, la première question,
00:17:38elle est simple,
00:17:39on va répondre à l'actualité.
00:17:40Que pensez-vous
00:17:42de cette interpellation
00:17:43de M. Trump ?
00:17:44On a l'impression
00:17:45qu'il est entré en guerre
00:17:47sans nous en faire part.
00:17:48Et là, maintenant,
00:17:49il dit, comment ça ?
00:17:50J'aurais besoin de vous.
00:17:52Il confond le mot allié
00:17:55avec inféodé, non ?
00:18:00Non, je ne crois pas.
00:18:04Le président Trump dit parfois des choses
00:18:07à voix haute en public.
00:18:10Certaines choses que d'autres chefs d'État
00:18:12et de gouvernement se diraient en privé.
00:18:15Donc, avec lui, ce qu'on voit,
00:18:18c'est sa sincérité.
00:18:20De son point de vue,
00:18:21les États-Unis se sont beaucoup investis
00:18:23dans une guerre européenne en Ukraine.
00:18:27et je pense qu'il se dit
00:18:29que le régime iranien
00:18:30est une menace
00:18:31à la sécurité internationale,
00:18:32pas simplement une menace
00:18:33aux États-Unis.
00:18:35Donc, il attendait plus de soutien
00:18:37de la part de ses alliés.
00:18:37Oui, mais on ne peut pas prendre
00:18:39une décision comme ça
00:18:40en jugeant ceux
00:18:43qui n'ont pas été contactés
00:18:45et soudain de les condamner.
00:18:47Là, on quitte de la diplomatie
00:18:49et je dirais de la fantaisie d'humeur.
00:18:54Je pense que c'est plus complexe que cela.
00:19:01Il y a une frustration.
00:19:03Je n'ai pas plus d'informations
00:19:04de l'intérieur,
00:19:05mais on le voit
00:19:06de ses adresses au public.
00:19:10Le fait de refuser
00:19:11l'utilisation de l'espace aérien,
00:19:13le fait d'empêcher les États-Unis
00:19:17d'utiliser certaines bases militaires,
00:19:19de la part des Royaumes-Unis notamment.
00:19:21Je pense qu'il y a eu
00:19:22de plus en plus de frustrations
00:19:23au fur et à mesure
00:19:24pour les États-Unis.
00:19:27Peut-être que les États-Unis
00:19:31n'ont pas complètement consulté
00:19:32ses alliés européens
00:19:33avant les premières frappes,
00:19:35mais je pense que tout le monde savait
00:19:37que c'était une crise
00:19:38qui arrivait avec l'Iran.
00:19:40Je pense que le refus
00:19:42à l'utilisation des bases
00:19:43et de l'espace aérien
00:19:44a vraiment renforcé
00:19:46cette frustration
00:19:46du côté américain.
00:19:47En notant quand même au passage
00:19:48que théoriquement,
00:19:49tout avait été réglé
00:19:50au mois de juillet
00:19:52avec les forces,
00:19:53d'après ce que disait
00:19:54le président Trump,
00:19:55les forces potentielles atomiques
00:19:58qui avaient été anéanties.
00:20:01Alors, la question aussi
00:20:02que je voudrais vous poser,
00:20:02quel est le rapport
00:20:04de M. Trump
00:20:05avec son État-major ?
00:20:06Parce que comme il déconcerne
00:20:07les hommes politiques en général,
00:20:09est-ce que son État-major
00:20:11n'est pas un peu perdu aussi ?
00:20:16Non, je pense que
00:20:21le général Cain,
00:20:23chef d'État-major des armées,
00:20:24c'est quelqu'un
00:20:25que le président Trump
00:20:26connaissait bien
00:20:26de son premier mandat.
00:20:27Il l'a choisi précisément
00:20:29pour être ce chef d'État-major.
00:20:31Et puis l'amiral Cooper
00:20:32qui est commandant
00:20:34du commandement central,
00:20:36c'est la même chose.
00:20:37Je pense que le président
00:20:39a toute confiance
00:20:40dans son État-major.
00:20:44Donc, les relations
00:20:45entre le président
00:20:46et son État-major
00:20:47sont très fortes.
00:20:48C'est un vrai contraste
00:20:49par rapport aux mauvaises relations
00:20:51qu'il y avait eues
00:20:52avec le général Millie
00:20:53pendant son premier mandat.
00:20:54Là, j'ai pu en être témoin
00:20:56directement à la Maison Blanche
00:20:58et puis quand j'ai travaillé
00:20:59aussi avec le général Millie
00:21:00moi-même.
00:21:01Donc, la campagne
00:21:02se déroule très bien
00:21:03et elle ne se serait pas
00:21:05aussi bien passée
00:21:06s'il n'y avait pas eu
00:21:07d'aussi bonnes relations
00:21:08que celles qu'il y a aujourd'hui.
00:21:11Elle se passe très bien.
00:21:12Il n'en reste pas moins
00:21:13qu'aujourd'hui
00:21:13il demande de l'aide.
00:21:15Il avait dit
00:21:16quand tout avait été réglé
00:21:17dès le début
00:21:18des hostilités
00:21:20enfin 48 heures après
00:21:21et puis là
00:21:22un jour il dit
00:21:23j'envoie des troupes au sol
00:21:24les troupes qui sont cachées
00:21:25pas cachées etc.
00:21:26je dois dire
00:21:27si j'étais moi
00:21:28son amiral
00:21:29ou son général en chef
00:21:30je serais un peu perdu
00:21:31parce qu'on ne mobilise pas
00:21:325 000 hommes
00:21:33ou 10 000 hommes
00:21:34comme ça
00:21:35au gré
00:21:36de l'humeur
00:21:37d'un président.
00:21:40Écoutez,
00:21:41il y a un certain
00:21:42niveau
00:21:43de négociation
00:21:45politique
00:21:45que Donald Trump
00:21:47fait constamment
00:21:48parce qu'avec son
00:21:49passé de business
00:21:50il est toujours
00:21:51en train de négocier
00:21:52c'est un négociateur
00:21:53il aime toujours
00:21:54laisser toutes ses portes
00:21:55ouvertes
00:21:55avoir beaucoup d'options
00:21:57il cherche à faire
00:21:59en sorte que ses ennemis
00:22:00soient un peu perdus
00:22:01il entretient cette confusion
00:22:02je pense que c'est le cas
00:22:03de l'Iran
00:22:03ils sont perdus actuellement
00:22:05et ce que j'ai remarqué
00:22:06avec Donald Trump
00:22:07c'est que
00:22:08l'armée américaine
00:22:10a des instructions
00:22:11très claires
00:22:11des lignes directrices
00:22:12très claires
00:22:13un plan de campagne clair
00:22:14ils savent très bien
00:22:15ce qu'ils font
00:22:15heure après heure
00:22:16jour après jour
00:22:17j'ai travaillé
00:22:18dans le commandement central
00:22:19moi-même
00:22:21et j'ai planifié
00:22:22ce genre de campagne
00:22:23donc je n'ai aucun doute
00:22:23sur le fait
00:22:24que tout soit très clair
00:22:24pour eux
00:22:25alors dernière question
00:22:26je vais essayer d'être court
00:22:27il n'en reste pas moins
00:22:28que ça coûte très cher
00:22:29que l'on est dans une équation
00:22:31où on a l'impression
00:22:32que constamment
00:22:34la solution
00:22:35est reportée
00:22:37le ravitaillement des troupes
00:22:39les munitions
00:22:40qui s'épuisent
00:22:41et derrière
00:22:42on l'a vu
00:22:43la foule
00:22:43qui commence à dire non
00:22:45comment peut-il arriver
00:22:46à sortir
00:22:47de ce qui semble
00:22:48être une impasse
00:22:56je ne fais pas
00:22:57de commentaire politique
00:22:58mais je pense
00:22:59que le président
00:23:00pense qu'il a
00:23:04que ce soit
00:23:04avec le marché
00:23:05de l'énergie
00:23:06ou avec l'opinion publique
00:23:08il n'y a pas
00:23:09de mouvement
00:23:10fort
00:23:11qui aille à l'encontre
00:23:12de ce qu'il est
00:23:12en train de faire
00:23:13le congrès a déjà voté
00:23:15sur ces dernières résolutions
00:23:22personne n'a cherché
00:23:23à arrêter
00:23:23ce qu'il faisait
00:23:23en Iran
00:23:24je ne pense pas
00:23:25que la question
00:23:25des munitions
00:23:26soit une vraie question
00:23:27aujourd'hui
00:23:31ils n'utilisent plus
00:23:32les missiles de croisière
00:23:32Tomahawk
00:23:33ou ce genre
00:23:34d'armement
00:23:35ils utilisent maintenant
00:23:36des munitions
00:23:37qui sont moins chères
00:23:39donc je pense
00:23:40qu'en termes d'équipement
00:23:41il n'y a pas vraiment
00:23:42de problématiques
00:23:43du côté américain
00:23:44en revanche
00:23:45du côté iranien
00:23:45ils vont être
00:23:47confrontés
00:23:48à ce problème-là
00:23:49effectivement
00:23:49ils ont moins
00:23:50de munitions
00:23:50moins de drones
00:23:51ils n'auront plus
00:23:52de réserve
00:23:53très rapidement
00:23:53dernière question
00:23:55peut-être
00:23:55colonel Rayburn
00:23:57vous qui avez été
00:23:58un ancien conseiller
00:23:59de Donald Trump
00:24:00au Moyen-Orient
00:24:00vous qui avez servi
00:24:01l'armée
00:24:01en Irak
00:24:02en Afghanistan
00:24:03en Bosnie
00:24:05est-ce que c'est
00:24:05une bonne idée
00:24:06d'envoyer des troupes
00:24:08au sol
00:24:08en Iran
00:24:13je pense que
00:24:15les soldats
00:24:17qui sont
00:24:17en route
00:24:18vers le Moyen-Orient
00:24:19sont des soldats
00:24:21très spécialisés
