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  • il y a 4 minutes
Vendredi 11 septembre 2026, retrouvez Sebastian Paris Horvitz (Directeur de la recherche, LBP AM) et Raphaël Thuin (Directeur des stratégies de marchés de capitaux, Tikehau Capital) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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Transcription
00:01Générique
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne pour rester à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à 12h30 et à 17h30.
00:16Vous pouvez nous retrouver en replay sur notre site bismart.fr
00:21et nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, l'inflation américaine ne faiblit pas là où ça compte.
00:31La Fed est sous pression avant sa décision monétaire de la semaine prochaine.
00:350,4% sur un mois, l'inflation américaine ressort conforme aux attentes, mais cache des tensions sous-jacentes.
00:43Si la hausse globale s'explique pour plus d'un tiers par le bon des prix de l'essence,
00:48le Core CPI, hors alimentation et énergie, accélère à plus 0,3% sur un mois.
00:54tiré par les services, par l'éducation ou encore par les billets d'avion.
00:58Sur un an, l'inflation sous-jacente glisse tout de même à plus 2,4%.
01:03C'est son plus bas niveau depuis 2021.
01:06Mais bon, la persistance des pressions tarifaires renforce le scénario d'un tour de vis de la Fed le 16
01:12septembre.
01:13Un scénario désormais pricé à près de 85% par le marché contre 70% ce matin et contre 40
01:22% avant Jackson Hole.
01:24Les marchés actions encaissent plutôt bien le S&P 500, le Nasdaq et le Dow Jones ouvrent en hausse de
01:301%.
01:31Côté obligataire, il y a eu un peu plus de mouvements au moment de la publication du CPI.
01:36Alors que le taux à 2 ans américain se stabilise à 4,60%,
01:40le rendement américain à 10 ans avait bondi lors de la publication du CPI pour atteindre le seuil de 5%.
01:48Et puis ensuite, il s'était redétendu de 5 points de base environ pour retrouver les 4,95%,
01:54le niveau qui prévalait justement avant cette publication.
01:58Discussion à suivre dans un instant avec nos invités.
02:03Et puis comme on le disait Christine Lagarde hier lors de la réunion monétaire de la Banque Centrale Européenne,
02:12les pressions inflationnistes devraient se poursuivre et durer un peu longtemps.
02:17Preuve aux Etats-Unis, pour la toute première fois, le prix du diesel a dépassé les 6 dollars pour le
02:22gallon en moyenne.
02:23Aux Etats-Unis, en Californie, ce prix avoisinerait même les 8 dollars selon l'Association américaine des automobilistes.
02:31Cette hausse des prix pose un vrai problème pour l'administration Trump,
02:34surtout que dans moins de 50 jours, on attend les élections de mi-mandat.
02:38Aux Etats-Unis, la hausse des prix du gallon, on sait parfaitement d'où elle vient.
02:43Au Moyen-Orient, les blocages dans le détroit d'Hormuz et la baisse des capacités de raffinage freinent la production
02:48et la distribution.
02:49Résultat, les livraisons de carburant restent bien en dessous de leur niveau d'avant-guerre.
02:54D'ailleurs, les pays du Golfe envisageraient une rencontre avec l'Iran la semaine prochaine
02:58pour discuter de l'avenir du détroit d'Hormuz.
03:01Mais la réunion n'est pas encore confirmée selon des sources anonymes.
03:05Enfin, pour rappel, le baril de Brent avait passé le seuil psychologique des 100 dollars plus tôt cette semaine,
03:11un seuil sur lequel il se maintient depuis plusieurs jours maintenant.
03:15Aujourd'hui, bien qu'en repli d'environ 3%, le Brent évolue autour de 105 dollars et le WTI américain
03:22autour de 100 dollars.
03:23Sur la semaine, le Brent s'apprête à afficher une progression de près de 10%.
03:38Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
03:43Raphaël Thuin, vous êtes responsable des stratégies de marché de capitaux chez Tikeo Capital.
03:47Bonsoir.
03:47Bonsoir, Pauline.
03:48Et Sébastiane Paris-Orvitz, vous êtes directeur de la recherche de LBPM.
03:52Bonsoir, Sébastiane.
03:53Bonsoir, Pauline.
03:53Alors, commençons peut-être avec ce chiffre.
03:56Le CPI, j'ai donné le chiffre, pas tous les chiffres, mais quelques chiffres dans le sommaire.
04:02Qu'est-ce que vous pensez de ce chiffre, sachant que Kevin Warch avait justement remis l'inflation au cœur
04:08à Jackson Hole
04:09et qu'on a pris connaissance vendredi dernier d'un rapport sur l'emploi bien plus solide que prévu,
04:15les deux qui vont peut-être, du coup, dans le sens d'une hausse des taux de la Réserve fédérale
04:19la semaine prochaine ?
04:21En tous les cas, c'est ce qui pense le marché, comme vous l'avez dit.
04:23La probabilité que met le marché aujourd'hui de que la Fed va monter ses taux, elle dépasse 80%.
