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  • il y a 21 heures
C’est une grande chance de connaitre Christian Combaz depuis des décennies, et je ne renonce pas à converser ici avec lui comme nous l’avons toujours fait. Si j’ai souhaité que les commentaires soient désactivés, c’est que, cette fois comme toujours, je n’ai guère envie de rompre le charme, même si je comprends que ceux qui attendent à toutes forces une sorte "d’interviou" sur le mode moderne soient déçus, comme serait sans doute déçu, et d’aventure hargneux, le client d’un salon de thé qui exigerait bière et choucroute, alors qu’il n’a qu’un thé, et quelques parfums de théière. Une conversation entre deux vieux amis n’a-t-elle pas aussi son charme - et, peut-être son utilité, si l’on veut bien dépasser ce que les échanges télévisés dûment préparés et balisés peuvent avoir parfois d’artificiel ? Ici nous réunit une fois de plus, de plein pied, le grand souci que nous avons partagé de longue date sur la France en butte à la colonisation culturelle "atlantique" que cet écrivain de bonne race a affrontée toute sa vie, sans jamais renoncer à rendre la France libre. De cette liberté profonde, l’ami Combaz garde les mannes et, même, en aperçoit les voies de renouveau - pas toujours rationnelles, mais d’autant plus réjouissantes que, je l’ai vérifié maintes fois, il a souvent raison avant tout le monde. On peut être français, de la glorieuse tendance franchouillarde, et être prophétique : ne boudons donc pas notre plaisir !

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Transcription
00:02Générique
00:23Nous revoici.
00:26Bonjour.
00:27Bonjour.
00:29Christian, alors nous enregistrons cette conversation dans la foulée, après une petite collation qui nous a permis d'intervertir nos
00:37chaises, mais nous n'avons pas fini avec le récit de votre vie que nous avons laissé en suspens tout
00:45à l'heure, quand vous comprenez que vos opinions, que vous ne cachez pas d'ailleurs, non pas de droite
00:53ou de gauche, mais c'est pire, anti-impérial.
00:57– Oui, c'est…
00:58– Dénonçant la légémonie culturelle états-unienne, ça vous coûte cher.
01:03– D'autant plus que je connais bien ce monde-là de l'intérieur. J'ai traduit une trentaine de
01:09livres de la littérature américaine d'aujourd'hui, donc je les connais bien, j'ai vécu là-bas,
01:15j'avais un vieil ami hongrois qui était un émigré hongrois à New York, où je l'avais connu, et
01:23j'ai une histoire assez jolie d'ailleurs, qui est dans le roman de Budapest dont je parlais tout à
01:27l'heure, ce type,
01:28lors de mes voyages mondains à New York, dans le milieu de l'art, je tombe sur ce type qui
01:32s'appelait Tibor Dénagy, parce que bizarrement tous les grands marchands d'art à New York sont hongrois,
01:38donc c'est une mafia locale, et donc le type, on dîne ensemble, on se plaît bien, et il me
01:44dit je viendrai vous voir à Paris, il vient me voir à Paris,
01:47et du coup je lui fais un coup fumant, je vais m'installer à Budapest, et de là je lui
01:52ai écrit à New York en disant vous m'avez dit que vous ne vouliez jamais plus voir ce pays
01:55de cons,
01:56mais il faut que j'y suis installé, et le cas échéant, je vous prête la moitié de l'appartement,
02:01alors au début jamais jamais, après il a dit,
02:04vu que je suis dans l'appartement, j'irai à l'hôtel intercontinental à la rigueur, donc déjà il avait
02:08un peu faibli, et après malheureusement sa vieille soeur est morte,
02:11qui était restée toujours là-bas, et il a dû vider l'appartement, et là il a eu besoin de
02:16moi pour faire le nécessaire,
02:17donc j'ai vidé l'appartement d'une vieille dame à Budapest avec son concours, lui en gueulant tous les
02:22gens, tous les banquiers qu'il appelait communiste,
02:25et donc c'était vraiment une expérience rigolote que j'ai racontée, assez émouvantes, que j'ai racontées dans un
02:31livre,
02:32je me souviens devant tout un quartier de Budapest, l'équivalent de Montmartre qui appartenait à son père, il disait
02:36« All that was belonging to my father, this is becoming quite emotional ».
02:41C'est-à-dire que ça devient très émouvant cette histoire, donc il avait comme ça cet aspect très sentimental
02:46des vieux hongrois.
02:47On avait croisé des personnages.
02:49Ah oui, oui, en fait je les aime, moi j'aime les personnages.
02:51Vous aimez les personnages, ça c'est l'écrivain qui parle.
02:54Non mais c'est surtout l'auteur de Compagnol, c'est pas pour rien que je fais une galerie de
02:57personnages,
02:57j'aime beaucoup les gens en général, et toutes leurs particularités m'émeuvent et me retiennent en tout cas.
03:04Alors le personnage de Compagnol a fini par créer un autre personnage qui s'appelle Léon.
03:08Oui, qui s'appelle Léon.
03:09Et qui est Léon.
03:09Alors Léon est un écho lointain d'un prêtre que je connaissais à Rome, qui était un vieux prêtre français.
03:15C'était Léon avant Léon de Rome.
03:16Oui, oui, oui.
03:17Encore une préciance.
03:18Alors je fréquentais Rome depuis longtemps, vous avez été pratiquement témoin de ça,
03:23et donc les marches du Vatican, et dans les marches du Vatican il y avait ces couvents,
03:26où il y avait des gens assez intelligents, vraiment en parlant plusieurs langues,
03:29et là je connaissais, j'ai croisé par hasard un prêtre français, assez octogénaire sur les bords,
03:35mais avec un français remarquable forcément, qui était guérisseur,
03:38et à qui on avait demandé d'aller exercer ses talents en dehors du couvent, parce que ça faisait des
03:43ordres.
03:43Et c'est là-dessus que je me suis basé pour créer ce personnage de Léon.
03:47Alors ce type-là, ce vieux prêtre, avait un côté padré-pillot, il voyait les morts quand il était petit,
03:52il voyait des gens de la maison que ses parents lui ont désigné ensuite comme n'existant pas,
03:56mais si, ils existent, parce que de temps en temps il rentre dans ma chambre.
03:59Et alors après enquête, on s'est aperçu que c'était d'anciens habitants de la maison.
04:03Et donc le type avait quand même un sixième sens tout à fait curieux,
04:09et donc lui m'a raconté plein de choses affreuses sur la France,
04:12et à l'époque il disait pique-pente de Sarkozy,
04:15puisque c'était mon président à l'époque, puisque j'étais en poste d'abord,
04:19et ça c'est assez dérigé quand même, que c'était un bandit.
04:24– Vous savez le mot fameux de Sarkozy, Macron c'est moins en mieux.
04:29– Bah oui c'est ça.
04:30– C'est-à-dire c'est Macron en pire, quoi, en traduction.
04:34– Exactement, enfin bon, tout ça pour dire que, effectivement j'ai une passion,
04:39pas une passion, c'est pas une obsession,
04:43j'aime beaucoup une lecture, un peu comme Balzac honnêtement,
04:46les romanciers font ça très souvent,
04:48une lecture un peu paranormale des choses me séduit beaucoup.
04:52– Je trouve qu'il y a dans la ville tellement de coïncidences,
04:54tellement de personnages qui se correspondent.
04:55– Mais vous êtes très osagué de…
04:57– Oui c'est vrai, j'adore ça, les coïncidences, les choses…
05:01– C'est le monde invisible.
05:03– Je vous donne un exemple, il y a une fille qui était une coiffeuse
05:06qui habitait près de chez moi, lorsque j'étais invité à Apostrophe,
05:09je l'ai invité deux, trois fois à être dans le public derrière moi.
05:15Donc à l'époque, c'était quand même pas mal, parce qu'elle était à la télé,
05:17elle le hochait la tête, bon, et donc au salon de coiffure, on commentait,
05:22après elle participait au cocktail.
05:23– Vous sentiez ce qu'elle vous disait ?
05:24– Non, non, non, mais la chose amusante, c'est que deux fois,
05:26je l'ai mise dans le public derrière moi,
05:28et donc c'était un des grands épisodes de sa vie,
05:30c'était d'avoir été sur le plateau à l'Apostrophe,
05:32puis dans le cocktail d'après.
