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  • il y a 2 jours
Les prix du pétrole flambent (Brent à $105, WTI au-dessus de $90) face au risque de frappes américaines imminentes contre l'Iran avant les élections de mi-mandat. Cette menace géopolitique visant à faire baisser l'essence et faire plier Téhéran ravive les tensions inflationnistes et provoque un sell-off massif sur les marchés. Les taux obligataires mondiaux s'envolent vers des plus-hauts pluridécennaux.

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Transcription
00:07Générique
00:10Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:14Alexandre Baradez, chef analyste chez IG.
00:16Bonsoir Alexandre.
00:18Bastien Drure, responsable des études et de la stratégie de CPRM.
00:21Bonsoir Bastien.
00:21Et Nicolas Faurez, directeur des investissements de Candriam.
00:24Bonsoir Nicolas.
00:25Bonsoir Pauline.
00:27Alexandre, commençons avec cette situation française.
00:30Je disais en intro, le rendement français à 10 ans a même flirté avec les 5% au cours de
00:36la séance.
00:37On savait que la France était sous pression.
00:41L'INSEE l'a confirmé la semaine dernière.
00:42La dette frôle les 3600 milliards d'euros, soit 119% du PIB.
00:48Alexandre, que dire de ces taux français ?
00:50Est-ce qu'un rendement français à 10 ans, à 5%, c'est viable dans ces conditions ?
00:55Déjà, on va rebondir sur les propos de Roland Lascure, qui s'est exprimé en direct du Royaume-Uni, je
01:00crois, cet après-midi.
01:01Et qui dit ce que beaucoup, je pense, d'autres personnes pensent, à savoir que le marché obligataire n'est
01:06pas dysfonctionnel, pour reprendre ces termes.
01:08Il dit, grosso modo en substance, c'est à nous de faire le travail nécessaire.
01:14Mais on n'a pas besoin d'aide extérieure, grosso modo.
01:16Il dit, end of God.
01:17En gros, on n'a pas besoin de la main de Dieu pour venir nous aider, un peu comme Draghi,
01:19à l'époque.
01:21Donc c'est le signe, et il reconnaît qu'effectivement, il n'y a pas de fragmentation suffisante du marché
01:25obligataire à l'échelle européenne,
01:26pour nécessiter une intervention de la BCE, ce qui était le cas à l'époque.
01:31Et donc, c'est à la fois reconnaître que c'est à la France de faire ses propres devoirs.
01:36Et ça rappelle aussi une situation qui est qu'on a effectivement, et c'est la rappeler, des taux qui
01:41ont grimpé,
01:41parce que ce sont les conséquences de la géopolitique.
01:43Ça, c'est très vrai.
01:44Rappelons que le taux de 10 ans français, en février de cette année, juste avant la guerre en Iran, c
01:48'était 3,2%.
01:49Donc on était déjà en haut, au-dessus de l'Italie, de la Grèce, mais de très peu.
01:53Et les spreads, entre les principaux pays, étaient quand même relativement resserrés.
01:56Et la crise géopolitique, en liftant le pétrole, l'inflation, la réaction des banques centrales, a accentué ce mouvement-là.
02:04Donc l'origine vient quand même de là, mais elle s'est greffée sur une situation très fragile du déficit.
02:08Et quand vous êtes un mauvais élève et qu'une crise arrive, vous n'avez pas les outils pour la
02:12gérer.
02:12L'Allemagne arrive bien mieux.
02:14Et c'est là qu'on est actuellement, en fait.
02:15Donc c'est le résultat de tout ça.
02:17Et il y a quand même la composante.
02:19Si on doit déterminer quel est le poids dans cette pression à la hausse sur les taux,
02:22le sentiment que j'ai sur l'observation de ce qu'on voit ces derniers mois,
02:25c'est qu'il y a quand même deux tiers liés à la géopolitique, au pétrole,
02:28et à tout ce que ça déchaîne comme réaction, ça crée comme réaction en chaîne plutôt derrière.
02:33Et un gros tiers lié à notre situation domestique, échéance électorale,
02:38et position qui se radicalise forcément dans les partis politiques en vue de la présidentielle.
02:44Bastien, Alexandre, le rappelez justement, cette intervention de la Banque centrale européenne,
02:48c'était en 2022 avec l'Italie, c'est ça il me semble.
02:52C'était à peu près à un spread de 250 points de base.
02:55Est-ce qu'il faudrait attendre que l'écart des taux soit à ce niveau-là
02:59pour que la BCE puisse intervenir éventuellement sur la France ?
03:04Ou est-ce qu'elle pourrait quand même donner des signaux d'alerte avant,
03:08peut-être à 200 points de base ?
03:11Mais à ma connaissance, la BCE n'est pas intervenue spécifiquement sur un pays en particulier.