04:30En général, toutes les banques centrales, et en particulier la Fed, n'aiment pas surprendre le marché.
04:35Donc, on a quelques jours pour que les choses changent, et elles ne devraient pas changer.
04:40Pourquoi ? Parce que le niveau d'inflation qu'on voit n'est pas si horrible qu'on pourrait le
04:46penser,
04:47mais il n'est pas bon.
04:49Donc, on a toujours une inflation qui reste élevée, et surtout, comme vous le disiez,
04:54quand on regarde les éléments sous-jacents, en particulier, alors ça, ça nous ramène à l'époque de Powell,
05:01l'inflation encore dans les services, c'est-à-dire quand on exclut les logements,
05:05qui ont remonté à 0,3% sur le moins, contre 0,1% le moins précédent,
05:11se sont remis à monter.
05:12Et ça, c'est la partie un peu la plus visqueuse des prix d'inflation,
05:18et qui pourrait maintenir l'inflation au plus élevé.
05:21En tous les cas, ces chiffres vont dans le sens de l'inquiétude de Walsh.
05:25Walsh a dit, sur l'emploi, l'économie va bien, on est en plein emploi,
05:30c'est ce qu'il a dit à Jackson Hole, c'était un peu pour corriger
05:34ce que les gens disaient, mal de lui, on ne sait pas ce qu'il veut faire,
05:40il n'a pas l'air vraiment d'être engagé sur la voie qu'il a donnée,
05:44c'est-à-dire d'être plus rigoureux, d'arrêter finalement le cycle inflationniste,
05:49ramener l'inflation à la maison, à 2% qui est la cible.
05:52Et donc, aujourd'hui, il se trouve, est-ce que je fais quelque chose maintenant,
05:57ou j'attends encore ? Le premier sujet est politique.
06:00Pourquoi il pourrait ne pas faire quelque chose ?
06:02Le premier sujet est politique parce qu'il y a les élections qui arrivent au Nurenda.
06:08Mais avec ces chiffres, il faut qu'il montre sa crédibilité.
06:11Et donc, l'essentiel de ce chiffre, on le voit sur les marchés,
06:15c'est cette hausse nécessaire de commencer.
06:19Est-ce que c'est un cycle ou pas ? On va en débattre.
06:21Mais il faudra sûrement faire un geste lors de la prochaine réunion.
06:27Dans les éléments de l'inflation, c'est difficile au moins le moins de lire les choses,
06:32mais on voit bien que l'inflation est toujours là.
06:34Et évidemment, l'inflation sur l'énergie restera un moteur en Europe,
06:40comme aux États-Unis, voire dans le monde,
06:42parce que les choses ne s'apaisent pas.
06:44On pourra aussi y revenir sur quelle est la stratégie de sortie du conflit en Iran.
06:49On voit bien que tout le monde s'est mis d'accord, c'est l'enlisement.
06:53Mais peut-être que c'est pire que l'enlisement.
06:55Et on voit qu'il y a ici et là une poudrière qui pourrait faire qu'on ait plutôt une
07:01réescalade.
07:02De fait, les prix du pétrole, même s'ils ont baissé aujourd'hui,
07:05c'est ce qui explique un petit peu le fait que les taux d'intérêt à long terme
07:11se soient un petit peu calmés, juste après la hausse liée au CPI.
07:16Et deux, le fait que le marché s'est dit, tiens, il va monter quand même les taux,
07:19c'est un autre élément qui apaise la partie longue de la courbe des taux.
07:23Donc au total, pour l'inflation, c'est un chiffre qui n'est pas horrible,
07:28mais qui n'est pas bon,
07:29et qui pousse la fête vers la porte d'entrée pour Walsh de faire quelque chose.
07:37Le problème, est-ce que lui se sent assez fort politiquement pour le faire maintenant, au mois de septembre ?
07:43C'est la seule fenêtre.
07:44Octobre, il faut l'écarter, c'est les midterms juste après, mais c'est sa fenêtre.
07:48Et le marché pense qu'il doit le faire et qu'il va le faire.
07:53C'est un challenge pour la semaine prochaine.
07:56S'il ne le fait pas, on aura tous des problèmes, je pense.
07:59Oui, c'est sûr, vous le disiez, mais la question qu'on se pose, Raphaël,
08:03c'est justement ce que Sébastien disait.
08:05Est-ce qu'il y a urgence à monter les taux dès le mois de septembre ?
08:09En lien évidemment avec ce chiffre d'inflation,
08:11avec ce rapport sur l'emploi de la semaine dernière,
08:13avec les PPI aussi qu'on a regardé hier.
08:16Est-ce qu'il y a une urgence ?
08:17Donc octobre, c'est non, parce qu'il y aura les midterms,
08:20mais après, il restera peut-être décembre et puis 2027.
08:24Oui, il semblerait que la porte se soit ouverte, effectivement.
08:27Et il avait bien balisé le terrain au moment de Jackson Hole,
08:30même si sa communication se limite à pas grand-chose.
08:32C'est un de ses mantras.
