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  • il y a 3 heures
Jeudi 8 octobre 2026, retrouvez Alexandre Baradez (Chef analyste, IG), Nicolas Forest (Directeur des investissements, Candriam) et Bastien Drut (Responsable des études et de la stratégie, CPR AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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00:00Générique
00:06...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne.
00:10Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à midi 30
00:15et à 17h30.
00:16Vous pouvez nous retrouver en rattrapage, en replay sur notre site bismart.fr
00:21et vous pouvez également nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition, ce soir, les prix du pétrole repartent en nette hausse aujourd'hui
00:31avec un baril de Brent qui progresse à nouveau de plus de 4% et retrouve le seuil de 105
00:36dollars
00:36pendant que son homologue américain, le WTI, dépasse les 90 dollars.
00:42Alors, quelle est la raison de cette remontée des prix ?
00:45Tout ça vient d'un rapport qui casse une idée reçue.
00:48Tout le monde pensait que Donald Trump éviterait d'attaquer l'Iran avant l'élection de mi-mandat dans moins
00:54d'un mois.
00:55Mais d'après le journal The Atlantic, la Maison-Blanche aurait demandé au Pentagone
00:59de préparer des frappes contre des cibles iraniennes à lancer avant le vote.
01:04C'est un vrai virage parce que Donald Trump semblait plutôt vouloir attendre et calmer le jeu jusqu'ici.
01:10Discussion à suivre dans un instant sur ce plateau avec nos invités.
01:15Ces nouvelles pressions sur les prix du pétrole provoquent une nouvelle vente massive d'obligations
01:21alors même que les marchés obligataires sont sous haute surveillance à travers le monde.
01:25Et ce, depuis quelques jours, quelques semaines même.
01:28Dans le détail concernant ces taux mondiaux, le rendement américain à 10 ans
01:33repasse au-delà du seuil de 5,30% en séance et retrouve des niveaux plus vus depuis 2002.
01:39Et le 30 ans se traite autour de 5,70%, même un peu au-dessus de ce seuil.
01:44Les rendements qui se sont un petit peu détendus au moment où on parle.
01:48Un mot aussi sur le rendement japonais à 10 ans qui a atteint hier un plus haut historique à 3
01:54,12%.
01:55Aujourd'hui, il se traite un petit peu sous 3,10%.
01:59Côté britannique, les taux des obligations d'État à 30 ans grimpent à un sommet inédit depuis 28 ans.
02:07En Europe, enfin, le rendement allemand à 10 ans évolue autour de 3,50%.
02:12Et le rendement français de même échéance grimpe encore aujourd'hui après une envolée de 15 points de base hier
02:19dans la journée.
02:20Le rendement français se traite au-delà de 4,95% aujourd'hui dans la journée et a ainsi tutoyé
02:27le seuil de 5%.
02:29Depuis, il s'est un petit peu détendu et évolu autour de 4,85%, 4,90% à l'instant
02:37où on parle.
02:38Et puis, le spread franco-allemand se stabilise autour de 140 points de base alors qu'il avait atteint dans
02:44les jours précédents les 150 et avait même presque atteint les 160 points de base.
02:49Une situation de tension mondiale qui pèse évidemment aussi sur les indices actions, surtout en Europe.
02:58Tous ou presque évoluent en repli.
03:00Aux Etats-Unis, en tout cas, après leur récent record de cette semaine, le S&P 500 et le Nasdaq
03:06cèdent un peu de terrain.
03:07En France, le CAC 40 est à nouveau en repli et perd désormais 10% depuis son sommet de cet
03:13été au mois d'août.
03:14Autre symbole du désamour de la France, les bancaires pourtant leaders ces dernières années, Davis, société générale, perd même 25
03:23% depuis son sommet du mois d'août également.
03:363 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
03:40Alexandre Baradez, chef analyste chez IG.
03:43Bonsoir Alexandre.
03:44Bastien Drue, responsable des études et de la stratégie de CPRM.
03:47Bonsoir Bastien.
03:48Et Nicolas Faurez, directeur des investissements de Candriam.
03:51Bonsoir Nicolas.
03:52Bonsoir Pauline.
03:53Alexandre, commençons avec cette situation française.
03:57Je disais en intro, le taux, le rendement français à 10 ans a même flirté avec les 5% au
04:02cours de la séance.
04:04On savait que la France était sous pression.
04:07L'INSEE l'a confirmé la semaine dernière.
04:09La dette frôle les 3600 milliards d'euros, soit 119% du PIB.
04:14Alexandre, que dire de ces taux français ?
04:16Est-ce qu'un rendement français à 10 ans, à 5%, c'est viable dans ces conditions ?
04:22Déjà, on va rebondir sur les propos de Roland Lascure, qui s'est exprimé en direct du Royaume-Uni, je
04:26crois, cet après-midi,
04:28et qui dit ce que beaucoup, je pense, d'autres personnes pensent, à savoir que le marché obligataire n'est
04:32pas dysfonctionnel, pour reprendre ces termes.