03:16Donc en 2022, quand il y avait eu pas mal de remontées des taux,
03:19déjà à l'époque c'était lié à la hausse des prix du pétrole,
03:23il y avait des spreads qui s'étaient écartés à l'époque.
03:26On avait parlé sur les marchés de possibles interventions de la BCE,
03:31mais la BCE n'avait pas acheté directement des obligations d'un pays en particulier.
03:36Et ça, ça n'est jamais arrivé en réalité.
03:38Tous les programmes comme l'OMT, comme le TPI qui a été mis en place
03:44justement pendant la crise de 2022, c'était un instrument qui était dissuasif,
03:48qui n'a jamais été utilisé et on n'a jamais eu la BCE qui a acheté directement.
03:53Après, effectivement, on a bien un effet très dissuasif,
03:56le fait que la BCE annonce à ce moment-là en 2022
03:58qu'il y aurait peut-être un instrument pour intervenir sur un pays
04:03sur lequel il y aurait une hausse du spread qui serait complètement disproportionnée
04:07et qui ne serait pas en ligne avec les fondamentaux,
04:10ça a eu un effet assez positif sur les spreads
04:14parce qu'on a eu du resserrement de spreads à l'époque.
04:16Mais le TPI, c'est quand même un outil pour lequel il y a des contreparties.
04:22On exige finalement d'un pays qu'on aiderait
04:26de mettre en place des mesures budgétaires
04:29et là, c'est quelque chose, une procédure qui est quand même assez lourde, je pense.
04:33Après, un autre point qui pourrait intervenir du point de vue de la BCE,
04:39c'est peut-être un jour la fin du quantitative tightening
04:42parce qu'actuellement, la BCE, elle utilise ce quantitative tightening à plein.
04:47Toutes les obligations qu'elle détient qui arrivent à maturité,
04:49finalement, elle les laisse arriver à maturité, elle ne les réinvestit pas.
04:53Ce qui fait que les marchés obligataires européens doivent,
04:55en plus des émissions des gouvernements,
04:59incorporer, absorber 500 milliards d'euros d'obligations souveraines par an.
05:02C'est des gros montants.
05:03Pour la France, c'est à peu près 20%,
05:05donc c'est à peu près 100 milliards par an.
05:07C'est quand même beaucoup quand on pense que la France,
05:10les émissions nettes obligataires, c'est à peu près 130-140 milliards par an.
05:14Donc voilà, si en plus on remet les 100 milliards actuellement
05:16du quantitative tightening, ça fait beaucoup.
05:19Il se trouve que la BCE a déjà été assez loin dans cette opération de quantitative tightening
05:24qui consiste finalement à une réduction de liquidité excédentaire.
05:29Là, la BCE, elle a presque complètement détruit la liquidité excédentaire
05:35qui avait été créée pendant la crise Covid.
05:37Avant la crise Covid, les liquidités excédentaires,
05:39c'était quelque chose comme 1900 milliards d'euros.
05:42Là, on est à 2100 milliards d'euros,
05:43donc on a pratiquement tout effacé.
05:46Et on pourrait se dire à un moment donné
05:49que finalement, ce travail de quantitative tightening
05:51maintenant a été suffisamment loin,
05:53d'autant plus qu'on a maintenant pas mal de pression sur les taux longs
05:56dans tous les pays, notamment en la France, en l'Allemagne, en Italie.
05:59Et qu'on voit, par exemple, cette semaine,
06:02Philippe Lein, le chef économiste de la BCE,
06:04qui dit que finalement, le fait que les taux longs montent beaucoup,
06:08ça va avoir un effet négatif à la fois pour l'inflation et pour la croissance.
06:13et qui commencent à se poser la question de
06:14est-ce que les taux longs ne sont pas en train de monter trop vite, trop fort ?
06:18Et une façon de remédier au problème,
06:20ça pourrait être tout simplement de décider que ce quantitative tightening,
06:24soit on l'arrête, soit on le freine, soit on dit qu'on va le freiner.
06:27Et ça, ça pourrait avoir un effet qui serait positif également.
06:31Et ça serait très concret, contrairement au TPI qui, lui, n'a jamais été utilisé.
06:35Oui, d'accord. Non, mais c'est vrai que c'est peut-être aussi ça le sujet, Nicolas,
06:38c'est peut-être la remontée des taux très vite qui inquiète aussi les investisseurs.
06:45Sur la France ?
06:46Sur la France et partout dans le monde, parce que c'est pareil,
06:49comme le disait Bastien, dans d'autres pays d'Europe,
06:52mais même aussi aux États-Unis, tout est monté vite et fort.
06:55Oui. Après, il ne faut pas tout confondre.
06:57Alors, j'ai envie de dire qu'il y a une bonne hausse de taux,
07:01il y a une mauvaise hausse des taux.
07:03C'est vrai.