08:34Mais il avait bien dit qu'effectivement, sur l'économie, sur l'emploi,
08:37il n'y a pas vraiment de sujet,
08:39qu'aujourd'hui, l'inquiétude, c'était l'inflation
08:41et qu'il serait très attentif à ces chiffres.
08:43Les chiffres, vous l'avez bien dit, ils sont chauds, ils sont trop chauds.
08:46Alors, ils n'ont pas excessivement surpris.
08:48On n'est pas dans une espèce de spirale inflationniste incandescente.
08:52Mais oui, les prix d'énergie contribuent évidemment à l'inflation, d'une part.
08:58Et peut-être qu'on commence à avoir des signes
09:00que le reste des segments de l'inflation commence aussi à chauffer.
09:04On a parlé en particulier, effectivement, des hôtels, des billets d'avion.
09:07Tout ça montre que la fenêtre est ouverte.
09:10J'imagine qu'on doit se dire aussi qu'en septembre,
09:13le chiffre ne sera pas meilleur.
09:15On a vu les prix du baril aujourd'hui,
09:17les perspectives d'inflation sur septembre qui sont globalement assez négatives.
09:21Donc, tout ça lui ouvre la porte.
09:23Alors, la question, c'est dans quelle mesure c'est une mauvaise nouvelle pour les marchés ?
09:26Dans quelle mesure on rentre dans un cycle de hausse des taux plus long ?
09:29Est-ce qu'il y en aura d'autres après ?
09:31Est-ce qu'il y en aura d'autres après ?
09:32Aujourd'hui, le marché regarde sur un an, on va dire,
09:35trois, peut-être quatre même hausses de taux.
09:37Ça ne serait évidemment pas une bonne nouvelle.
09:39Il y a quand même, malgré tout, un scénario où, effectivement, comme vous le disiez,
09:43on a d'une part une ou deux hausses de taux à venir
09:46qui permettraient de renforcer cette crédibilité.
09:49C'est vrai qu'on était arrivé dans ce mandat Warche en se demandant
09:53dans quelle mesure il serait aussi un instrument politique,
09:56dans quelle mesure il serait face à des pressions politiques
09:59qui lui feraient faire potentiellement des erreurs de politique monétaire.
10:03Il semblerait que ce ne soit pas le cas.
10:05que si, effectivement, il était amené à monter les taux une ou deux fois,
10:09il renforcerait cette crédibilité.
10:11Et en parallèle, monter les taux une ou deux fois
10:13ne casserait pas nécessairement la croissance
10:15ou ne casserait pas nécessairement les marchés.
10:17Donc, dans cet espèce de scénario un petit peu complexe
10:20de risque inflationniste,
10:22ça serait peut-être le chemin à privilégier pour les marchés,
10:24quelque chose que les marchés pourraient encaisser.
10:27Mais pour ça, il faut peut-être qu'effectivement
10:29la situation au Moyen-Orient se calme, première chose,
10:32et qu'on n'assiste pas vraiment à des effets de second tour
10:35qu'on n'a pas encore complètement vus
10:37et qui, là, changerait complètement la dynamique.
10:39Oui, c'est sûr.
10:40Et puis, on a pris connaissance hier
10:41de la décision monétaire de la Banque Centrale Européenne.
10:44Christine Lagarde a annoncé relever
10:46les trois taux directeurs de la BCE,
10:48justement, en lien avec ce conflit au Moyen-Orient,
10:50les incertitudes qui pèsent.
10:52Comment on pourrait...
10:54Alors, on ne fait pas trop de géopolitique,
10:56mais comment on pourrait sortir de ce conflit ?
10:57C'est ce que vous disiez tout à l'heure.
10:58Et on rappelle aussi, d'ailleurs,
11:01qu'il y a quand même des millions de barils de pétrole
11:05qui arrivent quand même à passer hors mousse aujourd'hui.
11:08D'abord, c'est le premier problème.
11:09Pourquoi les prix ont remonté ?
11:11Parce que ça s'est rebloqué.
11:13Et ça s'est rebloqué parce que
11:16les États-Unis ont une stratégie que personne ne comprend.
11:21Tout le monde a compris,
11:22on a compris avec retard,
11:24que l'objectif essentiel était quand même
11:26d'arriver sur un accord sur le nucléaire iranien.
11:30Il se trouve qu'il n'y a toujours pas d'accord.
11:32Mais pour le reste, on ne comprend pas cette stratégie
11:35de bombarder tous les jours l'Iran
11:38pour obtenir rien.
11:40Sachant que, j'imagine que, maintenant,
11:43les Américains ont compris que
11:45ceux qui sont en charge en Iran
11:46sont prêts à perdre beaucoup
11:49avant de lâcher quelque chose.
11:51Et ce qui est dingue,
11:53parce que c'est le mot de la part des Américains,
11:56je pense d'abord qu'il y a un problème de compétence.
11:59On le voit, les personnes qui négocient,
12:01ce ne sont pas des gens qui ont l'expérience.
12:05Petit rappel historique,
12:06lors des accords obtenus par Obama
12:09avec la participation européenne,
12:11on a mis 20 mois pour se mettre d'accord
12:12sur un plan qui était assez structuré.