05:33– Pour en revenir au paranormal, cette femme mort récemment,
05:38je la prends par hasard, parce qu'elle n'était pas si suppléacante,
05:41mais on ne veut pas, sans me disant, vous savez qu'elle est morte avant-hier,
05:44non, je ne le savais pas, l'enterrement était le lendemain,
05:46je vais à l'enterrement, et la nuit même, d'après l'enterrement,
05:50je reçois un email d'un anonyme complet en me disant,
05:53j'ai pensé qu'il y avait une photo qui pourrait vous plaire,
05:56il m'envoie une photo d'Apostrophe où je suis tout pimpant, tout jeune,
06:00– Avec elle derrière. – Elle derrière, fascinant quand même.
06:02– Ça, c'est tout à fait le genre de truc auquel je suis exposé et sensible.
06:06– Vous connaissez le crédo, je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
06:10créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible.
06:14– Et invisible. – Et invisible.
06:15– Vous êtes catholique ?
06:16– Je suis catholique, je suis plutôt chrétien que catholique d'ailleurs,
06:19mais parce que, oui, parce que je n'ai pas une passion pour le vaticanisme covidien,
06:26vous voyez ce que je veux dire ?
06:27– Covidien ?
06:27– Oui, ils se sont discrédités à mes yeux, à mon goût,
06:30pendant les années Covid, ça a été odieux.
06:34Dans les villages, ces prêtres qui mettaient des panneaux…
06:40– Ah, mais je ne parle pas de ça.
06:41Regardez pendant l'affaire Covid, qui a résisté des catholiques ?
06:45Dans les messes…
06:46– Pas tellement.
06:48– Les seuls que j'ai vus résister, c'était…
06:51– Ça, ce n'est pas vrai.
06:51– Moi, les seuls que j'ai vus vraiment résister, c'était…
06:53– J'ai vu des fesses à Saint-Nicolas-du-Chardonnay, en 1921, il y avait, on compte, il y
06:58avait 500 personnes…
07:00– Et Saint-Nicolas-du-Chardonnay, ce n'est pas le catholicisme…
07:02– Ce n'est pas catholique, peut-être ?
07:03– Non, mais ce n'est pas le catholicisme français, vous présentez.
07:05– Non, non, non.
07:05– Moi, je vous parle des curés…
07:07– Regardez le seul parti qui a résisté…
07:10– Parti chrétien-démocrate, qui ont obligé Macron à réouvrir les églises.
07:15– Oui, bon…
07:15– Les chrétiens, les catholiques, ont été beaucoup plus…
07:17– Ils étaient trois, ils étaient trois.
07:19– Non, non, et regardez tous ceux qui ont résisté, à commencer par Mme Morion-Côte, c'est des catholiques.
07:23– Ce que j'ai vu, c'est sur les bancs d'église, des panneaux à interdiction de stationner, ça,
07:27j'en ai vu.
07:28– Oui, mais vous l'avez vu partout, alors…
07:30– C'est déjà honteux, c'est honteux, c'est honteux.
07:33– Ah, vous êtes partis dans une école ?
07:35– Le pape lui-même était un cinglé, enfin, le François était un cinglé.
07:39– Non, mais le pape n'absorbe pas toute la chrétienté.
07:41– Non, mais enfin, en tout cas, je veux dire, il est allé tellement loin dans…
07:45Il a chanté expressément, explicitement, les louanges de Davos, dans une sorte d'encyclique,
07:52en disant qu'il faisait un travail formidable pour l'humanité, mais on rêve, on rêve.
07:56– C'est des rêves, mais c'est Davos qui l'a fait élire.
07:59– Oui, mais même le pape l'actuel, l'Américain, là,
08:02il est un peu cinglé aussi.
08:04Il vient de prendre des positions sur l'Ukraine qu'il n'avait pas à prendre.
08:07– Allons, allons, allons.
08:08– Mais non.
08:09– Un peu de respect pendant l'Église.
08:11– Non, mais c'est une honte.
08:12Justement, c'est eux qui descendent dans l'arène politique,
08:15alors qu'ils ne nous disent pas qu'on fait de la politique avec eux.
08:16– Vous savez que l'Église et les chrétiens sont le principal signe de résistance
08:19de ce monde ultramatériel.
08:20– Non, j'en suis bien convaincu, puisque j'en parle dans le petit livre…
08:24– Vous le dites vous-même.
08:24– Oui, j'en parle dans le petit livre.
08:25L'esprit chrétien est évidemment l'un des seuls points de résistance.
08:28– Il est rebelle.
08:29– L'esprit chrétien, c'est le nôtre, ce n'est pas celui des prêtres béni-oui-oui.
08:33– Enfin, la catholicité est d'abord faite des chrétiens.
08:36– Oui, justement.
08:37– Elle est faite simplement de l'appareil romain.
08:39– Oui, alors l'appareil romain a beaucoup donné dans le genre béni-oui-oui de chez Pfizer.
08:44– Oui, mais ne fragilisez pas la chrétienté au moment où elle est le seul signe de résistance.
08:48Vous faites une cause commune avec Pfizer.
08:50– En fait, je raconte dans ce petit livre que la chrétienté va finir par se fédérer avec le confucianisme.
08:56– Et oui, c'est une occasion de renouveau d'ailleurs.
08:58– Oui, je pense que c'est vraiment…
09:01– Oui, c'est vrai.
09:01– En gros, on est arrivé à une impasse, c'est ma thèse.
09:07D'ailleurs, c'est la thèse de toute mon existence aussi, même dans mes romans,
09:10parce que j'ai écrit quand même des romans personnels.
09:13cette nasse dans laquelle le vieux monde, enfin plus exactement l'humanité, l'humanisme des gens
09:20est prise désormais avec cette modernité qui ignore le fond des gens,
09:24qui rend les gens interchangeables, qui rend les sexes interchangeables aussi.
09:30– Alors, ça c'est un des éléments de votre dernier livre,
09:33y compris de celui que vous venez de faire paraître,
09:36à l'endroit dans lequel vous parlez, non pas simplement de Davos,
09:40mais j'ai beaucoup aimé cette formule du système décisionnaire mondial.
09:45– Oui. – C'est qui ça ?
09:46– C'est les oligarchies liées entre elles.
09:49– C'est ce qu'on appelle le paralysme de masse.
09:51C'est-à-dire que c'est la machine qui décide.
09:52En fait, vous secouez le panier,
09:55il y a une espèce d'activité neuronale qui subsiste,
09:57et cette activité neuronale décide pour le bien du panier tout entier,
10:01qui n'est pas le bien de chacun des éléments du panier.
10:04C'est le panier lui-même en tant que conteneur, contenant…
10:08– C'est un gouvernement qui est fait d'oligarques,
10:10mais il communique entre eux.
10:11– Mais non, en fait, c'est un réseau neuronal.
10:14Un réseau neuronal a pour objet de se défendre
10:18contre toute atteinte à son intégrité.
10:22Et donc ce réseau neuronal, en fait, tue les foyers d'infection,
10:29fonctionne comme une espèce de réseau d'anticorps permanent.
10:31On le voit très bien dans les médias français, hein.
10:34Rien n'est garanti chez nous sur le plan du premier amendement, etc.
10:37Donc, en gros, le réseau neuronal fonctionne à plein.
10:41Là, je suis victime de ça,
10:43dans les conditions que nous venons de décrire,
10:46dans le premier numéro de notre entretien.
10:49Je suis victime de ça à un niveau très faible
10:52par rapport, évidemment, à Éric Denessay et à Olivier Marlex.
10:59– Il y a quelques bons esprits qui s'en portent mal.
11:00– Là, les anticorps leur sont trouvés dessus,
11:03si vous voyez ce que je veux dire.
11:04Dans mon cas, ça s'est simplement soldé
11:07par l'éviction des cercles de François-Olivier Gisbert,
11:11de tous ces gens qui faisaient « La pluie et le beau temps ».
11:14Je vous rappelle que François-Olivier Gisbert
11:16avait trois ou quatre émissions par semaine, différentes, je veux dire.
11:20après avoir dirigé le Nouveau Observateur.
11:23– Le Nouveau Observateur, puis le Figaro,
11:26où j'étais sous ses ordres.
11:28Et donc, il mettait tous mes papiers de côté,
11:30et à la fin, il mettait mes papiers de côté
11:33pour mettre ceux de Zemmour à la place.
11:35C'est là que j'ai compris qu'il y avait un ami des Américains
11:40plus assidus que moi.
11:42– Autre préscience, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu.
11:45Alors, vous n'y allez pas de main morte, quand même.