00:24:22qui sont formés
00:24:23équipés
00:24:23pour des objectifs
00:24:24très précis
00:24:25les marines
00:24:26par exemple
00:24:27font partie
00:24:27d'un groupe
00:24:28qui est
00:24:30très spécialisé
00:24:31donc l'idée
00:24:32c'est d'avoir
00:24:32plusieurs options
00:24:34peut-être
00:24:34pour récupérer
00:24:35des îles
00:24:36ou des ports
00:24:36qui sont utilisés
00:24:37par le régime
00:24:38iranien
00:24:38et puis ensuite
00:24:39on a toutes
00:24:40nos forces aériennes
00:24:43qui arrivent
00:24:43dans la région
00:24:44aussi
00:24:44et ça
00:24:45ce sont
00:24:45d'autres
00:24:46forces
00:24:47qui sont utilisées
00:24:48par exemple
00:24:48pour récupérer
00:24:49un terrain
00:24:50aérien
00:24:50c'est une force
00:24:51qui permet
00:24:52de saisir
00:24:52certaines capacités
00:24:53militaires
00:24:54mais ce n'est pas
00:24:55les soldats
00:24:56qu'on utiliserait
00:24:57par exemple
00:24:57au Koweït
00:24:58en 2003
00:24:58pour envahir
00:24:59l'Irak
00:24:59ce n'est pas du tout
00:25:00ce type de soldats
00:25:01qui sont envoyés
00:25:02on a des groupes
00:25:03très spécialisés
00:25:03avec un objectif
00:25:04très précis
00:25:04merci beaucoup
00:25:06colonel Rayburn
00:25:07d'avoir pris le temps
00:25:08de discuter
00:25:10avec nous
00:25:10en direct
00:25:11des Etats-Unis
00:25:12alors que vous êtes
00:25:13entre deux avions
00:25:14merci infiniment
00:25:16de nous avoir éclairé
00:25:17sur ces questions
00:25:18colonel Rayburn
00:25:19revenons en France
00:25:21avec
00:25:22Gabriel Cluzel
00:25:23dans le Pas-de-Calais
00:25:24ma chère Gabriel
00:25:25le maire RN
00:25:26nouvellement élu
00:25:28a fait retirer
00:25:29une plaque
00:25:30en hommage
00:25:30au militant
00:25:31communiste libanais
00:25:32pro-palestinien
00:25:33Georges Ibrahim Abdallah
00:25:34condamné à perpétuité
00:25:36pour complicité
00:25:37d'assassinat terroriste
00:25:38en quoi
00:25:39cette plaque
00:25:40est-elle révélatrice
00:25:41de l'imposition
00:25:42du magistère moral
00:25:43de la gauche
00:25:44dans l'espace public
00:25:45oui alors
00:25:47vous avez raison
00:25:48de commencer
00:25:48par l'exposé des faits
00:25:49donc à Grenet
00:25:50dans le Pas-de-Calais
00:25:51la candidate RN
00:25:53Dési Duveau
00:25:54en battant le maire
00:25:55a mis un terme
00:25:57à des décennies
00:25:57de communisme
00:25:58et en effet
00:26:00l'une de ses premières
00:26:01actions symboliques
00:26:02a été de déboulonner
00:26:03cette plaque
00:26:05consacrée
00:26:06en hommage
00:26:07à Georges Ibrahim Abdallah
00:26:08citoyen d'honneur
00:26:10donc jusqu'à son arrivée
00:26:11de la commune
00:26:12comme on le voit ici
00:26:13alors le député RN
00:26:15Bruno Bildt
00:26:16qui l'accompagnait
00:26:17a parlé de cette plaque
00:26:18comme une honte
00:26:19une faute morale
00:26:20une insulte
00:26:22à la mémoire des victimes
00:26:23et il rajoute
00:26:24dans la France qu'on aime
00:26:25on n'honore pas
00:26:26les criminels
00:26:26en retirant cette plaque
00:26:28aujourd'hui
00:26:29nous rendons à Grenet
00:26:30sa dignité
00:26:31son honneur
00:26:32et sa fierté française
00:26:33alors peut-être
00:26:34qu'il faut préciser
00:26:35que Georges Ibrahim Abdallah
00:26:36faisait partie
00:26:37des fractions armées
00:26:38révolutionnaires libanaises
00:26:40un groupuscule terroriste
00:26:41il avait été condamné
00:26:42à la prison
00:26:43à perpétuité
00:26:44en 87
00:26:44comme vous l'avez dit
00:26:45pour sa complicité
00:26:46dans l'assassinat
00:26:47d'un américain
00:26:47et d'un israélien
00:26:49il a été libéré
00:26:49finalement
00:26:50au mois de juillet dernier
00:26:51sous les ovations
00:26:52de l'extrême gauche
00:26:53alors notamment
00:26:55Mathilde Panot
00:26:56Thomas Porte
00:26:57qui en ont fait un héros
00:26:57Rima Hassan était venu
00:26:59poser avec lui
00:27:00en photo
00:27:00dans sa prison
00:27:01alors précisons
00:27:02que Georges Ibrahim Abdallah
00:27:03n'a jamais exprimé
00:27:04de regrets
00:27:05donc forcément
00:27:07le retrait
00:27:08de cette plaque
00:27:08fait s'étrangler
00:27:09l'extrême gauche
00:27:10et Thomas Porte
00:27:12par exemple
00:27:12et ce geste
00:27:13est important
00:27:14il suscite
00:27:15beaucoup de remous
00:27:16et ça peut s'expliquer
00:27:17car il révèle
00:27:18par contraste
00:27:19une emprise symbolique
00:27:20de la gauche
00:27:21sur l'espace public
00:27:22qui impose
00:27:22ses figures tutélaires
00:27:24et son récit
00:27:25partout en France
00:27:27et ça a permis
00:27:28année après année
00:27:29comme une toile d'araignée
00:27:30finalement
00:27:31d'asseoir
00:27:31le magistère moral
00:27:32de la gauche
00:27:33c'est vraiment pas neutre
00:27:34la colonisation des esprits
00:27:35elle passe aussi
00:27:36par ça
00:27:37alors au-delà d'une plaque
00:27:38vous savez ce qu'est
00:27:39l'odonomie
00:27:40c'est la science
00:27:42des noms de rues
00:27:43et bien au-delà des plaques
00:27:44il y a les rues
00:27:45et il y a un enjeu
00:27:46derrière ces noms
00:27:47normalement
00:27:48une rues
00:27:48un nom de rues
00:27:50c'est un héros
00:27:51un héros
00:27:52une loire locale
00:27:53ou nationale
00:27:54je ne sais pas
00:27:54un scientifique
00:27:55un écrivain
00:27:56un militaire
00:27:57qui a défendu le pays
00:27:58un poète
00:27:58un vieux lieu dit
00:27:59un métier
00:28:00qui s'y exerçait jadis
00:28:03un saint
00:28:03et bien vous voyez
00:28:04il y a un sanctoral
00:28:05de la gauche
00:28:06un nouveau sanctoral
00:28:07comme il y a une nouvelle France
00:28:08que la gauche a imposé
00:28:10peu à peu
00:28:10et d'ailleurs
00:28:12on reconnaît
00:28:12assez facilement
00:28:13une mairie
00:28:14où le communisme
00:28:15est resté longtemps
00:28:16en général
00:28:16c'est pas bon
00:28:17pour l'immobilier
00:28:17c'est un agent immobilier
00:28:18qui me disait ça
00:28:19il me disait que
00:28:20Saint-Cyr-l'école
00:28:20une fois que la mairie
00:28:21qui avait été communiste
00:28:22longtemps
00:28:23était redevenue de droite
00:28:24dans les années 90
00:28:26la rue Lénine
00:28:27avait été remplacée
00:28:28par la rue Mansart
00:28:29et ses clients
00:28:30lui disaient
00:28:31je cherche la rue Mansart
00:28:32vous m'avez parlé
00:28:32de la rue Mansart
00:28:33mais je vois que la rue Lénine
00:28:33est sur les plans
00:28:34donc ça me vient
00:28:34un peu de temps
00:28:35et c'est vrai
00:28:36que c'est plus vendeur
00:28:37quand on habite
00:28:37près de Versailles
00:28:38d'évoquer
00:28:39le petit trianon
00:28:40que les clics soviétiques
00:28:42et il arrive
00:28:43que le nom de rue
00:28:44soit aussi un enjeu
00:28:45de campagne municipale
00:28:46vous savez qu'à Nîmes
00:28:47Julien Sanchez
00:28:48le candidat RN
00:28:49malheureux
00:28:51on se souvient
00:28:51de toute l'histoire
00:28:52avait promis
00:28:53de changer
00:28:54la place du 19 mars 62
00:28:56une insulte pour les harkis
00:28:57et les pieds noirs
00:28:58disait-il
00:28:59en s'engageant
00:29:00à donner un nom
00:29:01plus consensuel
00:29:01un hommage
00:29:02aux anciens combattants
00:29:03puisque Nîmes
00:29:04est une ville
00:29:04peuplée de militaires
00:29:05il se trouve qu'il a perdu
00:29:06la question ne se pose plus
00:29:07on imagine mal
00:29:08le nouveau maire communiste
00:29:10changer cette plaque
00:29:11le gouvernement lui-même
00:29:12a donné quelques directives
00:29:14oui souvenez-vous
00:29:15je suis persuadée
00:29:16que vous en avez parlé
00:29:16ici à l'époque
00:29:18Emmanuel Macron
00:29:19soucieux
00:29:19disait-il
00:29:20de la diversité
00:29:21de la France
00:29:21avec l'aide d'une commission
00:29:22dirigée par Pascal Blanchard
00:29:24a fait établir en 2021
00:29:26une liste de 318 noms
00:29:28à promouvoir
00:29:29cette liste
00:29:30visait particulièrement
00:29:32à rendre visible
00:29:33dans l'espace public
00:29:34les étrangers
00:29:35venus de tous les continents
00:29:37fils d'immigrés
00:29:38et elle a été envoyée
00:29:39aux communes
00:29:40pour leur servir
00:29:40d'inspiration
00:29:41les rues
00:29:42mais aussi les places
00:29:43les jardins publics
00:29:44etc
00:29:44alors dans la liste Blanchard
00:29:46il y a beaucoup de noms
00:29:47consensuels