07:04Aux États-Unis, pour répondre à votre question,
07:06les taux d'intérêt ont monté fortement, vous avez raison,
07:09mais c'est largement dû à des surprises positives sur la croissance.
07:12Bien sûr. Révision à la hausse sur le trimestre à 2,2% par exemple.
07:16Voilà. Et donc, les anticipations d'inflation, elles,
07:19les inquiétudes qui sont liées à l'inflation, n'ont quasiment pas bougé.
07:22C'est la composante taux réelle qui a fortement monté.
07:25Quand vous avez une croissance réelle de 2,5, même un peu plus,
07:30et que vous avez une inflation qui est 3, 2,5 plus 3, ça fait 5,5.
07:35Donc, c'est logique avec les taux actuels.
07:37Donc, un environnement dans lequel les taux d'intérêt sont autour de 5,
07:40voire au-delà, c'est relativement logique.
07:43Et cela peut surprendre, d'autant plus que les investisseurs
07:47auraient pu s'attendre à avoir des inquiétudes sur le marché actions.
07:50Mais non, le marché et l'économie américaine tiennent.
07:52Et c'est le premier point. Le premier point, c'est que l'économie américaine,
07:56elle est solide, elle affiche des surprises positives sur la croissance
07:59grâce aux investissements solides et une consommation résiliente.
08:03C'est ce qui explique que les taux réels montent,
08:05et donc les taux américains montent pour de bonnes raisons.
08:07D'accord.
08:08Après, il y a les taux européens.
08:10Et l'ensemble des taux développés, puisque c'est vrai,
08:13on voit que le Japon, le Royaume-Uni, l'ensemble du reste du monde
08:19connaît une forte hausse de taux, et voilà.
08:21Même si pour l'investisseur obligataire, il ne faut pas non plus être totalement inquiet,
08:25parce que quand vous êtes investisseur obligataire,
08:27même si vous avez la hausse de taux, vous avez quand même un coussin.
08:30Vous avez les coupons, vous avez le cari.
08:32Et donc, très vite, vous revenez, je dirais, la tête au-dessus de l'eau.
08:37Mais c'est vrai que l'environnement de hausse de taux peut poser des défis aux États.
08:44Ça peut poser un défi à l'État américain,
08:46qui a aussi un déficit plus large que le déficit français.
08:49Mais la France, c'est un cas bien particulier,
08:52parce qu'au sein de la zone économique monétaire dans laquelle on est,
08:56tout écartement des spreads, c'est un risque de fragmentation.
09:00Et donc aujourd'hui, pour reprendre ce qui a été dit tout à l'heure sur la France,
09:04cette hausse de taux, c'est une hausse de taux pour de mauvaises raisons.
09:08Oui, c'est ça.
09:09Pour de mauvaises raisons.
09:10Le spread français a atteint un niveau qu'on n'a jamais vu depuis 2012,
09:14c'est-à-dire un niveau dans lequel on était en crise de la dette souveraine.
09:19Ce niveau de spread est un niveau inquiétant.
09:23Même si les autorités monétaires ou budgétaires disent que tout va bien,
09:29c'est un niveau qui est inquiétant et qui reflète
09:32la perte de crédibilité de la France sur le plan de sa capacité
09:38à ramener son déficit sous contrôle.
09:40En revanche, ne nous inquiétons pas, ne nous affolons pas,
09:44parce que l'agence France du Trésor, la dette française est bien gérée.
09:48C'est une des dettes qui a la maturité la plus longue.
09:51Il y a très peu qui tombent à échéance dans un an.
09:53C'est relativement faible, c'est 14%.
09:55Et le niveau général de taux d'intérêt auquel la France s'est empruntée
09:58sur cette moyenne de 8 années et demie est faible.
10:02Mais la situation de spread, elle est préoccupante.
10:06Et entre maintenant et les élections présidentielles,
10:09je ne vois pas comment les choses vont se stabiliser.
10:11Et s'il se devenait avoir davantage de mauvaises nouvelles
10:15ou d'inquiétudes liées à des programmes politiques plus ou moins farfelus,
10:19le spread s'écarterait davantage.
10:20Et là, ce serait une hausse des taux pour les taux français,
10:23pour de mauvaises raisons.
10:24Cela ne crée pas une inquiétude imminente de la liquidité française.
10:30La France continue à emprunter.
10:31Et on a un niveau général de taux d'intérêt qui reste relativement faible,
10:35autour des 2%.
10:35Mais sur le moyen terme, c'est préoccupant.
10:38Et ça inquiète l'investisseur obligataire.
10:40Nicolas, parler justement de la Banque Centrale Européenne
10:42pour d'autres raisons que celles qu'on va aborder maintenant avec vous,
10:47Bastien et Nicolas.
10:50La Banque Centrale Européenne se réunit juste après la réserve fédérale en octobre, le 29.
10:56Qu'est-ce qu'on attend de cette réunion de politique monétaire ?