11:49notamment dans ce petit livre, sur les puissances du jour.
11:55Bien entendu, les États-Unis, qui sont dans votre collimateur,
11:58avant que ce soit le contraire, c'est-à-dire que vous êtes dans leur collimateur
12:02pour votre malheur.
12:04– J'ai dit pour votre malheur, mais au fond,
12:06vous vivez très agréablement.
12:08– Le truc, attention, il peut y avoir quand même de très lourdes conséquences.
12:14Moi, j'ai pas subi grand-chose, parce que peut-être j'ai pas un discours vraiment polémique,
12:19j'ai un discours plutôt d'intellectuel qui regarde les choses d'en haut.
12:22Mais si je me mettais à aller dans l'arène, il est probable qu'on me trouverait quelque chose.
12:26On peut pas trouver grand-chose sur le plan moral.
12:28J'ai jamais trafiqué d'enfants, j'ai jamais partousé après 23h30 avec tout Paris.
12:34Donc c'est très difficile de trouver quelque chose qui m'accable.
12:37Sur le plan financier, j'ai jamais trafiqué l'un non plus quoi que ce soit.
12:40Donc qu'est-ce que vous voulez faire ? Le seul moyen, c'est le coup de fusil.
12:46– Vous vous assassinez.
12:54– Vous avez très bien les instruments de communication et que vous avez à la faveur de, au moins,
13:01voilà une bonne chose de ce qu'on appelle un peu vite le progrès,
13:05à la faveur de cet instrument merveilleux qui est YouTube, vous avez créé un personnage.
13:10Comment ça s'est passé ? Campagnol ?
13:11– Ça s'est passé, je rends grâce, je rends hommage, enfin pas hommage, mais je…
13:17– Oui, grâce à Martial… – À TVL.
13:22– À TVL, Martial Bill de TVL, à qui je propose la chose quand même.
13:26C'est moi qui lui ai proposé chez Ménard, je me souviens très bien.
13:29On était chez Ménard… – À Béziers ?
13:31– Oui, on se demandait ce qu'on foutait là, parce que Ménard…
13:34– Ménard avait organisé… – 2017 ou quelque chose comme ça.
13:37– Oui, il avait organisé un jamboré des gens… – J'étais mal fouti.
13:40– Un jamboré des gens de droite, on avait trouvé dans la corbeille à l'hôtel,
13:44on avait trouvé des papiers d'adhésion à un nouveau parti politique.
13:47– À son parti politique. – Enfin bref, après le premier quart d'heure de rigolade,
13:52on a commencé à parler entre nous et j'ai dit à Martial, j'aimerais bien faire ça,
13:56parce que je l'ai déjà fait, j'avais fait un livre chez Flammarion
13:58qui s'appelait « Jean de Campagnol ».
14:00Est-ce que je peux faire une chronique ?
14:02– Pourquoi Campagnol, d'ailleurs ?
14:03– Parce que c'est un… il y a Campagne dedans,
14:05et puis il y a la terminaison Hall qui est…
14:07– Un peu archaïque. – C'est Campagnol.
14:09En Languedoc, la terminaison Hall est assez fréquente.
14:13Donc Martial me dit, écoute, on se vouvoyait, on se vouvoyait toujours d'ailleurs,
14:18je ne sais pas ce que vous voulez, moi sur le plan audiovisuel,
14:22ben venez, donc je viens dans les studios…
14:24– On est en 2017.
14:25– Voilà, très honnêtement, il était un peu estomaqué
14:28qu'il n'y ait rien eu à reprendre et que le ton soit exactement ce qui convenait.
14:32Il me dit, bon, on commence tout de suite si vous voulez.
14:34Bon, et effectivement, là, on a fait une année ou deux,
14:36après le journal télévisé de TVL, et puis après ça s'est un peu distendu,
14:42mais pas de mon fait, hein. Il y a eu d'autres priorités…
14:45– Mais vous avez eu des vues énormes.
14:47– Oui, oui, oui, oui.
14:49– Alors le truc, c'est que j'ai été quand même un petit peu puni par YouTube,
14:54puisque j'ai été censuré plusieurs fois après 170 000 visionnages,
15:01et au bout de six mois, et je vais même vous donner un cas,
15:04j'ai été… le truc a été supprimé.
15:06– Nous savons bien à TVL que notre succès nous met en danger.
15:09– Oui, mais là, en l'occurrence, on voit bien comment fonctionne le système.
15:12Dans un sujet, je disais à propos du système chinois, voilà, exactement le système qu'un jeune occidental ne peut
15:19pas souhaiter.
15:20C'est contraire à nos usages, à notre culture, à notre religion.
15:25Ce défaut d'égard à l'égard de l'individu, c'est ce dont nous ne voulons pas.
15:31Et j'étais tellement explicite au sujet de la résistance au système chinois
15:36que je suis sûr qu'il y a eu des pressions, que c'est remonté tout doucement, un petit coup
15:40de fil, etc.
15:42Le directeur de la communication de l'Elysée a probablement téléphoné au directeur de la communication de YouTube
15:50en disant, il y a deux, trois trucs qui nous embêtent.
15:52– Alors vous êtes sûr qu'il y a ces gens-là ?
15:54– C'est important ce que vous dites là.
15:56– À tous les coups. Il y a un autre exemple au Figaro.
15:59– Donnez-moi un peu de thé, il faut que je me remette de cette révélation.
16:01– Il y a un autre exemple au Figaro, c'est…
16:04– Vous servez-vous au passage ?
16:05– Non mais si, c'est fait, c'est fait.
16:06– Oui, il y a un autre exemple au Figaro, c'est…
16:10J'ai ricané de manière légitime, je le précise, à propos du français de François Hollande,
16:19en reprenant un discours intégralement comme si j'étais prof.
16:24– Encore légende.
16:25– Et avec des remarques, les remarques vis-là du prof qui veut s'amuser au dépend de l'élève.
16:31Et donc, je ne vous fais pas le détail, mais c'était accablant.
16:35En plus, ils ont corrigé le texte après, mais j'avais l'original, qui était paru sur le site de
16:39l'Élysée.
16:40Et ce qui s'est passé, c'est que j'ai été remercié par le Figaro en 2015, juste après
16:45ça.
16:46J'ai pu livrer une ligne depuis.
16:48– Ah donc, vous êtes sûr.
16:49– Et je peux même vous donner un nom, je ne pense pas me tromper beaucoup,
16:52je pense que c'est Gaspard Kanzer, qui était directeur de la cellule de communication de l'Élysée à l
16:57'époque,
16:58et qui a obtenu ma peau…
17:00– Je vois très bien ce petit bonheur.
17:02– Voilà, effrayant.
17:03– Il y a un Irsut…
17:05– Qui était proche de…
17:07– Qui ressemble à un méchant personnage de manga.
17:09– Avant de l'être…
17:11Bon, écoutez, tant mieux, on va avoir des ennuis avec lui.
17:14– Non, pas du tout, on a le droit de dire qu'il ressemble à un méchant personnage de manga.
17:18– Mais on est un peu loin de tout, vous n'êtes pas au courant.
17:20Enfin, vous les prenez en tous les cas.
17:21– Sur le système décisionnaire mondial, ce qu'on appelle le gouvernement mondial,
17:28enfin, votre théorie est un peu plus subtile.
17:30Mais on va finir par y voir clair dans ces maîtres qui dictent tout.
17:35– Oui, alors, je pense que la Candace Owens, tout le monde dit qu'elle joue double jeu,
17:39qu'elle est dans la manche de Trump, je n'en suis pas entièrement convaincu.
17:41Je pense qu'elle est au contraire l'étincelle qui peut provoquer le feu d'étoupe très brutal,
17:46qui va révéler tout.
17:48Déjà, dans quelques jours, le 19 décembre,
17:50nous devrions être fixés sur pas mal de choses relatives à l'affaire Epstein.
17:54– Alors, je précise que nous enregistrons le 11 décembre.
17:58– Et que ça passera au début janvier, c'est ça ?
18:00– Voilà. – Le 19 décembre, normalement, nous avons dû,
18:04nous aurions dû connaître l'essentiel de l'affaire Epstein,
18:08ce qui a été épuré de tout l'aspect qui concerne Trump,
18:11parce qu'apparemment, il y en a un…
18:13Donc, je pense que c'est une négociation qu'il a dû mener
18:16avec les détenteurs du dossier.
18:18Et je lui ai dit, voilà, vous balancez là-dessus, là-dessus, et puis c'est fait.