00:29:47sans problème
00:29:48Brel
00:29:49Camus
00:29:49Aznavour
00:29:50Apollinaire
00:29:50Chagall
00:29:51mais pourquoi proposer
00:29:53dans cette liste
00:29:53au moins 26 personnalités
00:29:56communistes
00:29:56et puis le plus frappant
00:29:58dans cette liste
00:29:58c'est l'abondance
00:29:59des références décoloniales
00:30:00hostiles à la civilisation
00:30:02occidentale
00:30:02pour ne pas dire
00:30:03à la France
00:30:04mais en dehors
00:30:05de cette liste Blanchard
00:30:06l'étude
00:30:06et je crois que ça n'a jamais
00:30:08été fait jusqu'à présent
00:30:09c'est pour ça que je vais
00:30:10vous proposer une cartographie
00:30:12l'étude des noms de rue
00:30:13est extrêmement frappante
00:30:17Boulogard-Voltaire
00:30:17s'est associé
00:30:18avec
00:30:19Montrez-nous tout ça
00:30:20Réalice
00:30:20a fait une cartographie
00:30:23des noms des rues
00:30:23d'ailleurs vous pouvez aller
00:30:24sur Boulogard-Voltaire
00:30:24tapez votre nom de ville
00:30:26et vous voyez que
00:30:30beaucoup de villes en France
00:30:31pour ne pas dire la plupart
00:30:32et bien
00:30:34en rouge c'est communiste
00:30:35pardon
00:30:36en rouge c'est communiste
00:30:37en rouge c'est communiste
00:30:38vous avez
00:30:39les icônes de gauche
00:30:41et puis vous avez
00:30:42moi ce qui me scandalise
00:30:43tout particulièrement
00:30:44il faut quand même
00:30:44se souvenir de cette époque
00:30:45les signatures
00:30:46de pétitionnaires
00:30:48en faveur de la pédophilie
00:30:50vous voyez
00:30:50ceux-là on ne les a
00:30:51jamais déboulonnés
00:30:52on déboulonne tout un tas
00:30:53de gens
00:30:53mais pas ceux-là
00:30:55donc on voit que
00:30:55les villes de France
00:30:56qui n'ont pas été colonisées
00:30:57symboliquement par la gauche
00:30:59sont très rares
00:30:59donc par curiosité
00:31:00vous pouvez aller voir
00:31:01votre ville
00:31:01alors par exemple
00:31:03alors que les multiples
00:31:04crimes du communisme
00:31:05ont été révélés
00:31:05et documentés
00:31:06100 millions de morts
00:31:07on compte encore en France
00:31:08des dizaines de rues Marx
00:31:1042 en occurrences
00:31:11une dizaine de Engels
00:31:128
00:31:13des dizaines de rues Lénine
00:31:1451
00:31:15Trotsky et Staline
00:31:16eux-mêmes sont honorés
00:31:17dans nos villes
00:31:18et puis on peut noter aussi
00:31:20plusieurs curiosités
00:31:21inquiétantes pour la vie civile
00:31:23en Seine-Saint-Denis
00:31:24deux villes
00:31:25alors Saint-Denis en 2006
00:31:26et Bobigny depuis 2012
00:31:28ont une rue Mumia
00:31:29à Abu Jamal
00:31:30alors c'est un militant noir
00:31:31américain
00:31:31qui a tué en 1981
00:31:33un policier
00:31:34de 4 balles dans le dos
00:31:35plus une dernière
00:31:36à bout portant
00:31:36dans la tête
00:31:37alors on ne sait pas
00:31:37très bien
00:31:38quel est le message
00:31:39que l'on veut ainsi
00:31:40véhiculer dans l'espace public
00:31:44la ville de Nantes
00:31:45en janvier 2006
00:31:46a annoncé
00:31:47le baptême
00:31:48d'une voix
00:31:49la troisième en France
00:31:50au nom de Malcolm X
00:31:51militant afro-américain
00:31:53figure de proue
00:31:53du mouvement des droits civiques
00:31:54et du panafricanisme
00:31:55donc c'est sa légende
00:31:56pourquoi terre
00:31:57qu'il était islamiste
00:31:58et prenait le recours
00:31:59à la violence
00:32:00pour parvenir
00:32:01à son objectif
00:32:02d'une nationale
00:32:03rare indépendante
00:32:04semblant
00:32:04alors moi j'ai une idée
00:32:06si l'on veut donner
00:32:06le nom d'une femme noire
00:32:07victime d'esclavage
00:32:08c'est Joséphine Bakhita
00:32:10vendue par des Africains
00:32:11et des Arabes
00:32:12libérée par des Européens
00:32:13catholiques
00:32:14elle a été canonisée
00:32:16par Jean-Paul II
00:32:16en 2002
00:32:17il y en a une église
00:32:18en Touraine
00:32:19lui est dédiée
00:32:20mais on cherchera
00:32:21désespérément
00:32:22une rue Bakhita
00:32:23car son histoire
00:32:24ne colle pas
00:32:25avec le récit
00:32:26de gauche
00:32:27et si personne
00:32:28ne s'en aime
00:32:29c'est peut-être
00:32:30plus par ignorance
00:32:31que par idéologie
00:32:32selon vous ?
00:32:33alors ceux qui bâtissent
00:32:33ces rues
00:32:33ils savent très bien
00:32:34ce qu'ils font
00:32:35mais c'est vrai
00:32:36que comme c'est eux aussi
00:32:37qui font tout le récit
00:32:38et bien les administrés
00:32:40ignorent parfois
00:32:41tout cela
00:32:42d'ailleurs
00:32:42la gauche passe
00:32:43sous silence
00:32:44ce qui dérange
00:32:45la mythologie progressiste
00:32:46du camp du bien
00:32:47je vous parlais
00:32:47l'autre jour
00:32:48de Pablo Neruda
00:32:48communiste chilien
00:32:50célébré dans l'espace public
00:32:52il était loin
00:32:52d'être un ami des femmes
00:32:53et c'était
00:32:54c'est un euphémisme
00:32:55il a même révélé
00:32:56dans son autobiographie
00:32:57avoir violé
00:32:58une femme de chambre
00:32:59où sont les féministes
00:33:00on ne sait pas
00:33:01mais pire encore
00:33:02et je vous le disais
00:33:03il y a une minute
00:33:03les rues portant
00:33:04des noms de célébrités
00:33:07de gauche
00:33:07signateurs de pétitions
00:33:09en faveur de la pédophilie
00:33:11il faut préciser
00:33:12qu'il y a une pétition
00:33:13parue en janvier 1977
00:33:16dans le monde
00:33:17signée par 71
00:33:19intellectuels français
00:33:19en faveur de 3 hommes
00:33:21inculpés
00:33:22pour des habits sexuels
00:33:23sur mineurs
00:33:23c'est difficile
00:33:24de se remettre
00:33:25dans l'état d'esprit
00:33:25de l'époque
00:33:26quand même
00:33:26c'est profondément choquant
00:33:29quelques semaines plus tard
00:33:30le 23 mai
00:33:31une lettre ouverte
00:33:32toujours publiée
00:33:33dans le monde
00:33:334 par 80 intellectuels
00:33:35demandent que la loi
00:33:37décriminalise
00:33:37les rapports sexuels
00:33:38entre les adultes
00:33:39et les enfants
00:33:39de moins de 15 ans
00:33:40et puis il y a enfin
00:33:41la pétition
00:33:42publiée dans Libération
00:33:44en mars 1979
00:33:45qui volait au secours
00:33:46d'un homme accusé
00:33:47d'avoir eu
00:33:47des relations sexuelles
00:33:48avec des fillettes
00:33:49âgées de 6 à 12 ans
00:33:51et parmi les signataires
00:33:52beaucoup sont honorés
00:33:54dans l'espace public
00:33:54comme Louis Aragon
00:33:56Elsa Triolet
00:33:57Jean-Paul Sartre
00:33:58Simone de Beauvoir
00:33:59Jean-Louis Bory
00:34:00Roland Barthes
00:34:01Gilles Deleuze
00:34:01Francis Ponche
00:34:02Philippe Solers
00:34:03François Sdobon
00:34:04Jacques Derrida
00:34:05Michel Foucault
00:34:05etc.
00:34:07donc les trois boutons
00:34:08de cette carte interactive
00:34:09de vous permettre
00:34:10de voir les noms de rues
00:34:11et vous savez
00:34:13on parle beaucoup
00:34:13de walkies d'extrême gauche
00:34:15qui a imposé son récit
00:34:16et invisibilisé
00:34:17notre histoire
00:34:18et bien il faut se rendre compte
00:34:19que ça sévit
00:34:21insinieusement
00:34:22depuis très longtemps
00:34:23et ce sera sans doute
00:34:24un enjeu
00:34:25ces noms de rues
00:34:26pour les nouveaux maires
00:34:28qu'ils soient
00:34:29LFI
00:34:30RN
00:34:30ou d'ailleurs
00:34:31très intéressant
00:34:33merci beaucoup
00:34:33pour cette analyse
00:34:34et rendez-vous
00:34:35sur Boulevard Vert
00:34:36pour cliquer
00:34:37pour en savoir plus
00:34:39sur les noms de rues
00:34:39un petit mot rapidement
00:34:41puisque ce dimanche
00:34:41les catholiques du monde
00:34:42entier ont célébré
00:34:43les rameaux
00:34:44le même jour
00:34:45dans la ville de Joss
00:34:46au centre du Nigeria
00:34:47une trentaine de personnes
00:34:48chrétiennes
00:34:49pour la plupart
00:34:50ont été
00:34:51massacrées
00:34:52dans la soirée
00:34:53que fait
00:34:54la communauté internationale
00:34:55ce soir
00:34:56d'enfin
00:34:56ça l'info
00:34:57juste un mot
00:34:57pour dire que
00:34:58nous ne les oublions pas
00:35:01Charlotte Dornelas
00:35:02la campagne municipale
00:35:03est terminée
00:35:04à Paris
00:35:04mais le scandale
00:35:06du périscolaire
00:35:07continue
00:35:08dans la capitale
00:35:09on a parfois l'impression
00:35:10que le sujet a disparu
00:35:12des préoccupations
00:35:12est-ce que c'est le cas ?