10:59Est-ce qu'on attend autre chose qu'un statu quo ?
11:04C'est une très bonne question.
11:05Pour reprendre et faire le lien avec la question précédente,
11:08parce que j'étais d'accord avec ce que vous avez dit,
11:09sauf sur l'inflation.
11:09Le fait qu'on ait une inflation élevée,
11:13l'inflation est élevée en Europe,
11:14et elle a surpris à la hausse.
11:16Elle a accéléré au moment de l'été,
11:19ce qui a conduit à la première hausse de la BCE.
11:21Et cet environnement dans lequel l'inflation reste élevée
11:23fait que la BCE va rester vigilante,
11:25ne va pas monter les taux en octobre,
11:27mais pourrait vraisemblablement monter les taux en décembre.
11:29Ce contexte d'inflation fait que la Banque Centrale Européenne
11:33n'est pas prête demain à mettre forcément un mécanisme anti-fragmentation,
11:37parce qu'elle doit veiller à maintenir les anticipations d'inflation sous contraintes.
11:42Par contre, ce qui est sûr, c'est que la BCE doit non seulement veiller
11:46à gérer sa politique de taux,
11:47elle va monter les taux en décembre, sans doute pas en octobre,
11:51elle doit veiller à travers la stabilité des prix,
11:53elle doit veiller à la stabilité des marchés,
11:54aux mécanismes de transmission,
11:56et c'est tous les mécanismes que vous avez utilisés
11:57qui pour l'instant ne vont pas être utilisés.
12:00Ça veut dire qu'il faudra aller beaucoup plus mal.
12:02Et puis après, il y a la question de toutes les rumeurs
12:04qui peuvent arriver autour de la BCE,
12:06puisque Christine Lagarde devrait céder son siège en 2027,
12:10et pourrait de façon anticipée démissionner,
12:12ce qui ouvre la question de sa succession,
12:14avec deux potentiels candidats,
12:16un hollandais, un espagnol,
12:17et quand je fais le lien entre votre question numéro 2
12:20et la question numéro 1,
12:21et la réponse que vous avez faite,
12:23je me dis, en effet,
12:25est-ce que la BCE sera prête,
12:27le cas échéant, à acheter des titres français
12:30s'il y a davantage de crise,
12:31et qui le fera ?
12:32Qui le décidera ?
12:33Est-ce que ça sera encore la présidente Lagarde ?
12:36Ou est-ce que ça sera un successeur ?
12:37Ce sont autant de questions pour l'investisseur,
12:39pour 2027,
12:41tant sur les taux d'intérêt,
12:43que sur les anticipations d'inflation,
12:45que sur les spreads,
12:47parce que tout ceci,
12:48une politique monétaire,
12:49c'est avant tout une histoire de confiance,
12:51de crédibilité, de parole.
12:52Il a fallu d'une phrase de Mario Draghi
12:54pour sauver la zone euro.
12:56Oui, c'est sûr, vous l'avez rappelé,
12:58tout ça est au stade de rumeurs pour l'instant.
13:01Alexandre, si vous avez des commentaires
13:02sur cette banque centrale européenne,
13:04on pourra aussi peut-être parler
13:05de la Réserve fédérale,
13:06avec des indicateurs dont on a pris connaissance
13:09la semaine dernière,
13:10avec un rapport sur l'emploi
13:12moins solide que ce qui était prévu,
13:15des indicateurs PCE et Corp.ce,
13:17que la Fed regarde, évidemment,
13:19pour prendre ces décisions monétaires,
13:21mais voilà, si vous avez des commentaires
13:22d'abord sur la BCE,
13:23et puis ensuite sur la Réserve fédérale.
13:24Oui, c'est vrai que pour la BCE,
13:25pour répondre à ce que vous disiez,
13:26c'est vrai qu'une situation
13:27qu'il ne faut pas perdre de vue,
13:28c'est que le dernier mois de l'année 2025
13:32et les deux premiers mois de 2026,
13:34on avait une inflation en zone euro globale
13:35qui était soit à 2, soit en dessous de 2%.
13:37Et même les mois précédents,
13:39on était un peu dessus, un peu en dessous.
13:40Donc le mandat de la BCE,
13:41la BCE était parfaitement dans son mandat.
13:43Et c'est pour ça que quand on a démarré l'année,
13:46les anticipations pour cette année,
13:46c'était statu quo de la BCE,
13:48et côté Etats-Unis,
13:49on lorgnait sur des baisses de taux.
13:50Les probabilités étaient de 2 baisses de taux
13:52en début d'année pour la Fed.
13:54Rendez-vous compte,
13:54c'est le chemin qu'on a parcouru depuis.
13:56Donc c'est important de le préciser,
13:58c'est ce qu'a rappelé, je trouve,
13:58juste au titre le gouverneur
13:59de la Banque de France ce matin,
14:01indiquant que la grosse partie
14:03de l'inflation en zone euro,
14:04ça venait de l'énergie.