04:35Il dit, grosso modo en substance, c'est à nous de faire le travail nécessaire, mais on n'a pas
04:41besoin d'aide extérieure, grosso modo.
04:42Il dit « end of God », en gros, on n'a pas besoin de la main de Dieu pour
04:44venir nous aider, un peu comme Draghi à l'époque.
04:47Donc c'est le signe, et il reconnaît qu'effectivement, il n'y a pas de fragmentation suffisante du marché
04:51obligataire à l'échelle européenne
04:53pour nécessiter une intervention de la BCE, ce qui était le cas à l'époque.
04:57Et donc, c'est à la fois reconnaître que c'est à la France de faire ses propres devoirs.
05:02Et ça rappelle aussi qu'il y a une situation qui est qu'on a effectivement, et c'est de
05:06la rappeler, des taux qui ont grimpé,
05:08parce que ce sont les conséquences de la géopolitique, ça c'est très vrai.
05:10Rappelons que le taux de 10 ans français, en février de cette année, juste avant la guerre en Iran, c
05:15'était 3,2%.
05:16Donc on était déjà en haut, au-dessus de l'Italie, de la Grèce, mais de très peu,
05:20et les spreads, entre les principaux pays, étaient quand même relativement resserrés.
05:23Et la crise géopolitique, en liftant le pétrole, l'inflation, la réaction des banques centrales, a accentué ce mouvement-là.
05:30Donc l'origine vient quand même de là, mais elle s'est greffée sur une situation très fragile du déficit.
05:34Et quand vous êtes un mauvais élève et qu'une crise arrive, vous n'avez pas les outils pour la
05:38gérer.
05:38L'Allemagne arrive bien mieux, et c'est là qu'on est actuellement en fait.
05:41Donc c'est la résultante de tout ça, et il y a quand même la composante.
05:45Si on doit déterminer quel est le poids dans cette pression à la hausse sur les taux,
05:49le sentiment que j'ai sur l'observation de ce qu'on voit ces derniers mois,
05:51c'est qu'il y a quand même deux tiers liés à la géopolitique, au pétrole,
05:55et à tout ce que ça déchaîne comme réaction, ça crée comme réaction en chaîne plutôt derrière,
06:00et un gros tiers lié à notre situation domestique, échéance électorale,
06:04et position qui se radicalise forcément dans les partis politiques en vue de la présidentielle.
06:10Bastien, Alexandre, le rappelait justement, cette intervention de la Banque Centrale Européenne,
06:14c'était en 2022 avec l'Italie, c'est ça il me semble,
06:19c'était à peu près à un spread de 250 points de base.
06:22Est-ce qu'il faudrait attendre que l'écart des taux soit à ce niveau-là
06:26pour que la BCE puisse intervenir éventuellement sur la France,
06:31ou est-ce qu'elle pourrait quand même donner des signaux d'alerte avant,
06:35peut-être à 200 points de base ?
06:37Mais à ma connaissance, la BCE n'est pas intervenue spécifiquement sur un pays en particulier.
06:43Donc en 2022, quand il y avait eu pas mal de remontées des taux,
06:46déjà à l'époque c'était lié à la hausse des prix du pétrole,
06:49il y avait des spreads qui s'étaient écartés à l'époque,
06:52on avait parlé sur les marchés de possibles interventions de la BCE,
06:57mais la BCE n'avait pas acheté directement des obligations d'un pays en particulier,
07:02ça, ça n'est jamais arrivé en réalité.
07:05Tous les programmes comme l'OMT, comme le TPI qui a été mis en place
07:10justement pendant la crise de 2022,
07:13c'était un instrument qui était dissuasif, qui n'a jamais été utilisé,
07:16et on n'a jamais eu la BCE qui a acheté directement.
07:19Après, effectivement, on a bien un effet très dissuasif,
07:23le fait que la BCE annonce à ce moment-là en 2022
07:25qu'il y aurait peut-être un instrument pour intervenir sur un pays
07:30sur lequel il y aurait une hausse du spread qui serait complètement disproportionnée,
07:34qui ne serait pas en ligne avec les fondamentaux,
07:37ça a eu un effet assez positif sur les spreads,
07:40parce qu'on a eu du resserrement de spreads à l'époque.
07:42Mais le TPI, c'est quand même un outil qui est, comment dire,
07:47pour lequel il y a des contreparties.
07:49On exige finalement d'un pays qu'on aiderait de mettre en place des mesures budgétaires,
07:55et là, c'est quelque chose, une procédure qui est quand même assez lourde, je pense.
07:59Après, un autre point qui pourrait intervenir du point de vue de la BCE,
08:05c'est peut-être un jour la fin du quantitatif tightening,
08:08parce qu'actuellement, la BCE, elle utilise ce quantitatif tightening à plein.
08:14Toutes les obligations qu'elle détient, qui arrivent à maturité,
08:16finalement, elle les laisse à maturité, elle ne les réinvestit pas,
08:19ce qui fait que les marchés obligataires européens doivent,
08:22en plus des émissions des gouvernements,
08:25incorporer, absorber 500 milliards d'euros d'obligations souveraines par an.