00:35:14En tout cas
00:35:14des préoccupations médiatiques
00:35:15ça n'occupe plus
00:35:16et plus du tout
00:35:17même
00:35:18la première place
00:35:19et il faudrait
00:35:20que chacun fasse preuve
00:35:22dans l'espace médiatique
00:35:23et même politique
00:35:24d'ailleurs
00:35:24de la même détermination
00:35:25pour protéger les enfants
00:35:26quelles que soient les circonstances
00:35:27et non pas en fonction
00:35:28des circonstances
00:35:29on a vu des affaires
00:35:30atroces
00:35:32de pédophilie
00:35:32prendre un petit peu
00:35:33plus de place
00:35:34notamment
00:35:34dans le cadre scolaire
00:35:36que celui-ci
00:35:37qui a une ampleur
00:35:39hallucinante
00:35:39avec des soupçons
00:35:41assez légitimes
00:35:42de réseau
00:35:43de réseau
00:35:44éventuellement
00:35:44dans le recrutement
00:35:45et en tout cas
00:35:46dans les crimes
00:35:46qui ont été commis
00:35:48cela étant dit
00:35:49le sujet demeure
00:35:50une préoccupation
00:35:51pour les victimes
00:35:52et leurs familles
00:35:52bien évidemment
00:35:53pour certains élus
00:35:55et il s'est
00:35:56imposé au nouveau maire
00:35:58notamment en raison
00:35:59de la place
00:36:00qu'il a pris
00:36:00pendant la campagne
00:36:01qui a expliqué hier
00:36:03à Emmanuel Grégoire
00:36:03qu'il s'agissait
00:36:04de la priorité
00:36:06absolue
00:36:07du début
00:36:07de son quinquennat
00:36:08au lendemain
00:36:09de son intronisation
00:36:10c'est-à-dire hier
00:36:11il a reçu
00:36:11trois associations
00:36:12qui se sont constituées
00:36:13de parents
00:36:14d'élèves
00:36:16qui sont ressorties
00:36:17en décrivant
00:36:18un bon entretien
00:36:19avec le maire
00:36:19on avait déjà évoqué ça
00:36:21certains avaient été reçus
00:36:21à l'Elysée
00:36:22et ils avaient expliqué
00:36:23que c'était un bon entretien
00:36:24parce que
00:36:25pour une fois
00:36:26on n'avait pas
00:36:28comment dire
00:36:29on avait pris au sérieux
00:36:30les accusations
00:36:30c'est vous dire
00:36:31comment ils ont dû être traités
00:36:32dans les mois
00:36:33ou les années
00:36:33qui ont précédé
00:36:34des années
00:36:35voilà
00:36:36donc là
00:36:36ils sont ressortis
00:36:38de cet entretien
00:36:39qui était avec le maire
00:36:40le secrétaire général
00:36:41adjoint à la ville
00:36:42et la deuxième adjointe
00:36:43chargée des affaires scolaires
00:36:44et de la petite enfance
00:36:45et ils ont convenu
00:36:47ils ont renforcé le maire
00:36:48on va dire
00:36:48dans la volonté
00:36:50qu'il avait eue
00:36:51de son projet
00:36:51de convention citoyenne
00:36:52qui va réunir
00:36:53les directeurs d'école
00:36:54les directeurs du périscolaire
00:36:56les agents périscolaires
00:36:57les parents
00:36:58les enseignants
00:36:58et les associations
00:36:59qui ont l'air
00:37:00pour certains d'entre eux
00:37:01ça paraît complètement dingue
00:37:02mais qui ont l'air
00:37:03de se découvrir
00:37:04d'après les témoignages
00:37:05des parents
00:37:05on a l'impression
00:37:06que les uns et les autres
00:37:06ne se connaissaient pas
00:37:07par exemple
00:37:08entre les directeurs
00:37:09du périscolaire
00:37:10et les agents du périscolaire
00:37:11voilà
00:37:12il y a des gens
00:37:12qui ne se connaissaient pas
00:37:13en l'occurrence
00:37:14donc les mettre autour
00:37:15d'une table
00:37:15et les conclusions
00:37:16devront être rendues
00:37:17à expliquer le nouveau maire
00:37:19de Paris
00:37:19avant fin juin
00:37:20avec deux missions
00:37:22la prévention
00:37:23et la gestion
00:37:23des violences
00:37:24une fois qu'elles sont repérées
00:37:25et l'organisation
00:37:27de la semaine périscolaire
00:37:28des enfants
00:37:29puisque vous savez
00:37:30que ce scandale
00:37:30a éclaté
00:37:31notamment dans la foulée
00:37:33de la réorganisation
00:37:35des semaines scolaires
00:37:36pour les enfants
00:37:37le maire devrait recevoir
00:37:39dans la semaine
00:37:39d'autres familles
00:37:40et des parents de victimes
00:37:41même de manière individuelle
00:37:43et devrait faire
00:37:44des annonces
00:37:45plus officielles
00:37:45on va dire
00:37:46d'ici la fin de la semaine
00:37:47parce qu'au lendemain
00:37:48de son élection
00:37:49le maire a reçu
00:37:49une lettre signée
00:37:50par plus de 750 parents
00:37:53notamment des familles
00:37:54des 7e et 15e arrondissements
00:37:55qui ont été les arrondissements
00:37:56les plus touchés
00:37:57jusqu'à maintenant
00:37:57il y a aussi le 11e
00:37:58et on voit naître
00:37:59des histoires
00:38:00dans d'autres arrondissements
00:38:01et ses parents réclamaient
00:38:03la mise en place
00:38:04au plus vite
00:38:04d'un audit indépendant
00:38:06parce que la question
00:38:06de la responsabilité
00:38:07et même de la responsabilité
00:38:08en chaîne
00:38:09se pose évidemment
00:38:10la mise en oeuvre
00:38:11immédiate et effective
00:38:12des dispositifs existants
00:38:14de protection
00:38:15notamment en écartant
00:38:16évidemment
00:38:16les personnes impliquées
00:38:18et un engagement clair
00:38:20de la ville de Paris
00:38:21pour établir
00:38:22les responsabilités
00:38:23qui jusqu'à maintenant
00:38:24n'ont été établies
00:38:25par absolument personne
00:38:26et n'ont été assumées
00:38:27par absolument personne
00:38:29parce qu'il y a aujourd'hui
00:38:30des familles
00:38:30réellement ravagées
00:38:31il y a des témoignages
00:38:33qui commencent à sortir
00:38:33c'est abominable
00:38:35mais vraiment abominable
00:38:36et d'autres
00:38:37qui sont obligés
00:38:38de s'organiser
00:38:38pour échapper au périscolaire
00:38:40parce que vous avez
00:38:40aujourd'hui des parents
00:38:41qui ont entendu
00:38:42pendant des semaines
00:38:43voire des mois
00:38:43qu'il ne fallait pas céder
00:38:45à la paranoïa
00:38:45qu'il ne fallait pas être hystérique
00:38:47et qu'il fallait rester calme
00:38:49devant le désastre
00:38:51il y a des parents
00:38:52aujourd'hui
00:38:52qui s'organisent
00:38:53avec la grand-mère
00:38:54pour ceux qui ont les moyens
00:38:55pour sortir leurs enfants
00:38:56du périscolaire
00:38:57en attendant que le sujet
00:38:58soit réglé
00:38:58et on ne peut que les comprendre
00:38:59devant l'urgence
00:39:00absolument totale
00:39:02Charlotte
00:39:02cette question
00:39:03de la responsabilité
00:39:04revient souvent
00:39:05certains ont remarqué
00:39:08d'ailleurs
00:39:08que la nouvelle responsable
00:39:10des finances
00:39:10de la ville de Paris
00:39:12était précédemment
00:39:14en charge
00:39:15de la petite enfance
00:39:17justement
00:39:17est-ce qu'il faut comprendre
00:39:19l'indignation
00:39:20que cela peut susciter
00:39:21c'est-à-dire qu'au-delà
00:39:22de ce dossier
00:39:23on voit des drames s'accumuler
00:39:24on voit des scandales
00:39:25se succéder
00:39:26des questions
00:39:27auxquelles personne ne répond
00:39:28personne n'est jamais
00:39:29responsable de rien
00:39:30et ça dépasse de loin
00:39:31la mairie de Paris cette fois-ci
00:39:32mais tout le monde
00:39:33est recasé de poste en poste
00:39:34vous étiez spécialiste
00:39:35de la petite enfance hier
00:39:36avec un drame
00:39:38absolument énorme
00:39:39et vous allez gérer
00:39:40les finances demain
00:39:40pourquoi pas
00:39:43or à Paris
00:39:43c'est un fait
00:39:44le recrutement
00:39:45des animateurs
00:39:46parce qu'il faut bien comprendre
00:39:47le périscolaire
00:39:47c'est assez particulier
00:39:48ça dépend des communes
00:39:49c'est pas l'éducation nationale