18:21– Vous êtes de ceux qui se réjouissent beaucoup de l'arrivée de Trump, il y a près d'un
18:27an,
18:28à la tête des États-Unis.
18:30– Oui, non, c'est un…
18:32Eh bien, aucun européen ne peut aimer le personnage Trump,
18:35sur la vulgarité de son langage…
18:38– Qui manières aussi. – Son côté…
18:41Voilà, en gros, il a un côté hanouna, quoi. C'est un peu… c'est terrible.
18:45Et… alors ça, évidemment, on peut ne pas aimer.
18:48– Vous n'avez rien de pire !
18:50– Mais, en même temps, c'est quand même le chien dans le jeu de quille.
18:54Et on souffre principalement du jeu de quille en ce moment.
18:57– Oui. Donc…
18:58– C'est drôle. Un de nos amis dont nous n'avons pas parlé,
19:01mais il faut en parler aussi, puisqu'il nous a plusieurs fois réunis,
19:04qui est Renaud Camus.
19:05– Oui.
19:06– Quand Trump a pointé le bout du nez à la faveur de la primaire en 2016,
19:12je crois, ou… oui, 2016, aux États-Unis,
19:17alors qu'il est moins opposé à l'hégémon que nous ne le sommes.
19:21– Oui.
19:21– Notre cher Renaud a tout de suite vu à travers Trump le comble de la vulgarité.
19:29– C'est vrai.
19:29– En esthète, il avait tout de suite compris le personnage.
19:31– C'est vrai, sauf que Renaud n'a pas pris soin, moi, par divertissement,
19:34donc c'était divertissant.
19:35J'ai beaucoup regardé sur mon grand écran au fin fond de la province,
19:38parce que maintenant, quand on a un bon câble, ça marche très bien,
19:42une bonne fibre, ça marche très bien.
19:43Je regardais tous les rallies de toutes les campagnes en 2017 d'abord, en 20.
19:47– Les rallies.
19:48– Les rallies, c'est-à-dire les espèces de… comment dire…
19:52– Une chute.
19:52– De meetings, enfin, de rendez-vous informels qu'il donnait dans les stades,
19:57où il était là avec plein de drapeaux partout.
19:59Il y avait une espèce de ferveur incroyable.
20:01Et là, le personnage, c'est un personnage de café-théâtre.
20:05Il était très bon dans le genre, par exemple, le fils de Biden.
20:11On se demande où est Hunter ?
20:12« Where is Hunter ? »
20:13Et toute la foule hurlait derrière lui.
20:16Donc il y avait un côté très…
20:16– Le fou de Hunter Biden, le fils de Joe Biden.
20:19– Voilà, il y avait un côté très amusant dans cette façon de gérer les foules
20:22avec un côté café-théâtre, un côté télé, quoi.
20:26Et moi, j'avoue que je regardais ça par plaisir.
20:28Et puis je voyais que ça prenait en plus très bien dans l'opinion.
20:32Alors le problème, c'est que ça risque de prendre aussi dans l'opinion française.
20:35Parce que ce genre de comportement électoral peut très très bien marcher en France.
20:40– Mais ça prend.
20:41La preuve, c'est qu'une bonne partie de la droite française est devenue une droite américaine.
20:45– Un peu, oui, c'est vrai.
20:47Oui, parce que finalement, Bardella, c'est un peu Trudeau, quoi.
20:50– Bah oui.
20:51– Oui, oui.
20:52– Ah, c'est là, c'est là.
20:53– Oui, oui.
20:54– Alors, par Hunter Biden, c'est peut-être l'occasion de…
20:59avant d'en venir à la thèse principale de ce livre,
21:02« À l'endroit, pourquoi à l'endroit, on va voir »,
21:04on commence à le deviner.
21:07Vous savez, des mots incroyablement durs pour ce qui est devenu l'Ukraine.
21:11nouvel État américain dont vous dites qu'il est externalisé.
21:16– Oui.
21:16– Et que tout ce qui n'est pas permis aux États-Unis.
21:18– Absolument.
21:18– Les États-Unis se le sont permis en matière d'alimentation génétique.
21:22– Voilà.
21:22– C'est la méthode américaine.
21:23– Ça tombe tellement sous le couloir.
21:25– De trafic d'organes…
21:26– D'enfants.
21:27– D'enfants, c'est ça.
21:28– D'États civils d'enfants.
21:29– À partir du moment où ils ont mis leurs hélaski…
21:32– Trafic de cellules aussi.
21:34– À la tête de…
21:35– Alors, trafic de cellules…
21:36– On peut dire que l'Ukraine est devenue, après Maïdan, un État américain.
21:41– Absolument.
21:42– Il y a même du ministre américain à qui on a donné la…
21:47d'origine américaine, la nationalité ukrainienne au moment où ils entraient au gouvernement.
21:52C'était très net.
21:53Et ce fameux Zelensky, vous nous en apprenez pas mal, moi je ne savais pas
21:56que Zelensky avait été fabriqué de longue date pour devenir président ukrainien.
22:01– Alors là, lui, c'est un Hanouna.
22:04– Eh oui.
22:04– C'est l'ère des Hanouna.
22:06– Un parcours médiatique, habillé de cuir, dansant le jerk…
22:12– Avec une émission de télévision dont il est le héros et au terme de laquelle il devient président d
22:18'Ukraine.
22:18– Absolument.
22:19– Avant de l'être lui-même.
22:20– Fabrication hollywoodienne typique.
22:22– C'est véritablement un cas d'école.
22:24C'est Truman Show.
22:25Vous avez vu ce film Truman Show.
22:27Truman Show, ça ressemble plus à ce que nous vivons nous.
22:29– Oui, c'est ça.
22:29– En fait, la réalité telle qu'elle nous est offerte depuis une dizaine d'années…
22:33– A déjà été scénarisée.
22:34– Voilà.
22:35Et donc, on se dit, mais on a déjà vu ça.
22:37Par exemple, quand il commence à nous reparler sans arrêt des distanciations sociales
22:41et que dans tous les pays, on emploie les mêmes mots pour désigner les mêmes choses,
22:45il y a bien eu une sorte d'entente patacite, explicite entre les États.
22:50À une certaine époque, c'était frappant.
22:52Là, par exemple, le dernier aspect Truman Show de la situation, c'est quand ils se sont mis à tous,
22:58tous les journaux les plus officiels, genre le Parisien libéré,
23:03se sont mis à nous dire qu'on risquait la crise cardiaque si on se baissait trop vite pour lasser
23:07ses chaussures.
23:08Oui, il y avait plein, plein, plein de causes de crises cardiaques possibles
23:13qui nous ont été assénées dans les mêmes six mois.
23:15Pourquoi ?
23:16Parce que ça permettait de cacher aisément, plus aisément,
23:19les conséquences cardiaques du vaccin.
23:21Et oui, c'est parce que vous vous penchez pour lasser vos chaussures.
23:24C'est pas le vaccin.
23:25Absolument, c'est pas le vaccin qui vous donne de la myocardite.
23:29Alors après, en désespoir de cause...
23:31Ça s'est appelé la fabrique de l'opinion.
23:33Oui.
23:34La fabrique du consentement.
23:36Oui.
23:36Ce sont des thèses états-uniennes des années 1930-1935.
23:40Absolument.
23:41Ils n'ont fait que mettre en application une théorie.
23:44Absolument.
23:44Mais attention, c'est une chose qui était déjà en pratique sous Beria et sous Staline donc.
23:49Ah oui.
23:50Et donc, c'est le grand défaut de tous les empires.
23:54C'est cette dérive par le contrôle des êtres humains.
23:58Et là donc, on en arrive à éventuellement la thèse rampante de mon livre, qui est une thèse paranormale, proprement
24:05dite.
24:05Nous sommes l'objet de la bienveillance de la Providence, quoi qu'ils veuillent tous ces gens.
24:11Ils vont chuter parce que la Providence leur en veut.
24:15C'est déjà écrit, quand vous regardez le front...
24:17Expliquez-nous, expliquez-nous.
24:18Oui, mais quand vous regardez le front de Macron, vous voyez très bien qu'il va lui arriver des problèmes.
24:23Depuis le début, depuis le début, il a cette espèce de suffisance du mec qui dit même pas peur.
24:28En fait, il est terrifié parce qu'il sait qu'il s'est avancé en terrain miné.
24:32Et ça va exploser, forcément, forcément.