08:29C'est des gros montants.
08:30Pour la France, c'est à peu près 20%, donc c'est à peu près 100 milliards par an.
08:33C'est quand même beaucoup quand on pense que la France,
08:36les émissions nettes obligataires, c'est à peu près 130-140 milliards par an.
08:41Donc voilà, si en plus on remet les 100 milliards actuellement du quantitatif tightening,
08:44ça fait beaucoup.
08:45Il se trouve que la BCE a déjà été assez loin dans cette opération de quantitatif tightening,
08:51qui consiste finalement à une réduction de liquidité excédentaire.
08:56Là, la BCE, elle a presque complètement détruit la liquidité excédentaire
09:01qui avait été créée pendant la crise Covid.
09:03Avant la crise Covid, les liquidités excédentaires, c'était quelque chose comme 1900 milliards d'euros.
09:08Là, on est à 2100 milliards d'euros, donc on a pratiquement tout effacé.
09:12Et on pourrait se dire, à un moment donné,
09:15que finalement ce travail de quantitatif tightening, maintenant, a été suffisamment loin.
09:19D'autant plus qu'on a maintenant pas mal de pression sur les taux longs dans tous les pays,
09:24notamment la France, en Asie, en Italie.
09:26Et qu'on voit, par exemple, cette semaine, Philippe Lein, le chef économiste de la BCE,
09:31qui dit que finalement, le fait que les taux longs montent beaucoup,
09:35ça va avoir un effet négatif à la fois pour l'inflation et pour la croissance.
09:39Et qui commence à se poser la question de, est-ce que les taux longs ne sont pas en train
09:42de monter trop vite, trop fort ?
09:44Et une façon de remédier au problème, ça pourrait être tout simplement de décider que ce quantitatif tightening,
09:51soit on l'arrête, soit on le freine, soit on dit qu'on va le freiner.
09:54Et ça, ça pourrait avoir un effet qui serait positif également.
09:57Et ça serait très concret, contrairement au TPI qui, lui, n'a jamais été utilisé.
10:01Oui, d'accord.
10:02Non, mais c'est vrai que c'est peut-être aussi ça le sujet, Nicolas,
10:05c'est peut-être la remontée des taux très vite qui inquiète aussi les investisseurs.
10:11Sur la France ?
10:12Sur la France et partout dans le monde, parce que c'est pareil, comme le disait Bastien,
10:17dans d'autres pays d'Europe, mais même aussi aux Etats-Unis, tout est monté vite et fort.
10:22Oui, après, il ne faut pas tout confondre.
10:26J'ai envie de dire qu'il y a une bonne hausse de taux, il y a une mauvaise hausse
10:29des taux.
10:30Aux Etats-Unis, pour répondre à votre question, les taux d'intérêt ont monté fortement, vous avez raison,
10:35mais c'est largement dû à des surprises positives sur la croissance.
10:39Bien sûr, révision à la hausse sur le trimestre à 2,2% par exemple.
10:43Voilà.
10:43Et donc, les anticipations d'inflation, elles, les inquiétudes qui sont liées à l'inflation,
10:47n'ont quasiment pas bougé.
10:49C'est la composante taux réelle qui a fortement monté.
10:51Quand vous avez une croissance réelle de 2,5, même un peu plus,
10:57et que vous avez une inflation qui est 3, 2,5 plus 3, ça fait 5,5.
11:01Donc, c'est logique avec les taux actuels ?
11:04Donc, un environnement dans lequel les taux d'intérêt sont autour de 5, voire au-delà,
11:08c'est relativement logique.
11:10Et cela peut surprendre, d'autant plus que les investisseurs auraient pu s'attendre
11:14à avoir des inquiétudes sur le marché actions.
11:16Mais non, le marché, l'économie américaine tient.
11:19Et c'est le premier point.
11:20Le premier point, c'est que l'économie américaine, elle est solide.
11:23Elle affiche des surprises positives sur la croissance,
11:26grâce aux investissements solides et une consommation résiliente.
11:29C'est ce qui explique que les taux réels montent, et donc les taux américains,
11:32montent pour de bonnes raisons.
11:33D'accord.
11:34Après, il y a les taux européens.
11:36Et l'ensemble des taux développés, puisque c'est vrai, on voit que le Japon, le Royaume-Uni,
11:43l'ensemble du reste du monde connaît une forte hausse de taux.
11:47Et voilà, même si pour l'investisseur obligataire, il ne faut pas non plus être totalement inquiet,
11:52parce que quand vous êtes investisseur obligataire, même si vous avez la hausse de taux,
11:55vous avez quand même un coussin, vous avez les coupons, vous avez le cari.
11:58Et donc, très vite, vous revenez, je dirais, la tête au-dessus de l'eau.
12:04Mais c'est vrai que l'environnement de hausse de taux peut poser des défis aux États.
12:10Ça peut poser un défi à l'État américain, qui a aussi un déficit plus large que le déficit français.