00:39:50qui gère
00:39:51et à Paris
00:39:52le recrutement
00:39:52des animateurs
00:39:53relève de la direction
00:39:54des affaires scolaires
00:39:55qui elle-même chapote
00:39:57dix circonscriptions
00:39:58en gros dans la ville de Paris
00:39:59des affaires scolaires
00:40:00et de la petite enfance
00:40:01le tout
00:40:02sous l'égide
00:40:03on va dire
00:40:03de la mairie de Paris
00:40:04donc il y a bien
00:40:05des responsables
00:40:06dans ce désastre absolu
00:40:08on parle pas
00:40:08de trois cas isolés
00:40:09c'est des dizaines
00:40:10et des dizaines de cas
00:40:11qui s'accumulent
00:40:13et les parents
00:40:14qui témoignent
00:40:14et qui témoignent
00:40:15depuis quelques mois
00:40:16maintenant
00:40:17racontent tous
00:40:18que les institutions
00:40:19se renvoient la balle
00:40:20depuis le premier jour
00:40:21le périscolaire
00:40:23vous explique
00:40:23que c'est la mairie de Paris
00:40:24la mairie d'arrondissement
00:40:25vous explique
00:40:25que c'est la mairie générale
00:40:26la mairie générale
00:40:27vous explique
00:40:27que c'est l'éducation nationale
00:40:28et l'éducation nationale
00:40:29vous renvoie vers le périscolaire
00:40:31je fais un gros trait
00:40:32mais en clair
00:40:33vous avez bien compris
00:40:33quand il y a par hasard
00:40:34des gens autour de la table
00:40:35tout le monde se renvoie la balle
00:40:36et personne n'assume
00:40:38on parle de viol
00:40:39d'enfant de 3 ans
00:40:40de 2 à 6 ans
00:40:43donc parmi eux
00:40:44on parle d'attouchement
00:40:45de violence physique
00:40:46et de viol
00:40:47à répétition
00:40:48il va bien falloir
00:40:49un jour ou l'autre
00:40:50établir la liste des échecs
00:40:52qui ont mené
00:40:52jusqu'à l'aveuglement
00:40:53puis le déni
00:40:54puis le contournement
00:40:55l'impréparation
00:40:57l'absence de prévention
00:40:58et de gestion
00:40:59de ce dossier criminel
00:41:00aujourd'hui sur le dos
00:41:01d'enfants
00:41:02encore une fois
00:41:03au-delà de la responsabilité
00:41:04évidente et première
00:41:05des violeurs
00:41:06ou des personnes
00:41:07qui se sont rendues coupables
00:41:08de violence
00:41:08sur ces enfants
00:41:09le maire Emmanuel Grégoire
00:41:11a répondu
00:41:12que tous les animateurs suspectés
00:41:13sont immédiatement suspendus
00:41:15on espère
00:41:15et il a ajouté
00:41:17on est responsable de tout
00:41:18et il faut des décisions
00:41:20de changement managériales
00:41:21à tous les niveaux
00:41:22alors en effet
00:41:23mais le cas que vous évoquiez
00:41:25laisse une interrogation
00:41:26en suspens
00:41:27parce que que ce soit
00:41:28les parents
00:41:29ou les élus
00:41:30qui se sont investis
00:41:31qu'ils soient de l'opposition
00:41:32ou pas
00:41:33qui se sont investis
00:41:33sur ce dossier
00:41:34tous parlent de procès
00:41:35en hystérie
00:41:36ou en paranoïa
00:41:37qui leur ont été fait
00:41:38que j'évoquais juste avant
00:41:39et il va falloir
00:41:40que certains assument
00:41:41quand même
00:41:41de ne pas avoir pris au sérieux
00:41:42ni les parents
00:41:43ni ceux qui essaient
00:41:44de relayer leur témoignage
00:41:46et le témoignage
00:41:47le Figaro a publié
00:41:49une vidéo
00:41:49un témoignage d'une mère
00:41:51glaçante
00:41:51absolument
00:41:52c'est absolument atroce
00:41:55je ne peux pas dire autre chose
00:41:55c'est la maman
00:41:57de deux petites victimes
00:41:583 et 4 ans et demi
00:42:00et qui pose même
00:42:01une question en plus
00:42:03elle pose la question
00:42:04de la responsabilité
00:42:05de France Télévisions
00:42:06ce qu'il faut voir
00:42:06dans son témoignage
00:42:07c'est que cette femme
00:42:08a changé ses enfants
00:42:09d'école au début de l'année
00:42:10ils étaient ailleurs
00:42:11ils sont arrivés
00:42:12dans la fameuse école Saint-Dominique
00:42:14la tristement fameuse
00:42:15école Saint-Dominique
00:42:15où il y a eu beaucoup de cas
00:42:16dans le 7ème arrondissement
00:42:18de Paris
00:42:18elle explique que
00:42:19depuis la rentrée
00:42:19elle a vu ses enfants changer
00:42:21des hurlements
00:42:22des cris
00:42:22ils revenaient de l'école
00:42:23en disant
00:42:24c'est sans cesse la bagarre
00:42:25les grands
00:42:25les poussaient dans les escaliers
00:42:26les grands jouaient avec eux
00:42:27elle, elle se disait
00:42:29les grands
00:42:29c'est les grands de la maternelle
00:42:30en fait c'était les vrais grands
00:42:31les animateurs
00:42:33et elle allait chercher
00:42:34sa petite fille
00:42:35je ne vais pas rentrer
00:42:35dans tous les détails
00:42:36scabreux
00:42:36mais elle allait chercher
00:42:37sa petite fille de 3 ans
00:42:38qui ne pouvait plus marcher
00:42:39tellement elle avait mal
00:42:41voilà
00:42:41je passerai sur le reste
00:42:43mais c'est pour vous rendre compte
00:42:44du scandale dont on parle
00:42:45quand même
00:42:46à 3 ans
00:42:46et elle explique
00:42:48qu'elle a cherché
00:42:49pendant des mois
00:42:49ce qui se passait
00:42:50elle a des enfants
00:42:50qui ont recommencé
00:42:51à faire pipi au lit
00:42:52qui ne dormaient plus la nuit
00:42:53qui faisaient des cauchemars
00:42:54sur cauchemars
00:42:55et elle cherchait
00:42:56à comprendre
00:42:56ce qui était en train
00:42:57de se passer
00:42:57aussi bien sur les violences
00:42:58physiques et donc sexuelles
00:43:00jusqu'à ce qu'elle découvre
00:43:01au lendemain
00:43:02de la publication
00:43:03du cash investigation
00:43:04sur ce sujet
00:43:05le lendemain
00:43:06dans les boucles de parents
00:43:07elle découvre le sujet
00:43:08elle découvre notamment
00:43:09son école
00:43:10elle découvre par exemple
00:43:11il y a une prof
00:43:11qui est filmée en caméra cachée
00:43:13en train d'embrasser
00:43:14sur la bouche
00:43:14des enfants de 3 ans
00:43:16et elle découvre
00:43:17que France Télévisions
00:43:18allait rush
00:43:19depuis le mois de mai
00:43:21et que le reportage
00:43:22sort en janvier
00:43:23alors évidemment
00:43:24elle explique
00:43:24en janvier c'était mieux
00:43:25il y avait la campagne
00:43:26des municipales
00:43:27mais en attendant
00:43:28c'est des enfants de 3 ans
00:43:28qui sont en danger
00:43:29et qui sont en danger avéré
00:43:31que laisser soupçonner
00:43:32et entendre
00:43:33tout ce reportage
00:43:34et elle pose donc
00:43:35la question
00:43:35non seulement médiatique
00:43:37mais surtout
00:43:38d'un service public
00:43:38qui en l'occurrence
00:43:40a attendu 6 mois
00:43:41avant de rendre public
00:43:43ce qu'il savait
00:43:43donc cette question
00:43:44est légitime
00:43:45me semble-t-il
00:43:46donc oui les gens
00:43:46ont raison de poser
00:43:47la question
00:43:48de cette responsabilité
00:43:49que vous évoquiez
00:43:50et des autres
00:43:51et de toutes les instances
00:43:52réunies en crise
00:43:53au lendemain de la publication
00:43:54de ce cache-investigation
00:43:56Camille a puce à l'oreille
00:43:57de très nombreux parents
00:43:58qui se demandaient
00:43:59ce qui se passait
00:43:59avec leurs enfants
00:44:00sans aucune préparation
00:44:01ni réponse à apporter
00:44:02aux parents
00:44:03qui étaient sous le choc
00:44:03pendant cette réunion
00:44:04et qui témoignent
00:44:05de responsables
00:44:07qui ne l'étaient pas
00:44:08et qui ne comprenaient rien
00:44:09finalement au dossier
00:44:09qu'ils avaient entre les mains
00:44:10Une dernière question
00:44:12peine à réaliser
00:44:13l'ampleur de ce qui arrive
00:44:14Charlotte
00:44:15où est-ce qu'on en est ?