24:34On dit ça, par exemple, de Zelensky. Je reviens à Zelensky, auquel vous réservez des pages terribles.
24:39Il est très intéressant, ce petit livre, parce que vous y allez fort, quoi.
24:42On apprend d'ailleurs que Zelensky vient d'une famille juive qui vit en grande partie à Tel Aviv.
24:48Oui, il a fait immigrer ses parents là-bas.
24:51Mais même au début du siècle, avant même de voir le pouvoir.
24:54Je trouve ça très étrange, quand même, cette espèce de double appartenance.
24:59En plus, il protège des gens qui sont très, très anti-juifs.
25:02Tout ce bataillon Azov, etc.
25:05Voilà, ces bataillons Azov, c'est pas une légende.
25:07Même s'ils sont moins nombreux qu'on ne le dit, c'est quand même un fer brûlant dans la
25:12nation ukrainienne.
25:14Bizarrement, ils touchent le fer brûlant à mains nues.
25:16Ça ne dérange pas.
25:17Un peu comme Choros, d'ailleurs, dont la famille a fréquenté beaucoup l'occupant.
25:23Ben oui, pour lui, c'était l'occupant.
25:26Sans parler du grand chef de...
25:30J'ai oublié son nom, de Damos.
25:33Oui, ben.
25:35Chouab.
25:36Chouab.
25:36C'est effrayant tout ça.
25:38Ça se lit très bien tout ça.
25:40Ça se lit aussi, si on veut le lire de manière très historique, c'est-à-dire à la fois...
25:47Je ne suis pas du tout un érudit.
25:48Pas fantomatique, mais historique.
25:50Voilà.
25:50Je ne suis pas un érudit.
25:51Je pense qu'un érudit pourra toujours trouver des choses qui vont à l'encontre de ce que je dis.
25:55Mais moi, je sens, comme tous les vieux paysans, je sens la couleur de l'histoire.
26:01Et par exemple, la couleur de l'histoire en ce moment, c'est que l'Allemagne va recommencer à nous
26:04emmerder.
26:05Mais vous croyez.
26:06Vous croyez.
26:07C'est inscrit.
26:08Vous croyez qu'elle a cessé.
26:09Elle n'a jamais cessé.
26:10C'est inscrit dans les gènes de la situation.
26:12Ça s'appelle l'Europe maintenant, l'Allemagne.
26:13Voilà.
26:13Ce qui va se passer, c'est que les Américains...
26:15C'est tout aussi empoisonnant.
26:16Les Américains vont dire, l'OTAN, c'est fini, on s'en fout, on a nos affaires à nous.
26:20Et les Allemands vont dire, ah là là, par ici, par ici. Non, les Français, ne bougez pas.
26:24C'est moi qui commande.
26:25Voilà.
26:26C'est honteux.
26:27L'Allemagne nous empoisonne depuis le traité de l'Elysée.
26:29Exactement.
26:30Et donc...
26:32Autre rupture terrible qui est la piqûre.
26:36Je crois que le vax...
26:37Moi, j'appelle ça la grippe américaine.
26:40C'est ça la grippe américaine.
26:41C'est une...
26:43Oui, c'est...
26:44Oui.
26:45Alors, c'est un OGM.
26:46Un organisme scientifiquement modifié.
26:48Il s'agit même de modifier l'homme, d'abord.
26:51Et finalement, est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'il y a une rupture là très importante
26:56dans le regard qu'on pose sur la science et sur la médecine en particulier ?
27:00Aucun doute, mais déjà, on avait commencé.
27:01Et sur la science.
27:01On avait commencé.
27:02On commence à ne plus regarder la science.
27:04C'est très important.
27:05Déjà, sous Staline et Hitler, c'était un peu pareil.
27:07Les médecins n'étaient quand même pas très recommandables.
27:10Oui.
27:10Ce n'était pas le serment d'Hippocrate.
27:13Et bien, ça revient.
27:15Cette piqûre obligatoire a mis dans les esprits quand même,
27:18dans la plupart des esprits sains, mais beaucoup plus qu'on ne le croit,
27:21l'idée que la médecine peut tuer.
27:23Oui.
27:23Et que ça, c'est aussi un signe de totalitarisme.
27:27Oui, oui.
27:27En effet, la référence au médecin nazi est intéressante.
27:31Il y en a un qui n'échappe pas à vos foudres.
27:33C'est le docteur Fauci.
27:34Oui.
27:35Très intéressant.
27:52Vous avez vu le personnage ?
27:54Vous avez vu le personnage ?
27:54Moi, j'ai vu ses photos.
27:55C'est avec un livre sur le docteur Fauci.
27:57Oui, mais regardez les photos de Fauci à 28, 30 ans.
28:02Vous voyez le genre de petit mec à qui on donnait des claques dans la cour de l'école.
28:08Parce qu'il a vraiment une tête de première classe pénible, chafouin.
28:12Ça, c'est vos intuitions qui parlent.
28:13Oui, voilà.
28:14Oui, c'est terrible de dire ça.
28:15Effectivement, j'ai une grande théorie qui est que les gens de droite n'hésitent pas à catégoriser les gens
28:19physiquement.
28:20Ils disent volontiers dans la conversation, oh, c'est un grand échalad, le type.
28:24Et en fait, on n'a plus le droit à gauche de décrire les gens physiquement.
28:27C'est fini.
28:28Mais le physique parle pour vous.
28:29Oui, oui, oui.
28:30Ah oui, oui, énormément.
28:31Il disait à partir de 50 ans, tout homme est responsable de son visage.
28:36Oui, c'est vrai, c'est vrai d'ailleurs.
28:38Mais alors, ce Fauci en question,
28:42c'est peut-être lui qui a théorisé la Covid.
28:45D'ailleurs, ce qui est très amusant, c'est que le docteur Delfraissy,
28:47qui était la tête du comité scientifique, etc.,
28:50même le mot scientifique prend un autre sens maintenant.
28:52Oui, oui, oui.
28:52Les études scientifiques.
28:53D'après une étude scientifique, aussitôt on reste l'oreille,
28:56on se dit genre, c'est louche.
28:58Oui.
28:58Le mot scientifique, maintenant, a changé.
29:00Oui, oui.
29:00Ça, c'est très important, je crois, pour l'évolution de notre civilisation.
29:03On sort du scientisme.
29:04Mais surtout, voilà, le problème, c'est qu'il y a cette espèce de...
29:07Effectivement, ce à quoi je fais allusion plusieurs fois dans le livre,
29:11c'est le côté scientologue de notre façon de gérer les problèmes sociaux.
29:16Pour fabriquer le consentement, on fait appel à des études scientifiques irréprochables.
29:20Ça, et d'autre part, il y a des vérités auxquelles on ne touche pas.
29:23Par exemple, vous avez bien vu que la présidente de Radio France décide de ne pas ouvrir le micro
29:28quand quelqu'un parle pour ou contre le climat.
29:31Ben si, elle ouvre quand il parle du réchauffement,
29:35mais tous les gens qui mettent en doute, on n'est pas là pour ça.
29:40Et oui.
29:41Mais j'en reste à Faussi.
29:44Il avait pour élève, je crois même qu'il était directeur de thèse,
29:47enfin dans la même université, le fameux Delfraissy qui était présent dans les études scientifiques.
29:51Mais après, on a des emails entre eux.
29:53Oui.
29:54C'est-à-dire qu'il y a quand même un centre pensant.
29:57L'opération, c'est une opération politique.
29:59Oui. Delfraissy lui écrit, j'arrive plus à les tenir.
30:02Ah oui, ça.
30:02Il le dit textuellement, textuellement.
30:05Il va falloir faire vite parce que je n'arrive plus à les tenir.
30:09On est donc en présence du...
30:10Faire vite sur le...
30:11Oui, pour la réaction, pour contenir les mouvements d'opinion défiants, etc.
30:16Avec l'aide des cabinets de conseil du genre...
30:19C'est quand même très vite.
30:19Donc on a été mené en bâton.
30:21... qui organise l'opération.
30:24Ça aussi, c'est une rupture.
30:26Et puis, il y a une grande rupture, la rupture du trans, sur laquelle vous vous étendez.
30:30C'est très important.
30:31C'est ça, à l'endroit.
30:33Oui.
30:33Il faut remettre...
30:35Vous savez que le général de Gaulle disait tout le temps, au début de ses allocutions,
30:40je ne sais pas si vous avez noté ça,
30:41les choses étant ce qu'elles sont.
30:42Oui.