12:16Mais la France, c'est un cas bien particulier, parce qu'au sein de la zone économique monétaire
12:21dans lequel on est, tout écartement des spreads, c'est un risque de fragmentation.
12:26Et donc aujourd'hui, pour reprendre ce qui a été dit tout à l'heure sur la France,
12:31cette hausse de taux, c'est une hausse de taux pour de mauvaises raisons.
12:34Oui, c'est ça.
12:35Pour de mauvaises raisons.
12:36Le spread français a atteint un niveau qu'on n'a jamais vu depuis 2012.
12:41C'est-à-dire un niveau dans lequel on était en crise de la dette souveraine.
12:46Ce niveau de spread est un niveau inquiétant.
12:49Même si les autorités monétaires ou budgétaires disent que tout va bien,
12:55c'est un niveau qui est inquiétant et qui reflète la perte de crédibilité de la France
13:03sur le plan de sa capacité à ramener son déficit sous contrôle.
13:07En revanche, ne nous inquiétons pas, ne nous affolons pas,
13:10parce que l'Agence France de Trésor, la dette française est bien gérée.
13:14C'est une des dettes qui a la maturité la plus longue.
13:17Il y a très peu qui tombent à échéance dans un an.
13:19C'est relativement faible, c'est 14%.
13:21Et le niveau général de taux d'intérêt auquel la France s'est empruntée sur cette moyenne
13:26de 8 années et demie est faible.
13:29Mais la situation de spread, elle est préoccupante.
13:32Et entre maintenant et les élections présidentielles,
13:35je ne vois pas comment les choses vont se stabiliser.
13:37Et s'il se devenait avoir davantage de mauvaises nouvelles ou d'inquiétudes
13:42liées à des programmes politiques plus ou moins farfelus,
13:45le spread s'écarterait davantage.
13:47Et là, ce serait une hausse des taux pour les taux français pour de mauvaises raisons.
13:50Cela ne crée pas une inquiétude imminente de la liquidité française.
13:56La France continue à emprunter.
13:58Et on a un niveau général de taux d'intérêt qui reste relativement faible, autour des 2%.
14:02Mais sur le moyen terme, c'est préoccupant et ça inquiète l'investisseur obligataire.
14:06Nicolas, parler justement de la Banque Centrale Européenne
14:09pour d'autres raisons que celles qu'on va aborder maintenant avec vous,
14:13Bastien et Nicolas.
14:16La Banque Centrale Européenne se réunit juste après la réserve fédérale en octobre, le 29.
14:22Qu'est-ce qu'on attend de cette réunion de politique monétaire ?
14:25Est-ce qu'on attend autre chose qu'un statu quo ?
14:31C'est une très bonne question.
14:32Pour reprendre et faire le lien avec la question précédente,
14:34parce que j'étais d'accord avec ce que vous dites, sauf sur l'inflation.
14:36Le fait qu'on ait une inflation élevée, l'inflation est élevée en Europe.
14:41Elle a surpris à la hausse.
14:42Elle a accéléré au moment de l'été, ce qui a conduit à la première hausse de la BCE.
14:47Et cet environnement dans lequel l'inflation reste élevée fait que la BCE va rester vigilante,
14:52ne va pas monter les taux en octobre, mais pourrait vraisemblablement monter les taux en décembre.
14:56Ce contexte d'inflation fait que la Banque Centrale Européenne n'est pas prête demain
15:01à mettre forcément un mécanisme anti-fragmentation, parce qu'elle doit veiller à maintenir les anticipations d'inflation sous contraintes.
15:08Par contre, ce qui est sûr, c'est que la BCE doit non seulement veiller à gérer sa politique de
15:13taux,
15:14elle va monter les taux en décembre, sans doute pas en octobre,
15:17elle doit veiller à travers la stabilité des prix,
15:20elle doit veiller à la stabilité des marchés, aux mécanismes de transmission.
15:22Et c'est tous les mécanismes que vous avez utilisés qui, pour l'instant, ne vont pas être utilisés.
15:26Ça veut dire qu'il faudra aller beaucoup plus mal.
15:28Et puis après, il y a la question de toutes les rumeurs qui peuvent arriver autour de la Banque Centrale
15:32Européenne,
15:33puisque Christine Lagarde devrait céder son siège en 2027,
15:36et pourrait de façon anticipée démissionner,
15:38ce qui ouvre la question de sa succession,
15:40avec deux potentiels candidats, un hollandais, un espagnol.
15:44Et quand je fais le lien entre votre question numéro 2 et la question numéro 1,
15:48et la réponse que vous avez faite, je me dis, en effet,
15:51est-ce que la Banque Centrale Européenne sera prête, le cas échéant,
15:55à acheter des titres français s'il y a davantage de crise,
15:57et qui le fera ? Qui le décidera ?
16:00Est-ce que ça sera encore la présidente Lagarde ?
16:02Ou est-ce que ça sera un successeur ?
16:04Ce sont autant de questions pour l'investisseur, pour 2027,
16:07tant sur les taux d'intérêt, que sur les anticipations d'inflation,
16:12que sur les spreads,
16:13parce que tout ceci, une politique monétaire,
16:15c'est avant tout une histoire de confiance, de crédibilité, de parole.