00:44:16En effet je vous disais
00:44:17dans ce témoignage
00:44:18la mère elle s'attarde
00:44:19sur le jeu de massacre
00:44:20de ses enfants
00:44:20parce que c'est exactement
00:44:21ça dont il s'agit
00:44:22on a vu d'autres parents
00:44:23expliquer que
00:44:23en fait il y avait
00:44:24un animateur qui disait
00:44:25tu surveilles la porte
00:44:27pendant que je m'occupe
00:44:28des enfants qui sont là
00:44:29enfin c'est par ailleurs
00:44:31de la criminalité organisée
00:44:33depuis les témoignages
00:44:35que l'on sait
00:44:35et ce sont de vraies histoires
00:44:37au-delà des chiffres
00:44:38c'est pour ça
00:44:38je demande pardon
00:44:39de m'attarder
00:44:40sur certains détails
00:44:41mais je pense qu'il faut
00:44:42qu'on comprenne
00:44:43que c'est pas juste
00:44:43un scandale du périscolaire
00:44:44un peu éthéré
00:44:45c'est vraiment des vies de gamins
00:44:46qui sont absolument
00:44:50détruites
00:44:50exactement
00:44:51et les chiffres eux-mêmes
00:44:53sont glaçants
00:44:53où en est-on exactement
00:44:54Emmanuel Grégoire
00:44:55a promis un point précis
00:44:57mais le parquet de Paris
00:44:58indiquait en novembre dernier
00:44:59que 15 enquêtes
00:45:00étaient en cours
00:45:01lors de l'année 2025
00:45:03une quarantaine d'animateurs
00:45:04ont été suspendus
00:45:05une quarantaine d'animateurs
00:45:07dont 20 pour suspicion
00:45:08de faits à caractère sexuel
00:45:09par ailleurs
00:45:10les récits de faits
00:45:11de violence
00:45:12ne sont pas beaucoup
00:45:13plus réjouissants
00:45:14on a des nouvelles affaires
00:45:15depuis 2026
00:45:16c'était déjà commencé
00:45:18depuis 3 ans
00:45:18nous a expliqué
00:45:19la mairie de Paris
00:45:20elle-même
00:45:20et la défenseure
00:45:22des enfants de Paris
00:45:22qui est un poste
00:45:23qui a été créé
00:45:24à la fin de l'année dernière
00:45:25précisément en raison
00:45:26de ce dossier
00:45:27a dit qu'elle avait enregistré
00:45:28pour le seul mois de janvier
00:45:30150 saisines
00:45:31de parents d'enfants
00:45:32pour le seul mois de janvier
00:45:352026
00:45:35et cette mère raconte
00:45:36que le responsable
00:45:37du périscolaire
00:45:38quand elle arrive
00:45:39à la réunion de crise
00:45:40le lendemain de ce reportage
00:45:41le responsable du périscolaire
00:45:43qui est à la table
00:45:43de la réunion de crise
00:45:45ne connaissait pas
00:45:46la personne
00:45:46dont lui ont parlé
00:45:47ses propres enfants
00:45:48qui était donc
00:45:49un animateur
00:45:49une animatrice
00:45:50en l'occurrence
00:45:51du périscolaire
00:45:53de l'école
00:45:54dont il est question
00:45:55à ce moment-là
00:45:56que personne n'est venu
00:45:57prendre de nouvelles
00:45:58ni de ses enfants
00:45:59ni d'elle-même
00:46:00que certains
00:46:01des animateurs
00:46:01visés postent encore
00:46:02sur les réseaux
00:46:03aujourd'hui
00:46:03qu'il n'y a pas
00:46:04eu de garde à vue
00:46:05et cette maman
00:46:06de conclure
00:46:06il ne fallait pas
00:46:07attendre les élections
00:46:08pour en parler
00:46:08il ne faut pas
00:46:09passer à autre chose
00:46:09maintenant que les élections
00:46:10sont passées
00:46:11parce que des vies
00:46:12d'enfants sont en jeu
00:46:15Merci beaucoup
00:46:16Charlotte Dornellas
00:46:17Dans un instant
00:46:18Mathieu Bocoté
00:46:19en parle politique
00:46:20avec vous
00:46:20on a appris que
00:46:21David Lissnard
00:46:22a remis officiellement
00:46:23sa lettre de démission
00:46:24des LR
00:46:25à Bruno Rotaillot
00:46:26maintenant nous allons
00:46:27recevoir
00:46:28Franck Alizio
00:46:29pour parler du carnaval
00:46:30sauvage
00:46:30installez-vous
00:46:31tout ce qui faisait
00:46:32la fête populaire
00:46:33semble aujourd'hui
00:46:33devenir un terrain
00:46:35de destruction
00:46:35Franck Alizio
00:46:36à Marseille
00:46:37le carnaval sauvage
00:46:38de la plaine
00:46:39a de nouveau dégénéré
00:46:40cette année
00:46:41comme pas de plus
00:46:42vers le chaos
00:46:43je le disais en titre
00:46:44violence
00:46:44policiers blessés
00:46:46dégradation
00:46:47une minorité
00:46:47qui impose le chaos
00:46:49avec 14 policiers blessés
00:46:5114 ou 17 je crois
00:46:52policiers blessés
00:46:53comment empêcher
00:46:54ces débordements
00:46:55vous-même
00:46:56député
00:46:57des Bouches-du-Rhône
00:46:58votre 14
00:47:00il y avait
00:47:01des effigies
00:47:02de vous
00:47:04de Jordan Bardella
00:47:05lors de ce carnaval
00:47:07ce carnaval
00:47:08plus sauvage
00:47:08que carnaval
00:47:09ce carnaval
00:47:10a maintenant 25 ans
00:47:12sauf que depuis
00:47:13une dizaine d'années
00:47:14il a été politisé
00:47:16aujourd'hui
00:47:17c'est un faux carnaval
00:47:18et c'est une vraie
00:47:18manifestation
00:47:19d'extrême gauche
00:47:20dans tout ce qu'il y a
00:47:21de violence
00:47:22de débordement
00:47:23de dégradation
00:47:25chaque année
00:47:25depuis maintenant
00:47:26une dizaine d'années
00:47:27c'est 100 000 euros
00:47:28de dégradation
00:47:29payé par le contribuable
00:47:32hier matin
00:47:33c'était
00:47:33de la maçonnerie
00:47:34qu'on refaisait
00:47:35parce que c'était
00:47:35carrément
00:47:36les trottoirs
00:47:36qui avaient été défoncés
00:47:38ces trois feux
00:47:39alors il y a le feu
00:47:40du carnaval
00:47:40mais là c'était
00:47:41trois feux
00:47:42qui étaient allumés
00:47:42avec en effet
00:47:43des effigies politiques
00:47:44c'est en effet
00:47:45celle de Jordan
00:47:46et la mienne
00:47:47qui auraient été brûlées
00:47:48mais c'est aussi
00:47:50de l'alcool
00:47:50c'est de la drogue
00:47:51c'est
00:47:52un carnaval
00:47:53qui était à l'origine
00:47:53pour accueillir
00:47:54les familles
00:47:55et est aujourd'hui
00:47:56une manifestation politique
00:47:58violente
00:47:59dans quel carnaval
00:48:00on se retrouve
00:48:01avec 14 ou 17
00:48:03policiers blessés
00:48:05des centaines
00:48:06de forces de l'ordre
00:48:07mobilisées
00:48:07un dimanche
00:48:08pour cette manifestation
00:48:10encore une fois
00:48:10ce n'est plus un carnaval
00:48:12c'est une manifestation
00:48:12d'extrême gauche
00:48:14et c'est insupportable
00:48:15parce que ce quartier
00:48:16moi je l'ai bien connu
00:48:17mes grands-parents
00:48:18habitaient dans ce quartier
00:48:19à 100 mètres
00:48:20c'était un quartier
00:48:21commerçant
00:48:21le quartier de la Plaine
00:48:22c'était un quartier
00:48:23de classe moyenne
00:48:24et aujourd'hui
00:48:25c'est devenu
00:48:26de nombreuses fois
00:48:27dans l'année
00:48:27parce qu'il n'y a pas que
00:48:28pendant le pseudo carnaval
00:48:30c'est devenu
00:48:31une ZAD à ciel ouvert
00:48:32avec
00:48:33c'est le seul quartier
00:48:34c'est vous dire
00:48:35combien à Marseille
00:48:36l'extrême gauche
00:48:38ce qu'on appelle
00:48:38les antifas
00:48:40dans certains quartiers
00:48:41sont chez eux
00:48:41et les transforment
00:48:42en zones de non-droit
00:48:43c'est le seul quartier
00:48:44où il y a quelques années
00:48:45des élus
00:48:46du Rassemblement National
00:48:47deux élus
00:48:48prenaient un verre
00:48:49et dès qu'ils ont été
00:48:50identifiés
00:48:51en quelques minutes
00:48:51quelqu'un est venu leur dire
00:48:52il faut que vous partiez
00:48:53immédiatement
00:48:54sinon ça a mal
00:48:55se passer pour vous
00:48:56physiquement
00:48:57obligés de quitter
00:48:58obligés de quitter
00:49:00ils ne venaient pas
00:49:01en tant qu'élus
00:49:01ils venaient boire un verre
00:49:02c'était vraiment
00:49:03c'était totalement
00:49:04en privé
00:49:05donc c'est
00:49:06et cette manifestation
00:49:08d'extrême gauche
00:49:08ce faux carnaval
00:49:09parce que tout le monde
00:49:10le sait depuis des années
00:49:11encore une fois
00:49:12mais je ne comprends pas
00:49:12comment est-ce qu'on laisse faire
00:49:14comment est-ce que
00:49:15d'année en année
00:49:16on laisse faire
00:49:16comment est-ce qu'on appelle
00:49:17ça encore carnaval
00:49:18comment est-ce que
00:49:19le préfet sur place
00:49:20ne prend pas des mesures
00:49:21comment est-ce qu'on peut
00:49:23transformer un carnaval
00:49:24une fête populaire familiale
00:49:25en un justement
00:49:27comme vous dites
00:49:28une manifestation
00:49:29d'extrême gauche
00:49:30violente
00:49:31et qu'est-ce que ça envoie
00:49:32comme message
00:49:33sur la sécurité
00:49:34de la ville de Marseille
00:49:35en effet
00:49:35chaque année
00:49:36nous demandons
00:49:37l'interdiction
00:49:37que le préfet donne
00:49:39enfin
00:49:39l'interdiction
00:49:40à ce carnaval
00:49:42tout simplement
00:49:42à cette manifestation
00:49:44d'extrême gauche
00:49:45et le préfet
00:49:46ne le fait pas
00:49:47et le maire de Marseille
00:49:48ne le demande pas
00:49:49et nous sommes toujours
00:49:50les mêmes
00:49:51à demander
00:49:51l'interdiction
00:49:53de cette manifestation
00:49:53qui encore une fois
00:49:54aboutit
00:49:55à des dégradations
00:49:56la place
00:49:58en l'occurrence
00:49:58est mise à sac
00:49:59mise à sac
00:50:00les riverains
00:50:02sont obligés
00:50:02de partir
00:50:03dormir chez des amis
00:50:04ce soir-là
00:50:05parce qu'ils savent
00:50:06très bien
00:50:06que ça va être
00:50:07des tirs de mortier
00:50:08ça va être
00:50:08les risques
00:50:09de voir des incendies
00:50:11se développer
00:50:11on laisse faire
00:50:12selon vous ?
00:50:13évidemment qu'on laisse faire
00:50:14évidemment
00:50:14le maire laisse faire
00:50:16pour l'anecdote
00:50:19ce carnaval
00:50:20était prévu
00:50:2015 jours
00:50:22avant les élections
00:50:23il a été déplacé
00:50:24évidemment
00:50:25juste après les élections
00:50:26parce qu'évidemment
00:50:27ils savaient
00:50:27que si le carnaval
00:50:28avait eu lieu
00:50:29les gens excédés
00:50:31auraient encore davantage
00:50:32voté
00:50:33pour la liste
00:50:34que je représentais
00:50:35donc ils le savent
00:50:37ils le savent
00:50:37parce qu'ils ont eux-mêmes
00:50:38déplacé
00:50:39la date de cette manifestation
00:50:41pour éviter
00:50:42justement
00:50:43que les gens
00:50:44aillent encore plus
00:50:45comment dire
00:50:46manifester leur mécontentement
00:50:47dans les urnes
00:50:48et cette fois-ci
00:50:49la mairie de Marseille
00:50:50a annoncé
00:50:50déposer plainte
00:50:51déposer une plainte
00:50:52pourquoi ?