12:14Mais de fait, on avait des gens qui allaient voir
12:16ce qui se passait au niveau du nucléaire.
12:19Depuis, tout est parti à volo.
12:21Aujourd'hui, ce n'est pas en 3 jours, en 5 jours,
12:24avec des bullet points, qu'on définit une stratégie.
12:27Donc, il n'y a pas de stratégie de sortie.
12:29Et il se trouve que les Iraniens ont compris,
12:32malheureusement pour nous,
12:33qu'en provoquant un peu les Américains,
12:36la réponse américaine était tout de suite
12:38de bombarder et de créer des nouvelles tensions
12:41et qu'on voit sur les marchés.
12:43Alors, est-ce que ça va s'arrêter ?
12:45Est-ce que quelqu'un va dire non ?
12:46Trouvons une autre stratégie,
12:47parce que l'essentiel, comme vous le disiez,
12:49c'est que ça circule.
12:50Et de fait, un peu circule par le détroit d'Hormuz
12:53et ce qui avait aidé de nous ramener
12:55à cette position que je l'ai dit en un mot tout à l'heure,
12:59d'enlisement.
12:59C'est l'enlisement, mais ce n'est pas pire
13:02et on peut vivre avec 90 dollars le baril.
13:05Sans, ça déjà, une petite souffrance un peu trop sévère,
13:08un peu plus, ça sera encore plus sévère.
13:11Alors, tout dépend,
13:13tout dépend, ça c'est l'offre,
13:14est-ce que ça s'arrête vraiment le flux sur Hormuz ?
13:18Au contraire, malgré cette escalade,
13:21ça circule toujours.
13:22Il y a une variable que personne ne maîtrise,
13:24il y a un peu d'optimisme qui est venu justement
13:26sur le marché aujourd'hui,
13:27parce que l'Organisation internationale d'énergie a dit
13:30en fait, la demande est encore plus faible
13:32que ce qu'on pensait.
13:33Et donc, on se dit,
13:34bon, avec le peu de pétrole qu'on a,
13:35ça va, le prix du pétrole ne peut pas monter trop haut.
13:38Et la raison essentielle derrière ça,
13:39si on veut simplifier le monde,
13:41c'est la Chine.
13:41La Chine n'importe pas beaucoup,
13:43elle est en train d'importer,
13:45mais là encore,
13:45elle est à 5 millions de barils
13:47par rapport à ce qu'elle importait avant la crise.
13:50Donc, il y a de la marge.
13:51À quelle vitesse va refaire ses stocks la Chine,
13:54c'est le problème.
13:55Donc, aujourd'hui, la solution,
13:58moi, je pense, c'est mon opinion,
14:00il y a beaucoup de stratégistes et militaires
14:01qui ont plein de choses intéressantes à dire,
14:04les seuls qui peuvent nous libérer
14:06dans cette situation,
14:07c'est les Américains,
14:08avec une stratégie qui amène vraiment
14:10à l'ouverture d'Hormuz.
14:11Est-ce que le plan iranien,
14:15omanien peut réussir avec une voie
14:18et on ouvre,
14:19les Américains contrôlent quelque chose
14:21pour ne pas perdre la face ?
14:23Ce serait sûrement une bonne solution
14:24pour l'économie mondiale.
14:26Ça ne résout pas le problème du nucléaire, etc.
14:29Mais c'est quelque chose dont on a besoin
14:32parce qu'on voit bien qu'aujourd'hui,
14:34un choc pétrolier de cette ampleur,
14:38et tout le monde se focalise sur le pétrole,
14:40et donc pour les Européens,
14:41nous on sait qu'il y a quelque chose
14:42qui fait tout aussi mal,
14:43un peu moins, c'est le gaz.
14:45Le gaz, et c'est au plus haut,
14:46jamais atteint en Europe.
14:49Nous, dans les prix, je ne sais pas,
14:51c'est...
14:5180 euros par mégawatt-heure ?
14:53Plus de 80 euros le mégawatt-heure,
14:55mais surtout, ça pèse déjà
14:56dans l'indice des prix
14:58et ça pèse sur l'ensemble de l'économie
15:00parce que beaucoup d'entreprises
15:03se nourrissent de gaz pour produire,
15:06y compris pour produire de l'électricité.
15:08Donc, bref, nous, on a besoin
15:11qu'il y ait un apaisement.
15:12S'il n'y a pas d'apaisement
15:14et si c'est toujours où
15:17on passe dans cette couloir étroite
15:20de « ok, c'est tendu, on est à 90 »,
15:23je pense que l'économie peut résister
15:24parce qu'il y a plein d'autres forces,
15:25on en parlera,
15:26il y a plein de choses qui nous portent
15:28avec des dépenses publiques, etc.,
15:30qui nous portent.
15:31Mais si on va au-delà,
15:33ça sera un problème pour l'économie mondiale,
15:35la BCE, et là, plusieurs scénarios,
15:38ces scénarios sévères montrent que ça ferait mal.