30:42Eh bien, les choses ne sont plus du tout ce qu'elles sont.
30:44Oui, exactement.
30:45Voilà.
30:45Oui, on vous explique que les petits garçons peuvent être des petites filles cachées.
30:49Voilà.
30:49Ce qui est absurde, ce qui est absurde.
30:50Le trans national, d'abord.
30:54Oui, oui.
30:54Mais le trans sexuel, ou le trans de manière générale.
30:58Et cette opération trans magique qui s'était déroulée à côté d'ici.
31:02Ça existait autrefois.
31:03Le chevalier des hauts, etc.
31:05Il y a même cette fille-là, cette femme, qui est d'ailleurs à un assez bon niveau verbal,
31:10qui s'appelle Brazinville, qui s'exprime assez régulièrement et qui en veut énormément,
31:16disons à tous ceux qui prônent le transsexualisme téléphoné, c'est-à-dire le genre,
31:22si ça te chante, si tu veux, on peut te faire devenir petit garçon.
31:26Elle, elle dit, moi je suis né réellement à Hermaphrodite et vous me portez atteinte aux gens comme moi,
31:33en jouant avec ces histoires, en disant que c'est de la pure fantaisie et qu'à quatre ans et
31:36demi,
31:37on peut décider un gosse à changer d'âme.
31:39C'est un scandale de dire une chose pareille.
31:41Vous savez que c'est la population qui se connaît le plus fort taux de suicides.
31:44Oui, oui, je sais, je sais.
31:45Oui, oui, je connais les chiffres.
31:46Parce qu'évidemment, quand on n'est pas soi-même, on souffre.
31:49Absolument.
31:50Et j'ai même écrit sur le sujet un petit livre assez maltraité par la presse, évidemment.
31:55Alors, vous parlez à plusieurs reprises dans ce livre, à l'endroit, chez Jean-Cyril Côtefroy.
32:02Il est récent, il a deux ou trois mois, je crois, ou quatre.
32:04Oui, oui.
32:06Deux ou trois fois, je ne sais pas si votre plume se rend compte de ce qu'elle dit, de
32:12l'harmonie naturelle.
32:15Oui, oui.
32:16Est-ce que la nature n'est pas le grand référent, le grand nomos que nous avons perdu de vue
32:25et qu'il faut retrouver pour mettre les choses à l'endroit ?
32:29Mais ces fameux équilibres d'un besoin... On voit très bien ça chez Proust, d'ailleurs.
32:36Proust montre que, par exemple, en matière de fantasme sexuel, il y a toujours un pendant.
32:41Oui.
32:41Le masochiste recherche le sadique, etc.
32:44Et donc, ce qu'on observe dans ses comportements humains, vous l'observez également dans la nature.
32:49Vous avez le poisson-pilote qui est avec son requin. Ses appariments se produisent de manière tout à fait naturelle.
33:00Et le problème...
33:00Il y a une harmonie naturelle ?
33:02Alors, cette harmonie, c'est une...
33:03Ça, c'est important.
33:03Oui, mais c'est une complémentarité. Il y a un côté darwinien dans ce que je dis.
33:07C'est que tout ce qui est utile à quelqu'un est préservé. Et au bout d'un moment, l
33:14'organisme fonctionne bien parce que tout s'emboîte, en quelque sorte.
33:18Et seul, et cause de désordre et donc est tué, celui qui est en disharmonie, en quelque sorte.
33:28Alors, dans les sociétés occidentales, ça a été le cas. Tous les gens qui sont allés trop loin, dans le
33:34genre Antonin Artaud, l'ont payé d'une éviction quelconque.
33:39De la folie.
33:39D'une folie, en plus. D'ailleurs, c'est valable également dans les corps... Moi, j'ai toujours...
33:45Toujours en fonction de ce que je disais sur la génétique. Moi, je crois beaucoup à la génétique en général.
33:49Et comme pour avoir beaucoup observé l'aristocratie, qui est assez amusant, c'est que l'aristocratie et la génétique
33:54dans le sang, si j'ose dire.
33:55Et combien de fois ai-je entendu à table parmi ces grandes familles qui ont un château dans le Loir
34:01-et-Cher ?
34:02Ah non, non, Marie-Cécile, ne fréquentez pas ce garçon, il y a de la folie dans sa famille.
34:08Fascinant.
34:09Ça ne se fait plus, ça.
34:10C'est exactement le contraire de ce qu'on dit maintenant, c'est qu'on devient quelque chose, on ne
34:15naît pas quelque chose.
34:15En fait, oui.
34:17En vérité, tout le monde sait très bien que...
34:19Le sang compte.
34:20C'est terrible à dire.
34:21Les aristocrates savent très bien qu'il y a de la folie dans certaines familles.
34:25Et que ce n'est pas lié au...
34:28On contrevient bougrement à l'opinion courante en disant ça.
34:31Mais écoutez-moi, j'ai entendu ça...
34:33Tout ne s'acquiert pas.
34:34J'ai entendu ça toute ma jeunesse.
34:35Il y a beaucoup de choses.
34:36Mais d'ailleurs, il y a beaucoup de choses, ne serait-ce que le caractère gaucher.
34:39J'en parlais dans le livre dont je vous parlais tout à l'heure à propos de l'homosexualité.
34:42Je dis, il n'y a pas de différence de nature entre le fait d'être gaucher et le fait
34:45de ne pas avoir des sentiments pour qui il faut.
34:49C'est pareil, c'est pareil.
34:50Alors, il y a évidemment les gauchers contrariés, puis il y a les homos contrariés aussi.
34:53C'est le même genre de contrariété.
34:56Donc, tant qu'on n'est pas convaincu que la nature a ses lois avec lesquelles il faut composer...
35:03Ce que je dis dans le livre, c'est que...
35:05Gérard de Gaulle parle à Claude Guy des sombres lois naturelles.
35:09Bah, lui était très malheureusement exposé à ça avec sa fille anormale.
35:12Oui, mais c'est pas ça.
35:13Je crois qu'il avait une intuition...
35:14Enfin, aussi, il avait quand même une intuition d'une harmonie du monde.
35:17Oui.
35:17Justement, de ce qu'il appelle les sombres lois naturelles.
35:20Les sombres...
35:21Les sombres lois de la nature.
35:22Oui, mais...
35:24On peut dire, pour un chrétien, par exemple, on peut dire que les gens qui ont le malheur de naître
35:29poliomélytiques,
35:31enfin, on n'est pas poliomélytiques, mais autistes, etc.,
35:34sont là, au fond, pour éprouver notre patience,
35:37pour éprouver notre bonté, pour éprouver notre regard différent sur autrui.
35:43Parce que c'est tellement simple d'être...
35:44Je comprends que vous ayez été mis de côté,
35:46parce que vous n'avez pas peur de formuler des idées qui sont à angle droit contraire à ce qui
35:50est obligatoire de penser.
35:53Oui, mais en même temps, même le système américain est convaincu de ce que je dis,
35:56parce que le système américain passe son temps à pousser des gens en chariot, en fauteuil roulant,
36:00en tout cas, plus maintenant, mais dans la période des années que j'ai connue, 80, aux États-Unis...
36:06Voilà, le handicapé avait une espèce de sur-valeur dans la société.
36:12Et ça, c'était très chrétien.
36:14Et peut-être qu'il en aurait plus beaucoup.
36:16Alors, je voudrais vous faire réagir à une phrase d'Ernst von Salomon que j'aime beaucoup.
36:22Peut-être que ça pourrait nous servir de conclusion.
36:26Au passage, je cite la phrase que je cherchais, ce qu'on a voulu nous imposer.
36:30En fait, c'est ce qu'on veut nous imposer aujourd'hui.
36:32Elle est simple, cette phrase, mais elle dit tout.
36:34C'est la disparition programmée de l'endroit, c'est-à-dire du normal, du naturel.
36:41Donc, il y a un endroit.
36:43Mais est-ce que ce n'est pas le cas dans les sociétés très techniciennes ?
36:48Vous qui êtes hyper technose, vous m'avez toujours...
36:51On est souvent, il faut le dire, fatigué avec des démonstrations de ce que peut la technique,
36:55à la fois pour se déplacer, de ces petits jouets auxquels je ne croyais pas il y a 25 ans.
37:00Oui, oui.
37:01Vous avez même annoncé le téléphone portable, je vous ai pris pour le fou il y a 30 ans.
37:06Ça fait des années que je dis ça, ce sera essentiel.