16:19Il a fallu d'une phrase de Mario Draghi pour sauver la zone euro.
16:22Oui, c'est sûr, vous l'avez rappelé, tout ça est au stade de rumeur pour l'instant.
16:27Alexandre, si vous avez des commentaires sur cette Banque Centrale Européenne,
16:31on pourra aussi peut-être parler de la Réserve Fédérale,
16:33avec des indicateurs dont on a pris connaissance la semaine dernière,
16:37avec un rapport sur l'emploi moins solide que ce qui était prévu,
16:42des indicateurs PCE et corps PCE que la Fed regarde, évidemment,
16:46pour prendre ses décisions monétaires.
16:48Mais voilà, si vous avez des commentaires d'abord sur la BCE,
16:50et puis ensuite sur la Réserve Fédérale.
16:51Oui, pour la BCE, pour comprendre ce que vous disiez,
16:52c'est vrai qu'une situation qu'il ne faut pas perdre de vue,
16:54c'est que le dernier mois de l'année 2025,
16:59et les deux premiers mois de 2026,
17:00on avait une inflation en zone euro globale,
17:02qui était soit à 2, soit en dessous de 2%.
17:04Et même les mois précédents, on était un peu dessus, un peu en dessous.
17:06Donc le mandat de la BCE,
17:07la BCE était parfaitement dans son mandat.
17:09Et c'est pour ça que quand on a démarré l'année,
17:12les anticipations pour cette année,
17:13c'était statu quo de la BCE,
17:14et qu'aux États-Unis, on l'orniait sur des baisses de taux.
17:17Les probabilités étaient de deux baisses de taux en début d'année,
17:20pour la Fed.
17:20Rendez-vous compte, c'est le chemin qu'on a parcouru depuis.
17:22Donc c'est important de le préciser,
17:24c'est ce qu'a rappelé, je trouve,
17:25à juste titre le gouverneur de la Banque de France ce matin,
17:27indiquant que la grosse partie de l'inflation en zone euro,
17:30ça venait de l'énergie.
17:31Et donc, dit comme ça, ok,
17:33mais ensuite, moi ce qui m'inquiète un peu,
17:35c'est de voir le niveau des taux que nous avons actuellement,
17:37donc les répercussions que ça a sur le coût de crédit,
17:39pour les États, donc ménages, entreprises et États,
17:41dans une zone euro, la croissance,
17:43bon en mal, on est à 1%,
17:45et donc on a beaucoup trop d'inflation,
17:48et une croissance trop faible.
17:49Et le risque que l'on a, c'est-à-dire qu'il y a déjà eu des hausses de
17:51taux,
17:51si la BCE en calme une troisième en décembre,
17:54c'est qu'elle a la capacité de l'économie européenne
17:56à pouvoir encaisser ces hausses de taux.
17:59Et si on projetait ça à côté des États-Unis,
18:01c'est vrai que c'est une économie, vous le disiez,
18:02qui est bien plus résiliente,
18:05mais quand même ses taux élevés, si on se souvient bien,
18:07Scott Bessent, qui a un peu pataugé,
18:09qui a un peu galéré août et septembre,
18:11en non-sens, ses buy-back,
18:13c'est qu'il y avait quand même des niveaux de taux
18:14qui posaient un peu problème pour le Trésor américain,
18:18avec cette compétition aussi, avec les hyperscalaires,
18:20il y a un schéma du marché obligataire qui est un peu plus complexe.
18:23Moi, la question que je me pose, quand même,
18:25et pour moi, c'est mon scénario des six mois qui arrivent,
18:28jusqu'à présent, le discours des banques centrales,
18:29c'est de dire, les économies sont résilientes,
18:31c'est pour ça qu'on a aussi la capacité de relever les taux.
18:35Est-ce que cette économie,
18:36est-ce que ces économies seront encore résilientes
18:38dans trois ou six mois, parce que, ce que disait Sébastien,
18:41les taux qui grimpent pour tout le monde,
18:42ça exerce quand même des conditions financières
18:44qui sont un poil plus restrictives.
18:46Aux Etats-Unis, c'est compensé par le marché action
18:48qui se porte très très bien, qui vient un peu edger
18:50l'effet restrictif du marché obligataire.
18:53Mais, pour les consommateurs,
18:55pour une grosse partie de la population américaine,
18:56oui, il y a de l'effet richesse pour une partie,
18:57mais pour l'autre, il n'y a pas cet effet richesse, ou beaucoup moins.
18:59Et dans ce cas-là, est-ce que la consommation américaine,
19:02ce que vous disiez, est-ce qu'elle va tenir
19:03pour justifier ces niveaux de taux qui sont relativement élevés ?
19:07Moi, je ne suis pas forcément convaincu de ça.
19:09J'ai quand même le sentiment, et ce qu'on voit dans les enquêtes,
19:12celle du Michigan est peut-être un peu partisane,
19:13mais celle du Conférence Board, les moins,
19:15on sent que le consommateur, une partie des consommateurs américains,
19:18est en souffrance.