15:41Le paradoxe, d'ailleurs, dans ces scénarios sévères,
15:44c'est que la BCE, dans tous ces scénarios,
15:47est assez optimiste
15:48parce qu'on atterrit en 2028,
15:50dans tous les scénarios,
15:51à 1,4 de croissance en 2028.
15:56Donc, c'est plutôt optimiste.
15:57Il n'empêche que le très sévère,
15:59on passe par des croissances très faibles
16:01en 2026 et évidemment en 2027.
16:03Il y a une inflation également.
16:04Exactement.
16:05Donc, aujourd'hui,
16:07ça dépend des États-Unis.
16:09Pour moi, ça dépend.
16:09Les Iraniens ne vont rien lâcher.
16:11On voit bien, c'est eux.
16:13C'est ceux qui veulent se défendre
16:15et avec des stratégies qui sont les leurs.
16:19Mon avis, très simple,
16:20pour laisser la parole à Gaël,
16:24c'est qu'ils vont attendre le mid-term,
16:26ils vont continuer à provoquer.
16:28Et donc, ça dépendra des Américains.
16:29S'ils continuent à réagir,
16:31on aura des prix qui resteront élevés.
16:32Mais après les mid-term,
16:34ça pourra changer
16:35et on aura sûrement quelque chose
16:37peut-être de plus apaisant.
16:39Mais d'ici là,
16:41pour moi, ça dépend vraiment des Américains.
16:42Les Iraniens, je ne vois pas
16:43qu'est-ce qui peut changer dans leur stratégie.
16:45C'est sûr.
16:45Et puis, on rappelle que ce conflit
16:47qui dure maintenant,
16:48dure quand même maintenant depuis sept mois.
16:51Sur le gaz,
16:52un rapide rappel justement en Europe,
16:54les cuves sont remplies
16:55à à peu près un peu moins de 70% aujourd'hui,
16:58quand elles étaient à 80% l'année dernière
17:00à la même période.
17:01Donc voilà, à l'approche de l'hiver,
17:03on peut se demander un peu
17:04ce qui va se passer avec ce conflit.
17:05Un conflit qui pèse également sur les marchés.
17:09Peut-être un mot des marchés obligataires aussi.
17:11On a vu tout à l'heure,
17:12c'était à cause du CPI certainement,
17:14mais le rendement américain à 10 ans
17:16passer ce seuil de 5%.
17:18À partir de quand est-ce qu'on doit s'inquiéter,
17:20par exemple,
17:20de ces rendements obligataires ?
17:22Le rendement à deux ans
17:23qui est quand même à 4,60% aux Etats-Unis.
17:26Oui.
17:26Donc là, c'est vraiment
17:27la thématique actuelle de marché.
17:29Là où jusqu'à présent,
17:30le narratif de marché a été dominé par l'IA.
17:32On va dire pour la première fois depuis longtemps,
17:34un autre discours.
17:36Et une autre inquiétude pointe,
17:37c'est effectivement cette thématique des taux.
17:39On voit les taux remonter très vite,
17:42trop vite,
17:43avec d'ailleurs un mécanisme de contagion
17:46qu'on a tous très bien compris.
17:47Ça commence par l'énergie,
17:48les prix du gaz et du pétrole, évidemment,
17:51qui semblent nourrir effectivement l'inflation.
17:54Et on n'en est qu'au début.
17:55On a parlé des chiffres de septembre
17:56qui ne devraient pas être folichons.
17:58Et tout ça nourrit effectivement cette hausse de taux.
18:01Alors évidemment, ça handicape les marchés.
18:03Ça inquiète beaucoup les marchés.
18:05Ça handicape l'économie réelle aussi,
18:07les taux de financement, les taux immobiliers.
18:09On sait que l'économie est sensible à ces dynamiques-là.
18:12Potentiellement aussi les valorisations,
18:14un effet plutôt mécanique
18:16entre les valorisations du marché
18:18et le niveau des taux.
18:19Tout ça n'est pas une bonne nouvelle.
18:21La question qui va se poser pour l'investisseur,
18:23c'est est-ce qu'on arrive à des niveaux de taux
18:26où effectivement on commence vraiment
18:28à être sur une problématique aiguë
18:30qui pourrait peut-être justifier
18:32que les marchés corrigent
18:33ou que l'économie ralentisse ?
18:35La réponse n'est probablement pas.
18:37En tout cas, pas encore.
18:38D'accord. 5% ça va.
18:40Quand on regarde un historique long
18:41sur les taux d'intérêt
18:42et que vous enlevez, si vous voulez,
18:43l'anomalie des années 2010
18:45et de la répression financière,
18:475% sur le 10 ans américain,
18:49ce n'est pas très élevé dans l'absolu.
18:50On est plutôt même sur un point bas
18:52sur les 40 dernières années.
18:53Encore une fois,
18:54si on enlève ces 10 dernières années,
18:55donc on sait faire,
18:56on sait opérer dans une économie
18:58avec des taux à 5%.
18:59Rien n'est complètement farfelu
19:02dans cette idée-là.