14:05Et donc, dit comme ça, ok,
14:07mais ensuite, moi ce qui m'inquiète un peu,
14:09c'est de voir le niveau des taux
14:10que nous avons actuellement,
14:11donc les répercussions que ça a
14:11sur le coût de crédit pour les Etats,
14:13donc ménages, entreprises et Etats,
14:15dans une zone euro,
14:16la croissance, bon en mal en est à 1%,
14:19et donc on a beaucoup trop d'inflation
14:21et une croissance trop faible.
14:22Et le risque que l'on a,
14:23c'est qu'il y a déjà eu des hausses de taux.
14:25Si la BCE en cale une troisième en décembre,
14:28c'est qu'elle a la capacité
14:29de l'économie européenne
14:29à pouvoir encaisser ces hausses de taux.
14:33Et si on projetait ça côté Etats-Unis,
14:35c'est vrai que c'est une économie,
14:36vous le disiez,
14:36qui est bien plus résiliente,
14:37donc ça justifie des taux plus élevés,
14:39mais quand même ces taux élevés,
14:41un peu pataugés et qui a un peu galéré
14:43août et septembre en non-sens et buy-back,
14:46c'est qu'il y avait quand même des niveaux de taux
14:48qui posaient un peu problème
14:49pour le trésor américain,
14:52avec cette compétition aussi
14:53avec les hyperscalaires,
14:54il y a un schéma du marché obligataire
14:55qui est un peu plus complexe.
14:57Moi, la question que je me pose quand même,
14:58et pour moi c'est mon scénario
14:59des six mois qui arrivent,
15:01jusqu'à présent le discours des banques centrales,
15:03c'était de dire,
15:04les économies sont résilientes,
15:05c'est pour ça qu'on a aussi
15:06la capacité de relever les taux.
15:09Est-ce que cette économie,
15:10est-ce que ces économies seront encore résilientes
15:12dans trois ou six mois ?
15:13Parce que, ce que disait Sébastien,
15:14les taux qui grimpent pour tout le monde,
15:16ça exerce quand même des conditions financières
15:18qui sont un poil plus restrictives.
15:19Aux Etats-Unis, c'est compensé
15:20par le marché actions
15:22qui se porte très très bien,
15:23qui vient un peu edger
15:24l'effet restrictif du marché obligataire.
15:27Mais, pour les consommateurs,
15:28pour une grosse partie de la population américaine,
15:30oui, il y a de l'effet richesse pour une partie,
15:31mais pour l'autre,
15:31il n'y a pas cet effet richesse,
15:32ou beaucoup moins.
15:33Et dans ce cas-là,
15:34est-ce que la consommation américaine,
15:35ce que vous disiez,
15:36est-ce qu'elle va tenir
15:37pour justifier ces niveaux de taux
15:38qui sont effectivement relativement élevés ?
15:40Moi, je ne suis pas forcément convaincu de ça.
15:43J'ai quand même le sentiment,
15:44et ce qu'on voit dans les enquêtes,
15:45celle du Michigan est peut-être un peu partisane,
15:47mais celle du Conference Board,
15:48les moins,
15:49on sent que le consommateur,
15:50une partie des consommateurs américains
15:51est en souffrance.
15:52Et on voit d'ailleurs dans les sondages en direct,
15:55sur les sites de Paris Prédictif ou autres,
15:57qui sont désormais des outils de sondage en temps réel,
15:59ça bascule pour l'instant côté démocrate.
16:02Donc, c'est qu'il y a une partie
16:04de l'économie américaine
16:05des consommateurs qui n'est pas bien portante.
16:07Et moi, je suis moins convaincu,
16:09d'ailleurs, ce qu'on voit sur les banques,
16:10et je m'arrête là-dessus,
16:11ces banques qui baissent,
16:11effectivement,
16:12c'est l'effet un peu négatif,
16:13toxique des taux,
16:13mais est-ce qu'il n'y a pas déjà
16:14des anticipations un peu plus moyen terme
16:16d'un petit ralentissement de l'économie,
16:18peut-être recherché d'ailleurs,
16:19par Scott Besson,
16:20qui laisse les taux aussi un petit peu monter,
16:21pour juguler cette inflation.
16:22Les taux qui montent comme ça,
16:23ce que disait Bastien,
16:24ça a aussi des effets un peu compressifs
16:26sur l'inflation.
16:26Et est-ce que ce n'est pas
16:27la stratégie actuelle ?
16:28On laisse un peu perdurer
16:29la situation au Moyen-Orient,
16:30on laisse le pétrole pas trop,
16:31mais pas sur le niveau actuel,
16:33et ça contraint finalement
16:34un petit peu l'économie et l'inflation.