19:19Et on voit d'ailleurs dans les sondages en direct,
19:21sur les sites de Paris prédictifs ou autres,
19:23qui sont désormais des outils de sondage en temps réel,
19:26ça bascule pour l'instant côté démocrate.
19:28Donc, c'est qu'il y a une partie de l'économie américaine
19:31des consommateurs qui n'est pas bien portante.
19:34Et moi, je suis moins convaincu,
19:35d'ailleurs, ce qu'on voit sur les banques,
19:36et je m'arrête là-dessus,
19:37ces banques qui baissent, effectivement,
19:38c'est l'effet un peu négatif, toxique des taux,
19:40mais est-ce qu'il n'y a pas déjà des anticipations
19:41un peu plus moyen terme d'un petit ralentissement de l'économie,
19:44peut-être recherché d'ailleurs,
19:45par Scott Besson, qui laisse les taux aussi un petit peu monter,
19:48pour juguler cette inflation.
19:49Les taux qui montent comme ça,
19:50ce que disait Bastien,
19:50ça a aussi des effets un peu compressifs sur l'inflation.
19:53Et est-ce que ce n'est pas la stratégie actuelle ?
19:54On laisse un peu perdurer la situation au Moyen-Orient,
19:56on laisse le pétrole pas trop,
19:58mais pas sur le niveau actuel,
19:59et ça contraint finalement un petit peu l'économie et l'inflation.
20:02Est-ce que ce n'est pas le but recherché
20:03par le trésor américain en ce moment ?
20:06On verra ça dans les prochains mois,
20:08et sur cette durée, évidemment, du conflit,
20:10on ne sait pas du tout quand il va s'arrêter, évidemment.
20:12Bastien, vos commentaires,
20:14Alexandre a dit déjà beaucoup de choses
20:16sur la situation en Europe et aux Etats-Unis.
20:19Est-ce que vous voulez réagir déjà ?
20:21C'est difficile de parler après Alexandre,
20:23parce qu'Alexandre arrive à parler de beaucoup de sujets
20:25en très peu de temps,
20:26et c'est très impressionnant.
20:29Ce que je peux dire peut-être sur la Fed, par exemple,
20:32c'est qu'on a eu cette année
20:34un changement radical de communication
20:35avec Kevin Warch,
20:37qui lui ne veut plus du tout parler.
20:39En fait, ce qui est intéressant,
20:40c'est qu'il ne veut plus parler,
20:41et on a bien compris que
20:43s'il s'était rangé derrière la hausse de taux en septembre,
20:46c'est parce que finalement il savait qu'il était tout seul
20:47dans le board, ou à peu près tout seul,
20:49et on a compris que finalement
20:51ce n'était pas vraiment lui qu'il fallait écouter,
20:52donc il ne veut plus parler,
20:53mais de toute façon on ne veut plus l'écouter
20:54parce qu'il n'a rien de vraiment très intéressant à dire.
20:58En revanche,
20:59on a des membres assez influents
21:01qui eux ont continué à parler.
21:03Donc, avec Christopher Weller,
21:04qui est quelqu'un de très subtil, je dirais,
21:06qui a pris la parole ce matin,
21:07et qui indiquait comment il fallait mener,
21:11comment pouvait être menée
21:12la For White Guidance de la Fed maintenant,
21:14donc c'est un peu quelque chose d'assez pédagogique là-dessus,
21:18mais surtout, ce qu'il disait,
21:20c'était que pour lui,
21:22il fallait continuer à monter les taux,
21:25mais de façon très flexible en termes de timing,
21:28ce qui est une façon de dire,
21:29bon, vous m'avez compris,
21:30ça ne sera pas pour octobre,
21:31ça sera pour décembre,
21:32et puis on avait William,
21:34c'est le président de la Fed de New York,
21:35il y a quelques jours,
21:36qui disait qu'on pouvait être patient
21:38dans le cycle de hausse de taux,
21:40donc c'était une façon de dire,
21:42vous m'avez compris,
21:43ça ne sera pas pour octobre,
21:44ça sera pour décembre,
21:45et donc on a quand même quelques membres
21:47qui sont influents de la Fed,
21:49du bord de la Fed,
21:50ou Williams,
21:51qui n'est pas dans le bord,
21:52mais qui est assimilé,
21:54qui télégraphe finalement,
21:56qui envoie le signal
21:57qu'il n'y aura pas de hausse de taux en octobre,
22:00mais qu'il y en aurait une en décembre,
22:02donc c'est vraiment,
22:03il y a un changement radical de communication de Warch,
22:06mais finalement,
22:07si on s'écoute les autres,
22:08on reste un peu sur le même schéma qu'avant,
22:11et on reste sur cette histoire de hausse de taux.