19:04Le problème qui se pose pour les marchés,
19:05peut-être plus probablement,
19:07c'est la vélocité de cette hausse de taux.
19:09C'est la volatilité qui l'accompagne.
19:11Si on rentrait dans une hausse de taux
19:14qui commençait à s'accélérer,
19:15plus chaotique,
19:16si on voyait des banquiers centraux
19:18qui tout d'un coup
19:19devaient accélérer aussi le rythme,
19:21se rendant compte qu'ils sont peut-être
19:22un petit peu derrière la courbe,
19:24un petit peu en retard sur leur programme,
19:26alors là,
19:27ça pourrait générer de l'inquiétude.
19:29Il y a effectivement des statistiques
19:31qui montrent que
19:32lorsque l'on regarde
19:33les performances du marché
19:35un an après
19:36la première hausse des taux
19:39d'une banque centrale,
19:40on voit que globalement,
19:41les marchés se tiennent.
19:42La performance est positive.
19:43Je crois que c'est 4-5%
19:43sur le S&P en moyenne.
19:45Ce n'est pas folichon,
19:46ce n'est pas des bonnes nouvelles
19:47pour les marchés,
19:48mais les marchés se tiennent.
19:49Si vous faites la même analyse,
19:51à savoir la performance sur un an
19:53après des hausses de taux
19:54rapides et continues,
19:55alors là,
19:56ce n'est plus de plus 4-5%,
19:57c'est moins 10%.
19:59Donc là,
19:59on est vraiment sur
20:00le facteur à surveiller.
20:02Est-ce qu'on pourrait voir
20:03un emballement ?
20:04Est-ce qu'on pourrait avoir
20:04plus de vélocité,
20:06plus de chaos ?
20:07Et si c'est le cas,
20:08alors là,
20:08il faudra peut-être
20:09réviser nos perspectives
20:10sur le marché.
20:11Bon,
20:11affaire à suivre
20:12sur ces taux longs
20:13qui restent hauts.
20:14J'ai oublié de préciser
20:15aussi en introduction
20:16que le spread franco-allemand
20:17a dépassé
20:18les 90 points de base
20:20au cours de la séance,
20:2193 points de base
20:22à peu près.
20:24Parlons des entreprises
20:25un petit peu,
20:26vous vouliez dire un mot
20:27peut-être de la tech
20:28et de l'intelligence artificielle
20:29qu'on continue à regarder
20:31même si c'est peut-être
20:31plus le sujet central
20:33aujourd'hui.
20:35On peut peut-être
20:36faire un bilan
20:37de la saison des résultats
20:38qui s'est terminée.
20:39On a pris connaissance
20:40aussi des résultats
20:41d'Oracle hier soir.
20:43Qu'est-ce qu'on peut dire
20:44de ces résultats
20:46d'entreprise,
20:47Sébastien ?
20:49On a eu un deuxième trimestre
20:52extrêmement fort
20:54avec des très bonnes surprises
20:56en Europe
20:57mais évidemment
20:58en les Etats-Unis.
20:59Alors en les Etats-Unis,
20:59il y avait des attentes
21:00un peu plus basses
21:01que chez nous
21:01et donc ça s'est
21:03encore mieux passé.
21:04Mais les entreprises,
21:06alors ça a été
21:07la diffusion
21:08des bonnes nouvelles
21:10et a été plus large
21:12que dans les trimestres passés.
21:15c'est une bonne nouvelle.
21:15Il n'empêche que le gros
21:17de la hausse des bénéfices
21:18est venu de deux secteurs
21:21si je simplifie,
21:22se liés à l'IA
21:23et évidemment de l'énergie.
21:25C'est ça qui a poussé
21:28les marchés.
21:29Mais je crois qu'aujourd'hui,
21:30ça y est,
21:30c'est dans le rétro,
21:32c'est bien,
21:32on a passé cette étape
21:34et c'était positif,
21:35ça a confirmé
21:36et c'est pour ça
21:37qu'on a vu des bourses
21:38qui ont plutôt bien performé
21:39et qui ont dû surfer
21:41dans ces obstacles
21:42de hausse de taux,
21:43de crainte
21:44sur les politiques monétaires
21:46et la géopolitique
21:47et aujourd'hui,
21:48tout le monde
21:49se projette vers l'avenir
21:50et il se trouve
21:50que l'avenir reste
21:51très porteur
21:52pour les entreprises.
21:53Les perspectives
21:54de bénéfices
21:55restent très élevées
21:56et ça,
21:57c'est lié au taux aussi
21:58parce qu'en partie,
22:01Gaël l'a dit,
22:02c'est vrai,
22:03les taux montent,
22:04ils montent
22:04pour des mauvaises raisons,
22:06on trouve,
22:06il y a mauvaises
22:07pour l'économie,
22:08parfois bonnes
22:08pour les actions.
22:10Quand l'inflation monte,
22:11un bon hedge,
22:12c'est les inflations.
22:12Elles sont indexées
22:13de toute façon
22:14à l'inflation
22:15mais il n'empêche
22:16que c'est mauvais
22:16pour l'économie
22:17et après on le paye
22:18parce que la banque centrale
22:19monte.