00:50:52parce qu'il y a eu
00:50:52des graffitis
00:50:53qui ont été tagués
00:50:54sur un lieu de mémoire
00:50:55dégradation
00:50:55sur un lieu de mémoire
00:50:56tout à fait
00:50:57sur les lieux
00:50:58de l'effondrement
00:50:58de l'immeuble
00:50:59de la rue d'Auvagne
00:51:00où il y a eu des victimes
00:51:01qui avaient été un traumatisme
00:51:02pour tous les Marseillais
00:51:02et bien ils sont allés
00:51:03jusqu'à profaner
00:51:05ce lieu de mémoire
00:51:06qui est pourtant
00:51:07un des lieux de mémoire
00:51:08cher à la gauche
00:51:10mais non
00:51:10ils ne respectent rien
00:51:11y compris
00:51:12leur propre lieu de mémoire
00:51:14c'est hallucinant
00:51:15vous auriez été maire
00:51:17de Noir Payan
00:51:18vous auriez interdit
00:51:19votre carnaval
00:51:19j'aurais évidemment demandé
00:51:20l'interdiction au préfet
00:51:21je crois que l'interdiction
00:51:23relève du préfet
00:51:24mais en tant que maire
00:51:25j'aurais demandé
00:51:25l'interdiction au préfet
00:51:26naturellement
00:51:27Une question peut-être
00:51:28Mathieu Bocoté
00:51:29avant votre chronique
00:51:31On regarde la situation
00:51:32d'une certaine manière
00:51:33ce carnaval
00:51:34est-ce que c'est pas
00:51:34une démonstration de force
00:51:35de la gauche radicale
00:51:36ou de l'extrême gauche
00:51:37qui dit ce lieu est à nous
00:51:38et vous ne nous empêcherez pas
00:51:39d'occuper ce terrain
00:51:40Tout à fait
00:51:40vous avez raison
00:51:41c'est aussi une démarche
00:51:42quasiment identitaire
00:51:43c'est nous sommes chez nous
00:51:45nous faisons ce que nous voulons
00:51:46chez nous
00:51:48un exemple pour aller dans votre sens
00:51:49il y a quelques années
00:51:50cette place avait été rénovée
00:51:53ils n'étaient pas d'accord
00:51:54avec la rénovation
00:51:55mais ils ont mis à sac
00:51:57régulièrement
00:51:58c'était les entreprises
00:51:59qui venaient pour rénover
00:52:00il avait fallu faire
00:52:01un mur
00:52:02mais comme un mur de Berlin
00:52:03un mur tout autour
00:52:04des travaux
00:52:05pour empêcher
00:52:06les dégradations
00:52:07parce que systématiquement
00:52:08ils ne voulaient pas
00:52:09et ils considéraient
00:52:09qu'ils étaient chez eux
00:52:10et que donc
00:52:11la décision du politique
00:52:12de rénover cette place
00:52:13et bien ça ne leur convenait pas
00:52:15et donc ils attaquaient
00:52:15systématiquement
00:52:17les travaux
00:52:18Marc Menand
00:52:18ce qui est fou dans l'histoire
00:52:20vous avez bien écouté
00:52:21vous dites
00:52:21j'aurais demandé l'interdiction
00:52:23mais c'est le préfet
00:52:24qui a le pouvoir de décision
00:52:26comme le préfet ne prend jamais
00:52:27donc on s'aperçoit aujourd'hui
00:52:28que dans nombre de domaines
00:52:30le préfet est un obreau
00:52:33qui est là
00:52:34qui règne sur son petit monde
00:52:35et on se fout des élus
00:52:36tout à fait
00:52:37tout à fait
00:52:38et puis surtout
00:52:39le préfet ne fait pas son
00:52:40là en l'occurrence
00:52:41ne prend pas la décision
00:52:42qu'il faut qu'il prenne
00:52:43et avant lui
00:52:44c'était d'autres préfets
00:52:45ils ne l'en prennent pas
00:52:45parce qu'il y a cette pression
00:52:47c'est toujours
00:52:47d'acheter
00:52:48cette paix sociale
00:52:49avec des gens
00:52:51d'extrême gauche
00:52:52qui sont en réalité
00:52:52qui se comportent
00:52:53comme des raquets
00:52:54qui se comportent
00:52:55comme des voyous
00:52:55qui agressent
00:52:57et qui menacent
00:52:58ceux qui ne sont pas
00:52:59d'accord avec eux
00:53:00et qui mettent à sac
00:53:01tout un quartier
00:53:02mais
00:53:02oui pardon
00:53:03une dernière question
00:53:04je m'étonnais
00:53:05parce que
00:53:05ce n'est pas la première fois
00:53:06qu'il y a un carnaval
00:53:07qui se politise
00:53:09je me souviens
00:53:09d'un carnaval
00:53:10dans le sud-ouest
00:53:11il y a quelques semaines
00:53:12une effigie de Jordan Bardella
00:53:14avait été brûlée
00:53:14c'est quoi ce phénomène
00:53:16de gauchisation
00:53:18du carnaval
00:53:19c'est nouveau
00:53:20c'est récupéré
00:53:21ils mettent la main dessus
00:53:22oui
00:53:22ils mettent la main dessus
00:53:23c'est un carnaval indépendant
00:53:25à l'origine
00:53:25fait d'associations
00:53:27organisées par des associations
00:53:27ces associations
00:53:28étaient petit à petit
00:53:29noyautées
00:53:30par l'extrême gauche
00:53:31et l'extrême gauche
00:53:31en a fait sa chose
00:53:33et les riverains
00:53:34sont désespérés
00:53:36à chaque fois
00:53:36de voir leur quartier ravagé
00:53:38de voir quitter leur quartier
00:53:39à l'approche
00:53:40de cette manifestation
00:53:41de l'extrême gauche
00:53:41qu'ils adisent le quartier
00:53:44Franck Alizio
00:53:45je vous fais écouter
00:53:45la chronique de Mathieu Bocoté
00:53:46pour réagir
00:53:47à Édouard Philippe
00:53:49la montée d'Édouard Philippe
00:53:50dans les sondages
00:53:51écoutez bien
00:53:52Mathieu Bocoté
00:53:54depuis les élections municipales
00:53:55Mathieu
00:53:55ce que certains appellent
00:53:56l'opération
00:53:57Édouard Philippe
00:53:58est lancée
00:53:58les sondages se multiplient
00:54:00pour expliquer
00:54:00qu'il est le seul
00:54:01à pouvoir battre
00:54:03le Rassemblement National
00:54:04Franck Alizio
00:54:04écoutez bien
00:54:05pourquoi partons-on
00:54:06d'une opération
00:54:06ou même d'une mise en marche
00:54:08du système
00:54:09Mathieu Bocoté
00:54:10parce qu'il s'agit
00:54:11d'une opération
00:54:12tout simplement
00:54:13c'est-à-dire
00:54:13d'une mise en scène
00:54:16d'une candidature nouvelle
00:54:17présentée comme providentielle
00:54:19pour être capable
00:54:20de tenir éloigné
00:54:20le grand danger
00:54:21que serait le RN
00:54:22alors comment ça fonctionne
00:54:23comment fonctionne
00:54:24cette opération
00:54:24première étape
00:54:25il faut faire
00:54:26plusieurs sondages
00:54:27à la suite de l'autre
00:54:27un sondage
00:54:28deux sondages
00:54:29trois sondages
00:54:29qui vont nous dire
00:54:30chaque fois
00:54:31Édouard Philippe
00:54:32est l'homme
00:54:32de la situation
00:54:33c'est le seul
00:54:34qui est capable
00:54:35de bloquer le RN
00:54:37et ce sondage
00:54:38a une fonction
00:54:39montrer qu'il est dominant
00:54:40et que les autres
00:54:41candidats possibles
00:54:42doivent dégager
00:54:43le terrain
00:54:43le plus rapidement
00:54:44sinon ils deviennent
00:54:45des obstacles
00:54:46à la sauvegarde
00:54:47de la République
00:54:47donc on répète
00:54:48un sondage
00:54:49deux sondages
00:54:50trois sondages
00:54:50pour que tous
00:54:51les autres candidats
00:54:52possibles se disent
00:54:52vous êtes désormais
00:54:53des problèmes
00:54:54et si vous voulez
00:54:55continuer votre carrière
00:54:56républicaine
00:54:56vous devez quitter
00:54:58cette course
00:54:59viendra la suite
00:55:00je m'attends
00:55:01dans les prochains jours
00:55:02les prochaines semaines
00:55:03une, deux, trois
00:55:04une d'hebdo
00:55:05les grands hebdos
00:55:05de référence
00:55:06qui nous diront
00:55:07le classique
00:55:07et si c'était lui
00:55:08et si c'était lui
00:55:10et là on aura droit
00:55:11à ce moment
00:55:11avec des grands entretiens
00:55:12avec Édouard Philippe
00:55:13qui jouera la carte
00:55:13de la fermeté
00:55:14et de l'humanité
00:55:15s'ajoutera à cela
00:55:16inévitablement
00:55:17une conversation
00:55:17avec un intello
00:55:18un intello
00:55:19qui acceptera
00:55:19de se prêter au jeu
00:55:20sur le mode
00:55:21de la discussion
00:55:21entre le prince
00:55:22et le philosophe
00:55:23qui discutent ensemble
00:55:24du sort de la France
00:55:26ensuite il y aura
00:55:27une prochaine étape
00:55:28qui sera essentielle
00:55:29dans les sondages
00:55:30c'est qu'il y aura
00:55:31le ralliement
00:55:31d'un ou deux candidats
00:55:33qui pour l'instant
00:55:34sont dans le paysage
00:55:35mais ils seront dégagés
00:55:36pourquoi ?