22:14Peut-être pour faire le lien
22:16avec ce que vous avez dit tous les deux,
22:18sur la question des hausses de taux,
22:20aux Etats-Unis,
22:21il y a vraiment cette histoire de hausse de taux
22:23pour des bonnes raisons,
22:24comme vous le disiez,
22:25et en fait,
22:27on voit que les taux ont plus monté
22:30sur l'été aux Etats-Unis qu'en Europe,
22:32parce que justement,
22:33il y a plus de croissance,
22:34et on a un écart de taux entre les Etats-Unis
22:37et puis l'Europe qui s'est bien réécartée,
22:40et c'est pour ça qu'aujourd'hui,
22:41on avait la parité euro-dollar
22:42qui est repassée en dessous de 1,12,
22:44brièvement,
22:45là, on est repassé au-dessus, je crois.
22:47Légèrement au-dessus, mais...
22:48Très, très légèrement au-dessus,
22:49et c'est vraiment ce mouvement,
22:51et on est au plus bas niveau pour l'euro-dollar
22:53depuis mai 2025,
22:54donc ça commence à faire,
22:55et c'est vraiment cette histoire
22:57de différentiel de taux en intérêt
22:59qui explique complètement cette histoire,
23:02parce qu'aux Etats-Unis,
23:03il y a une hausse de taux
23:04pour des bonnes raisons,
23:05comme vous disiez juste avant.
23:05Il nous reste cinq minutes seulement
23:07pour évoquer un autre grand sujet du moment,
23:10c'est évidemment les résultats du troisième trimestre
23:13qui commencent dès demain avec Delta,
23:16mais surtout la semaine prochaine
23:17avec les grandes banques américaines
23:19qui vont publier leur compte.
23:21Nicolas, qu'est-ce que vous attendez
23:23pour cette saison des résultats,
23:24sachant que la saison du trimestre 2
23:26était assez exceptionnelle ?
23:30Aujourd'hui, nous sommes constructifs
23:33sur les actions,
23:34et principalement sur les actions
23:35des valeurs technologiques.
23:37Voilà, c'est peut-être pas très nouveau,
23:40mais disons qu'aujourd'hui,
23:42c'est le secteur qui fonctionne
23:43partout, et surtout aux Etats-Unis,
23:47et donc le secteur que je vais regarder
23:48avec attention,
23:49ce sont les publications de résultats
23:50des grandes entreprises
23:51des valeurs technologiques,
23:53des grandes entreprises américaines.
23:54Parce que quand on regarde le reste
23:56des différents secteurs,
23:58je dirais que c'est un peu plus morne.
24:02Les petites et moyennes capitalisations
24:03ont connu quelques difficultés,
24:04et là on voit bien que la hausse des taux
24:05les a impactées.
24:07Et du côté des autres secteurs,
24:09y compris les banques,
24:11oui, on va regarder,
24:12mais c'est un secteur sur lequel
24:14on est peut-être moins à l'aise.
24:15Donc aujourd'hui, il y a deux secteurs
24:16sur lesquels nous sommes confortables,
24:19sur lesquels nous sommes constructifs.
24:20La tech, qui est vraiment
24:23la locomotive du marché actions,
24:25et cette année,
24:26somme toute comme l'année passée,
24:27il fallait juste être long tech.
24:28toute action en dehors
24:30était destructrice de valeurs.
24:32Voilà.
24:33Et le deuxième secteur
24:34qu'on va regarder,
24:35qu'on aime bien,
24:36mais sur lequel on a pu se brûler les ailes,
24:39c'est le secteur de la santé.
24:40Et toutes les entreprises de la santé,
24:42c'est un secteur qui a été relativement
24:45quand même chahuté,
24:47et qui offre quand même
24:48des perspectives intéressantes
24:49de performance,
24:51et qui pourrait être aussi
24:52un peu plus désoffensive
24:53si on a davantage de volatilité
24:56dans les prochaines semaines.
24:57Donc, on va regarder vraiment
24:58avec attention.
24:59Et puis, je rejoins ce qui a été dit.
25:01C'est vrai que la hausse des taux,
25:04pour des bonnes raisons,
25:05l'économie,
25:06la croissance,
25:06et les marchés actions tiennent.
25:08Mais ils tiennent,
25:09c'est surtout quelques grandes capes
25:11qui tiennent.
25:11Et donc,
25:12ce qui sera intéressant,
25:13c'est de voir en effet
25:14si la hausse des taux
25:15qu'on a connue
25:16a créé
25:17et commence à impacter
25:19certaines entreprises.
25:20Est-ce que c'est un peu plus dur
25:22de se financer aussi
25:23pour certaines entreprises
25:24qui ont des plans de capex ?
25:25On va regarder ça.
25:26Mais sur la tech,
25:27c'est vraiment ça,
25:28la capacité à monétiser
25:29tous ces plans d'investissement.
25:31Est-ce que les perspectives
25:32de earning
25:32restent élevées
25:33pour les six prochains mois ?
25:35Alexandre,
25:36vos commentaires sur la tech,
25:38je le disais en intro,
25:40le S&P 500,
25:40le Nasdaq
25:41sont au plus haut
25:42et toutes ces performances
25:45sont concentrées
25:46sur cet unique secteur,
25:47justement.