22:19Mais en partie,
22:20les taux montent aussi
22:21parce que les gens
22:22anticipent que l'économie réelle
22:24va continuer à prospérer,
22:26l'IA va apporter
22:27des gains de productivité,
22:28etc.
22:28Et de fait,
22:29un chiffre,
22:30on n'en parle pas assez,
22:32les taux réels
22:34aux Etats-Unis
22:35sur le 30 ans
22:36a aussi atteint
22:37un niveau historiquement élevé.
22:41les taux indexés
22:42sur l'inflation
22:43ou les produits
22:44indexés sur l'inflation
22:45à 30 ans
22:46ont commencé
22:47dans les années 2000.
22:48On n'a jamais vu
22:49que le chiffre
22:50qu'on atteint aujourd'hui
22:51est de plus de 3%.
22:52Donc si j'achète
22:54une obligation
22:55du Trésor américain
22:56indexée à l'inflation
22:57en disant
22:58le taux réel,
22:59je suis rémunéré
23:00à 3%.
23:01On ne l'avait pas vu
23:02depuis,
23:03on ne l'avait jamais vu,
23:04on ne l'avait jamais vu
23:04sur un produit
23:05qui est achetable.
23:06Donc on voit bien
23:07qu'il y a aussi
23:08une partie positive
23:10sur la croissance.
23:11Elle est toujours là.
23:12Il n'empêche,
23:13et Gael l'a dit,
23:14moi je serais
23:15plus précautionné
23:17dans le sens
23:18qu'en fait
23:19on ne sait pas
23:20quand les taux
23:22arrêtent les marchés.
23:23On ne sait pas
23:24quel est-ce que c'est,
23:245, 5,5, 6,
23:26on ne sait pas.
23:27Tout dépend
23:28de la nature
23:29de cet arrêt.
23:32Une banque centrale
23:33qui monte ses taux
23:34pour casser,
23:35une inflation
23:36qui est là
23:37et qu'il faut ramener
23:38à 2%.
23:38Si on a toujours
23:39de la croissance,
23:41c'est bon pour les marchés.
23:42Les choses vont continuer
23:43à se prospérer.
23:44Et je pense,
23:44beaucoup le pensent.
23:45Moi je dirais
23:46que sur les marchés actions,
23:47et c'est un élément
23:48de fragilité aujourd'hui,
23:50trop de gens le pensent.
23:51Et donc,
23:51il y a quand même
23:52un positionnement
23:54sur le marché
23:54qui n'est peut-être
23:56pas excessif,
23:57mais qui est quand même
23:57très optimiste
23:58sur l'avenir.
23:59Donc,
24:00un gros grain de sable,
24:02un petit peut-être pas,
24:03comme Gael l'a dit,
24:04il n'y aura pas
24:05de problème,
24:08mais on peut avoir
24:09plus de problèmes.
24:10Parce que des taux
24:11trop élevés,
24:12vous l'avez dit d'ailleurs,
24:13même sur l'inflation,
24:14sur les prix,
24:15le gasoil aux Etats-Unis,
24:17ça va être un vrai sujet,
24:18c'est tout le transport
24:19américain.
24:20Donc,
24:20il peut y avoir
24:21des gros grains de sable
24:22qui font que l'économie
24:23américaine ralentit
24:25un peu plus.
24:25donc,
24:26les résultats
24:27pour une partie
24:28de l'économie
24:29la plus cyclique,
24:30ça va être un problème
24:31et ça,
24:32ça serait une mauvaise nouvelle
24:34alors qu'on est en train
24:35de monter les taux
24:36pour baisser l'inflation
24:38qui amène
24:39un autre handicap
24:40aux entreprises
24:41qui sont endettées,
24:42etc.
24:43Évidemment,
24:43aux ménages,
24:44l'immobilier,
24:44toutes ces parties-là.
24:46Donc,
24:46aujourd'hui,
24:46c'est vrai,
24:47le marché action,
24:49de façon un peu plus
24:50diversifiée qu'avant,
24:51toujours avec ses leaders,
24:53notamment liés à l'IA,
24:54mais qui s'est un petit peu
24:56plus diversifiée
24:57vers les cycliques
24:59parce qu'il y a
25:00un cycle industriel
25:01qui est porteur.
25:02N'empêche que
25:04la pierre
25:05qui pourrait
25:05les arrêter,
25:06ça reste les temps d'intérêt.
25:08Il ne faut pas
25:09qu'on aille trop loin
25:10dans ces taux,
25:11surtout si le problème,
25:13c'est qu'on n'arrive pas
25:14à arrêter
25:15la machine inflationniste
25:17et donc,
25:17la Fed
25:18ou la BCE
25:19doit surréagir.
25:21Déjà,
25:21quatre fois,
25:22si la Fed
25:22doit monter quatre fois,
25:23je pense qu'on est
25:25dans un autre monde
25:27parce que là,
25:28les taux réels
25:29pour arrêter l'économie
25:30vont devenir très élevés
25:31et vont handicaper
25:32l'économie.