37:10Moi, je me souviens, dans mon village, dans mon hameau, j'habitais à Hameau à l'époque...
37:13Mais j'étais moins d'il y a 30 ans, je ne me croyais pas.
37:15En 92, je disais à tout le monde, à tous les agriculteurs,
37:18mais l'Internet, ça va être la révolution absolue.
37:21Oui, oui, oui, c'est des conneries tout ça.
37:22C'est moi aussi, je vous disais ça.
37:25Quel diable homme !
37:27Donc, la phrase est celle-ci, elle me plaît beaucoup,
37:29et je voudrais savoir comment un homme comme vous réagisse.
37:31C'est une phrase d'Ernst von Salomon.
37:34Ce n'est pas une référence courante,
37:35c'est un conservateur auteur des Allemands des années 1920.
37:42Son livre fameux, c'est Les Réprouvés.
37:44Le jour où l'homme a cru s'émanciper de la tutelle de Dieu,
37:49il ne devinait pas qu'un jour,
37:52les machines s'émanciperont de la tutelle des hommes.
37:55Oui, oui, c'est un...
37:58Comment la comprenez-vous, cette phrase ?
37:59C'est vrai.
38:00C'est un raccourci terrible.
38:01C'est vrai, parce que...
38:02La machine est un terrible maître, maintenant.
38:06Non, le problème, ce n'est pas un maître.
38:08Le problème, c'est qu'elle exige de nous, en permanence,
38:11de devenir des opérateurs.
38:14En gros, je vous donne un exemple.
38:16J'ai un ami, qui est mort depuis,
38:17qui a fait une crise cardiaque chez moi.
38:20Genre 85 ans, c'est presque normal,
38:2320h30, je fais une crise cardiaque,
38:24les médecins arrivent tout de suite, mais vraiment, tout de suite.
38:27Ils se penchent sur lui,
38:29ils avaient un petit défibrillateur avec un...
38:32Ils tapent sur le truc, l'écran déconnait.
38:34À la fin, ils ne se penchaient que sur le moniteur,
38:37et pas sur le patient.
38:39C'est fascinant, ils étaient à genoux devant le...
38:41Le patient n'existe plus.
38:42Le cameron.
38:44C'est fascinant.
38:45Le type qui est...
38:46Le supplicatant était médecin lui-même,
38:48il leur a dit, dis donc,
38:50c'est pas la machine qui est malade, c'est moi.
38:53C'est quand même...
38:54Et donc, effectivement, c'est une tentation très grande aujourd'hui.
38:57On est obsédé par la mécanique qui ne marche pas.
39:02L'obsolescence de l'homme...
39:03Non mais il y a beaucoup de gens, parmi les médecins,
39:05tous les pervers narcissiques en général,
39:07n'aiment pas qu'une mécanique ne marche pas.
39:10Parce qu'ils aiment bien que tout marche, y compris les hommes.
39:13Et c'est pour ça qu'ils rendent les hommes mécaniques.
39:15Parce qu'ils sont prévisibles ainsi.
39:17Ce que ne supporte pas, par exemple, un pervers...
39:19Autre réduction fameuse de la médecine n'a pas grand-chose à la machine.
39:22Oui, mais déjà...
39:24Parce qu'on ne comprend pas la mécanique supérieure...
39:26Le pervers narcissique ne supporte pas les animaux, par exemple.
39:29Parce que les animaux sont imprévisibles.
39:32Et oui.
39:33Et oui.
39:33On ne peut pas les mécaniques.
39:34Moi, le nombre de gens pervers narcissiques, donc manipulateurs pénibles,
39:39c'est-à-dire dans ma propre famille,
39:40qui lèvent les coudes quand mon chien se pointe, c'est fascinant.
39:43Et il est où votre chien ?
39:44Il est là, il est sous la table.
39:45Ah bon, j'espère qu'il viendra nous dire bonjour, au revoir.
39:47Bien, bien, bien.
39:48Je vais nous dire au revoir.
39:48Allez, viens.
39:49J'ai oublié son nom.
39:50Vous m'avez donné son nom, mais j'ai oublié toujours, Christian.
39:53Il s'appelle Thucco.
39:54Comme Thucco Brahe, astronome du XVIe siècle,
39:57sur lequel j'ai écrit un petit roman chez Flammarion.
40:00Un astronaute du XVIe siècle ?
40:01Un astronome.
40:02Un astronome.
40:03Ah, j'avais compris l'astronaute.
40:06Ce sont toutes les catégories.
40:08J'étais stupéfique.
40:09Le petit livre n'a eu aucun succès en France,
40:11parce que c'était dans les mauvaises années,
40:13celle où j'étais mon étoile palissée.
40:15En revanche, il a été traduit en Russie.
40:18Et donc, maintenant, je suis un dissident par nature,
40:20puis je suis traduit à Moscou.
40:23Alors, vous et votre délicieux petit chien,
40:28comment voyez-vous l'avenir ?
40:30Je le vois plutôt favorable par intervention de la Providence.
40:38Je dis que nos maîtres, nos bourreaux,
40:41en fait, ont oublié l'essentiel,
40:43et l'essentiel, c'est qu'ils sont voués à mordre la poussière.
40:47C'est toujours le cas.
40:48Parce que la nature est toujours la plus forte.
40:49Je vous rappelle qu'Hitler a misé le Reich du Rabilan.
40:52Il a duré quatre ans et demi, quoi.
40:54C'est important.
40:57On en est là.
40:59Tout empire périra.
41:00C'est dans la Bible.
41:00Oui, et puis surtout parce qu'ils n'ont pas pris les bonnes méthodes.
41:05Et j'aimerais bien que Musk échappe à cette damnation,
41:08parce que Musk est complètement dans le genre mécanique en ce moment.
41:11Mais il a des tentations de percer, par exemple,
41:15le mystère de l'esprit, de la matière au sens quantique du terme.
41:20Et le faut-il ?
41:20Je ne sais pas, mais en gros, ce type a visiblement une ambition qui est du domaine de l'esprit.
41:29Ce n'est pas un mécaniste.
41:33Alors qu'en fera-t-il ?
41:34Moi, je suis convaincu qu'il est plus ou moins l'antéchrist.
41:37Je vous rappelle que l'antéchrist, c'est quelqu'un qui séduit les foules pendant très longtemps
41:41et qui va jusqu'à guérir.
41:43En gros, il ressemble au Christ en ce sens qu'il a toutes sortes de pouvoirs.
41:49Il peut déchaîner des prodiges.
41:53Mais l'antéchrist peut vaincre aussi.
41:55Non, puisqu'il est prévu le contraire.
41:58Mais oui.
41:58Il est prévu le contraire.
42:00Ce que je faisais comme...
42:02Vous n'êtes pas pessimiste du tout.
42:03Non, pas du tout.
42:04Ce que je faisais comme parallèle entre le christianisme et la modernité,
42:09récemment, au micro de TVL, chez Bergerot,
42:13c'est qu'il y a une modernité qu'on nous inflige qui est tellement mécanique...
42:17Pierre Bergerot dit ça pour les spectateurs.
42:20Cette pensée mécanique, cette pensée moderniste a tendance à dire,
42:26et c'est très franc-maçon ça,
42:28les secrets de l'univers nous seront tous connus un jour.
42:31Car si l'univers est une architecture,
42:34il suffit que nous remontions jusqu'aux secrets
42:36et on devient l'égal du grand architecte.
42:38Ce n'est pas ce que vous pensez.
42:39Et non, moi, je pense que tout ce qui est essentiel est inconnaissable par nature.
42:44L'invisible.
42:44Par nature.
42:45Le chrétien a cette humilité de penser qu'il ne connaîtra pas les trois quarts de la réalité, la vraie.
42:52Alors, je suis très content de cette conversation
42:54parce que derrière Campagnol, on a découvert un autre homme,
42:56le grand parisien un peu rive gauche des années 90 et 90.
43:01Ah oui, c'est sûr que...
43:02On ne le connaissait pas.
43:06Le paysan qui ressurgit sous le nom de Campagnol.
43:11Oui.
43:12Mais ça, c'est un mauvais tour que je l'aurais joué.
43:14Parce qu'en gros, le milieu littéraire m'a plus ou moins écarté.
43:17A tel point que Flammarion, qui avait publié le premier Campagnol,
43:20n'a pas voulu publier le deuxième.
43:22Ah voilà, parce qu'il est devenu un personnage sulfureux.
43:25Ben pas sulfureux, mais il a du succès parmi les gens que Flammarion réprouve.