16:35Est-ce que ce n'est pas
16:36le but recherché par le Trésor américain
16:39en ce moment ?
16:39On verra ça dans les prochains mois,
16:41et sur cette durée, évidemment,
16:43du conflit,
16:43on ne sait pas du tout quand.
16:44Quand il va s'arrêter, évidemment,
16:46Bastien, vos commentaires,
16:48Alexandre a dit déjà beaucoup de choses
16:49sur la situation en Europe
16:51et aux Etats-Unis.
16:52Est-ce que vous voulez réagir déjà ?
16:54C'est difficile de parler après Alexandre,
16:56parce qu'Alexandre arrive à parler
16:57de vraiment beaucoup de sujets
16:58en très peu de temps,
16:59et c'est très impressionnant.
17:02Ce que je peux dire peut-être
17:04sur la Fed, par exemple,
17:06c'est qu'on a eu cette année
17:08un changement radical de communication
17:09avec Kevin Warch,
17:10qui lui ne veut plus du tout parler.
17:12Mais en fait, ce qui est intéressant,
17:14c'est qu'il ne veut plus parler,
17:15et on a bien compris que
17:16s'il s'était rangé derrière
17:18la hausse de taux en septembre,
17:19c'est parce que finalement,
17:20il savait qu'il était tout seul
17:21dans le board,
17:22ou à peu près tout seul,
17:23et on a compris que finalement,
17:25ce n'était pas vraiment lui
17:25qu'il fallait écouter.
17:26Donc, il ne veut plus parler,
17:26mais de toute façon,
17:27on ne veut plus l'écouter
17:28parce qu'il n'a rien
17:29de vraiment très intéressant à dire.
17:31En revanche,
17:32on a des membres assez influents
17:35qui, eux, ont continué à parler.
17:36Donc, avec Christopher Waller,
17:38qui est quelqu'un de très subtil,
17:39je dirais,
17:40qui a pris la parole ce matin
17:41et qui indiquait
17:43comment il fallait mener,
17:44comment pouvait être menée
17:46la forward guidance
17:47de la Fed maintenant.
17:48Donc, c'était un peu quelque chose
17:49d'assez pédagogique là-dessus.
17:52Mais surtout,
17:52ce qu'il disait,
17:53c'était que pour lui,
17:56il fallait continuer
17:57à monter les taux,
17:59mais de façon très flexible
18:00en termes de timing,
18:01ce qui est une façon de dire,
18:02bon, vous m'avez compris,
18:04ça ne sera pas pour octobre,
18:05ça sera pour décembre.
18:06Et puis, on avait Williams,
18:07donc le président de la Fed de New York
18:09il y a quelques jours,
18:09qui disait qu'on pouvait être patient
18:12dans le cycle de hausse de taux.
18:14Donc, c'était une façon de dire,
18:15vous m'avez compris,
18:16ça ne sera pas pour octobre,
18:17ça sera pour décembre.
18:19Et donc, on a quand même
18:20quelques membres
18:20qui sont influents
18:21de la Fed,
18:23du bord de la Fed,
18:24ou Williams,
18:25qui n'est pas dans le bord,
18:26mais qui est assimilé,
18:28qui télégraphe finalement,
18:29qui envoie le signal
18:30qu'il n'y aura pas
18:32de hausse de taux en octobre,
18:33mais qu'il y en aurait une
18:35en décembre.
18:36Donc, c'est vraiment,
18:37il y a un changement radical
18:38de communication de Warch,
18:40mais finalement,
18:41quand on écoute les autres,
18:41on reste un peu sur le même schéma
18:43qu'avant,
18:44et on reste sur cette histoire
18:46de hausse de taux.
18:48Peut-être,
18:49pour faire le lien
18:50avec ce que vous avez dit
18:51tous les deux,
18:51sur la question
18:52des hausses de taux,
18:54aux Etats-Unis,
18:55il y a vraiment cette histoire
18:56de hausse de taux
18:56pour des bonnes raisons,
18:57comme vous disiez.
18:59Et en fait,
19:01on voit que les taux
19:02ont plus monté
19:03sur l'été aux Etats-Unis
19:05qu'en Europe,
19:06parce que justement,
19:07il y a plus de croissance.
19:08Et on a un écart de taux
19:10entre les Etats-Unis
19:11et puis l'Europe
19:12qui s'est bien réécartée.
19:13Et c'est pour ça
19:14qu'aujourd'hui,
19:15on avait la parité euro-dollar
19:16qui est repassée en dessous
19:17de 1,12 brièvement.
19:19Là,
19:19on est repassé au-dessus,
19:20je crois.
19:21Légèrement au-dessus,
19:22mais...
19:22Très, très légèrement au-dessus.
19:23Et c'est vraiment ce mouvement...
19:25Et on est au plus bas niveau
19:26pour l'euro-dollar
19:26depuis mai 2025,
19:28donc ça commence à faire.