00:55:37pour servir de booster
00:55:38à sa campagne
00:55:38donc je ne sais quel
00:55:39se dira finalement
00:55:40Édouard Philippe
00:55:41c'est mon homme
00:55:41j'aimerais lui à lui
00:55:42sera lui alliant
00:55:43dans les circonstances
00:55:44et bien il gagne
00:55:454 ou 5 points
00:55:46et là on dira
00:55:46prochaine tournée de une
00:55:48la dynamique
00:55:48Édouard Philippe
00:55:49est-elle inarrêtante ?
00:55:50cette fabrique
00:55:51en tout cas
00:55:52du candidat Édouard Philippe
00:55:53est-ce que c'est du complotisme
00:55:54de la politique fiction
00:55:55on marque une pause
00:55:56on écoute le JT
00:55:56d'Adrien Fontenot
00:55:57ensuite Franck Alizion
00:55:58on a envie de vous entendre
00:55:59et on revient
00:56:00Franck à Adrien Fontenot
00:56:02les infos du soir
00:56:02bonsoir Christine
00:56:04bonsoir à tous
00:56:04l'Iran menace
00:56:05de viser des entreprises
00:56:06américaines au Moyen-Orient
00:56:08en cas de nouvel assassinat
00:56:09d'un responsable iranien
00:56:11les gardiens de la révolution
00:56:12ont publié une liste
00:56:13de 18 entreprises
00:56:14dont Google
00:56:15Apple
00:56:15ou encore Tesla
00:56:16nous conseillons
00:56:17aux employés
00:56:18de ces institutions
00:56:19de quitter immédiatement
00:56:20leur lieu de travail
00:56:21pour sauver leur vie
00:56:21voilà ce qui est indiqué
00:56:22sur un site géré
00:56:23par le régime terroriste iranien
00:56:25l'Elysée se dit étonnée
00:56:27après la sortie
00:56:27de Donald Trump
00:56:28le président américain
00:56:29reproche à la France
00:56:30de se montrer
00:56:31très peu coopérative
00:56:32dans la guerre contre l'Iran
00:56:33propose la France
00:56:34interdit le survol
00:56:35de son territoire
00:56:36par des avions
00:56:37à destination d'Israël
00:56:38chargés d'équipements militaires
00:56:39une position
00:56:40qui n'a pas changé
00:56:41depuis le premier jour
00:56:42toujours selon
00:56:42la présidence française
00:56:44David Lysnard
00:56:45a officiellement remis
00:56:46sa lettre de démission
00:56:47au patron des républicains
00:56:48Bruno Retailleau
00:56:48le maire de Cannes
00:56:49avait fait son annonce
00:56:50jeudi dernier
00:56:51dans sa lettre
00:56:52David Lysnard
00:56:52pointe principalement
00:56:53les ministres LR
00:56:54présents dans le gouvernement
00:56:55de Sébastien Lecornu
00:56:56pour justifier son choix
00:56:58de quitter le parti
00:56:58c'était un des narcotraficants
00:57:01français
00:57:01les plus recherchés
00:57:02Joël Soudron
00:57:03a été interpellé au Panama
00:57:04il est soupçonné
00:57:05d'être derrière
00:57:05un vaste trafic de cocaïne
00:57:07en novembre 2011
00:57:08au Havre
00:57:08231 kilos
00:57:09avaient été saisis
00:57:10plus tard en Guadeloupe
00:57:11les enquêteurs retrouvaient
00:57:13272 kilos supplémentaires
00:57:14et près de 285 000 euros
00:57:16condamnés
00:57:17en octobre 2016
00:57:18à 6 ans de prison
00:57:18il s'était évadé
00:57:19en décembre 2018
00:57:21et puis 87 126
00:57:23c'est le nombre de détenus
00:57:24dans les prisons françaises
00:57:25au 1er mars 2026
00:57:27nouveau record
00:57:27sur un an
00:57:28ce sont près de 5000 détenus
00:57:30qui se sont ajoutés
00:57:31pour seulement
00:57:31un millier de places
00:57:32supplémentaires créées
00:57:33le taux de suroccupation
00:57:35globale
00:57:36atteint 137,5
00:57:38pire encore
00:57:38dans les maisons d'arrêt
00:57:39qui accueillent
00:57:40les courtes peines
00:57:40et les personnes
00:57:41en attente de jugement
00:57:42où ce chiffre grimpe
00:57:43à 168,4%
00:57:45C'est sûr que vous avez fini ?
00:57:50Franck Alizio
00:57:51a jouffé réagir
00:57:52à la chronique
00:57:52de Mathieu Bocoté
00:57:53cette fabrique
00:57:54du candidat
00:57:55Edouard Philippe
00:57:55c'est pas un peu complotiste
00:57:56ce que vous racontez
00:57:57c'est pas politique fiction ?
00:57:58Ah non je crois pas
00:57:59je pense que de ce point de vue
00:58:00le baron noir
00:58:00c'est vrai qu'on l'entend pas
00:58:01sur l'actualité
00:58:02Le baron noir est beaucoup
00:58:03plus proche je crois
00:58:04du récit politique
00:58:05que les récits enjolivés
00:58:06quelquefois
00:58:06d'une certaine presse
00:58:07enthousiaste et amoureuse
00:58:08Alors qu'est-ce qu'on voit
00:58:09là-dedans ?
00:58:10Eh bien l'opinion publique
00:58:11ne se forme pas
00:58:12par je ne sais quel
00:58:13élan spontané
00:58:14C'est pas pour rien
00:58:15qu'il y a des stratèges
00:58:15des firmes de communication
00:58:16des campagnes de propagande
00:58:18c'est pour former l'opinion
00:58:19Et quelle est la fonction
00:58:20souvent du sondage
00:58:21dans les circonstances ?
00:58:22Le sondage n'est pas là
00:58:23pour vous dire
00:58:24ce que les gens pensent
00:58:25Le sondage est là
00:58:25pour dire aux gens
00:58:26ce qu'ils doivent penser
00:58:27Parce qu'est-ce qu'il a
00:58:28la plus grande peur
00:58:29aux citoyens démocratiques
00:58:30c'est de ne pas être
00:58:30dans le consensus
00:58:31Donc c'est une machine
00:58:33à fabriquer
00:58:33la standardisation
00:58:35de l'imaginaire
00:58:35Voilà ce que vous devez
00:58:37penser si vous voulez
00:58:38être dans la masse
00:58:38Est-ce que vous voulez
00:58:39vraiment être un crétin
00:58:39qui ne pense pas
00:58:40comme tout le monde
00:58:40Mais qui êtes-vous
00:58:41cher ami ?
00:58:42Évidemment quelquefois
00:58:43Donc la machine est lancée
00:58:44Évidemment la machine
00:58:45quelquefois
00:58:46peut dérailler
00:58:47C'est-à-dire un candidat
00:58:48qui devait se retirer
00:58:49pour applaudir le nouveau maître
00:58:50décide de ne pas se retirer
00:58:51Quelque chose survit
00:58:52Il y a toujours
00:58:53une part d'inattendu
00:58:54C'est ce qu'autrement dit
00:58:55Le peuple peut toujours
00:58:56se révolter en démocratie
00:58:57Ça peut arriver
00:58:58Mais on pourrait croire
00:58:59inversement
00:58:59de manière un peu moqueuse
00:59:00qu'en démocratie
00:59:01c'est un système essentiel
00:59:02évidemment
00:59:03mais qui est d'une certaine
00:59:04manière fait
00:59:04pour s'assurer
00:59:05que le peuple
00:59:06ne puisse jamais
00:59:06véritablement se révolter
00:59:08contre la classe dirigeante
00:59:09qui lui explique
00:59:10que c'est pour son bien
00:59:11qu'elle est là
00:59:11et qu'il doit la contempler
00:59:12Tout ça pour contrer
00:59:13le RN de Franck Alizio ?
00:59:15Oui, trois réflexions rapides
00:59:16Oui, évidemment
00:59:17que c'est une communication
00:59:18comme on les connaît
00:59:20au lendemain
00:59:2148 heures après
00:59:22La victoire du Havre
00:59:23évidemment
00:59:23Une batterie de sondage
00:59:24qui arrive
00:59:24On sentait que c'était
00:59:25bien préparé
00:59:27Deuxièmement
00:59:27pour battre les extrêmes
00:59:29Sauf que je ne supporte pas
00:59:31D'un côté
00:59:31il y a l'extrême gauche
00:59:33qui est le véritable danger
00:59:34qui est
00:59:35l'extrême gauche
00:59:36avec la jeune garde
00:59:37qui a du sang sur les mains
00:59:38De l'autre côté
00:59:38vous avez
00:59:39un rassemblement national
00:59:40qui aujourd'hui
00:59:40occupe l'espace politique
00:59:42qu'occupaient les gaullistes
00:59:44qu'occupaient le RPR
00:59:45c'est-à-dire une droite populaire
00:59:46un rassemblement
00:59:47du peuple français
00:59:48Il n'y a pas de synégal
00:59:50entre ces deux grandes forces politiques
00:59:53et enfin
00:59:54pour moi
00:59:55M. Edouard Philippe
00:59:56et il restera
00:59:57ce qu'il a toujours été
00:59:59c'est-à-dire
00:59:59un technocrate
01:00:00de centre-gauche
01:00:01un énarque
01:00:02qui a fait ses premiers pas
01:00:04et ses premiers amours
01:00:04vers l'hérocardien
01:00:06donc voilà
01:00:07c'est tout
01:00:07Il plaît beaucoup
01:00:09au microcosme
01:00:10Il ne plaira pas
01:00:10Il ne plaît pas aux français
01:00:11Oui, pas à tous
01:00:12Merci Franck Alizio
01:00:14Excellent
01:00:14Excellent
01:00:15Trinop
01:00:16Pascal Proler
01:00:16des Pro2
01:00:17Merci
01:00:19Merci
01:00:19Merci
01:00:20Merci
01:00:20Merci
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