43:29Et quand je dis Flammarion, c'est Bolloré, c'est tout l'empire.
43:32En gros, maintenant, les empires de presse et les empires d'édition,
43:35c'est la même chose.
43:36Ne parlez pas de Bolloré.
43:37Si vous ne pensez pas bien, vous n'êtes pas publié, vous n'êtes pas commenté.
43:41Combien avez-vous écrit de livres ?
43:43Il y en a une trentaine, une quarantaine.
43:45Une quarantaine, une quarantaine.
43:46Que faut-il lire chez Combaz, alors, pour mieux connaître Combaz ?
43:49Alors, à l'endroit.
43:50C'est fort de café, comme je disais.
43:52C'est très fort à l'endroit.
43:52C'est pas très cher.
43:53C'est disponible en ce moment.
43:56Et puis ça, si vous l'offrez à des amis...
43:5816 euros pour Noël.
43:59Voilà.
43:59Si vous l'offrez à des amis pour les emmerder...
44:01Pour la chandeleur.
44:03Oui.
44:03Non, mais si vous avez des amis bien staliniens dans leur tête,
44:06c'est le genre de choses qu'il faut leur offrir.
44:08Dantidote.
44:09Oui.
44:09C'est plus puissant.
44:10Autre livre de combat à lire.
44:12Bon, écoutez, il y en a un roman que j'aime beaucoup et qui a été assez maltraité,
44:16qui était...
44:17Il y en a deux...
44:17Le meilleur, à mon avis, c'est À ceux qu'on n'a pas aimé.
44:21Ah oui.
44:21Plus profond, ça.
44:23Voilà.
44:24Qui était gros chez Fayard, qui m'a trahi immédiatement après en n'en faisant rien.
44:30Celui-là.
44:31Et puis un autre...
44:31La thèse.
44:32À ceux qu'on n'a pas aimé.
44:33À ceux qu'on n'a pas aimé.
44:40Ils deviennent des poisons et sont là pour éprouver notre faculté de patience à leur
44:45regard.
44:46Et on voit dans ce livre un juge et un vieux restaurateur qui essayent d'améliorer le
44:53destin d'une beau fille qui fait tout pour les emmerder, quoi.
44:56Qui casse ses jouets, qui...
44:57Et quelle année, celui-là ?
44:59Je ne le vois pas.
44:59C'est dans les années 90.
45:01Un autre livre pour découvrir qu'on base.
45:04Un autre livre dont je suis assez fier parce que c'était un vrai beau sujet de
45:07film.
45:08Ça s'appelait 100 ans et demi.
45:10Ça, c'est mon vieux thème de l'âge.
45:12Et donc, c'est le narrateur à rendez-vous pour aller 100 ans de son grand ami.
45:18Et ce grand ami commence la journée en disant à tous ses petits-enfants, etc.
45:22Écoutez, je viens de prendre une ligne de coke.
45:24Si je ne suis pas mort dans un quart d'heure, je pense qu'on va passer le jour et
45:27formidable.
45:28Voilà.
45:29Et le livre, c'est la journée en question.
45:32Votre mois préféré ?
45:33Mon mois préféré, c'est les mois d'automne.
45:35Moi, je suis né en septembre et j'aime bien l'automne.
45:38Votre région de France préférée ?
45:40Région de France préférée.
45:42Sans conteste la mienne.
45:43Parce que, en gros, chez nous, c'est...
46:00On va vraiment vouloir trouver cette journée.
46:02Oui, oui, non, c'est vraiment...
46:04Ça n'a pas changé depuis 44 ans.
46:06Rien ne s'est construit.
46:08Aucune grande route, pas de TGV, rien.
46:10C'est fascinant.
46:11Votre jour de la semaine préféré ?
46:14Le lundi, puisque maintenant, c'est celui de ma chronique.
46:17Votre chronique ?
46:19Oui, c'est tous les lundis à midi.
46:20Mise en ligne à midi, le lundi.
46:22Et on vous y retrouvera volontiers.
46:25Merci.
46:25Votre grand auteur ?
46:26Mon grand auteur, Monterland.
46:28Ah !
46:29J'avais beaucoup d'amitié pour Monterland.
46:31Vous l'avez connu ?
46:31Oui, enfin, quand je l'ai connu...
46:33Je voulais un scoop...
46:35Pour rentrer dans le Figaro, j'avais 18 ans,
46:37je faisais le siège de Monterland,
46:39dans les restes...
46:40Voilà, au Quai Malaké.
46:42C'est le Quai Malaké.
46:43À l'époque où il sillonnait avec Mince-Neuf, etc.
46:46Et Philippe de Saint-Rober.
46:47Voilà, je voulais tomber dessus pour décrocher
46:51une interview un peu exclusive pour le Figaro.
46:53Finalement, j'ai été embauché sans ça.
46:55Votre roi préféré ?
46:57Mon roi préféré.
46:59Mon roi préféré.
47:00Ah !
47:00Enfin, en fait, Louis-Philippe, bizarrement.
47:03C'est bien ?
47:04Parce que j'aime bien cette France-là,
47:06qui est une France apaisée.
47:07C'est un bon roi.
47:08C'est une France apaisée.
47:09Bon.
47:10Écoutez, on pourrait continuer ce dictionnaire Proust.
47:12Ah oui, c'est sûr.
47:13C'est le questionnaire Proust, pardon.
47:15Très longtemps, mais je ne sais pas si on a cerné
47:18tout ce personnage truculent que vous êtes.
47:20Non, mais ce n'est pas truculent du tout.
47:23Mais je veux dire, mon parcours a un avantage,
47:25c'est qu'il montre à quel point le système américain nous a blousés.
47:29Et que j'étais quand même dans la...
47:44Fourieux.
47:44La punition...
47:45Non, parce que là, je pense que les méchants...
47:47On est déliminés potentiellement.
47:48Les méchants...
47:48Les méchants sont morts.
47:50Les méchants sont morts.
47:50Alors, écoutez, une des bougies qui nous tiennent...
47:53Ah, voilà !
47:54C'est éteinte.
47:55Pour nous signaler...
47:56Mais ouais, c'est comme les ventes aux enchères.
47:58Il faut...
47:59Notre conversation touche hélas à sa fin.
48:02Mais peut-être que nous pourrons le reprendre.
48:04Merci.
48:04Cher Christian, merci pour tout ce que vous avez dit.
48:06Et je voudrais ajouter quelque chose.
48:07Merci pour tout ce que vous m'avez apporté,
48:09que j'ai reçu quelques fois avec mauvaise humeur.
48:11C'est gentil.
48:12Parce que vous êtes trop prophétique.
48:14Mais vous avez toujours été prodigieusement amical avec moi.
48:16Oh, c'est gentil.
48:18C'est gentil.
48:18Je voulais vous en dire toute ma attitude.
48:19Vous avez un statut aussi assez comparable à celui de Camus
48:23à propos de la technique.
48:24Parce que Camus m'a servi de moi
48:25pour faire ses histoires informatiques dès le début.
48:29Il pestait au téléphone en disant
48:30« Comment ? Mais si je fais ça, ça fait ça ! »
48:32Je dis « Mais attendez, on ne rejetit pas dans la machine ! »
48:33J'avais lancé un parti que vous appelez le RIF.
48:37Oui.
48:37Vous m'avez donné des consultations,
48:39que je n'ai pas suivies pour mon malheur d'ailleurs.
48:42Et vous auriez pu faire quelque chose.
48:43Cela dit, entre parenthèses,
48:44mes méthodes de battleur marchent mieux que les vôtres.
48:46Ah oui, vous marchez très bien.
48:48Vous voyez que je ne peux plus faire un pas dans un restaurant
48:51sans qu'il y ait des gens qui me reconnaissent.
48:53Par conséquent, je pense que la méthode
48:55pour rendre une pensée ou une parole populaire,
48:59c'est un peu celle-là.
49:00Ah mon Dieu, nous n'en finirons jamais de parler.
49:02C'est exclu.
49:03Merci pour votre temps,
49:04merci pour votre visite.
49:05Merci à vous, j'ai très gentil.
49:05Merci pour tout mon cher Christian.
49:07Je saute dans ma voiture.
49:09Très bien, pour une fois, vous ne prenez pas l'avion.
49:11Vous ne sautez pas en paraporte,
49:13Rudolfine à Paris.
49:14Merci beaucoup.
49:15Merci à vous.
49:16A bientôt Christian.
49:17A bientôt.
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