19:29Et c'est vraiment
19:30cette histoire
19:31de différentiel
19:32de taux en intérêt
19:32qui explique complètement
19:34cette histoire
19:35pour...
19:35Parce qu'aux Etats-Unis,
19:37il y a une hausse de taux
19:37pour des bonnes raisons
19:38que vous disiez juste avant.
19:39Il nous reste 5 minutes seulement
19:41pour évoquer
19:42un autre grand sujet
19:43du moment.
19:44C'est évidemment
19:44les résultats
19:45du troisième trimestre
19:46qui commencent
19:47dès demain
19:48avec Delta,
19:49mais surtout
19:50la semaine prochaine
19:50avec les grandes banques américaines
19:53qui vont publier
19:54leur compte.
19:55Nicolas,
19:55qu'est-ce que vous attendez
19:56pour cette saison des résultats,
19:57sachant que la saison
19:58du trimestre 2
20:00était assez exceptionnelle ?
20:03Aujourd'hui,
20:04nous sommes constructifs
20:06sur les actions
20:07et principalement
20:08sur les actions
20:09des valeurs technologiques.
20:11Voilà.
20:11C'est peut-être pas très nouveau,
20:14mais disons qu'aujourd'hui,
20:16c'est le secteur
20:16qui fonctionne
20:17partout,
20:19surtout aux Etats-Unis.
20:20Et donc,
20:21le secteur que je vais regarder
20:22avec attention,
20:23ce sont les publications
20:24de résultats
20:24des grandes entreprises
20:25des valeurs technologiques,
20:27des grandes entreprises américaines.
20:28Parce que quand on regarde
20:29le reste des différents secteurs,
20:31je dirais que c'est
20:32un peu plus morne.
20:35Les petites et moyennes
20:36capitalisations
20:37ont connu quelques difficultés.
20:38Là, on voit bien
20:38que la hausse des taux
20:39les a impactées.
20:41Et du côté
20:42des autres secteurs,
20:43y compris les banques,
20:45oui, on va regarder,
20:46mais c'est un secteur
20:47sur lequel on est
20:48peut-être moins à l'aise.
20:49Donc aujourd'hui,
20:49il y a deux secteurs
20:50sur lesquels nous sommes
20:52confortables,
20:52sur lesquels nous sommes
20:53constructifs.
20:54La tech,
20:55qui est vraiment
20:56la locomotive
20:57du marché actions.
20:58Et cette année,
20:59somme toute comme l'année passée,
21:00il fallait juste
21:01être long tech.
21:01toute action en dehors
21:04était destructrice de valeur.
21:06Voilà.
21:07Et le deuxième secteur
21:08qu'on va regarder,
21:09qu'on aime bien,
21:10mais sur lequel
21:11on a pu se brûler les ailes,
21:12c'est le secteur
21:13de la santé.
21:14Et toutes les entreprises
21:15de la santé,
21:16c'est un secteur
21:17qui a été relativement
21:18quand même
21:20chahuté
21:20et qui offre quand même
21:22des perspectives intéressantes
21:23de performance
21:24et qui pourrait être
21:25aussi un peu plus désoffensive
21:26si on a davantage
21:27de volatilité
21:30dans les prochaines semaines.
21:31Donc,
21:31on va regarder vraiment
21:32avec attention.
21:33Et puis,
21:34je rejoins ce qui a été dit.
21:35C'est vrai que
21:36la hausse des taux,
21:37pour des bonnes raisons,
21:38l'économie,
21:39la croissance
21:40et les marchés actions
21:41tiennent.
21:42Mais ils tiennent,
21:43c'est surtout
21:43quelques grandes capes
21:44qui tiennent.
21:45Et donc,
21:46ce qui sera intéressant,
21:47c'est de voir en effet
21:47si la hausse des taux
21:49qu'on a connue
21:49a créé
21:51et commence à impacter
21:53certaines entreprises.
21:54Est-ce que c'est
21:55un peu plus dur
21:55de se financer aussi
21:56pour certaines entreprises
21:58qui ont des plans de capex ?
21:59On va regarder ça.
22:00Mais sur la tech,
22:01c'est vraiment ça,
22:01la capacité à monétiser
22:03tous ces plans d'investissement.
22:04Est-ce que les perspectives
22:05de earning
22:06restent élevées
22:07pour les six prochains mois ?
22:08Alexandre,
22:09vos commentaires sur la tech.
22:12Je le disais en intro,
22:13le S&P 500,
22:14le Nasdaq
22:15sont au plus haut
22:16et toutes ces performances
22:18sont concentrées
22:19sur cet unique secteur,
22:21justement.