25:48C'est impressionnant
25:48parce que quand on voit
25:49les indices de volatilité,
25:50par exemple sur le S&P 500
25:51qui est assez pondérant tech,
25:53on a un VIX à 15-16,
25:54donc c'est vraiment
25:54un niveau de calme total
25:55sur la volatilité
25:56et face à ça,
25:57vous avez la volatilité
25:57du marché obligataire américain
25:59qui a grimpé très largement.
26:01Et effectivement,
26:02la performance
26:02est concentrée sur la tech
26:03et l'énergie,
26:04c'est les deux gros secteurs
26:05qui font que le S&P 500
26:06est sur le niveau actuel.
26:07Regardez par exemple
26:08le Dow Jones,
26:08c'est des pondérations
26:09un peu différentes,
26:09mais le Dow Jones
26:10ressemble à ce qu'on a
26:11un peu sur l'Europe,
26:11c'est-à-dire des valeurs
26:12assez diversifiées,
26:13et un peu de value aussi,
26:14des banques,
26:15ça performe moins bien.
26:17Et le Russell 2000,
26:18vous en avez parlé,
26:18les small et mid
26:19qui sont vraiment impactés
26:20par les hausses de taux.
26:22Après,
26:22la question,
26:23vous voyez,
26:23il y a eu ce matin
26:24des résultats Samsung
26:25et TSMC,
26:26un partiel pour certains,
26:27on a vu des réactions
26:28de marché assez défensives,
26:30alors qu'en hier,
26:31tout hier,
26:31on a encore des 50%
26:32de progression.
26:33Et effectivement,
26:34c'est ça qu'il faudra regarder,
26:35on le dit à chaque saison,
26:36mais c'est encore ce qu'on va regarder,
26:37c'est les résultats déjà réalisés
26:38et puis les guidances.
26:40Et ce que je pense
26:40qu'on va devoir regarder un peu plus
26:41dans les mois qui arrivent,
26:42c'est les questions de marge aussi,
26:43au-delà des...
26:44Parce qu'on voit que
26:45quand les coûts de financement
26:47progressent,
26:47quand ces entreprises,
26:48depuis deux ans,
26:49ont beaucoup plus recours
26:50au marché obligataire
26:51qu'auparavant,
26:51quand il y a toutes ces parties
26:52hors bilan qui arrivent aussi,
26:54la question de la...
26:55et du coût des matières premières
26:56et tout le reste.
26:56Donc,
26:57sauf les salaires qui restent
26:58assez calmes pour l'instant,
26:59mais est-ce que les projections
27:00de marge seront maintenues ?
27:01Et on sait que ça se joue
27:03parfois le 0,2-0,3% d'écart
27:04dans des groupes
27:05qui sont valorisées à la perfection.
27:06C'est là que ça peut bouger
27:08un petit peu.
27:08Donc,
27:08les marges seront à surveiller
27:09de mon côté.
27:10Oui,
27:10et puis on va regarder évidemment
27:11les réactions des investisseurs.
27:12Vous vous rappeliez
27:12les résultats de Samsung
27:14et TSMC
27:15avec des super résultats
27:16et puis au final,
27:17des investisseurs
27:18qui ont un peu sanctionné
27:19parce que peut-être
27:20ce n'était pas aussi bien
27:21qu'attendu.
27:23Bastien,
27:2330 secondes
27:24pour conclure
27:25sur cette tech
27:26et cette IA.
27:27De toute façon,
27:28clairement,
27:28le facteur discriminant
27:30sur les marchés actions,
27:31c'est tech ou pas tech.
27:32Je suis complètement d'accord.
27:33Et ce qui est très intéressant,
27:34c'est quand on regarde
27:35depuis le mois et demi
27:36qui vient de s'écouler,
27:37c'est-à-dire depuis
27:38qu'on a eu une accélération
27:39de la hausse des taux
27:40qui est causée
27:42notamment par la tech,
27:43les actions tech
27:45au niveau mondial
27:46ont pas mal progressé,
27:47finalement,
27:47une belle progression
27:48alors que toutes les actions
27:50non technologiques,
27:51elles,
27:51ont vraiment souffert
27:52et on voit bien
27:53que c'est vraiment
27:54cette vigueur finalement
27:55dans la tech
27:56qui fait augmenter les taux,
27:57qui vient pénaliser
27:58les secteurs
27:59qui ne sont pas technologiques
27:59et ça,
28:00c'est vraiment quelque chose
28:00de très très clair
28:01sur les dernières semaines.
28:02Merci beaucoup,
28:03messieurs.
28:03Bastien Drur,
28:04responsable des études
28:05et de la stratégie
28:06de CPRM,
28:07Nicolas Faurès,
28:08directeur des investissements
28:09de Candriam
28:10et Alexandre Paradez,
28:11chef analyste chez IG.
28:13Merci à tous les trois
28:14d'avoir été sur ce plateau
28:15et merci à vous
28:17de nous avoir suivis.
28:18On se retrouve demain
28:19à midi et demi
28:20en direct sur Bsmart.

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