25:33Oui,
25:33c'est sûr
25:34qu'on va rester
25:35attentifs à tout ça
25:37et puis en plus,
25:38la saison des résultats
25:39dont on parle
25:39se termine tranquillement
25:41et la saison des résultats
25:43du troisième trimestre
25:44va commencer
25:44assez rapidement,
25:46mi-octobre à peu près.
25:47Donc,
25:48on aura d'autres données micro
25:49pour savoir un petit peu
25:51la santé de ces marchés.
25:53Qu'est-ce que vous regardez,
25:54Raphaël,
25:54chez Tikeo
25:56pour la fin d'année,
25:57jusqu'à décembre ?
25:58Il nous reste trois minutes.
26:00On va faire ça
26:01en trois minutes.
26:02Donc,
26:02effectivement,
26:03les deux thématiques,
26:04les deux risques
26:05qui pèsent sur les marchés
26:06selon nous,
26:07les plus importants
26:09sont évidemment
26:09cette thématique
26:10de taux d'intérêt.
26:11Jusqu'où allons-nous aller ?
26:13À quelle rapidité ?
26:14On voit totalement
26:15un potentiel de hausse
26:16sur les taux.
26:17Compte tenu du contexte
26:18de cette inflation structurelle
26:19long terme,
26:20on peut tout à fait imaginer
26:22que les taux
26:22ne soient pas tout à fait
26:23à leur prix.
26:24Et si vous regardez
26:24sur le long terme,
26:26d'ailleurs,
26:26les niveaux de taux d'intérêt
26:28et que vous les comparez
26:29à la croissance
26:29du PIB en nominal,
26:32très souvent,
26:32vous avez une forme
26:33de convergence
26:33entre le 10 ans,
26:35on va dire,
26:36en taux nominal
26:36et cette croissance nominale.
26:38Avoir une économie,
26:39par exemple,
26:40américaine
26:41à 3% de croissance
26:43et vous rajouter
26:432,5-3% d'inflation,
26:45ça peut vous emmener
26:46bien plus haut
26:46que les 4,9% actuels.
26:48Donc, on n'a pas l'impression
26:50que cette tendance
26:51long terme,
26:52elle pourrait nécessairement
26:54avoir un point
26:54d'inflexion
26:56à court terme
26:56et dans ces conditions,
26:58on a envie
26:58d'être prudent là-dessus.
27:00Ensuite,
27:00il y a la deuxième thématique
27:01de risque
27:02pour le marché,
27:03c'est la thématique IA.
27:04Et c'est vrai
27:05qu'à l'inverse des taux,
27:06là,
27:06les nouvelles récemment
27:07ont été quand même
27:07plutôt encourageantes,
27:08on a eu des bons signaux
27:10en termes
27:11des capacités
27:12de dépenses
27:12d'investissement
27:13qui continuent
27:14d'avoir lieu
27:14et elles ont lieu
27:16et elles s'accélèrent
27:17ces dépenses
27:17d'investissement
27:18aussi parce que
27:19les retours sur investissement
27:20se manifestent.
27:21Donc ça,
27:22c'est un pilier
27:22très important du marché,
27:24elle a tiré la performance
27:25l'IA
27:26depuis un certain temps
27:27et c'est vrai
27:28que ces derniers temps,
27:29on a vu globalement
27:30des bons signaux
27:31donc ça,
27:31c'est intéressant
27:31et on reste investi.
27:33Dernière brique,
27:34très rapidement,
27:35c'est aussi cette idée
27:36de diversification.
27:38On a compris
27:39qu'avec l'IA aujourd'hui
27:40qui tirait les marchés,
27:41tirait les earnings,
27:42était devenu
27:43un facteur de risque
27:43très important,
27:44il fallait diversifier,
27:46donc penser cyclique,
27:47actif privé,
27:49or,
27:49il y a plein d'options
27:50de diversifier
27:52sans abandonner
27:52de la performance
27:53et ça,
27:54ça serait une vraie thématique
27:55pour la fin d'année.
27:55Bon, le maître mot reste
27:57et d'ailleurs reste toujours
27:59diversifier les portefeuilles.
28:01Messieurs,
28:01merci beaucoup,
28:02Raphaël Thur,
28:02vous êtes responsable
28:03des stratégies
28:04de marché de capitaux
28:05chez Tiqueo Capital
28:06et Sébastien Paris-Orvitz,
28:08vous êtes directeur
28:09de la recherche
28:09chez LBP-AM.
28:11Merci à vous
28:12de nous avoir suivis
28:14cette semaine.
28:15La semaine prochaine,
28:15c'est la rentrée
28:16des banques centrales,
28:17la vraie rentrée
28:17des banques centrales.
28:18La Fed,
28:19la Banque d'Angleterre,
28:20la Banque du Japon,
28:21la BNS,
28:22la Banque de Norvège
28:22et même la Banque du Brésil
28:24sont attendus.
28:25On suivra tout ça
28:25la semaine prochaine.
28:26À lundi.
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