22:21C'est impressionnant
22:22parce que quand on voit
22:22les indices de volatilité,
22:23par exemple,
22:24sur le S&P 500
22:24qui est assez pondérée en tech,
22:26on a un VIX à 15-16,
22:28donc c'est vraiment
22:28un niveau de calme total
22:29sur la volatilité
22:30et face à ça,
22:30vous avez la volatilité
22:31du marché obligataire américain
22:32qui a grimpé très largement.
22:35Et effectivement,
22:35la performance
22:36est concentrée sur la tech
22:37et l'énergie,
22:37c'est les deux gros secteurs
22:38qui font que le S&P 500
22:40est sur le niveau actuel.
22:41Regardez par exemple
22:41le Dow Jones,
22:42c'est des pondérations
22:42un peu différentes,
22:43mais le Dow Jones
22:43ressemble à ce qu'on a
22:44un peu sur l'Europe,
22:45c'est-à-dire des valeurs
22:45assez diversifiées,
22:47un peu de value aussi,
22:48des banques,
22:49ça performe moins bien.
22:50Et le Russell 2000,
22:51vous en avez parlé,
22:52les small et mid
22:53qui sont vraiment impactés
22:54par les hausses de taux.
22:55Après, la question,
22:56vous voyez,
22:57il y a eu ce matin
22:58des résultats Samsung
22:59et TSMC,
22:59un partiel pour certains,
23:01on a vu des réactions
23:02de marché assez défensives
23:03alors qu'en hier,
23:04tout hier,
23:04on a encore des 50%
23:06de progression
23:06et effectivement,
23:07c'est ça qu'il faudra regarder,
23:08on le dit à chaque saison,
23:09mais c'est encore ce qu'on va regarder,
23:10c'est les résultats déjà réalisés
23:12et puis les guidances
23:13et ce que je pense
23:14qu'on va devoir regarder
23:15un peu plus dans les mois
23:15qui arrivent,
23:15c'est la question de marge aussi
23:16au-delà des...
23:17Parce qu'on voit
23:18que quand les coûts
23:20de financement progressent,
23:21quand ces entreprises
23:21depuis deux ans
23:22ont beaucoup plus recours
23:23au marché obligataire
23:24qu'auparavant,
23:25quand il y a toutes ces parties
23:26hors bilan qui arrivent aussi,
23:28la question de la...
23:28et du coup,
23:29des matières premières
23:29et tout le reste,
23:30donc sauf les salaires
23:31qui restent assez calmes
23:32pour l'instant,
23:32mais est-ce que les projections
23:34de marge seront maintenues
23:35et on sait que ça se joue
23:36parfois le 0,2-0,3%
23:38d'écart dans des groupes
23:39qui sont valorisés
23:39à la perfection,
23:40c'est là que ça peut bouger
23:41un petit peu,
23:42et donc les marges seront
23:42à surveiller de mon côté.
23:43Oui, et puis on va regarder
23:44évidemment les réactions
23:45des investisseurs,
23:46vous vous rappeliez
23:46les résultats de Samsung
23:47et TSMC avec des super résultats
23:50et puis au final,
23:51des investisseurs
23:52qui ont un peu sanctionné
23:53parce que peut-être
23:54ce n'était pas aussi bien
23:55qu'attendu.
23:56Bastien, 30 secondes
23:57pour conclure
23:58sur cette tech et cette IA.
24:00De toute façon,
24:01clairement,
24:02le facteur discriminant
24:04sur les marchés d'action
24:04c'est tech ou pas tech,
24:05ça je suis complètement d'accord
24:06et ce qui est très intéressant
24:08c'est quand on regarde
24:09depuis le mois et demi
24:10qui vient de s'écouler,
24:11c'est-à-dire depuis
24:11qu'on a eu une accélération
24:12de la hausse des taux
24:14qui est causée
24:15notamment par la tech,
24:17les actions tech
24:18au niveau mondial
24:19ont pas mal progressé
24:21finalement,
24:21une belle progression
24:22alors que toutes les actions
24:23non technologiques,
24:24elles,
24:24ont vraiment souffert
24:25et on voit bien
24:27que c'est vraiment
24:28cette vigueur finalement
24:29dans la tech
24:29qui fait augmenter les taux,
24:31qui vient pénaliser
24:32les secteurs
24:32qui ne sont pas technologiques
24:33et ça c'est vraiment
24:34quelque chose de très très clair
24:35sur les dernières semaines.
24:36Merci beaucoup messieurs.
24:37Bastien Drue,
24:37responsable des études
24:38et de la stratégie de CPRM,
24:40Nicolas Faurès,
24:41directeur des investissements
24:42de Candriam
24:43et Alexandre Paradez,
24:45chef analyste
24:46chez IG.
24:46Merci à tous les trois
24:48d'avoir été sur ce plateau
24:49et merci à vous
24:50de nous avoir suivis.
24:51On se retrouve demain
24:52à midi et demi
24:53en direct sur Bsmart.
24:55Sous-titrage Société Radio-Canada

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